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Discours / meetingLCI (sur YouTube)· 7 septembre 2025 57 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesImmigration & asileSécurité

Pour Bruno Retailleau, "hors de question" qu’un Premier ministre PS soit nommé à Matignon|LCI

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Bruno RetailleauFait
    « Il est hors de question, comme vous le savez, qu'on accepte demain qu'un premier ministre socialiste soit nommé à Matignon. »
  • 7:00Bruno RetailleauChiffre
    « Nous sommes gaulistes, d'indépendance. Quand précisément 55 % de notre dette est détenue par des mains étrangères, nous avons dénoncé ce risque, cette bombe à retardement. »
  • 9:00Bruno RetailleauFait
    « La droite n'osait même plus parler d'assimilation. On parle toujours d'intégration. Problème, c'est que l'assimilation, on n'y arrive plus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mes chers compagnons, un immense merci d'être venu aussi nombreuses, aussi nombreux. Je voudrais tous vraiment vous remercier. Je voudrais remercier l'équipe qui a fait un sans faute depuis hier.

J'ai recueilli beaucoup de confidence des uns et des autres. Je voudrais remercier Hotman. Je voudis remercier jeunes, je voulais remercier tous les jeunes qui ont participé au succès de ce grand rendez-vous de la droite.

Vous êtes 2500 et ce qui m'a le plus touché, c'est de voir votre enthousiasme. C'est de voir depuis hier ses sourires, ses visages éclairés, porté par une espérance, porté par un espoir et heureux tout simplement d'être ensemble. Ça fait si longtemps que cela nous était pas arrivé.

Est-ce est-ce que vous êtes satisfait de l'organisation de ces deux jours ? Un immense merci. Une fois de plus, je voudrais remercier toutes les personnalités qui sont là.

Elles sont nombreux, je pourrais pas les citer toutes et tous. Je voudrais citer évidemment citer Gérard, le président charismatique du Sénat. Y a-t-il dans l'histoire de la 5e République un président du Sénat qui a aussi bien incarner son institution que Gérard ?

Je ne le crois pas. Merci. Bravo à toi Gérard.

Je voudrais saluer vraiment tous les ministres. Moi, je suis fier d'être un ministre républicain et d'avoir à côté de moi, croyez-moi, des ministres qui tiennent la route. Je veux pas les citer tous, mais je veux leur dire qu'ils font un boulot fantastique.

Je voudrais évidemment avoir un mot particulier pour Michel Barnier parce que c'est lui qui nous a embarqué dans cette aventure. cette aventure qui comportait des risques. Parfois, on y est allé un peu à reculon parce que c'était la terra incognita.

Il y a très exactement 1 an Michel à quelques jours près je crois nous en parlions ce matin. Tu avais été désigné comme premier ministre et tu nous as ouvert je crois un champ nouveau. Je voudrais vraiment pour cela te remercier.

Je veux remercier bien sûr nos présidents des groupes parlementaires François Xavier qui vient de faire une table rente qui porte la voix en Europe. Laurent pour l'Assemblée nationale. Mathieu pour le Sénat bien sûr et vous me permettrez de saluer.

Elle est venue hier, elle était pas obligée hein. Elle est revenue cet après-midi. Valérie, la présidente de région.

Merci Valérie. Je peux vous dire que c'est une région qui est bien géré. Je suis ministre de l'intérieur.

On en parlait, on a inauguré il y a si peu d'ailleurs un certain nombre d'équipements de sécurité. Rares sont les régions qui font autant que la région des pays de la Loire. Pardon, c'est mon ancienne région.

C'est vrai. Merci. De l'Île-de-France pour la sécurité.

Merci. Je voudrais aussi saluer les amis parlementaires qui sont ici, bien sûr les députés européens. Je vois Nadine, je vois aussi Isabelle que j'ai aperçu il y a quelques minutes.

Je voudrais citer saluer nos députés bien sûr, ils sont nombreux, nos sénateurs, tous nos élus qui soient maire, qui soient conseillers départementaux, conseillers régionaux, les présidents de fédération, les secrétaires départementaux. On a une belle réunion ce matin et je veux dire à ces présidents de Fédération qui ont tenu bon dans la tempête, à nos secrétaires départementaux qu'ils ont une double charge, la charge de raviver la lame de la combativité et d'entretenir aussi le feu justement de nos convictions. Merci elle et merci à eux tous.

Merci mes chers amis les militants, les militants de la première heure, ceux qui sont là depuis des années, ceux qui ont tenu par des temps de tempête, des temps de trahison aussi, de défaite et ceux qui sont revenus. Et je me suis toujours promis de faire en sorte que ce que nous avons fait avec nos militants, nos adhérents, nous pourrions demain le faire avec nos électeurs. Il y a une moisson à faire.

Nous allons la faire ensemble, mes amis. Croyez bien un mot sur les 12 derniers mois. Je parlais il y a quelques instants de la nomination d'un premier ministre qui était dans nos rangs.

C'était Michel Barnier. C'était sa nomination du 5 septembre. Aujourd'hui, comme hier, je n'ai pas pu dans ma tête refaire ce film de ces 12 derniers mois.

Il y a tellement de choses qui se sont passées. On a hésité à participer au gouvernement. On sait aujourd'hui que nous avions eu raison.

Tant de choses ont changé. En quelques mois, alors que nous étions menacés d'effacement d'effacement médiatique, nous occupons désormais la première place de l'actualité. Nous sommes en tout cas au cœur du débat public, mes amis.

Nous avons aussi renoué avec les victoires, les victoires au municipal partielles, aux législatives partielles aussi. Et demain, j'espère la victoire aux législatives à Paris de Michel Barnier. Mais surtout, nous avons renoué retissé un lien de confiance.

Sans doute est-il encore trop fragile avec les Français. J'en veux pour preuve le sondage qui est paru il y a quelques jours. Si jamais il y avait une dissolution, ce sondage placçait notre famille politique à hauteur de 13 % des votes. 13 %.

C'est 5 points de plus qu'il y a 1 an. 13 % par rapport au score du bloc central qui est à 15 et nous à 13 à 15 mais à quatre parties. Modem, UDI, horizon, Renaissance.

Vous vous rendez compte le chemin que nous avons fait en quelques mois, les Français nous ont redécouvert. Ils ont découvert une droite utile mais une droite courageuse. C'est celle que avec vous il nous faut refonder aujourd'hui en passant les obstacles et ils sont nombreux.

Je vais y revenir dans quelques instants. On doit avoir le triomphe modeste. Par les deux triomphes, c'est trop tôt.

Ne boudons pas en tout cas notre plaisir. En revanche, ce que je veux vous dire par esprit de sincérité cet après-midi, c'est que si on doit pas bouder ce plaisir, tout peut être rapidement gâché parce que la période, les semaines, le mois dans lequel nous sommes entrés, ce sont des semaines, ce sont des mois sans doute qui sont dangereux où tout est en train de brouiller. Écoutez, écoutez les uns les autres sur vos postes de télévision, de radio, parfois la cacophonie.

Ces acquis sont fragiles, mes amis. C'est ce que je veux vous dire. Cette force, nous la construisons progressivement avec vous, grâce à vous.

Moi, je suis votre président et je ne veux pas qu'elle soit défaite. Oui, il y a toujours une diversité, mais notre mouvement, s'il n'est pas un casernement, ne doit pas non plus être une auberge espagnole. Cette unité, nous devons la préserver.

Je sais l'époque est difficile. Je sais que cette curieuse décision du Premier ministre nous a placé dans l'embarras. Je me mets à la place de nos amis députés.

Voter oui, voter non, s'abstenir. Je sais qu'il n'y a rien d'évident, mais précisément parce que quand tout est brouillé, quand tout est confus, je pense que il faut revenir à une ligne de conduite. Nous sommes la droite.

Cette ligne de conduite doit être droite. Ça doit pas être le zigzag. Ça doit pas être l'oblique comme les crabes sur les plages de Vendé.

Vous les avez jamais observé, c'est parce que vous êtes jamais venu en vender. Vous devriez plus souvent. Voilà.

Et si vous si vous ne voulez pas que notre crédit soit ruiné si vite, trop rapidement, il faut que on puisse se tenir à cette ligne de conduite. Cette ligne de conduite, ce qui doit la tenir, ce sont la cohérence, l'indépendance et nos convictions. Par-dessus tous les convictions.

D'abord la cohérence, la question qui sera posée à l'Assemblée nationale demain parce que croyez-moi, il y a 3 mois arithmétiquement je savais, je peux vous le confesser, que le 7 c'est avant le 8 mais ce que je ne savais pas c'est que ce serait la veille d'un vote de confiance. Ça c'est clair évidemment. Mais cette question, c'est pas pour ou contre le Premier ministre, c'est l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur une question qui est une question pour nous qui est cruciale.

Nous avons été constamment la famille politique qui a affirmé et qui a dit redit au Français que la dette, le surendettement, c'était une menace grave, un danger existentielle en terme de souveraineté, de liberté. Nous sommes gaulistes, d'indépendance. Quand précisément 55 % de notre dette est détenue par des mains étrangères, nous avons dénoncé ce risque, cette bombe à retardement et vous voudriez que je ne suis pas député, que moi je trahisse mes convictions, que je dise que je dise que tout ça n'est pas grave, que peu importe parce que demain après-demain, premier ministre ou pas, le problème restera est plus grave encore.

Il faut pas être ministre de l'intérieur pour voir que ce mois de septembre est dangereux. le 8 crise politique, le 10 sociale, le 12 peut-être la question de notre signature de la dette souveraine française et le 18 un mois de septembre qui est le mois de tous les risques et ces risques, les ingénieurs du chaos veulent capitaliser. Ils veulent appuyer sur ce levier précisément pour que demain ils installent le désordre.

Alors oui, pour moi la dette, je le redis devant vous solennellement, c'est une bombe à retardement et moi je ne souhaite pas rejoindre celles et ceux ces ingénieurs du chaos. Ces ingénieurs du chaos, oui, je le dis, je le répète, qui voudrait allumer la mèche lente et même peut-être rapide, plus rapide qu'on ne pourrait le croire, de cette bombe, de cette explosion financière. C'est une question de constance et je pense que notre famille politique doit avoir cette cohérence chevillée au cœur, sinon notre crédit sera ruiné, mes amis.

L'indépendance aussi. Bien sûr, nous ne sommes pas macronistes. Nous appartenons à un gouvernement.

Nous y sommes rentrés dans les conditions que je vous ai cité il y a quelques instants. Ça fait pas de nous évidemment des macronistes. Trouvez-moi un ministre de l'intérieur depuis le début de la 5e République qui est autant affirmé que moi ces différences sur sur l'Algérie, sur la Corse et cetera, sur l'immigration.

Vous n'en trouverez pas. Nous sommes différents et nous tenons à notre singularité parce que sinon on est mort. Mais pour autant, nous sommes aussi totalement indépendants du socialisme.

Il est hors de question, comme vous le savez, qu'on accepte demain qu'un premier ministre socialiste soit nommé à Matignon. [Applaudissements] Mes amis, mes compagnons, nous sommes entrés, je l'ai dit, je le redis pour que ce soit bien clair, au gouvernement, c'était pour faire barrage à la gauche mélanchonisée, c'est pas pour qu'elle revienne par la fenêtre. Parce que ce qui a fait le plus de mal à la France, c'est le socialtatisme.

Écoutez le discours de Blois. Écoutez, monsieur Fort, vous savez ce que c'est que le socialtatisme ? C'est très simple.

Ça tient en trois axiumes. 1, tout ce qui bouge, on le taxe. De ce qui bouge encore, on le réglemente.

Et 3, ce qui bouge plus du tout, on le subventionne. Là, vous avez la recette qui a mis la France en l'air. Donc ça n'est pas un problème de sectarisme ni d'acrimonie vis-à-vis de tel ou tel.

C'est simplement que jamais nous ne nous associerons à des mesures, à des vieilles lunes qui ont contribué à affaiblir notre pays. Et enfin, l'exigence. Demain, je ne sais pas si je ferai si nous ferons partie d'un nouveau gouvernement.

Ça dépend et je l'ai dit, ça ne peut pas être automatique. Ça dépend d'un certain nombre de conditions. Les conditions pour lesquelles nous sommes entrés au gouvernement, éviter le pire, éviter les pires, vous savez lesquels ils sont.

C'est aussi faire en sorte que nous puissions avoir comme base programmatique ce qui peut redresser la France, pas ce qui peut l'affaiblir. Ça servirait à quoi mes amis ? d'entrer dans un gouvernement qui voudrait affaiblir encore plus la France en terme de sécurité, d'immigration, en terme budgétaire, en terme financière, en terme économique, soit en matière de compétitivité, soit en matière de pouvoir d'achat.

Ne comptez pas sur nous dans ces conditions pour y rentrer. Cette exigence, nous devons l'avoir pour nous-mêmes d'ailleurs, pour nous mettre au travail, pour mettre sur la table. J'en parlerai tout à l'heure.

Un certain nombre d'idées nouvelles, c'est cette exigence. Je compte sur Annie et sur vous tous et préside la CNI pour que nous puissions avoir de bonnes candidats, de bons candidats au municipal. Et je le dis aux jeunes qui sont ici.

Nathan, avant de m'applaudir, je disais ce que je voulais vous dire. Attendez pas qu'on vous fasse la place dans les communes. Allez-y.

Il y a plein de communes qui n'auront pas de candidats, qui seront en mal de candidature. La meilleure chose pour vous, c'est de vous engager jeune. On a besoin de votre enthousiasme.

C'est un apprentissage. C'est le plus bel apprentissage de la politique de se mettre au service des autres par associations. Caritative ou non, mais aussi par l'engagement municipal.

Donc Annie, il va il va falloir rajunir nos candidats, n'est-ce pas ? Voilà mes amis, ce que je voudrais vous dire simplement pour terminer cette rubrique plus d'actualité parce que je veux avec vous cet après-midi qu'on puisse se projeter vers l'avenir. Mais pour terminer, je crois fondamental vraiment de vous affirmer, de déclarer solennellement que je vois très bien le chemin qu'il y a devant nous.

Oui, il y a un chemin. La France n'est pas à gauche. La France est à droite et nous représentons le baricentre de ce que veulent les Français, des idées qu'ils souhaitent. simplement on peut tout ruiner.

Vous connaissez le plus grand ennemi de la droite ? C'est pas la gauche, c'est la droite. C'est nous-même.

J'adore la musique, vous le savez. Passez le temps de pratiquer. J'adore les symphonies, la polyphonie, mais la cacophonie, c'est pas possible.

Voilà. Merci. Donc, revenons-en à notre avenir et aux perspectives que je voudrais lancer devant vous et avec vous cet après-midi parce que je pense que ce rendez-vous de la droite, c'est à la fois une fin et j'espère un nouveau commencement.

La fin d'une droite ancienne qui à mon avis a souvent été trop paresseuse, trop heureuse est l'avèement d'une droite qui veut faire du neuf avec des visages qui sont neufs mais aussi avec des visages qui le sont moins parce qu'on a besoin des deux l'enthousiasme des jeunes de l'expérience des plus anciens et ça j'y tient beaucoup. Mais on doit tourner la page. On doit tourner la page d'une droite qui a tout trop souvent été parasseuse, trop souvent été peureuse.

Parce, je vais prendre simplement un exemple. Je suis heureux. J'ai entendu tout à l'heure mon cher Hotman, voilà les scores pour les statutes.

Vous savez que les anciens statutes ont failli nous tuer. On avait proscatiné. On avait empilé ce qu'on ne veut pas faire d'ailleurs au niveau national.

Des règles sur des règles. À tel point que tout ça paralysait. la vie de notre parti et désormais grâce notamment à Guillaume l'arrivée et puis aussi à Daniel Fasquel, nous avons de nouveaux statuts qui vont permettre au président de présider.

Ça je l'assume quand on est un parti un peu gauliste, on est un petit peu aussi artiste mais aussi avec un certain nombre de contrepouvoir, une vie démocratique et je la mettrai en œuvre. Mais ce qu'on a fait pour les statuts, on doit le faire aussi en trouvant des idées nouvelles. Il va falloir qu'on sorte de notre zone de confort.

Quelqu'un que j'aime beaucoup et dont j'ai dans mon bureau, dans mes bureaux même d'ailleurs, le portrait, c'est le maréchal Jean de Tassini, celui vous savez qui a signé le 8 mai 1945 à Berlin l'acte de capitulation de l'Allemagne nazi. Il avait une phrase qui est une phrase que je reprends, que je cite devant vous en disant "C'est bien de frapper l'adversaire. Mais c'est encore mieux de frapper les imaginations.

Bah c'est ce qu'on va faire. C'est ce qu'on doit faire. On n' pas toujours été les meilleurs pour trouver des idées nouvelles, pour imaginer quelque chose d'entièrement neuf.

Parce que c'est difficile souvent c'est condamné à être des perroquets à répéter inlassablement comme des tractes des slogan. Il va falloir qu'on invente, qu'on défriche des nouveaux chantiers parce qu'il y a des questions nouvelles qui se posent à nos compatriotes et qu'on réinvente aussi des nouvelles solutions sur des questions qui sont plus anciennes et qui sont des questions qui sont permanentes. C'est cela qu'on doit faire.

Et j'espère que comme moi vous êtes convaincu. J'entendais il y a quelques instants Robert Ménard qui taquinait notre députée européenne Céline sur les années 68 faire du neuf, faire du vieux. Évidemment en politique la nostalgie ce n'est pas une stratégie.

Et c'est aussi stupide de dire que hier c'était génial mais c'est aussi stupide de dire que demain ça sera extraordinaire. C'est stupide. Moi ce que je souhaiterais vous proposer, c'est faire en sorte en adoptant ce qu'avait dit un jour il y a un peu de temps un premier ministre britannique, il y a suffisamment de temps pour qu'il soit oublié d'ailleurs, ce qui est pratique.

Ce que je souhaite, c'est que il faut que l'on réforme ce qu'il faut justement et que l'on conserve ce qui vaut. Je m'explique. Réformé réformé parce qu'on est au bout au bout d'un cycle.

Il y a aucune récine rustine qui résistera. Il faut faire du neuf. Le statut quo ça n'est même plus une option aujourd'hui.

Vous avez vu à Tianin il y a quelques jours toutes ces puissances qui nous contestent, qui contestent nos valeurs, qui contestent notre modèle en Chine, la Russie, l'Inde et cetera. 3 milliards et demi d'habitants qui se dressent face à nous, face comme ils disent à l'Occident collectif. Le monde dans lequel nous sommes entrés, ça n'est pas un monde plus civilisé, c'est un monde plus archaïque où la force cherche à s'imposer au droit.

Ça suppose évidemment que nous aussi nous ayons une réponse continentale parce que ce sont des plaques continentales qui se dressent aussi contre nous avec leur civilisation, leur idéologie. L'Europe a toute sa place à jouer, à la condition qu'elle abandonne sa naïveté. Bien sûr, l'Europe a fait le choix plutôt que de l'innovation, de la réglementation.

Elle a fait le choix des consommateurs plutôt que des producteurs. Et on a vu ce que ça a donné. Les usines qui se sont délocalisées, les emplois industriels qui ont été écrabouillés.

L'Europe doit se réveiller, doit assumer une puissance. Elle doit abandonner ce à quoi elle a cru, croyant sans doute un philosophe du 19e siècle français 19e siècle. Donc ça n'est pas François Xavier Bellami et lui ne se trompe pas.

Benjamin Constant, l'âge de la guerre est terminée. L'âge du commerce commence. Et ben non, la guerre est partout et la guerre, elle est même dans le commerce.

Donc il faut changer cette Europe, il faut changer sa réponse, ses logiciels. Mais la France, ce monde d'hier, il est révolu définitivement. La France d'hier aussi.

On n'y reviendra pas mes amis. C'est une évidence. Réformer, oui, réformer ce qu'il faut parce que sinon c'est la paralysie.

Et tous les autres pays, tous nos partenaires se sont réformés. Ils ont eu ce courage. Mais conservez ce qui vaut.

Conservez ce qui vaut. c'est-à-dire des repères, des paysages aussi bien extérieurs qu'intérieur, culturel, des cadres communs qui doivent être mis à part et qui ne peuvent pas être broyés par la loi du mouvement permanent. Ça n'est pas possible.

Je sais que en disant cela, je serai critiqué, mais je n'ai aucune leçon, pas plus moins que vous mes compagnons, à recevoir de celles et de ceux qui depuis des années, des décennies nous ont fait justement la leçon en disant que le temps des nations s'était terminé, les frontières, il fallait les abaisser. La globalisation à tout craint, c'était génial que les peuples étaient interchangeables pour les besoins économique évidemment du matérialisme, du consumérisme. Or les êtres humains qui composent les peuples ont besoin de racines sont pas des plantes artificielles.

Et partout d'ailleurs dans toutes les nations occidentales, il y a cette révolte, il y a cette colère comme l'expliquait d'ailleurs un peu ce matin Dominique Rier. Le patrimoine immatériel, ça compte et ça compte ceux qui veulent. Parlez aux catégories populaires.

Oublie souvent une chose, bien sûr qu'il faut parler pouvoir d'achat, mais ce sont les Françaises et les Français les plus modestes qui tiennent de plus à leur patrimoine immatériel. Vous savez pourquoi ? Parce qu'ils ont pas de patrimoine matériel.

C'est ce qu'un jour, c'est ce qu'un jour quelqu'un avait dit, il était de gauche d'ailleurs. Il avait dit en disant voilà la patrie c'est le seul bien de ceux qui n'en ont pas. On tient à ce patrimoine à ce patrimoine immatériel et on doit pouvoir parler aux français, à tous les Français de toutes les catégories d'améliorer leur sort, leur niveau de vie bien sûr et aussi leur mode de vie au moment où parfois ils se sentent étrangers.

Alors nous on devra faire aussi ces choix. Nous aussi on devra faire ce travail. Et quand je disais qu'il va falloir revisiter les thèmes anciens, regardez la politique familiale.

Là encore, il en a été question pendant le weekend. Vous vous rendez compte que désormais il y a plus de décès que de décen démographie c'est le destin d'un peuple, c'est le destin d'une nation. Est-ce que nous voulons disparaître ou est-ce que nous voulons précisément demeurer ?

Partout, partout dans toutes les nations occidentales, il y a une demande de protection, il y a une demande de continuité historique, il y a une demande pour des repères, pour la mesure, pour des limites, pour la politique familiale. Il suffira pas de dire faut augmenter le quotient, faut rétablir l'universalité, il faut trouver un certain nombre d'autres solutions et il y en a, on y reviendra. Idem sur l'État, quel état nous voulons ?

Bien sûr que quand je parle du socialitatisme, moi je suis français et je sais que c'est l'État qui précède la nation, que c'est l'État qui a fait la nation et je sais que le monde dangereux réhabilite le rôle de l'État. Mais à quoi ça sert un état bureaucratique qui est en train de s'effondrer sur lui-même, tâons dans le détail pour s'imisser dans la vie des Français et qui oublie précisément ce pourquoi il a été fait. l'État régalien, je peux vous le dire, j'en sais quelque chose.

Mais là encore, les conditions actuelles font qu'il faudra réfléchir sur ce que doivent être demain les services publics au moment où l'intelligence artificielle peut, chère Constance, cher Virginie, faire le travail de centaines de guichets, aider d'ailleurs aussi bien les prises de notes de nos gendarmes nos officiers de police judiciaire, il faut y réfléchir. Quelle fonction publique voulons-nous avoir au moment où les carrières sont beaucoup plus fluides ? On fait pas le même métier à 20 ans qu'on va le faire à 30 ans à 40 ans ?

Est-ce que le statut est compatible ? Oui, sans doute pour le régalien. Mais il faut aussi développer le contrat.

C'est beaucoup plus souple évidemment. Donc il va falloir mes amis changer et je pense surtout renouer à avec ce qui a été au fil des années et par le passé. la grande inspiration de la droite française.

Cette inspiration qui lui a permis de d'accorder, de conjuguer les grandes permanences de notre nation, les grandes permanences françaises avec ces sursauts, ces sousbres sauts, les grands basculements du monde. C'est ce à quoi nos secrétaires nationaux devront se préoccuper, se confronter, nous les nommerons dans les prochaines semaines. Il y a un énorme travail aussi à faire dans les différents groupes justement qui sont en train de nous proposer un certain nombre de solutions.

Donc voilà, la droite paresseuse au travail, c'est notre job. Et puis la droite peureuse, celle qui a fait partir tant de nos compagnons, tant de nos électeurs, pas par centaines de milliers, par million par million. Ils sont partis parce que ils nous reprochent pas d'en avoir trop fait mais de ne pas en avoir suffisamment fait.

Je suis de cette génération qui a connu une droite qui avait peur de ce nombre, de cette génération qui a retenu ce que Maurice Druan avait dit un jour sur la droite. En France, il y a deux parties de gauche dont l'un par convention s'appelle la droite. Dont l'un par convention s'appelle la droite.

On en était là. Nous en étions là. Évidemment pour la gauche, tout ce qui n'était pas à gauche était fasciste.

Condamné à Ditlum. C'était clair. Là encore, souvenez-vous un premier ministre François Bitteran, quelle est la différence entre la droite et l'extrême droite ?

Vous savez ce qu'il répondait ? C'est la différence entre une pensée et une arrière-pensée. Ça dit tout et ça nous a tétanisé, ça nous a paralysé bien souvent.

Et bien mes amis, grâce à vous, grâce à votre courage, à votre présence, ce temps-là est fini. Nous n'avons plus peur. Nous n'avons plus peur de nous-mêmes.

Nous sommes au contraire. Nous n'avons plus peur de ce que nous sommes et au contraire, nous revendiquons nos idées, nous revendiquons notre identité. Nous n'avons pas peur de dire de dire même lorsque cela choque de dire que l'immigration ça n'est pas une chance au moment où il y a une panne non seulement de l'assimilation mais tout simplement de l'intégration.

François Noël le sait bien si on veut mieux intégrer, mieux assimiler, il faut moins accueillir. C'est une question de nombre. Pas peur de dire aussi que pardon cher Robert les délires et les conséquences des délires 68 ont engendré une fabrique de barbares parce que sous les pavés c'était pas la plage sous les pavés c'était la rage.

Une rage juvénile juvénile d'adolescents qui ne se sentent plus tenus par rien, si ce n'est par un désir de toutepuissance. Cette rage, on ne la soignera pas avec le laxisme, avec la mctivisation. On la soignera avec la sanction et la responsabilité.

La sanction. La sanction et des courtes peines de prison. Dès les premiers délis graves, j'en ai marre de voir des figes de police, des fiches de gendarmerie qui mettent en cause gravement des adolescents pour des crimes.

À chaque fois, je demande à ce que l'on mette les antécédents judiciaires. Il y en a 10, il y en a 15, il y en a 20, il y en a souvent plus de 30 parce qu'on a rien fait. On n pas sanctionné par l'acheter, par idéologie.

Ce temps-là aussi devrait être terminé. Et puis bien sûr la responsabilité, celle des familles. Enfin, écoutez, on a un peu de bon sens.

La France des hones gens, c'est la France du bon sens. Qu'est-ce que des gamins de 10 ans, de 11 ans ont à faire dans les rues à minuit ou à 1h du matin ? On les livre en réalité à la violence.

On les livre au narcotraafiquant. Ils en sont les premières victimes parce que le narcotrafic ce sont des enfants soldats et des enfants victimes. C'est ça la réalité.

Et pardon de vous le dire mais c'est le rôle des familles. Une famille qui reçoit des allocations familiales, pardon, c'est pas un droit, c'est pas un du. Il y a en face du droit, il doit y avoir un devoir et ce devoir c'est d'élever correctement ses enfants.

Pas peur de dire, pas peur d'agir. C'est la raison pour laquelle nous nous sommes retroussés les manches. C'est pas toujours facile.

On a mis la main dans le camboui justement pour être utile à la France pour éviter le pire, éviter les pires surtout qui sont toujours là qui sont dès demain d'ailleurs en embuscade. Dès demain en embuscade, c'est les amis de monsieur Mélenchon, ceux qui voulaient envoyer en prison les préfets de la République. La République, c'est pas monsieur Mélenchon, ce sont les préfets de la République de France, les amis de monsieur Mélenchon qui sur des poste sur les réseaux sociaux ont eu l'incroyable indcence de déclarer que la police tue et qu'elle tue partout.

Alors que chaque jour, Thbo nous le rappelait ce matin, plusieurs policiers gendarmes chaque jour sont blessés pour vous protéger, pour nous protéger. Oui, les insoumis, les insoumis sont la honte, mes amis, mes chers compagnons de la République, ils pactisent avec l'antitionnisme qui attise les braises de l'antisémitisme. Il draguel en communautarisant la République.

Ça n'est pas ça la République. Ça n'est pas notre République à nous. Président, président, président, président, président, président, président, présidente, président.

Je je le suis déjà président. Mes amis, ce que nous voulons, c'est une droite courageuse. C'est parfois difficile dans les temps qui courent d'être courageux.

Qu'est-ce que le courage ? Je répondais tout à l'heure à des journalistes qui posaient la question incidente. En fait, qu'est-ce que le courage en politique ?

Je pense que le courage en politique, plus j'avance, plus je crois que on peut le définir par la prise de risque. Avoir du courage, c'est prendre des risques, pas prendre la tangente. Avoir du courage, c'est faire en sorte d'assumer ce pourquoi les Françaises et les Français nous ont élu ou nous ont désigné.

C'est ça le courage en politique. C'est vrai, ça n'est pas facile. Dois-je vous dire que chaque jour, j'éprouve la difficulté, que chaque jour, je vois bien les obstacles.

Moi qui aimerais tant faire voter de grandes lois en matière de sécurité, d'immigration, d'islamisme et cetera. Et je suis retenu parce que nous n'avons pas arithmétiquement la majorité à l'Assemblée nationale. Oui, je sais ce que c'est que c'est limite mais pour autant nous avons eu et je veux vous le dire des résultats.

Je ne sais pas ce que sera demain. La droit depuis 2012 a contesté et a voulu l'abrogation de la circulaire Vals qui était en réalité la régularisation à Tour La Rigot. Qui a pris une circulaire pour abroger justement la circulaire Vals ?

C'est vous, c'est nous mes amis. Et depuis d'ailleurs et depuis la régularisation, les régularisations ont baissé de 33 % au moment où je vous parle. La droite n'osait même plus parler d'assimilation.

On parle toujours d'intégration. Problème, c'est que l'assimilation, on n'y arrive plus. Et l'intégration, c'est aussi l'échec.

Qui a fait une circulaire au préfet pour que les naturalisations se fassent sur le principe de l'assimilation ? Parce que c'est notre loi, c'est l'article 21-24 du code civil. Nul ne peut être naturalisé s'il n'est pas assimilé.

à la communauté française. C'est la loi française. Plus personne ne s'y référait.

Je m'y suis référé. Et vous savez pourquoi ? Parce que l'assimilation, c'est la République.

C'est la possibilité donnée à l'autre d'être insemblable, complètement insemblable, d'avoir le droit de vote, d'avoir tous les droits, mais aussi les mêmes devoirs. C'est le droit à la ressemblance plutôt que le droit à la différence. C'est ça la République.

C'est ce qui caractérise notre nation qui n'a jamais été une nation ethnique mais qui est une nation civique. Qui a mobilisé nos partenaires européens pour réviser la fameuse directive qui a était construite. Les députés européens la connaissent bien.

La directive retour, imaginez au début des années 2000 qui est une plaie, ça ne sert à rien aujourd'hui d'instituer des contrôles aux frontières quand grâce à cette directive ou à cause de cette directive, le cland des seins qui arrive a le choix d'un départ volontaire. puisqu'il a le choix, forcément il s'évapore dans la nature. Cette directive sera transformée, sera changée avec un autre principe.

Le principe cardinal, ce sera l'éloignement forcé. C'est nous qui avons réuni une grande majorité des États sur les positions françaises. C'est ça le courage.

Par contre, mes amis, ceux qui nous donnent des leçons là, je les entends côté droite ou gauche d'ailleurs. Qui n'a pas voulu voter les 15 heures de contrepartie du RSA d'activité ? Et le Rassemblement national qui n'a pas voulu voter la réforme des retraites urgentes, c'est le Rassemblement national parce que sans doute c'était populaire.

On s'en fiche. Il y a des années des années, il y avait quatre cotisans pour un retraité. Aujourd'hui, il y en a 1,6.

On va dans le mur. Je vous proposerai d'ailleurs un certain nombre de propositions par la capitalisation, ce qui nous permettra de faire un fond souverain. Mais la différence mais la différence avec les autres, c'est que nous nous mettrons sur la table des modalités très pratiques, mon cher Pierre, sur la transition qui nous permettra justement aux Français de bénéficier ce dont les fonctionnaires de France bénéficient d'ailleurs, la copisation individuelle ou même collective.

Pourquoi est-ce que tous les salariés ne pourraient pas en bénéficier ? Ça sera bon pour le retraite. Croyez-moi, c'est le Rassemblement national qui d'ailleurs récemment, il y a quelques semaines avait répondu à un journaliste qui l'interrogeait sur le fait de savoir s'il fallait pas quand même faire en sorte que on ait un peu moins de postes dans la fonction publique.

Marine Le Pen a dit "Mais non, ça c'est des trucs de droite. Je suis désolé, en Allemagne 11 % par rapport à la population de poste de fonction publique et nous 20 %. On n'y arrivera pas.

Ceux qui vous disent que on doit pouvoir rester à équivalence vous mentent parce que la masse salariale, c'est un des grands postes budgétaires de la dépense publique. Moi, je préfère puisque pour l'instant on a préféré une fonction publique nombreuse et mal payée, paupérisée. Et ben, je préfère la ravaloriser mais faire en sorte que précisément on est en même temps des économies.

Et là aussi, on a une fenêtre exceptionnelle puisque la pyramide des âges va nous permettre justement de de ne pas remplacer, il le faut dès 2026 des fonctionnaires qui vont partir à la retraite. Donc on ne coupera pas de poste d'ailleurs ni dans la police ou la gendarmerie, ni à l'hôpital, mais dans l'administration administrante. C'est là que les postes de départ en retraite seront les plus nombreux.

Voilà, mes amis. Un mot pour terminer sur cette droite courageuse. Voyez, je pense que j'entends d'ailleurs le président du Rassemblement national de temps en temps évoquer les mainses du général de Gaulle.

Ah oui, mais c'est à quoi ça sert d'invoquer les mainses du général de Gaulle, de s'en réclamer si en même temps on a un programme économique qui est celui de monsieur Mélenchon ? À quoi ça sert ? Là encore, je les entends moi.

Bien sûr, nous aussi on veut relever, on veut redresser le pays, la prospérité. Mais quand on a comme seul mot d'ordre le chamboulet de censurer, censurer avec elle et les filles il y a quelques mois, mon cher Michel, tu t'en souviens et puis sans doute pour demain là encore, c'est deux stratégies qui mènent au chaos. Donc nous n'avons pas là encore de leçons à recevoir de ce côté-ci de l'échiquier politique.

Soyez fiers mes amis de ce que vous êtes. Bruno Rotaillot devant ces troupes. On est là à Port Marli en région parisienne.

Alors discours qui n'est pas terminé mais discours intéressant. Je sais pas ce que vous en avez pensé les uns et les autres parce qu'on est devant un homme qui a la volonté très claire Sylvie Pribelette de resserrer les rangs. Il faut qu'on capitalise sur le fait ce dont on parlait juste avant le discours, le fait que ben on a quand même réussi à avoir un premier ministre issu de nos rangs et là on est plusieurs ministres à être du du parti.

Il faut capitaliser là-dessus et ne pas détruire ce qu'on a réussi à construire depuis un an. Non, il a mis il a remis les pendules àaleurs. D'abord pas de cacophonie visiblement il l'a dit deux fois. auer dend entendre le message.

Cela dit, il pourra pas l'empêcher de parler et il a dire pas de cacophonie, ça ne règle pas le problème voqué qui existe et qui va perdurer. Ensuite, il a bien justifié la présence de la droite au gouvernement en disant que si il avait les conditions nécessaires pour continuer qu'il continuerait parce que ça avait permis au mouvement de renaître, de capitaliser en termes électoraux de de popularité, d'existence et de et de poids sur l'action. Il a beaucoup mis en valeur son efficacité.

Ça bon, il a eu que quelques mois quand même comme ministre intérieur, mais il demande effectivement à ce qu'on plutôt qu'on reste si les conditions sont rempli plutôt que l'inverse. Donc après, il a développé une droite qui s'assume euh et visiblement il va il va continuer en en disant bien que il n'était pas macroniste et qu'il a été le ministre de l'intérieur le plus libre de tous les temps, c'est possible. Euh et donc on on voit bien euh qu'il est suivi par la salle.

Il y a eu des des des slogans euh Bruno et Rota président, on a compris que c'était plutôt ses fans qui étaient là et qu'on lui donnait raison. Bon, donc pour lui, c'est plutôt un bon discours qui aujourd'hui clarifie les choses. On verra demain si la moitié du groupe ne le suit pas et ne vote pas la confiance à Maerou, le message sera un petit peu abîmé.

Enfin, pour l'instant, il donne au moins la direction et il assume d'être le chef d'une droite qui fait son job. Oui, voilà, c'est ce que c'est la question que j'allais vous poser. Il il fait le job là.

Là, il fait le job. Run Retaillot, il y a un chef qui cheffe en gros. Oui, il est président Oui, oui.

Il est président du parti puisqueun président du parti est élu euh très largement. Donc euh il est il est il est chez lui. J'ai j'ai envie de dire pour aller dans le même sens de ce que vient d'être dit.

Euh il il a il a un discours où l'objectif de toute la première partie, c'est d'expliquer pourquoi il faut voter la confiance et pourquoi il faut rester au gouvernement. Ça ne veut pas dire qu'il pense que la confiance sera votée. Il est comme tout le monde.

Il sait faire il sait compter et donc il sait qu'il n'y aura pas. Mais il veut dire dans la posture politique de ne pas casser ce gouvernement. Pourquoi ?

Parce que il y a une forme de logique quand même demander à un parti de ne pas voter contre lui parce que c'est ça qui risque de se passer. C'est-à-dire que quand des députés LR disent on va voter contre, ils vont voter contre qui ? contreou ou contre Retaillot, contre un tel ou un tel membre de membre de LR.

Donc voyez bien qu'il y a une forme d'incohérence et que une partie de l'opinion risquerait de ne de de ne pas comprendre ça. Deuxièmement, il y a toute une partie de l'électorat de LR, c'est en gros du 5050 qui dit euh pas de désordre et l'autre qui dit bah même au prix d'un peu de désordre, faisons la peau de de de Macron d'ailleurs et de Bairou qui n'ont jamais beaucoup beaucoup aimé. Mais sont des vieux briscards de la politique.

Ils savent que tous ceux qui sont possédants, qui ont un un compte en banque un peu forme fourni, qui ont des actions, qui ont des qui sont propriétaires et cetera et cetera, savent que le désordre d'une France sans budget, d'une France avec des taux d'intérêt qui s'envolent, d'une notation terrible, tous ceux, vous savez qu' on le point levé contre le pouvoir en place, il commence à le remettre un peu dans la poche. ce qui est normal, ce qui est humain parce que il y a pas de pays qui vivent durablement dans le désordre dans lequel nous nous trouvons. Donc oui, il a fait il fait il fait le il fait le le le job de patron du parti, il le fait avec un certain talent d'ailleurs hein, sans note, de manière extrêmement fluide.

La deuxième chose, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. Je je vais tellement rester dans ce gouvernement de centre droit, centre gauche, on va dire, qu'il faut quand même que je dise à quel point euh je suis euh de je suis de droite. Ce sera d'ailleurs pour l'avenir la problématique de de de Bruno Rotaillot.

C'était c'était aussi le sous-titre, moi me semble-t-il, de ce de ce discours, c'est qu'on est quasiment dans un discours de de j'allais dire de de campagne de primaire quoi en fait. Ça rejoint ce que disait Jean-Luc sur il est plutôt à l'aise parce qu'il y a le la forme et le fond. Sur la forme, moi j'ai l'impression effectivement pour en avoir suivi quelques-uns dans un meeting de campagne de primaire entre différents candidats.

Il est à l'aise, limite il aurait pu enlever la veste et retrousser les manches. Il appelle tout le monde par son prénom. On y est totalement.

Alors, peut-être aussi surprise parce qu'il est président du parti de pas très longtemps et je pense que c'est assez rare qu'on diffuse un discours de Bruno Retaillot en longueur justement parlant d'un parti sur les idées de fait parce qu'il avait pas les fonctions jusqu'à présent qui amenaient à une diffusion. Donc on est peut-être aussi surpris de le voir comme ça. On se dit tiens, on l'imaginait pas parler de cette manière et puis euh la petite formule hein tout ce qui bouge, on le taxe, tout ce qui bouge encore le règlement et ce qui bouge plus bien on le subventionne.

Ça claque, ça marche. Oui. Alors il avait déjà traîné au MDF cette petite formule mais la Punchline elle elle est là, elle fonctionne.

Et puis sur le fond alors un petit peu encore en campagne parce qu'il a beau jeu de dire "Oh moi je suis de génération, on a connu cette droite paresseuse peureuse enfin il fait partie de la droite 2007, c'est Nicolas Sarkozi au pouvoir. fait partie de 2014, la vague bleue euh de des municipales à l'UMP, bah il y travaillait aussi. Et euh François Fillon 2016-207, il ventait le programme.

Justement, c'est moi je trouve qu'on retrouve une un discours de la droite Trocadero, la droite de Fillon d'une certaine manière dans certains angles, certains voilà la façon aussi de de de l'appréhender et de vouloir tout simplement oui secer le cocotier. D'ailleurs quand il dit la droite courageuse, courage c'était le slogan de François Fillon aussi dans la dernière en 2016. Donc il reprend beaucoup d'éléments euh voilà euh avec ce regret qu'on le sent de pas avoir vu François Fillon accéder au pouvoir en 2017.

On a enjambé, on est avec Emmanuel Macron. Bah, je prends le relais mais et avec ce ce gros alors évidemment, il pouvait pas faire autrement aujourd'hui que d'essayer de resserrer les rangs et cetera et cetera, mais effectivement comme vous le disiez tous les deux tout à l'heure, si jamais demain on s'aperçoit que dans le vote c'est fifty fifty, comme vous le disiez ce matin Laurent Voquier, euh pour lui ça lui ça va lui couper quand même pas mal l'herbe sous le pied. Vous surtout ce qu'on ne sait pas, c'est ce qu'il est prêt à accepter pour remettre les finances françaises en ordre.

On sait qu'ils étaient contre les deux jours fériers, mais tout le monde était contre. Au-delà de ça, jusqu'à quel point ils sont prêts à faire des sacrifices sur le budget social de la nation en faisant payer les classes moyennes et même les classes populaire parce que finalement s'ils veulent pas faire payer les plus riches, il y a plus que les autres à faire payer. Donc là, il y a un peu de de par les vrais qui manque sur exactement quel est le plan de la droite pour faire baisser la dette et les déficits.

Euh évidemment, c'est plus facile de se réfugier derrière. Je vote pour un principe simplement demain qui est il faut remettre de l'ordre. Presque tout le monde, même les socialistes sont d'accord pour dire il faut remettre de l'ordre.

Après, c'est sur le comment et là euh je ne sais pas si on aura une feuille de route plus détaillée euh assez rapidement, mais ça va être dans le contenu de la future feuille de route du prochain Premier ministre et il vaut ça sera un moment de vérité parce que est-ce que euh les LR accepteront ce fameux impôts, je sais pas quelle forme il prendra, mais sur les plus aisés, les plus riches qui semblent quasiment faire l'unanimité. Euh bon, je dis pas que c'est bien ou que c'est mal, mais euh ça a l'air d'être le passage obligé. euh d'un accord avec les socialistes pour passer le budget de cette année.

Donc est-ce que là LR acceptera et est-ce que ils accepteront aussi qu' a quelques coupes sur les retraités et sur la santé ? Là aussi ça va être plus difficile à faire passer. Alors euh Frédéric Delpêche est à Port Marli, il a suivi tout ça et vous y êtes depuis hier he d'ailleurs Frédéric vous nous vous nous rendez compte régulièrement de ce qu'il se passe dans ces dans cette dans cette convention.

On a eu le sentiment, comme le disait Sylvie à l'instant, que la salle était acquise à la cause de Bruno Retaillot, hein. Ça applaudissait euh ça applaudissait pas mal. Euh, il a eu aussi, on l'a pas évoqué en plateau, mais il a eu aussi euh des phrases un peu violentes sur le le Parti socialiste, sur la France insoumise et sur le Rassemblement national, le président DLR.

Ah ben Bruno Rotaillot a surtout posé les conditions les conditions qu'il énonce ici à cette tribune pour une participation à un futur gouvernement. Pour Bruno Retillot, pas question, a-t-il dit, de soutenir ou de participer à un gouvernement dont le Premier ministre serait issu du Parti socialiste. Donc là, le message, il l'avait déjà dit, m'a été redit à la tribune très clairement.

Et puis ensuite, il a détaillé Bruno Retot en expliquant qu'il fallait une base programmatique pour un gouvernement. Alors, on peut imaginer un gouvernement dans lequel pourrait figurer quelques socialistes. Une base programmatrique qui n'affaiblirait euh pas la France euh en matière d'immigration, en matière de pouvoir d'achat ou en matière de compétitivité.

Donc voilà, ça c'est le cadre pour Bruno Royot d'une participation au gouvernement. Euh et d'ailleurs sur ce point très précis hein, euh Bruno Rillot et bien il a vous l'avez dit euh recadré au cours de ce discours euh Laurent Vaquier. Il a appelé à cesser la cacophonie justement sur ce thème de la participation, des conditions euh de la participation au gouvernement.

Et en cela, Bruno Reteillot est appuyé par euh beaucoup des leaders euh des Républicains. On a par exemple posé la question à Valérie PC quelques minutes avant euh ce discours. Elle disait concernant la participation au gouvernement, c'est Bruno Retot qui définit la ligne.

On en parle collectivement, on doit jouer collectif. Donc en gros, ça n'est pas à leur invoquer de dire à l'avance quelles sont les conditions d'un soutien ou d'une participation au gouvernement. Bref, c'était vraiment un discours de de recadrage aujourd'hui destiné à lequer en particulier avec, vous l'avez dit effectivement, notamment quelques punchlin cette fois-ci contre LI.

Mais concernant LFI, c'est un peu la marque de fabrique des républicains. Tout le monde ici va de ses mots sur LFI. Euh de c'est une sorte de punching ball ici quand on cite Jean-Luc Mélenchon à la tribune.

Évidemment tous les militants applaudissent. Donc ça c'est du très classique. Mais véritablement aujourd'hui ce qu'il faut retenir c'est la volonté pour Bruno Rotillot de réaffirmer son autorité comme chef de parti.

Merci Fred. Merci à Thbo Bruc derrière la caméra. Oui, il dit effectivement on ne doit pas être une auberge espagnole.

Il dit également la cacophonie c'est pas possible. Pour ce qui concerne un éventuel premier ministre PS euh Julien, il se trouve que nous le service politique a des infos euh proche et lisé comme on dit euh dans le dans le jargon. Ça n'a pas l'air d'être la piste privilégiée en tout cas pour le moment par le chef de l'État.

Non, vous savez, on sonde ici ou là ceux qui discutent. Alors, ils sont plusieurs avec le président régulièrement. C'est vrai que le service politique de TF1 et LCI a pu s'entretenir avec l'un d'eux. effectivement pas de premier ministre socialiste et on évacue la piste bien évidemment d'Olivier Fort aujourd'hui par Emmanuel Macron.

C'est quelqu'un mais j'allais dire sans grande surprise qui puisse être LR compatible et qui dialogue avec le Parti socialiste. François quoi. Bah c'est c'est pas parce que en tout cas c'est ce que nous disait cette personne là.

Le renvoquier dit que pour ça le meilleur c'est Xavier Bertr. Voilà, la seule information qui était je dirais pour le coup assez sûre au-delà du sentiment que peuvent recueillir les uns et les autres qui rencontrent Emmanuel Macron, c'est que pour l'instant la dissolution n'est pas du tout dans dans son esprit. Mais allez-y dire le profil c'est un quelqu'un de gauche pas assez sectaire pour pouvoir parler à la droite ou quelqu'un de droite pas assez sectaire pour pouvoir parler à la gauche.

Ça réduit déjà beaucoup beaucoup le le cheptel. C'est vrai que le l'hyp que si Emmanuel Macron avait voulu faire capoter complètement l'idée d'avoir un premier ministre de gauche, il avait qu'à ce qu'il a fait prononcer le nom d'Olivier Fort. Olivier Fort c'est c'est parce que Olivier Fort au mieux il est en phase de guérison par rapport au syndrome de Stockholm avec Jean-Luc Mélenchon mais on sait jamais si c'est une guérison ou simplement une rémission.

Donc il c'est peut-être mieux là-dessus d'essayer de chercher des gens qui n'ont pas été atteints par la maladie qui qui n'ont pas qui ont résisté au virus. Il y a des hommes de gauche en réalité. Si si je peux me permettre l'expression, le le Premier ministre doit se trouver dans le trou au milieu du donut.

Ah on a l'image. Ouais voilà au milieu du donut. Il peut pas être sur les bords du donut.

On a essayé la droite. On a essayé la droite et le centre. Ça a pas marché.

On on peut pas essayer le Parti socialiste parce que il y a ces oppositions et il y a cette suspicion quand même avec l'état-major du Parti socialiste de son lien et y compris d'un lien qui va se remanifester sans doute au municipal dans un certain nombre euh d'endroits. Il faut trouver, excusez-moi, si la vie politique est un donuse quelqu'un qui est dans le trou. Qui rentre dans le trou à savoir combien il y a de personnes qui peuvent rentrer dans le trou et en a pas beaucoup.

Scénario vraiment Olivier Fort Emmanuel Macron, c'est vraiment la réaction de ses partisans, c'est il aura tout fait vraiment la dissolution, ce vote de confiance insensé et Olivier Fort pour couronner le tout. Non, ça serait vraiment pour terminer son deuxème quinquena absolument stupéfiant. Enfin, c'est l'avantdernière station avant.

C'est c'est non mais c'est ça a été agité parce que très habilement l'Élysée veut montrer que cette fois-ci il ferme pas la porte d'entrée de jeu à des socialistes qui se seraient séparés de de LFI, mais ils se sont pas beaucoup séparés de LFI. quand on voit leur programme, il est quand même très très très à gauche et ils ont dit officiellement que là où il y avait un danger Ren dans une circonscription, il ferait une alliance avec LFI. Donc comme il y aura des dangers RN partout, on voit bien que c'est parti comme ça.

Donc ça ça ne tient pas debout la la séparation avec LFI. Ce sont des des belles paroles mais ni sur le fond ni sur les alliances électorales, ça n'aura vraiment lieu. Donc effectivement pour Emmanuel Macron, comme il veut pas avoir l'air de il a laissé entendre que et puis il a eu Olivier for au téléphone, il veut pas avoir l'air méprisant, il veut pas avoir l'air d'écarté d'emblé mais évidemment la solution est quelque chose comme dit Jean-Luc, je pense plutôt quelqu'un centre droit parce que pourrait l'air un socialiste même repenti, ça sera louche mais enfin on ne sait jamais.

L'ennui c'est qu'il ne faut pas mettre un président parce que si vous nommez un mattin un président, il va faire sa propre cuisine. Et alors ça ça enlève beaucoup de noms parce que Darmanin, parce que Bertrand, parce que alors peut-être madame Vautrin qui n'est pas encore en piste pour l'Élysée, mais enfin je sais pas mais c'est vrai que c'est difficile de prendre un président parce que il il fera son sa propre popole. Il faut pas être président mais dès qu'ils sont à Matignon, ils s'imaginent présidential.

Donc c'est très compliqué parce que c'est une usine permanente à ambition.