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Podcast / conversationrtl-fr· 3 septembre 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesSécurité

Faut-il dire oui aux véhicules autonomes? Quels sont les risques ?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Vous l'avez essayé cette voiture, pouvez-vous nous la décrire ?

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Pourquoi jusqu'ici le gouvernement ne voulait pas faire ses essais et pourquoi il a dit oui ?

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Pourquoi faut-il accélérer le déploiement de cette voiture autonome ?

  • 4:36OuverteRéponse directe

    On a tendance à imaginer ce véhicule qui avance tout seul et qui devient fou. Un robot peut se dérégler ?

  • 5:42OuverteRéponse directe

    Si c'est oui au vote européen, quand verra-t-on ces véhicules sur nos routes ?

  • 6:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que notre industrie automobile française s'intéresse aussi à ces voitures autonomes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09PrésentateurFait
    « Elon Musk, en un coup de fil, il a retourné notre ministre des Transports, Philippe Tabarro. »
  • 2:34InvitéFait
    « En juillet, le ministre des Transports, Philippe Tabarro, avait d'abord refusé, en fait, l'autorisation des Teslas autonomes. »
  • 2:44InvitéChiffre
    « Son système a enregistré quatre fois moins de collisions que des Teslas conduites manuellement. »
  • 2:49InvitéChiffre
    « Test sur plus de 100 millions de kilomètres, puisqu'il y a certains pays européens où c'est possible, notamment aux Pays-Bas. »
  • 3:21InvitéFait
    « C'est déjà une réalité, alors sous forme des robots taxis qu'on voit de temps en temps dans les reportages télé aux Etats-Unis, mais aussi en Chine. »
  • 5:21InvitéChiffre
    « Je rappelle qu'on a plus de 3000 morts sur une route chaque année. »
  • 7:01PrésentateurFait
    « Renault propose un service de navette autonome chaque année à Roland-Garros. »
  • 7:17InvitéFait
    « La France n'a pas attendu Tesla et la France sait faire. »
  • 7:21InvitéChiffre
    « Elle a accueilli des centaines d'expérimentations depuis 10 ans. »
  • 7:33InvitéFait
    « Il y a des robots taxis aux Etats-Unis et en Chine parce que les transports en commun sont moins développés. »
  • 9:44InvitéFait
    « La France a une expertise unique dans le domaine de la supervision à distance de ses véhicules autonomes. »

Temps de parole

  • Présentateur28 %
  • Invité27 %
  • Présentateur 224 %
  • Invité 220 %

≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

On

0:00
Présentateur

commence. 18h, 20h, RTL Soir, avec Anne-Sophie Lapix.

0:08
Locuteur

Il

0:09
Présentateur

est convaincant Elon Musk, en un coup de fil, il a retourné notre ministre des Transports, Philippe Tabarro. Jusqu'ici le gouvernement s'opposait aux essais sur route de la voiture autonome de Tesla. Après l'échange téléphonique, le ministre a dit bingo, on va essayer de comprendre ce qu'est ce véhicule FDS de Tesla. S'il est dangereux, s'il faut l'adopter, ce sera la preuve par trois, trois invités, journalistes, témoins, experts, pour répondre à une question d'actualité. Bonsoir Christophe Bourreau. Bonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous. Vous, vous l'avez essayé cette voiture, pouvez-vous nous la décrire ?

0:43
Invité

Écoutez, c'est une voiture classique, sauf qu'il y un vrai effet waouh, qui est très perturbant, parce que vous ne faites strictement rien, vos mains ne bougent plus, les pieds ne touchent plus les pédales, et pourtant automatiquement la voiture accélère, freine, tourne, change de voie, toute seule. Au début, vous avez presque envie de lui dire, bon, mais tu fais quoi là ? Surtout quand vous frôlez et passez à quelques centimètres d'un camion, l'instinct de survie vous pousse quand même à... Vous avez envie de reprendre la main sur la voiture, pas rester passif.

Alors, il y a Tesla, mais il d'autres, parce que Stellantis, par exemple, moi j'avais fait des essais sur route entre Paris et Le Mans, il y a quatre ans, à bord d'une Peugeot 3008, 400 kilomètres aller-retour, sans toucher le volant ni les pédales. Je voulais s'imaginer la tête des autres conducteurs qu'on croisait quand on a sorti déplier un journal, tout en avançant, c'était quand même hallucinant. Alors, il faut dire que ces voitures sont quand même bardées de technologies, il y a des radars et ce qu'on appelle des lidars, ces sortes de faisceaux qui vont analyser tout ce qu'il y a autour de la voiture, comme une mouche avec ses yeux, à 360 degrés.

Donc, finalement, on aime partager entre l'envie de reprendre la main, si je puis dire, et puis un peu aussi rassuré par la technologie.

1:51
Présentateur

Mais on ne peut pas la reprendre parce qu'il n pas de volant, en

1:53
Locuteur

Ah

1:53
Invité

si, Alors, ça, c'est la grande différence avec les Etats-Unis. En Europe, on est obligé, c la législation qui oblige à être derrière un volant et de pouvoir reprendre le volant à tout moment. Ce qui n pas le cas, par exemple, avec les robotaxis aux Etats-Unis, où là, ce sont des taxis où il n a personne à l'intérieur, la voiture avance toute seule. En France et en Europe, la législation ne permet pas cela. Il faut qu'il y ait obligatoirement un volant et vous devez être derrière le volant.

2:16
Présentateur

Pour l'instant, parce que là, il y eu quand même cette conversation téléphonique entre Elon Musk et notre ministre des Transports. Pourquoi jusqu'ici le gouvernement ne voulait pas faire ses essais et pourquoi il a dit oui ?

2:27
Invité

Alors, c'est pour des raisons de sécurité. En juillet, le ministre des Transports, Philippe Tabarro, avait d'abord refusé, en fait, l'autorisation des Teslas autonomes, demandant à la marque, finalement, de prouver que son système est suffisamment sûr. Depuis, Tesla fournit des chiffres. Après, on les croit ou pas, mais en tout cas, le verdict de Tesla. Son système a enregistré quatre fois moins de collisions que des Teslas conduites manuellement. Test sur plus de 100 millions de kilomètres, puisqu'il y a certains pays européens où c'est possible, notamment aux Pays-Bas. C'est ce qui, finalement, a convaincu le gouvernement pour faire un test en vue d'une homologation.

3:00
Présentateur

Alors, va demander à Clément Beaune, haut commissaire à la stratégie et au plan, qui a produit un rapport en mai dernier pour accélérer le déploiement des voitures autonomes. Ce qu pense de tout ça. Bonsoir, Clément Beaune. Bonsoir. Alors, pourquoi faut-il, puisque c'est l'objet du rapport, pourquoi faut-il accélérer le déploiement de cette voiture autonome ?

3:18
Invité

Il faut accélérer, parce que, comme on l'a dit, ce n plus de la science-fiction. C'est déjà une réalité, alors sous forme des robots taxis qu'on voit de temps en temps dans les reportages télé aux Etats-Unis, mais aussi en Chine. Aujourd'hui, il n'y a nulle part en Europe où on a lancé des véhicules autonomes vraiment en ville et en situation réelle. Ce qu voit aux Etats-Unis, ce n'est pas encore chez nous. Mais il y a beaucoup de pays européens qui se lancent dès cette année. On va avoir des expérimentations et même des développements de grandes marques connues ou d'applications célèbres de taxis à Londres, à Munich, pas en France.

Et donc, je pense que ce serait une erreur de ne pas se lancer. Il faut évidemment, et le ministre a eu raison, demander sur tous ces modèles ou toutes ces technologies des exigences de sécurité très grandes. Aujourd'hui, c'est une technologie qui marche. Et en gros, le dilemme, il est simple. Soit on n pas de véhicule autonome du tout et on va rater encore une vague technologique d'une transformation énorme de nos vies. Soit on se lance. C'est vrai que ce ne sera pas des véhicules européens, français dans un premier temps ou pas principalement. Mais c'est le meilleur moyen aussi de déclencher des investissements, des bonnes règles et puis des habitudes.

Parce qu'imaginer que demain, le véhicule soit autonome, ça pourra amener une personne qui ne peut plus conduire parce qu'elle est trop âgée ou parce qu'elle est en situation de handicap chez le médecin ou faire ses courses. 'est quand même une révolution qui se dessine.

4:27
Présentateur

Oui, alors même si Christophe Bourreau nous a dit qu'a priori, il y moins de collisions dans les preuves de sécurité que donne Elon Musk, on a quand même tendance à imaginer ce véhicule qui avance tout seul et qui devient fou. Alors peut-être qu'on a vu trop de films, mais un robot, ça peut parfois se dérégler et faire des dégâts.

4:49
Locuteur

Bien

4:49
Invité

sûr. Alors d'abord, c'est quand même un processus puisqu'on a déjà beaucoup d'assistance dans nos véhicules et il y avait les mêmes réticences au départ. On pensait que tout ce qui était un peu automatique, quand ça tombait en panne, on était inquiet et ça ne marchait plus du tout. Bon, il faut évidemment des garanties, mais c'est vérifié déjà aujourd'hui. Il y une étude universitaire indépendante américaine qui a montré que les collisions, les accidents étaient réduits de 80 et même 85% pour tous ceux qui entraînent des graves blessures. Il y a même un entrepreneur américain qui a dit dans quelques années, on se demandera comment on a pu laisser des humains conduire.

Je rappelle qu'on a plus de 3000 morts sur une route chaque année. Donc bien sûr, il faut être très exigeant. C'est normal qu'on ait des réticences. On en a tous, vous et moi. Mais ça sera sans doute l'avenir de l'automobile et même du déplacement des véhicules propres et des véhicules autonomes. Donc il ne faut pas être impressionné par toute technologie, mais il faut quand même s'y préparer. Sinon, regardera les Chinois ou les Américains à nouveau être devant nous.

5:42
Présentateur

Il y aura un vote, je crois, le 6 octobre au niveau européen pour autoriser ou pas la circulation de ces véhicules. Si c'est oui, on les verra quand les véhicules autonomes circuler sur nos routes

5:50
Locuteur

?

5:50
Invité

Alors, c'est ce qu'a été la discussion, je crois, hier aussi du ministre Philippe Tabarro avec Elon Musk. Il ne pas qu'on ait des règles différentes partout en Europe. Donc c'est important, effectivement, qu'il une décision européenne, qu'on n'ait pas une pratique différente aux Pays-Bas, aux Français, etc. Donc c'est important. Et pour une fois, l'Europe va vite. Donc tant mieux. Ensuite, il y a plein de choix locaux ou nationaux. C'est aussi les villes qui vont décider si elles lancent des expérimentations. Il y a des villes européennes, je le disais, Munich, Londres, Zurich, qui vont commencer cette année, dans les toutes prochaines semaines.

On verra des robots de taxi sur des territoires européens. Il ne pas que la France rate ça. Et c'est ce qu'on dit dans le rapport. Il faut qu y des villes qui acceptent de se lancer cette année. Les opérateurs sont prêts. Ça pourra même être ensuite des gens qui créent des applications, des usages en France. Donc c'est une vraie opportunité. Et moi, je n'aimerais pas que la France regarde les autres pays européens se lancer les premiers. Donc j'espère dans les tout prochains mois.

6:40
Présentateur

Alors, est-ce que notre industrie automobile, à nous, Français, s'intéresse aussi à ces voitures autonomes ? Vous commencez à nous en parler, Christophe Bourreau. Est-ce qu'on sait faire ? Bonsoir, Laurent Meillot. Vous êtes journaliste automobile, auteur de l'ouvrage Le poker menteur des voitures autonomes. Est-ce que nos industriels, Français ou Européens, maîtrisent ces technologies ? Écoutez, Renault propose un service de navette autonome chaque année à Roland-Garros. Depuis maintenant 2-3 ans. Et il y a des navettes qui ont été mises en circulation dans la ville de Châteauroux, où un vrai service en conditions réelles sera opéré à la fin de l'année en service commercial.

Donc oui, la France n'a pas attendu Tesla et la France sait faire. Elle a accueilli des centaines d'expérimentations depuis 10 ans. Je dis bien des centaines. Et oui, on a des acteurs. Après, je crois qu'il faut distinguer la hype du robotaxi et le vrai usage pertinent du véhicule autonome. Je pense que la navette complémentaire du transport public est plus efficiente. Il y a des robots taxis aux Etats-Unis et en Chine parce que les transports en commun sont moins développés. Après, Stellantis, par exemple, fait des tests avec un acteur chinois qui s'appelle Pony AI au Luxembourg.

Et dans la liste qui a été donnée par Clément Beaune, il a oublié qu'à Zagreb, en Croatie, il y un service commercial qui est proposé également au robotaxi. Donc en Europe, se fait déjà. Après, ce qu'il faut bien comprendre, on parle beaucoup de technologie, mais on ne parle jamais de l'acceptation sociale. Est-ce que les villes veulent vraiment de ces robots taxis ? Comment vont réagir les chauffeurs de taxi et même les chauffeurs de BTC ? Ça, c'est une vraie question. Donc je pense qu'il faut se poser la question des usages avant de se dire « waouh, il y aller ». C'est la réserve que moi j'aurais. C'est-à-dire qu'on va mettre au chômage les chauffeurs de taxi, c'est ça que vous dites

8:17
Locuteur

?

8:19
Présentateur

Alors, ça peut être une interrogation, effectivement. Ça peut être également, j'allais dire, des embouteillages de robots taxis. À un moment, ces robots taxis vont aussi revenir à vide. Il faudra les recharger. C'est simplement qu'il faut organiser le transport de façon à que ça ne devienne pas anarchique. On n'est pas forcément la caisse de résonance des constructeurs chinois pour les aider à faire des exportations. Je pense que c'est une réflexion pertinente qui doit se faire. Et je note simplement que dans certaines villes américaines comme New York, effectivement, les taxis ont combattu l'arrivée des robots taxis et ont forcé, en fait, Waymo, la filiale de Google, à s'arrêter.

Il y en ce moment un projet de loi qui est en discussion en Washington. Donc, attention, il y a aussi des réticences. Il faut les prendre en compte. Je pense que c'est un aspect du débat qui n'est pas du tout pris en compte et, à mon avis, en a tort. Mais sinon, oui, il y aura sans doute des robots taxis et des voitures autonomes

9:11
Locuteur

en

9:12
Présentateur

France. Des Peugeot, des Renault ? Ça doit se faire. Alors, ça peut très bien être, pour les carrosseries des voitures, ça peut très bien être des Renault, ça peut très bien être des Peugeot. La seule chose, c'est que le logiciel, il ne sera pas forcément français, mais il ne sera pas forcément non plus américain ou chinois. Je prends juste un exemple. Mais Stellantis, par exemple, le groupe où il a Peugeot et Citroën, ils ont un accord avec Wave, qui est une société britannique et qui va justement collaborer aussi sur les robots taxis à Londres. Donc, il ne pas être dans un monde binaire où il n aurait que des Américains et que des Chinois.

Et j'ajoute juste une chose,'est que la France a une expertise unique dans le domaine de la supervision à distance de ses véhicules autonomes. Parce que ce n pas que des constructeurs et pas que des logiciels autonomes. Il faut d'ailleurs quelqu'un qui peut prendre la main sur le véhicule. Et ça, en France, on a l'expertise. Merci beaucoup et merci à tous les trois d'avoir répondu à nos interrogations sur ce véhicule qui avance tout seul. Merci beaucoup. Dans un instant, le journal de campagne d'Agnès Bonfillon. Et puis, on va revenir sur cette inquiétante tentative d'attentat en Allemagne attribuée aux Russes. Ce drone chargé d'explosifs retrouvé dans un aéroport utilisé par l'OTAN.

Est-ce que Poutine nous provoque ? Est-ce qu'il fait un pas de plus vers la guerre contre l'Europe, contre l'OTAN ? Notre réponse est-elle adaptée ? On en débat dans Les Grands Esprits se rencontre. Mais d'abord, une pause et l'essentiel de l'info avec Alban Leprin.

10:32
Locuteur

Merci

10:33
Invité

d'écouter RTL.