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interviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 7 mai 2026 18 min

Face à Face : Alice Rufo - 07/05

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face

0:07
Alice Rufo

Apolline de Malherbe

0:09
Présentateur

Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Alice Ruffaut Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes la ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants Ce Charles de Gaulle, notre porte-avion a donc traversé le canal de Suez Il est en mer rouge Il va passer, semble-t-il, le passage de Babel Mendeb C'est donc la direction d'Hormuz

0:35
Alice Rufo

Pour le moment, il passe Suez et il est en mer rouge C'est un prépositionnement Ça veut dire quoi un prépositionnement ?

Ça veut dire que jusqu'à maintenant, dans les dernières semaines il était en Méditerranée orientale dans une mission de réassurance en particulier de nos alliés du sud de l'Europe et puis proche du Liban aussi pour démontrer qu'on était là en solidarité avec nos alliés Le fait de passer le canal de Suez comme l'a décidé le président de la République et d'aller en mer rouge C'est vraiment à l'appui de la coalition qu'il a proposée pour la liberté de circulation maritime Donc c'est un signalement très fort de notre disponibilité à agir pour que la liberté de circulation dans les trois d'Hormuz puisse reprendre

1:15
Présentateur

Effectivement, on suit la route Il a donc passé ce canal de Suez Dans la plus grande discrétion On ne l'a appris qu'une fois que c'était fait Il y a, pour sortir de la mer rouge ce fameux passage de Babel Mendeb Est-ce que vous redoutez ce passage ? Ou est-ce que vous vous dites Nous, on passe comme on veut ?

1:33
Alice Rufo

Non, on n'a pas à redouter On a plutôt fait une démonstration de puissance quand même dans les dernières semaines La question n'est pas de craindre ou de ne pas craindre La question est de savoir comment on s'en sort de cette situation qui quand même pèse beaucoup sur tout le monde sur l'économie mondiale Donc on ne peut pas faire que l'économie mondiale finalement soit laissée à la seule volonté et puis les prix à la pompe pour nos concitoyens soient laissées à la seule décision qui change beaucoup on le voit aussi dans les derniers jours des belligérants Donc on doit à la fois porter une initiative faire une proposition étayée par des moyens c'est le cas du Charles de Gaulle qui est un groupe c'est-à-dire qu'il y a des frégates avec lui et des moyens très importants avec lui agréger autour de nous des volontés et puis aussi poser nos exigences aux belligérants

2:18
Présentateur

Poser nos exigences on va y revenir une coalition avec qui on va y revenir aussi mais puisque vous mentionnez l'ensemble des bateaux qui accompagnent le Charles de Gaulle combien de bateaux ? Combien de marins ?

2:30
Alice Rufo

Combien de soldats ?

Alors le Charles de Gaulle a tout son équipage c'est très important c'est plusieurs centaines il y a aussi des avions sur le porte-avions par définition et puis il y a beaucoup de moyens de surveillance j'ajoute qu'il est traditionnellement accompagné de frégates il y en avait plusieurs qui étaient déjà en mer rouge et évidemment l'idée c'est d'agréger autour de nous parce que lorsqu'il était en Méditerranée orientale il était accompagné d'un certain nombre de frégates aussi européennes d'autres pays toutes les discussions que nous avons bon après les éléments sont en cours il y a des réunions de planification dans ces cas-là qui sont encore en cours dans la journée et qui doivent permettre d'agréger d'autres moyens y compris d'autres pays européens l'Allemagne a fait quelques annonces concernant le déménage qui sont bienvenus chacun doit pouvoir jouer son rôle il y a d'autres pays qui ont des moyens comme par exemple l'Espagne l'Italie et avec lesquels nous travaillons les Pays-Bas avec lesquels nous travaillons beaucoup à justement construire cette coalition ces moyens qui permettront d'agir maintenant pour agir il faut que les exigences soient respectées et que les conditions soient réunies

3:27
Présentateur

les conditions encore une fois je voudrais y revenir mais là vous commencez à mentionner les uns et les autres cette coalition est-ce que ça veut dire qu'au fond notre Charles de Gaulle montre la voie si je puis me permettre ainsi et va être suivi de ces autres bateaux ou soldats des autres pays est-ce que c'est ça l'objectif ?

3:48
Alice Rufo

oui il y a une cinquantaine de pays qui sont engagés dans cette coalition je rappelle qu'elle a été réunie c'est la matérialisation de cette coalition absolument on l'évoque

3:55
Présentateur

depuis le premier jour

3:57
Alice Rufo

c'était jusqu'à présent un projet c'est ça c'est une réalisation absolument c'est-à-dire que c'est une démonstration de crédibilité de la coalition maritime qui a été construite je me rappelle que lorsqu'il y a eu la réunion c'est quand même normal de poser le cadre politique et d'agréger autour de soi et en fait là il s'agit de mise en oeuvre d'exécution et de crédibilité de la démarche engagée maintenant on n'est pas belligérant on n'est pas belligérant mais on subit et toute la démarche qui est engagée ces derniers jours c'est aussi de dissocier la question du détroit d'Hormuz de ce qu'on voit des négociations positives ou pas entre les Iraniens et les Américains et donc cette question du détroit d'Hormuz elle est d'intérêt commun parce qu'on voit les conséquences pour nous et donc on a le devoir vu la très grande gravité de la situation de proposer une initiative crédible qui soit à bonne distance des belligérants parce qu'on ne participe pas à cette guerre mais qui puisse permettre de manière crédible la libération du détroit Prendrons-nous la direction de cette coalition ?

Nous avons le leadership enfin en tout cas pris l'initiative en coordination avec les Britanniques

4:58
Présentateur

En coordination mais nous avons le leadership de cette coalition Aujourd'hui la France est aux avant-postes

5:05
Alice Rufo

de cette coalition Oui parce que la France a des moyens parce que le président de la République a eu la même stratégie depuis le départ c'est-à-dire de dire nous ne sommes pas belligérants nous voulons isoler la question du détroit qui est quand même d'intérêt mondial du reste des tensions et de la négociation parce que c'est une priorité et que j'ajoute pardon c'est à la fois une exigence que nous posons aux belligérants mais aussi une proposition que nous leur faisons Il y a besoin de temps pour la négociation et cette négociation doit se faire dans un contexte où l'économie mondiale n'est pas paralysée parce que ça pèse sur tout le monde ça pèse sur l'Iran ça pèse sur les Etats-Unis ça pèse évidemment sur l'Europe sur l'Asie sur le monde entier

5:40
Présentateur

Au moment où l'on se parle ce détroit d'Hormuz il est toujours bloqué concrètement un navire a été attaqué hier il appartient à l'armateur CMACGM qui est également propriétaire de BFM TV et d'RMC sous pavillon panaméen mais aussi sous escorte américaine à quoi sert l'escorte ?

6:01
Alice Rufo

Je ne sais pas honnêtement je ne peux pas il faut voir avec la compagnie je ne sais pas jusqu'à quel point il y avait une escorte matérialisée américaine ce que je sais c'est que le président Trump avait annoncé une initiative d'escorte qui a finalement été abandonnée donc on voit bien quand même que la situation n'est pas claire ce que ça montre cet épisode pour un bateau ce n'est pas la France je crois que le président de la République l'a redit il y a quelques heures C'est important pour vous de mentionner que ce n'est pas la France qui est dévisée ?

Oui c'est important parce que c'est une propriété d'une entreprise française mais ce n'est pas la France ça n'en est pas moins grave si je puis me permettre voilà ce que ça démontre c'est que la situation est extrêmement grave extrêmement tendue qu'il n'y a pas de solution évidente et qu'il faut bien

6:39
Présentateur

Si vous prenez le temps je voudrais quand même bien préciser les choses et je voudrais qu'on comprenne ce qu'il y a derrière cette phrase quand vous dites et quand vous redites ce matin ce qu'Emmanuel Macron a dit hier en Conseil des ministres et a voulu faire savoir par la voix de la porte-parole du gouvernement hier la France n'est pas visée c'est aussi pour dire ce n'est pas une déclaration de guerre

6:57
Alice Rufo

ça ne nous entraîne pas dans la guerre c'est ça que vous avez en tête Exactement et d'ailleurs la question est posée depuis le début je crois en ces termes c'est pour ça qu'on répète qu'on est dans une position défensive qu'on n'est pas belligérant je rappelle quand même la gravité de la situation sur le plan militaire on a aussi des soldats qui sont tombés dans la région donc il faut vraiment dire la vérité la vérité c'est qu'on n'est pas belligérant et le fait de ne pas être belligérant c'est quand même ça nous permet d'agir

7:21
Présentateur

ça nous permet d'agir On n'est pas belligérant mais est-ce qu'on n'est pas en train de devenir lâche c'est-à-dire que vous dites il y a des soldats qui sont tombés on s'en désole et plus que sans désoler on souffre et en même temps il n'y a pas de conséquences

7:33
Alice Rufo

En fait il y a des conséquences sujet par sujet si je puis me permettre pour ce qui concerne le Liban il y a eu une enquête qui a été demandée de manière extrêmement ferme en Irak le président a aussi eu des conversations sur ce sujet mais au-delà de si vous voulez on voit bien ce que donnent des méthodes qui peuvent être un peu brutales en diplomatie je ne crois pas moi que le fait d'avoir une posture diplomatique soit lâche ou faible je ne crois pas par contre je pense que la diplomatie doit être armée de moyens crédibles pour porter crédiblement une position et je pense que c'est ça qu'on réussit à faire c'est-à-dire qu'on a toujours dit cette guerre n'est pas la nôtre mais on en subit les conséquences donc si on regarde nos concitoyens et qu'on dit c'est pas la nôtre et puis on fait rien je comprends qu'on puisse nous le reprocher mais là on fait pas rien puisque le porte-avions passe le détroit d'Hormeuse et puisque nous avons une initiative le porte-avions ne passe pas le détroit d'Hormeuse pardon excusez-moi le détroit de Babel-Hormeuse le détroit non non le canal de Suez pardon mais il va je suis désolée et il va passer ce détroit de Babel-Hormeuse mais ce que je veux dire par là c'est que notre initiative d'abord elle est soutenue par de nombreux pays qui ne sont pas belligérants qui subissent les conséquences donc on a réussi à agréger autour de Nyon on a aussi des moyens militaires enfin ça sert à quelque chose d'avoir investi dans la défense aussi c'est important

8:54
Présentateur

et c'est évidemment un message que vous faites passer aussi aux députés aux élus parce que la question du budget de l'armée est à nouveau comme chaque année en discussion et qu'il continue à augmenter Alice Ruffeau on le disait ce navire qui a été attaqué hier l'arrivée de notre porte-avions est-ce qu'on aura vocation à escorter d'éventuels bateaux pour leur permettre de sortir aussi par le détroit d'Hormeuse ou même d'y rentrer est-ce que notre vocation sera d'escorter est-ce qu'on aura ce rôle-là très concrètement ?

9:26
Alice Rufo

Oui on sait que pour sécuriser le trafic maritime il faut redonner de la confiance aux armateurs et aussi aux compagnies d'assurance parce qu'il faut bien passer donc il y a des questions de mines et il y a des déminages il y a plusieurs actions à mener et il y a évidemment des questions de sécurisation des transits maintenant au stade où on en est maintenant au fond ce qu'on dit à l'Iran c'est vous avez besoin de passer c'est aussi dans l'intérêt de l'Iran que le trafic puisse reprendre et vous devez pour ça donner des gages crédibles aux américains que vous êtes prêts à vous engager dans une négociation sérieuse et aux américains on dit séparer la question du détroit d'Hormeuse du reste de la négociation et nous sommes prêts à prendre nos responsabilités pour permettre sans être belligérant de sécuriser le trafic Que vous répondent-ils ?

Je trouve en tout cas dans les contacts qu'on a eu ces derniers jours à tous les niveaux et le président de la république a eu des échanges aussi avec le président iranien et avec le président Trump notre voix est entendue

10:26
Présentateur

Est-ce que cette coalition est soutenue aussi

10:28
Alice Rufo

par les Etats-Unis ?

10:30
Présentateur

Ou est-ce qu'elle doit être

10:31
Alice Rufo

totalement indépendante ? Je pense que cette coalition doit être indépendante parce que c'est la condition de son efficacité parce qu'au fond le fait de ne pas être belligérant nous permet de porter un message aux belligérants qui soit à la fois une proposition crédible et en même temps des exigences crédibles

10:46
Présentateur

Vous dites nous ne sommes pas belligérants et on le comprend bien c'est une phrase importante pour vous vous devez poser cette limite mais je voudrais qu'on imagine le scénario c'est-à-dire qu'au fond une fois que le porte-avions sera arrivé à proximité si effectivement cette coalition entre en action et que l'on participe à la fluidité et à l'ouverture en quelque sorte de ce détroit d'Hormuz il y aura comme vous le dites une manière d'escorter les navires si l'un de ces navires est attaqué comme ça a été le cas donc hier un missile iranien qui prendrait pour cible un navire on rentrerait clairement en action

11:25
Alice Rufo

Vous savez le droit international est une bonne boussole en droit international les détroits doivent être libres de passage et en droit international un navire attaqué par définition se défend La coalition qu'on propose c'est vraiment une coalition de pays capables et volontaires Ce que je veux c'est que concrètement si ce missile arrive on répliquera ?

De toute façon un moyen enfin là on est vraiment je ne veux pas faire des scénarios qui ne sont pas sur la table aujourd'hui mais de toute façon évidemment que les moyens français se défendent et puis défendent aussi les moyens civils quand ils sont à proximité c'est littéralement la convention sur le droit de la mer ce que je vous dis mais il y a une différence entre utiliser des moyens militaires pour permettre de porter de manière crédible une solution parce que la crise est grave Vous espérez

12:13
Présentateur

que notre présence notre démonstration de force

12:16
Alice Rufo

Il faudra un accord des belligérants sur les conditions et sur les exigences que nous portons ce que nous démontrons c'est que nous sommes capables d'agir et que nous sommes volontaires pour agir

12:26
Présentateur

En fait ce que vous êtes en train de nous dire ce matin Alice Ruffeau c'est qu'au fond notre présence militaire sera prête il n'y aura plus qu'à appuyer sur le bouton si je puis me permettre C'est pas loin on s'approche pour pouvoir le cas échéant si véritablement les deux parties se mettent d'accord être entrées en action

12:45
Alice Rufo

Absolument c'est à dire qu'il faut pouvoir poser parce que moi j'entends ce que vous disiez tout à l'heure on dit alors voilà cette guerre nous ne l'avons pas choisie et puis il y a des conséquences pour tout le monde bon ben il faut agir voilà et donc agir ça ne veut pas dire rentrer dans la guerre ça veut dire se mettre en mesure deux et ça veut dire être clair sur la ligne depuis le début quand même depuis le début le président de la république la France et ses partenaires ont été extrêmement clairs la boussole c'est le respect du droit international c'est la reprise des négociations c'est la fin des hostilités et c'est surtout là aujourd'hui tenir compte du fait que le détroit doit être rouvert et qu'il faut séparer ce sujet des autres

13:21
Présentateur

vous séparer ce sujet des autres mais il y a une question évidemment qui est aussi celle de l'accès ou non de l'Iran à la bombe atomique selon l'agence Reuters qui a eu accès à des documents du renseignement américain l'Iran ne serait qu'à 12 mois de la bombe atomique est-ce qu'on peut véritablement se dire qu'une négociation dans ces conditions-là est possible ?

13:42
Alice Rufo

alors non seulement elle est possible mais en plus elle est nécessaire et on y participera à celle-là ? je crois que la France a suffisamment d'expertise sur le dossier nucléaire iranien pour savoir en tout cas qu'une négociation comme celle-là mérite du temps et du calme dans la durée voilà d'où aussi l'initiative qu'on porte je veux dire c'est pas simplement on sépare le détroit d'Ormousse du reste et on s'occupe pas du reste c'est pas ça c'est juste il faut donner créer les conditions d'une négociation valable

14:09
Présentateur

les émirats arabes unis ont été visés par plusieurs missiles on a des accords de défense avec eux est-ce qu'on a participé à leur défense ?

14:16
Alice Rufo

oui nous avons participé à la défense du ciel des émirats y compris avec des moyens aériens ça fait partie des clauses que nous avons dans nos partenariats de sécurité avec les pays du Golfe de manière permanente pas sur un événement particulier mais je profite de cette occasion pour condamner évidemment les frappes complètement inacceptables qui ont eu lieu sur les infrastructures aux émirats on voit bien que cette guerre elle a des conséquences pour nos partenaires et en fait la France fait quand même oeuvre de crédibilité de prévisibilité voilà quand on a le droit international quand on le respecte et quand ils nous demandent quand les émirats arabes unis nous demandent de les défendre nous sommes au rendez-vous nous sommes au rendez-vous nous sommes crédibles avec des moyens militaires enfin je veux dire on a une stratégie diplomatique qui est très claire qui est celle du respect international et de permettre la reprise de la liberté de circulation maritime et d'assurer la sécurité non ressortissant et de nos partenaires de la région et on met nos moyens militaires à l'appui de cette stratégie

15:07
Présentateur

je rappelle pour ceux qui nous écoutent Alice Ruffaut vous êtes la ministre déléguée aux armées l'enquête sur la mort de nos deux soldats tombés dans le cadre de la finule dans le sud du Liban est-ce qu'elle avance et est-ce que vous en avez un début de conclusion ?

15:25
Alice Rufo

Oui les choses avancent le gouvernement libanais a pris vraiment des engagements en la matière nous on a évidemment une exigence forte sur ce sujet et j'ajoute que les Nations Unies l'ont aussi parce qu'il ne peut pas y avoir d'impunité quand on vise un soldat de maintien de la paix pour l'instant je n'ai pas d'éléments nouveaux à vous apporter Le président avait parlé d'éventuels crimes de guerre ?

De toute façon de fait cibler des soldats de maintien de la paix vous ne pouvez pas ignorer que ce sont des soldats de maintien de la paix quand ils sont sur le terrain et qu'en plus quand ils font une mission de ravitaillement en l'espèce d'un poste à un autre de la finule Il est confirmé que c'est le Hezbollah ? C'est toute évidence

16:01
Présentateur

une action du Hezbollah Demain c'est le 8 mai vous accueillerez des vétérans ukrainiens qui viennent d'arriver sur le sol français est-ce que ça veut dire que cet autre front est toujours un front sur lequel nous sommes nous-mêmes le plus actifs possible ? Il y a évidemment les aides européennes quelle est la position de la France ? Est-ce qu'on continue à aider ?

16:23
Alice Rufo

Oui on continue à aider l'Ukraine d'ailleurs en fait on voit les conséquences de la déconstruction du cadre international établi précisément après 1945 Bon ce cadre quand même il nous a permis la paix donc il ne faut pas lâcher sur les principes du droit international et le fait qu'il y ait des règles il ne faut pas lâcher parce qu'on voit bien que quand il n'y a plus de règles et quand on ne sait pas les défendre et quand on ne met pas les moyens pour les défendre et bien en fait ça pèse sur tout et sur la sécurité donc oui on défend le droit international en Ukraine comme on le défend ailleurs dans le monde il n'y a pas de double standard en matière de respect du droit international

16:54
Présentateur

et une dernière question la finule pardon mais officiellement c'est terminé à Noël prochain est-ce que nous prolongerons est-ce que nous d'une manière ou d'une autre même si le cadre de la finule lui-même n'aura plus de matérialité juridique est-ce que nous prolongerons notre présence au Liban sous une autre forme ?

17:12
Alice Rufo

Nous avons dit oui aux autorités libanaises notre disponibilité à continuer d'agir à l'appui des forces armées libanaises dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban je sais que les autorités libanaises souhaitent un cadre international et c'est parfaitement respectable et nous y travaillons en fait dès maintenant parce que c'est bien ça qu'il faut préparer pour la situation Nous resterons et presque aussi nombreux ou peut-être même aussi nombreux Les modalités doivent être définies mais nous sommes tout à fait disponibles pour appuyer les autorités libanaises pour le désarbement du Hezbollah et dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban

17:42
Présentateur

Merci beaucoup Alice Ruffaut d'avoir répondu à mes questions ce matin Vous êtes la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des anciens combattants