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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 avril 2026 24 min

Deux soldats français tués au Liban, accord Israël-UE... Jean-Noël Barrot dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jean-Noel Barreau. Bonjour. Merci d'avoir choisi France info.

Vous êtes ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Bonjour Mathilde. Bonjour Paul.

La France rend donc hommage aujourd'hui au sergent chef Floriant Montorioté samedi au Liban dans une embuscade visant des casques bleus. Hier, l'un de ses compagnons d'armes, Anissé Girardin a succombé à ses blessures. On écoute le lieutenant colonel Carman, second du 132e régiment d'infanterie syotechnique de Suipe dans la Marne au Micro France info de Mathieu Bonour.

C'est un enfant du pays qui est né à Reince. Ce sacrifice ultime, il allait jusqu'au bout. Ben ses camarades on sont forcément fiers et tristes.

Monsieur le ministre des affaires étrangères, qu'est-ce qu'on sait très simplement ce matin de ce qui est apparemment une embuscade. Est-ce que vous confirmez ce terme qui a visé nos militaires de la force intérimaire des Nations Unies ? libre.

D'abord, permettez-moi de vous dire ce que je ressens. Ce que je ressens ce matin après la mort de ces deux hommes, c'est de la tristesse mais aussi de la colère. Tristesse parce que ces deux hommes morts pour la France laissent derrière eux des familles, des proches et des frères d'armes et pleurer.

Nous les pleurons avec eux. et aussi de la colère parce que s'en prendre ainsi à des casques bleus, à des soldats de la paix qui sont parfaitement titanifiables sur le terrain, c'est non seulement constitutif d'un crime de guerre, mais c'est aussi une atteinte portée à la communauté internationale toute entière parce que c'est la communauté internationale qui donne mandat au casque bleu aux soldats de la paix. S'agissant des circonstances de leur décès, et bien nous l'avons dit, c'est au cours d'une embuscade qu'ils ont été pris pour cible.

Euh, ils ont succombé à leurs blessures. Tout laisse à penser que euh la responsabilité de ce crime incombe au Esbola. Nous avons exiger que les responsables de cet acte odieux puissent être euh arrêtés et traduits devant la justice.

Et les autorités libanaises nous ont assuré qu'elles donnent la priorité la plus élevée à cette enquête. Sur ce point, quelles assurances vous avez de la part des autorités libanaises ? On sait que par exemple les explosions du port de Beyrout en 2020 pour l'instant restent impun.

Qu'est-ce que vous avez comme assurance qui puisse être traduit en justice effectivement les les coupables de ces actes délibérés contre des casques bleus français ? Il y a quelques heures après cet incident gravissime, le président de la République libanaise mais aussi le Premier ministre ont ont affirmé publiquement qu'il qu'il donnerait cette priorité absolue à l'enquête. Et cette semaine, c'est à Paris que le Premier ministre libanais a réitéré cet engagement.

Est-ce que vous avez des nouvelles des deux autres casques bleus français blessés ? Je pense à eux et à leur famille. Ils ont été, comme vous le savez, euh rapatriés.

Ils sont pris en charge et je leur souhaite un pron rétablissement. On sait que le 12 mars, un autre soldat français là du Denf Arnaud Frion a été tué en Irak. Est-ce que ces attaques sont liées entre elles ?

Je ne crois pas puisque dans le cas dont nous parlons ce matin, c'est la c'est la finule, c'est-à-dire les les casques bleus qui étaient pris pour cible. Euh c'est euh la France qui en a payé le prix. Est-ce que justement quand nos soldats, nos casques bleus français de la finule sont pris pour cible, ils ont les moyens de riposter ?

Ce qui est clair, c'est que jamais et en circonstance, les casques bleus ne doivent être pris pour cible par aucun béérant sur aucun théâtre d'opération. première fois. Ce n'est pas la première fois mais nous voyons que dans cet embrasement régional souvent les casque bleu au Liban se sont retrouvés dans le tir croisé des belligérants.

Il faut le rappeler, ce sont des c'est un crime de guerre que de s'en prendre à des casques bleus qui sont des soldats de la paix qui sont là pour faire baisser le niveau de tension, pour limiter le niveau des des hostilités et dans le cas de la finule, plus particulièrement pour participer à un processus de paix permettant le désarmement du Esbola. le retrait euh d'Israël du territoire libanais et le retour des personnes déplacées. On va prendre le temps de s'interroger sur la finule, mais quand vous dites sur Radio J que la responsabilité de l'Iran, je vous cite est tacablante, est-ce que vous attribuez clairement ce matin sur France info cette attaque à l'Iran ?

Lorsque le 2 mars le Esbola a entraîné une nouvelle fois le Liban dans cette guerre qu'il n'avait pas choisi, il l'a fait pour soutenir le régime iranien et ses attaques contre Israël. Et chacun connaît les liens étroits entre euh l'Iran et le Esbola. C'est d'ailleurs l'une des exigences que nous formulons et en réalité l'une des conditions pour que la paix et la stabilité reviennent dans la région, c'est que l'Iran cesse de déstabiliser euh les pays de son voisinage par le soutien euh qu'il euh continue de fournir à des groupes combattants ou terroristes.

Est-ce qu'on espère sur l'attaque de samedi très précisément savoir qui a tiré, comment ça s'est passé ? concrè très concrètement dans cette attaque, non seulement on veut en avoir tout le détail, mais on veut surtout que les responsables soient punis pour les crimes qu'ils ont commis. Quelles informations vous ont communiqué les autorités libanaises depuis ce double décès français ? et toutes celles dont elles disposaient, leurs engagements à mener l'enquête jusqu'à son terme.

Il y a ensuite euh des échanges d'informations par des canaux militaires qui ne m'appartient pas euh de détaillé sur votre mais vous avez le sentiment que les autorités libanaises font le maximum ce matin. Le niveau d'exigence qui est le nôtre est suffisamment élevé pour qu'elle fasse le maximum. Oui, je vous le confirme.

Vous avez mis en cause très précisément le esbola. Est-ce que la France a été suffisamment ferme à l'égard du esbola durant toutes ces années ? On sait qu'il y a eu une tradition de vouloir distinguer une aile politique d'une aile militaire.

Là aujourd'hui, il faut peut-être être plus ferme plus direct contre lebola. Je crois que notre position est très claire depuis très longtemps et lorsque nous avons engagé des militaires français auxquels je veux rendre hommage pour leur dévouement, leur professionnalisme au Liban pour mettre en œuvre ce ce processus de paix, c'est notamment pour atteindre le premier des objectifs qui est le désarmement du Esbola qui doit restituer ses armes à l'État libre. Dans le cadre de la Finule, je le rappelle, une mission de l'ONU déployée au sud du Liban pour surveiller le cesser le feu entre Israël et le Liban et maintenir la paix.

On va écouter l'ambassadeur d'Israël en France Joska sur France info le 31 mars. La finule était une organisation qui doit disparaître. Elle doit disparaître.

La finule devrait quitter. Elle aurait dû quitter il y a longtemps. Elle devrait quitter immédiatement.

Elle ne sert à rien. Absolument à rien. La finule, je le rappelle, a été créée en 1978.

Or, son mandat expire le 31 décembre à la fin de cette année. Quel bilan faites-vous de son efficacité et qu'est-ce qu'elle a pour vous ? Quel est son avenir ?

Quelle est la mission qui a été donnée à la finule ? et bien c'est d'abord comme vous l'avez dit de surveiller le cesser le feu mais pas seulement c'est d'accompagner les forces armées libanaises dans le désarmement des milice et en particulier du esbola mais c'est aussi d'accompagner avec quellefficacité sur le désarmement et c'est aussi d'accompagner le retrait d'Israël du territoire libanais et la reprise en main du sud du pays par les forces armées libanaises s'ajoute à cela c'est pas un échec quand on voit le début mission essentielle s'ajoute à ça une mission essentielle qui est une mission humanitaire. C'est d'ailleurs dans ce cadre qu'un militaire français a été légèrement blessé il y a quelques jours alors qu'il apportait ou qu'il accompagnait un convoi d'aide humanitaire vers un village du sud.

La présence de la finule a sans sans aucun doute permis de limiter les tensions. Est-ce que l'objectif a été atteint ? Et bien non, puisque Israël aujourd'hui est présent sur le territoire libanais, violant son intégrité territoriale et le Esbola n'est pas encore désarmé.

Mais on peut pas tout demander à à des casques bleus euh ou à une opération de maintien de la paix de l'ONU. encore faut-il qui ait la volonté politique des de la part des des partis au au conflits ou au différents pour pouvoir mener ce processus à terme. Et donc quand j'entends l'ambassadeur israélien et bien j'ai envie de de lui répondre que sans la présence sans le courage sans le dévouement des militaires français ainsi que des autres contingents de la finule la situation au Liban serait sans doute infiniment plus grave qu'elle ne l'it aujourd'hui.

Mais justement sur le désarmement, est-ce que vous avez euh des résultats concrets euh parce qu'on voit bien que ça ne fonctionne pas. Et comment est-ce qu'on peut euh concrètement euh venir à bout du Esbola sans provoquer de guerres civiles au Liban ? Écoutez, écoutez, euh le le désarmement du Esbola a fait ces derniers mois des progrès considérables.

Pourquoi ? Et bien justement parce qu'une volonté politique très forte s'est exprimée au mois d'août dernier quand le gouvernement libanais a dit "Stop ! Désormais, nous allons ordonner à l'armée libanaise de d'engager le processus de désarmement du sud du pays.

Tout le monde, y compris les les les militaires américains et israéliens ont constaté des progrès. Ces progrès ont été brutalement interrompus quand ? Et bien le 2 mars, lorsque le Esbola a décidé d'entraîner le Liban dans la guerre.

Je ne dis pas qu'on était au bout du travail, mais pour la première fois depuis bien longtemps, on voyait quelque chose se produire, on voyait les caches d'armes se vider et on voyait l'armée libanaise reprendre possession du sud du pays. Et malheureusement, ce processus a été interrompu par cette guerre que nous n'avons pas approuvé et à laquelle nous ne participons pas. Et notre souhait le plus cher, c'est que ce processus qui avait démarré puisse reprendre.

Et c'est c'est c'est dans cette je dirais dans cet esprit que nous dialoguons avec les autorités libanaises mais aussi avec toutes les toutes les parties prenantes. On reste au Liban. On est dans un petit village chrétien libanais sur ce qu'on appelle la ligne jaune.

Le maire s'appelle Anna Daer. Il est au micro France info de Boris Louagne et Alexandre Abergel. S'il n'y a pas d'accord de paix, les Israéliens ne partiront jamais.

On ne croit qu' négociation. Le Esbola a essayé de vaincre par les armes, mais il n'y est jamais parvenu. Au Liban, les problèmes ont toujours été résolus avec des accords, pas par la force.

Qu'est-ce que la France dit à Israël qui occupe le Liban et qui détruit des villages au moment où on se parle ? Ce que nous avons dit, c'est que le c'est deux choses. La première, c'est que le cesser le feu entre les États-Unis et l'Iran devait couvrir le Liban.

Et c'est un fait, il couvre le Liban. La deuxième chose que nous avons dite, c'est que c'est qu'il était illusoire de de penser pouvoir désarmer le esbola par l'usage exclusif de la force et qu'il était impératif que le gouvernement israélien engage un dialogue de haut niveau, le premier depuis des décennies avec le gouvernement libanais et ses choses faites. Et je vais même aller plus loin et je vais même aller plus loin. sans l'intervention de la France et bien il y aurait sans doute pas de ces faits aujourd'hui au Liban et il y aurait sans doute pas de discussion entre israéliens et libanais aujourd'hui à Washington.

Ces discussions qui se font effectivement à Washington sans les Français, sans l'intervention de la France, ces discussions n'auraient sans doute pas eu lieu. Pourquoi ? Pourquoi ?

Parce que nous nous sommes mobilisés à tous les niveaux. Je vous rappelle que c'est le président de la République qui a informé le président Trump de la gravité des frappes massives qui ont ensanglanté le le Liban lorsque Israël en 10 minutes a lancé 100 attaques qui ont fait plus de plusieurs centaines de morts. Et c'est mon déplacement à Beou et à Jérusalem à la mi-mars qui a permis de passer aux deux parties le message qu'il fallait impérativement engager ce dialogue au plus haut niveau.

Pour atteindre quoi ? Et bien pour atteindre les objectifs qui sont le cesser le feu durable qui est le désarmement du Esbola qui est le retour des déplacés des deux côtés de la frontière au nord d'Israël et au sud du Liban et un règlement de du différent qui oppose les deux pays depuis des décennies. Dans un instant, nous partons en Iran, en Ukraine, en Espagne et en Algérie.

Mais d'abord, il est 8h45 et c'est l'info en une minute avec le rat du lieu. La police danoise parle d'un grave accident de train. Deux rames sont entrés en collision ce matin à une quarantaine de kilomètres au nord de Copenhag.

Il y a plusieurs blessés, deux policiers placés en garde à vue à Nice pour violence et vol aggravés. Ces deux CRS sont mises en cause sur une vidéo prise par un voisin et sur laquelle on les voit s'en prendre violemment un jeune homme à terre en lui donnant entre autres un violent coup dans le dos. L'un des deux policiers lui a aussi dérobé notamment son permis de conduire et 100 € selon la victime.

L'hommage national à Floriant Montorio, casque bleu français tué dans une embuscade samedi dernier au Liban. Ce sera tout à l'heure à 11h30 à Montaban alors qu'on a appris hier la mort d'un 2e militaire français et blessé dans cette même attaque attribuée par la France au Bbola, il n'a pas survécu. Et puis une journaliste libanaise, Amal Khalil, a été tuée par l'armée israélienne hier au sud de Liban et c'est confirmé par le journal pour lequel elle travaillait.

Sa collègue a également été blessée. Enfin, il a seulement 19 ans et continue de battre des records de précocité. Le cycliste français Paul Sex remporte la flèche Wallon dès sa première participation.

C'est le plus jeune vainqueur de cette course depuis sa création. France info le 830 France info. Paul Larouturou Mathilde Sirot avec Jean- Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères en ce 55e jour de guerre au Moyen-Orient.

Mathie, nous avons une dernière question sur le Liban avant de partir en Iran. Oui, le Premier ministre libanais Nawaf Salam qui était à l'Élysée en début de semaine avec le président Emmanuel Macron, il a lancé un appel à l'aide concernant la crise humanitaire. On l'écoute.

Le Liban a besoin de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des 6 prochains mois alors que les contributions réunies à ce jour ne couvrent qu'une part limitée de ce besoin. Vous aviez annoncé Jean-Noel Barreau 17 millions d'euros d'aide humanitaire de la part de la France. Est-ce que euh la France serait prête à faire plus pour le Liban aujourd'hui ?

Il faudra en tout état de cause faire plus en matière humanitaire mais pas seulement. Vous vous souvenez que le 5 mars dernier, nous devions accueillir à Paris une conférence internationale pour le soutien aux forces armées libanaises pour qu'elle puisse désarmer le esbola. conférence qui a dû être reportée du fait de la guerre et nous avons marqué notre disponibilité pour organiser également une conférence sur la reconstruction du Liban parce que il ne faut pas se tromper, l'escalade militaire à laquelle nous avons assisté qui a été interrompu heureusement par ce cesser le feu a provoqué des dommages extrêmement considérables au sud du pays.

Le Liban demande un demi milliard, combien va donner la France ? La France s'est mobilisée dès le premier jour. D'ors et déjà plusieurs dizaines de tonnes d'aides humanitaires ont été envoyées sur place.

Euh d'autres suivront, mais je le dis, c'est la communauté internationale toute entière qui doit aujourd'hui se mobiliser à la fois sur le plan humanitaire, mais aussi pour la reconstruction et le soutien à l'État et aux forces armées libanaises. Venons-en au volet diplomatique et à l'état des lieux entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump a assuré qu'une reprise des discussions était possible.

Donc il y a le C'est le feu qui s'est prolongé depuis mardi soir, le double blocus àous qui se qui se poursuit. Est-ce que Jean- Noël Barreau, les négociations aujourd'hui entre américains et iraniens sont pour vous dans l'impasse ? Je crois qu'elles sont en tout cas souhaitables puisqu'il faut pouvoir parvenir d'abord à écarter le spectre d'une reprise de la guerre qui emporte des conséquences très dangereuses pour l'économie mondiale mais avec des conséquences dans nos vies quotidiennes, dans la vie de nos entreprises et puis par ailleurs pour qu'on ne parvienne au plus vite à débloquer ce D3, ces eaux internationales qui ne doivent en aucune circonstance et par quiconque être bloqué.

Les eaux internationales, c'est un patrimoine commun de l'humanité. Liberté de navigation doit être assurée, garant qu'on a dit ça, c'est doublement bloqué. Donc qu'est-ce qu'on fait ?

Oh ben vous vous l'avez peut-être remarqué. Vendredi à Paris, le président de la République a réuni plus de 50 pays qui ont affirmé d'une part qu'il est inadmissible qu'un des tr puisse être bloqué et qui ont marqué pour cesse d'entre eux d'ors et déjà le leur disponibilité avec des contributions concrètes à participer à une mission internationale pour sécuriser le transit et le fluidifage dont le déminage qui gagne pour fluidifier le le transit des navires dès lors que le D3 aura été réouvert. appel solennel mais pour l'instant ça reste toujours bloqué donc qu'est-ce qu'on peut faire de plus et la France le moyen de favoriser aussi les pour la reprise des pourparlés entre Iran et États-Unis ?

Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Et bien je vais vous le dire. Moi, je pense que toute notre attention et notre énergie devait être devrait être déployée à nous rendre nous-mêmes plus fort et plus indépendant pour n'avoir pas à subir dans nos vies quotidiennes les conséquences de guerre que nous n'avons pas choisi.

C'est l'esprit du plan d'électrification qui a été présenté par le Premier ministre il y a quelques jours. nous nous désensibiliser aux chaudières à gaz, nous désensibiliser aux véhicules thermiques pour que toute cette instabilité du long terme mais et c'est maintenant que ça se prépare. Ne ne ne ne ne reportons pas les décisions urgentes que nous devons prendre pour nous-mêmes en France et au niveau européen.

Ces crises ont vocation à se multiplier, cette instabilité à s'installer et donc il nous faut nous prémunir, nous protéger durablement contre ces conflits, contre les catastrophes naturelles aussi qui vont qui vont elles aussi se se multiplier à l'échelle de la planète avec des effets qui peuvent se manifester jusque chez nous. C'est pourquoi notre euh notre projet d'indépendance et d'autonomie pour l'Europe doit doit être au centre de nos préoccupations aujourd'hui. Le président américain embarque tout le Moyen-Orient et nous avec dans un conflit sans issu au moment où on en parle.

Euh est-ce une bonne décision et quelle est pour vous la responsabilité de Donald Trump ? Cette guerre, nous ne l'avons pas approuvé. Nous n'y avons pas participé.

Nous avons dit au premier jour que ces buts que ces buts étaient imprécisément définis et qu'elle s'écartait du droit international. Effectivement, les conséquences chacun les voit aujourd'hui. C'est à la pompe, mais pas seulement.

C'est euh des impacts sur euh les taux d'intérêt que nous avons à payer sur euh sur la dette publique française. Euh c'est un impact sur l'économie mondiale qui d'une manière ou d'une autre va nous affecter. Et c'est pourquoi dans ce monde qui s'ouvre devant nous, où l'on voit la rivalité entre des nouveaux empires s'accentuer, et bien notre responsabilité, c'est de bâtir en France et en Europe les conditions d'une d'un renforcement économique, militaire, diplomatique et d'une plus grande indépendance pour nous prémunir contre contre les conséquences de ces conflits.

Au sujet d'Israël, l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, un accord commercial suscite évidemment beaucoup de critiques dans le contexte. Euh il est conditionné notamment au respect des droits humains, notamment à Gaza. Euh l'insoumis Emmanuel Bombard était notre invité euh sur ce plateau mardi.

Il a un message pour vous écouter. Je demande à la France de demander la suspension de l'accord commercial entre l'Union européenne et raison précis qui peut dire aujourd'hui que le gouvernement israélien respecte les droits humains ? personne.

Est-ce que cet accord va être suspendu ? Vous le savez, la position de la France est est claire là-dessus. La France reconnaît le droit d'Israël à l'existence et à la sécurité.

On y est même indéfectiblement attaché. Cependant, nous condamnons l'action du gouvernement israélien à Gaza, en 6 Jordanie, mais aussi au Liban. Et si cette politique ne change pas et ben on pourra pas faire comme si de rien n'était.

Maintenant, j'entends j'entends j'entends Manuel Bompart insoumise qui ont comme objectif ultime la suspension euh de cet accord d'association. Notre objectif n'est pas de suspendre pour suspendre. Notre objectif c'est que les choses changent et que le gouvernement israélien change sa politique à Gaza qu'il permettent l'accès de l'aide humanitaire en 6 Jordanie qui mettent fin à la colonisation illégale et à l'explosion des violences par les par les colons extrémistes et violents.

Et je vous affirme que je plaide depuis 1 an pour que des sanctions soient prises à l'encontre des entités ou des individus qui sont responsables de meurtre de palestinien ou d'incendie en 6 Jordanie. que ces sanctions européennes ont été bloquées depuis 1 an par un véto hongrois. Véu qui pourrait être levé euh et je et je pense que nous parviendrons à prendre ces sanctions dans les prochains jours.

Donc on entend vous la France ne veut pas suspendre cet accord. Par contre vous êtes pour le pour pour que les colons j'ai pas bien compris. Alors non, ce que j'ai dit c'est que si le gouvernement israélien ne change pas sa politique et notamment à Gaza et en SJordanie, on ne pourra pas faire comme si de rien n'était.

Mais c'est une décision qui sera prise euh au niveau européen puisque vous le savez, c'est cette cet accord qu'il faut parvenir. Imiter, on sait que l'Allemagne et l'Italie bloque. Donc même si la France le voulait, elle ne le pourrait pas forcément.

Mais en vous écoutant, je comprends pas vraiment si la France veut. L'indignation provoquée par euh les politiques menées par le gouvernement israélien, elle dépasse largement la France et même l'Europe. Et à moins que le gouvernement israélien n'en tire les conséquences, y compris au au niveau européen, on ne pourra pas faire comme si de rien n'était.

Vous évoquiez le véto hongrois de Victor Urban sur un autre sujet également. Ces véttau pourraient être levés. On on pense donc à l'aide à l'Ukraine, ce prêt de 90 milliards d'euros qui a été voté mais qui pour le moment est été bloqué par Victor Orban, qui vient de perdre les élections, ainsi qu'un 20e paquet de sanction contre Moscou. de Moscou dont il est il est il est considéré comme proche.

Est-ce que euh cette situation, ce déblocage du prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine, c'est de nature vraiment à changer la donne à court terme sur le terrain pour pour l'Ukraine face à la Russie ? Bien sûr, parce que ça va mettre d'une part l'Ukraine à l'abri des difficultés financières pendant les 2 ans qui viennent et d'autre part ça va lui permettre de poursuivre les les négociations avec la Russie en position de force puisqu'elle disposera de de ses ressources. Je rappelle que c'est un prêt de 90 milliards d'euros qui est consenti par l'Europe.

Nous sommes prêts à libérer les premières tranches dès la mi dès lors que l'accord définitif est trouvé. Ce qui devrait intervenir dans les prochaines heures ou dans les prochains jours grâce à la levée du véau hongrois. Et je le rappelle, ce prêt consenti par l'Union européenne sera remboursé lorsque la Russie versera les réparations de guerre qu'elle doit à l'Ukraine après avoir conduit depuis plus de 4 ans cette guerre. colonial, injustifié et injustuifi.

Je vais vous demander si c'est possible d'être concis parce qu'on a encore des questions importantes à vous poser. L'écrivain franco-algérien Camel Daoud Chroniqueur journal, le point été condamné en Algérie à 3 ans de prise en ferme à cause de son roman sur la guerre civile. Quelle est la réaction de la France et quelle protection concrète-vous lui apporter aujourd'hui ?

Camel Daoud est un grand écrivain. Je déplore qu'il puisse être condamné ou que ce soit d'ailleurs pour avoir écrit un livre. Il est résident en France, il n'a aucune raison d'être inquiété.

Avez-vous des nouvelles de Christophe Glace, notre confrère français détenu en Algérie ? Nous continuons à à nous mobiliser pour obtenir sa libération en lien étroit avec sa famille dont je veux saluer la grande dignité. Un tout petit mot de politique, on n'a pas le temps mais on le prend 2 secondes.

L'ancien ministre de l'intérieur, Bruno Retaillot, a créé la controverse cette semaine après des déclarations sur la politique migratoire espagnole. Il veut, je cite, mettre l'Espagne au banc des nations européennes. Qu'en azz-vous pensé ?

L'Espagne est un grand pays avec un grand peuple qui n'a pas vocation à déménager, restera notre voisin. Et je ne me souviens pas avoir entendu le président des républicain s' mouvoir lorsque Georgen Méloni en Italie a pris exactement la même décision. Il est 8h57, c'est lors de la question qui a retrouvé sur les les réseaux sociaux la question qui met à l'épreuve la transparence aujourd'hui ?

Vous le savez, la haute autorité pour la transparence de la vie publique, la HAAT TVP a publié cette semaine les déclarations d'intérêt et de patrimoine de tous les ministres du gouvernement. Donc c'est la la loi et la tradition euh à chaque fois qu'il y a un nouvel gouvernement. Donc nous connaissons la vôtre.

Vous avez euh un des trois plus haut patrimoine du gouvernement. Est-ce que qu'est-ce que vous pensez Jean-Noel Barreau de cette transparence ? Je pense qu'il est sain qu'il puisse y avoir une transparence sur le patrimoine des responsables politiques pour veiller à ce qu'ils ne s'enrichissent pas notamment dans l'exercice de leur mandat.

En revanche, je crois que c'est sur ce qu'ils font qu'ils doivent être jugés, pas sur leur patrimoine ou sur ce qu'ils ont. Trop de transparence, vous diriez ? Je pense que la transparence est bonne et qu'elle est nécessaire, mais le le l'objectif de ces déclaration et de leur publication, c'est d'abord et avant tout de veiller à ce que les obligations déontologiques qui s'appliquent aux membres du gouvernement soient bien respecté.

Merci Jean-Noel Barreau d'avoir été dans le 8h30 de France info. Merci Mathilde. Non seulement on vous retrouve demain mais surtout on vous lit dans les pages du point dans un instant les informés avec Renault Delie.

À tout de suite sur France Info.