«C'est un peu léger» : à Bordeaux, les vignerons réagissent au plan de sauvetage de la viticult
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Les 130 millions, c'est allez un peu léger mais par contre il faut que ça arrive très vite parce que dans un an la demande sera encore plus importante. Il faut arriver à stabiliser les choses à très court terme. L'urgence pointée par Jean-Samuel Enard, viticulteur et président de la chambre d'agriculture de la Gironde et des situations différentes liées notamment à l'âge des vignerons. 4000 € pour détruire un hectare de vigne, ce n'est pas toujours si simple, explique Guillaume Grandu, viticulteur à Longo.
C'est bien cette enveloppe car ça va réduire le potentiel de production girondin et national. Derrière, moi personnellement, je peux pas me permettre d'arracher. J'ai des emprunts pour rembourser le foncier que j'ai acheté en 2019.
Si j'arrache, ça ne me couvrira pas les emprunts. Derrière, malheureusement, pour l'instant, on travaille à perte. Et est-ce que demain cela va repartir ?
On ne sait pas. Kevin est un jeune viticulteur gérondin qui a repris une petite exploitation familiale il y a 2 ans. Pour le moment, ça me concerne pas l'arrachage parce que à 30 ans, arracher de la vigne, on fait quoi derrière ?
Les céréales, c'est pareil. C'est comme la viticulture. Ça paye plus.
On n pas les terre pour on peut pas irriguer. Quoi faire après ? L'arrachage, c'est bien pour les personnes qui arrivent proche de la retraite.
Mieux que rien, mais ce plan ne suffira pas, estime beaucoup de viticulteurs inquiets et qui ne voi pas le bout du tunnel.
Annie Genevard