Edouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ce 14 juillet aura fait couler beaucoup d'encre entre ces événements, ces commémorations et ces déclarations, comme celle de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre d'Edouard Philippe, avec qui il est au coude à coude dans les sondages. D'où notre question du soir présidentielle 2027. Edouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine ? A 18h10, le grand débat, 141 interpellations au lendemain de la défaite de la Coupe du Monde. En équipe de France, des départs de feu provoqués, le non-respect des règles de sécurité pendant la canicule. Bref, les incivilités se multiplient et mobilisent aujourd'hui l'Assemblée nationale avec la loi Riposte.
Question, peut-on encore lutter contre les incivilités en France ? Vous réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne YouTube. Il est temps maintenant de découvrir nos vraies voix du soir. Oui, on les accueille comme ça, c'est désormais une habitude. Samuel Botton, expert en communication chez Step Conseil. Ça vous ira comme générique ? C'est bien. Alors un micro, là, peut-être. Le générique d'Alerte à Malibou. Mais j'apprécie l'initiative de Maxime, le producteur de l'émission. Oui, oui, oui, oui. Il est bien plus que ça. Il est la tête pensante. Je n'ai pas osé le dire parce que c'est un même discret. Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
Pierre-Yves Martin avec nous, entrepreneur et consultant. Bonsoir, Pierre-Yves. Bonsoir, Frédéric. Vous n'êtes pas triste au lendemain de la défaite ? Non, et je vous expliquerai pourquoi dans quelques instants. Oui, c'est très bien. On fera le tour de table. Et puis, Aude Amadou, ancienne députée et ancienne vraie voix puisqu'elle est en retard. Elle va arriver dans un instant. Non, mais parce qu'elle était dans le tramway. Le tramway, comme on le sait tous, est nommé Désir. Voilà. Ben voilà, on l'attend. Donc, en tout cas, allons-y pour cette question du soir. Alors, on a l'œil sur Aude Amadou qui arrive, sur le Tour de France qui arrive dans 6 kilomètres.
Et puis, sur vous, vos réactions au 0826 300 300. Édouard Philippe vous passionne. C'est le moins qu'on puisse dire. Rappelons le principe. Il y a eu un sondage IFOP fiducial. Et parmi les personnalités politiques les plus populaires, il y a donc, premièrement, Michel-Édouard Leclerc. Deuxièmement, François Hollande. Et en troisième position, Édouard Philippe. Écoutez ce que Jean-Luc Mélenchon, qui était à Pimpon pour ce 14 juillet, c'est en Bretagne, devant la forêt de Brocéliande. Pimpon, le bien nommé. Écoutez.
Alors, aidé par de grands esprits, Édouard Philippe. Il faudra travailler davantage. Je n'aurais pas peur, dit-il, d'affronter les retraités. On va voir. Tu n'affronteras rien du tout. Tu vas rentrer chez toi, point final.
Voilà. Alors, c'est clair, c'est tendu. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avant, c'était surtout un face-à-face Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, dans les confrontations directes. Là, on sent, petit à petit, Pierre-Yves Martin, que Édouard Philippe est dans le jeu. Oui, alors, c'est certainement une bonne chose pour lui. Après, du point de vue de Jean-Luc Mélenchon, je ne sais pas si c'est si pertinent que de taper sur Édouard Philippe, parce que taper sur quelqu'un, c'est le faire exister. Mais ça, Samuel nous le dira avec beaucoup plus de finesse et d'esprit. Et du coup, moi, j'ai été très surpris qu'il prenne cet angle d'attaque.
Et je suis également un peu interrogatif sur sa manière de parler. Il va rentrer chez lui. Je ne trouve pas ça très dans une démonstration de responsabilité publique et de représentation publique. Effectivement, il y a deux choses importantes. Un, cette déclaration qui met le coup de projecteur sur Édouard Philippe, d'où d'ailleurs la constitution de notre question du soir. Rappelons-le, Édouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine ? Mais aussi cette question des mots utilisés. Samuel Bauton, ça vous inspire quoi ? Alors, sur les mots utilisés, moi, j'aime me référer à l'histoire. Et en l'occurrence, l'histoire, elle date de 1995.
Le débat Jospin-Chirac ou Jospin-Chirac à un moment ou un moment de connivence. Et reviennent justement sur les mots durs qui ont pu être prononcés pendant la campagne. Et les deux sont unanimes en disant, bon, c'est du langage pour les militants. Donc, j'ose espérer que la sortie de Jean-Luc Mélenchon, c'est du langage pour les militants. Quant à recentrer le débat sur la question d'Édouard Philippe, et doit-il être le candidat de la droite ? Je serais tenté de vous poser une autre question. Allons-y. De quelle droite ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, d'un côté, on nous parle du Grand Rassemblement et de la Grande Union de la droite qui irait du Rassemblement National jusqu'à LR.
De l'autre, on a toute une frange de la droite qui, droit dans ses bottes, nous dit, nous, nous n'avons rien à faire avec le Rassemblement National. Nous devons faire émerger un candidat. Et en même temps, qui imagine aujourd'hui qu'Édouard Philippe puisse être le candidat de Bruno Retailleau ? Sachant que lui-même est aux prises avec, aujourd'hui, Gabriel Attal. Donc, il y a beaucoup d'inconnus. Et aujourd'hui, on est dans une photographie de l'opinion à l'instant T. Donc, quant à répondre à votre question de manière ferme et définitive, je n'y risquerai pas. Oui, c'est une question piège, évidemment. En plus, on est dans le creux de l'été. C'est-à-dire que moi, j'ai maintien une chose.
Attal et Philippe ont fait deux erreurs dramatiques. C'est d'avoir voulu commencer une campagne au mois de juin. Derrière, vous rentrez dans une phase juillet-août. Tous les Français n'ont plus rien à faire. Pas forcément. En juillet, en tout cas, ça a été très... Tout le monde coupe. Aujourd'hui, on a été mobilisés sur quoi depuis deux semaines ? Sur les incendies dans toute la France. Vous pensez vraiment qu'on a envie ? Sur le monde sur le tour de France. Si je peux me permettre, je pense que ça peut quand même cranter. Plutôt on crante, mieux c'est, dans l'opinion publique. Mais j'entends votre point. En plus, il y avait le jugement en appel de Marine Le Pen aussi le 7 juillet.
Il y a des candidats qui sont déclarés depuis très longtemps et qui n'en sont pas à leur premier coup d'essai sur une présidentielle. Mélenchon, je crois que c'est la quatrième. Marine Le Pen va se lancer sur la quatrième ou cinquième. Quatrième aussi. C'est des gens dont on sait qu'ils seront là, qui ont un travail en moins à faire par rapport à leurs concurrents, qui eux, doivent dicter un tempo, imprégner un message et essayer d'exister dans la campagne. Là où quand même, à mon sens, c'est un peu plus facile pour Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Écoutez justement les propos d'Edouard Philippe sur sa propre candidature.
Peut-être va-t-il répondre en partie à la question que vous posiez, Samuel Botton. Est-il centre-droit, centre-droit, droit, droit, etc.
Vous le savez, mais vous posiez astucieusement la question. Edouard Philippe. Moi, ce que je dis, c'est que je veux proposer aux Français d'éviter de vivre le cauchemar que constituerait au second tour de l'élection présidentielle, un choix entre M. Mélenchon et les délires ethniques communautaires qu'il propose, la faillite collective dans laquelle il nous entraîne et Mme Le Pen qui propose un retour en arrière sur tous les éléments économiques qui, à mon avis, entraînerait le pays tout aussi vite dans une forme de ruine. Je pense qu'un très grand nombre de Français veulent éviter ce face-à-face cauchemardesque.
Bon, alors, il n'en dit pas plus, mais en tout cas, il se positionne en ratissant l'arche, Pierre-Yves Martin. Oui, mais avec un élément de langage qui me semble être extrêmement dangereux. Il a parlé de faillite collective. Quand on regarde l'évolution de la dette sous le mandat d'Emmanuel Macron et donc sous le gouvernement d'Edouard Philippe, je trouve ça un peu dangereux et voire très dangereux de manipuler ces sujets de faillite parce que, quel que soit le gouvernement qui a travaillé, qui est intervenu sous la responsabilité du président de la République depuis 10 ans, voire depuis 15-20 ans, en matière de dette et de faillite, je pense que personne n'a de leçon à donner.
En tout cas, pas ceux qui en donnent en ce moment. Samuel Bouton ? Je vais me faire l'avocat du diable parce qu'il le faut bien, mais je serais tenté de dire qu'Edouard Philippe échappe peut-être un peu à ce raisonnement du fait du Covid et des aides qu'il a mises en place contraints et forcés parce qu'il a toujours dit de manière assez claire ce n'est pas le chemin que nous devrions prendre. On va le prendre quand même. C'est pour ça que je parlais d'éléments de langage et pas d'éléments de conviction. Il y a une certaine pression et ça, ça le sauve.
Après, il y a un point qui est inaliénable et qui va le suivre toute sa campagne, c'est que même s'il n'a fait que 3 ans comme Premier ministre, ça va le suivre aussi toute la campagne au même titre que Attal qui lui a fait quelques mois. Messieurs, nous venons de poser le débat de la question du soir. On fait la petite respiration annoncée. Direction le Tour de France.
Incroyable, 1,5 km de l'arrivée.
L'arrivée était prévue normalement à 17h40. Ils sont allés à fond. Pascal Chanteur, notre consultant pour cette 11e étape. 161,3 km entre Vichy et Nevers. Plotons groupés, mais il y a eu une belle échappée, Pascal.
Oui, tout à fait. Une échappée de 4 corps assez rapidement. Et puis, tout d'un coup, 3 coureurs. Il y avait Julien Alaphilippe à l'avant qui a lâché prise. Mais là, maintenant, peloton groupé pour un sprint lancé.
Allez, nous y sommes dans le dernier kilomètre. C'est parti, le dernier kilomètre avec un énorme travail des coureurs de l'équipe NSM. Comprenez les coéquipiers de Bignan Guirmaille, l'Erythréen, ancien maillot vert du Tour de France. Le sprint est lancé avec Tim Merlier également. Déjà deux fois vainqueur, ça frotte. Olaf Koei, le coureur de l'équipe Decathlon CMACGMM, a envoyé un de ses coureurs devant, en avant. Et c'est Warren Schold. Warren Schold, le norvégien, qui prend le relais. Jasper Philipsen va essayer de revenir. Jasper Philipsen qui a remporté le sprint intermédiaire tout à l'heure. Va-t-il pouvoir revenir sur Warren Schold ? Olaf Koei est là.
Nord a priori, c'est Warren Schold devant. Philipsen, Koei et Milan Frétain avec une belle sixième place visiblement de Clément Russo pour la France. Exceptionnel. Pascal Chanteur, c'est la sensation. Ni Tim Merlier, ni Olaf Koei ne se sont imposés. c'est un match tellement ouvert entre les sprinters.
Mais oui, écoutez, Warren Schold, on savait ses qualités de sprinter et vous savez, comme on l'a dit ce matin, un sprint, ça peut être aléatoire, un mauvais placement, le lancement un petit peu tardif et immédiatement, vous pouvez perdre la possibilité de gagner.
Bon, grande joie parce que cette équipe UNOX avait déjà connu le bonheur en obtenant le maillot jaune pendant deux jours avec Torsten Traen. Là, c'est une victoire d'étape pour ce sprinter. Olaf Koei battu, donc deuxième et puis Tim Merlier après. Ça veut dire quoi, Pascal Chanteur ? Ça veut dire que tout est possible encore et pour les victoires des sprinters et pour le maillot vert ou pas ?
Oui, bien sûr. Écoutez, sur une course de trois semaines, vous pouvez avoir des moments des jours sans, comme on dit, des petits problèmes d'ordre médicaux, des petits problèmes d'ordre tactique. tout peut arriver sur un Tour de France et en l'occurrence sur une épreuve de longue haleine comme le Tour. Donc, aujourd'hui, il a réussi à tirer son épingle du jeu et pour UNOX, une équipe norvégienne, c'est très important.
Bon, et je vous confirme, du coup, je suis plutôt content. Donc, c'est bien Waring Sol devant Coy, Philippe Seine et Frétin. Ça, c'était bon pour les quatre premiers. En revanche, je vous ai dit premier français, Clément Russo. Non, c'est Anthony Turgis qui est septième et Clément Russo, huitième. Bravo, deux Français dans le top 10. On y revient tout à l'heure. Pas de changement, évidemment, classement général. Merci, Pascal Chanteur. On marque une respiration et on retrouve la question du soir, je vous le rappelle. Édouard Philippe, doit-il être le candidat de la droite républicaine ? Nous en débattons avec nos trois vrais voix, Oda Madou, Samuel Botton et Pierre-Yves Martin.
A tout de suite.
Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager. Et vraie voix Sud Radio, 17h-20h, Frédéric Bradel.
Michel-Édouard Leclerc, François Hollande et Édouard Philippe occupent dans cet ordre le podium des personnalités politiques préférées des Français dans le dernier sondage IFOP fiducial. Nous débattons sur les perspectives du candidat Édouard Philippe ce soir, présidentiel 2027. Édouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine ? Nos trois vraies voix avec nous. Samuel Botton, expert en communication chez Step Conseil. Oda Madou, ancienne députée. Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant. Madame, messieurs, vous êtes avec nous. Réaction d'Elisabeth Borne.
Écoutez-la, elle dit, elle se plaint d'une certaine manière qu'il y ait pour l'instant trop de candidats au centre.
Je pense qu'il est certain que si on a une division au sein du bloc central et plus largement, on a un risque important d'avoir un deuxième tour entre les deux extrêmes. Et évidemment, ce n'est pas ce que je souhaite pour mon pays. Vous parlez d'une erreur profonde. Oui, je pense que ça serait évidemment une erreur profonde d'avoir de la division, d'avoir trop d'aventures individuelles, plutôt que de se rassembler. Et c'est l'appel que je lance dans ce livre aussi de se rassembler de la gauche réformiste à la droite modérée pour apporter des réponses aux Français. Alors, ça pose la question.
Ça tombe bien, Oda Madou, rappelons-le, vous étiez députée, une des trouvailles d'Emmanuel Macron. Vous êtes lancée en politique à l'arrivée de cet espace du centre de la vie politique qui aujourd'hui est incarnée par Gabriel Attal ou par Édouard Philippe. Et si vous nous dites Gabriel Attal, est-ce qu'Édouard Philippe doit ratisser plus large à droite, sachant qu'il a le soutien de Laurent Wauquiez ?
Alors, je voulais vous dire qu'aujourd'hui, on a le Tour de France, on a la Coupe du Monde de football. Alors, laissons les commentateurs au sport. Et aujourd'hui, que chaque politique nous dise ce qu'ils veulent faire. Parce qu'aujourd'hui, les Français, on est sur de la notoriété, on est sur des sondages qui mettent en avant des personnalités. Mais aujourd'hui, que veulent-ils faire ? On ne sait pas.
Mais vous, vous les connaissez justement.
À quoi il aspire finalement, Édouard Philippe ? C'est un homme de droite ? Un homme du centre ? Mais c'est un homme de droite. C'est un homme de droite. C'est la droite qui a été incarnée par ce centre droit qu'avait porté Emmanuel Macron. Et de l'autre côté, nous avons, on va dire... Bon, alors, j'ai un peu changé, en fait, mon fils d'épaule. Parce que, est-ce que Gabriel Attal est réellement le centre-gauche ? Donc, c'est pour ça que la vraie question, c'est que veulent-ils faire ? Parce qu'aujourd'hui, on a moins d'un an des élections. S'ils pouvaient un peu dévoiler, nous partager leurs grandes orientations, ce serait quand même pas mal pour les Français.
Et c'est vrai que s'il y a un centre-droite
et un centre-gauche, par définition, il n'y a plus vraiment de centre, Pierre-Yves Martin. Quant au d'Amadou, elle dit, il est de droite. D'accord ou pas ? Il est, dans son parcours, oui, c'est un homme de droite. Ça, c'est une évidence et c'est vrai que sur Gabriel Attal, c'est compliqué de le positionner parce qu'il a des interventions qu'il positionnerait plutôt sur la partie droite mais il vient de la gauche républicaine. donc je pense que... Emmanuel Macron aussi ? Pardon ? Emmanuel Macron aussi ? Oui, tout à fait.
Mais je pense que ce sujet de programme politique que vous évoquez, lors de la dernière élection présidentielle, on n'a pas non plus eu le droit à une vraie séquence de partage, d'échange, de débat autour du projet politique. Déjà parce que Emmanuel Macron n'a pas jugé utile de porter un vrai projet... C'est-à-dire qu'il y avait la guerre et il était pris par ça. Non mais je ne suis pas... J'observe juste. Donc du coup, et c'est vrai que c'est dommage. Et ce qui est encore plus dommage, c'est que les communications qui sont faites autour des projets politiques sont ultra synthétiques. Donc du coup, on ne peut jamais rentrer dans les sujets.
Et pour les Français, c'est aussi compliqué d'aller récupérer, comprendre, identifier la bonne proposition de la moins bonne proposition. Une fois qu'on a dit ça, d'accord. Mais vous, expert, et c'est pour ça que vous êtes autour de la table, cher Vraie Voix, vous avez tendance à dire que c'est plus un candidat de droite républicaine et qu'il peut regrouper plus à droite plutôt qu'au centre. C'est la tendance qu'en dit Samuel Bauton. Édouard Philippe a toujours été un homme de droite et de la même manière que Gabriel Attal a toujours été un opportuniste. Qu'il ait commencé à gauche c'est une chose, mais aujourd'hui il est totalement à droite dans le règlement. Gabriel Attal ?
Gabriel Attal, oui. Non, il n'est pas totalement... Ne dites pas ça. Trouvez-moi un fil de gauche à tirer chez Gabriel Attal et je veux bien vous inviter à déjeuner mon cher Frédéric mais je ne pense pas que vous y arriviez. Je sais que vous allez essayer. J'ai des idées de restaurant en plus, allez-y. Tout ça pour dire, aujourd'hui Gabriel Attal il ratisse sur ce qu'il peut ratisser c'est-à-dire il y a les vestiges effectivement de En Marche et pour la petite anecdote ça ne lui a pris que 5 minutes pour récupérer tous les comptes Twitter, LinkedIn et Instagram qui étaient déjà au service d'Emmanuel Macron avant. Donc sa force de frappe elle est là, c'est le parti.
Qu'on me dise qu'En Marche est un parti du centre. Pourquoi pas ? Mais aujourd'hui comme on l'était il y a 10 ans on est dans un éclatement du monde politique qui est en train de se reconstituer. On arrive à resituer l'hémisphère droit, l'hémisphère gauche tout ce qu'on peut courir au centre. C'est pour ça que je vous pose la question parce que le centre c'est en fort tout un mon cher Frédéric. Aujourd'hui quand on veut passer pour modérer on dit le mot centriste
et le mot qui va derrière. J'ai envie de vous dire où est la droite et où est la gauche traditionnelle, les modérés
parce que moi je ne les trouve pas non plus. La droite traditionnelle aujourd'hui c'est Édouard Philippe celle qu'on a connue, le RPR et si j'étais taquin je vous dirais que même le RN pourrait postuler à ce qualificatif parce que je ne vois aujourd'hui aucune différence entre le discours qui est porté par le RN en 2026 que par le discours qui était porté par le RPR à la fin des années 80 et au début des années 90.
Donc c'est ce que je vous dis aussi quand il y a une recomposition du monde politique et qu'est-ce que réellement la droite aujourd'hui donc faute de mieux on a effectivement cette droite traditionnelle qui est incarnée par Édouard Philippe cette droite très dure donc vous dites le match pour choisir le bon candidat parce que c'est un peu notre question c'est Retaillot ou Édouard Philippe pour la droite et donc plus il a un désavantage c'est un JUPI c'est un JUPI ce ne va jamais au bout très bien vous en revanche vous y allez vous allez vraiment m'inviter au restaurant par contre je pense que Édouard Philippe est tout à fait légitime de par son image son positionnement pour aller séduire l'électorat purement centriste parce qu'il a je trouve qu'il a quand même réussi à constituer et faire vivre une image de sérieux alors peut-être un peu trop teinté techno mais il y a une image de sérieux et dans un monde politique où la radicalité prend de plus en plus le pas je trouve que c'est un argument pour l'électorat centriste réaction au 0826 300 300 Aurélien nous appelle d'Ivry sur scène dans le Val-de-Marne
et oui Ivry bien connu cet an dernier pour autre chose mais bref
vous savez que vous avez deux handballeurs sur le plateau Oda Madou ancienne handballeuse de haut niveau et moi même et j'ai commenté leur titre de champion de France donc il y a aussi ça à Ivry
on a une très belle équipe en effet
votre point de vue alors Édouard Philippe doit-il être le candidat de la droite républicaine pour vous ?
Alors déjà première question que je poserai est-il de droite ? Et je ne suis pas tout à fait d'accord avec vos invités parce que selon moi il se prétend être de droite en effet c'est un JUP c'est aussi quelqu'un qui a été très proche de De Villepin dans son cabinet notamment mais est-ce que De Villepin était de droite ?
Et je ne suis pas sûr et un de vos invités a dit tout à l'heure qu'il était du centre et je pense que sincèrement il représente le centre selon moi et absolument pas à la droite d'ailleurs une de vos invités a dit également quels sont ces projets et ces propositions alors les français n'attendent pas un catalogue parce que ce que nous font aujourd'hui les candidats et il y en a l'intériel et je pense que plus ça va plus on en aura ils viennent avec un catalogue c'est pas ça qu'on veut c'est un projet quelle trajectoire veut-on pour la France ?
On a plein de soucis de tout bord moi je suis chef d'entreprise aujourd'hui les carnets de commun sautent en berne sautent en baisse on a plein d'entreprises qui ferment boutique qu'est-ce qu'ils proposent pour les entreprises pour gagner enfin c'est les entreprises qui créent de la richesse c'est pas l'État et dans tout ce qu'on a entendu et pour moi selon moi son plus grand son plus grand défaut si je puis dire ça comme ça c'est qu'il a un passif et pas n'importe quel c'est qu'il est macroniste et qu'il a été le premier premier ministre de Macron et il a quand même mis en oeuvre un certain nombre de choses alors on me dit oui mais il n'était pas tout à fait d'accord en attendant il est resté trois temps il a quand même suivi tout ce qu'il disait
mais sur la partie qui n'était pas la plus critiquable des dix années de présidence d'Emmanuel Macron c'est très intéressant Aurélien ce que vous dites parce qu'on a écouté nos trois vraies voix vous avez apporté votre point de vue et j'ai l'impression qu'après avoir posé la question on a encore moins de réponses qu'avant au moment de le poser Aude Amadou alors candidat très rapidement Aude il va falloir conclure Edouard Philippe doit-il être le candidat 1 2 de la droite républicaine 3 du centre
moi j'ai pas de prétention à choisir c'est à dire qu'à un moment il faut aussi que chacun prenne ses responsabilités je pense que ça va être réellement une élection de courage avoir du courage de se retirer de rester et pour moi Edouard Philippe est quand même quelqu'un qui incarne la droite la droite républicaine la droite modérée moi j'appelle plutôt modérée que républicaine c'est noté merci
d'avoir été nombreux à réagir pour cette question je vois Quentin Saunier est-ce qu'on a le résultat de la consultation sur la chaîne Youtube qu'ont dit les auditeurs de Sud Radio
et bien écoutez là le constat est sans appel ils disent non à 92% non Edouard Philippe ne doit pas être le candidat de la droite républicaine beaucoup de réactions également qui accompagnent ce sondage on a Amad qui dit oui je trouve qu'il représente bien ce qu'est la droite dans le pays à savoir une mauvaise blague et on a Guilou qui s'offusque carrément Edouard Philippe n'est pas de droite
bon voilà c'est à dire qu'on a posé la question et on vient de ne pas y répondre puisqu'on est incapable de savoir ainsi va le débat et c'est ça qui est passionnant dans un instant le tour de table de nos vrais voix avec chacun leur gros sujet d'actualité
Édouard Philippe