«Le bilan n'est pas bon» : Benoît Perrin revient sur les décisions économiques d'Emmanuel Macron
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Benoît PerrinChiffre
« On va même pas atteindre 1 % cette année. On devrait être entre 0,5 et 0,7 %. »
- 0:25Benoît PerrinFait
« Quand on regarde le le taux de chômage, il est en train de remonter. »
- 0:35Benoît PerrinFait
« Depuis à peu près un an et demi, on a plus de fermeture d'usine qu'on a d'ouverture d'usine. »
- 0:50Benoît PerrinChiffre
« la dette, elle a explosé. On regarde le déficit, il est quasiment x 2 par rapport à 2017. »
- 1:10Benoît PerrinFait
« la charge d'intérêt de la dette est aussi en train de monter »
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Alors, c'est vrai que un certain nombre de de Français euh ont voté pour lui évidemment puisqu'il a été élu euh notamment notamment exactement sur ces raisons-là et euh et forcer de considérité que le bilan n'est pas bon tant le bilan économique que le bilan euh des finances publiques. Bilan économique suffit de regarder très simplement par exemple la croissance. On va même pas atteindre 1 % cette année. On devrait être entre 0,5 et 0,7 %. Quand on regarde le le taux de chômage, il est en train de remonter. Alors, c'est vrai qu'il est plus bas qu'en 2017, c'est-à-dire l'arrivée d'Emmanuel Macron. Sauf que là ces dernières années, il est en train de monter en flèche.
Quand on regarde les chiffres de l'industrie, c'est pareil. Depuis à peu près un an et demi, on a plus de fermeture d'usine qu'on a d'ouverture d'usine. Et enfin, quand on regarde la balance commerciale française, là aussi les chiffres sont pas bons. Donc vous voyez, l'aspect économique, il est pas bon. Après, si vous regardez l'aspect financier, bon benah l'aspect financier, vous venez de le dire. On regarde la dette, elle a explosé. On regarde le déficit, il est quasiment x 2 par rapport à 2017.
Euh et puis les charges la charge d'intérêt de la dette est aussi en train de monter parce qu'on voit bien que les finances publiques n'étant étant maltenu et bien ceux qui nous prêtent de l'argent acceptent de nous prêter de l'argent mais à des taux de plus en plus importants. Ouais. Le titre à l'écran le je je je voilà le titre à l'écran, je crois que tout est dit hein ici. Emmanuel Emmanuel Macron le motard de la créance. Voilà je je le décris encore une fois pour les auditeurs de d'Europe 1. C'est le titre qui est qui est à l'écran de ces news. Emmanuel Macron le Mozart de la créance. Comment le Mozart de la finance est devenu le Mozart de la créance ?
C'est c'est c'est un peu la question finalement qu'on se pose tous. Alors, il y a il y a un vrai comment dire quand vous regardez les les finances publiques de la France, c'est comme dans un ménage, vous avez d'un côté les recettes, de l'autre côté les dépenses. Forcé de constater qu'il y a eu quelques efforts de fait en quelque sorte sur les sur les recettes, c'est-à-dire que il a baissé quelques impôts. Néanmoins, la vraie difficulté, c'est pour ça qu'on a des chiffres catastrophiques, c'est que vous avez un peu de baisse de d'impôts, mais comme la dépense publique il n'y a pas touché, et bien qu'est-ce que vous avez logiquement ? Un déficit qui continue de s'accroître année après année.
L'objectif de 2026 était d'être aux alentours de 5 %. Plus personne n'y croit. On va être entre 5 et 6 % de manière évidente. Pourquoi ? parce qu'encore une fois la dépense publique continue de filer. On a des responsables politiques des premiers ministres et un président de la République qui ces dernières années n'ont pas touché à cette fameuse dépense publique. Non seulement ils n'ont pas touché mais pire que ça, ils ont continué de l'augmenter.
Donc quand vous avez des recettes qui sont stables et une dépense publique qui continue à augmenter sans aucune maîtrise et ça a été montré par plein de rapports des rapports français d'institut français comme la Cour des comptes comme le conseil d'analyse économique mais aussi par des institutions internationales qui s'inquiètent effectivement de la dérive de la dépense publique en France. Et bien vous avez un bilan financier qui est effectivement très mauvais.