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interviewLCP - Assemblée nationale· 18 mai 2026 62 min

Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise | LCP, Lundi C'est Politique

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

L'économie française en berne, les prix à la consommation augmentent, le chômage repart à la hausse, la situation au Moyen-Orient n'y est pas étrangère. Du carburant pour les oppositions à un an de la présidentielle, du côté de la France insoumise, l'idée de bloquer les prix de l'essence et du gazole reste à l'ordre du jour. Mais sur l'emploi, quelles sont les propositions nouvelles éventuellement du parti de Jean-Luc Mélenchon ? Faut-il aller plus loin que l'augmentation du SMIC ? Le pouvoir d'achat, le travail vont être plus que jamais au cœur des débats dans les mois qui viennent.

Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, députée du Val-de-Marne, est l'invité de LCP, l'Indice et Politique. Bonsoir et merci d'être fidèle au rendez-vous de l'Indice et Politique sur LCP. Bonsoir Mathilde Panot. Merci avec nous sur ce plateau. Face à vous pour vous interroger ce soir, Hervé Gatienio pour Radio Classique. Bonsoir Hervé. Bonsoir Stéphanie. Stéphanie Lépierre pour LCP. Bonsoir Rémi. Rémi Clément pour Challenge, sans oublier Hugo Couturier. Bonsoir. Hugo au perchoir, la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale, sur laquelle les gens qui nous regardent en direct peuvent agir. Pour vous interpeller, vous poser des questions.

Puis en fin d'émission, nous recevrons face à vous Alain Fontaine. Je ne sais pas si vous le connaissez. Il est président de l'Association française des maîtres restaurateurs. Et l'arrivée en masse de nouveaux types de restaurants, les Crousties par exemple, dans... Je donne ça par exemple, hein. Par exemple. En Seine-Saint-Denis, fait débat. Et ce n'est pas seulement une question de goût. On le verra. Gérald Darmanin est en Algérie, troisième ministre à faire le déplacement depuis le début de l'année, après des mois de tensions entre la France et l'Algérie. Notamment le bras de fer autour des ressortissants sous OQTF que l'Algérie refusait de retrouver sur son territoire.

Il y a aussi eu la question du Sahara occidental. La France soutient le Maroc dans sa volonté d'administrer ce territoire. C'est ajouté l'incarcération de Christophe Gleiz en mai 2024. Le journaliste sportif a été condamné à 7 ans de prison pour apologie du terrorisme. Qu'est-ce que vous attendez, vous, Mathilde Panot, de ce voyage de Gérald Darmanin en Algérie ?

2:00
Invité

Alors, monsieur Letellier, si vous me permettez, je veux juste dire un petit mot d'hommage à Offer Braunstein, dont on vient d'apprendre la disparition, qui était une voix très importante franco-israélienne, notamment contre le génocide du peuple palestinien. Et donc, je veux commencer par lui rendre hommage, si vous me le permettez, dans un moment où il va avoir une pensée pour le peuple palestinien très forte, et pour sa voix, qui était une voix qui va beaucoup nous manquer. – Je reviens à ma question, ça va vous aider.

2:28
Présentateur

Qu'est-ce que vous attendez du voyage de Gérald Darmanin en Algérie ?

2:32
Invité

– D'abord, ce que j'attends de ce voyage en Algérie, c'est qu'on tourne définitivement la page du désastre de la gestion calamiteuse et dangereuse qu'avait Bruno Rotaillot d'avoir une relation de plus en plus tendue avec l'Algérie.

2:46
Présentateur

– Les maboules, comme avait dit Emmanuel Macron.

2:48
Invité

– Comment ?

2:48
Présentateur

– Les maboules, comme a dit Emmanuel Macron.

2:49
Invité

– Oui, vous avez eu une manière de gérer la relation avec l'Algérie, qui je le rappelle est un pays indépendant, qui a eu une longue histoire, y compris douloureuse, avec la France, et qui est un pays avec lequel nous devons construire une relation respectueuse, une relation apaisée, et j'espère que dans ce voyage aussi, l'Algérie comprendra que c'est une priorité diplomatique pour la France que d'obtenir la libération de Christophe Gleize, ce journaliste qui est emprisonné de vous parler à l'instant.

3:17
Présentateur

– Gérald Darmanin, c'est le ministre de la Justice. Lui, il va aussi en Algérie pour espérer une collaboration de l'Algérie dans la lutte contre les trafiquants de drogue, en particulier ceux des aides-mafias qui sévissent à Marseille et dans la région. Vous le soutenez sur ce point ?

3:28
Invité

– Je crois que oui, on peut avoir des coopérations avec les pays de la Méditerranée tant qu'elles sont, encore une fois, respectueuses et qu'elles sortent d'une forme de colonialisme qu'on a vu beaucoup avec beaucoup de pays africains. Je pense à Emmanuel Macron lorsqu'il se déplaçait au Burkina Faso, qui disait du président burkinabé qu'il était sans doute parti réparer la clim. Et je pense à la scène que nous avons vue récemment au Kenya, où vous avez Emmanuel Macron qui sermonne toute une salle dans un style qui, je crois, nous met mal à l'aise et nous met mal à l'aise dans les relations respectueuses

3:59
Présentateur

– Je reviens à l'Algérie et à la lutte contre les trafics de drogue. Il faut que l'Algérie collabore avec la France sur la lutte contre les narcotrafics ?

4:07
Invité

– Je vais le dire différemment. Il faut qu'on construise des coopérations dans à la fois la lutte contre les trafics de drogue, d'êtres humains, d'herbes, d'armes, mais aussi pour les grands défis dont on parle beaucoup moins, M. Le Tellier, et qui pourtant sont des défis qui nous intéressent particulièrement, nous qui sommes dans le bassin méditerranéen, notamment sur les grands défis écologiques, puisque je rappelle que la mer Méditerranée est une des mers qui se réchauffe le plus vite dans le monde et que nous avons là aussi des coopérations à construire avec les pays du bassin méditerranéen.

4:37
Présentateur

– En tout cas, ce voyage n'est pas du goût de tout le monde, notamment de votre collègue député et reine Laurent Jacobelli.

4:43
Intervenant

– Ça fait des années que le président de la République fait l'aplaventrisme, met un genou à terre, que nos ministres vont battre leurs coulpes à Alger. Qu'est-ce qui se passe ? Eh bien à chaque fois, le président Tebboum a des propos encore plus durs pour la France. Arrêtons la diplomatie de la courbette, essayons la diplomatie de la fermeté. En général, ça marche.

5:07
Présentateur

– Alors Laurent Jacobelli vise notamment des moments de l'histoire. Il se trouve que la semaine dernière, la France a appelé à regarder l'histoire en face en commémorant le massacre de Sétif du 8 mai 1945 qui avait fait 45 000 morts selon Alger, moins selon la France. Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce que vous attendez d'autres gestes symboliques ?

5:24
Invité

– Oui, je pense que la France doit reconnaître comme un massacre d'État ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 dans notre pays où des Algériens ont été noyés dans la Seine. Donc il est effectivement important qu'on se rappelle de l'autre 8 mai 1945. Et je ne suis pas étonnée d'entendre l'extrême droite parler ainsi car je rappelle qu'en octobre, il s'est passé quelque chose d'extrêmement grave dans notre Assemblée où pour la première fois dans une niche parlementaire, le Rassemblement national a eu une victoire. C'était la première fois. Et cette victoire a eu lieu justement sur les accords de 1968. – Pour les dénoncer.

– Pour les dénoncer, avec du coup une partie de la droite et une partie même de la Macronie, c'est-à-dire Horizon, qui ont voté en faveur de ce texte et qui ont permis à ce texte d'être adopté. Alors c'est un texte qui est symbolique, c'est une résolution, mais je crois que le signal qui est envoyé est extrêmement mauvais.

6:14
Présentateur

– Alors justement, il faut maintenir ces accords ? Il ne faut pas les toucher ? Il faut pas les revoir ? Parce qu'ils datent quand même d'un bout de temps quand même.

6:20
Invité

– Oui, ils ont été renégociés trois fois. Je tiens à dire quand même qu'ils ont été largement vidés de leur substance, mais oui, bien sûr qu'il faut les garder. – En l'état. – Là où je disais que je ne suis pas étonnée, non, on peut même les améliorer, enfin bon, mais là où je ne suis pas étonnée de ce que fait l'extrême droite, c'est peut-être, vous en rappelez-vous, mais en 2022, celui qui était le doyen de notre Assemblée, et lorsque nous nous installons, c'est le doyen de notre Assemblée qui préside l'Assemblée nationale. Et il avait fait un hommage à l'OAS. Donc ces gens-là sont nostalgiques de l'Algérie française.

Ces gens-là vivent dans l'idée qu'il faudrait refaire la guerre à l'Algérie. Eh bien, nous ne serons jamais d'accord avec cela. – En même temps. – Et ils nous trouveront toujours sur leur chemin.

6:55
Présentateur

– En même temps, si vous considérez qu'aujourd'hui, l'Algérie est un pays comme un autre, pourquoi garder des accords spécifiques ? 60 ans après.

7:00
Invité

– Eh bien, parce que peut-être nous avons 4 millions de binationaux, parce que nous avons des familles qui sont intriquées, parce que nous avons une histoire commune et aussi douloureuse soit-elle, nous avons une histoire commune et que donc cela justifie d'avoir des accords qui peuvent pèler…

7:13
Présentateur

– Un traitement à part pour l'Algérie, en fait, ça veut dire.

7:18
Invité

– Non, ça ne me frappe pas. – Non, ça ne me frappe pas. C'est issu d'une longue histoire et je crois que vu ce qui reste dans les accords aujourd'hui, contrairement à ce qui est expliqué partout, ça ne permet pas d'aller et venir comme on veut, mais ça permet d'être le fruit de l'histoire et je crois que vu l'intrication des familles qu'il y a et des liens qu'il y a entre l'Algérie et la France, eh bien, je crois que c'est une bonne chose que de garder ces liens et de continuer à construire des liens entre le peuple français et le peuple algérien.

7:47
Présentateur

– Et ces accords en l'occurrence. – Exactement. – Les ministres des Finances du G7 sont réunis à Paris aujourd'hui et demain, à l'ordre du jour, bien sûr, les répercussions du conflit au Moyen-Orient et les conséquences économiques de la guerre. En premier lieu, le blocage du Détroit-Dormuz, lieu de transit pour les hydrocarbures et les engrais. Le ministre de l'Économie, force invitante, Roland Escur, espère une coopération plus grande entre pays les plus riches.

8:09
Intervenant

– Je pense qu'aujourd'hui, on va montrer que le multilatéralisme, c'est utile et que ça fonctionne. On fait face à des défis majeurs, la guerre au Proche-Orient, évidemment, les déséquilibres multilatéraux qui sont aujourd'hui insoutenables, les enjeux de terres rares, de matériaux critiques, les enjeux d'aide au développement.

8:27
Présentateur

– Mathilde Panot, vous entendez ce qu'a dit Laurent Escur, ça fait quand même trois mois bientôt que la guerre contre l'Iran a été déclenchée, avec les conséquences économiques, je le disais, qu'on connaît, et on va y revenir très largement. Et ça, ça va peser dans la prochaine campagne présidentielle ?

8:40
Invité

– Bien sûr, bien sûr, mais moi je veux quand même commencer par dire que ça ne tombe pas du ciel tout ça. Parce qu'on a l'air de dire, parfois, alors dans des déclarations guerrières, il faudrait libérer le détroit d'Hormuz. Mais pourquoi le détroit d'Hormuz est-il bloqué ? D'abord parce que Trump et Netanyahou ont déclenché une guerre illégale contre l'Iran, aujourd'hui contre le Liban, contre le peuple palestinien, ce qui continue. Donc la première des choses à faire pour libérer le détroit d'Hormuz, c'est la paix. C'est d'imposer la fin de cette guerre illégale.

9:09
Présentateur

– Les conséquences économiques, elles sont au long cours. Donc ça va être la toile de fond de la prochaine présidentielle ?

9:14
Invité

– Je pense que oui, que ça va avoir des conséquences au long terme. D'ailleurs, j'ai entendu qu'il y avait même des gens qui pensaient à construire un nouveau canal. C'est vous dire combien de temps ils pensent que cela pourrait durer. Donc moi, je le dis, la première des choses à faire, c'est que la France dise haut et fort qu'elle refuse cette guerre illégale et face par exemple comme l'Espagne, par exemple le fait que la France permette que l'armée états-unienne utilise les bases françaises et je crois en contradiction totale avec le fait de dire non à cette guerre. Et donc nous demandons à ce que les actes soient alignés sur les mots.

9:45
Présentateur

– Alors on en vient maintenant aux conséquences économiques en France, Hervé.

9:47
Mathilde Panot

– Dans l'immédiat, Mathilde Panot, le Premier ministre va annoncer jeudi des aides supplémentaires pour aider, je le cite, les Français qui travaillent et les secteurs économiques les plus touchés par l'augmentation des prix du pétrole. ça annonce des aides relativement importantes. Est-ce que vous partagez ce point de vue ? Est-ce qu'il a raison ?

10:07
Invité

– Je souris un peu quand vous dites ça parce que les conséquences sont évidemment dramatiques pour les gens. Je pense aux gens qui hésitent même à aller travailler tellement ça leur coûte cher d'aller travailler, qui renoncent à aller voir leur famille parce qu'ils ne peuvent plus faire le déplacement, notamment en mai on a la chance d'avoir parfois des plus longs week-ends et qui du coup ne vont plus voir ceux et celles qu'ils aiment parce qu'ils ne peuvent plus le faire, qui se retrouvent complètement étranglés. Donc les conséquences sont dramatiques. Mais là où je souris un peu, c'est que j'ai l'impression d'être dans un running gag. Ça fait maintenant trois mois.

Trois mois que nous demandons le blocage des prix qui est quelque chose qui ne coûte rien à l'État, qui ne prend pas dans les poches des Français et des Françaises qui n'ont pas à payer pour la guerre illégale de Trump et de Netanyahou et qui permettrait de faire payer ceux qui s'engraissent véritablement sur la guerre, les profiteurs de guerre et notamment Total qui vient d'annoncer qu'il avait augmenté son chiffre d'affaires de 50% et qui a versé 100 milliards d'euros d'argent à ses actionnaires en seulement 10 ans.

11:05
Mathilde Panot

– Mais le gouvernement vous a répondu là-dessus, donc sur les aides. Est-ce que pour autant vous y êtes favorable ?

11:09
Invité

– Moi j'aimerais bien toutes les semaines M. Lecornu dit qu'il va annoncer de nouvelles aides. J'aimerais bien déjà qu'on fasse un suivi de ce qu'il a annoncé. Est-ce vraiment fait ? Par exemple, j'entendais qu'il y avait normalement des aides pour les chauffeurs de taxi. Lorsque je parle avec des chauffeurs de taxi, ils disent qu'ils n'ont pas accès à ces aides. – Parce que peut-être que les plateformes

11:24
Présentateur

ne sont pas encore ouvertes. Il y a des choses qui vont s'ouvrir à la fin du mois par exemple.

11:28
Invité

– Des annonces toutes les semaines, il faut que ça soit suivi des faits. Et ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'ils continuent de dire qu'il n'y aura pas d'annonce générale, etc. Le problème c'est que ça ne suffira jamais. Et qu'à la fin, on est en train de prendre de l'argent public, votre argent, tout l'argent qu'à chaque fois on met lorsque on paye des impôts, qu'on cotise, etc. Donc l'argent public pour gaver directement les actionnaires de Total. Et je ne suis pas d'accord avec cela. Donc il existe une solution, ça s'appelle le blocage des prix. Il y a un pays qui le fait déjà, savez-vous lequel ? Il s'appelle la France.

La France a d'ores et déjà dans son histoire fait un blocage des prix et le fait en Outre-mer notamment.

12:03
Mathilde Panot

Et donc sur le principe des aides, je n'ai pas bien compris votre position.

12:06
Invité

Eh bien moi je ne suis pas d'accord pour qu'on distribue de l'argent public qui aille directement dans les poches des actionnaires de Total. Je veux un blocage des prix qui permettrait à tout le monde de payer son carburant à 1,70€ comme c'était avant-guerre.

12:17
Mathilde Panot

Ça vaut aussi pour les petites entreprises de transport par exemple ?

12:20
Invité

Ça vaut pour tout le monde, on mettrait 1,70€. On revient à l'état d'avant-guerre, donc à l'état d'avant-spéculation. Parce que quand même ce qu'il faut dire c'est que l'essence, alors là je ne sais pas exactement où on en est, il faudrait vérifier, mais pendant les trois mois là, l'essence qui était à la pompe, que les Français et les Françaises payaient 2,20€, 2,40€, n'était pas de l'essence qui avait été achetée après la guerre, mais avant la guerre. Donc avec un phénomène qui est purement un phénomène de spéculation de la part de multinationales de l'énergie, notamment de Total. Donc la spéculation sur le dos de gens qui souffrent, ça suffit.

12:54
Mathilde Panot

Si on bloque les prix comme vous le demandez, est-ce que d'une certaine façon ce n'est pas subventionner la circulation automobile alors que votre parti propose...

13:05
Invité

Pourquoi subventionner ? Quel argent public il y aurait dedans ?

13:06
Mathilde Panot

Non mais d'une certaine façon c'est encourager les citoyens, les automobilistes à prendre davantage leur voiture pour aller circuler, y compris pour travailler comme vous le disiez. Donc est-ce que ça ne contredit pas votre position sur l'arrêt total le plus rapide possible des industries, enfin des énergies carbonées pardon ? Pourquoi ?

13:25
Invité

Pas du tout. Pas du tout parce que d'abord pour un point. D'abord il n'y aura pas d'argent public, ça ne coûte pas d'argent public de faire le blocage des prix. On demande justement à ceux qui font des marges mais c'est une politique qui incite les gens à prendre leur voiture. C'est juste pour répondre à votre subventionner. Oui mais Hervé a précisé. La deuxième chose, vous avez raison, nous, nous voulons faire en sorte de développer les transports en commun, le transport ferroviaire, le fret ferroviaire le plus possible. Bon mais nous faire croire qu'on va le faire là en deux minutes, ça n'existe pas.

Par contre, depuis dix ans qu'il n'y ait pas eu les investissements nécessaires, qu'on ait fermé les petites gares, qu'on ait mis de plus en plus de marchandises sur des camions, qu'on ait éloigné les services publics qui nécessitent que les gens prennent de plus en plus les voitures, ça ne se règlera pas en deux minutes. Et donc, il faut une planification écologique, c'est ce que nous, nous défendons à la France Insoumise.

14:13
Intervenant

Dans vos autres propositions, il y a aussi la nationalisation totale. Alors selon les chiffres, total vaudrait 174 milliards d'euros, voire 250. Est-ce que ce n'est pas hors de portée pour les finances publiques, même si Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise, a dit que 70 milliards suffiraient ? Est-ce qu'on a les moyens ? Alors nous,

14:31
Invité

si vous regardez exactement la question de loi qu'on a déposée, c'était uniquement la question des raffineries et de la logistique distribution. Donc du coup, on était à 8 à 10 milliards. Mais même si on prend la moitié de la valeur boursière, si on prend la valeur boursière dont vous parliez juste avant, il se trouve que je disais qu'en 10 ans, Total a donné 100 milliards à ses actionnaires. En 10 ans. Donc vous comprenez que si Total était resté public, comme ça l'a été jusqu'en 1993, de 1924 à 1993, c'est une partie de l'argent que nous aurions eu directement dans les caisses. Et que donc, nous, pourquoi est-ce qu'on a agité cette menace-là ?

C'est parce que la seule réponse qu'on nous a donnée...

15:13
Présentateur

Est-ce que l'État a les moyens d'acheter Total ?

15:15
Invité

Oui, parce que c'est rentable assez rapidement, M. Le Tellier. Je vais vous dire.

15:18
Présentateur

Vous déboursez quand même

15:19
Invité

70 milliards. Parce qu'il faut aussi débourser de l'argent après pour investir. Parce que nous, c'est 8 à 10 milliards dans la proposition que nous avons faite immédiatement. Mais Emmanuel Bonbarre a dit 70 milliards hier. Mais y compris, c'est rentable assez rapidement. Mais moi, je vais vous dire, pourquoi est-ce qu'on a dégainé cette proposition-là ? C'est parce qu'on nous a dit que vous allez avoir tout de suite un effet de pénurie. Je n'y crois pas, ce n'est pas ce qui se passe en Outre-mer, ce n'est pas ce qui s'est passé au moment de la guerre du Golfe. C'est ce qui s'est passé

15:38
Intervenant

quand Total lui-même a bloqué ses prix. Ces stations d'essence ont été un peu en rupture d'approvisionnement.

15:43
Invité

Pourquoi ? Parce que les blocages des prix n'étaient qu'uniquement dans les stations de Total qui étaient en plus de la concurrence déloyale par rapport notamment à des stations d'essence indépendante qui, elles, n'avaient pas la possibilité de le faire. Si c'est à 1,70€ partout, c'est à 1,70€ partout. Bon, bref. Donc, attendez, je termine là-dessus. Donc, le fait est que si ils agitaient la menace de la pénurie, nous avons dit qu'il y a toujours des possibilités.

Si vraiment nous allions vers une pénurie, ce que je ne crois pas, il y a la possibilité pour le préfet de réquisitionner des moyens de production et il y a y compris la possibilité de nationaliser une partie des activités de Total qui serait, je le dis, très rapidement rentable pour le pays. Nous disions ça pour expliquer pourquoi le blocage des prix est la solution la plus immédiate qui ne coûte pas d'argent à l'État, qui ne prend pas dans les poches des Français mais va chercher dans ceux et celles qui sont en train de s'engraisser.

16:32
Présentateur

En tout cas, ça coûte de plus en plus cher aux Français si bien que la inflation augmente et le gouvernement a décidé d'augmenter le SMIC à partir de juin, Stéphanie.

16:38
Intervenant

Le SMIC va augmenter, c'est la logique qui est calée sur l'inflation mais le gouvernement ne veut pas indexer des allégements de charges de cotisations patronales sur l'augmentation du SMIC. Normalement, ça se fait, c'est mathématique, ça met en colère le MEDEF. C'est donc une exception. Est-ce que là, vous donnez raison à Sébastien Lecornu ?

16:54
Invité

Oui, moi je suis toujours d'accord lorsqu'on me propose de ne pas exonérer à tout va. J'explique pourquoi. Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas d'exonération en soi. C'est parce que derrière, c'est directement les cotisations de la sécurité sociale dont on nous explique derrière qu'elle est déficitaire et dont on nous explique derrière qu'il faut couper tant de milliards comme on l'a fait cette année, 4 milliards à la santé publique alors que les hôpitaux publics ne t'aiment pas.

17:15
Présentateur

Donc là, vous prenez l'acte très clairement du tournant du gouvernement parce que c'est bien une première fois que ça ne s'aligne pas comme ça les allégements de cotisations patronales. C'est vrai,

17:22
Invité

c'est bien une première fois mais là où je ne donne pas du tout foi au gouvernement, c'est que moi je ne demande pas 2,2%. Moi je demande qu'il y ait une véritable augmentation du SMIC. Vous savez que pendant longtemps, on a dit que nous voulions 1 600 euros net. Alors on verra dans le programme que nous sommes en train de réactualiser à combien nous serions. Oui parce que le PS est déjà à 1 690. Qui permettrait ensuite...

17:40
Présentateur

Comment ? Le PS est déjà à 1 690.

17:43
Invité

Tout à fait, mais vous voyez, comme quoi il y a des choses qui font de l'émulation. C'est plutôt pas mal s'ils le faisaient vraiment. Mais comme c'est nous qui gagnerons, ça n'arrivera pas. On va en parler tout à l'heure. Donc je disais dans le programme de 2022, en tout cas c'était à 1 600 euros net. Et du coup, avec ensuite une conférence sur les salaires qui permettrait d'augmenter l'ensemble des salaires du pays. C'est ça qu'il faut faire.

18:05
Présentateur

Mais je reviens à cette histoire quand même parce que c'est quand même un tournant quand même. Le gouvernement, qui est quand même pro-entreprise, qui dit on ne va pas céder aux revendications du MEDEF, on ne va pas alléger tout de suite, peut-être même jamais, mais pas tout de suite en tout cas, les cotisations patronales parce que le SPIC augmente.

18:21
Invité

C'est bien après leur avoir donné 200 milliards d'euros d'aide publique par an. Mais c'est un vrai tournant

18:24
Présentateur

vous-même, politiquement.

18:26
Invité

Oui, peut-être qu'à force d'avoir donné 200 euros d'aide publique par an à des grandes entreprises sans aucune conditionnalité, peut-être qu'ils se disent que le trou dans la caisse est un peu trop grand. Je ne sais pas. Peut-être qu'ils se disent qu'il y a des élections présidentielles qui arrivent et que du coup, il faut peut-être essayer de donner le change face à un bilan où il y a 1 000 milliards de dettes qui ont été créées par le génie et le Mozart de la finance, comme il le disait à l'époque en parlant d'Emmanuel Macron.

18:48
Intervenant

Conséquence de cette augmentation du SMIC, de plus en plus de personnes vont être au SMIC et d'autres sont toujours calés en dessous. Selon la CFDT, il y a 47 branches où les salariés ont des salaires inférieurs au salaire minimum. Dans quelles entreprises faut-il augmenter les salaires ? Toutes ? Toutes. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de fragiliser les plus petites qui ne pourront pas supporter une hausse de salaire ?

19:09
Invité

Alors justement, ça c'est une excellente question parce que c'est souvent une des choses qui nous est opposées sur l'augmentation du SMIC et donc l'augmentation après avec la conférence des salaires derrière. C'est souvent une des choses qui nous est opposées en nous disant que les toutes petites entreprises n'arriveront pas à augmenter le salaire de leurs salariés.

Il se trouve que nous, ce qu'on propose dans le programme, c'est une caisse de péréquation inter-entreprise avec des cotisations qui sont faites par chacune des entreprises au-delà de 750 millions de chiffres d'affaires qui cotisent et qui permettent ensuite de redistribuer à l'ensemble des entreprises des petites entreprises pour faire en sorte qu'elles puissent justement augmenter le SMIC à la hauteur de ce qu'on voudrait faire. Il se trouve que ça existe déjà. Savez-vous que ça existe dans le bâtiment, par exemple, depuis 150 ans sur à la fois la gestion des intempéries mais aussi sur la question des congés. Donc en fait, on sait déjà faire ça. – Vous voulez dire

19:58
Présentateur

que ce seraient les grosses entreprises qui paieraient l'augmentation du salaire

20:01
Invité

des petites entreprises ? – Et je vais vous dire, ça aura un effet très positif parce que qu'est-ce qui est en train de se passer ? Qu'est-ce qu'on reproche au budget qui fait des milliards et des milliards de coupes ? Ce qu'on reproche, c'est l'effet récessif possible. votre salaire réel baisse. Qu'en plus, tout le coût de la vie est en train d'exploser. Donc vous avez une vie chère qui est en train d'étrangler des millions de gens. Que vous avez 1,2 million de personnes qui sont tombées sous le seuil de pauvreté depuis 9 ans de Macronie. Derrière, qu'est-ce que ça fait ?

Ce sont des gens qui ne vont plus aller chez le fleuriste, chez le restaurateur, dont on parlera probablement tout à l'heure, qui ne vont plus aller se payer des petits plaisirs ici et là. Et donc en fait, c'est toute une économie qui derrière, puisque l'économie de la France est beaucoup basée sur la consommation populaire. C'est toute une économie qui s'effondre et qui fait peser un risque de récession. Donc ça aurait un effet en plus de relance de l'activité par la consommation populaire.

20:56
Intervenant

Dans son programme dévoilé il y a quelques semaines, le Parti Socialiste prône le retour de la taxe Zuckman et justement une hausse du SMIC. Est-ce que ça veut dire que c'est un programme de gauche auquel vous souscrivez ?

21:06
Invité

On va dire que la taxe Zuckman, oui, on l'a défendue et d'ailleurs on l'avait gagnée ensemble dans l'hémicycle. L'augmentation du SMIC, nous le portons. Après nous ne portons pas que cela. Et peut-être que la différence que nous avons avec le Parti Socialiste c'est que nous, nous sommes restés fidèles justement aux différents programmes que nous avons présentés devant les électeurs et les électrices alors qu'eux leur ont tourné le dos notamment lorsqu'ils ont refusé de voter la censure contre Sébastien Lecornu. Mais pire que ça, non seulement ils ont laissé la politique macroniste continuer mais ils ont laissé les budgets passer. Et ces budgets-là sont désastreux pour le pays.

21:38
Présentateur

Là c'est un programme s'ils étaient au pouvoir donc il faut peut-être leur laisser crédit de ça.

21:42
Invité

Oui, enfin oui, avec bientôt plus de candidats que d'adhérents au Parti Socialiste mais ça c'est autre chose.

21:48
Intervenant

Vous pensez qu'ils n'appliqueront pas ce programme s'ils arrivent au pouvoir ?

21:50
Invité

C'est-à-dire que par exemple nous avons fait une promesse commune c'était juste après le passage en force de la retraite à 64 ans. Je le rappelle, contre tout un peuple, contre l'ensemble des syndicats et y compris même contre l'Assemblée Nationale qui était passée par le centième 49.3 de l'histoire de la Ve République, tout un symbole pour passer en force ces deux ans de vie volée. Eh bien nous avions fait à l'époque avec la NUPES une promesse l'ensemble des composantes notamment le Parti Socialiste de tout faire pour revenir à la retraite à 60 ans et je remarque que le Parti Socialiste ne porte absolument plus cela.

Donc quand vous n'êtes même pas au pouvoir et que déjà vous renoncez c'est un mauvais signe et puis nous nous rappelons nous du quinquennat François Hollande avec la déchéance de nationalité avec les lois El Khomri et surtout il y a eu une question qui nous ont fait d'Emmanuel Macron pendant 10 ans.

22:36
Intervenant

Et surtout le temps de travail la question du temps de travail. Autre point commun avec le Parti Socialiste vous défendez la semaine de travail à 32 heures est-ce que vous êtes certain que ça créerait de nouveaux emplois ?

22:44
Invité

Quand vous regardez les créations d'emplois du XXe siècle la plus forte création d'emplois du XXIe siècle c'est au moment où elles ont été mis en place les 35 heures avec 350 000 emplois nets qui ont été créés à ce moment-là et non seulement je pense que ça créerait de l'emploi mais en plus de cela cela correspond à ce que nous nous portons sur la civilisation du temps libéré d'avoir du temps pour les associations du temps pour les gens qu'on aime du temps pour soi et c'est pourquoi nous portons à la fois la diminution du temps de travail dans la semaine 32 heures mais aussi dans l'année sixième semaine de congé payé et dans la vie évidemment avec la retraite à 60 ans.

23:20
Intervenant

Justement si c'est aussi bénéfique pourquoi d'autres pays européens avec une croissance parfois supérieure à celle de la France ne le font pas ? Je pense à l'Espagne par exemple qui ne l'a pas fait finalement.

23:27
Invité

Parce que les Espagnols font bien comme ils veulent mais vous savez nous on a fait des choses dans notre histoire qu'aucun autre pays n'avait fait avant nous on a fait par exemple un système de sécurité sociale qui était envié dans le monde entier et qui j'espère continuera de l'être si nous ne le détruisons pas entièrement donc nous pouvons aussi inventer d'autres choses et par ailleurs ça existe déjà y compris en France dans certaines entreprises qui d'ores et déjà pratiquent les 32 heures et y trouvent nombre de choses. Oui alors c'est la semaine

23:53
Présentateur

de 4 jours des fois payées sur la base de 4 jours aussi

23:55
Invité

Eh bien nous nous paierons C'est ça que je veux dire Vous avez raison mais non mais vous avez raison c'est un enjeu sur la question des salaires qui doivent continuer d'augmenter.

24:04
Auditeur

Hugo Oui Madame Panneau il y a une question pour vous de Drapeau qui vous demande que pensez-vous de la proposition de Louis Sarkozy qui consiste à vouloir la suppression pure et somme du SMIC je le cite notre SMIC est un crime social un salarié sur 10 y est coincé il faut le remplacer par un crédit d'impôt sur les bas salaires.

24:18
Invité

Il n'est plus à une provocation près ça me fait même plaisir qu'on me dit ça parce que je n'avais pas entendu cette nouvelle absurdité qui a été faite bon il est très clair que Louis Sarkozy en plus de manier à la fois l'islamophobie et la haine dans notre pays veut détruire absolument tout ce qui ont été les conquêtes sociales de notre pays et on le voit on a des attaques très fortes alors lui parle d'enlever le SMIC d'autres parlent de détruire le temps de travail donc de sortir des 35 heures dont nous sommes déjà largement malheureusement sortis certains parlent de s'attaquer au 1er mai enfin je trouve ça incroyable je le dis quand même que personne n'est remarqué qu'on a un pouvoir qui d'ores et déjà ne respecte plus le résultat des urnes c'est ce qui s'est passé en 2024 avec les élections législatives ne nous fait plus voter de budget depuis 3 ans il se passe en force par 49.3 désormais décide tout seul qu'ils vont couper 6 milliards au soir enfin sans aucun débat ou vote démocratique et vous avez quand même un premier ministre qui non seulement a appelé un boulanger qui avait été sanctionné par l'inspection du travail pour le féliciter d'avoir ouvert avec son salarié alors que c'est illégal et que c'est contre la loi d'aujourd'hui nous l'avions fait échouer mais en plus de ça lui assurer personnellement qu'il n'aurait pas de suite à cela donc nous sommes dans un moment où il y a une attaque très forte contre les conquêtes sociales et moi ce que je veux dire dans l'élection présidentielle qui arrive c'est que non seulement nous ne sommes pas condamnés à vivre toujours plus mal mais même nous pouvons vivre mieux et c'est ce que nous allons démontrer dans cette campagne présidentielle

25:44
Présentateur

vous parliez d'argent dans ce contexte international le budget de la défense doit-il être prioritaire voire même sacralisé Stéphanie ?

25:50
Intervenant

la loi de programmation militaire va être votée demain à l'Assemblée nationale elle prévoyait beaucoup de l'argent en plus pour l'armée et cette fois c'est une nouvelle rallonge 36 milliards de plus est-ce que vous la voterez ?

26:01
Invité

alors non nous voterons contre d'abord parce que ces 36 milliards ils ne correspondent à aucun nouveau besoin donc il faut comprendre c'est une loi d'actualisation de la loi de programmation militaire qui nous avait été présentée je crois il y a deux ans donc ça ne correspond à aucun nouveau besoin supplémentaire ce qui montre d'abord une première chose c'est que la loi de programmation militaire qui nous avait d'abord été présentée était une loi de programmation militaire qui était insincère ce qui devrait quand même poser problème aux gens qui veulent respecter l'Assemblée nationale la démocratie etc donc nous ne la voterons pas ça c'est la première chose il n'y a pas ces besoins sauf que il n'y a pas de besoins vous vous estimez que dans le contexte international vous avez dit il n'y a pas de besoins supplémentaires il ne faut pas renforcer la défense non ça ne répond pas à de nouveaux besoins c'est ça que vous dites ?

non mais comprenez regardez si on nous disait par exemple il y a des nouveaux besoins on va répondre à ces nouveaux besoins qui sont de temps en temps là on nous dit il y a besoin de 36 milliards supplémentaires sur 4 ans il y a de l'argent fléché vers les drones par exemple oui non mais d'accord mais vous comprenez que ça veut dire que la loi de programmation militaire qu'on nous a présentée au départ était une loi de programmation qui était insincère qui était en dessous des besoins c'est ça que vous voulez dire exactement sinon on ne viendrait pas c'est un rattrapage c'est un rattrapage non ça veut dire ça veut dire que ce qu'on nous a présenté comme étant la loi de programmation militaire ne correspondait pas à la sincérité donc ça c'est la première chose admettons elle est insincère la deuxième chose

27:17
Présentateur

c'est à dire qu'il manquait de l'argent donc il faut peut-être en remettre oui mais d'accord

27:20
Invité

mais la deuxième chose c'est justement pour répondre à quels besoins si je reprends la question des besoins vous comprenez que les guerres actuelles ne sont plus les guerres traditionnelles comme nous avions auparavant et il faut pouvoir répondre à des nouveaux enjeux par exemple nous avons entendu le président de la république dire que par exemple un hôpital français a été cyberattaqué bon les cyberattaques vont être une nouvelle forme des guerres non traditionnelles est-ce qu'on va répondre à ça ?

non on n'y répond pas dans cette loi de programmation militaire et pire que ça nous avons un gouvernement qui décide de mettre en opposition les services publics et la défense nationale en décidant du coup qu'il faut encore rogner sur la santé et autres ce qu'ils sont en train de faire avec les 6 milliards qu'ils annulent pour pouvoir continuer une loi de programmation militaire qui pour nous est complètement anachronique donc nous ne sommes pas d'accord avec cela s'il y a besoin d'argent pour répondre à des besoins alors il faut aller chercher cet argent dans les poches de ceux qui se sont enrichis réaliser je vais juste vous donner un chiffre pour que vous réalisiez ce dont je suis en train de parler en 1996 les 500 plus grandes fortunes de notre pays détenaient 6% du PIB aujourd'hui ces mêmes 500 grandes fortunes détiennent 42% du PIB donc maintenant ça suffit d'avoir des très riches qui pillent notre pays s'il y a des besoins il faut y répondre mais pas de la manière dont le fait le gouvernement

28:36
Intervenant

si on n'y répond pas en termes de moyens ça revient à rester sous le parapluie américain dont on a vu ces derniers mois qu'il n'était pas toujours très prédisposé à venir aider l'Europe

28:46
Invité

justement là par exemple on reste toujours avec Microsoft on reste toujours avec Palantir donc en fait on reste toujours dans des dépendances états-uniennes nous restons toujours dans l'OTAN nous restons toujours dans la promesse qui a été faite sous menace à Donald Trump de donner 5% de notre économie aux dépenses militaires nous ne sommes pas d'accord avec cela vous savez que quand vous achetez différentes armes avions etc ce sont les Etats-Unis qui restent maîtres sur ce que vous achetez même lorsque vous l'avez acheté donc nous évidemment ça va coûter de l'argent d'être ce que nous nous proposons c'est-à-dire d'être non alignés au service de la paix de pouvoir être indépendants et donc souverains sur notre propre défense mais pas de la manière dont ils sont en train de le faire qui reste justement dans la domination états-unienne

29:28
Présentateur

Il y a un autre texte à l'ordre du jour cette semaine à l'Assemblée nationale Stéphanie c'est la loi d'urgence agricole

29:33
Intervenant

Elle veut par exemple faciliter la création de réserves d'eau assouplir les démarches pour agrandir les élevages Annie Genevard la ministre espère ainsi réconcilier agriculteur et écologiste là aussi vous allez voter contre ? Bien sûr

29:45
Invité

d'abord parce que ce texte contient des régressions extrêmement graves vous avez parlé de la question de l'eau de la question de fermes usines qui pourraient être facilitées par ce texte comme si on n'avait absolument rien appris du fait que nous étions entrés dans l'ère des zoonoses c'est-à-dire des maladies qui se transmettent des animaux vers les êtres humains ça c'est la deuxième chose et puis surtout ne soyons pas dupes de ce qui est en train de se passer nous nous savons qu'au Sénat un certain sénateur Duplomb a prévu de réintroduire l'acétamipride dans ce texte

30:16
Intervenant

Et le gouvernement a dit qu'il n'accepterait pas que ce n'était pas le sujet de ce texte-là Oui, oui, oui

30:19
Invité

moi je ne crois absolument pas à ça ce qui est en train de se passer c'est qu'ils essayent de passer par la fenêtre pour réintroduire donc pour que tout le monde comprenne ce néonicotinoïde qui est l'Assemblée Oral-derni-Mau et qui avait provoqué notamment la signature de plus de 2 millions de nos concitoyens et concitoyennes en plein été notamment parce que la Ligue contre le cancer nombre de scientifiques Donc vous dites que si la loi de l'urgence agricole

30:39
Présentateur

est votée c'est le retour de l'acétamipride

30:41
Invité

C'est pas dans le texte Ils veulent, les sénateurs républicains ont dit qu'ils allaient essayer de leur introduire Oui, mais c'est pas dans le texte

30:47
Intervenant

C'est pas dans le texte Et a priori l'Assemblée Oral-derni-Mau

30:49
Invité

Oui, et qu'est-ce qui s'est passé la dernière fois lors de la loi Duplomb ? Qui a voté contre ? En commission

30:55
Intervenant

Vous étiez un minoritaire à voter contre Là en commission le bloc central s'est opposé à la réintroduction

30:59
Invité

Oui, et bien je vais vous dire nous verrons ce qui serait en train de se passer mais moi je veux lancer une alerte sur ce sujet parce que les citoyens et les citoyennes avaient raison de dire que c'est un système qui nous rend malades et que le fait d'avoir un cancer par exemple n'est pas le fait de pas de faute pas de responsabilité pas de chance c'est d'abord un système qui directement rend malades les gens dans ce pays et donc nous nous ne sommes pas d'accord avec le fait qu'on abaisse les normes environnementales et autres et si on veut vraiment aider les agriculteurs le vrai scandale c'est ce qui s'est passé le 1er mai dernier avec le fait d'avoir mis en application provisoire le traité avec le Mercosur sans aucun vote à l'Assemblée Nationale sans aucun vote au Parlement européen et qui va pour le coup amener dans notre territoire des centaines de pesticides interdits en France et en Europe

31:44
Présentateur

L'ordre du jour à l'Assemblée Nationale il est très varié il y a un sujet qui va revenir c'est celui sur la fin de vie Hervé

31:49
Mathilde Panot

Oui les sénateurs ont repoussé pour la deuxième fois la semaine dernière le texte sur l'aide à mourir le texte va revenir fin juin à l'Assemblée Nationale on voit mal dans les conditions du débat comment on pourrait déboucher sur un accord entre les différents groupes parlementaires Bruno Retailleau propose un référendum sur la question de la fin de vie je voudrais savoir si vous trouvez que c'est une bonne idée

32:10
Invité

s'il y avait un référendum nous le gagnerons

32:13
Présentateur

oui mais est-ce que c'est une bonne idée de faire un référendum

32:15
Invité

je le dis quand même pour commencer parce que si on avait un référendum on le gagnerait largement donc vous dites il faut un référendum non je vais vous expliquer pourquoi c'est une idée qui s'est largement répandue dans la société et qui aujourd'hui est une attente très forte de millions et de millions de gens qui ont compris qu'il n'était pas possible de laisser souffrir des gens pendant des mois et des mois sans leur offrir la possibilité lorsqu'ils le souhaitent dans des critères très stricts la possibilité de choisir eux-mêmes d'éteindre la lumière

32:45
Présentateur

pour que les gens choisissent aussi leur destin

32:47
Invité

bah oui ça pourrait mais il se trouve que nous avons une procédure parlementaire et que cette procédure parlementaire est quasiment arrivée à son terme donc vous croyez encore

32:56
Mathilde Panot

que ça puisse déboucher c'est ça que vous voulez dire bien sûr mais vous n'êtes pas pour le référendum

32:59
Invité

vous pensez de pouvoir trouver

32:59
Présentateur

une majorité

33:00
Invité

c'est une possibilité

33:02
Présentateur

mais c'est pas votre possibilité première

33:04
Invité

bah on va dire que c'est un peu le même choix qu'on avait parce qu'on m'avait posé la question de savoir si je voulais un référendum sur le fait d'inscrire dans la constitution le droit à l'avortement qui était une des possibilités soit on passe par le congrès soit on passe par le référendum et vous savez

33:17
Présentateur

vous dites vous c'est les parlementaires qui doivent prendre leurs responsabilités

33:21
Invité

bah c'est à dire que nous avons tellement travaillé ce texte arrivé à des formes de compromis aussi sur les critères que nous voulons mettre travailler avec les uns et les autres qui sont à chaque fois bon c'est un texte qui renvoie quand même à des choses très intimes chez chacun et chacune

33:36
Présentateur

vous pensez de décider justement

33:37
Invité

oui mais moi je écoutez si la question c'est est-ce que j'ai peur du référendum la réponse est non

33:43
Mathilde Panot

est-ce que vous voulez arrêter pas ma question oui non mais du coup ajoutons à ce que vous dites si finalement malgré votre pronostic vous n'arrivez pas à trouver une majorité sur ce texte alors à ce moment-là est-ce qu'un référendum peut être une bonne idée

33:57
Invité

oui pourquoi pas après il y a une élection présidentielle en 2027 qui pourra aussi jouer le rôle du référendum puisque depuis des années nous nous proposons d'inscrire ce droit dans la constitution dans la norme suprême mais encore une fois moi j'espère qu'on puisse arriver au terme de la des travaux législatifs notamment parce que c'est tellement attendu enfin il faut quand même se rendre compte que la dernière fois oui mais justement justement monsieur Le Tellier la dernière fois on avait déjà eu une première discussion sur ce texte il se trouve qu'après je rappelle qu'il y a eu la dissolution je rappelle qu'à un moment ce texte a été reporté parce qu'il y avait une visite du pape etc etc donc ça fait très longtemps qu'on attend ce texte nous sommes à deux doigts d'aboutir

34:38
Mathilde Panot

vous soupçonnez Bruno Retailleau au fond de faire une manœuvre de retardement c'est à dire

34:43
Invité

que je n'ai jamais vu la droite républicaine certains d'entre eux y sont favorables mais je ne l'ai jamais vu être très enthousiaste sur le fait d'avoir ce nouveau droit qui serait offert au peuple de France donc oui je soupçonne que ça puisse être aussi une manière de dire qu'on gagne du temps ou je ne sais quoi pour vous ça doit aller jusqu'au bout du travail parlementaire oui moi je pense qu'on est à deux doigts d'aboutir et qu'il faut aboutir sur ce texte qui est encore une fois un texte très attendu

35:10
Présentateur

à propos de référendum vous avez noté quelque chose dans le programme de la France Insoumise Hergé

35:13
Mathilde Panot

dans le programme de votre parti il est convenu que en cas d'élection de votre candidat à la présidentielle sa première décision serait de créer une assemblée constituante qui j'ai lu votre texte serait chargée donc de préparer de nouvelles institutions qui travaillerait pendant deux ans et au bout de deux ans le texte qu'elle aurait produit cette constituante serait soumis à un référendum je voudrais simplement savoir parce que je n'ai pas trouvé cette réponse dans votre projet qu'est-ce qu'on fait pendant les deux ans comment le pays est-il gouverné en attendant cette proposition de référendum

35:46
Invité

alors vous en serez plus dans le projet programmatique que nous avons pour 2027 puisque nous sommes en train à la fois d'avoir des contributions individuelles sur le programme mais aussi en train de faire des auditions de syndicats donc pendant deux ans

35:57
Présentateur

c'est la cinquième république qui continue

35:59
Invité

là c'est pour le programme de 2027 que vous pourrez trouver sur mélenchon2027.fr sur lequel on peut continuer de signer pour soutenir cette candidature alors la deuxième chose c'est qu'est-ce qui se passerait le temps du travail de la constituante on a dit deux ans mais c'est une sorte d'idée généralement on s'est calé sur des pays qu'on avait vu faire des constituantes sur combien de temps il fallait de discussions de travail nous comment on imagine les choses d'abord il y a évidemment un gouvernement qui agit normalement c'est-à-dire prend toutes les mesures d'urgence que nous voulons faire fait des lois en lien avec l'Assemblée nationale bon donc

36:32
Présentateur

il y a les votes du budget comme tous les ans

36:33
Invité

exactement je veux dire ça ça continue mais dans le même temps vous avez du coup un processus constituant qui est travaillé donc nous on avait proposé qu'il y ait donc une élection pour la constituante avec par exemple nous on proposerait dans la constituante le fait d'avoir un référendum d'initiative citoyenne avec notamment le référendum révocatoire on proposerait de mettre des droits dans la constitution etc d'autres proposeraient je ne sais pas une cinquième république bis d'autres bon chacun voteraient et puis on avait proposé de mettre un dernier bulletin qui est un bulletin tirage au sort où si par exemple 10% des gens prennent le bulletin tirage au sort alors 10% de la constituante serait tirée au sort si c'est 20% 20% bon et donc dans ce temps de travail vous avez à la fois le temps de travail où j'imagine que par exemple la constituante pourrait auditionner des experts des juristes qui se mettraient à disposition de la constituante sur un certain nombre de points et puis on imagine aussi qu'il y aurait une émulation un peu partout dans le pays avec des assemblées qui se réuniraient un peu partout et qui auraient un droit d'interpellation de la constituante et donc ils travailleraient un peu partout

37:32
Présentateur

Pendant ces deux ans imaginons le pays continue à tourner quand même et c'est les institutions de la cinquième république qui s'appliquent toujours

37:38
Invité

Bien sûr tant que le peuple n'a pas décidé de changer de constitution et donc de changer les règles du jeu c'est évidemment la cinquième république qui continue à s'appliquer

37:45
Intervenant

À la fin des deux ans

37:46
Invité

Jean-Luc Mélenchon démissionne ? Pourquoi ?

37:48
Intervenant

Une nouvelle institution Quand il y aura

37:50
Invité

des nouvelles institutions oui de toute façon on changera Donc il n'y aura pas

37:53
Intervenant

jusqu'au bout des cinq ans ou deux ans

37:55
Invité

On verra en termes de calendrier mais en tout cas l'idée c'est d'avoir des nouvelles institutions qui sont décidées par le peuple lui-même et qui permettent au peuple surtout de garder le pouvoir et de ne pas juste voter une fois tous les cinq ans et ensuite de n'avoir plus rien à dire

38:08
Intervenant

Autre date importante c'est mercredi à l'Assemblée Rémi Oui les députés vont devoir se prononcer sur la proposition de nommer Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France donc c'est l'ancien secrétaire général de l'Elysée sous Emmanuel Macron Vous vous êtes contre Pourquoi ? Vous pensez qu'il n'a pas le niveau qu'il n'a pas les bonnes compétences ?

38:22
Invité

C'est même pas ça c'est que nous vous avez quelqu'un qui vient de l'exécutif de l'Elysée le secrétaire général de l'Elysée qui arrive directement à un poste comme celui de la Banque de France dont il est pourtant dit dedans qu'il doit être indépendant de l'Etat et qui est contraire à la déontologie c'est un peu comme pour Amélie de Manchalin qui est aujourd'hui à la tête de la Cour des Comptes et qui peut rester jusqu'en 2053 d'accord ? Et qui est à la Cour des Comptes pour contrôler des budgets qu'elle a elle-même fait comme ministre ça ça ne s'est jamais vu Il aurait fallu au moins

39:00
Présentateur

un sac de décompression vous voulez dire

39:02
Invité

de quelques années ? Oui bien sûr il est inscrit dedans qu'ils doivent être indépendants je veux dire que généralement vous ayez des gens qui nomment des gens qui sont plutôt proches d'eux bon ça c'est une chose

39:13
Intervenant

c'est vieux comme la 5ème République

39:15
Invité

c'est pas nouveau c'est une chose qu'on peut critiquer mais c'est une chose mais d'avoir des gens qui passent de l'exécutif directement à des fonctions dont il est écrit qu'elles doivent être indépendantes ça c'est inédit et ça on n'est pas d'accord avec ça

39:27
Intervenant

D'accord Sur le cas d'Emmanuel Moulin est-ce que vous appelez toutes les oppositions à se mettre ensemble pour bloquer cette nomination ? Oui enfin

39:33
Invité

sauf que je rappelle que par exemple Richard Ferrand vous savez quand il a été élu à la présidence du Conseil constitutionnel il est passé grâce aux voix du RN et de l'UDR vous vous en rappelez ? On sait qu'il va y avoir le même deal Par exemple pour que tout le monde comprenne pour que là il ne soit pas nommé à ce postre là il faut qu'il y ait 3 5ème des parlementaires qui s'y opposent 3 5ème ça veut dire par exemple que LR ne doit pas voter pour Or nous savons nous entendons des bruits de couloirs qu'il y aurait un petit deal entre Moulin à la Banque de France et de l'autre côté il y aurait M.

Buffet comme défenseur des droits qui est celui qui a par exemple voté contre l'inscription du droit à l'avortement dans la constitution qui était opposé au mariage pour tous et donc si ce genre de deal se reproduit bon vous voyez ce que ça crée donc moi j'appelle sans aucun espoir de rien à juste respecter les formes républicaines

40:22
Présentateur

c'est à dire

40:22
Invité

à voter contre

40:24
Présentateur

à voter contre oui mais vous appelez tous les groupes enfin tous les groupes d'opposition à le faire

40:27
Invité

tout le monde après ils ont dit les macronistes il y a peu de chance quand même

40:30
Présentateur

chez macronistes il y a peu de chance quand même

40:31
Invité

vous savez en ce moment il y a tellement une ambiance de pourrissement et de délitement du pouvoir vous n'avez qu'à voir comme ils se détestent tous entre eux comme ils sont en train de créer des partis par là et des partis par ci

40:42
Présentateur

vous n'excluez pas un coup de théâtre de ce côté là

40:45
Invité

tout est possible vous savez qu'il y a 3 semaines on a quand même réussi en une seule semaine à faire battre la loi Yadant avec 700 000 personnes qui ont signé une pétition à faire battre la loi sur le 1er mai même si derrière ils ont essayé de passer ensuite et puis quand même monsieur l'hôtelier ils étaient tellement démobilisés à la fin tellement dépités de ce qu'on avait fait que nous la France Insoumise avec quelque chose comme 55 députés on devait être à ce moment là dans l'hémicycle nous étions majoritaires dans tout l'hémicycle et donc on leur a même cassé leur énième réforme de l'assurance chômage autant vous dire que la Macronie n'est pas au mieux de sa forme il peut manquer des voix de ce côté là il peut manquer des voix

41:19
Présentateur

pour Emmanuel Moulin de ce côté là vous pensez

41:22
Invité

je ne sais pas je verrai

41:23
Présentateur

en tout cas après la saison des déclarations de candidature pour la présidentielle voici celle des meetings qui arrivent Jean-Luc Mélenchon le 7 juin à Saint-Denis

41:29
Intervenant

et la gauche en ordre dispersée Rémi justement en 2022 après sa défaite à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon avait dit faite mieux aujourd'hui on voit qu'il est à nouveau candidat à l'élection présidentielle il y a eu un échec dans le renouvellement à la tête de la France Insoumise vous n'y êtes pas arrivée

41:45
Invité

je ne crois pas au contraire dites-moi combien de personnes vous connaissez au groupe de la France Insoumise nous avons pour le coup Jean-Luc Mélenchon a été remplacé à la tête du groupe parlementaire je le sais très bien puisque c'est moi qui ai pris la présidence là on parle de l'Élysée non non attendez on va continuer on va continuer il a été remplacé à la tête du mouvement c'est Emmanuel Bompard qui est à la tête du mouvement à l'Élysée il est à la tête de la Boétie c'est Clémence Guettet qui est à la tête de la Boétie etc donc je vais vous dire on fait mieux collectivement et par exemple si je vous demande qui est-ce que vous connaissez autour de M.

Ruffin comme équipe qui est-ce que vous connaissez autour de M. Glucksmann qui est-ce que oui d'accord vous m'avez cité un nom c'est bien mais ce que je veux dire c'est que Jean-Luc Mélenchon est le seul homme politique qui a fait émerger non seulement une équipe capable de gouverner mais en plus de cela un programme et nous nous avons un programme nous le faisons sérieusement et nous nous avons un seul candidat

42:38
Intervenant

et tout de même pour votre génération les cadras de la France Insoumise il n'y a pas une frustration quand même ça aurait dû être quelqu'un de votre génération qui serait candidat

42:46
Invité

il n'y a aucune frustration juste une grande fierté de la force populaire que nous sommes en train de construire et je vais vous dire parce que vous voyez autour de vous

42:53
Présentateur

il y a la taille Jordan Bardella c'est une nouvelle génération ça

42:55
Invité

oui oui enfin c'est un peu c'est pas tout à fait les mêmes niveaux vous voyez Jean-Luc Mélenchon juste de génération non pas personne n'a le niveau je ne dis pas ça mais nous on est un collectif nous on fait y compris de la politique contrairement à d'autres qui veulent simplement avoir à un moment leur place de ministre de premier ministre de président de la République nous nous n'aspirons pas à juste gouverner le pays comme des gestionnaires pendant cinq années nous nous plaçons dans une histoire longue de ce que nous portons et nous nous voulons changer la vie des gens changer ce pays donc c'est ça que nous sommes en train de faire et je vais vous dire Jean-Luc Mélenchon est quelqu'un qui a non seulement une profondeur politique historique et qui a contrairement à beaucoup d'autres la reconnaissance de chefs d'État internationaux parce que nous nous nous sommes toujours intéressés à l'international et donc je crois que qui peut faire mieux que Jean-Luc Mélenchon et bien Jean-Luc Mélenchon avec nous

43:46
Intervenant

en cas de second tour Jean-Luc Mélenchon il peut rassembler face au RN aujourd'hui on voit qu'il est largement battu dans les sondages

43:50
Invité

vous savez les sondages à chaque fois on nous annonce le pire la dernière fois en 2024 27 sondages sur 27 donnés l'extrême droite en tête et c'est nous qui l'avons emporté et je vais vous dire dans votre sondage le sondage dont vous parlez il se trouve qu'il y a 25% des socialistes qui voteraient pour l'extrême droite et qui ne voteraient pas pour Jean-Luc Mélenchon je trouve que ce sondage est très loin de ce qui pourrait se passer et je vais vous dire avec qui vous pourriez rassembler là pourquoi est-ce qu'on commence la campagne présidentielle différemment d'abord parce que tout le monde explique qu'on pourrait être au second tour que nous avons eu les 150 000 parrainages citoyens sur Mélenchon 2027.fr en seulement moins de 24 heures en 23 heures exactement donc de manière extrêmement rapide et que je crois qu'il continuera d'avoir un rassemblement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et qu'au moment où vraiment on a déjà des verres populaires vous allez voir dans la suite de la campagne vous verrez

44:40
Intervenant

des départs

44:41
Invité

mais des départs

44:43
Intervenant

c'est ce que vous dites chez les écologistes

44:46
Invité

il y a déjà eu des départs je pensais que vous vouliez parler des départs chez nous parce que alors là

44:49
Présentateur

vous pensez diviser les communistes les écologistes les socialistes

44:53
Invité

non on ne pense pas les diviser on leur a même proposé une alliance qui a incuré les sénatoriales les présidentielles et les législatives qui est le bloc de la censure et donc de la rupture mais je vais vous dire au moment où si c'est vraiment nous au second tour contre l'extrême droite chacun devra choisir son camp chacun devra choisir son camp et j'ose espérer dans ce pays qu'un pays qui en 2024 s'est mobilisé en masse pour battre l'extrême droite je ne crois pas que deux ou trois ans après d'un coup ce soit l'extrême droite qui arrive au pouvoir je n'y crois pas une seule seconde et nous nous mettrons toute notre énergie à faire en sorte que les gens reviennent aux urnes

45:26
Auditeur

Hugo oui madame Pannot j'avais une question en termes de cybersécurité LFI a été victime d'un hack qui concernerait 120 000 adresses mail 20 000 numéros de téléphone et des données personnelles couvrant de 2017 à 2026 est-ce que vous confirmez ces chiffres-là il y a eu un signalement à la CNIL qui a eu lieu est-ce que vous confirmez ces chiffres-là et comment vous allez tenter de sécuriser les données de vos militants dans cette campagne

45:49
Invité

là je vais m'avouer incompétente il faut demander à Manuel Bompard je n'ai pas les détails je sais qu'il y a eu un signalement qui a été fait à la CNIL je sais qu'il y a eu un hack informatique je ne sais pas du tout et qui était avant le lancement de candidature de Jean-Luc Mélenchon pour 2027 je ne sais pas combien de personnes par contre c'était avant

46:05
Auditeur

ça c'est déjà important et ça a été révélé le 7 mai donc après la candidature

46:09
Invité

oui c'est ça mais je sais que ça a eu lieu avant mais je ne sais pas exactement combien de personnes ça concerne et j'imagine évidemment qu'on a mis toutes les mesures en place pour protéger le plus possible les données mais ça il faudra demander directement à Manuel Bompard parce que moi je n'ai pas les informations directement dessus

46:24
Mathilde Panot

Hervé alors je reviens à votre programme dont vous nous avez dit qu'il n'est pas encore définitif mais en tout cas

46:30
Invité

on y travaille

46:31
Mathilde Panot

on y trouve beaucoup de choses et notamment j'ai lu que la France Insoumise promet de mettre fin à ce que vous appelez la monarchie présidentielle parce que dites-vous elle permet l'avènement d'un pouvoir solitaire alors quand on voit les conditions de désignation de votre candidat Jean-Luc Mélenchon est-ce que vous avez vraiment l'impression de donner le bon exemple en matière de lutte contre le pouvoir solitaire je rappelle pour ceux qui nous suivent une désignation accélérée un peu par surprise un dimanche matin en quelques heures par acclamation est-ce que c'est vraiment la panacée à l'intérieur d'un parti démocratique

47:07
Invité

alors ce n'est pas du tout comme ça que ça s'est passé

47:09
Mathilde Panot

mais vous n'avez pas tout nous expliqué

47:10
Invité

parce que le temps passe vite non non alors nous avons fait d'abord proposition de la coordination qui a voté proposition de l'intergroupe dans lequel il y a les députés les députés européens mais aussi les maires de la France insoumise qui ont eu aussi voté et ensuite nous avons proposé une procédure qui est une procédure que nous voudrions proposer à l'ensemble du pays qui est de dire soit les parrainages de 500 maires ce que les maires ne demandent pas qui est compliqué pour eux soit les parrainages de 150 000 citoyens et citoyennes et c'est ce que nous avons fait il se trouve qu'aujourd'hui il y a 275 000 personnes qui soutiennent la candidature de Jean-Luc Mélenchon ce qui n'est pas exactement rien

47:46
Mathilde Panot

ça c'est la première chose vous moquiez tout à l'heure les partis où il y a beaucoup de candidats vous dans votre parti il y en a un seul c'est plus simple

47:51
Invité

ah bah c'est comme dit Jean-Luc Mélenchon nous c'est carré nous au moins c'est pas le bordel de partout mais il n'y a pas de vote excusez-nous ah bah si on a voté je vous l'ai dit à deux reprises on a voté on a demandé s'il y avait d'autres candidatures donc si si on a voté

48:03
Mathilde Panot

un carré il y a quatre côtés chez vous il n'y en a qu'un seul

48:06
Invité

ah non vous savez que nous avons une équipe pour le coup et je pense que les gens la connaissent

48:11
Mathilde Panot

je vous asticote un peu mais quand même votre parti est le parti en France qui propose un seul candidat à l'élection présidentielle en son sein et donc le vote de ratification est plus facile

48:26
Invité

non comme nous le faisons comme député comme nous avons à chaque fois respecté notre parole devant les électeurs et les électrices nous ferons la même chose au pouvoir je vais vous dire je trouve que cela offre un spectacle qui n'est pas le spectacle lamentable que nous voyons dans toutes les autres formations politiques où tout le monde critique son camarade ou sa camarade pour expliquer qu'il serait plus beau avec telle cravate tel cheveu ou je ne sais quoi c'est le jeu démocratique non non nous nous savons ce que nous voulons proposer au pays nous savons pourquoi nous nous battons et je crois que ça offre justement l'image d'un mouvement politique qui est en ordre de bataille pour gagner ce pays pour faire en sorte qu'on invente un autre avenir collectivement et sur la monarchie présidentielle oui nous voulons en finir avec le fait qu'un homme puisse décider seul contre tout le monde c'est fait Emmanuel Macron et donc on redonne

49:10
Intervenant

le pouvoir au peuple pour en revenir à la désignation des candidats avec les dissensions au PS la primaire à gauche semble bien mal partie voire en mort clinique est-ce que vous vous en félicitez comme François Hollande

49:19
Invité

non je ne m'en félicite pas c'est leur problème qu'ils se débrouillent avec ça je le dis juste que puisqu'on appelle cette gauche la gauche non-mélenchoniste

49:29
Présentateur

où il y a des votes

49:30
Invité

où il y a des votes Jean-Luc Mélenchon et détester il y a plein de votes vous savez nous aussi moi je suis président d'un groupe où on vote toutes les semaines mais détester Jean-Luc Mélenchon et détester la France insoumise n'est pas un programme à offrir au pays et si je pouvais me permettre un petit conseil peut-être qu'il devrait arrêter de parler de nous et enfin proposer des choses au pays

49:49
Intervenant

vous l'avez évoqué tout à l'heure pour les législatives après la présidentielle donc Jean-Luc Mélenchon dit qu'il est d'accord pour faire un accord avec toute la gauche même le PS est-ce que cela veut dire en creux que les filles ne peuvent pas gouverner toutes seules

50:01
Invité

où est-ce que vous avez vu cette phrase exactement

50:03
Intervenant

il dit dans une interview que les écologistes ont proposé un accord global honorable et lui répond en disant que si c'est le cas nous sommes prêts à aller vers cet accord

50:16
Invité

c'est pas vrai nous avons donc fait une proposition effectivement aux écologistes et aux communistes pour être précis

50:22
Présentateur

il n'y avait pas les socialistes dedans

50:24
Invité

je le dis parce que vous comprenez que les socialistes non seulement ils ont trahi le programme sur lequel ils ont été élus mais qu'en plus de ça ils changent d'alliance quand vous commencez à aller être un soutien sans participation du gouvernement sans les socialistes expliquer que Jean-Luc Mélenchon serait le pire candidat du second tour pour des gens qui ne seraient pas capables d'arriver au second tour ça pose des questions quand même de savoir où est-ce qu'ils sont en termes d'alliance donc oui nous nous proposons une forme d'alliance mais je vais vous dire on l'a fait à chaque instant il ne faut pas être surpris s'il y a des groupes parlementaires par exemple écologistes communistes et même socialistes aujourd'hui c'est parce que Jean-Luc Mélenchon après la présidentielle de 2022 a dit nous jetons la rancune à la rivière en ayant fait 22% et que ensuite derrière il a fait la NUPES puis le NFP donc nous nous continuerons à dire que toutes celles et ceux qui sont d'accord sur notre programme sont les bienvenus donc y compris

51:10
Présentateur

les socialistes cas échéants

51:12
Invité

mais les socialistes écoutez ça devient quasi impossible puisqu'ils changent d'alliance ça devient quasi impossible oui mais ils étaient avec vous dans la NUPES écoutez le parti socialiste est en train de renouer avec l'époque d'Hollande où ils ne pouvaient même plus aller en manifestation sans derrière avoir des gens qui les apostrophaient qui leur demandaient des comptes etc donc ils reviennent à une époque où effectivement ils sont rejetés y compris des luttes sociales voilà je crois que

51:37
Présentateur

donc l'accord législatif ne s'adresse pas à eux

51:39
Invité

bah non il s'adresse aux gens qui sont d'accord avec un programme de rupture donc aux écologistes aux groupes avec la politique macroniste et je crains que ça ne soit pas la voie que prenne le parti socialiste alors

51:48
Présentateur

dis-moi ce que tu manges je te dirai qui tu es vous connaissez ça depuis quelques mois on voit des croustilles ouvrir un peu partout la recette est simple un plat composé de riz de poulet d'une sauce aigre douce et surtout à prix abordable certains dénoncent la malbouffe d'autres en font un enjeu culturel pour défendre la cuisine et la culture française dans un instant vous allez débattre avec face à vous Alain Fontaine président de l'association des françaises des maîtres et restaurateurs dont Marco Pommier nous dresse le portrait

52:12
Invité

face à vous Mathilde Panot un défenseur du bien manger le gardien des bistrots français restaurateur chef et propriétaire du Mesturé à Paris il est à la tête de l'association française des maîtres restaurateurs depuis des années notre invité défend le fait maison et la restauration traditionnelle mais aujourd'hui il tire la sonnette d'alarme nous les bistrots les cafés on représente aujourd'hui la majorité de la restauration traditionnelle on est en train de disparaître 170 000 établissements de ce type ont disparu depuis les années 60 face à eux les enseignes de fast food à bas prix McDo Burger King ou encore Master Poulet au coeur d'une polémique ces dernières semaines à Saint-Ouen le maire socialiste Karim Bouamran s'est opposé à l'installation de cette enseigne dans sa ville notre invité redoute la prolifération de la malbouffe dictée par les contraintes de pouvoir d'achat aujourd'hui il n'y a qu'une question j'en ai pour combien selon notre invité la restauration traditionnelle est désavantagée face aux géants du fast food charge inflation coût des produits alors il porte un combat faire reconnaître les bistrots et cafés français au patrimoine immatériel de l'UNESCO cette reconnaissance peut-elle changer la donne comment protéger nos bistrots face à la restauration rapide face à vous Alain Fontaine

53:39
Présentateur

nous accueillons Alain Fontaine sur le plateau de l'indicé politique je vous laisse saluer Mathilde Panot en tenue en tenue d'apparat j'allais dire bonsoir merci ça nous honore merci beaucoup asseyez-vous je vous en prie et je vous laisse évoquer avec Mathilde Panot notamment les bistrots traditionnels parce que c'est votre votre angle d'attaque et c'est votre votre profession il faut les défendre ces bistrots traditionnels

54:02
Intervenant

il faut les défendre oui parce qu'il se passe dans ces bistrots il y a beaucoup de sociabilité c'est des catalyseurs de sociabilité depuis maintenant presque 200 ans c'est là où le monde ouvrier s'est monté le syndicalisme mais aussi les artistes se sont inspirés c'est des lieux inspirants c'est là où ils se réunissent c'est des concepts économiques plutôt bas on était 508 000 en 1900 aujourd'hui on est moins de 40 000 alors un bistrot c'est ouvert toute la journée parce que des fois vous avez l'impression d'un bistrot puis vous apercevez que c'est un restaurant un peu maquillé le bistrot c'est ouvert toute la journée avec une amplitude horaire qui va de 7h 8h du matin jusqu'à 20h 22h on peut manger et boire au comptoir et on peut aussi s'asseoir en salle c'est des lieux de vie c'est des lieux de partage et quand j'entends les gens qui parlent du vivre ensemble ça se passe là et c'est vrai qu'on est en train de disparaître il y a 23 000 communes en France qui n'ont plus de commerce donc de facto plus de bistrot plus de café ça veut dire qu'il y a on parle de déserts médicaux on pourrait parler de déserts de sociabilité et comment on y répond c'est ça ?

on y répond en les inscrivant à l'UNESCO

55:12
Présentateur

alors ça on y reviendra tout à l'heure mais ce que vous voulez dire pardon c'est que les autres formes de restauration ont pris le dessus c'est ça ?

55:20
Intervenant

oui depuis pardon je m'étouffe depuis un an depuis un an on a basculé effectivement où la restauration rapide c'est 52% de la restauration donc ça a basculé c'est un modèle économique qui disparaît donc Mathilde Panot en fait c'est

55:38
Présentateur

est-ce qu'il faut défendre les bistrots et cette gastronomie ou est-ce qu'il faut favoriser l'ouverture de nouvelles enseignes populaires ?

55:46
Invité

non moi je pense enfin ça me parle ce que vous dites sur à la fois la sociabilité le vivre ensemble ce que vous disiez sur des villages ou des petites villes qui n'ont plus de lieu où les gens peuvent se rencontrer y compris d'ailleurs il y avait des travaux sociologiques très intéressants qui avaient été faits sur par exemple le fait que l'extrême droite montait dans des endroits où les gens n'avaient plus de lieu pour se rencontrer plus d'associations plus de café plus de bistrots donc non ça c'est des choses qui me parlent beaucoup après et d'ailleurs ça a été dit dans le portrait moi je pense qu'il faut pointer la principale responsabilité de ça alors il y a beaucoup de choses il y a le coût de l'énergie qui est subi par les restaurateurs mais le principal problème pour lequel les gens ne viennent plus au bistrot je regardais ce que vous aviez fait et vous disiez souvent que c'était le lieu des ouvriers vous en avez parlé juste avant le lieu des artistes vous disiez aussi mais ça ne l'est plus le problème c'est que les ouvriers aujourd'hui ne peuvent plus aller régulièrement au bistrot pourquoi ?

56:38
Présentateur

d'un cause de quoi ? des salaires ou des prix trop chers ?

56:40
Invité

parce que alors il y a les deux qui se nourrissent entre eux mais notamment parce qu'il faut augmenter les salaires dans notre pays faire en sorte par exemple je voyais qu'un quart des étudiants parce que ce n'est pas forcément les mêmes personnes qui vont masterpouler croustipouler je ne sais quoi c'est par exemple souvent des jeunes 15-25 ans qui vont y aller je voyais que là un quart des étudiants avaient moins de 100 euros pour vivre lorsqu'ils ont payé leur loyer donc il faut comprendre que quand vous avez 100 euros de reste à vivre vous n'avez pas derrière la possibilité de vous faire un plaisir dans un bistrot donc du coup par exemple il faut défendre avec nous la garantie d'autonomie des jeunes

57:18
Présentateur

mais au-delà de ça aujourd'hui est-ce qu'il y a un problème justement c'est trop cher peut-être non ? c'est pas que c'est trop cher c'est que les gens ont plus d'argent

57:26
Intervenant

je pose un prix c'est un si vous voulez c'est un juste prix c'est un juste prix par rapport à nos charges parce que c'est cela dont on ne parle pas on a des charges importantes puisqu'on a des compétences dans nos cuisines on a la pertinence du geste et puis on a également des coûts sur la matière quand on achète de la matière première on l'achète cher parce qu'on fait travailler l'agriculture donc les fast-food à côté de ça ils vous cassent le métier ?

moi je ne veux pas m'opposer au fast-food mais je veux dire simplement que c'est dangereux que les français prennent conscience que cette malbouffe qui est en place puisque les fast-food c'est quand même ça c'est je vous le rappelle c'est une augmentation en 30 ans de 25% d'obésité en 30 ans et c'est 70% de ces 26% ce sont des jeunes c'est ceux des jeunes ça c'est une réalité ça aussi Mathilde Panot

58:15
Invité

oui ok c'est moins cher

58:17
Présentateur

mais c'est de la malbouffe est-ce qu'il faut promouvoir ça ?

58:20
Invité

en fait le problème le problème monsieur Dutellier c'est que il faut quand même si on reprend dans l'histoire les McDo se sont installés en France en 1972

58:28
Présentateur

alors on parle des nouvelles formes là vous savez

58:30
Invité

oui mais en fait du coup pourquoi est-ce qu'on parle que des nouvelles formes je le dis parce que ça pose un peu question en fait de savoir pourquoi est-ce que maintenant on parle enfin une des raisons parce qu'il y a une crise au conscience une des raisons pour lesquelles on s'est opposé par exemple à ce qui s'est passé à Saint-Ouen c'est parce qu'il y avait un deux poids deux mesures en face du Master Poulet il y a un Burger King enfin je veux dire en termes de malbouffe on est exactement sur la même chose il y a un deux poids deux mesures qui est révoltant et la raison pour laquelle lorsqu'on interroge les jeunes par exemple qui vont au Master Poulet pour donner un exemple qu'est-ce qu'ils disent ?

ils disent ça cale c'est pas cher et du coup ça nous permet de remplir le ventre donc la question qui est posée c'est pas qu'ils sont trop chers les bistrots c'est pas ça la question déjà il faudrait qu'on sorte du marché européen de l'énergie pour faire en sorte qu'ils aient une énergie moins chère il faudrait faire en sorte qu'on ait un blocage des prix de première nécessité et qu'il y ait plus de local qu'on arrête avec les accords de libre-échange etc pour pouvoir faire en sorte d'avoir des bons produits bon ok mais du coup la question c'est pas qu'ils sont trop chers c'est qu'on a appauvri massivement les gens et c'est ça quand moi je parle à des restaurateurs ils m'expliquent qu'ils n'ont jamais vu ça par exemple il y a un couple qui vient et qui va par exemple manger à deux une seule viande ou qui renonce au dessert

59:39
Présentateur

mais ce que disait Alain Fontaine aussi c'était intéressant je vous ai coupé à ce moment là je vous ai dit on va y revenir c'est que pour reconnaître la gastronomie française il faut une démarche de reconnaissance officielle vous pensez à l'UNESCO ?

59:48
Intervenant

oui parce qu'on se bat depuis maintenant 8 ans pour que les pratiques sociales et culturelles vous voyez on n'est pas dans la nourriture dans les pratiques sociales et culturelles soient reconnues les pratiques sociales et culturelles dans les bistrots qui a fait en France soient reconnus à l'UNESCO on a le soutien du président de la république depuis maintenant 8 ans on a le soutien de beaucoup et c'est maintenant qu'il faut prendre la décision je ne vois pas ça serait impossible qu'il y ait un autre une autre fiche d'inventaire on appelle ça des fiches d'inventaire sorte c'est le président de la république qui doit prendre la décision dans les jours qui viennent et on ne voudrait pas voir une fiche d'inventaire plus élitiste qui sorte la nôtre est légitime parce qu'elle défend une façon de vivre ensemble c'est ce qui nous manque aujourd'hui vous savez ce vivre ensemble

1:00:32
Présentateur

est-ce que ça passe par cette reconnaissance symbolique ?

1:00:34
Invité

je pense que ça en fait partie moi je suis tout à fait favorable à ce qui était dit à l'instant mais la question c'est

1:00:39
Présentateur

qu'est-ce qu'on met dans la gastronomie française ça peut comme le disait Anna Fontaine être extensible

1:00:44
Invité

oui mais enfin ce qui était dit encore une fois ce qui était dit sur les bistrots comme lieu de discussion de rencontre de sociabilité de lutte contre la solitude qui grandit dans notre pays ça c'est des choses qui moi me parlent mais je continue de dire que cette mesure si elle est importante soutenue par les professionnels qui permettraient une reconnaissance forte ne suffira pas tant qu'on continuera à appauvrir les gens et donc nous on augmentera les salaires dans ce pays pour qu'ils puissent s'offrir des petits prix alors là maintenant

1:01:11
Présentateur

je vous renvoie la question est-ce qu'il faut augmenter les salaires en France parce que vous êtes aussi employeur je suis employeur

1:01:16
Intervenant

mais parlez lui

1:01:16
Invité

de la caisse de périculation ça va l'aider non non non

1:01:18
Intervenant

il reste franchement on a fait en sorte dans mon entreprise mais beaucoup d'autres entreprises on a mis la semaine de 4 jours et la semaine de 3 jours tous nos salaires ont été augmentés on fait en sorte que les gens tournent autour de 2000 euros net on fait très attention à ça on fait que le cadre l'environnement contractuel soit satisfaisant

1:01:39
Présentateur

c'est clair c'est un exemple précis merci Alain Fontaine d'être venue sur le plateau de l'indicier politique merci Mathilde Panot d'être venue sur

1:01:45
Invité

rendez-vous le 7 juin à Saint-Denis pour notre premier meeting de campagne

1:01:48
Présentateur

ok il y aura du croussipoul à côté on j'en sait rien peut-être il y aura du croussipoul à basilic merci beaucoup merci à vous pour votre fidélité à bientôt dans l'indicier politique

Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise | LCP, Lundi C'est Politique — Mathilde Panot · Pourquijevote