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interviewFrance Inter — Questions politiques· 23 mai 2021 54 min

Yannick Jadot : "Il y a un espace politique entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Bonjour, bonjour et bienvenue. Merci d'être fidèle à Questions politiques. Le rendez-vous du dimanche de France Inter, du journal Le Monde et de France Info. Et avec cette question, mais où sont passées les questions climatiques, la question écologique ? Elles ont largement disparu de l'agenda politique ces dernières semaines, ces derniers mois. Et on peut même dire qu'elles se sont effacées dans le débat public. Il suffit de se souvenir de l'importance de ces enjeux au début de la pandémie. Lorsque beaucoup rêvaient, imaginez un monde d'après plus vert. Et pourtant, le changement climatique reste la deuxième préoccupation des Français, juste derrière le pouvoir d'achat.

Le changement climatique devant l'immigration, devant la délinquance et devant même la sécurité. C'était la conclusion de la dernière grande étude menée par le Cevipof, la Fondation Jean Jaurès et l'Institut Ipsos. Alors comment comprendre l'écart entre l'urgence, l'importance des enjeux écologiques et la faiblesse des écologistes dans les sondages et les intentions de vote ? Pour en parler, notre invité jusqu'à 13h. Il se veut le porte-étendard de l'écologie politique en France. Ses ambitions présidentielles ne sont plus un secret pour personne.

L'eurodéputé Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot, est dans Questions Politiques jusqu'à 13h pour intervenir à le hashtag QuestionPol ou l'application mobile France Inter.

1:26
Yannick Jadot

France Inter. Questions politiques. Ali Badoui.

1:31
Présentateur

Bonjour Yannick Jadot. Bonjour. Et bienvenue pour vous interroger l'équipe de Questions Politiques. Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.

1:38
Yannick Jadot

Bonjour Ali. Bonjour. Jadot, bonjour à tous.

1:40
Présentateur

Françoise Fressos du Journal Le Monde. Bonjour Françoise. Bonjour Ali, bonjour à tous. Karine Bécard de France Inter. Bonjour Karine. Salut tout le monde. Karine a mis à jour votre portrait Yannick Jadot et nous découvrirons ça ensemble tout à l'heure. Une question... Oui, pas dit que je vis. Bah vous savez, ça nous arrive à tous.

1:56
Intervenant

Oui, voilà, je crois que c'est le de tout le monde.

1:57
Présentateur

Oui, mais on peut bien vieillir ou mal vieillir. J'en doute pas. Vous le verrez tout à l'heure. S'il y a Politique était une affaire de météo, Yannick Jadot, quel temps fait-il en France ?

2:07
Intervenant

Orageux. Orageux avec des énormes nuages noirs qui sont à l'horizon. Il n'est pas certain qu'ils viennent sur nous. Alors en météo, quand on est habitant, on ne peut pas changer grand-chose. Mais en politique, on peut changer. Et je vous avoue ma grande inquiétude du climat politique. Il y a beaucoup de peur, de colère, d'angoisse chez nos concitoyennes et nos concitoyens. Et il y a deux façons de gérer cette peur, ces colères, cette tristesse. C'est soit de les instrumentaliser et d'agiter des paniques identitaires. la guerre civile, la France va disparaître. Soit d'apporter des réponses, des solutions. Ça n'est pas nier ces colères. Au contraire, c'est les fers siennes.

Mais pour y apporter des réponses qui nous emmènent collectivement dans un avenir bienveillant, plus serein, plus réjouissant. Parce que justement, on apporte des réponses.

3:12
Présentateur

On a une heure pour en parler.

3:13
Yannick Jadot

Justement, Yannick Jadot, on a vu un certain nombre d'images de terrasses d'Emmanuel Macron ou Jean Cassex pendant un café dehors. Est-ce que finalement, l'amorce de déconfinement et cette cloche qui se lève n'est pas faite pour contrebalancer cette espèce de tendance plombée que vous venez de décrire ? Est-ce que ça a pardonné l'espoir et que finalement, ils ne se sont pas si mal débrouillés au gouvernement ?

3:33
Intervenant

Il va falloir de toute façon qu'on retrouve une espérance commune, un enthousiasme. Moi, je me balade beaucoup dans le pays, notamment pour soutenir nos listes au départemental, au régional. Et avec ces listes, avec ces têtes de liste, on visite beaucoup d'entreprises. On visite beaucoup d'associations dans les quartiers. Et il est extraordinaire de voir à quel point, dans notre pays, il y a des femmes, des hommes, des expériences absolument extraordinaires qui peuvent être le socle, justement, d'une mobilisation, d'une fédération des Françaises et des Français autour d'un grand projet. Alors, il y a des situations difficiles.

J'ai été, il y a quelques jours, quelques semaines, avec les salariés de Ferropem. Ferropem, c'est une entreprise qui est en train de fermer deux usines, en Tarentaise et en Isère. Ce sont 357 salariés qui sont en train d'être, pour l'instant, mis au chômage avec leur famille, alors que cette usine Ferropem, elle fait du silicium. Le silicium, on en a besoin pour les batteries électriques, on en a besoin pour le photovoltaïque, on en a besoin pour les aciers haute performance, on en a besoin pour le matériel médical avec le silicone. Et l'alternative à des usines françaises, européennes, c'est d'importer du silicium, du Tsing-Chang, où on est en train de massacrer à moitié les Ouïghours.

Eh bien, si on avait une vraie politique industrielle fondée sur ces enjeux écologiques, on donnerait de l'emploi sur nos territoires, on donnerait de l'emploi qualifié. Donc, tout ça pour dire qu'il y a des fermes, il y a des chercheurs, il y a des associations, il y a des femmes et des hommes qui font des choses extraordinaires. À nous de fédérer ces énergies, à nous d'avoir le projet politique qui rassemble, qui fédère, qui redonne une espérance, c'est le projet d'écologie.

5:31
Yannick Jadot

Mais vous ne trouvez pas qu'il y a un espoir de mieux ? Parce que vous avez parlé de la météo d'Ali, comme si elle était noire et horreilleuse.

5:35
Intervenant

Non, parce qu'on voit bien toutes ces paniques identitaires qui sont soulevées, les unes à l'extrême droite, ou au gouvernement LR, le risque de guerre civile, le grand remplacement, la disparition de la France. Non, si on aime la France, et les écologistes aiment la France, on aime toutes ces énergies vitales qui, demain, si les politiques publiques justement vont vers cette grande reconstruction de notre économie. La réparation des services publics sera une société où on sera fiers d'être français, et en Europe, et dans le monde. Françoise Fresseuse.

Alors, je voudrais revenir sur ce qui s'est passé quand même la semaine dernière, parce que ça met quand même un petit bémol à ce que vous dites là. Vous dites, nous, en fait, on veut incarner l'espoir. Voilà. Vous étiez vous-même à cette fameuse manifestation des policiers, de la colère des policiers, qui s'est passée le jour même du déconfinement, et où on a vu quand même des scènes étranges où il y avait, au fond, une attaque assez en règle contre la justice par des syndicats policiers très remontés, et dans l'assistance, il y avait le ministre de l'Intérieur, et puis il y avait des représentants politiques comme vous.

Et donc, on se dit, au fond, c'était quand même une scène assez noire, dans le sens où il y avait une sorte de transgression, où il fallait absolument que tout le monde soit en adéquation avec la colère des policiers, qui, quand même, s'en prenaient au fonctionnement de la justice. Qu'est-ce que vous faisiez au milieu de ces manifestants ? Qu'est-ce que vous vouliez dire, vous ? Yannick Jalot. La première raison de ce rassemblement, c'est le recueillement. C'est la peine des policières et des policiers après l'assassinat abominable d'Éric Masson et de Stéphanie Monfermé. Donc, la première raison de ce rassemblement, c'est de partager la peine. La peine.

Deuxièmement, vous avez raison, il y a une forte colère dans la police. Une forte colère liée depuis 20 ans à la baisse des moyens, les sous-effectifs, le sous-équipement, une perte du sens de leur mission avec les politiques du chiffre qui visent à faire, plutôt que de faire des PV matin, midi et soir, plutôt que de prévenir, plutôt que d'enquêter, plutôt que de démanteler les trafics, plutôt que de protéger les femmes et les hommes qui subissent des violences et des agressions. Et puis, vous avez raison, il y a un appel qui est fait par l'ensemble des forces syndicales. L'ensemble des forces syndicales.

CGT, CFDT, UNESA, comprises, mais qui d'un seul coup, y compris pendant la manifestation, dégénèrent pas de l'ensemble des responsables syndicaux, pas de l'ensemble, mais d'une attaque en règle de la justice. Le matin même, j'étais sur le France 2.

8:14
Présentateur

Vous ne répondez pas, Françoise, malgré que il y a l'étonnement, il y a l'étonnement de vous avoir vu à la même mobilisation aux côtés du ministre de l'Intérieur, c'était une première, mais d'Éric Ciotti, d'Éric Zemmour, de Jordan Bardella.

8:27
Intervenant

Le matin même, j'étais sur France 2 et je disais à quel point je contestais les revendications de l'intersyndical qui faisait de la justice un bouc émissaire. Dans notre pays, on a besoin de la police, de la justice. J'ai dit aux policiers que j'ai pu rencontrer sur place, que s'ils souffraient, les magistrats souffrent au moins autant que les policiers dans ce pays. Mais pourquoi j'y suis allé ? J'y suis allé parce que quand on y a, quand on voit les enquêtes, y compris sur le fait que les policiers pourraient majoritairement voter pour le Rassemblement National, quand on voit cette colère, quand on voit cette colère, je me suis dit quelle est ma place ?

Est-ce que ma place c'est de faire la classique manifestation République, Nation pour dénoncer la droitisation, voire la lepénisation de notre société où ma place c'est d'aller discuter dans l'inconfort, oui, dans l'inconfort avec les policiers et les policiers pour dire...

9:31
Présentateur

C'est un euphémisme inconfort ?

9:33
Intervenant

Non, parce que...

9:34
Présentateur

Vous voir dans une même manifestation

9:36
Intervenant

avec Eric Zébou et surtout avec un risque politique.

9:38
Locuteur non identifié

Non, non, mais parce que quand on veut

9:40
Intervenant

gouverner ce pays, il n'y a pas de situation de confort. Il n'y a pas de situation de confort. Les Françaises et les Français aussi, notamment dans les quartiers populaires, souffrent d'insécurité. Donc, moi, je veux traiter. L'écologie doit traiter ces sujets.

Et puis, vous savez, quand j'étais sur place, y compris, il y a des policiers qui sont venus me le dire, leur inconfort, voire l'obscénité de la manifestation des Ciotti, des Bardella, des Ménards, des Devilliers, eh bien, quand j'étais là, malgré toute cette présence et cette ambiance aussi d'extrême droite, eh bien, j'étais fier d'être là pour dire aux policiers votre colère, il n'y a pas que le Rassemblement National pour l'écouter. Il y a aussi les écologistes qui entendent votre colère et qui ont des propositions. Ça fait des mois que je fais des propositions sur la réforme de la police.

On ne peut pas laisser un service public aussi essentiel, un pilier de la République, être livré aux manipulations de l'extrême droite ou aux gesticulations du gouvernement. Donc on entend que vous ne regrettez pas. On ne sait pas si vous avez marqué des points. On a le sentiment que c'est plutôt Marine Le Pen qu'en a marqué. Mais allons sur le fond du sujet. Est-ce qu'effectivement, vous considérez aujourd'hui qu'il y a un problème de sécurité dans notre pays ? Mais bien sûr qu'il y a un problème de sécurité dans notre pays. Je ne dis pas qu'il y a une explosion de l'insécurité. Vous dites que notre société est plus dangereuse aujourd'hui qu'hier ?

Je pense qu'il y a une violence qui est plus forte dans l'ensemble de la société. Elle va depuis les réseaux sociaux. Là, ça ne fait pas forcément intervenir la police, même s'il y a des enjeux de harcèlement sur les réseaux sociaux qui mettent des jeunes en grande difficulté. Mais il y a une violence physique dont on perçoit aujourd'hui qu'elle atteint un niveau de rejet d'inacceptation par la société qui est très fort. Donc là, faut t'acquit et qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que j'ai proposé ? J'ai proposé, un, qu'on transforme le ministère de l'Intérieur en ministère de la Protection républicaine centré uniquement sur les enjeux de sécurité. Peut-être que le 20...

Non, mais ça, c'est de la com, ça, en fait. Non, non, non, c'est pas du tout de la com. Attendez. Peut-être que le 20 juin, si vous n'êtes pas chez vous pour aller voter, vous irez la semaine précédente dans un commissariat pour avoir une procuration. Est-ce que, franchement, c'est la responsabilité des policiers que de gérer ce type de procuration ? J'ai proposé que les cultes aillent au ministère de la Justice. J'ai proposé que les enjeux de réfugiés d'immigration aillent dans un grand ministère des Solidarités et de l'Intégration. J'ai proposé, ensuite, qu'il y ait une grande conférence respect, confiance entre la police, les magistrats, les acteurs sociaux, les élus et les citoyens.

nous avons besoin de redéfinir la mission de la police. On sait combien ces missions se sont dégradées depuis Sarkozy avec la politique du chiffre. Redéfinissons la mission, redéfinissons les pratiques d'intervention et ayons une grande loi de programmation pour redonner les moyens à la justice pour faire son travail. Dernière proposition, si vous me permettez. Bien sûr. La police des polices devient indépendante, elle est rattachée aux défenseurs des droits qui, en l'occurrence aujourd'hui, est une défenseuse des droits.

Et donc, il nous faut travailler à ce que toute bavure, toute agression vis-à-vis des policiers devienne injustifiable, inacceptable comme toute bavure policière devienne injustifiable, inacceptable.

13:23
Yannick Jadot

On a l'impression

13:23
Intervenant

qu'on est témoigné,

13:25
Yannick Jadot

comme vous le dites, dans cette manifestation, vous avez pris un risque politique, c'est-à-dire celui de ne pas aller dans le sens de votre camp, à savoir celui des verts. Certains, chez vous, considèrent que c'est un fantasme à l'insécurité. Comment vous évaluez l'opinion des écologistes par rapport à ce problème d'insécurité ? Est-ce que vous êtes seul, en clair, et que vous prenez tout votre risque en étant soupçonné d'être droitier ? Ou est-ce que vous pensez que vous avez toutes vos troupes, dont Sandrine Rousseau, ceux qui ont été extrêmement réservés sur cette présence et le message que vous étiez en train de envoyer ?

13:53
Intervenant

La République, la laïcité, la police républicaine sont des héritages de la gauche. Les abandonner à la droite et à l'extrême droite est une faute politique majeure. Il n'y a pas de liberté sans sécurité. Il n'y a pas de sécurité publique républicaine sans liberté. Est-ce que... Ce n'est pas comme ça que j'ai réfléchi à ma participation. Je me suis dit... Oui, on a l'impression

14:20
Présentateur

que vous avez oublié que la politique c'était aussi des symboles et qu'en l'occurrence se retrouver devant l'Assemblée nationale et ça n'est pas un lieu anecdotique pour faire pression sur les députés, se retrouver aux côtés d'ennemis politiques puisque ce ne sont pas des adversaires pour vous mais Éric Zemmour, Philippe Devilliers, Jordan Bardella, ce sont des ennemis politiques et pourtant vous vous retrouvez dans la même marche que c'est une situation qui est pour le moins surprenante. Vous savez,

14:44
Intervenant

je n'ai pas critiqué ceux qui n'y étaient pas parce que je pense que effectivement, ce n'était pas la plus simple des manifestations. J'ai critiqué avant même d'y aller les mots d'ordre. De faire ça devant l'Assemblée nationale, ce n'est pas une bonne idée. J'aurais préféré une marche blanche de la police en hommage aux policières et aux policiers assassinés. Mais dans ce contexte-là, j'ai considéré que la responsabilité, quand j'aspire à ce que l'écologie gouverne ce pays, notre responsabilité, il est de parler aux policiers et aux forces syndicales quand toutes les forces syndicales appellent à un rassemblement.

Et j'ai considéré de ma responsabilité de ne pas faire en sorte que quand tous les policiers, y compris les plus républicains, y compris les plus républicains, sont là pour manifester qu'il n'y ait pas que le Rassemblement national pour leur répondre. Mais pourquoi vous justifiez après, en fait, auprès de vos troupes, auprès des écologistes ?

15:42
Locuteur non identifié

Je l'ai fait sur France 2 le matin.

15:44
Intervenant

Vous avez écrit un grand texte, ensuite, pour essayer d'expliquer votre positionnement, votre choix d'aller manifester. Donc pourquoi vous le faites après ? Et pourquoi, finalement, vous n'avez pas consulté, entre guillemets, les écolos, votre parti, avant ? Vous avez décidé seul, en fait ? Je l'ai fait avant. Je discute avec, évidemment, les gens qui m'accompagnent. Mais à un moment donné, chacun fait ce qu'il considère être juste de faire.

Et j'ai considéré que, dans ce contexte-là, il ne fallait pas laisser les policiers, sans nos réponses, les réponses écologistes dont j'ai évoqué une partie tout à l'heure, et à ne pas livrer ou à considérer que, finalement, la police, c'est des fachos, on fera nos manifs de notre côté, on ne leur parle pas, on ne leur parle pas de leurs problèmes, on ne parle pas avec les policiers, et on les laisse entre les mains du Rassemblement National. Vous savez, on va avoir...

16:38
Présentateur

Encore un mot ou deux, et on va changer de sujet.

16:39
Intervenant

On va avoir, si vous me permettez, madame, on va avoir un sujet qui est que le Front National, pendant longtemps, c'était le 1er mai, Jeune d'Arc, la manif pour tous, et les opérations anti-migrants. Demain, le Rassemblement National veut conquérir tous les segments de la société. Ils vont aller manifester pour l'école, ils vont aller manifester peut-être pour le climat, ils vont aller manifester pour essayer de ramasser tous les segments de la société. Et bien moi, je combattrai... Que pensez-vous de Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il parlait de la Rassemblement factieux ? Je vais sur le terrain de la police républicaine. Je vais sur le terrain...

17:15
Présentateur

Que répondez-vous à Jean-Luc Mélenchon lorsque lui, il voyait un Rassemblement factieux ?

17:19
Intervenant

Écoutez, quand vous avez la CGT, la CFDT, l'UNSA qui appellent à manifester, ce ne sont pas des factieux. Et moi, je ne vais pas vous dire que je suis à l'aise avec le syndicat Alliance. Je ne vais pas vous dire que je suis à l'aise avec les discours du syndicat Alliance.

Mais, y compris quand le terrain devient très difficile, pas à nos ennemis politiques, on va, sur le terrain, on va se battre, on va expliquer, que dire qu'il y a une autre perspective que les politiques qui sont menées depuis 20 ans et qui ont abandonné la police comme ces politiques ont abandonné la justice, parce que je me bats pour la justice, pour les moyens de la justice, et je trouve que dans le débat, par exemple, la proposition qu'a faite la conférence nationale des premiers présidents de cours d'appel est très intéressante, les assises de la justice pénale, donc il faut occuper tous ces terrains-là parce que c'est la République qui en dépend, c'est la République

18:14
Présentateur

qui est notre cohésion nationale. Encore une question là-dessus et on change de chapitre. Juste pour finir,

18:18
Intervenant

parce que vous évoquez une loi de programmation police, mais ce qu'on a entendu, c'est vraiment la tension dans les relations entre la police et la justice, et ça, c'est une tension qui menace quand même le fonctionnement de la démocratie. Vous avez parfaitement raison. Est-ce que vous avez une réponse très précise là-dessus ? Est-ce qu'on peut désamorcer, au fond, cette tension entre police et juge ? Quand on discute, parce que je discute avec des policières, des policiers, des magistrats, ils disent que souvent, au niveau local, ça marche plutôt bien en fait. Ils se renforcent. Ils sont obligés de coopérer, de collaborer.

Donc il faut à la fois reprendre cette proposition des assises de la justice pénale pour mettre tous les acteurs autour de la table et qu'il y ait une meilleure fluidité entre la police, la justice et la prévention parce qu'on oublie dans ce chapitre-là tout ce qui est la prévention et puis j'entends de renforcer tous les comités locaux de prévention de la délinquance où il nous faut des acteurs sociaux dans les associations, la communauté éducative qui aussi identifie les signaux qui permettent, encore une fois, d'éviter qu'à un moment donné, il y ait des drames et qui est après en justice. Plus il y aura de prévention, eh bien moins on aura de problèmes entre la police et la justice.

19:37
Présentateur

L'eurodéputé Yannick Jadot est l'invité de Questions politiques ce dimanche.

19:42
Intervenant

France Inter Alibadou Questions politiques

19:47
Présentateur

On va ouvrir le chapitre de l'union de la gauche de votre stratégie politique également, Yannick Jadot. Ce sera juste après votre portrait signé Karine Beccar.

19:55
Intervenant

Vous apparaissez de plus en plus tiraillé, Yannick Jadot. D'un côté, vous voulez avancer, montrer aux Français que vous êtes en capacité de gouverner et vous vous positionnez très personnellement sur à peu près tous les sujets. Et puis de l'autre côté, vous sentez qu'en parlant vous perdez tous vos militants. Alors vous vous justifiez, vous rétro-pédalez. En réalité, vous êtes obligés d'ajuster vos idées pour tenter de continuer à être soutenus par votre mouvement. Il va falloir vous décider, Yannick Jadot, savoir qui ou plutôt quelle stratégie vous souhaitez privilégier, homme providentiel ou être un homme de parti.

En tout cas, au tout début, au début des années 2000, vous n'y avez pas cru dans la formation des Verts. Vous y êtes passés, vous les avez observés, mais vous n'êtes pas restés. En revanche, tout a radicalement changé pour vous, vous, l'ancien directeur des campagnes de Greenpeace France. Quand vous avez accepté, aux côtés de Daniel Cohn-Bendit, de vous lancer dans l'arène politique, à ce moment-là, vous créez avec lui Europe Ecologie et depuis 2008, vous êtes toujours restés fidèles à ce parti. Vous êtes là, vous n'en partez pas depuis qu'il vous a fait élire eurodéputé à 42 ans pour la première fois.

21:03
Locuteur non identifié

Les partis traditionnels, les gouvernements, parlent beaucoup d'environnement, mais ne passent pas à l'acte.

21:08
Intervenant

En fait, votre discours n'a pas tellement changé. Mais désormais, il est écouté. Il n'empêche, à l'époque, en mars 2009, vous critiquez sévèrement les gouvernements, mais vous rêviez, Yannick Jadot, de pouvoir entrer dedans, devenir ministre tout de suite, alors que vous commenciez tout juste votre carrière politique. Sauf qu'en 2012, eh bien, ça n'a pas marché et pendant 5 ans, François Hollande n'a visiblement jamais songé à vous nommer. Peu importe, petite revanche en 2017, vous avez bientôt 50 ans et c'est vous qui remportez la primaire des Verts. Le problème, c'est que vous ne savez pas quoi en faire.

Et puis, vient enfin l'année 2019 quand tout a basculé pour vous, votre liste arrive troisième aux dernières européennes et vous devenez, Yannick Jadot, pendant quelques semaines, la personnalité politique préférée des Français. Oui, les écologistes doivent prendre le pouvoir en 2022. Pas pour l'occuper, pour l'exercer, pas pour l'accaparer, pour le rendre citoyen, pas pour faire semblant, pour une fois de plus ne pas tenir les promesses des gouvernements précédents, mais justement pour tenir nos engagements. Forcément. Mais en incarnant qui ? Le candidat des socialistes ou seulement des écologistes.

Vous semblez coincer, Yannick Jadot, entre ces deux éventualités tout en n'étant pas assez convaincant pour les Verts et pas suffisamment intégré au PS. Bref, 18 mois de campagne déjà, 18 mois de déplacement et d'investissement sans que vous soyez parvenu à vous imposer naturellement.

22:36
Présentateur

Réaction, Yannick Jadot ?

22:38
Intervenant

Vous avez commencé en disant que régulièrement, je rétro-pédaler, je conteste. On peut dire ce qu'on veut de mes prises de position, mais il faut toujours s'expliquer. Il est normal de s'expliquer en politique, surtout à un moment quand il y a des troubles. Il est normal de s'expliquer, mais pas pour rétro-pédaler, pour, encore une fois, pour expliquer. Mais vous savez, là où vous avez raison, c'est que je n'ai pas changé sur ma conviction que l'écologie est aujourd'hui un logiciel de solution. Est aujourd'hui un logiciel de solution.

Que l'écologie est la nouvelle promesse industrielle, alors que notre pays a le sentiment du déclassement et que notre pays s'est désindustrialisé sur les deux dernières décennies. Que l'écologie est une promesse sociale en repensant les protections sociales pour intégrer cette question de l'environnement. et que l'écologie est de fait la nouvelle promesse républicaine. Et quand, tout à l'heure, vous me disiez que Jadot est droitier, mais la République est fille de la gauche. Et on me dit Jadot est droitier parce qu'il parle aux entreprises. Mais soyons clairs, il n'y aura pas de transition écologique sans les entreprises.

Ça ne veut pas dire qu'on déverse l'argent sur les entreprises et qu'elles font ce qu'elles veulent. Moi, je propose que chaque euro d'argent public vers les entreprises soit conditionné au climat, au social, à l'égalité femmes-hommes. Mais il nous faut les forces vives de notre pays. Elles sont extraordinaires, ces forces vives. C'est difficile. Il y a des entreprises qui essayent de bloquer la dégradation écologique sur les pesticides, le pétrole, le gaz, ou je ne sais pas quoi. mais il y en a tellement aujourd'hui qui sont en train de basculer. Pareil pour les salariés, pareil pour les associations. Je pense que l'écologie aujourd'hui est ce futur enviable, désirable dont on a tous envie.

24:40
Yannick Jadot

Vous faites campagne sur la capacité des écologistes à gouverner, c'est-à-dire la crédibilité. Je voudrais qu'on sache un petit peu où on en est avec vos partenaires. C'est tant que certains en soient des partenaires. Par exemple, il y a eu une interview dans Le Monde de Jean-Luc Mélenchon il y a quelques jours qui se radicalise manifestement en disant les écologistes ont un avenir aussi longtemps qu'on ne les voit pas à l'œuvre. Pourquoi tant de haine et quelle est la possibilité quand on voit que finalement dans les sondages Jean-Luc Mélenchon est à 12, vous êtes à 6,8.

En gros, vous êtes trois fois, vous êtes séparés en trois groupes presque égaux et que si vous n'êtes pas ensemble on ne voit pas comment ça pourrait marcher.

25:16
Intervenant

Je ne vous cache pas qu'on dit tous qu'on a des réserves sur les sondages. C'est le principe. L'histoire montre qu'un an avant la présidentielle les sondages sont tous prédictifs et que je préfère le sondage d'Ipsos qui me met à 10 que les autres. Mais plus sérieusement... Il y a un décalage

25:36
Présentateur

énorme entre la préoccupation écologique pour les Français et votre niveau d'intention de vote.

25:42
Intervenant

Après, on nous a dit la même chose pour les Européennes, on nous a dit la même chose pour les municipales. 13 %,

25:49
Présentateur

ce qui est un beau score mais ce qui n'est pas non plus la majorité. Ce qui ne permet pas d'accéder au deuxième tour.

25:53
Intervenant

Il faut voir d'où on venait à ce moment-là. On nous a dit la même chose pour les municipales, on a gagné de grandes villes et nos maires sont en action sur tous ces sujets-là. Après, vous savez, j'ai appelé l'ensemble des responsables politiques à gauche et dans l'écologie à se réunir, vous le savez, à se parler, à explorer les conditions, les projets, les propositions, à explorer la possibilité d'un pacte de gouvernement et d'une candidature commune et notamment qu'on arrête de s'invectiver, qu'on arrête de brutaliser le débat public. Moi, je m'en tiens à ça. Si Jean-Luc Mélenchon a considéré qu'il fallait continuer sur cette ligne-là, tant pis pour lui, tant pis pour nous.

parce que demain, il y a une réunion de l'union de la gauche de Jean-Luc Mélenchon ou en tout cas un de ses représentants sera là. Mais la France insoumise sera là. Toutes les forces politiques seront là et ce qui va être très intéressant, c'est que nous allons auditionner toutes les plateformes citoyennes qui réfléchissent que ce soit la plateforme Le Pouvoir de Vivre avec Laurent Berger, Nicolas Hulot, la Fondation Abbé Pierre ou les autres plateformes qui travaillent avec Martinez de la CGT, d'Oxfam, de Greenpeace et donc nous allons les auditionner pour commencer à travailler sur le fond. Alors évidemment, on est en campagne régionale, ça ne peut pas aller aussi vite qu'on le voudrait.

Mais moi, ce que je souhaite, c'est qu'on se fixe effectivement quelques grands chantiers, nous allons explorer nos différences, mais aussi, je l'espère, de plus en plus, nos convergences parce que nous avons besoin... On a bien compris, Mélenchon sera candidat. Bon, il s'y tient, c'est sa vie, c'est son engagement. Vous voulez... Dans d'actes. Dans d'actes. Mais il y a un espace politique du coup entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron qui ira chercher, vous verrez, des personnes d'horizon politisé ou non politisé parce que, justement, il y a l'envie... Des personnes qui font un mètre 90, qui ont bien plus 50 ans et qui est ancien directeur de campagne de Guinness.

Il y a l'envie d'un vote positif. Vous le voyez bien, il y a aussi le rejet du statu quo d'Emmanuel Macron qui nous promet l'austérité. Il y a évidemment, heureusement encore, fortement le rejet d'une extrême droite. Et qui peut se satisfaire aujourd'hui d'un pays qui souffre, d'un pays qui est dans la mélancolie et d'un pays qui se complaît à se disputer sur le passé quand on a de si belles pages d'histoire à écrire ? Françoise. Est-ce que vous diriez qu'une partie de votre famille politique au fond a peur du pouvoir et préfère au fond s'évaluer dans l'opposition, faire de la compétition entre soi dans l'opposition plutôt que d'affronter les contradictions et la difficulté du pouvoir ?

Yannick Jadot. Le mouvement écologiste a profondément évolué ces dernières années. Sinon, on n'aurait pas gagné autant de mairies parce qu'à un moment donné, la conquête du pouvoir c'est d'assumer les responsabilités et d'assumer... Il ne s'agit pas de... Il y a des contrats à passer avec la société. On est dans une société qui est très tiraillée, qui est très tendue. Et à un moment donné, moi, je ne transigerai pas sur l'objectif de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre.

29:24
Présentateur

répondez à Françoise. Non, mais oui,

29:26
Intervenant

parce que le dérèglement climatique, c'est le grand défi avec la santé, on l'a vu. Les injustices sociales, elles tuent notre cohésion nationale. La démocratie s'affaisse. Et donc, on ne transisera pas sur les objectifs. En revanche, tout l'enjeu, et pourquoi je discute autant avec les salariés, les syndicats, les acteurs sociaux, les entreprises, les policiers, les magistrats, les enseignants, les soignants, parce qu'il va falloir définir ensemble le chemin commun. Le chemin commun. Et là, il va falloir tenir compte de toutes les frilosités, les doutes, les inquiétudes, les résistances, les nécessaires transitions. Mais répondez à Françoise. C'est ça que je dis.

Oui, la difficulté, c'est qu'on est à moins d'un an de la présidentielle, qu'on a l'impression que rien n'est vraiment prêt, que le chemin, on ne le voit pas. Et l'autre chose sur laquelle je voulais vous interroger, c'est que vous dites, à un moment, il faut qu'on arrive à mettre en avant nos convergences et qu'on taise nos divergences. Mais gouverner est devenu si difficile qu'au fond, même quand vous taisez vos divergences, elles finissent par vous éclater à la figure. Et est-ce que c'est pas ça au fond que les Français aussi ressentent ? C'est un manque de stabilité dans ce pôle-là parce qu'au fond, personne n'est vraiment d'accord sur le chemin à faire. Yannick Jadot.

Moi, je crois que la responsabilité va s'imposer à toutes et tous sur le spectre politique que je vous ai décrit. parce qu'on n'a pas le choix, en fait. Si on veut sortir... Oui, mais regardez, on ne voit pas le mode de désignation. Il y a une primaire en septembre des écologistes. Vous avez raison sur le fait que le chemin n'est pas... Le chemin, il n'est pas défini. Aujourd'hui, il n'est pas défini. En revanche, j'ai pris l'initiative qu'on ouvre ce chemin. Maintenant, c'est aux responsables politiques, notamment aux responsables des partis politiques, mais dans cette ouverture à la société civile, aux propositions de la société civile, qu'on doit le poursuivre.

Le chemin de la désignation, vous avez parfaitement raison, il n'est pas défini non plus. Mais nous savons que si nous voulons gagner cette élection présidentielle, et moi, je le défends autour de cette écologie sociale républicaine, innovante, transformatrice, responsable, eh bien, il va falloir à un moment donné qu'il y ait un processus de désignation qui couvre ce périmètre politique-là. mais on ouvre déjà... Non, mais soyons clair, qu'il ne soit pas limité au vert, donc c'est ça. Pardon ? Donc qu'il ne soit pas limité au vert, c'est ça que je vais t'entendre expliquer. À un moment donné, il y a le processus vert qui va désigner sa candidature à la présidence de la République.

Ça s'est acté, ça existera forcément. Ça va exister, sauf catastrophe démocratique sur les régionales, parce qu'il peut s'en passer de grave sur les régionales, mais aujourd'hui, c'est le chemin. Mais il va falloir que cette primaire, je l'ai toujours dit, que cette primaire 1, ce soit une primaire de conquête, pas une primaire identitaire, où on règle nos comptes... Donc très ouverte. Très ouverte et de conquête. L'idée, c'est quelle sera la candidature qui permet de gagner une élection présidentielle. C'est ça le sujet. Pas comme d'habitude,

32:30
Yannick Jadot

la personne qui est le plus susceptible de perdre.

32:32
Intervenant

Comme on a eu en 2016 à gauche et à droite. À gauche, au fond, c'était l'après-hollant, qu'est-ce qui était devenu le socialisme mais avec la certitude de ne pas gagner. Et à droite, il y avait une telle certitude de gagner. Ils ont dit finalement qu'est-ce que c'est l'identité des républicains sans savoir ce qu'était l'identité de la France. Eh bien moi, je souhaite qu'on ait une primaire quand elle va concerner les écologistes qui soit une primaire de conquête. Donc on évite les phrases assassines, les guerres picro-collines et on se met en situation de conquérir la France. Mais Daniel Convert, ce week-end dans l'Express, vous dit qu'il ne faut surtout pas en passer par une primaire.

C'est du suicide politique. Il se trompe. C'est ami politique. Alors vous étiez un petit peu éloigné, mais enfin vous vous êtes retrouvé. Donc il se trompe. Il faut absolument... Pourquoi est-ce que c'est si important de rester chez les Verts ? C'était ça aussi l'angle de... Mais parce que c'est ma famille politique ? Parce que vous savez, en critique, j'entends souvent les critiques vis-à-vis des Verts. Certes, les Verts, les militants écologistes sont parfois rugueux. Je le concède. Ils n'ont pas des influenceurs, des Youtubers ou des agences de com' pour penser « Make the planet great again ». Mais à la différence du Président de la République, les écologistes, ils agissent.

Quand ils sont aux commandes, et bien effectivement, ils mettent en place la mobilité qui permet d'éviter de prendre sa bagnole. Ils mettent en place des cantines avec de la viande locale et des produits locaux plutôt que la viande du Mercosur ou du Brésil élevée dans des conditions abominables.

34:08
Présentateur

Votre problème chez les Verts, c'est un problème de communication. Il y a parfois... Vous aimeriez que McFly et Carlito viennent vous filer un coup de main. Non mais c'est ce qu'on comprend. à vous écouter, Yannick Jadot.

34:18
Intervenant

Non, non, non, non. Non, parce que vous voyez que c'est ce que fait le Président de la République. Au fond, c'est pour compenser le manque d'action. C'est-à-dire qu'il n'est pas capable de mettre le RSA pour les jeunes. Il y a des jeunes qui font encore des files d'attente pour accéder à un colis alimentaire. Et ce qu'il propose, c'est de parler à des animateurs télé et à des influenceurs pour essayer de reconquérir l'électorat jeune. Je pense que les jeunes, et j'en rencontre beaucoup, des associations, des jeunes qui sont... J'ai vu des... La première... Vous savez, on a une seule éolienne en mer en France. Il y en a 5 000 en Europe. On en a une seule en France.

C'est notamment l'école centrale de Nantes qui l'a développée. J'étais, il y a quelques jours, à Nancy pour soutenir notre candidat, Romani, et sa liste. Il y a Urban Loop. C'est des jeunes qui ont inventé des modalités très peu polluantes de déplacement rapide en ville. Ce que je veux dire, c'est que ces jeunes, ils ont une extraordinaire envie de contribuer à l'évolution de notre société, à sa reconstruction, à sa réparation. Et que ce n'est pas en faisant des clips d'influenceurs qu'on va les aider, ni dans leurs difficultés sociales, ni dans leurs aspirations. Mon problème, c'est que vous vous rendez compte qu'il y a des chercheurs qui ont expliqué ce qu'était la post-démocratie.

C'est-à-dire que dans un monde où la politique n'est plus régie que par des agences de communication, par des promesses, les promesses ne sont jamais tenues. Et donc, vous avez à un moment du vote, celles et ceux qui croient encore beaucoup à la démocratie et qui vont voter malgré la défiance politique et puis celles et ceux qui sont très en colère, c'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis, c'est ce qui s'est passé au Brésil, c'est ce qui se passe en Hongrie, en Pologne et ailleurs. Je ne veux pas de ça pour mon pays.

36:16
Présentateur

Non, mais c'est aussi une question de porte-parole et en l'occurrence, c'est vrai que vous oubliez assez facilement la voix portée par Greta Thunberg avant la pandémie. Elle qui a fait défiler des millions de jeunes justement dans les rues sur la cause du climat et ce n'était pas qu'une question de comme.

36:32
Intervenant

Mais Greta Thunberg, c'est pas Emmanuel Macron. Greta Thunberg, c'est une jeune fille qui s'est mise en grève devant son lycée pendant des mois avant qu'il y ait une caméra qui arrive, qui a effectivement mobilisé une grande partie de la jeunesse et heureusement au-delà pour rappeler que nous avons comme grand défi, c'est probablement le plus grand défi que nous avons devant nous, c'est de lutter contre le dérèglement climatique qui tue les récoltes de nos agriculteurs qui font des vagues submersions, qui font des pandémies, qui font du dérèglement des glaciers, de l'économie et tout ça.

Et ce que nous disons, nous, responsables politiques écologistes, c'est qu'en luttant contre le dérèglement climatique, on répond à tous les autres mots de la société. On relocalise l'économie, on met des services publics de proximité, on crée de l'emploi de qualité. Et je peux vous assurer qu'au niveau local, quand vous avez de l'activité économique, de l'emploi de qualité, vous avez des services publics, vous avez de la culture, vous avez de la démocratie et tous les projets de haine disparaissent. Nathalie Sacréquin.

37:37
Yannick Jadot

La question qu'avait posée Karine tout à l'heure, votre calendrier, Anne Hidalgo a dit une présidentielle, ça commence vraiment en février. Vous, vous vous fixez véritablement d'avoir un candidat vers à l'automne.

37:47
Locuteur non identifié

Oui.

37:48
Yannick Jadot

Quand vous dites tout à l'heure qu'il faut que ce soit un candidat crédible, c'est-à-dire pas quelqu'un pour faire joli ou pour être dans l'opposition, mais quelqu'un qui peut gagner, ça veut dire que vous excluez ce qui a pu vous arriver précédemment. C'est-à-dire qu'en gros, on ne choisisse pas celui qui est le meilleur dans les sondages, mais celui qui a le plus de chances de perdre. Comment on saura le meilleur pour gagner et être capable de gouverner ? C'est-à-dire que ça ne sera pas Sandrine Rousseau ? Ce seront les électrices

38:07
Intervenant

et les électeurs qui participeront à la primaire qui le décideront. Mais moi, j'ai confiance dans le fait que, y compris notre mouvement politique, a évolué, qu'on ne peut pas, matin, midi et soir, rappeler les urgences écologiques, sociales, démocratiques et ne pas se donner les moyens de gagner.

38:26
Yannick Jadot

Donc, vous faites confiance à votre base, y compris quand on voit, je cite juste le sondage Ipsos qu'on avait fait pour l'émission politique de France 2. Vous avez la parole où on disait qu'en gros, un certain nombre de maires, que ce soit celle de Poitiers sur les subventions aux aéroclopes, d'autres sur la mosquée de Strasbourg, disaient qu'en gros, ces maires-là étaient susceptibles de nuire à votre candidature.

38:46
Intervenant

Écoutez-moi, je vous invite à voir ce qu'elles font dans leur municipalité. On parle de la maire de Poitiers et de celle de Strasbourg. Eh bien, elles font ce qu'elles disent. Alors, je ne dis pas qu'encore une fois, un coup, une phrase, un machin déstabilise, mais elles ont à cœur, comme tous les autres maires, d'agir. Alors, c'est vrai que... Vous n'avez pas le sentiment quand même que ces propos-là, alors qu'ils sont sans doute un peu caricaturés, mais vous desserrent, vous final en ce moment-là dans les sondages ? Non, mais je ne vous dis pas que ça nous sert. Je ne vais pas vous raconter d'histoire.

Mais franchement, quand le gouvernement, en pleine pandémie, tous les ministres défilent pour dire « Oh, c'est horrible ce qui se passe avec les maires écologistes ! » Enfin, franchement, un, je pense qu'ils ont un peu autre chose à faire. Mais vous avez du mal à trouver la contre-attaque, malgré tout, à ces propos-là,

39:32
Locuteur non identifié

gouvernementaux.

39:33
Intervenant

devraient davantage faire d'écologie que d'essayer de disqualifier les écologiques. Vous savez, on est quand même dans un... Si vous me permettez, vous vous rendez compte de la politique telle qu'elle est aujourd'hui. C'est le procès plutôt que l'écoute. C'est l'invective plutôt que l'argument. Mais y compris à gauche. C'est la disqualification plutôt que la reconnaissance de la personne, du contradicteur. Regardez Valérie Pécresse. Quand même, la région Île-de-France, il y a les transports, il y a l'agriculture, il y a l'accompagnement des salariés, il y a les lycées. Ce sont des sujets majeurs. C'est un beau débat, les régionales. Ce sont des compétences extraordinaires, les régions.

Et elle fait sa campagne en disant, c'est moi ou les islamo-gauchistes anti-républicains. Mais vous vous rendez compte qu'à force, pour les responsables politiques, d'avoir cette communication Twitter, cette communication politique Twitter, très binaire, il n'y en a qu'une à qui ça sert. C'est Marine Le Pen qui gagne des voix à chaque fois que nous détruisons la qualité du débat politique. De la nuance, du respect, de l'écoute et de l'échange d'arguments, on peut avoir des positions différentes, mais on peut participer de l'animation du débat pour remettre un peu de démocratie dans notre pays.

On va passer au régional, mais pour bien résumer ce que vous dites, vous êtes candidat à la primaire et candidat de cette campagne. Je ne suis candidat à rien. Ça ne vous a pas échappé. Vous pensez la gagner. J'attends la fin des régionales. Vous pensez la gagner. J'attends la fin des régionales. Et dans la foulée, vous essayez de vous imposer comme le candidat de la gauche. C'est un scénario. C'est un scénario.

41:06
Présentateur

Mais en l'occurrence, c'est très bien expliqué. Ça permet de mettre des sous-titres et que nos auditeurs puissent comprendre ce que vous essayez de dire sans le dire. On emprunte campagne régionale. Ce n'est pas le moment de faire des candidatures. Mais qu'est-ce que vous espérez

41:16
Intervenant

justement ? Tiens, passons au régional. Qu'est-ce que vous espérez pour ces régionales ? Est-ce que vous allez réussir à avancer ?

41:20
Présentateur

Restons aux enjeux nationaux des régionales parce que si on commence à rentrer dans le détail de toutes les listes et de toutes les régions, on ne va pas s'en sortir de grâce. De grâce. Épargnez-nous ça. Oui, d'accord.

41:31
Intervenant

C'est bien. Si on peut éviter de parler de Mariani, de sa lutte contre les Arméniens, de son soutien à Bachar el-Assad et à Poutine, ça nous fera tous du bien. Bon. Donc l'objectif, c'est de devancer... En tout cas,

41:42
Présentateur

il y a des enjeux nationaux malgré les questions qui se posent dans chacune des régions.

41:47
Intervenant

C'est de devancer des socialistes dans quelle région ? Non, surtout pas. Enfin, vous vous rendez compte que les départements, parce qu'il y a les départementales. C'est vrai que souvent, à Paris, on n'en parle pas parce qu'il n'y a pas d'élection départementale. Mais les départements, c'est extrêmement important. C'est une grande partie de la politique sociale de notre pays et du soutien aux associations. Ce sont les collèges. C'est essentiel. Et puis, il y a les régionales, effectivement, qui ont cette visibilité nationale.

42:13
Présentateur

Pas seulement une visibilité, c'est aussi une question qui s'adresse à la gauche.

42:15
Intervenant

Mais l'enjeu, c'est pas la compétition

42:17
Présentateur

avec les socialistes. L'ensemble national sera en tête et qu'il y aura une liste de gauche socialiste, verte, peu importe, derrière. Est-ce qu'il faudra systématiquement se retirer comme ça a pu être le cas au cours des précédentes élections régionales pour faire ce qu'on appelle un front républicain ?

42:35
Intervenant

Vous savez combien les écologistes sont des républicains, qu'ils ont toujours été exemplaires de ce point de vue-là. Et toutes les enquêtes montrent souvent que notre électorat est l'un des plus exemplaires en matière de report de voix pour éviter l'extrême droite. Mais là, nous sommes à un mois du premier tour. Ma bataille, et on en a un peu parlé quand il s'agissait de la question de la police, ma bataille est celle de toutes les listes écologistes et des rassemblements que nous avons créés dans les régions, c'est de se donner tous les moyens de répondre si concrètement, si sérieusement aux difficultés de transport, d'alimentation, d'agriculture, d'aménagement que nous arrivions

43:23
Locuteur non identifié

en situation de gagner. Que nous arrivions en situation de gagner. Et tout le monde dit ça. Les efforts a dit ça ce matin, évidemment. C'est d'abord on gagne, après on voit.

43:31
Intervenant

Parce que trop souvent le combat contre le rassemblement national, c'est on fait les politiques comme d'habitude, on abandonne les services publics, on supprime les lits de réanimation, on supprime les gares de proximité, on supprime, on laisse les suicides dans l'agriculture ou dans la police. Et après on dit le second tour front républicain. Le rassemblement national, nous le combattons matin, midi et soir. Tous les jours. Tous les jours. Pour sortir de la désespérance sociale pour mettre de la démocratie. On avait l'impression probablement

44:01
Yannick Jadot

plus à droite qu'à gauche ou pour les présidentielles que la notion de front républicain c'était un truc qui était fini.

44:08
Intervenant

Celles et ceux qui ont abandonné ce qui doit être une obligation républicaine de faire en sorte que le rassemblement national de Marine Le Pen qui a soutenu Bolsonaro qui soutient Bolsonaro dans le pire qui est factieuse avec des généraux qui ont pour nostalgie l'OAS qu'a soutenu Trump dans le pire. Eh bien, notre responsabilité c'est de faire en sorte que jamais, jamais, jamais le rassemblement national n'arrive au pouvoir. Il ne vous a pas échappé quand même que Karim Adéli qui est à la tête de la liste dans les Hauts-de-France dit d'ores et déjà qu'il n'y aura pas de retrait de... Mais écoutez, on est là pour gagner. Aujourd'hui, on est là pour gagner. Françoise Fresseuse.

Il me semble que l'une des difficultés de la période c'est qu'au fond il y a la campagne présidentielle et puis il y a aussi un événement historique qui s'est déroulé qui est la pandémie et qu'au fond personne pour le moment n'en tire vraiment les leçons. Est-ce qu'il y a un moment il faut que collectivement en dehors de la campagne présidentielle il y ait une instance ou quelque chose qui dise voilà ce qui s'est passé dans le pays et voilà ce qui émerge dans les attentes des Français ? Vous avez parfaitement raison et nous essayons dans les campagnes régionales comme je l'essaye au niveau européen comme au niveau national de tirer toutes les leçons.

A la fois, c'est quand je dis interdiction d'importation de produits issus ou participants à la destruction des forêts tropicales c'est lutter contre les pandémies et les zoonoses qui sont à l'origine de ces pandémies. Quand nous disons quand je propose un plan de relance

45:46
Présentateur

Et vous parlez du Mercosur j'imagine que vous l'avez en tout cas dans votre tête Du Mercosur mais comme de l'huile de Pâme

45:50
Intervenant

d'Indonésie de Malaisie et d'ailleurs parce que le massacre des forêts tropicales c'est aussi en Asie du Sud-Est.

Quand je propose un plan de relance à 50 milliards 25 milliards qui est le montant équivalent à ce que fait Biden aux Etats-Unis 25 milliards sur la reconstruction de l'économie économie circulaire réemploi réutilisation innovation technologique énergie renouvelable bâtiment agriculture paysanne quand les autres 25 milliards c'est sur la réparation de la société l'école la justice la police l'hôpital notamment mais le service public c'est beaucoup plus large que ça c'est des services publics de proximité quand ce plan de relance ne sera pas décidé à Bercy par 20 technos réunis dans une grande salle mais qui sera mis à disposition des régions et que chaque euro je l'ai dit tout à l'heure sera d'argent public sera conditionné au climat au social à l'égalité femmes-hommes que ce sera contrôlé que ce sera contrôlé

46:53
Présentateur

à l'échelle européenne mais bien sûr

46:55
Intervenant

une grande partie du financement c'est l'échelle européenne et des conditionnalités c'est l'échelle européenne et que cet argent sera contrôlé dans les entreprises par les salariés qui participeront à 50% au conseil d'administration comme en Allemagne et bien voilà une façon de tirer les leçons de la pandémie c'est de donner un sens à ce qui s'est passé vous avez parfaitement raison c'est de redéfinir ce qu'est un état stratège de redéfinir ce qu'est un état providence de se redonner des souverainetés industrielles et le combat contre le rassemblement national c'est pas simplement les enjeux de sécurité c'est pas les enjeux du régalien ce sont aussi les enjeux d'emploi dans l'industrie dans les usines et bien quand je dis tout ça je crois que c'est tirer les sons de la pandémie et ne pas revenir à la situation mais vous ne parlez pas

47:42
Présentateur

d'environnement en l'occurrence vous ne parlez pas ou très peu depuis le début de cette émission de la question écologique on est au lendemain de la journée internationale de la biodiversité Ali Badou je tente de répondre à vos questions non mais très sincèrement je tente quand on fait

47:56
Intervenant

le premier quart d'heure sur la police mais moi je suis pour une police de l'environnement intégrée au ministère vous avez défini

48:01
Présentateur

ce qu'était pour vous l'écologie vous nous avez parlé des différents types d'écologie l'écologie industrielle l'écologie républicaine je n'ai pas très bien compris ce que c'était mais en tout cas différentes formes d'écologie vous n'avez pas parlé de la protection de la biodiversité quand on lit par exemple le journal du dimanche aujourd'hui on voit que Brigitte Bardot s'adresse à la ministre de la transition écologique Barbara Pompili pour lui dire qu'il est je la cite grand temps d'interdire la chasse en enclos il y a un documentaire sur le front qu'on pourra voir ce soir exactement qui est remarquable sur le monde opaque des enclos de chasse ce soir pourquoi est-ce que ce n'est pas un sujet par exemple dont vous vous emparez pourquoi est-ce que la proposition de loi pour interdire ce type de pratique est portée par des députés de la France insoumise et pas des députés verts

48:43
Intervenant

vous savez alors un on n'a pas de députés verts ça c'est une bonne raison mais je peux vous dire que par exemple au Sénat le groupe écologiste va porter justement une proposition de loi sur la souffrance animale donc nous sommes très actifs là-dessus qu'au Parlement européen on se bat contre les transports mais il n'y a pas qu'à l'Assemblée

49:01
Présentateur

qu'on peut faire des propositions non mais ce que je veux dire

49:03
Intervenant

c'est que tout ce que je raconte tout ce que j'essaye de raconter et peut-être effectivement je ne le dis pas assez ce projet de réconciliation des Françaises et des Français pour moi il est indispensable il est totalement consubstantiel à notre réconciliation avec la nature quand je dis que si on veut arrêter de se déchirer sur notre histoire et qu'on veut sortir pour moi la France ce n'est pas une commémoration ce n'est pas une commémoration la France c'est un pays qui est lucide sur son histoire sur ses plus belles pages comme sur les plus sombres mais qui arrive à être lucide parce qu'elle se projette dans les futurs et bien c'est parce qu'à un moment donné tout ça est conditionné et tout ça conditionne le respect de la nature quand je dis qu'il faut trouver un chemin commun avec les agriculteurs avec les pêcheurs avec les forestiers parce que ce sont des travailleurs de la nature avec les chasseurs c'est bien pour protéger vous savez là-dessus moi je suis plutôt pour qu'à un moment donné alors notamment qu'on commence par les pratiques de chasse les plus scandaleuses on a réussi grâce à l'Europe à interdire la chasse à la glu il y a plein d'autres pratiques de chasse qui sont absolument dégueulasses pardonnez-moi cette expression grossière la chasse à court la chasse en enclos bien sûr il va falloir sortir de notre relation à l'animal qui est une relation de domination parfois de maltraitance et parfois de mort mais est-ce qu'on se projette encore vous avez utilisé cette expression-là on a le sentiment qu'il y a un an on parlait beaucoup du monde d'après et puis qu'on est beaucoup revenu là en fait sur le monde d'avant quand on observe ce qui se passe on a l'impression que les gens ont surtout envie de re-hyper-consommer et de re-hyper-voyager je ne sais pas je ne suis pas sûr je vous le dis je me déplace beaucoup il y a une attente de sens c'était un peu ce que vous évoquiez madame il y a une absence de se redonner une perspective nos relations au travail ont changé notre relation au déplacement a changé on attend effectivement la première des préoccupations c'est la santé c'est pas rien on a besoin de se réconcilier je l'ai dit entre nous on a besoin de redonner un sens à la mondialisation quand on met le climat la biodiversité la solidarité les libertés fondamentales comme grand agenda de la mondialisation c'est évidemment redonner du sens à la communauté humaine quand on redonne du sens à le lieu où on vit moi je parle souvent de terroir les territoires ça s'administre ça se conquiert un territoire ça se travaille ça se fait vivre ça peut être urbain comme rural

51:51
Présentateur

ça se réenchante ça se réenchante vous avez lu Jean Viard récemment apparemment

51:56
Intervenant

non mais ça fait longtemps que je porte de ne pas laisser non plus terroir à l'extrême droite sur un truc nostalgique replié un peu rancis donc et c'est tellement français à la fois d'être ancré sur son terroir et d'avoir une aspiration à l'universel c'est pour ça que j'aime ce pays c'est pour ça que j'aime la France parce que c'est à la fois une sensualité à la terre une sensualité au paysage à nos cercles d'appartenance d'amis de travail d'engagement et c'est une formidable aspiration à être assez exemplaire pour le reste du monde et ça c'est la spécialité de la France on ferme les yeux et l'écologie va ouvrir cette nouvelle

52:36
Présentateur

on ferme les yeux et on est déjà dans la présidentielle de 2022

52:39
Intervenant

on n'est pas condamné aux paniques identitaires et à la guerre civile toute votre intervention pendant une heure ça a été ne pas laisser à l'extrême droite au fond ne pas laisser à Marine Le Pen pourquoi à ce point là sur la défensive est-ce que vous avez vraiment peur que Marine Le Pen puisse gagner en 2022 je n'ai pas l'impression d'avoir été défensif je dis justement qu'on peut être offensif face au rassemblement national et qu'il n'y a pas que le front républicain du second tour qui va nous sauver du rassemblement national je suis offensif pour dire à quel point du logement de l'urbanisme de l'alimentation des services publics de l'emploi local de l'industrie mais de l'écologie de tout ça autour de ça et bien l'émission se termine l'émission se termine on va devoir rentrer en antenne juste pour finir quand je me base sur l'économie circulaire par exemple c'est un mot très abstrait c'est la fin de l'obsolescence programmée c'est la fin c'est la sobriété sur les ressources et c'est des entreprises et des services à côté de chez nous ici il n'y a rien de plus beau pour l'écologie que de vivre en respectant la nature à côté de chez soi

53:44
Présentateur

merci Yannick Jadot d'avoir été l'invité de la question politique merci à toutes les trois et merci à vous de nous avoir suivis rendez-vous dimanche prochain merci à vous

53:52
Locuteur

merci à vous