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DébatSud Radio (sur YouTube)· 4 septembre 2025 31 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Mercosur : La trahison de l'Europe ? Débat Jean-Luc Demarty x Céline Imart (LR)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cet accord vous paraît aujourd'hui acceptable en l'état ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Les clauses de sauvegarde sont-elles rassurantes ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut imaginer une négociation sectorielle ?

  • 35:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il faudrait sanctuariser l'agriculture dans les accords ?

  • 45:00RelanceRéponse directe

    Les contrôles sanitaires sont-ils suffisants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:00Jean-Luc De MartyChiffre
    « On est passé d'un excédent commercial de 10 milliards d'euros à un excédent commercial de 70 milliards d'euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aki. Allez, notre débat du jour de la vérité en face sur un sujet qui est très important et qui vous concerne. 0826 300.

J'attends vos appels. Vous réagissez sur l'antenne de Sud Radio et oui, le Mercossur est-il une trahison de l'Europe ? La Commission européenne a validé le texte. hier hein, c'est qu'une étape qui doit être soumis à l'approbation des 27, mais il y a beaucoup de débats qui entourent ce ce cet accord controversé.

Nous sommes avec nos deux invités pour en débattre ce matin. Je vous accueille d'abord bonjour à vous Jean-Luc Dearti. Bonjour.

Ancien directeur général du commerce extérieur de la Commission européenne. Allez, je donne les dates, hein, c'était de 2011 à 2019, c'est très récent. Euh vous avez d'ailleurs, je cite auparavant occupé le le poste de directeur général d'agriculture et et vous étiez un ancien conseiller également au cabinet de Jacques Deor.

Euh bonjour également à vous Célinear. Bonjour, bienvenue. Bonourir.

Alors vous êtes-v député européenne les Républicains et euh également euh agricultrice dans le Tarne. Vous êtes dans le monde réel si je puis dire et vous êtes j'imagine opposé au Mercosur. Bienvenue à tous les deux.

Je vais vous poser d'abord une première question. Je vais commencer par vous honneur aux dames Céline Himar. Euh est-ce qu'au fond cet accord vous paraît aujourd'hui acceptable en l'État ?

On va essayer d'expliquer de façon très, on va dire très très claire, hein, ce qu'il y a dans l'accord ces clauses de sauvegarde parce qu'il y a une menace sur notre production agricole, sur notre élevage. Est-ce que pour vous le compte y est ? Non, le compte n'y est pas.

La clause de sauvegarde, ça veut dire que en fait c'est un bouton rouge. Ça veut dire queen cas de perturbation de marché, la commission s'engage à remettre des droits de douane sur des produits en provenance du Mercosour. Donc c'est mieux qu'elle y soit plutôt qu'elle n'y soit pas.

Mais ça ne remet en aucun cas en cause le contenu de l'accord. Et ce contenu en fait c'est une trahison triple. D'abord, c'est une trahison pour nos agriculteurs qui sont sourmis à des standards de production strict et qui ne sont absolument pas les mêmes pour les producteurs du mercour qui d'abord n'ont pas de traçabilité depuis par exemple la naissance de l'animal et dont la traçabilité ne commence qu'à l'abattoir.

Donc hormone 43 pesticides autorisés chez eux pour produire des denrées végétales qui sont absolument interdites chez nous. Donc ce cette mise en concurrence des loyales, c'est une trahison pour nos agriculteurs. Ensuite, c'est bien aussi une trahison pour les consommateurs puisque en fait ça équivaut à importer chez nous et à faire consommer à nos consommateurs des choses qu'on n'a pas le droit et c'est très bien euh de produire chez nous.

Et enfin, c'est une trahison, je pense vraiment pour notre démocratie parce que comme il a été pensé, cet accord aurait dû ou devrait être soumis à la ratification des parlements nationaux des 27 Étatsmembres. Et là, la commission fait un tour de pass-p pour éviter un véto et en fait, elle décide de sinder l'accord en deux parties. Le volet sur la coopération, les grands principes démocratiques sera soumis à ratification des parlements nationaux.

En revanche, le volet commercial de l'accord se met en branle sans ratification des parlements nationaux parce qu'on sein de l'accord. Et ça, c'est un coup de force démocratique que nous impose la commission et qui n'est absolument pas acceptable. Jean-Luc De Marty, vous connaissez bien la mécanique de la commission à Bruxelles, vous étiez au cœur de du réacteur.

Que dites-vous ce matin ? Est-ce que les les on va dire les les clauses qui sont mises sur la table sont euh rassurantes ? Est-ce que cela fonctionne ?

Je vais je vais vous parler simplement, on va il est question de ces masses sont évoquées notamment dans le journal des échos des 90000 tonnes de viande bovine d'Amérique du Sud de 1800 tonnes de de volaill. Nous sommes sur des volumes très importants. C'est c'est ces productions vont entrer sur notre marché.

Mais à quel moment et pour citer paraphraser Célinear quelqu'un appuie sur un bouton dans cette histoire ? Comment ça marche ? Non, mais écoutez, je pense que d'abord il faut arrêter un peu la désinformation sur les accords de libre échange.

Euh euh je voudrais rappeler que euh les accords de libre échange euh qui ont été conclus depuis 2008, puisqu'on a beaucoup développé les accords de libre échange, contrairement à ce qu'on raconte, ils ont été très profitables non seulement l'économie européenne, l'industrie, les services, c'est reconnu, mais aussi l'agriculture européenne. On est passé d'un excédent commercial de 10 milliards d'euros à un excédent commercial de 70 milliards d'euros et la France a gagné 6 milliards d'euros. sur les pays tiers.

Par contre, elle en a perdu h à l'intérieur de l'Union européenne à cause de sa politique agricole lamentable depuis 15 ans. D'ailleurs, je suis à peu près sur la ligne de madame Célinear sur la politique agricole française et et de de ses amis, si je suis pas d'accord avec eux, sur le sur le Mercosour. Alors, il faudrait savoir un peu de quoi on parle.

Alors ce qui concerne l'accord Mercosour, je veux dire évidemment c'est un accord compliqué parce que le Mercosour est la zone qui est la plus compétitive du monde dans les produits qui sont les produits les plus sensibles pour nous qui sont la viande bovine, la viande de vela et le sucre. et nous avons pris toutes les précautions. On se focalise cette sur ces clauses de sauvegarde qui sont effectivement certainement importantes, mais on se on a protégé, je dirais nos secteurs les plus sensibles par des contingents tarifaires.

Vous dites, c'est des quantités très importantes. Ces quantités sont microscopiques à la hauteur de la consommation de l'Union européenne. La viande bovine, les 99 tonnes de viande bovine, c'est 1,5 % de la consommation de viande bovine de l'Union européenne.

Les 18000 tonnes de volaille, c'est 1,3 % la consommation totale de viande de volatil de l'Union européenne. Donc les effets sont extrêmement minces et en plus ce qu'on ne dit pas c'est qu'on a des intérêts offensifs agricoles extrêmement importants sur le Mercosour, les vins spiritueux, les produits laitiers, les produits transformés des céréales. Je je vais donner la parole à Célinear.

Juste un mot encore. Je vous donne la parole Célinear. Jean-Luc De Mart, vous voulez dire en réalité que les les volumes qui sont présentés sont au fond assez on va dire assez marginaux en ce qui concerne la consommation européenne et et notre agriculture qui est extrêmement productive et qui est on va dire en en bénéf.

Elle n'est pas très productive notre agriculture. Notre agriculture, elle est à la ramasse à cause de la politique agricole française depuis 15 ans. Je voulais dire que le le Mercosur, je rappelle hein Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay, alors il y a le Venezuela qui est mis de côté pour l'instant, il y a le la Bolivie qui entre.

Voulez dire ce sont des marchés qui peuvent aussi être des débouchés pour nos agriculteurs. Juste un mot et je donne la parole à Célinear. pas seulement nos agriculteurs bien entendu aussi pour notre industrie et nos services.

Je rappelle que le Mercosour est la seule zone une des rares zones du monde où la France a un excédent commercial 4 milliards et demi sur les biens et les services. Donc c'est un marché très intéressant où la France est déjà présente. On on protège aussi, on en parle jamais, je comprends pas pourquoi.

Toutes nos indications géographiques vont être protégées dans l'arrière-cour des États-Unis où tous ces gens ne voulaient pas des appellations d'origine qui vont être protégé. Et là, ce sera Oui. Célinear, est-ce que vous n'y voyez pas peut-être une fenêtre d'opportunité pour notre production agricole, nos éleveurs et nos nos cultivateurs ?

Non, je vais vous expliquer pourquoi. Moi, quand j'entends un au fonctionnaires européens parler de désinformation, moi je pense, monsieur que vous devriez vous faire plus discret parce que ce sont précisément le genre de leçons et de phrases à l'emporte-pièce qu'on ne veut plus entendre. Je suis absolument désolée de vous le dire 99000 tonnes, c'est extrêmement faible peut-être pour vous.

Mais moi ce que je peux vous dire, c'est qu'aujourd'hui par exemple les pays du Mercosour et je vais vous expliquer pourquoi exporte essentiellement aujourd'hui vers la Chine, vers l'Asie et vers les États-Unis. Et qu'est-ce qu'ils exportent ? Ils exportent de la viande hachée pour faire des burgers ou pour faire des boulettes.

Et là, ces 99000 tonnes de viande qui vont arriver sur nos marchés, en fait, c'est le seul quota qu'ils auront à leur disposition pour exporter des morceaux nobles comme la loyau ou d'autres et qui viendront faire directement concurrence sur nos morceaux de qualité que nous avons. Donc, c'est la qualité aussi de ces 99000 tonnes qui va mettre directement en difficulté nos producteurs. Ensuite, sur le logiciel dont vous parlez, des fenêtres euh qui permettent à d'autres secteurs d'exporter et d'être excédentaire.

Mais ça c'est un logiciel qui est complètement dépassé qu'on ne veut plus, c'est-à-dire vendre des berlines et des bagnoles contre notre alimentation en sacrifiant nos paysans parce qu'aujourd'hui on les met vraiment sur l'hôtel de la concurrence des loyales. de sauvegarde ne remet pas absolument pas en cause. Le problème de la concurrence déloyale, c'est qu'il n'y a pas de mesures miroir qui font qu'aujourd'hui on va importer du bœf aux hormones, des choses produites avec des pesticides interdits et la clause de sauvegarde ne solutionne pas ça.

Les faits sont ttus. 25 % de déforestation accue avec cet accord, 34 % de transport en plus et 100000 fermes menacées. Moi, je suis désolée, mais je ne compte pas 17000 voitures euh comme une capacité euh contre la fermeture de nos fermes.

Et enfin et enfin, vous parlez vous parlez de des possibilités pour les vins et spiritueux. Moi, je tiens à vous le dire, c'est qu'aujourd'hui en théorie, mais la théorie c'est un très beau pays, mais aujourd'hui, voyez-vous, en Argentine et au Brésil, ils ont des habitudes de consommation qui sont très centrés sur le cocktail, sur le morito, sur le frais et ça va être extrêmement difficile pour nos secteurs en difficulté comme le cognac ou les vins au de gamme d'aller pénétrer ces marchés de consommation. Celine Nimar, voilà, merci pour cette interpellation assez musclée, hein, je dois le dire.

Jean-Luc De Marty, répondez à Céline Nimar sur pas mal d'item hein. Oui, d'abord d'abord je vais répondre sur tout sur tout ce que ce qu'a dit madame donc tout d'abord sur les clauses miroir. Premièrement euh tous les produits qui rentrent en en Europe doivent respecter ces normes sanitaires et phytosanitaires.

Il peut pas y avoir de viande bovine qui soit engraissé aux hormones. Et contrairement à ce que madame raconte, tout ça est contrôlé. D'ailleurs, c'est de la responsabilité des Étatsmembres et d'ailleurs, il y a eu un audit qui a été fait par les services vétérinaires de la Commission européenne au Brésil qui a montré, contrairement à ce que certains ont raconté, que la situation était globalement satisfaisante à quelques petits problèmes mineurs près.

Euh donc cette clause miroir sur le sanitaire phyosanitaire, sur la santé est là. Par contre, elle n'est pas là sur le reste. Pourquoi ? parce que on ne peut pas demander, je dirais au pays du Mercosour de de d'avoir exactement les mêmes règles de production que nous pour un accès ridicule de 1,15 % de notre marché.

On peut pas leur dire vous allez produire exactement comme nous. C'est c'est pas soutenable. Le deuxième élément c'est que je rappelle que nos agriculteurs touchent 40 milliards d'euros d'aide au revenus chaque année. 7,2 milliards en France. précisément pour compenser les coûts de production, la différence des coûts de production entre l'Union européenne et les pays tiers les plus compétitifs comme l'cosso.

Donc prétendre euh leur imposer les mêmes conditions de production que nous, je parle pas de la santé où là bien sûr ça ne se discute pas, c'est euh leur demander d'avoir le beurre et l'argent du beurre et négocier le beurre et l'argent du beurre, ça n'existe pas, monsieur. Allez, argument contre argument, nous allons poursuivre cet échange qui est passionnant hein parce que vraiment il y a deux avis diamétralement opposé entre vous deux, Célinear et Jean-Luc De Marty. dans un instant 0826 300 300, vous aurez la parole et nous réagirons à ce qui sera dit de par Jean-Marie qui qui nous attend he qui est à Fitou et qui nous donnera son son avis sur ce marché qui est censé s'ouvrir avec l'Amérique du Sud, le Mercur à suivre la vérité en face.

Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Achili, le débat de ce matin, le mercour, les commissaires européens ont dit oui, ce n'est qu'une étape. Il va falloir ensuite l'acceptation des 27 et des parlements des eurodéputés.

Nos agriculteurs, nos éleveurs peuvent-ils y trouver avantage ou seront-ils la variable d'ajustement de cet accord à venir ? Avec nous en ligne Jean-Luc De Martie, ancien directeur général du commerce extérieur de la Commission européenne, fin connaisseur de la machine et Céline Mar, vous êtes député européenne, les Républicains et agricultrices dans le Tarn et nous sommes en ligne avec vous. Bonjour Jean-Marie.

Bonjour. Vous nous appelez de Fitou, c'est dans l'aude. J'ai j'ai tout juste Jean-Marie.

Et vous êtes Vigneron. Êtes-vous pour ou contre cet accord du Mercosouro ? Écoutez, je crois que le débat pour nous se pose différemment.

Je crois qu'on peut être que solidaire de l'ensemble des autres fidières agricoles qui aujourd'hui considère comme non avenu cet accord car il va les fragiliser et c'est une forme d'hypocrisie que de vouloir exiger des standards de production des normes, une forme plus vertueuse d'alimentation pour à la fois la France et l'Europe et de laisser finalement importer des produits qui n'y répondent pas pour les vins spiritueux. Euh par contre, nous savons très bien qu'aujourd'hui l'enjeu pour nous, c'est d'aller conquérir bar de marché, d'aller euh pouvoir préter partout où les consommateurs, les néoconsommateurs approchent le vin, sépar de marché pour pouvoir consolider notre performance économique et on le voit avec les accords euh avec le les États-Unis et l'Union européenne qui va taxer de 15 % nos produits à l'importation aux États-Unis, qui va fragiliser notre secteur. Nous nous appelons déjà depuis de nombreuses années à ce que pour notre secteur des vins spiritueux, les droits de dou soient nuls dans la quasi-totalité des zones du monde où les parts de marché s'ouvrent.

Je pense à l'Inde, je pense à l'Afrique, je pense effectivement à l'Amérique du Sud. Mais il faudrait et c'est une proposition que nous menons déjà depuis 2 ans, que les vins spiritueux qui ne répondent pas du tout aux autres standards des filières agricoles soit exclus des négociations du pacti agricole et qu'on puisse avoir une négociation soit propre à notre secteur, soit intégrée à d'autres secteurs pour éviter, excusez-moi, du terme, mais d'avoir le cul entre deux chaises, entre des filières agricoles qui pourraient être gagnantes et d'autres perdantes. Et tout ça finalement au détriment à la fois de notre performance économique, à la fois de notre vitalité sur les territoires et je crois qu'on ne peut pas être par hypocrisie en permanence en train d'opposer les différentes filières entre elles.

Donc vous vous dites, si j'ai bien compris Jean-Marie, solidarité avec le monde agricole, vous en êtes, mais peut-être il faudrait négocier secteur par secteur parce que vous n'avez pas les mêmes problématiques, si je puis dire, que par exemple des éleveurs de de viande bovine. là-dessus. Merci.

Merci à vous Jean-Marie. Merci pour ce ce cette proposition extrêmement précise. Jean-Luc de Martier, est-ce qu'on peut imaginer une sorte de négociation ?

Je cherche l'adjectif catégoriel en quelque sorte. Sectoriel, merci de me donner un petit coup de main. Sectoriel, mais est-ce que ça n'est pas déjà le cas en fait ?

Ben de toute façon, les les accords de libre échange sont des négociations globales. D'ailleurs, j'aime pas personnellement la formule libre échange. Ça donne l'impression que tout est ouvert parce qu'en réalité dans les accords, je veux dire, on protège aussi un certain nombre de secteurs justement.

On protège contrairement à ce qu'on raconte la viande bovine, la viande de volaille et le sucre par ces contents extrêmement faibles euh qui vont limiter très fortement la production et qui vont ils vont éviter les perturbations. Tout ça d'ailleurs a été simulé dans des modèles extrêmement sophistiqués qui montrent que les effets sont extrêmement limités. Alors, sur le côté sectoriel, je veux dire, c'est pas possible d'avoir de négocier des accords euh en disant oui euh on va exclure tel ou tel secteur parce que tel ou tel secteur où on est offensif euh mais euh je veux dire où les autres sont défensifs, on va pas pouvoir euh obtenir euh un résultat équilibré.

Je veux dire, un accord, c'est un Gentech. Donc, on doit faire des concessions réciproques, elles doivent être raisonnables. On doit protéger nos secteurs les plus sensibles et je m'insurge quand j'entends dire que sur l'agriculture, on est essentiellement défensif.

C'est faux. Comme le montrent les chiffres de notre commerce extérieur agroalimentaire européen et français, on est plus offensif que défensif. H c'estinimar pour rebondir à ce qui a été dit et par notre vigneron de fitou hein de très excellent vin dans l'au décidément euh est-ce que vous diriez que au fond il faut séparer quand même les les problématiques mais c'est évident moi je je salue cette intervention remarquable de Jean-Marie Sevigneron aujourd'hui.

En fait le problème de cet accord sur le mercour c'est que c'est un accord d'ancienne génération il a commencé à être négocié dans les années 90. Imaginez-vous en 1999, Britney Spears étaient en tête des chartes et on comptait encore et on payé en franc. Et le problème aujourd'hui, c'est que si vous êtes un petit peu dans les couloirs à Bruxelles comme je le suis, pas mal de de personnes reconnaissent que c'est un accord d'ancienne génération.

Aujourd'hui, on ne on ne le négocierait plus de la même façon. Et c'est pour ça que moi je souhaiterais que cet accord ne soit pas signé et ratifié et qu'on revoit la copie. Pourquoi ?

Parce qu'effectivement aujourd'hui, on négocie des accords de commerce de manière très différente qui est beaucoup plus ciblé. non pas avec des grandes zones géographiques, mais avec pays par pays de manière bilatérale et aussi des accords sectoriels et beaucoup moins globaux. Ce logiciel qu'utilise la commission pour faire passer en force cet accord est dépassé.

On ne peut plus mettre des pan entiers de notre économie comme l'agriculture en variable d'ajustement à l'industrie, à l'aéronautique ou à l'automobile. Il faut négocier des accords sectoriels beaucoup plus favorables, ciblés euh pour favoriser certains secteurs comme la viticulture mais sans en pénaliser d'autres comme aujourd'hui le maïs, comme aujourd'hui l'élevage parce que le temps que la clause de sauvegarde s'applique, 10 % en fait de d'une perturbation de marché, la marge est déjà par terre et en fait on réagira trop tard. Donc effectivement, c'est le logiciel de cet accord qui est fini, qui est dépassé, qui est on est dans le coup de force démocratique, on est dans la mise en danger aussi de notre identité et de la santé pour le consommateur.

On est sur la déforestation, on est sur l'augmentation du bilan carbone et c'est ce type d'accord précisément aujourd'hui qu'il ne faut pas signer. Je ne suis pas contre le commerce. Le commerce, c'est effectivement très important pour certains secteurs, mais il doit être négocié de manière beaucoup plus fine, sectorialisée.

Et là, la manière dont a été pensé ce deal, cet accord avec le maireour n'est pas bon pour nous, ni pour les agriculteurs, ni pour les citoyens. Jean-Luc De Marty. Euh, il faut répondre à ce que dit Céline Marge ou Oui, je je j'y greffe une j greffe une question plus philosophique si vous pouvez la la garder en mémoire aussi peut-être pour tout à l'heure.

Euh est-ce qu'il faudrait exclure de tous ces ces accords de vous n'aimez pas l'expression mais internationaux de libre échange, on appel ça comme comme vous voulez ? Commerciaux commerciaux, vous avez raison. Est-ce qu'il faudrait sanctuariser tout ce qui touche ? vous savez l'agriculture, l'élevage à partir du moment où ça nourrit les les l'humanité et ne parler que de bien de consommation.

Est-ce qu'il faut mettre l'agriculture, l'élevage, la production agricole à part dans ces accords-là ? Alors, mais je vous laisse répondre d'abord à Célinear. Oui, je je répondrai à votre question plus tard, mais sur sur ce qu'a dit sur ce qu'a dit madame sur un corps d'ancienne génération, ce n'est pas parce que cette négociation le mandatte de 1999 et ce n'est pas parce que ce mandat de 99 qu'on est dans un dans un accord de de d'un vieux modèle.

En réalité, on a complètement modifié l'architecture de nos accords de libre échange à partir de 2009. Euh et la négociation sérieuse du mercour, elle a eu lieu en réalité qu'à partir de 2016. avant il s'est pratiquement rien passé c'était bloqué parce que les mercosuriens ne faisaient pas de de concessions sérieuse et cetera et donc en réalité c'est quoi la l'architecture des nouveaux accords de libre échange on n parle pas bien entendu ce sont des accords globaux mais on a introduit dans ces accords de libre échange un un chapitre très ambitieux de développement durable qui prévoit le respect de tous les accords environnementaux multilatéraux et des conventions clées de l'Organisation internationale du travail dans tous nos accords Et en plus s'agissant du mercour et c'est nouveau quand on dit c'est mauvais pour le climat et cetera, je veux dire on a on ajoute on ajoute la l'accord de Paris sur le climat qui bien entendu fait partie de ces accords multilatéraux comme clause essentielle.

Clause essentielle ça veut dire que si cet accord est violé, ça veut dire que cet accord de Paris est violé. Ça veut dire que une des deux parties peut euh euh peut suspendre totalement ou partiellement l'accord unilatéralement. C'est ça une clause essentielle.

C'est même un résultat exceptionnel. pour le moment ne l'a fait qu'avec la Nouvelle-Zélande et deuxièmement sur les déforestations, le protocole, l'accord de Glasgow qui fait partie de la COP je sais plus trop combien de 2022 je crois qui prévoit l'interdiction de la déforestation qui est un accord qui n'est pas juridiquement contraignant, il est introduit dans l'accord Mercossour comme juridiquement contraignant. Donc ça veut dire que il s'engage comme nous d'ailleurs à ne pas déforester.

Alors dire que ça ne va pas de ce point de vue, c'est incompréhensible. Quant au déniqu, il faut arrêter avec cela. Il faut arrêter avec cela.

Les procédures normales au sein de l'Union européenne, c'est euh s'agissant de commerce, c'est la majorité qualifiée des États-membres. C'est une compétence exclusive et c'est euh le Parlement européen et d'ailleurs la politique agricole commune, toutes les politiques communes suivent cette procédure et on dit pas c'est pas démocratique. Alors moi je ne comprends pas.

Et enfin, dernier point, je veux dire sur les accords de libre change, je rappelle que le parti de madame madame euh IMAR a voté contre au Sénat, contre l'accord avec le Canada qui a rapporté un triplement de l'excédent agroalimentaire de la France avec le Canada. En 7 ans d'accord, on est passé de 200 millions à 600 millions d'euros de euh d'excédent d'excédents agroalimentaires. On nous avez dit "Ah ça va être terrible, on va apporter de la viande bovine." On en apporte pas parce qu'ils sont pas rentables euh avec euh euh la production d'hormones.

Donc il faut arrêter avec tout cela. Alors quand à votre idée qui déjà é alors alors vous savez quoi ? On en parlera après de mon idée si vous êtes d'accord hein parce que en fait c'est un c'est moi je suis dans vos mains.

Nous non, on en parle dans un instant, vous inquiétez pas. Jean-Luc de Marti et c'est l'inimquète pas. Nous, on se retrouve dans un court instant.

Nous entendrons le témoignage de de Philippe qui élève du veau dans le Lotte la vérité en face le mercour qui est un vrai un vrai sujet un vrai sujet à débat 0826 300 300 il est 9h46 sur l'antenne de Sud Radio. Le grand matin Sud Radio la vérité en face Jean-François Aili. Il est 9h50 sur Sud Radio, la vérité en face 0826 300 300 avec Jean-Luc Dearti, ancien directeur général du commerce extérieur de la Commission européenne.

Et vous Céline Imar, je vais vous donner la parole député européennes, les Républicains et agricultrices dans le Tarn et nous sommes en direct avec vous Philippe. Bonjour Philippe. Jean François bonjour Radio et merci de donner la parole au territoire.

C'est très bien. C'est fondamental. Philippe, vous appelez d'où Philippe ?

Alors nous on est au nord du Lotte sur la commune de Casillac. Voilà, on élève du on fait du veau de lait avec un propos à à race limousine. Voilà, vous faites du veau euh le mercur ça vous parle ?

Alors voilà, bon j'aiécouté je vous ai écouté un peu là les derniers quart d'heure là, je je vous ai écouté un peu et alors ma b j'ai on a deux de deux interrogations. Euh est-ce qu'on peut être contre sur le libre échange dans le monde ou sur le nation sur le niveau de l'Europe ? Non, ma réponse est non parce que nous les premiers, tout le monde aujourd'hui achète sur internet des choses qui viennent de de l'autre bout de la planète.

On ne peut pas être on ne peut pas être contre ce libre échange. Là où on peut être contre, c'est que des produits pour nourrir la population, il faut qu'il soit produit avec les mêmes règles que quand on produit sur le territoire français. La règle, elle est là.

Et alors, je m'interroge un peu parce que quand j'entends euh certains groupes industriels qui disent "Oui, il faut du mercur parce que ça donne de la valeur ajoutée dans le au niveau du budget comme j'expliqué sur le Canada que il y a plus de de volume d'argent qui se fait quand il y a le libre échange. Mais bien évidemment parce qu'aujourd'hui le problème des industriels aujourd'hui, il faut être clair, ils s'aperçoivent qu'aujourd'hui il manque de marchandises dans leurs abattoirs, dans leurs outils. Il manque d'outils de marchandises.

Donc aujourd'hui la marchandise s'il l'ont pas sur le territoire français, ils vont la faire venir outre outre outre Méditerranée ou ou du Canada ou de partout. C'est leur souci est là parce que leurs usines si elles peut elles peuvent pas fonctionner la marchandise vous inquiétez pas, ils vont la trouver. C'est pour ça qu'ils veulent le livre échange.

Mais aujourd'hui notre élevage français il est en voie de disparition tout. on est en train de perdre des du troupeau du troupeau du troupeau et des agriculteurs. Voilà voilà le problème parce qu'il faut qu'on ait les mêmes règles euh que la viande qui vient du Canada ou de d'autre part que quand on nous donne des règles à nous.

Avoir les mêmes règles Philippe pour boxer dans la même catégorie. C'est ce que vous nous dites ce matin. Merci pour votre intervention qui est très claire.

Céline Céline Imar qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous répondez à Philippe ce matin ? Vous êtes d'accord avec cet argument ? Vous savez c'est ce qu'on dit hein ? que ce qui va rentrer n'est pas fabriqué avec les mêmes molécules, les mêmes hormones.

Il aura il aurait pas les mêmes règles. Ce qui ce qui est contesté par Jean-Luc De Marty avec des arguments très précis. Qu'est-ce que vous répondez à Philippe Célinear ?

Et bien sûr Philippe, il a raison. On est sur une hypocrisie majeure de la commission qui de la main droite impose les normes les plus vertueuses et les plus drastiques au monde aux agriculteurs ici européens et notamment français bien sûr et qui de la main gauche en fait euh décide de déléguer la production de notre cœur de gamme de notre alimentation hein qui vient de pays qui ne respectent absolument pas les mêmes normes que nous. Monsieur De Marty parle de traçabilité parle de contrôle extrêmement performant mais malheureusement tout ça c'est sur du papier et encore une fois la théorie est un monde très prisé des fonctionnaires européens.

Malheureusement, nous n'avons pas les armes ni financières ni humaines pour effectuer de véritables contrôles. Aujourd'hui, nous quand nous exportons vers la Chine, nous avons des armées de petits Chinois qui viennent contrôler chez nous dans nos usines qu'elles sont nos normes. Est-ce que ça répond à leur cahier des charges à nos standards ?

La vérité, c'est que l'Europe n'a pas ce genre de brigade ou de moyens humain. Aujourd'hui, il n'y a pas de contrôle réel et la traçabilité là-bas, je vous le répète, ne commence qu'à l'abattoir. Les éleveurs savent très bien au niveau du mercour que s'ils arrêtent de piquer leurs bêtes aux hormones 6 mois avant l'exportation, elle n'est plus décelable dans les contrôles éventuels.

Mais il y a très peu de contrôle. La majorité des flux et on le voit déjà sur le poulet brésilien, ça fonctionne comment ? Ça fonctionne par des déclarations sur l'honneur.

C'est-à-dire que dans les clauses en fait qui permettent d'appliquer les traités, aujourd'hui ça fonctionne par système de réciprocité. Et si on a des déclarations sur l'honneur des exportateurs brésiliens ou argentins, en fait ça va suffire à l'Europe à considérer que le contrôle est effectué. Et c'est là où le babless, c'est que la théorie qui est écrit, c'est joli.

Mais en fait sur la réalité, les contrôles ne sont strictement pas appliqués. Jean-Luc de Marti, j'ai demandé de répondre de façon très précise à ce que dit Céine Mar. Est-ce que nous avons les moyens du du contrôle ?

Je prendrai encore un ultime appel si c'est possible hein. Oui. Alors sur la question euh la question des contrôles effectivement une question décisive pas seulement d'ailleurs au Mercosour euh mais aussi chez nous euh à l'arrivée.

Euh et je ne conteste pas qu'il faut mettre plus de moyens sur les contrôles. D'ailleurs, la la Commission européenne a proposé qu'il y ait une tasse fort sur le sur le pour renforcer les les les contrôles. Alors, je crois qu'il faut arrêter de dire tout est magnifique en Europe, on a des règles très très dures et bien sûr ils sont ils ne peuvent pas nous exporter de viande hormonée, mais ils le font réellement.

Ils piquent leurs animaux. Ça, ce n'est pas vrai. Je veux dire, on va sur place régulièrement.

Je veux dire, ça c'est ce n'est pas vrai d'ailleurs que on ne peut pas détecter les hormones une fois que je une fois qu'on qu'on a piqué les animaux, on peut pas les peut pas les détecter plus tard. Ça c'est tout à fait faux. Il y a des résidus pour les antibiotiques, je reconnais, c'est différent et là on doit faire des progrès.

Mais de ce point de vue, je crois que euh il faut aussi, je veux dire regarder ce qui se passe ailleurs. Je veux dire le mercour c'est pas la jungle. Il y a aussi des administrations.

Je dis pas que c'est pas percu. C'est vrai que et des règles aussi c'est vrai que ils n'ont pas la même traçabilité des individuelles des animaux que nous avons en Europe. Ça c'est vrai, je veux dire et c'est pas pour ça qu'ils n'ont pas de règle.

Et donc en réalité, je veux dire sur les hormones euh et sur les antibiotiques, c'est les mêmes règles que nous sur l'élevage. Notre problème de l'élevage, notre problème de l'élevage, c'est la politique nationale française qui a tué l'élevage français. Je veux dire, il y a eu beaucoup d'aide européennes euh et malheureusement et d'ailleurs moi, je suis plutôt d'accord avec madame sur la politique nationale française.

Je suis pour la loi du plomb. Je suis j'étais et et je suis euh contre le Green Deal de la Commission européenne. Je suis contre le la la réforme de la politique agricole commune que la Commission européenne a mise sur la table.

Donc j'ai les corégences madame, c'est dommage que on soit en totale opposition de face sur les accords de libresson. Allez, je salue Vincent qui voulait nous appeler d'AGD mais nous n'avons plus le temps. Vincent, je vous promets.

Vincent, vous nous rappelez, vous aurez la parole, vous participez. Merci d'avoir tenté d'appeler Vincent mais leur tourne malheureusement. Il aurait tant de choses à dire.

Nous referons cette émission. Nous avons tant de choses à échanger sur ce sujet du mercour. Merci à vous.

Merci à tous les deux. Merci Céline Nimar. Je rappelle vous êtes député.

Merci à vous. Merci d'avoir témoigné d'être intervenu ce matin et on entend vos arguments également députés européennes les républicains. Je rappelle que vous êtes agricultrice dans le tarné.

Merci à vous pour vos éclairages. Jean-Luc Dearti, ancien directeur général du commerce extérieur de la Commission européenne. Allez, la vérité en face s'achève.

J'ai le plaisir de vous accueillir. Bonjour à vous Valérie Expert. Bonjour Jean-François.

Si vous voulez, je vous souhaite, je vous cède une demi-heure pour vous ayez plus de temps. Je vous écoute avec plaisir en plus dans un instant. Mettez-vous d'accord.

On se on va tenter de se mettre d'accord. C'est à 10h désormais. Je rappelle le nouvel horaire, les médias à 11h30, on recevra le grand reporter Nicolas Pocarré euh qui va nous parler de d'une nouvelle séquence sur BFM et puis et puis ben nous allons revenir sur cette annonce de Tunis, enfin sur cette interpellation de Tunis qui dénonce un meurtre injustifié dans ce drame de Marseille.

Donc on va on va s'interroger entre autres sur la raison de la situation de cet homme que faisait-il en France et et puis des relations entre la France et la Tunisie. Oui, cette réaction surprenante de Tunis très étonnant de la de oui de la Tunisie. Allez, on se retrouve dans un instant.

à tout de suite.