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InterviewPublic Sénat· 20 septembre 2026 51 minContradictoireActualité / polémiqueLogementÉconomie & entreprisesImmigration & asileRetraites

Louis Aliot, invité du Grand Jury - Vidéo

Au micro : Olivier Bost Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 42 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a-t-il été convaincant lors de sa réunion avec les chefs de parti et des candidats à la présidentielle ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Est-ce un changement de doctrine au RN ?

  • 0:53OuverteRéponse directe

    54 milliards d'euros d'économies, voilà ce que propose le premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027. Est-ce suffisant ou trop pour le Rassemblement National ?

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que le gouvernement finira par se résoudre à baisser les taxes sur les carburants ?

  • 2:27RelanceRéponse partielle

    Est-ce que cette question précisément du carburant et d'une baisse des taxes peut être une condition pour ne pas faire tomber le gouvernement au moment du budget ?

  • 3:00RelanceÉludée

    Mais est-ce que ce vote peut être conditionné par des aides nouvelles ou une baisse de taxes des carburants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46PrésentateurFait
    « Pour la première fois, Marine Le Pen et Jordan Bardella s'inquiètent de la guerre hybride que mène la Russie contre l'Europe. »
  • 0:54PrésentateurChiffre
    « 54 milliards d'euros d'économies, voilà ce que propose le premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027. »
  • 1:58InvitéFait
    « Les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation, parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante que finalement personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement. »
  • 2:16InvitéFait
    « Il faudra baisser les taxes à l'identique de ce qu'ont fait certains pays européens, je pense à l'Espagne, mais plus récemment l'Allemagne, qui a baissé le prix de l'essence à la pompe. »
  • 3:39InvitéChiffre
    « On sait que de passer de 20 à 5,5% de taxes, ça peut représenter des sommes énormes, entre bien 14 et 16 milliards. »
  • 4:08InvitéChiffre
    « Je crois que c'est 12 milliards sur l'essence elle-même et 12 milliards par rapport à la dépense publique qui est de l'ordre de 1 700 milliards d'euros en France. »
  • 4:17InvitéFait
    « Laissez-moi vous dire que c'est quand même une goutte d'eau. »
  • 13:53InvitéChiffre
    « Elles sont estimées à 7,9 milliards, tout compris sur trois ans. »
  • 21:31PrésentateurFait
    « Seules les plus petites retraites, en dessous de 1260 euros, suivraient l'évolution des prix, l'inflation. »
  • 21:57PrésentateurFait
    « Pour être précis, jusqu'à 2 300 euros, ça serait relevé, mais pas autant que l'inflation. Et ensuite, aucune revalorisation pour les retraites au-dessus de 2 300 euros. »
  • 23:24InvitéFait
    « 60 ans et 40 annuités si vous avez commencé à travailler avant 20 ans, 42 ans de cotisation si vous avez travaillé après 20 ans. »
  • 25:05PrésentateurChiffre
    « C'est 54 milliards d'euros d'économies. Ça, c'est l'objectif affiché par Sébastien Lecornu, le Premier ministre. »
  • 25:45PrésentateurChiffre
    « Marine Le Pen parle de 125 milliards d'euros d'économies, un plan qu'elle va présenter dans quelques jours. »
  • 29:06PrésentateurChiffre
    « il y a 2 millions, il y a quasiment 3 millions de ménages qui sont en attente d'un logement social »
  • 29:11PrésentateurChiffre
    « il y en a 400 000 qui sont attribués chaque année en France »
  • 29:14PrésentateurChiffre
    « 50 000 à des étrangers »
  • 30:20InvitéPromesse
    « vous proposez aussi d'abroger la loi SRU qui impose aux communes d'avoir entre 20 à 25% de logements sociaux »
  • 30:44InvitéChiffre
    « notre taux est à 21 ou 22% et donc on est carencé »
  • 32:23InvitéFait
    « aujourd'hui, dans les Pyrénées-Orientales, par le ZAN, le fameux zéro artificialisation des sols, vous ne pouvez plus trouver de terrain ni pour construire, d'ailleurs, du logement tout court, ni pour faire de l'activité économique »
  • 33:24InvitéFait
    « c'est une loi qui a été présentée par le Rassemblement national depuis longtemps, qui avait été portée d'ailleurs par le député européen M. Garraud »
  • 33:46InvitéFait
    « il est ciblé sur l'influence de l'idéologie islamiste sur le sol français »
  • 34:00InvitéFait
    « les frères musulmans dont je rappelle qu'ils sont interdits quand même en Égypte, aux Émirats arabes unis »
  • 34:56InvitéFait
    « le voile n'est pas une obligation de la religion musulmane »
  • 35:04InvitéFait
    « la mosquée de Paris le déconseille aux femmes »
  • 38:40InvitéFait
    « ce qui se joue au mois de mai, c'est le gouvernement de la France »
  • 40:14InvitéFait
    « votre parti a du mal à faire émerger ses numéros 2 »
  • 40:26InvitéFait
    « Marine Le Pen, en choisissant Jordan Bardella aux élections européennes par deux fois comme président du parti, fait un duo assez inédit dans une élection présidentielle que tout le monde reconnaît »
  • 41:08InvitéFait
    « il a été élargi avec Éric Ciotti »
  • 41:43InvitéFait
    « il a quand même été le bras droit de Philippe de Villiers dans les années 2000, 90-2000 »
  • 44:23InvitéFait
    « ce texte-là est fait pour dissuader précisément l'immigration clandestine de traverser la France pour aller en Angleterre »
  • 44:37InvitéFait
    « les Gilets jaunes peuvent reprendre en tout cas une contestation si on continue comme cela »
  • 45:08InvitéPromesse
    « nous sommes de toute façon pour que la présomption d'innocence soit reconnue, de présomption de légitime défense soit reconnue aux policiers »
  • 45:38InvitéFait
    « manifestement du comportement totalement illégal de l'auteur »
  • 46:12InvitéFait
    « les propos racistes qu'on a condamnés de policiers qui étaient embauchés par l'ancien maire, pas par le nôtre »
  • 46:56InvitéPromesse
    « nous serons très attentifs à tout ça et très fermes dans les comportements de chacun »
  • 47:52InvitéPromesse
    « sinon, évidemment, il aurait été viré sur le champ »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Présentateur20 %
  • Invité 26 %
  • Invité 34 %
  • ?4 %

≈ 14,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.

0:12
Locuteur

Bonjour

0:12
Présentateur

à tous, bienvenue dans Le Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct sur Public Sénat. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. Vous êtes le premier vice-président du Rassemblement National et maire de Perpignan. Pour la première fois, Marine Le Pen et Jordan Bardella s'inquiètent de la guerre hybride que mène la Russie contre l'Europe. Emmanuel Macron a-t-il été convaincant lors de sa réunion avec les chefs de parti et des candidats à la présidentielle ? Est-ce un changement de doctrine au RN ? 54 milliards d'euros d'économies, voilà ce que propose le premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027. Est-ce suffisant ou trop pour le Rassemblement National ?

Vous allez nous répondre. Bienvenue dans ce Grand Jury, Louis Alliot.

0:59
Locuteur

À

1:00
Présentateur

mes côtés, pour vous interroger ce dimanche, Quentin Calmet pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour West France.

1:06
Invité

Bonjour.

1:07
Présentateur

Dans ce Grand Jury, Louis Alliot, dans notre séquence La Bataille des idées, nous reviendrons sur deux idées fortes mises en avant dans cette rentrée par le RN, l'interdiction du voile et le logement. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.

1:23
Locuteur

Le

1:23
Présentateur

Grand Jury, sur le terrain.

1:26
Locuteur

Et

1:26
Présentateur

sur le terrain, le sujet numéro un et le plus quotidien est encore, bien sûr et toujours, le prix de l'essence. 2,41

1:33
Locuteur

euros.

1:33
Présentateur

Vous venez de l'entendre, nouveau record pour le gasoil. Pensez-vous, Louis Alliot, que le gouvernement finira par se résoudre à baisser les taxes

1:40
Locuteur

? Écoutez,

1:42
Invité

il va être obligé de baisser les taxes, sinon l'économie s'arrêtera.

1:45
Locuteur

Parce

1:46
Invité

que je rappelle que l'essence, ce n'est pas un produit de luxe, c'est un produit de première nécessité.

1:51
Locuteur

C

1:51
Invité

'est un produit pour aller travailler, c'est pour aller chercher les enfants à l'école ou les amener à l'école. Ça concerne l'ensemble des Français. Et c'est pour cela d'ailleurs que les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation, parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante que finalement personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement. Donc il faudra baisser les taxes à l'identique de ce qu'ont fait certains pays européens, je pense à l'Espagne, mais plus récemment l'Allemagne, qui a baissé le prix de l'essence à la pompe. Il faudra bien qu

2:23
Locuteur

'on

2:23
Invité

se mette au diapason de ces pays-là.

2:24
Présentateur

On reviendra un peu plus en détail sur le budget, mais est-ce que cette question précisément du carburant et d'une baisse des taxes peut être une condition pour ne pas faire tomber le gouvernement au moment du budget ? Est-ce que vous en faites une question principale ?

2:37
Invité

D'abord, vous savez, moi je ne

2:38
Locuteur

suis

2:38
Invité

pas parlementaire, donc on verra le

2:40
Locuteur

budget qui

2:44
Invité

nous sera présenté, et on regardera attentivement effectivement d'abord les économies qui seront proposées par le Premier ministre et les orientations de ces économies. Et en fonction de cela, on regardera évidemment attentivement le vote que nous pourrions faire pour le budget.

3:00
Présentateur

Mais est-ce que ce vote peut être conditionné par des aides nouvelles ou une baisse de taxes des carburants

3:05
Locuteur

? Alors conditionné,

3:07
Invité

honnêtement, je pense que la situation est telle qu'il n

3:11
Locuteur

'y a

3:11
Invité

pas que le prix de l'essence. Il y a beaucoup d'autres choses à mettre en place, et l'essence est aujourd'hui une urgence, mais elle l'est avec d'autres sujets de fiscalité sur les entreprises, elle l'est sur la sécurité, sur l'immigration, et sur d'autres sujets, il n

3:24
Locuteur

'y

3:24
Invité

aura pas que le prix de l'essence qui va déterminer le vote du groupe RN à l'Assemblée. Est -ce que vous avez chiffré votre mesure de baisse de la TVA sur l'essence ? On sait que de passer de 20 à 5,5% de taxes, ça peut représenter des sommes énormes, entre bien 14 et 16 milliards. Là, ce serait sur toute l'énergie. Est-ce qu'on peut se le permettre dans le contexte budgétaire qui est le nôtre ?

3:48
Locuteur

C

3:48
Invité

'est ça où vous arrêtez l'économie, c'est le serpent qui se mord la queue. Soit vous le faites et vous permettez à l'économie de fonctionner et donc vous rentrez par des taxes liées à l'activité de l'économie, soit vous ne le faites pas et à ce moment-là, vous ralentissez l'économie et vous perdez par ailleurs ce que vous auriez pu, évidemment, gagner de l'autre côté. Coup de la mesure, vous l'avez estimé. Je crois que c'est 12 milliards sur l'essence elle-même et 12 milliards par rapport à la dépense publique qui est de l'ordre de 1 700 milliards d'euros en France. Laissez-moi vous dire que c'est quand même une goutte d'eau. Et on ne me fera pas croire qu'on ne

4:21
Locuteur

va

4:21
Invité

pas aller chercher 12 milliards dans un certain nombre de niches économiques françaises alors que nous savons, nous, qu'il y a sûrement de l'argent à aller chercher quelque part. Vous ferez baisser la TVA sur toutes les énergies, l'électricité, le glace, le fioul et jusqu'à quel seuil, en fait

4:37
Locuteur

?

4:37
Invité

Non,

4:37
Locuteur

mais

4:37
Invité

on a dit de 5,5. Alors l'Union européenne, en fait, interdit de baisser les taxes de l'énergie au-dessous de 15% de TVA. Ça veut dire que vous allez rentrer dans un bras de fer avec Bruxelles ? C'est déjà arrivé. Quand la France a baissé la TVA sur la restauration, par exemple, c'est arrivé.

4:55
Locuteur

Quand

4:55
Invité

les pays, les autres pays européens... Sur la restauration, mais pas sur l'énergie. Quand les autres pays y arrivent à baisser les taxes sur l'énergie, c'est donc bien que l'Europe autorise pour les autres, ce qu'elle ne va pas nous refuser à nous. Elle ne

5:06
Locuteur

va

5:06
Invité

pas refuser à la France de le faire. Et dans une situation critique et dans un laps de temps qu'on imagine quand même déterminée, en tout cas jusqu'à la résolution de la crise au Moyen-Orient, on espère que les choses se rétabliront petit à petit. Mais aujourd'hui,

5:23
Locuteur

il

5:23
Invité

y a vraiment une urgence. C'est une situation critique. Et je ne vois pas comment

5:29
Locuteur

le

5:30
Invité

gouvernement se passera de baisser les taxes ou la TVA. Mais pour nous, nous proposons la TVA et l'Allemagne a baissé la taxe sur l'essence. Pour être précis et bien clair, ce que vous demandez, c'est une réduction du taux de TVA le temps que la crise se résorbe sur... Oui, il faut faire baisser la pression. Donc c'est à titre transitoire,

5:49
Locuteur

provisoire.

5:50
Invité

Vous disiez en début d'émission, je crois que la moyenne, c'est 2,40

5:53
Locuteur

euros

5:53
Invité

en France. C'est monté jusqu'à 2,99 euros, je crois, à Strasbourg. Il faut la faire baisser aux alentours de 2 euros. Et ce n'est que par une baisse des taxes qu'on va y arriver. Sinon, nous n'y arriverons pas.

6:02
Présentateur

Vous connaissez le principal reproche qui est fait à une mesure généralisée de baisse de la TVA de 5,5%. C'est que tout le monde en profite. Aujourd'hui, les foyers les plus aisés consomment deux fois plus d'énergie que les foyers les plus pauvres. Est-ce que c'est vraiment utile dans la période ? Et pourquoi vous refusez vraiment, totalement, cette idée de ciblage

6:19
Locuteur

? Mais

6:20
Invité

comment vous voulez cibler autant de monde aujourd'hui ? Ça concerne tout

6:24
Locuteur

le monde. Si on prend

6:24
Présentateur

les gens qui travaillent. Vous dites pour les gens qui travaillent, notamment.

6:27
Invité

Ça concerne tout le monde, les gens qui travaillent. Tout

6:30
Locuteur

le monde n'a pas

6:31
Présentateur

en voiture au travail, par exemple. Les gens qui habitent dans les grandes villes, par exemple, vous allez leur donner...

6:35
Invité

Vous allez cibler les grandes villes et les petites villes ? Moi, j'habite dans une ville et je suis maire d'une ville de 120 000 habitants. Je vois les gens, ils prennent leur voiture pour aller travailler. C'est une nécessité vitale, la voiture. Encore une fois, ce n

6:47
Locuteur

'est

6:47
Invité

pas un luxe. Alors, je sais que dans les grandes villes, il y a une certaine élite qui pense que ça n'arrive que chez eux, qu'on peut prendre les transports en commun, etc. Mais chez nous, dans la ruralité, dans la France profonde, ça n'existe pas. Il y a des trains, il y a des bus, mais ils ne sont pas en nombre suffisant pour aller travailler avec. Et donc, la voiture est une nécessité. Il faut le rappeler, le dire et arrêter de penser qu'on peut s'en passer aujourd'hui, à l'heure où on se parle.

7:13
Présentateur

La solution la plus efficace et la plus pertinente pour que nos compatriotes puissent retrouver à la pompe un prix décent, c'est d'abord de demander au président Trump d'arrêter la guerre. C'est ce qu'a dit Jordan Bardella cette semaine. Est-ce que c'est aussi simple que ça ? Ça vous fait sourire.

7:27
Invité

Oui, mais c'est la vérité. Je veux dire, les conflits dans le monde aujourd'hui ont un impact direct sur le prix de l'énergie. Et c'est valable, évidemment, avec cette guerre. Mais on voit bien que les choses sont plutôt compliquées et on espère que ça se résoudra rapidement et que la France y jouera tout son rôle. Mais c'est vrai que cette opération dans le détroit d'Hormuz n'aura pas facilité l'économie mondiale. Stéphane

7:52
Locuteur

Bernier. Marine Le

7:52
Invité

Pen a appelé Donald Trump pour lui demander d'arrêter la guerre.

7:54
Locuteur

Non, elle

7:55
Invité

n'a pas le numéro de Donald Trump. Elle n

7:56
Locuteur

'a

7:56
Invité

pas son oreille. Non,

7:58
Locuteur

je

7:58
Invité

ne pense pas, non.

7:59
Présentateur

Vous êtes pour subventionner le pétrole et le gaz, puisque baisser la TVA, ça revient à ça, donc les énergies carbonées. Est-ce que vous ne croyez pas à l'électrification au passage à la voiture électrique ? Oui, oui, j'y crois.

8:11
Invité

J'espère qu'ils feront des progrès dans les voitures électriques pour qu'avec un plein, entre guillemets, d'électricité, on puisse faire des distances confortables. Parce que là où ça va se compliquer, c'est effectivement pour faire des plaines d'électricité dans l'utilisation du véhicule que nous avons tous les jours. J'y crois en ville, moins ailleurs, mais nous y arriverons. Je veux dire, sans imaginer quand même qu'on puisse totalement abandonner les voitures à moteur essence, je pense que nous y arriverons. Mais vous verrez. Tout le monde croit que c'est la panacée universelle. Ça sera bien écologiquement,

8:52
Locuteur

puisque

8:53
Invité

nous fabriquons de l'électricité, en France en tout cas par le nucléaire, pas cher,

8:57
Locuteur

qui

8:57
Invité

ne devrait pas être cher. Mais vous verrez qu

9:00
Locuteur

'on

9:01
Invité

trouvera bien une taxe à mettre sur les voitures électriques aussi. Et vous avez vu que je crois que c'est en Angleterre. Ils ont commencé d'ailleurs à mettre une taxe sur les voitures électriques, ce qui fera que finalement, l'électricité coûtera aussi cher que le prix de l'essence au moment où on devrait faire le plein de notre véhicule. Donc voilà, c'est bien pour l'environnement, on va dire. C'est très certainement moins bien pour la fiscalité et pour le prix de l'électricité.

9:27
Locuteur

Le

9:27
Présentateur

Grand Jury, question d'électeurs.

9:30
Locuteur

Alors

9:30
Présentateur

s'il

9:30
Locuteur

y a

9:30
Présentateur

bien une question cette semaine qui a fait réagir les électeurs,

9:33
Locuteur

c

9:33
Présentateur

'est la question de l'Ukraine. Vendredi, Emmanuel Macron a réuni les chefs de parti et des candidats à l'élection présidentielle pour les mettre en garde sur la situation internationale. Dans un communiqué commun, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont condamné la guerre hybride de la Russie contre l'Europe. Le Rassemblement national est-il en train de changer de ton sur la Russie ? On n'avait pas lu de propos aussi sévères sur la Russie de la part du Rassemblement national.

9:58
Invité

Si, je veux dire, il faut se reporter au moment de l'invasion avec l'Ukraine, parce qu'on oublie tout ça, mais la condamnation

10:07
Locuteur

de

10:08
Invité

la Russie par le Rassemblement national et pas Marine Le Pen n'a été immédiate, contrairement à d'autres d'ailleurs. Ça a été immédiat. La deuxième chose, moi-même, en tant que maire, je suis allé à la frontière polonaise pour aller récupérer 300 réfugiés ukrainiens, femmes, enfants et malades d'ailleurs, qui vivent aujourd'hui en partie à Perpignan. Et c'était aussi pour bien montrer qu'on avait choisi notre camp. Donc c'est 2020, le changement de doctrine de votre parti

10:36
Locuteur

? Ce n'est

10:37
Invité

pas 2020, mais à partir où la Russie agresse, eh bien,

10:40
Locuteur

il

10:40
Invité

n'y a aucun argument qui fait qu'on pourrait, je vais dire, soutenir la Russie. Simplement, on a toujours dit qu'il faut tout faire

10:50
Locuteur

pour

10:51
Invité

favoriser la paix, parce que c'est un conflit qui est coûteux, c'est un conflit qui est coûteux en vie humaine, en vie humaine, et cette dimension, j'ai l'impression que tout le monde la perd un peu aujourd'hui, et c'est un conflit qui est coûteux en termes aussi d'équipement et de technologie mis à disposition de cette guerre. Mais pour le reste, et je crois que le président Macron, en convoquant les partis politiques, leur a donné un certain nombre d'éléments, et notamment les services de renseignement français et l'armée, et nous, vous savez, on fait confiance à l'armée française et aux services de renseignement quand ils nous amènent des informations.

Encore fallait-il les connaître et savoir de quoi on parlait. Et c'est bien que M. Macron, au bout de X années, fasse cette démarche, parce que ça permet aussi d'avoir une vision plus nette de l'état du conflit en Ukraine.

11:35
Présentateur

En fait, il y a quand même une question, parce que vendredi, à la sortie de l'Elysée, c

11:38
Locuteur

'est

11:38
Présentateur

Jordan Bardella qui était à l'Elysée à cette réunion avec Emmanuel Macron. Jordan Bardella dit qu'on n

11:42
Locuteur

'a

11:42
Présentateur

pas parlé malheureusement du prix du carburant et ça n'avance pas sur ce sujet-là. Et le lendemain, on a un communiqué qui dit qu'effectivement, il y

11:49
Locuteur

a

11:49
Présentateur

un souci, la Russie est dans une guerre hybride contre l'Europe. Est-ce qu'il

11:53
Locuteur

n'y a

11:53
Présentateur

pas eu un décalage ou en tout cas une prise de conscience un peu tardive ? Est-ce que Marine Le Pen aurait dû elle-même aller à l'Elysée pour écouter le président de la République ? Elle aurait peut-être eu un autre discours à la sortie.

12:03
Invité

Écoutez, Marine Le Pen, elle était au chevet des sinistrés, des incendies en

12:07
Locuteur

Gironne.

12:08
Présentateur

Et

12:08
Locuteur

dans l

12:08
Invité

'eau. Demain, elle était au chevet des sinistrés, de la tornade dans l'Aude. Et je dois dire qu'elle était attendue.

12:17
Locuteur

Et

12:17
Invité

j'allais dire, cette campagne aussi, c'est une campagne de proximité. On a la chance d'avoir, j'allais dire,

12:23
Locuteur

un

12:24
Invité

duo dans cette campagne électorale. Jordan est président du parti. Il était invité en tant que président du parti. Il y est allé. J'ajouterais en plus, il est président du groupe parlementaire.

12:34
Locuteur

Elle

12:34
Présentateur

est sur la prise de conscience de la gravité de cette réunion, du contenu de cette réunion.

12:38
Invité

Le communiqué, c

12:39
Locuteur

'est

12:39
Invité

un rattrapage aussi. La prise de parole de Jordan Bardella à la sortie qui oublie de mentionner ce sujet de la Russie. Pas un rattrapage. Il y avait le sujet qui d'ailleurs a fait l'entrée de cette émission sur le prix de l'essence qui est en train aujourd'hui de devenir la priorité des Français. Moi, quand je vais sur le terrain,

12:56
Locuteur

c

12:56
Invité

'est d'ailleurs, on vous parle du prix de l'essence, on vous parle des difficultés du quotidien, rarement de la guerre en Ukraine. Il faut quand même le dire. Les Français sont préoccupés par leur situation économique et sociale. La géopolitique, c'est lointain et j'imagine qu'ils font confiance à leurs dirigeants pour régler ce genre de problème.

13:15
Présentateur

Alors,

13:15
Locuteur

c

13:15
Présentateur

'est lointain, mais ça donne quand même effectivement beaucoup de questions des lecteurs recueillis par Ouest France. Stéphane Vernet.

13:20
Invité

Philippe Denbon, dans le Morbihan, nous dit « Vous avez décidé de suspendre l'aide à l'Ukraine en cas de victoire du RN. Accepteriez-vous la technique ukrainienne en matière de drones quand la Russie nous attaquera ?

13:30
Locuteur

»

13:31
Invité

On n'a pas décidé d'arrêter. On a dit qu'il fallait regarder attentivement les dépenses qui sont faites en matière d'équipement militaire en Ukraine. On

13:41
Locuteur

n'a jamais

13:42
Invité

dit qu'on arrêtait la formation militaire, l'aide humanitaire et un certain nombre d'aides apportées par la France. Voilà. Elles sont trop importantes les dépenses de la France en matière d'aide à l'Ukraine ? Elles sont estimées à 7,9 milliards,

13:55
Locuteur

tout

13:56
Invité

compris sur trois ans. Est-ce que c'est vraiment une dépense inconséquente ? Vous oubliez les 90 milliards. Ça, c'est l'Union européenne. On fait partie de

14:04
Locuteur

l

14:04
Invité

'Union européenne. On est même le deuxième pays de l'Union. Et dans cette contribution-là, il y

14:08
Locuteur

a

14:08
Invité

aussi, je vais dire, proportionnellement la contribution de la France. Donc on est engagé. Et ce qui fait de nous la possibilité d'être des co-belligérants. Donc je veux dire, il faut quand même être prudent. Je rappelle quand même que c'est un sujet qui devrait faire partie d'un débat parlementaire régulier. Régulier, il a eu lieu, mais régulier. Or, ce

14:29
Locuteur

n

14:29
Invité

'est pas trop le cas sur la situation en Ukraine. Vous

14:32
Locuteur

avez

14:32
Présentateur

un lien entre ce qu'aujourd'hui on peut donner ou apporter comme aide à l'Ukraine et l'idée qu'on pourrait être co-belligérant. Est-ce que ça veut dire que quand vous dites qu

14:43
Locuteur

'il

14:43
Présentateur

faut réduire, votre expression exacte,

14:45
Locuteur

c

14:45
Présentateur

'était couper le robinet, mais visiblement,

14:46
Locuteur

c'était une question de journalistes et c'était

14:48
Présentateur

une réponse à... D'accord, mais en tout cas, la question sur les aides à l'Ukraine, pour vous, c'est pour ne

14:53
Locuteur

pas

14:53
Présentateur

donner l'impression à la Russie qu'on entrerait en guerre avec eux. C'est bien ça l'idée ? C'est

14:59
Invité

pour donner d'abord l'impression aux Français qu'on regarde ce qu'on donne à l'Ukraine et qu'on ait la transparence sur ce que l'on fait. Or, nous ne l'avons pas.

15:08
Présentateur

On a des montants. On a des montants.

15:10
Locuteur

On

15:10
Invité

a des montants. Mais qu'est-ce que ça révèle derrière ? On ne l'a pas. Donc, on aimerait savoir

15:15
Présentateur

en

15:15
Invité

armement, en soutien, combien coûte l'humanitaire, combien coûte la formation, combien coûte les armes que l'on livre. Parce que je sais que, en tout cas, jusqu'à présent, on a livré des vieux armements de l'armée qu'on a mis à disposition de l'Ukraine. Mais il y

15:31
Locuteur

a

15:31
Invité

très certainement

15:32
Locuteur

des

15:33
Invité

canons César. Ça, ce n

15:34
Locuteur

'est

15:34
Invité

pas des vieux matériels. Ce n

15:35
Locuteur

'est

15:35
Invité

pas des vieux matériels. Mais dans le même temps, il faut réarmer la France

15:39
Locuteur

en

15:40
Invité

Europe. Et on s'intéresse aussi au budget de l'État, au budget de la Défense nationale, qui est aujourd'hui de plus de 60 milliards d'euros. Mais on aimerait bien qu'on ait la garantie que la France puisse se défendre elle-même, par ses propres moyens.

15:57
Locuteur

Pour

15:57
Présentateur

être clair, Louis Alliot, on donne trop, à vos yeux, aujourd'hui, à l'Ukraine. Je demande

16:03
Locuteur

de

16:04
Invité

savoir

16:05
Locuteur

à quoi

16:06
Invité

sert l'argent que nous donnons à l'Ukraine, dans quel domaine on le fait.

16:11
Présentateur

Oui, sauf que le signal que vous envoyez, ça veut dire si on accède au pouvoir, à l'Élysée, nous aiderons probablement moins l'Ukraine. C'est votre raisonnement.

16:20
Locuteur

On

16:20
Invité

est engagé dans une action internationale. Donc déjà, on ne

16:24
Locuteur

va

16:24
Invité

pas renier la parole de la France. Déjà, ça ne concerne pas les engagements qui ont été pris.

16:28
Locuteur

Mais

16:29
Invité

quand nous arriverons aux affaires, on demandera un certain nombre d'éclaircissements et de transparence sur

16:37
Locuteur

des

16:37
Invité

dépenses publiques qui sont octroyées d'ailleurs à l'international en général. Mais je rappelle, parce qu'on oublie quand même de le dire, que nous sommes face à une situation économique et sociale difficile et que les Français, de plus en plus, sont préoccupés par leur quotidien. Alors, je veux bien que l'on parle de l'international et il faut en parler, mais vous n'enlèverez pas l'inquiétude de première des Français qui est de savoir comment on se loge, comment on paie la nourriture, comment on paie l'énergie, comment on se chauffe et comment on trouve du travail. Ça,

17:07
Locuteur

à

17:07
Présentateur

mon avis, c'est le plus important. Au niveau international, vous envoyez des signaux. Si on réduit notre aide à l'Ukraine, potentiellement, ça peut dire une victoire de la Russie.

17:16
Invité

Non, je ne crois pas.

17:17
Locuteur

Ah non,

17:17
Invité

vous ne croyez pas ? Non, mais d'ailleurs, le communiqué hier de Marine et Jordan est très clair là-dessus. On n'accepte aucune intimidation et aucun calcul de la Russie par rapport à la souveraineté française. Et nous, nous sommes, j'allais dire, engagés aux côtés de nos alliés sur ce front-là. Mais nous disons, et c'est quand même incroyable que nous fassent passer pour des gens qui, parce que nous voulons la paix, tout d'un coup, on serait pro-russes. Nous préférons la paix que la guerre.

17:43
Locuteur

C'est déjà pas mal. À propos

17:44
Présentateur

de la paix, vous dites, il faut organiser une conférence internationale avec Vladimir Poutine. Celui qui ne veut pas venir dans toutes les discussions ou toutes les tentatives de discussion qu'il

17:54
Locuteur

y a

17:54
Présentateur

eu jusque-là, c'est Vladimir Poutine.

17:55
Invité

Écoutez, la question ne se posera pas puisque ce sont les États-Unis qui ont les cartes en main. Et je rappelle qu'il

18:01
Locuteur

y

18:01
Invité

a 10 jours ou 12 jours, les émissaires de M. Trump étaient chez M. Poutine, chez M. Zelensky pour parler précisément de la paix. Attendez, avec... Donc

18:11
Présentateur

vos solutions pour la paix n

18:12
Locuteur

'existent

18:13
Invité

pas. Avec des émissaires français d'ailleurs et européens dont on ne sait pas comment ça s

18:18
Locuteur

'est

18:18
Invité

passé, ce qui s'est dit lors de ces négociations. Mais j'espère que les États-Unis, pour le coup, arriveront à convaincre et M. Poutine et M. Zelensky à trouver un terrain d'entente pour la paix. Voilà ce que nous disons.

18:32
Locuteur

Stéphane Verne.

18:33
Invité

J'entends ce que vous dites sur le fait que les Français ont d'autres préoccupations que la guerre. Moi, je vous promets que sur l'ensemble des questions qu'on a reçues et je vous les communiquerai parce qu'on ne

18:40
Locuteur

peut

18:40
Invité

pas toutes vous les poser après l'émission, mais je vous garantis que la plupart des questions portaient sur l'Ukraine. J'en ai une autre à vous poser. Frédéric de Saint-Sébastien-sur-Loire, donc en Loire-Atlantique, dit « Votre parti se dit patriote et défenseur de notre identité. Comment arrivez-vous à justifier votre proximité et une certaine forme d'allégeance à certains régimes autoritaires étrangers, la Russie de Poutine et le président Trump, par exemple, alors que les deux veulent la destruction de l'Europe et l'asservissement de nos nations ? » Vous êtes perçu, le Rassemblement national est perçu comme un parti à la fois pro-Trump et pro-Poutine.

Perçu par quelques éléments qui vous envoient des questions. Mais si j'en juge l'opinion générale et la situation des intentions de vote aujourd'hui, on ne peut pas dire que les gens pensent l'inverse de ce que l'on pense. Vous

19:26
Locuteur

êtes sûr

19:26
Invité

que vos électeurs, que les électeurs du Rassemblement national ont apprécié votre sortie sur couper le robinet

19:30
Locuteur

des ailes de l'Ukraine ? Nos

19:30
Invité

électeurs sont préoccupés par la situation économique et sociale du pays. Ils savent que nous sommes des patriotes et ils savent que nous sommes sur une vision gaullienne des relations internationales, c'est-à-dire une relation d'indépendance nationale et de sauvegarde de nos intérêts vitaux. Ils le savent. Donc, il peut y avoir des adversaires qui passent leur temps à dire vous êtes plutôt pro-russe plutôt que pro-ukrainien, plutôt ceci que cela.

La vérité, c'est que nous sommes pro-français et que dans cette situation-là, nous défendons les intérêts de la France d'abord et ça passe par des discussions avec tous les pays du monde parce que si on veut jouer à savoir qui parle et à quel dictateur, je crois qu'il

20:10
Locuteur

y a

20:10
Invité

un certain nombre de politiciens français qui vont avoir du mal à cacher leur proximité avec l'Algérie, leur proximité avec le Qatar et quelques régimes islamistes du Moyen-Orient, etc. Donc, vous voyez bien que les choses,

20:23
Locuteur

il

20:23
Invité

faut quand même être raisonnable, il faut être rationnel, il faut être pragmatique. La France est un grand pays qui a toujours eu des relations internationales avec l'ensemble des nations du monde et elle doit continuer à en avoir. Voilà. Une dernière question. Là, il y

20:38
Locuteur

a

20:38
Invité

des élections qui s

20:38
Locuteur

'y

20:38
Invité

viennent en Russie. Est-ce que vous pouvez qualifier ces élections ? Comment est-ce que vous les qualifiez ? Est-ce que ce sont de vraies élections ? Est-ce que c'est des élections fictives ?

20:47
Locuteur

Vous

20:47
Invité

pouvez être simple et précis à la fois ? Je n'en sais rien. Vous savez, c 'est des pays. Une fois, j'étais avec le Parlement européen d'ailleurs. Vous ne pouvez pas dénoncer la façon dont se tiennent les élections en

20:56
Locuteur

Russie ?

20:56
Invité

Attendez,

20:57
Locuteur

mais

20:57
Invité

laissez-moi répondre à la question déjà. Je vous dis que je suis allé en tant qu'observateur vérifier je ne sais quelle élection en Russie une année avec le Parlement européen. Bon, c'est sûr que ce n'était pas dans les canons et de l'orthodoxie démocratique. Mais on sait très bien que ce n'est pas une démocratie en tant que telle. Et donc, il faut rester très attentif et j'allais dire et très critique sur ces élections-là. Voilà.

21:23
Locuteur

Le

21:23
Invité

grand jury, tout est

21:25
Présentateur

politique.

21:26
Locuteur

On

21:27
Présentateur

va revenir au budget pour l'année 2027. Dans le projet du gouvernement, seules les plus petites retraites, en dessous de 1260 euros, suivraient l'évolution des prix, l'inflation. Est-ce que c'est juste ou est-ce que c'est une ligne rouge pour le RN ?

21:44
Invité

Il y a beaucoup de choses qui sont une ligne rouge. Mais

21:46
Locuteur

est

21:47
Invité

-ce qu'au-dessus de 1 200 euros, on considère qu'on a une retraite confortable

21:51
Locuteur

? Moi,

21:52
Invité

je suis inquiet de cette situation.

21:54
Locuteur

Parce

21:54
Présentateur

qu'une fois que... Pour être précis, jusqu'à 2 300 euros, ça serait relevé, mais pas autant que l'inflation. Et ensuite, aucune revalorisation pour

22:04
Locuteur

les retraites

22:04
Présentateur

au-dessus de 2

22:05
Invité

300 euros.

22:05
Locuteur

Beaucoup

22:05
Invité

de retraités aujourd'hui, même quand ils ont 2 000 euros nets par mois, ont du mal à boucler les fins de mois. Il ne

22:11
Locuteur

faut

22:11
Invité

pas croire que tous les retraités, d'abord, sont propriétaires. Ça, c'est un travers que tout le monde dit «

22:16
Locuteur

Ah

22:16
Invité

ben non, ils ont payé leur maison ». Ce n

22:18
Locuteur

'est

22:18
Invité

pas vrai. Deuxièmement, avec l'âge, le coût des mutuelles, le coût des assurances, le coût de l'énergie, il faut se chauffer, etc., etc. Et je peux vous dire que le gouvernement, là, fait fausse route, est en train de se mettre à dos, d'ailleurs, l'ensemble des retraités, parce qu'au nom, il faut bien le dire, d'une péréquation entre les retraités riches et les retraités pauvres, on est en train, surtout, de cibler des gens qui ont déjà du mal à vivre avec leur retraite.

22:44
Présentateur

Donc, pas d'efforts sur les retraités

22:45
Locuteur

? Non,

22:46
Invité

je pense que ce n

22:46
Locuteur

'est

22:46
Invité

pas là qu'il faut

22:47
Locuteur

les chercher. Ce

22:48
Invité

n

22:48
Locuteur

'est

22:48
Invité

pas là qu'il faut les chercher les efforts.

22:49
Présentateur

Sur les retraites, il

22:50
Locuteur

y

22:50
Présentateur

a une ambiguïté dans le projet du Rassemblement national. Jordan Bardella a répété cette semaine, c'était sur BFM jeudi soir, que l'âge légal ne veut rien dire. Est-ce que ça veut dire que ceux qui n'auront pas cotisé 42 années ne pourront pas partir à l'âge de 62 ans ou en tout cas avec une toute petite

23:06
Locuteur

retraite

23:06
Invité

?

23:07
Locuteur

C

23:07
Invité

'est

23:07
Locuteur

une question

23:07
Invité

qui sera expliquée dans pas longtemps par la candidate, mais notre système,

23:12
Locuteur

il

23:12
Invité

est assez... Sur les retraites,

23:13
Locuteur

spécifiquement, Marine

23:14
Présentateur

Le Pen doit se...

23:15
Invité

Le programme présidentiel

23:17
Locuteur

va sortir. Vous verrez

23:18
Invité

les emménagements qui

23:21
Locuteur

ont été faits en matière d

23:22
Invité

'économie.

23:23
Locuteur

Mais si on

23:23
Invité

le connaît, 60 ans et 40 annuités si vous avez commencé à travailler avant 20 ans, 42 ans de cotisation si vous avez travaillé après 20 ans. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous partez et que vous partez à la retraite à proportion de ce que vous avez cotisé. Si vous commencez à 25 ans, vous partirez avec 42 annuités,

23:49
Locuteur

c

23:49
Invité

'est-à-dire à 67 ans. Je ne vois pas, moi, où est le problème de

23:53
Locuteur

cette affaire de retraite.

23:53
Présentateur

Si, parce que ça veut

23:54
Locuteur

dire

23:54
Présentateur

que l'âge de départ pour quelqu'un qui a commencé à 25 ans, il est à 67 ans. Mais

23:59
Invité

heureusement.

24:00
Locuteur

Et

24:00
Invité

pourquoi alors celui qui... Alors, pourquoi celui qui commencerait...

24:03
Présentateur

Il y a l'âge de départ et il

24:04
Locuteur

y

24:04
Présentateur

a l'âge à partir

24:05
Locuteur

duquel... Pourquoi celui qui commencerait

24:06
Invité

à 21

24:07
Locuteur

ans

24:07
Invité

pourrait partir tranquillement à un âge de la retraite en ayant cotisé finalement moins que celui qui a commencé plus tard ?

24:15
Présentateur

Mais ce n

24:15
Locuteur

'est

24:15
Présentateur

pas le système actuel, Louis Aliot.

24:17
Invité

Mais on ne vous dit pas qu'on veut préserver le système actuel. Nous, on propose une autre réforme à nous.

24:21
Présentateur

D'accord. Mais qui sera plus dure finalement que celle qui

24:23
Locuteur

est... Ce ne sera pas plus dure.

24:24
Présentateur

Aujourd'hui, c

24:25
Locuteur

'est

24:25
Présentateur

un départ à 63 ans. À partir de 63 ans pour tous ceux

24:31
Invité

il

24:31
Locuteur

y a

24:31
Invité

la condition des annuités.

24:33
Présentateur

C'est pour ça que je vous posais la question de l'âge égal qui ne

24:34
Locuteur

veut

24:34
Présentateur

plus rien dire.

24:35
Locuteur

Je

24:35
Présentateur

ne comprends pas. Quand Jordan Bardella dit ça, ça veut dire quoi ?

24:37
Invité

Ça veut dire ce que je vous dis. Si vous commencez à 22 ans, vous partirez à 64. Si vous commencez un peu plus tard, vous partirez un peu plus tard. Ça dépendra des annuités.

24:46
Présentateur

D'accord.

24:46
Locuteur

C

24:46
Présentateur

'est vraiment... D'accord. C'est une réforme des retraites différente de ce que vous avez proposé jusque-là.

24:52
Locuteur

Pas

24:52
Invité

du tout. C'était la même déjà en 2022. Et je peux vous dire pour avoir évidemment fait un certain nombre d'émissions qu'on est toujours resté peu ou prou sur le même tableau de répartition de l'âge des retraites.

25:03
Présentateur

Je reviens au budget. C'est 54 milliards d'euros d'économies. Ça, c'est l'objectif affiché par Sébastien Lecornu, le Premier ministre. Pas de hausse d'impôts, pas de gel des prestations pour les plus pauvres. Est-ce que ça, ça vous va ? C'est juste ou pas

25:17
Locuteur

? Écoutez,

25:21
Invité

on attend de voir. Ce n

25:22
Locuteur

'est

25:22
Invité

pas facile de parler de quelque chose que nous ne connaissons pas.

25:25
Locuteur

C

25:26
Invité

'est 54 milliards. On attend de voir dans quelle direction ils vont aller. Si c'est pour systématiquement aller faire les poches au même, sans toucher

25:36
Locuteur

à

25:37
Invité

l'immigration, à la fraude, à des choses comme ça, là, je pense qu'on ne

25:42
Locuteur

s

25:42
Invité

'entendra pas avec M. Lecornu.

25:43
Présentateur

Alors là, ça n

25:43
Locuteur

'a

25:43
Présentateur

pas été dévoilé non plus, mais Marine Le Pen parle de 125 milliards d'euros d'économies, un plan qu'elle va présenter dans quelques jours. Est-ce que ça, quand vous voyez la difficulté pour le Premier ministre d'arriver à 54 milliards d'euros d'économies, est-ce que 125 milliards, déjà c'est sur un an ou sur le quinquennat ? C'est sur le quinquennat. Sur le quinquennat ? Oui. Donc c'est beaucoup moins que l'effort que demande par exemple Sébastien Lecornu l'année prochaine.

26:06
Locuteur

On

26:06
Invité

verra. Là, vous traitez d'un effet d'annonce. On verra l'arrivée. Nous, la différence,

26:12
Locuteur

ce

26:12
Invité

sera le courage de prendre un certain nombre de décisions dans des domaines où M. Lecornu ne veut pas aller. Donc la différence, elle est là. Qu'est-ce qui sépare aujourd'hui le Rassemblement national, d'ailleurs, dans l'opinion, des autres partis politiques ou des autres dirigeants, c'est que, un, nous n'avons pas participé à, il faut bien le dire, à l'état de la France aujourd'hui qui est dramatique. Ça, c'est le résultat de la gouvernance de la gauche et la droite pendant 40 ans. Donc nous, nous n'avons pas participé à ça.

Et je pense, c'est pas que je pense, je suis sûr, l'opinion se dit qu'avec le Rassemblement national aux affaires et Marine Le Pen à l'Elysée, on aura le courage de prendre un certain nombre de décisions. Le parti et la candidate proposeront ou présenteront un contre-budget le 7 octobre prochain. Vous connaissez déjà le contenu du contre-budget. Là, on parle de ce que propose le Premier ministre, mais vous, vous savez ce que vous allez proposer.

27:04
Locuteur

Est

27:04
Invité

-ce que vous pouvez nous donner quelques éléments ? Moi, je ne peux pas vous le donner. Pourquoi ? Parce que c'est pas moi qui m'occupe de ces choses-là. On discute des orientations, mais vous auriez dû inviter Jean-Philippe Tanguy, par exemple, qui aurait très certainement répondu beaucoup plus précisément que moi. mais pour suivre un certain nombre de réunions thématiques et sur les économies à faire, on est aussi sur la bonne trajectoire et je pense que début octobre, vous aurez un panorama de ce que nous proposons et je pense que ce seront des efforts ciblés, nécessaires et qui étonneront quelque part la trajectoire que nous voulons pour la France.

27:43
Locuteur

On

27:44
Présentateur

va marquer une pause dans ce grand jury,

27:46
Locuteur

on

27:46
Présentateur

se retrouve dans un instant, on parlera de l'élection présidentielle pour 2027 et on reviendra aussi sur plusieurs idées lancées par le Rassemblement National en cette rentrée politique. A tout de suite avec Louis Alliot, premier vice-président du Rassemblement National. Présenté par Olivier Bost

28:19
Locuteur

Louis

28:20
Présentateur

Alliot, le premier vice-président du Rassemblement National et maire de Perpignan est notre invité. Stéphane Vernet pour Ouest France et Quentin Kelmet pour Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger.

28:31
Locuteur

Le

28:32
Présentateur

grand jury, la bataille des idées.

28:35
Locuteur

Louis

28:35
Présentateur

Alliot, le Rassemblement National veut appliquer la préférence nationale pour l'attribution des logements sociaux. Qu'est-ce que ça changerait

28:42
Locuteur

? Pour

28:43
Invité

l'avenir déjà, parce qu'on s'entend de bien, il ne

28:46
Locuteur

s

28:46
Invité

'agit pas

28:47
Locuteur

d'aller chasser des

28:49
Invité

logements celles et ceux qui en bénéficient aujourd'hui.

28:52
Locuteur

Ça

28:53
Invité

voudrait dire que sur des logements et sur des dossiers de présentation équivalents, une priorité serait donnée à celui qui a une carte nationale d'identité française plutôt qu'à quelqu'un qui arriverait de je ne sais où.

29:04
Présentateur

Et quand on regarde les chiffres, il y a 2 millions, il y

29:08
Locuteur

a

29:08
Présentateur

quasiment 3 millions de ménages qui sont en attente d'un logement social.

29:11
Locuteur

Il

29:11
Présentateur

y en a 400 000 qui sont attribués chaque année en France. 50 000 à des étrangers. Et ça porte finalement entre guillemets sur un tout petit volume.

29:20
Locuteur

Oui,

29:20
Présentateur

mais... Est-ce que c'est pas avant

29:21
Locuteur

tout ça... Il n'en demeure

29:22
Invité

pas moins qu'il

29:22
Locuteur

y a

29:22
Invité

des Français entre guillemets qui restent sur le carreau

29:24
Locuteur

et

29:25
Invité

qu'il est anormal que dans leur propre pays, ils ne puissent pas bénéficier au moins de l'avantage d'être logés par la collectivité et dans des parcs de logements sociaux qui ont été construits au fur et à mesure par l'effort de plusieurs générations sur l'ensemble du territoire. Donc ça me paraît d'être une mesure de justice sociale mais qui ne s'arrête pas que à cette attribution. Le logement aujourd'hui en France est quelque chose d'important avec des problèmes sévères. Je pense au squat.

29:55
Locuteur

Et

29:55
Invité

même si la loi récente a facilité les choses, il n'en demeure pas moins que moi je le vois dans ma ville, c'est quand même la croix et la bannière pour aller déloger des squatteurs parce qu

30:05
Locuteur

'il

30:05
Invité

y a toujours à la fin une décision de justice qui leur permet d'échapper à l'expulsion ou des associations qui les aident ou je ne sais quoi. Donc le logement ce n'est pas que ça, c'est l'ensemble, c'est la construction et c'est la gestion du... Justement, Quentin Calmet. Oui, vous proposez aussi d'abroger la loi SRU qui impose aux communes d'avoir entre 20 à 25% de logements sociaux. C'est pourtant une loi qui depuis les années 2000 a démontré que ça avait permis de construire et faire construire des logements sociaux. Vous n'avez pas peur justement de réduire le nombre de constructions en abrogeant cette loi

30:36
Locuteur

?

30:37
Invité

Non, parce que cette loi contribue aussi à beaucoup d'inégalités. Moi, je le vois dans ma propre ville.

30:44
Locuteur

Je

30:44
Invité

crois que notre taux est à 21 ou 22% et donc on est carencé.

30:48
Locuteur

Mais

30:49
Invité

comme par ailleurs nous avons 9 QPV, c'est-à-dire les quartiers prioritaires de la ville avec une extrême pauvreté, on en est exonéré. Et donc, on construit des logements sociaux chaque année. Mais le parc de logements privés

31:03
Locuteur

qui

31:03
Invité

devrait revenir, qui devrait être du social, lui, ne rentre pas dans le cadre de cette loi. Donc, les indicateurs sont faussés. Et j'ajoute qu'il

31:14
Locuteur

y a

31:14
Invité

un certain nombre de communes,

31:16
Locuteur

vous

31:16
Invité

n'arriverez pas à leur faire atteindre les 25%. Ça ne sert à rien de s'acharner sur eux en leur faisant payer des pénalités. Et moi, dans ma communauté urbaine, puisque je suis aussi président de la communauté urbaine de Perpignan, vous avez les villes du littoral. Elles ont une activité saisonnière.

31:32
Locuteur

C

31:32
Invité

'est-à-dire qu'elles ne sont pas peuplées toute l'année. Eh bien, elles sont carencées, c'est

31:38
Locuteur

-à

31:38
Invité

-dire qu'elles paient des pénalités par la loi SRU, alors que jamais elles ne pourront arriver au chiffre de 25% de logements sociaux dans leur ville.

31:45
Locuteur

Pour

31:45
Présentateur

bien comprendre, Louis Elio, ça veut dire que votre idée n'est pas de réduire le nombre de constructions de logements sociaux. Par exemple, vous, vous voulez continuer de construire à Perpignan du logement social ou pas

31:55
Locuteur

? Oui,

31:55
Invité

alors là, oui, bien sûr. Bien que, j'allais dire, on en a pris notre part et notamment, nous avons un quartier qui a une convention avec l'ANRU, le NPNRU, parce que nous avons du logement très abîmé et donc, nous faisons des efforts pour requalifier les quartiers, etc. mais au-delà de cela, si vous voulez, c'est,

32:18
Locuteur

on

32:18
Invité

nous demande de construire mais dans le même temps, on vote des lois qui nous empêchent de construire.

32:23
Locuteur

C

32:23
Invité

'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans les Pyrénées-Orientales, par le ZAN, le fameux zéro artificialisation des sols, vous ne pouvez plus trouver de terrain ni pour construire, d'ailleurs, du logement tout court, ni pour faire de l'activité économique.

Donc, cette loi SRU, il faut en corriger, évidemment, et c'est en abrogeant la loi qu'on arrivera à le faire, les effets pervers de cette loi et deux, c'est tout ce qui va avec le ZAN et la construction parce que le marché de l'immobilier est en difficulté, le marché de la construction est en difficulté, il faut relancer ce marché de la construction mais il faut enlever un certain nombre de règles contraignantes et je pense que le ZAN et la loi SRU sont deux bons exemples de ce qu'on peut faire pour libérer un peu et donner de l'oxygène aux entreprises qui font de la construction.

33:08
Présentateur

Autre sujet, Louis Elio, l'interdiction du voile. Après un changement de la Constitution, vous ferez une loi pour interdire alors d'abord le voile à l'université ou dans les espaces des services publics et l'interdiction du voile dans la rue se fera progressivement. Progressivement, ça veut dire quoi

33:23
Locuteur

?

33:23
Invité

D'abord, c'est une loi qui a été présentée par le Rassemblement national depuis longtemps, qui avait été portée d'ailleurs

33:29
Locuteur

par

33:30
Invité

le député européen

33:32
Locuteur

M.

33:33
Invité

Garraud. Je le rappelle, qui lui-même est magistrat, ancien magistrat et qui comporte 39 articles. Il n'est pas ciblé que sur le voile, il est ciblé sur l'influence

33:45
Locuteur

de

33:46
Invité

l'idéologie islamiste sur le sol français. Et dans ce ciblage-là, il y a des avoirs de pays étrangers, il y a des biens de pays étrangers, il peut y avoir l'affaire du voile et notamment les frères musulmans dont je rappelle qu'ils sont interdits quand même

34:03
Locuteur

en

34:04
Invité

Égypte, aux Émirats arabes unis

34:06
Locuteur

et

34:07
Invité

que dans ces pays-là, ils l'ont été parce qu'ils tentaient, j'allais dire, non seulement de prendre le pouvoir par une modification des codes liés à la religion de l'islam. C

34:17
Présentateur

'était juste pour clarifier, je vous demande qu'est

34:19
Locuteur

-ce

34:19
Présentateur

que ça veut dire progressivement interdire le voile dans

34:21
Invité

l'espace public ? Écoutez, c'est déjà interdit à l'école. Ça le sera demain dans les universités, dans les services publics,

34:29
Locuteur

mais

34:29
Invité

déjà,

34:30
Locuteur

en

34:30
Invité

luttant contre l'idéologie et un certain nombre d'emprises sur des associations caritatives, sportives ou de quartier, vous, attendez, et les prêches des mosquées, faire fermer les mosquées les plus radicales qui ne sont contrôlées, j'allais dire, aujourd'hui que très moyennement, vous verrez que les choses se feront évidemment petit à petit et d'elles-mêmes parce que, je le rappelle, le voile n'est pas une obligation de la religion musulmane. Moi, je ne

35:00
Locuteur

suis

35:00
Invité

pas un théologien, mais je suis allé lire le rapport que la mosquée de Paris a fait. Vous avez vu que la mosquée de Paris le déconseille aux femmes

35:10
Locuteur

dans

35:10
Présentateur

les entreprises. Non, mais vous, vous voulez mettre des amendes, donc c'est une chose différente. Est-ce que vous voyez, vous, à Perpignan, demander à votre police municipale de verbaliser des mères de famille, des grands-mères qui parfois portent le voile depuis des décennies ?

35:23
Invité

Écoutez, la loi, c'est la loi.

35:25
Locuteur

On

35:26
Invité

a bien verbalisé des gens parce qu

35:27
Locuteur

'ils

35:27
Invité

ne portaient pas le masque pendant le Covid. Donc, je veux dire, c'est exactement pareil.

35:32
Locuteur

Et

35:32
Invité

on le fera aussi sur les

35:33
Locuteur

fiettes. C'est pas

35:33
Présentateur

tout à fait le même sujet, mais

35:34
Invité

ça prouve qu'on peut le faire.

35:37
Locuteur

Voilà.

35:38
Invité

Et puis encore une fois, si la loi, et c'est la volonté générale du législateur, eh bien, il va bien falloir que tout le monde le fasse. Mais ce n

35:46
Locuteur

'est

35:46
Invité

pas une obsession. C'est une loi large qui touche à beaucoup de choses très importantes pour la France. Et au milieu de ces choses-là, il y a effectivement les signes extérieurs de l'islamisme politique. Excusez

35:59
Locuteur

-moi,

36:00
Invité

toutes les femmes qui portent le voile ne sont pas des islamistes. C'est une affaire de conviction et de religion. Il y a beaucoup de femmes qui portent le voile. La majorité des femmes qui portent le voile, c'est parce qu'elles sont musulmanes. Vous

36:10
Locuteur

avez

36:10
Invité

dit que ce n

36:11
Locuteur

'est

36:11
Invité

pas obligatoire. Moi, je veux bien. Oui,

36:13
Locuteur

parce que

36:13
Invité

notre loi, elle

36:14
Locuteur

ne

36:14
Invité

s'attaque pas à la religion. Moi, je connais beaucoup. Si, si vous interdisez le port du voile dans la rue, dans l'espace public... Non, c'est un signe politique. Et d'ailleurs, les pays arabes qui l'ont interdit, l'ont interdit parce que c'est un signe politique et pas religieux, qu'utilise la religion et

36:29
Locuteur

qui est

36:30
Invité

un signe politique. Je

36:31
Locuteur

suis désolé, comme

36:31
Invité

disait Olivier Boss tout à l'heure qui portent le voile dans la rue, je

36:33
Locuteur

ne crois pas que

36:34
Invité

ce soit un signe politique. Moi, je vois... Il faut arrêter avec les grands-mères parce que jusqu'à présent...

36:38
Locuteur

Jusqu'à présent...

36:41
Invité

Pourquoi il y a 40 ans, les Français

36:44
Locuteur

d

36:45
Invité

'origine immigrée ou les immigrés ne portaient pas le voile alors qu'aujourd'hui, on le voit bien, se développe partout dans la société le port du voile. Pourquoi ? Est-ce qu'on s'est intéressé à cette question

36:54
Locuteur

?

36:55
Invité

Eh bien, intéressez-vous à cette question. Moi, je sais, parce qu'à Perpignan, évidemment, j'ai aussi une forte communauté de Français d'origine musulmane, mais je peux vous dire que notamment, les femmes seraient très heureux

37:08
Locuteur

qu

37:08
Invité

'il y ait une loi qui permette cela parce que quelquefois, elles sont contraintes de le faire. Leurs enfants sont contraints. Alors, vous avez des femmes qui veulent vivre librement dans la République française sans que des groupes qui sont chez nous et qui se comportent d'une manière malveillante les obligent à porter le voile dans un certain nombre de quartiers et dans un certain nombre de situations. Voilà contre quoi il faut lutter. Ce n'est pas aller faire la chasse à je ne sais qui. C'est rappeler des règles, rappeler les règles de la République française et interdire à ces idéologies politiques de venir chez nous tenter d'obtenir ce qu'elles ont déjà imposé partout dans le monde.

37:48
Locuteur

Une

37:48
Invité

partie du monde, vous vous rendez compte qu'on en arrive à une situation où des femmes en Iran meurent

37:54
Locuteur

parce

37:55
Invité

qu'elles veulent enlever le voile et nous en France, je vais dire le camp progressiste défend le voile et tente de le, comment on appelle, presque de régulariser la situation en le banalisant. Moi, je trouve que c'est choquant. Je préfère être du côté des femmes iraniennes ou des femmes afghanes que du côté d'un certain nombre de progressistes en France qui défendent le voile et qui derrière, malheureusement, sont sous l'influence de régimes tenus par les frères musulmans.

38:26
Locuteur

Louis

38:27
Présentateur

Alliot, redoutez-vous des règlements de compte au sein du Rassemblement national entre les proches, je vous vois sourire encore, les proches de Marine Le Pen dont vous faites partie et l'entourage de Jordan Bardella ?

38:38
Locuteur

Écoutez, ce

38:39
Invité

qui se joue au mois de mai, c'est le gouvernement de la France. Voilà. Alors, je veux bien, parce que c'est dans toutes les activités humaines, dans toutes les associations, qu'il peut y avoir quelquefois des frictions de second ou de troisième couteau, mais je pense que tout le monde est mobilisé sur l'objectif principal de gagner l'élection présidentielle et de gagner derrière les élections législatives. Donc vous

39:03
Présentateur

avez des

39:03
Locuteur

frictions entre les deuxièmes ? Les

39:04
Invité

États-dames, des secondes couteaux ou des troisièmes couteaux qui peuvent s'exprimer dans un certain nombre de journaux d'ailleurs ennemis, je vais vous dire que ça ne m'intéresse pas. Voilà. Moi, je suis concentré sur l'objectif et avec Marine et avec Jordan et avec l'ensemble d'ailleurs des cadres supérieurs de ce mouvement

39:23
Locuteur

et

39:24
Invité

l'ensemble des cadres locaux, eh bien, nous sommes déjà mobilisés pour gagner cette élection.

39:28
Locuteur

Est

39:29
Présentateur

-ce que Marine Le Pen s'est resserrée quelque part autour de son premier cercle ? Il y

39:34
Locuteur

a

39:34
Présentateur

dans son entourage Nolwenn Olivier, sa nièce, Philippe Olivier, son beau-frère, Marie-Caroline Le Pen, sa sœur et puis vous, autrement dit, en quelque sorte, la famille.

39:43
Locuteur

Est

39:43
Présentateur

-ce qu'il fallait qu'elle resserre vraiment les rangs autour

39:47
Locuteur

d'elle ?

39:47
Présentateur

C'est

39:47
Locuteur

assez

39:47
Invité

caricatural ça quand même. Je l

39:49
Présentateur

'ai lu dans la presse, c'est pour ça que je vous

39:50
Locuteur

pose la question. Oui, c'est pour ça que c'est

39:50
Invité

caricatural. Vous savez, tout ce qu'elle dit dans la presse n'est pas exact. Je préfère vous le dire, surtout en la matière. La vérité, c'est qu'il y a Jordan, dans quelques semaines et que tout le monde, j'allais dire, s'oriente

40:07
Locuteur

vers

40:08
Invité

le même objectif.

40:09
Locuteur

Il y a

40:09
Invité

l'histoire du FN et du RN aussi. On pense à Florian Philippot,

40:12
Locuteur

on

40:12
Invité

pense à Bruno Maigret. Votre parti a du mal à faire émerger ses numéros 2. D'ailleurs, il n

40:17
Locuteur

'y a

40:17
Invité

pas de numéro 2, comme disait Jean-Marie Le Pen, au

40:20
Locuteur

FN.

40:20
Invité

Est-ce que ce n

40:21
Locuteur

'est

40:21
Invité

pas ce qui

40:21
Locuteur

est

40:21
Invité

en train de se refaire

40:22
Locuteur

? Vous ne pouvez pas dire

40:23
Invité

ça alors que Marine Le Pen, en choisissant Jordan Bardella aux élections européennes par deux fois comme président du parti, fait un duo assez inédit dans une élection présidentielle que tout le monde reconnaît. Et je peux vous dire, pour assister quand même aux réunions de notre mouvement, que les choses se passent évidemment très bien. Alors on peut relever que ce jour-là, il n'a dit que sur les retraites et elle n

40:49
Locuteur

'a

40:49
Invité

dit que sur ceci ou cela. Non,

40:50
Locuteur

mais

40:50
Invité

effectivement, elle ne

40:50
Locuteur

l'a

40:50
Invité

pas prévenu quand elle allait se présenter à l'élection présidentielle. Il n'était pas averti ce jour-là. C'est faux. C'est faux, voilà.

40:59
Locuteur

Est

41:00
Présentateur

-ce que pour gouverner, il faudra élargir le spectre politique du Rassemblement national ?

41:06
Locuteur

Je

41:06
Invité

pense que c'est en cours. D'abord, il a été élargi avec Éric Ciotti. Et vous voyez que petit à petit, d'ailleurs, Éric Ciotti arrive à capter un certain nombre de cadres en province des LR qui se rallient à sa formation politique pour gonfler cette majorité que nous appelons de

41:28
Locuteur

nos yeux. Ça pourrait aller

41:29
Présentateur

jusqu'à Bruno Retailleau, dans votre esprit

41:31
Locuteur

?

41:31
Invité

Écoutez, avec M. Retailleau,

41:33
Locuteur

c

41:33
Invité

'est un peu l'expectative parce que naturellement, il devrait se tourner vers nous. Naturellement, il devrait se tourner vers nous.

41:42
Présentateur

Il est compatible

41:42
Locuteur

?

41:43
Invité

Je rappelle qu'il a quand même été le bras droit de Philippe de Villiers dans les années 2000, 90-2000, etc. Et qu'il est quand même, on le voit bien, conservateur dans un certain nombre de domaines et que, malheureusement, quand il a été ministre de

41:59
Locuteur

l

41:59
Invité

'Intérieur, les actes n'étaient pas en adéquation avec ces paroles que nous pouvions tout à fait soutenir. Donc, compatibles,

42:06
Présentateur

les rênes sur le papier

42:07
Locuteur

?

42:07
Invité

Mais les électorats le feront. Je rappelle qu'à Perpignan, puisque c'est ce que j'ai fait aux élections municipales par deux fois et que nous avons réussi, notamment la deuxième fois, à gagner dès le premier tour parce que l'électorat ne se pose plus de questions. Il sait très bien qu'est-ce qu'il faut faire et où aller. Il y

42:25
Locuteur

a

42:25
Invité

des gens de droite qui veulent venir qui viennent. Il y a quelques cas isolés de gens de gauche qui veulent venir. Ils sont les bienvenus. Mais je peux vous dire que dans l'électorat, demain, aux élections, je ne pense pas que l'LR fasse un si gros score que ça. Imaginons que vous gagnez demain en 2027. Bruno Retailleau peut être le premier ministre de Marine Le Pen

42:41
Locuteur

? C

42:43
Invité

'est la politique fiction, ça. Je vous pose quand même la question. Je ne

42:46
Locuteur

sais

42:46
Invité

pas. Je n'imagine pas. Mais bon, voilà. En tout cas, j'imagine que beaucoup de cadres d'LR diront à Bruno Retailleau maintenant on arrête de déconner et on va au soutien de la nouvelle politique de la France. Ça, je le crois. C'est d'autant plus possible que vous aurez sans doute besoin d'une alliance avec d'autres forces politiques pour avoir la majorité à l'Assemblée nationale, notamment les LR, par exemple. Oui, mais on a toujours besoin de toute façon de soutien d'où qu'ils viennent. Le soir du second tour de l'élection présidentielle sera engagé le mouvement qui verra une majorité législative à l'Assemblée aux élections qui suivront.

Ça me paraît évident parce que les Français ne veulent plus de cette situation bancale où il n

43:24
Locuteur

'y a

43:24
Invité

pas de majorité. Et là, il y aura

43:26
Locuteur

une

43:27
Invité

présidente, l'affaire sera clarifiée et derrière une majorité. Et dans cette majorité, il pourra y avoir des apports extérieurs dont aujourd'hui, on ne connaît pas très bien les contours, mis à part évidemment Éric Ciotti. Mais je suis persuadé que quelques individualités, viendront grossir les rangs de la majorité que nous formerons pour le pays.

43:48
Locuteur

Donc

43:48
Présentateur

oui ou non pour ou contre Louis Alliot. Éric Zemmour qui annonce sa candidature à l'élection présidentielle par erreur quasiment. C'est à prendre au sérieux ou pas

43:56
Locuteur

?

43:57
Invité

L'erreur qu'il fait ou le fait qu

43:59
Locuteur

'il

43:59
Invité

soit candidat

43:59
Présentateur

? Sa candidature.

44:00
Invité

Oui,

44:01
Locuteur

oui.

44:01
Invité

Je pense qu'il sera candidat.

44:03
Présentateur

Stéphane Verneau.

44:03
Invité

Donald Trump l'orne sur Saint-Pierre-et-Miquelon. Vous au pouvoir, vous lui donnez

44:06
Locuteur

? Non,

44:07
Invité

pas du tout. Les Espagnols doivent-ils renoncer à l'enclave de Ceuta

44:11
Locuteur

?

44:12
Invité

Non plus.

44:13
Locuteur

Qu

44:13
Invité

'en t'a qu'elle met ? Vous êtes d'accord avec Jean-Denis Bardella lorsqu'il veut que les Anglais nous donnent la charge de leurs migrants lorsqu'ils traversent la Manche ? On a mal lu ce texte-là. Ce texte-là est fait pour dissuader précisément l'immigration clandestine de traverser la France pour aller en Angleterre.

44:30
Locuteur

Est

44:31
Présentateur

-ce que les Gilets jaunes peuvent reprendre

44:32
Locuteur

?

44:32
Présentateur

Le grand jury, tout est

44:33
Locuteur

politique. Alors

44:35
Présentateur

répondez juste à la question, pardonnez-nous.

44:37
Locuteur

Les

44:37
Invité

Gilets jaunes peuvent reprendre en tout cas une contestation si on continue comme cela. Ce fera jour. Je ne sais pas si ce sera des Gilets jaunes mais je pense que les Français en auront le bol. Moi, je souhaite qu'elles soient dans les urnes. Mais on verra.

44:52
Présentateur

Pour l'instant, dans l'actualité, Louis Alliot, à Saint-Pierre-des-Cores, à côté de Tours, il y

44:56
Locuteur

a

44:56
Présentateur

eu une nuit d'affrontement après une collision entre une moto et une voiture de police. Bilan 9 blessés, 5 interpellations. Le policier qui conduisait la voiture est en garde à vue. Est-ce que la procédure vous choque ou pas

45:07
Locuteur

?

45:08
Invité

Écoutez, oui. Nous, nous sommes de toute façon pour que la présomption d'innocence soit reconnue, de présomption de légitime défense soit reconnue aux policiers et dans beaucoup de situations critiques comme celle-là, je trouve que c'est assez facile de mettre les policiers en accusation alors qu'ils sont d'abord

45:31
Locuteur

les

45:32
Invité

victimes des agissements de ce cyclo, c'est un cyclo ?

45:37
Présentateur

Oui, c'était une.

45:38
Locuteur

Écouteurs

45:40
Invité

et manifestement du comportement totalement illégal de l'auteur. Donc, oui, ça me choque.

45:45
Locuteur

Sur

45:45
Présentateur

un autre fait local,

45:46
Locuteur

est

45:46
Présentateur

-ce que ce qui se passe à Carcassonne est un avant-goût du Rassemblement National au pouvoir ? Il y a des policiers municipaux ouvertement racistes, un aumônier qui, devant des parachutistes, redoute le grand remplacement et qui demande aux gauchistes son expression de respirer par le nez, ça vous fait encore sourire. Est-ce que la police nationale qui jette un sans-abri au sol, tous ces faits-là, est-ce que c'est un avant-goût de ce qui pourrait se passer avec un Rassemblement National au pouvoir ?

46:12
Invité

Les propos racistes qu'on a condamnés de policiers qui étaient embauchés par l'ancien maire, pas par le nôtre. Vous avez à peu près, un peu partout en France, quand vous tapez sur Google les choses comme ça, ça existe à peu près dans beaucoup d'autres villes qui ne sont pas du tout Rassemblement National, je préfère le dire. Et vous avez le maire socialiste qui avait dit la France youpine. Vous avez un cadre socialiste dans le Rhône qui avait traité, je ne sais pas, non mais pour vous dire que

46:38
Locuteur

voilà.

46:38
Présentateur

Mais je vais vous poser la question autrement. Est-ce que vous redoutez si le Rassemblement National gagne l'élection présidentielle la libération d'une parole et d'actes racistes

46:46
Locuteur

? Je

46:47
Invité

ne le crois pas et très sincèrement qu'on est sans marine, je peux vous dire que nous serons très attentifs à tout ça

46:56
Locuteur

et

46:56
Présentateur

très

46:57
Invité

fermes dans les comportements de chacun parce que nous, nous sommes pour les règles républicaines de fraternité de solidarité et je crois qu

47:07
Locuteur

'il

47:07
Invité

n

47:07
Locuteur

'y a

47:07
Invité

pas de place pour ce genre de choses. La situation est déjà très compliquée, ce n

47:12
Locuteur

'est

47:12
Invité

pas pour, par des agissements totalement ubuesques, illégaux et évidemment connadables, qu'on peut risquer de mettre en péril tout l'édifice que nous sommes en train de mettre en place. Juste une question, vous réagissez systématiquement quand il

47:24
Locuteur

y

47:24
Invité

a un scandale public, c'est le cas pour le policier de Carcassonne,

47:27
Locuteur

mais

47:27
Invité

le policier de Carcassonne, en fait, ça fait près d'un an que la vidéo circule, elle était connue de la mairie.

47:32
Locuteur

C'est

47:32
Invité

d

47:32
Locuteur

'ailleurs

47:32
Invité

une interrogation que j'ai, pourquoi cette vidéo n

47:34
Locuteur

'est

47:34
Invité

pas sortie plus tôt

47:35
Locuteur

?

47:35
Invité

Alors, ça faisait déjà un moment qu'elle circulait, mais moi, ma question, c'est pourquoi est-ce que vous attendez systématiquement le dernier moment ou le moment où il y

47:42
Locuteur

a

47:42
Invité

un scandale public pour exclure les brebis galeuses entre guillemets de votre parti ? Nous, direction, on n'était pas informés ni de la vidéo ni des dires de ce membre de notre service d'ordre. Sinon, évidemment, il aurait été viré sur le champ. Donc, on fait, dès qu'on le sait, on le fait, évidemment. On a eu des profils sulfureux pour vos candidats aux élections sénatoriales dans le Canard Enchaîné. On voit que, par exemple, il y a Éric Minet qui a milité dans un groupuscule néo-nazi dissous en 1987. Il

48:08
Locuteur

y

48:08
Invité

a aussi le collaborateur de France Jamais, candidate dans l'Héros. Lui, il a été épinglé pour son passé ses liens avec des milieux d'ultra-droite. Est-ce qu'il

48:16
Locuteur

y a

48:16
Invité

encore des personnalités au passé violents au profil sulfureux au RN et parmi les candidats aux sénatoriales

48:22
Locuteur

?

48:22
Invité

Non,

48:22
Locuteur

mais

48:22
Invité

on ne peut pas savoir qui sont les gens. D'ailleurs, pour M. Minet, sur ses propos qu'il tient, je crois qu'il a réagi et qu'il a fait un droit de réponse ou un démentipo, le reste. Il est toujours votre candidat au sénatorial. Pour le reste, est-ce que la presse a reproché à M. Longuet, à M. Madeleine, à M. Novelli et à un certain nombre d'autres personnalités d'avoir appartenu à des groupuscules d'extrême-droite violentes dans leur jeunesse ? Je ne le crois pas.

Est-ce que vous avez passé vous-même votre temps, vous êtes très jeune comme moi, vous n'avez pas passé votre temps à reprocher aux socialistes d'avoir mis à la tête de l'État une personne qui a reçu la francisque des mains du maréchal Pétain, qui a nourri son amitié avec René Bousquet jusqu'au bout et qui a fleuri la tome du maréchal jusqu'au moment précisément de la faire Bousquet. Donc, il faut, je crois, arrêter ces petites choses-là parce que si vous allez chercher dans les partis politiques les passés des uns et des autres, vous allez trouver des pépites.

Et j'ajoute qu'on est quand même dans un pays où la gauche donne des leçons de morale alors qu'elle est l'allié historique du Parti communiste français qui a non seulement, lui, collaboré avec l'Allemagne nazie avant de basculer dans la résistance mais dont on peut dire qu'il est, pas lui-même directement responsable, mais l'idée communiste responsable de plus de 100 millions de victimes.

49:41
Présentateur

Merci beaucoup, Louis Alliot, pour ce grand jury. Passez tous une bonne semaine. On se retrouve dimanche prochain.

49:47
Locuteur

Le

49:48
Présentateur

grand jury RTL Public Sénat Ouest France M6

49:51
Locuteur

Générique Générique Générique Générique