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ChroniqueL'écho du matin· 22 juillet 2026 3 minActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentation

Édito. Monique Barbut, une ministre de la Transition écologique qui n'a jamais trouvé sa place

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Monique Barbu, une ministre de la transition écologique qui n'a jamais trouvé sa place au gouvernement. »
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    « La ministre de la transition écologique, Monique Barbu, s'apprête à quitter ses fonctions, marquant ainsi un désaccord profond avec la politique gouvernementale, notamment concernant la loi d'urgence agricole. »
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    « Sa démission prévue pour ce mercredi 22 juillet intervient après des jours de tension et de discussions infructueuses avec le Premier ministre. »
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    « Une mesure jugée inacceptable par la ministre. »
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    « Ces attentes ont été déçues lorsque le premier ministre lors d'une réunion avec le bloc central lundi a signifié le refus du gouvernement ainsi que de la ministre de l'agriculture d'aller à l'encontre des parlementaires. »
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    « Monique Barbu prévoit de remettre sa démission au président de la République avant le conseil des ministres de mercredi à 10h. »

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Monique Barbu, une ministre de la transition écologique qui n'a jamais trouvé sa place au gouvernement. La ministre de la transition écologique, Monique Barbu, s'apprête à quitter ses fonctions, marquant ainsi un désaccord profond avec la politique gouvernementale, notamment concernant la loi d'urgence agricole. Sa démission prévue pour ce mercredi 22 juillet intervient après des jours de tension et de discussions infructueuses avec le Premier ministre. Au-delà de cette divergence politique majeure, ce départ met en lumière une intégration au sein de l'exécutif qui n'a jamais pleinement pris forme. Le point de rupture principal réside dans le maintien au sein de la loi d'urgence agricole, de dérogation pour l'utilisation de certains pesticides dont l'accétamride, un éicotinoïde très

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controversé. Madame Barbu avait pourtant reçu des assurances du premier ministre Sébastien Lecnu que la question des produits phytosanitaires ne serait pas abordée dans ce texte législatif. Cependant, des sénateurs parmi lesquels Laurent Duplom ont introduit un amendement assouplissant non seulement les règles sur les réserves d'eau, mais autorisant également ses dérogations. Une mesure jugée inacceptable par la ministre. Face à cette situation, Monique Barbu espérait une intervention du gouvernement pour corriger le tir via un amendement supprimant l'article litigieux. Ces attentes ont été déçues lorsque le premier ministre lors d'une réunion avec le bloc central lundi a signifié le refus du gouvernement ainsi que de la ministre de l'agriculture d'aller à l'encontre des parlementaires.

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Cette décision a stupéfié la ministre qu'il avait encore affirmé publiquement son opposition à la réintroduction de ce pesticide. Une position pourtant validée par Matignon. Elle a immédiatement informé le premier ministre de son intention de démissionner une décision qu'elle a confirmé malgré une tentative de dissuasion mardi. Ce départ est également le reflet d'une graphe difficile au sein de l'appareil gouvernemental. Issu de la société civile et ancienne présidente de l'ONG WWF, Monique Barbu n'a jamais véritablement réussi à incarner son portefeuille aux yeux du grand public. Sa présence médiatique était rare et ses interventions au parlement peu fréquentes, laissant souvent son ministre délégué Mathieu Lefèvre prendre le devant de la scène. Une situation qui

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a conduit certains observateurs à ironiser sur son absence et à considérer Mathieu Lefèvre comme le véritable visage du ministère. Monique Barbu prévoit de remettre sa démission au président de la République avant le conseil des ministres de mercredi à 10h. La décision finale reviendra à Emmanuel Macron qui pourrait choisir de l'accepter ou éventuellement de lui demander de rester en poste quelques semaines supplémentaires pour gérer les dossiers estivaux. Ce départ illustre non seulement une divergence politique claire, mais aussi les défis d'intégration pour des personnalités issues de la société civile au sein de la sphère gouvernementale. Voilà.