Manger c'est voter en Savoie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour à tous bienvenue à manger c'est voté sur le bord du lac du Bourget entrée Aix-les-Bains et Chambéry dans cette belle Savoie ensoleillée en cette mi-journée en revanche ce matin au petit matin lever du jour autre ambiance météo [Musique] ce matin manger ses beautés et en savoir petit rendez-vous matinal avec Cédric Vial le sénateur LR de ce beau pays de Savoie qui m'attend quelque part par la ah oui je le vois bonjour monsieur sénateur bonjour merci de m'accueillir la fraîche ce matin bienvenue c'est matinal mais c'est beau ça valait le coup de monter ici voilà vous êtes au cœur du massif de la Chartreuse c'est un petit massif qui est à cheval sur l'hiver et la Savoie alors vous vous êtes fatigué ça c'est chez vous là les échelles les échelles voilà qui est un petit bourgade rurale ancien chef-lieu de canton il est vrai que c'est sa voix qui est un peu méconnue parce que quand on pense savoir on pense sport d'hiver c'est la première destination en termes de sports d'hiver au monde la Savoie avec les plus les plus belles stations les plus grandes stations on a de la moyenne montagne comme ici que la Chartreuse plus vallonnée avec les Bauges qui sont au-dessus de Chambéry on a une partie urbaine et puis on a aussi des quelques territoires très ruraux la banque c'est un territoire vraiment rural typique j'allais dire entre pleine et moyennes aujourd'hui vous êtes sénateur après avoir été maire des échelles ou quand vous êtes natif qu'est-ce qui vous a donné la fibre j'étais pas du tout destiné à faire la politique entre guillemets j'étais un scientifique moi de formation et j'avais cette mentalité scientifique je suis devenu adjoint au maire à 22 ans parce que tu es impliqué j'avais envie de faire bouger les choses dans ma commune et à l'époque la raison d'engagement c'était la défense de la ruralité des petites communes ça me semblait être un des sujets les plus importants qu'on était en train de vivre cette désertification dans nos valises cette dévitalisation des territoires et donc j'y suis allé un peu comme comme un cri quoi pour dire voilà il faut si personne le dit il faut quelqu'un le dise ça tombe bien pour manger c'est beauté c'est même tout à fait indiqué est-ce que vous m'emmèneriez à la visite de votre Savoie c'est de savoir agraire et à la visite de des producteurs que l'on va rencontrer toute la journée avec grand plaisir [Musique] nous voilà partis sur les routes de Savoie avec mon gscautés à la découverte du miel et des abeilles en haute montagne puis nous découvrirons le lait le fromage et les vaches tarentaises qui le font avant de voir des enfants des lycéens heureux de leur cantine scolaire mais tout de suite à leur rendre visite à Florian et Nathalie des maraîchers de la vallée de l'Isère qui ont connu il y a quelques jours une vraie catastrophe climatique vous m'emmener au potager c'est ça voilà on est à Grésy-sur-Isère chez Florian Chupin qui est un jeune maraîcher qui a qui a monté son affaire récemment qui s'appelle la fin des haricots et exploitation qui a malheureusement jamais si bien porté son nom parce qu'ils ont été victimes là il y a quelques jours d'un épisode de grêle assez assez important bonjour bonjour Florian bonjour bonjour madame je retiens la gapette parce que ça c'est un petit peu calmé momentanément j'imagine en revanche vous les intempéries là elles ont vraiment causé énormément de dégâts sont des choux là qu'on voit des choux-fleurs à la base c'était des choux-fleurs la grêle est passé dimanche ça durait 15 minutes pourtant une feuille de chou c'est résistant jusqu'à un certain point d'habitude c'est souvent pour éviter le monde prédateur mais ça même déchiré les voiles ça ça doit vous désolé vous êtes sur votre votre terroir et voyez des gens qui souffrent et des de la belle production bio maraîchère qui souffrent aussi ces terrifiant quoi il y a un côté désolant quand on imagine le travail que ça doit être de faire tout ça et de voir quand en un quart d'heure c'est tout le travail qui est votre un très dur moralement dur financièrement et puis on a des épisodes qui sont de plus en plus récurrents avec nous une viticulture et du maraîchage qui est très sensible à ces aléas qui sont de plus en plus fréquents et puis des problèmes assurantiels j'imagine j'imagine que vous n'êtes pas assuré ou le plein champ quand j'ai débuté ça existait l'assurance plein champ n'existait pas ils m'ont dit et puis là maintenant ça vaut pour une petite exploitation c'est pas c'est pas possible d'ailleurs le Sénat a voté une loi pour justement permettre de pouvoir assurer ce type de récolte puisque c'est des récoltes qui sont dites assurables mais l'assurance est trop cher pour les pour les agriculteurs donc sauf que maintenant on a tout ce qu'on veut tout le temps et très rapidement à bas coût du coup répercuter non c'est pas possible c'est quand on est dans l'inflation importante c'est difficile d'expliquer en plus qu'il va falloir augmenter les prix pour intégrer du risque etc mais c'est l'équation qui est quasiment impossible à résoudre à laquelle on est confronté en ce moment on va jeter un coup d'œil aux salades ensemble [Musique] c'est terrible parce qu'on a l'impression de voir désolé de faire le comparatif mais une sorte de bombardement climatique quoi la grêle ça cause des dégâts terribles en fait c'est comme un animal qui aurait pris une volée de plomb quoi c'est ça c'est ça ça crée des traumatismes sur la sur la salade mais là vous allez pouvoir récupérer quelque chose toute foutu à 100% là c'est partout celle du voisin elles sont mais elles vont mais ouais non non là c'est tout je vois que vous avez encore le sourire je pense que votre cœur est gros quand même il faut il faut sinon on arrête tout on plie bagages il faut bien les images resteront et je suis sûr qu'elles sont regardées et que vous aurez même des témoignages d'affection courage courage et merci on va on va repartir par là monsieur le sénateur [Musique] c'est fou hein quand on voit maintenant le soleil on disait chez le maraîcher le temps change vite en montagne s'en est l'illustration je suis encore tout retourné de de l'état de son jardin on va où là maintenant je crois qu'on retourne en ville alors maintenant oui on va à Chambéry on va au lycée Monge qui est un gros lycée de centre-ville lycée général technique et technologique [Musique] c'est un beau lycée ici bonjour bonjour merci de nous accueillir Cholet et qui la chef et Grégory Jean qui est le gestionnaire de l'établissement ici ça a très belle établissement je veux dire on sent que c'est spacieux alors l'espace il est grand mais quand on a nos 950 élèves on le voit plus bien est-ce qu'on peut aller visiter votre cuisine bah écoutez avec plaisir je vous laisse passer on y va le sénateur allez-y [Musique] combien de personnes on brigade ici Marie-Laure bonjour mesdames messieurs bonjour Qu'est-ce qui se prépare là une croziflette Reblochon et alors qu'est-ce que je vois sur la table des reblochons fermiers non mais le fermier c'est cher Grégory alors oui effectivement c'est un produit qui est plus cher que le champ laitier mais on dispose d'un d'un système en région Auvergne Rhône-Alpes et cette plateforme d'achat en fait elle fait du sourcing auprès des producteurs locaux ce qui nous permet de pouvoir acheter des produits locaux c'est vraiment une aide qui est apportée à votre à votre travail quotidien tout à fait le service de restauration du lycée Monge c'est pas loin de 500.000 euros de recettes par an à recettes payées par les familles pour consommer Europa au prix de 4,20 ce qui est très raisonnable dans le contexte que nous vivons actuellement pour moi c'est une sécurité en fait de gestion puisque là en fait il y a un service à la région qui met à jour les prix en permanence et alors autour d'ici comme autour de tous les il y a beaucoup de d'établissements de snacking de fast food qui se sont positionnés et ça devient comment attraper nos jeunes vous avez une réponse à ça ici nous avons réfléchi il y a déjà quelques années à proposer une formule à emporter avec des produits on pourrait retrouver un jour une croziflette à emporter un jour ça peut être sandwich un jour ça peut être box un jour ça peut être salade je vais vous poser la question qui fâche est-ce que vous faites des burgers du coup je fais des burgers je fais des burgers maison et toute l'offre qui est en café teria en snacking et faite maison oh la belle crosiflette ça sent bon c'est le meilleur moment de l'émission C'est quand on met la fourchette dans l'assiette [Musique] bonjour messieurs bonjour Vincent attention avec faut que je m'équipe moi aussi au delà de cette barrière l'équipement est requis [Musique] [Applaudissements] [Musique] Anthony je suis désolé je suis venu seul comme vous voyez parce que Monsieur sénateur a dû rester à l'école et là on a combien de ruches autour de autour de ce terrain là on a 25 ruches de production sont des multitudes d'éléments cubiques dans ces deux éléments cubiques on a le ce qu'on appelle le yakuvin c'est là que je trouve la reine avec avec les larves enfin les futurs on va contenir la reine sur la partie basse et puis à partir de ces éléments ce seront du remplissage de miel là on a une hausse de miel donc ça c'est là il est operculé donc le miel qui est contenu dans les alvéoles sous bouchon de cire et mur et donc en dessous on aurait des rayons aussi c'est ça donc là extraordinaire on aura le couvain d'ailleurs on voit que c'est pas du tout la même couleur on cherche la reine on cherche la reine amusons-nous pendant 5 ans de vie ouf alors en saison en saison de production comme là du mois de du mois d'avril au mois de juillet elle va être entre 3 et 4000 euros par jour elle aura qu'une période d'accouplement qui va lui permettre de pondre de féconder ses œufs tout au long de sa vie quand on dit Savoie les gens ils pensent Parc de la Vanoise les fleurs dans les champs les fleurs de printemps les prairies d'alpage la réalité est un peu différente en zone cultivée et zone d'élevage surtout non on est on est sur une zone arboricole avec beaucoup de culture de pommiers poiriers et quand on sait que le parcours phytosanitaire du premier Poirier et aussi conséquent que celui de la vigne ça veut dire que les voisins quand ils font du des traitements phytos ça peut perturber énormément il y a un truc que je me demandais c'est une terre d'élevage évidemment et notamment pour le lait mais la vache n'est pas l'ami de l'abeille en tout cas pas l'ami de l'apiculteur pourquoi parce que la pratique d'élevage des bovins requiert de la part des agriculteurs de faucher l'herbe avant sa maturité ce qui me donne permettra pas aux fleurs d'arriver à terme de leur floraison et donc de grainer et de se ressemer pour l'année suivante avant on avait du saint-fouin on avait des cyrs on avait des scabieuses on avait fait toute une toute un ensemble de fleurs de prairie qu'on trouve de moins en moins parce que c'est pas cette pratique de fauche ne permet plus la reproduction de la fleur l'abeille c'est un peu un lanceur d'alerte en matière de de dérèglement climatique est-ce que vous vous avez l'impression d'être mieux entendu qu'il y a 10 ans ou effectivement l'abeille a un rôle de sentinelle de l'environnement on a des zones des zones sinistrées dans le monde comme la vallée du chichuan en Chine ou ils en sont à employer des gens pour aller polliniser au pinceau des cerisiers et des fruitiers parce qu'il y a plus de pollinisateurs naturels et qu'il faut le faire manuellement est-ce qu'on peut aller voir l'extraction parce que on en parle on en parle mais j'aimerais bien mettre le doigt dedans et goûter et le gourmand s'exprime [Musique] et voilà la miellerie Vincent bonjour Sandra c'est ça [Musique] je vais me faire un petit plaisir c'est à dire récupérer un petit morceau de rayon parce que ça c'est le chewing-gum au miel arrivé ça [Musique] c'est beau le savoir j'étais en train d'admirer les montagnes sur les abords du lac du Bourget à redescendant de mes rucher c'est un temps m'a donné rendez-vous un petit peu plus loin du côté de Chambéry au lycée agricole de Renac [Musique] hello me revoilà re-bonjour messieurs bonjour David Jouve proviseur de l'établissement Rénac et Benoît Girard le responsable de l'exploitation bonjour Avec ces filles voilà apparemment les tarines elles sont belles elles ont des yeux un peu ourlet comme les jerseyez protection contre le soleil en altitude elles sont très douces elles sont douces les vaches laitières quand elles ont l'habitude d'être d'être manipulés d'être approché par les hommes et notamment dans l'école c'est aussi un nous enjeu c'est d'élever des animaux qui soient dociles seul sénateur on est sur la commune de La Motte-Servolex c'est une commune particulière dans la dans on va dire la couronne de Chambéry qui a la particularité d'être aussi la commune la plus agricole du département et donc il y a à la fois domaine forestier un domaine agricole important et beaucoup d'exploitations et une partie très urbaine du coup avec ce côté moitié moitié rural dans vos élèves au lycée agricole vous devez avoir pas mal de gamins de la ville ce qu'il faut savoir aujourd'hui c'est que on forme de moins en moins de fils d'agriculteurs et de plus en plus de jeunes urbains on a les sportifs de la filière ski que ça soit le nordique ou l'alpin quel rapport entre le lycée agricole et le sport de haut niveau j'ai pas compris là on a besoin de double actifs parce que en montagne l'agriculture est particulière elle est difficile en hiver elle est même parfois parfois impossible et donc on a besoin de cette double activité entre l'activité ski et beaucoup de moniteurs qui sont aussi agriculteurs et c'est ce qui permet à la fois d'avoir cette activité touristique en hiver et puis d'avoir une agriculture qui soit maintenue de le reste de l'année en montagne dites moi comment ça fonctionne une ferme de lycée agricole surtout dans l'exploitation laitière puisque vous fabriquez du fromage ici on a des travaux qui sont emblématiques c'est la traite le soin des animaux matin et soir et puis il y a réappropriation des références techniques et économiques de la ferme c'est-à-dire le compte d'exploitation la technique agronomique l'agroécologie si on veut poursuivre la production laitière sur nos territoires il faut qu'on ait des jeunes qui puisse avoir une vie et il nous le disent ils veulent faire ce métier ils savent qu'il est exigeant mais pas n'importe quel prix et la mécanisation elle a 7 intérêt là elle a un deuxième intérêt c'est qu'elle rend mixte le métier on a souvent jeanré le métier parce que il y avait de la pénibilité il y avait du travail physique aujourd'hui les agro-équipements qu'on utilise ils permettent à n'importe quelle personne à faire ce métier là donc c'est plutôt un progrès à progrès social un progrès technique qui a du sens je crois que j'ai une touche oui là je pense que vous avez une amoureuse monsieur le sénateur là [Musique] alors évidemment Tarantaise on pense beau fort c'est pas très loin pas seulement on pense fromage évidemment et d'ailleurs là on va voir un jeune affineur Eric main qui a réutilisé les anciennes poudrières dans la montagne il fait un petit peu frisquet là on commence à rentrer dans la montagne mais c'est long dans le tunnel il fait presque une centaine de mètres à peu près sous la montagne quoi vous venez directement dans la montagne [Musique] bonjour bonjour ça va en train de brosser ces fromages sous la montagne là voilà là on est à peu près à 65 mètres ce qui fait qu'en fait ça calme on est tellement isolé que toute l'année quelle que soit la température extérieure il fait environ 12 degrés et demi et une hygrométrie quasiment à saturation autour des 95% et avant qu'il y ait du fromage c'était une poudrière c'est à dire qu'on stockeait quoi alors voilà après-guerre ça a été creusé assez rapidement et ils ont stocké des bâtons de dynamite et après ça a été inutilisé pendant des années donc si je comprends bien la dynamite s'affine comme le fromage 12 degrés et humilités [Musique] donc là ce sont des raclettes ici on a des petites pâtes cuites de brebis là en dessous on a des beaux forts qui sont en cours d'affinage ça c'est l'objet donc ça c'est la sonde on sonne on sonne voilà on voit qu'à peu près le son identique partout si ça résonne si ça fait Bang Bang c'est bon si ça fait tape tape c'est qu'il y a du petit fente qui est en train de se créer et c'est un signe pour nous en tant qu'affineur de se dire il faut le vendre maintenant il va pas pouvoir vieillir bien longtemps donc je prélève comme ça en travers dans la croûte je sors comme ça vous voyez qu'on a une super belle pâte jaune je vais sortir cette petite carotte et je vais vous la plus colle un peu voilà crémeux ça serait pas être trop mal c'est fou là on est déjà hein on continue la visite [Musique] comment va le marché du fromage fermier on a assez peu souffert du confinement parce que les gens étaient soit à la maison soit en télétravail ils allaient consommer dans les petites boutiques de proximité là c'est peut-être un petit peu plus dur depuis quelques semaines mais voilà on n'est pas inquiet du tout il y a une particularité aussi en savoir c'est beaucoup de débouchés en montagne donc cet hiver on a pu ouvrir les stations ce qui avait pas été le cas à l'année dernière et aussi bien pour les 25 voix que pour le fromage c'est aussi une manière de à la fois de faire connaître nos productions mais aussi de les écouler ça fait partie de l'expérience des sports d'hiver que de se nourrir de fromage vous avez combien de producteurs vous travaillez combien de producteurs 80 producteurs fermés sur les deux départements principalement des gens qui sont sur les massifs et les parties alpages mais aussi des gens qui sont en vallées bien sûr 80 c'est beaucoup parce que souvent on prend pas la totalité de la production du producteur ça permet à tous d'avoir je sais pas 15-20 % de la production et ça nous permet d'avoir des relations saines et équilibrées de pas être dépendant les uns des autres qui gardent plusieurs CIR la distribution eux à côté gardent leur vente à faire ils peuvent vendre aux restaurateurs à côté aux épiceries merci à vous c'est très gentil merci ok à bientôt au revoir DRIC on a tout ce qu'il faut comme fromage dans le coffre j'ai eu chargé un tout petit peu en revanche il manque quand même quelque chose à boire avec en savoir vous avez la chance d'avoir ce qu'il faut quand même en matière de vin on se dirige vers Chignin comme une viticole de Savoie où on fait le fameux chignon Bergeron et on va voir Annick et Pascal Quenard qui sont producteurs en bio justement de chiens et on aura peut-être un peu de monde 2 [Musique] bonjour monsieur connard alors vous vous êtes vignerons de toujours né dans une famille de vignerons je suis au moins la cinquième génération j'ai encore des vignes que je travaille qui ont été plantées par mon arrière-grand-père en 1903 et alors vous êtes né à une époque où les 25 voix ils avaient pas tellement beau au chapitre c'est vrai qu'il avait une mauvaise réputation il y avait déjà des très bons vins de Savoie sauf que ce qu'on buvait forcément en station c'était pas pas forcément les meilleurs imd20 qu'on pensait être des vins de Savoie qui était des vins blancs de différentes pays de la Communauté européenne avec une marmotte dessus tu vois comme ça alors on est au pied des deux tours enfin celle là en tout cas c'est c'est quoi c'est des choucas des tours exactement parce que si ils vivent dans une tour c'est des chocs et vous vous avez fait un choix vous avez fait le choix d'être en bio oui ce qui est pas le cas de tout le monde loin de là pas encore mais ça va venir c'est en train de venir mais ici quand même les conditions climatiques sont pas évidentes et on sait que le principal frein je dirais au bio c'est l'humidité notamment l'unité stagnante avec toutes les maladies cryptogamiques qui peuvent s'en suivre comment vous passez entre les gouttes j'ai envie de dire vous on est sur des sols qui sont très drainants donc ici il y a pas il y a pas de l'humidité stagnante il y a plus des sauces matin pendant la nuit là c'est complètement c'est complètement sec dans toute sauce est barrée en fait les gens ont vraiment une image de la Savoie de la neige en fait il vient là au mois de février il y a de la neige machin mais ici c'est le sénateur le sait bien les gens ont des effets qui sont très chauds qui c'est sec vous avez vraiment vu le changement climatique on le voit vraiment depuis je dirais depuis 5 ans à peu près 5 6 ans moi ça fait 40 ans que je suis je bosse j'ai jamais eu comme si j'avais fait un truc comme ça quoi là les vendanges avant ont commencé première quinzaine d'octobre maintenant on commence premier de Charlemagne de septembre il y aura quasiment un mois de décalage en 30 ou 40 ans aujourd'hui il y a clairement une politique du gouvernement qui voudrait nous amener une transition écologique bon même vous si vous n'êtes pas dans la majorité présidentielle ce sont des mesures que tout le monde doit approuver au moment de voter les lois non se préoccuper l'environnement tout le monde est favorable et il faut faire attention à ce que on accélère pas finalement un phénomène que l'on craint quand on impose des normes et des contraintes supplémentaires à nos agriculteurs mais c'est vrai aussi pour l'industrie et qu'on accepte dans le même temps d'importer des produits par d'autres agriculteurs donc qui viennent d'autres pays qui n'ont pas les mêmes contraintes c'est le cas pour le bio effectivement le bio c'est c'est une démarche qui est vertueuse mais si on met le bio forcément en avant et qu'on est on n'a pas les capacité de production en France on apporte du Bio qui a l'étiquette bio mais qui va venir d'Amérique du Sud qui va venir de l'autre bout de la planète avec un bilan carbone qui sera peut-être bien pire que de l'agriculture raisonnée qu'on peut qu'on peut faire en France on a intérêt je pense à travailler différemment à relocaliser à travailler plus proprement et moi je fais partie de ceux qui sont pas pour une décroissance mais mais qui sont pour une croissance compatible avec le respect de l'environnement je crois aussi c'est ma vision je pense qu'on a été habitué à pas payer la vraie valeur des choses j'ai porté les patates sans passer j'ai croisé comme ça coûtait quand je vois 0,80 un kilo de patates c'est juste impossible enfin j'aime beaucoup le titre de cette émission manger c'est voter la base quand même c'est déjà de manger quoi moi des fois j'entends les gens gueuler disent que la nourriture est trop cher surtout quand elle est bio machin mais par contre j'entends jamais personne dire qu'il y a un iPhone à 800 balles c'est trop cher quoi qu'est-ce qui est le plus important le budget des ménages aujourd'hui pour la bouffe je crois qu'il est 15% et les gens se nourrissaient bien quoi à la fois la crise du covid la crise internationale qu'on est en train de vivre on fait prendre conscience je pense à beaucoup de gens que un pays ne peut pas être complètement libre s'il n'est pas souverain souveraineté énergétique souveraineté de la défense sanitaire et souveraineté agricole bon c'est on a pas mal parlé au soleil et ça donne sacrément en soi je sais pas si vous êtes d'accord mais ce chien Bergeron là on l'a toujours pas goûté parce que la vigne n'est pas prête mais je suppose qu'il y a quelques quelques modération bien sûr même s'il y a pas beaucoup d'alcool dedans votre prénom c'est alors je vous salue Annick bien bien merci de nous accueillir [Musique] on sent vraiment cette épaisseur cette texture ample généreuse ça n'empatte pas la bouche c'est très important bio donc ça peut pas faire de mal tout à fait ça va faire que du bien ça élève l'esprit je suis assez fier de ces pages là particulièrement et je suis un Bergeron pour un modeste élus savoyard quand je rencontre mes collègues de région viticole etc j'ai pas honte de leur servir un chignon Bergeron aujourd'hui bon allez on retrac on va finir par fêter les Verts merci beaucoup et merci à vous de nous suivre sur manger c'est voté on se retrouve très vite sur Public Sénat [Musique]
Cédric Vial