"La seule liste de droite, c'est celle que je représente" : Valérie Boyer assume sa candidature aux sénatoriales
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:52OuverteRéponse directe
Vous êtes sénatrice LR, candidate à cette élection. J'imagine que ce n'est pas le scénario que vous aviez envisagé.
- 2:09RelanceÉludée
Est-ce que vous me confirmez à votre connaissance que c'est vous qui êtes à l'origine de l'annulation du soutien du président du Sénat ?
- 2:49OuverteRéponse partielle
Même le Rassemblement National vous demande de renoncer. Ça vous fait rire ?
- 3:42OuverteRéponse partielle
Ce qui se passe dans le département, c'est peut-être ce qui va se passer à la présidentielle, qu'on comprenne le puzzle.
- 4:18FerméeRéponse directe
Vous soutenez Bruno Retailleau, vous, dans la présidentielle ?
- 5:32OuverteRéponse directe
Vous n'avez jamais caché votre foi catholique, vous irez à la messe du pape à Paris ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01Invité politiqueFait
« moi je suis soutenue par le président des Républicains, à titre personnel et au titre de président des Républicains. »
- 1:19Invité politiqueFait
« J'ai réalisé, avec mes colistiers, l'union de la droite. »
- 1:42Invité politiqueFait
« Nous siégerons tous dans le groupe majoritaire du Sénat, qui est le groupe Les Républicains. »
- 1:57Invité politiqueFait
« dans laquelle ce gouvernement UDI, Renaissance, Macroniste, les plonge. »
- 2:59Invité politiqueFait
« c'est pas le maître des échéances, donc moi je suis, il faut croire que ma candidature dérange »
- 3:30Invité politiqueFait
« loin des accords d'appareil et des manigances. »
- 4:22Invité politiqueFait
« Je soutiens Bruno Retailleau et je suis soutenue aujourd'hui dans la candidature dans les Bouches-du-Rhône par deux candidats à la présidentielle, David Lissnard et Bruno Retailleau. »
- 5:54Invité politiqueFait
« Bien sûr que c'est ma place. »
- 6:02Invité politiqueFait
« C'est ma place en tant que française, en tant que parlementaire, puisque je suis invitée à cette visite. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Vous savez que je ne suis pas macroniste, au cas où ça vous aurait échappé. »
- 7:22Invité politiqueFait
« Moi, la seule liste de droite qui se présente aux élections sénatoriales dimanche, c'est celle que je représente. »
Temps de parole
- Valérie Boyer67 %
- Présentateur30 %
- ?3 %
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Il
est 7h46, l'invité d'Issi Provence, David Dussiou, pour parler de deux événements qui arrivent ce week-end. Les élections des sénateurs et la visite du pape en France. Pour le Sénat, c'est pas à nous de voter, mais aux élus. Dans les bouches du Rhône, ils ont à choisir entre neuf listes, à gauche comme à droite, comme dirait Michel Audiard, comme aurait dit Michel Audiard, s'est éparpillé façon puzzle. À droite, la division est encore plus marquante, parce que le président du Sénat, comme les Républicains, soutiennent Renaud Muselier, et la liste menée par Brigitte Devesa, on y vient, Valérie Boyer, mais à droite, la division est encore... Mais le patron des LR, lui, roule pour notre invité.
Valérie Boyer, sénatrice sortante, Bruno Retailleau, affirme que sa candidature est légitime et nécessaire. Aux électeurs de droite, donc, de choisir, ils pourront se souvenir de la phrase du pape Léon XIV au début de l'année, « L'unité attire, la division disperse ». Bonjour Valérie Boyer. Bonjour. Et bienvenue dans le studio ici Provence, vous êtes sénatrice LR, candidate à cette élection. J'imagine que ce n'est pas le scénario que vous aviez envisagé, imaginé.
Écoutez, moi je suis soutenue par le président des Républicains, à titre personnel et au titre de président des Républicains. Je suis soutenue aussi par David Lysnard, et je suis soutenue par François-Xavier Bellamy, qui est aussi... Julia Aubert, qui est aussi président d'un mouvement politique. J'ai réalisé, avec mes colistiers, l'union de la droite. Et qui
disperse alors, si ce n
'est
pas vous
? Écoutez, moi je suis dans ma ligne, j'ai toujours été fidèle et loyale à ma famille politique. Je vais siéger si les électeurs me font... si les grands électeurs me font confiance ce week-end, ils font confiance à notre liste, et j'espère que nous serons nombreux à rentrer au Sénat. Nous siégerons tous dans le groupe majoritaire du Sénat, qui est le groupe Les Républicains. Et c'est ce qui compte, et c'est là où les choses se passent, c'est là où on va pouvoir actionner le contrôle du gouvernement, c'est là où on va pouvoir voter des lois,
c
'est là où on va pouvoir sortir les collectivités locales de l'ornière, dans laquelle ce gouvernement UDI, Renaissance,
Macroniste, les plonge. Mais enfin quand même, le deuxième personnage de l'État, qui est le président du Sénat, devait venir aujourd'hui soutenir Renaud Muselier, c'est annulé. D'abord, est-ce que vous me le confirmez à votre connaissance ? C
'est l'information que j'ai comme vous.
Est
-ce que c'est vous qui
êtes
à l'origine de l'annulation ? Oh mais écoutez, moi je ne suis pas, moi je suis candidate à ma propre réélection dans les Bouches-du-Rhône, c'est pas moi qui préside aux décisions du président du Sénat, que je soutiens, puisqu'il est dans ma famille politique, et pour lequel j'espère voter, si les électeurs me font confiance, mercredi pour la présidence
du Sénat. C'est donc
l'annulation du président du Sénat pendant cette campagne quand même. Écoutez, je vous laisse apprécier en tant que journaliste la situation, mais clairement,
on
peut l'analyser comme un rejet des accords qui sont contre nature.
Même le Rassemblement National vous demande de renoncer. Lundi, le vandal de la Provence, le patron du RN dit, j'appelle Valérie Boyer à se retirer. Ça vous fait rire ? Écoutez,
c'est pas le maître des échéances, donc moi je suis, il faut croire que ma candidature dérange, on va pas faire toute la campagne sur ma candidature, moi j'aimerais qu'on parle des projets qu'on a pour les villes et les villages, et surtout du fait que dans notre département, les maires qui ont été élus souvent au premier tour, et avec des scores très importants, on voit bien que notre département a envie d'une droite libre, républicaine, que j'espère incarner, et j'espère qu
'ils
nous feront confiance dimanche, voilà, loin des accords d'appareil et des manigances. J'ai toujours été claire, fidèle et loyale à mon mouvement politique, je n'avance pas masquée avec des accords de circonstances.
Ce qui se passe dans le département, c'est peut-être ce qui va se passer à la présidentielle, qu'on comprenne le puzzle, on fait la liste, septembre 2024, Édouard Philippe, j'ai dit que je serai candidat à la prochaine élection présidentielle. Je ne
suis
pas pressé. Février 2026, Bruno Retailleau. J'ai pris la décision d'être candidat. Mars 2026, David Nisner, le maire de Cannes. Mai 2026, Gabriel Attal. J'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République. Et cet été, au mois d'août, Xavier Bertrand.
Mais Gabriel
Attal, il n'est pas à droite.
Il est où alors ?
Non,
mais
excusez-moi, il vient du Parti Socialiste, il est Renaissance. Moi, je n'appelle pas ça à la droite. À un moment donné, il faut appeler un chat un chat.
Mais vous
soutenez Bruno Retailleau, vous, dans la présidentielle ? Bien sûr. Il y
a
les autres aussi
?
Je soutiens Bruno Retailleau et je suis soutenue aujourd'hui dans la candidature dans les Bouches-du-Rhône par deux candidats à la présidentielle, David Lissnard et Bruno Retailleau.
Enfin, vous voyez bien ce puzzle.
Non, mais
attendez, nous sommes au début de la campagne. Il est normal que les gens se présentent. Maintenant, les Français décideront. On ne va pas empêcher sur des sondages les gens de se présenter. Même si c'est la meilleure façon d'avoir Marine Le Pen et
Jean-Luc Mélenchon au second tour. Non, mais attendez, ça c'est ce que
vous dites aujourd'hui. C'est ce que vous
dites aujourd'hui. Vous n'y croyez pas.
Laissez les candidats s'exprimer, rencontrer les Français, proposer un projet. Moi, j'adhère au projet proposé par Bruno Retailleau comme David Lissnard. Ce sont des projets qui me conviennent. C'est ça dont les gens ont envie aujourd'hui, dont les Français ont envie. Maintenant, laissez-les rencontrer les Français. La démocratie, ça ne se fait pas un an avant les élections. Il est tout à fait normal que des personnes se présentent.
Valérie Boyer, vous êtes sénatrice LR dans les Bouches-du-Rhône, élue de la République. Donc, parlons de l'autre événement du prochain week-end. Ça doit vous rappeler ce qui s'est passé au Vélodrome, 23 septembre 2023.
Bonjour Marcel,
bonjour
la France. Oui, c'était un moment formidable. Vous étiez là ?
Bien sûr,
bien sûr que j'étais là. Mais vous n'avez jamais caché votre foi
catholique, vous irez à la messe du pape à Paris ou pas ?
J'espère pouvoir y aller, parce que moi j'attends un grand événement aussi dans ma famille, une nouvelle naissance. Donc, je ne sais pas si ce sera pour
ce
week-end. C'est un petit bébé qui doit arriver d'un jour à l'autre. Est-ce que c'est votre place, Valérie Boyer, d'être à la messe du pape ? Bien sûr que c'est ma place.
C
'est ma place, d'abord, je vous signale que la campagne s'arrête vendredi à minuit. Oui, c'est ma place. C'est ma place en tant que française, en tant que parlementaire, puisque je suis invitée à cette visite. Et c'est ma place aussi en tant que française et catholique. Et je suis vraiment très émue et très heureuse de participer à cet événement extraordinaire.
Qui en France et qui
dans le monde peut réunir 60 000 personnes ? Vous savez que je ne suis pas macroniste, au cas où ça vous aurait échappé. Et que le président, écoutez, moi j'y vais, j'y vais comme 60 000 Français qui y vont, et je pense dans une grande joie. Ce pape porte vraiment une très grande espérance d'un augustinien, donc il est tenant de la doctrine sociale de l'Église. Je crois que le message de paix et d'amour qu'il apporte, on en a tous besoin. Moi,
ceux
qui veulent y aller, y vont. Ceux qui veulent l'écouter, l'écoutent. Moi, ce sera avec beaucoup de bonheur pour que ça représente ce que ça représente pour nous, ce que ça représente aussi pour la paix et l'unité dans le monde. Et je crois que c'est le message qui est universel, qui va être délivré à Paris. Et je suis très heureuse de participer à mon petit niveau, à ce grand moment de réunion et d'union.
L'unité attire, la division disperse, dit ce pape. Au début de l'année, on verra si l'unité tient encore à droite. Merci
Valérie Boyer. L'unité
tient à droite, excusez-moi. Moi, la seule liste de droite qui se présente aux élections sénatoriales dimanche, c'est celle que je représente. Donc, à un moment donné, on verra si... J'espère que les grands électeurs nous feront confiance. En tout cas, moi, c'est ce que je souhaite. Et c'est comme ça que j'ai conduite ma campagne.
Merci Valérie Boyer. Bonne journée à vous. Merci à vous.
Valérie Boyer