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interviewSénat (sur YouTube)· 27 juin 2025 57 min

Accessibilité des services publics : Laurent Marcangeli

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On débute même si on n'est pas très nombreux pour l'instant. Chers collègues, nous entendons aujourd'hui monsieur Laurent Marcangéli, ministre d'action publique, de la fonction publique et de la simplification. Monsieur le ministre, je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation.

Cette audition est à priori la dernière audition plainère de cette mission d'information mise en place à l'initiative du groupe RDPI auquel appartient notre rapporteur Nad Javaet. Notre rapport devrait être rendu public en septembre. Je dois tout d'abord excuser notre président Gilbert Luc de Vinaz qui nous rejoindra dans quelques instants et j'ai donc l'honneur d'ouvrir cette réunion à sa place en tant que vice-président de la mission d'information.

Je vous rappelle tout d'abord que cette audition donnera lieu à un compte-rendu écrit qui sera annexé à notre rapport et que son enregistrement vidéo accessible en direct sur le site du Sénat restera consultable par la suite. Depuis la fin du mois d'avril, notre programme d'audition comprend des responsables administratifs NCT, DITP, d'IINUM, DGCCRF, direction des Français à l'étranger, des gommes et cetera, des universitaires, la défenseur des droits, association d'élus, des opérateurs tels que France travail, LACNAM, la CNNAVE ou la Cosse. Par ailleurs, l'ordre de déplacement dans les territoires, nous rencontrons les acteurs de terrain, notamment les conseillers France Service ainsi que les élus.

Certains de nos collègues étaient la semaine dernière dans le Rône et dans le Loirécher et tout à l'heure une délégation de cette mission se rendra dans le Finister. Un autre déplacement est prévu prochainement dans Lyonne. Nous avons en outre procédé sur le site du Sénat à une consultation des élus locaux qui nous a permis de recueillir quelques 1200 témoignages principalement d'élus de la France rurale.

En effet, dès le début de nos travaux, nous avons souhaité privilégier la dimension territoriale de notre sujet. Voilà, monsieur le ministre, le cadre dans lequel s'inscrit cette réunion. Après l'intervention de madame Av, notre rapporteur, nous vous écouterons monsieur le ministre puis nous aurons ensemble un temps d'échange.

Merci monsieur le président, monsieur le ministre, merci beaucoup de vous être rendu disponible pour venir répondre à nos questions. Euh quelques questions pour rappeler les attentes de notre mission d'information. Pouvez-vous tout d'abord nous dire quelques mots, monsieur le ministre, du baromètre des services publics que vous avez dévoilé au début de ce mois à Dijon.

Dans ce baromètre, 69 % des usagers se déclarent satisfaits. Donc, il y a 30 % d'insatisfaits. Euh, comment expliquer par exemple que France travail ne recueille que 61 %.

Alors que dans le dernier baromètre de l'Institut Paô de l'Ovrier effectuant en partenariat avec la DITP, ils enregistraient en 2024 une progression très marquée de plus 37 points de satisfaction. De même, l'agglomération parisienne semble moins satisfaite que le restant des territoires avec 66 % de satisfaction contre 69 % pour le reste du territoire. Le baramètre nous apprend également que les usagers souhaiteraient idéalement davantage contacter le service public par téléphone euh plutôt que par numérique.

Nous retenons nos rencontres de terrain euh avec des agents de France Service que ces personnels exercent un vrai métier. Un métier d'ailleurs complexe à sorti de lourdes responsabilités qui requierent de vraies exigences et de nombreuses compétences. Ils existeent de une véritable reconnaissance.

Or, il semble que le turnover qui caractérise ces ses agents, pardon, montre des marges de progression en la matière. Comment prenez-vous en compte ces enjeux ? Visiblement, ce serait plus marqué du côté de la région parisienne que dans les territoires.

Et par ailleurs, nous avons été frappés par l'existence de sites parfois fraudo proposant aux usagers d'effectuer des démarches contre rémunération, à la fois pour la carte grise en payant 69 € pour parcours supre en payant jusqu'à 300 € et pour diverses diverses démarches. Sachant que dans les moteurs de recherche très souvent ils sont quasiment dans les premiers. comment on pourrait effectivement faire en sorte de mieux les identifier.

Je vous remercie, monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, je vous remercie de m'accueillir aujourd'hui dans le cadre de cette mission d'information qui porte un enjeu fondamental pour notre République, garantir l'égalité d'accès au service public à nos concitoyens. Quand on parle d'égalité d'accès aux services publics, souvent une idée revient, celle qu'il y aurait une double fracture territoriale et numérique qui ferait obstacle à cet accès. Une inquiétude qui s'exprime régulièrement et que j'entends, mais la réalité mérite d'être nuancée à la lumière des observations concrètes sur le terrain auprès des agents et aussi des usagers.

Avant d'être ministre, nous avons eu l'occasion d'échanger avant le début de cette audition. J'ai été élu local et je connais comme vous l'importance des et les attentes de notre territoire qui parfois souffrent de difficultés d'accès aux services publics. Depuis que j'ai pris mes fonctions il y a 6 mois, j'ai parcouru plus de 20 départements, soit la moitié du parcours du Tour de France 2025.

J'étais à la rencontre des policiers, gendarme douignier, soignant, secrétaire de mairie, agent France Service, mais aussi et surtout des élus locaux dont je sais parler le langage, des chefs d'entreprise et des dirigeants associatifs ou encore même des citoyens ordinaires. Je tire de ces échanges riches et diversifiés le constat suivant. C'est en partant de l'expérience des usagers sur les territoires, y compris et surtout dans les zones les plus éloignées et je pense notamment aux territoires insulaires et ultramarins que nous pourrons construire des services publics plus accessibles, plus efficaces et plus équitables.

Pour orienter notre action, faut d'abord prendre le pou du terrain mais également donc de nos services publics. Il faut donc établir un diagnostic et pour cela, il faut un outil de mesure adaptée. C'est la raison pour laquelle, conformément à la question que vous venez de poser madame la rapporteur, j'ai dévoilé adij il y a quelques semaines le premier baromètre des services publics qui s'appuie sur une vaste enquête menée sur 19 services publics du quotidien auprès d'un échantillon de 25000 usagers.

Ce baromètre n'est pas un simple outil, excusez-moi pour le mauvais français. de reporting. C'est un thermomètre qui mesure la qualité perçue de nos services publics et leur accessibilité.

Il ne nous annonce pas encore un temps magnifique, mais il ne dit pas loin de là que le ciel est bas et lourd. Le baromètre dévoilé en avril, il est fondé sur une grille de critères, ce que j'ai listé à l'instant et également sur des éléments de perception par les usagers parce que la perception est importante. Ce résultat, il peut différer d'autres enquêtes qui ont été diligentées qui s'appuyent sur des échantillons d'ailleurs plus restreints et et l'objectif d'ailleurs que nous sommes fixés, c'est d'avoir une forme de réalisme et de réalité.

Le chiffre de 30 %, il peut être précisé puisque vous en parliez tout à l'heure. Il recouvre en réalité un faible poids des usagers insatisfaits. C'est 11 % euh euh ce qui est en cohérence avec les résultats du baromètre puisque vous avez des ne se prononce pas euh parmi euh les agents qui ne sont pas inclus comme satisfaits.

Le choix neutre c'est 20 % 1/5 des usagers qui ont choisi de ne pas prendre position quant à leur satisfaction. Euh et finalement une taux de 69 % des usagers satisfaits au global euh qui au vu de la méthodologie retenue peut être jugée satisfaisant d'autant plus que nombre d'usagers tout à fait satisfait est de 26 %. euh trois fois supérieur au nombre d'usagers pas du tout satisfaits.

Euh donc voilà euh vous avez aussi les critères qui sont importants, c'est la facilité de rentrer en contact avec le service public, le sentiment d'avoir été accueilli avec bienveillance et respect 71 %. les délais de traitement 66 %. la simplicité des démarches.

Moi qui suis aussi le ministre de la simplification, je m'aperçois que près de 2 63 % de des personnes sondées disent que c'est pas si compliqué de pouvoir être satisfait par l'accès et la simplicité des démarches. Donc l'échelon neutre explique les résultats de satisfaction plus faible que dans d'autres études existantes et notamment le baromètre dont vous aviez parlé tout à l'heure. Je veux parler des Frances Services parce que je suis particulièrement attaché à ce dispositif. [Musique] Il y a une très grande satisfaction qui émane de cette enquête.

Cette politique publique, elle répond à la nécessité de densification du réseau des services publics et à une augmentation de la qualité des services rendus notamment via le développement du métier de conseiller France service. J'ai participé le même jour à Dijon à un congrès région Bourgogne Franchecté et Grand Test des conseillers France Service organisé par l'ANCT. la question de statut de conseiller, souvent conseillère, il faut bien l'admettre, France Service est en train de monter en gamme.

Et euh parallèlement à cela, je dois aussi vous dire que euh l'extension des missions, puisque j'ai discuté également avec les conseillers et conseillers qui étaient présents dans le cadre de ce congrès doit être pris avec précaution. Je je je vois beaucoup de responsables politiques locaux qui disent il faudrait peut-être y rajouter encore tel ou tel service. On parle souvent et j'ai lancé d'ailleurs une expérimentation à la matière dans le cher de la MDPH.

Euh il s'avère que euh aujourd'hui euh avec le département du Cher, je le remercie, euh les conseillers euh nous demandent d'y aller, excusez-moi, un peu la sur le frein euh dans la mesure où déjà ils ont dû ingurgiter euh assez rapidement beaucoup de choses euh en peu de temps. Donc, mais la satisfaction est là. C'est un déploiement de 100 nouvelles maisons en 2025 pour en 2026 atteindre les 3000 espaces annoncés à horizon 2027.

On n'est pas loin, il en manque 200 euh à peu près. Euh voilà 200 250 exactement, on est à peu près à 2750 et il y aura déjà euh pour votre parfaite information à la rentrée prochaine des annonces de nouvelles ouvertures. Les arbitrages sont en train d'être rendus euh euh avec le ministre François Repsamen sur la question.

Euh il y a un taux de satisfaction qui qui qui pas dans le baromètre mais qui a vous savez que les maisons France Service mesurent également le taux de satisfaction. Elles sur les outils de mesure qu'elles ont à leur disposition, on est à 96 %. Elles sont présentes dans tous les territoires.

Il y a près de 500 quartiers prioritaires politiques de la ville parce que il y a la ruralité mais il y a également les quartiers qui peuvent avoir certaines difficultés. Il y a 1000 maisons France service qui sont présentes en zone France ruralité revitalisation et je me réjouis également des nouvelles ouvertures dans les territoires du Cramaré celular. J'en parlais tout à l'heure en Martinique par exemple.

Je sais que vous avez votre collègue la la sénatrice Concon qui est particulièrement attachée à ce territoire et c'est normal. Il y a une vingtaine de points France services qui incluent notamment des services itinérants. Euh dans ma ville d'Ajacio, il y a également deux maisons France Service situé tous les deux dans des quartiers populaires qui avaient auparavant été délaissés par certains services publics et qui aujourd'hui vivent mieux, je dois bien l'admettre, avant après que qu'avant.

Notre baromètre, il indique également que les usagers ne souhaitent pas toujours entrer en contact avec les services publics par la voie numérique. Vous l'avez dit madame le rapporteur, même si aujourd'hui près de 8 démarches sur 10 sont accompli en ligne, c'est une préoccupation à laquelle je suis très attentif et qui je le sais pour écouter la recommandation de votre chambre est également partagée assez largement sur vos bancs. Le tout numérique n'est pas la réponse universelle au défi de l'accessibilité.

J'ai toujours considéré l'outil numérique comme un levier puissant qui ne doit pas être pensé en dehors d'une logique omnicanale, c'est-à-dire qui ne doit être pensé en complémentarité de l'accueil physique ou téléphonique. La numérisation est toutefois un outil de démocratisation et offre une facilité d'accès à certains services publics qu'il ne faut néanmoins pas nier un certain nombre de nos concitoyens. Je pense notalement à nos publics plus jeunes comme l'a évoqué, je l'essayis hier ma collègue Françoise Gatel.

Euh sur ce sujet, nous avons bien avancé sur le plan numérique en contribuant à l'accélération de la mise en accessibilité de 250 démarches prioritaires d'ici fin 2026 en formant des experts au sein des ministères afin que l'accessibilité numérique soit pensée dès la conception des outils eux-mêmes. En parallèle, nous assurons aussi la poursuite du développement des autres canaux. C'est le cas avec le déploiement du plan de téléphone qui garantit aux françaises et aux Français de pouvoir joindre facilement leur services publics.

Pourquoi mettre l'accent sur ce plan ? parce qu'il demeure un canal de communication très utilisé, mais aussi celui qui suscite beaucoup d'insatisfaction, disons-le clairement. Nous devons ainsi poursuivre nos efforts pour que nos citoyens ne redoutent plus un appel dans le vide dès qu'ils s'apprêtent à joindre un service public.

Les objectifs concrets ont été fixés à une trentaine de services publics. Une cible de 85 % de taux de décroché par un agent pour un taux actuel de 78 %. une mesure de la satisfaction téléphonique, le développement du rappel et des rendez-vous téléphoniques, un numéro de téléphone facilement identifiable sur les sites internet des administrations.

Également, depuis 2019, le dispositif dans Connect encadre les démarches faites par des agents pour le compte des usagers, ce qui permet d'aider les personnes en situation de fracture numérique tout en les amenant progressivement vers l'autonomie. Ce dispositif a pris progressivement son essort puisqu'il y a désormais plus de 7000 aidants habilités. déployé dans 3000 structures.

Pour orienter notre action, pour faciliter l'accès au services publics et restaurer la confiance entre les administration et les administrés, il faut ensuite oser. Oser-à-dire expérimenter et une fois de plus à la maille territoriale, au plus proche des besoins, des attentes et des réalités. Ces initiatives sont indispensables pour répondre à la diversité de nos territoires et pour mieux comprendre les attentes des usagers et des agents en terme d'accessibilité.

J'en suis mais vraiment convaincu définitivement. C'est pourquoi on a lancé, je vous le disais tout à l'heure dans le cher cette expérimentation. Je cherche maintenant un territoire plus urbain pour voir également le fait d'avoir dans les maisons France Service les MDPH, le cher est plutôt rural et avoir également un retour d'expérience sur un territoire beaucoup plus urbain afin d'avoir une une bonne appréciation.

Euh le travail est est en cours. Euh vous savez voilà la la saturation persistante de certains MDPH malgré tous les efforts engagés est une réalité concrète et en tant que ministre de la simplification euh je reçois beaucoup de plaintes de françaises et de Français qui ne s'en sortent plus avec les démarches répétitives que l'obtention d'une reconnaissance de handicap inclus. C'est l'objet de notre déplacement de ministère.

On ira à la MDPH qui était pardon qui était l'une des MDPH les moins bien classées en fait et qui aujourd'hui doit faire do être dans le top 3 en fait des process et voilà je vous invite à vous y rendre quand vous le savez mais je non seulement je je je je pense que je je le ferai très probablement puisque vous savez qu'avec Charlotte Parmentier Lecof qui est mon ami et ma collègue ministre en charge du handicap nous avons lancé des ateliers de simplification qui passent notamment beaucoup par euh les maisons départementales. Euh donc euh euh on est vraiment dans une action qui s'inscrit dans cette volonté partagée hein de rendre l'accès aux droits plus lisible, plus rapide et aussi plus humaine, faut dire les choses comme elles le sont euh parce que le premier ministre a eu notamment l'occasion de de le dire lors de la réunion du gouvernement. On avait une réunion interministérielle sur le handicap dans les locaux de France Télévision il y a quelques mois de cela. euh en tant que maire de peau, il a été lui-même témoin d'une de situation parfois humainement particulièrement euh pénible euh notamment pour les parents d'un enfant euh atteint d'un handicap à 90 %.

Euh euh il y a aussi un label que nous avons lancé que j'ai inauguré par la première remise euh de label dans le Loiré, c'était il y a quelques mois déjà. C'est le label service public plus. euh il va être déployé pour valoriser des initiatives exemplaires sur tout le territoire.

C'est une marque de l'État. Elle a été créée en 2023 et vous voyez qu'on a mis 2 ans avant de donner la première euh médaille. Euh euh il euh euh récompense les services publics qui se distinguent par la qualité du service rendu aux usagers et le respect des engagements du programme services public plus.

J'ai eu l'occasion de le remettre à l'URSAF centre Val-Doire MSA de Men et Loire. Il y en a d'autres qui ont été donnés sans que je ne sois présent. Et je crois que prochainement si j'ai mes souvenirs sont exacts puisque vous avez trois types de médailles.

Vous avez la médaille de bronze, la médaille d'argent et la médaille d'or. La médaille d'or sera décernée pour la première fois dans peu de temps. Euh et et c'est une récompense qui peut-être retirée, elle n'est que temporaire.

Euh ça valorise l'engagement des agents parce que je considère aussi que nous avons parmi les difficultés à régler la reconnaissance de l'agent, la considération apportée à l'agent, la récompense de son travail, le fait d'encourager une culture d'excellence et d'innovation, ça n'est pas suffisamment prégnant en réalité, il faut le densifier. Et enfin, notre action publique ne sera utile que si elle est simple et lisible. Et donc je reviens sur ma deuxième casquette qui est celle de ministre de la simplification.

Euh c'est pas seulement alléger les procédures, euh c'est aussi améliorer la qualité du service, son accessibilité, tout en maîtrisant les coûts dans un contexte budgétaire que je n'ai pas besoin de vous rappeler. La simplification, elle doit porter sur tous les aspects. Il y a les normes, il y a les démarches, il y a les circuits décisionnels, mais aussi l'organisation des services eux-mêmes. simplifier, ça exige de la méthode un portage national mais et surtout pas de mystère devant la chambre haute que on ne sera très certainement d'accord, il faut le maillage territorial parce que la simplification à Ajaxo, c'est pas forcément la même que à Brest.

Donc il y a la nécessité d'avoir ces relais et c'est tout le sens des dispositifs que la DITP pilote aujourd'hui. Je pense notamment à un dispositif qui commence également à produire des effets, c'est celui de France simplification qui a été conçu pour réduire les irritants rencontrés au niveau des normes, des formalités de la loudeur administrative plus largement mais surtout au plus près du terrain. C'est un dispositif qui est à la main des préfets.

Il vise à apporter des solutions rapides et concrètes au blocage rencontré sur le terrain par les services et opérateurs de l'État, les collectivités territoriales, les associations et les acteurs économiques dans la mise en œuvre de leur projet. Il commence à porter ces fruits. Nous avons 465 dossiers qui ont été traités depuis le second semestre 24 dont 350 résolus.

Vous ne me verrez jamais d'ailleurs opposer simplification et agent public comme certains le font. Car pour moi la simplification de fait elle doit se faire au service des agents parce qu'au service des usagers. Elle leur permet de se concentrer sur leur cœur de métier, de générer plus de lien humain et d'être plus efficace.

De manière générale, je pense qu'il faut être doux avec les hommes et dur avec les process et qu'il ne faut pas opposer la technologie au service public. Je pense notamment à l'intelligence artificielle également qui peut susciter des questionnements légitimes mais qui est présente dans nos services publics qui fait preuve lorsqu'elle est bien utilisée de son efficacité au quotidien pour les agents mais également pour les usagers. En conclusion, je mesure pleinement la responsabilité qui est la nôtre.

Réduire la fracture territoriale, moderniser avec discernement, simplifier sans abaisser les standards. Voilà le cap que nous avons fixé au sein du gouvernement. La mission d'information dont vous êtes saisie et c'est un moment important pour faire le point, échanger et surtout progresser ensemble.

Je vous remercie de votre attention et suis à votre entière disposition pour répondre à l'ensemble des questions. Merci monsieur le ministre. Marianne peut-être non.

Ouais Marianne Margaté. Merci. Bonjour monsieur le ministre.

Merci pour pour ces éléments qui montrent en tout cas l'attention que que vous portez de manière très concrète. Moi, je voulais vous en même temps vous interroger sur un sur l'élément enfin sur l'annonce qu'a fait le ministre Lombard sur l'enjeu de la suppression des postes de fonctionnaires pour contribuer à à trouver ces 40 milliards. Euh c'est toujours la suppression des postes de fonctionnaires, c'est toujours un enjeu très politique et très électoral d'ailleurs au moment de des élections nationales.

Euh à quel enfin jusqu'où peut-on avancer enfin jusqu'où peut-on aller dans la suppression de poste de fonctionnaire sans désorganiser et sans dégrader très fortement la qualité de notre nos services publics ? Vous l'avez dit, il y a il y a l'importance la demande des maires des usagers de services publics accessibles, efficace de proximité. Il y a des agents, enfin on a rencontré aussi les organisations syndicales qui nous ont évoqué à la fois le sens de service public des agents et en même temps leur souffrance avec des conditions de travail qui se dégradent, une polyvalence, des cas de plus en plus complexes, enfin bon, le manque de reconnaissance que dont vous évoquiez, la question de la reconnaissance qui est un enjeu et puis la question de l'attractivité de ces métiers quand même puisqu'on a quand même certains points de notre de nos services publics, de nos fonctions publiques qui ne trouvent plus euh qui nous trouvent plus euh preneur Donc voilà, je je voulais est-ce que sur cette question de suppression de poste de fonctionnaire qui est annoncé pour le prochain budget, est-ce que vous avez des éléments plus précis sur quel secteur ça touchera et est-ce qu'à un moment donné vous ne craignez pas que cette saignée enfin dégrad public et donc fasse monter l'insatisfaction à la fois des usagers, des élus de manière générale et et des salariés.

Je vous remercie. Merci madame la sénatrice. Avant de répondre à votre question, je voudrais par correction répondre à un des éléments développés par madame la rapporteur sur la région parisienne puisque j'ai omis dans mon propos introductif de répondre à cela.

Ben sur l'agglomération parisienne, il y a des zones géographiques qui ont de fortes tensions. Il faut pas non plus se leurer. Notamment dans les territoires très denses, mais aussi dans les QPV.

Euh c'estàd dans certains quartiers dissensibles, les services publics sont partis tout simplement. La réalité m'oblige à le dire. Cela ça explique aussi ce taux d'insatisfaction.

Je pense que nous pouvons avoir et vous avez aussi problématique des déserts médicaux qui sont pas qu'une problématique rurale. Dans nos banlieux, il y a des déserts médicaux. l'accès aux généralistes et aux spécialistes devient particulièrement difficile et nous avons des services qui sont parfois plus sollicité.

Donc voilà. Donc madame la sénatrice sur l'emploi des des agents publics et les postes, moi je demande toujours euh à celles et ceux qui font des annonces en en en la matière de le faire dans un esprit de nuance parce que la situation, elle est obligatoirement nuancée. Vous avez des disparités dans les versant de la fonction publique, des disparités régionales, des disparité sur certains métiers.

Quand vous annoncez à grand renfort de tambour et de trompett des chiffres, euh encore faut-il avoir la nuance d'expliquer dans quel secteur on va pouvoir se permettre d'avoir moins d'agents publics. Pourquoi ? Pourquoi euh et dans quel euh je dirais ordre de grandeur ?

Euh depuis 2017, les effectifs de la fonction publique, ils ont augmenté de 200000 agents. Ça c'est un un un un chiffre concret. Depuis 97, le secteur public, il accru de 23 %. contre 18 % dans le privé et contre une population qui a augmenté en un peu moins de 30 ans de 13 14 %.

Euh et en 2024, la masse salariale de l'État, elle a atteint, vous le savez, ça a fait l'objet de déclaration publique de certains de mes collègues et du premier d'entre eux, de 107 milliards d'euros sur une augmentation de 6,7 %. Euh je le dis avec la plus grande des franchises, au regard de la dynamique budgétaire du pays, il y a des choses que nous ne pouvons plus nous permettre aujourd'hui. Euh il y aura une hausse quand même l'année prochaine.

Elle est mécanique et vous le savez bien et on va essayer de faire qu'elle soit limitée à 1,5 %. C'est les cadrages que nous devrions rendre définitif et public au moment de l'examen du budget par le parlement en français. Euh, il y aura donc des ministères qui afficheront très certainement des baisses d'effectif, mais pas tous.

Pas tous parce que je vois mal aujourd'hui le ministère des armées, on regarde de la situation internationale que notre pays connaît et que nous connaissons tous. euh renoncer à la loi de programmation militaire euh euh que vous avez voté euh il y a peu. Il y aura également des débats euh sur les autres lois de programmation qui ont été votées.

Je pense à la loi MI ou encore à la loi de programmation du ministère de la justice qui sont encore assez fraîches puisque nous les avons voté il y a même pas 2 ans euh ces lois de programmation qui sont des lois de programmation particulièrement ambitieuses dont les effets se sont déjà répercutés euh aussi au niveau du recrutement parce que vous avez également les évolutions des carrières qui doivent être prises en compte. Si je devais vous dire mon état d'esprit à titre personnel euh mais qui est également celui qui est partagé par plusieurs ministres, je pas même par le premier ministre, si on veut demain justement avoir une réponse à apporter en matière d'attractivité parce que je suis sidéré aujourd'hui par le fait qu'il y a beaucoup de jeunes français et françaises qui ont le sens du service public et qui voudrai s'y engager parce qu'ils sont en quête de sens et là aussi a des études qui qui en témoignent mais qui se disent c'est pas très attractif C'est pas très bien payé. Les conditions d'accès et ensuite de de mouvement sont complexes et cetera et cetera.

Moi je pense que si demain on veut conserver le statut parce que c'est un enjeu et je sais que les organisations syndicales, ils sont particulièrement attachés. rendre attractif, il va peut-être falloir se poser la question de moins d'agent, mieux payer. Ça sera quand même déjà une question qu'il faudra se poser parce que si on continue d'avoir des effectifs euh assez nombreux ou trop nombreux, la question de la rémunération, de la juste rémunération du travail se posa, c'est mon point de vue et partagé par tous.

Euh je parle des expériences que j'ai pu avoir notamment à l'échelon employeur territorial que que j'ai été pendant euh 8 ans de ma vie euh avec 1500 agents sur une commune et près de 700 sur une agglomération qui est la principale de de l'île dont je suis issu. Euh euh et bien euh je voyais les difficultés en matière salariale. Prend exemple simple.

Vous savez tous que les fonctionnaires publics territoriaux, on voit leur leur rémunération gonflé par les régimes indemnitair personnel. Quels ne sont leurs étonnements lorsqu'ils arrivent en fin de carrière et qu'ils font le calcul de leur retraite euh parce qu'ils ne sont pas suffisamment informés sur le fait que les régimes indemnitaires, toutes les systèmes de prime individuels qui leur sont versés ne sont pas pris en compte dans le cadre du calcul de leur retraite. J'ai été témoin et acteur de scènes poignantes de dame qui arrivaient à l'âge de 65 ans qui étaient déjà assez fatigué qui faisait le calcul et qui me disait "Prongez-moi jusqu'à 67 ans, monsieur le maire. gant je vais pas pouvoir payer le crédit qui me reste à payer, il me reste un an à payer.

Donc je crois qu'à un moment la question de la rémunération, elle doit être aussi comparée à la à la question du nombre et c'est un discours de de franchise. Ceci étant dit, tous les ministères, toutes les fonctions publiques, toutes les missions de services public ne peuvent pas être traitées de la même manière. Et c'est peut-être la grande différence qu'il aura si demain il y a des objectifs de diminution du nombre d'agents public dans le pays par rapport à ce que nous avons pu connaître notamment il y a une quinzaine d'années où on était sur du 1 sur 3 basta et on a pu voir les résultats notamment en matière de sécurité publique, en matière de vie de nos préfectures aussi, il faut le dire puisque vous avez vu une forme de démantellement de la préfectorale sur laquelle aujourd'hui nous essayons de revenir notamment autour de la préfecture de département, voir même de la sous-préfecture où le président de la République souhaite que nous engagions des réflexions sur les villes sous-préfecture.

Donc voilà, il y a il y a il y a une une réalité budgétaire qui est un peu apre, je dois l'admettre. Il y a un statut que nous voulons préserver parce que vous avez également la question des contractuels versus les statutaires qui se posent avec beaucoup d'acuité aujourd'hui et qui d'ailleurs font que il y a aussi des augmentations de salaires. Et là, on se pose la question un peu théorique qui est Oui, mais en fait est-ce qu'il vaut mieux pas avoir les contractuels ? parce qu'en réalité le statut est enfermant à un moment d'un point de vue salarial euh il est capé euh alors que le contractuel lui a beaucoup plus de souplesse euh pour plein de raisons que j'ai pas besoin de vous rappeler.

Notamment dans l'hospital où là c'est encore plus grave. Vous avez deux médecins qui font le même métier dans la même pièce avec deux statuts différents et donc deux rémunérations qui sont particulièrement différentes. J'étais président d'un conseil de surveillance, certains me parlaient euh de mercenariat dans la fonction publique hospitalière qui est en vous savez en grande difficulté aujourd'hui.

Donc c'est vraiment un un un sujet euh qui va devoir attirer toute notre attention. Moi, tout ce que je vais faire en tant que ministre de la fonction publique, c'est d'alerter le gouvernement. C'est comme sur les C'est comme sur les maladies, vous savez.

Il y a il y a il y a maladie et maladie. Euh euh vous pouvez pas comparer les arrêts maladies de certaines fonctions publiques avec d'autres. Il faut toujours avoir un esprit de finesse et et d'analyse précise des choses.

Euh la maladie d'un hospitalier, c'est pas la maladie d'un d'un territorial. Il y a tout un tas de différences. Et c'est vrai qu'on n pas dans la communication politique du moment souvent suffisamment de bandes passantes pour pouvoir avoir cet esprit de nuance qui permett de bien expliquer les choses.

Moi, je vais essayer si nous y sommes encore dans quelques mois d'expliquer en tant que ministre de la fonction publique pourquoi est-ce qu'on fait ce qu'on fait, pourquoi est-ce qu'on propose ce qu'on fait mais il faudra du temps pour le faire et pas avoir seulement des excusez-moi encore pour français des power pont avec quelques chiffres en disant on va faire comme ça de coups de cuillère à peau puis on va laisser peser. Voilà. Hug.

Merci monsieur le président. Salut l'arrivée aussi du président pardon de la mission d'information. Désolé du retard et j'étais pour une autre mission une conférence de presse des problèmes techniques fait que au lieu deêtre tr quart d'heure on a mis pas de souci.

C'est le plaisir de d'assister à la fin de notre de notre rencontre. Merci d'être présent parmi nous. Hug laisse la parole.

Oui monsieur le président. Merci monsieur le ministre, merci pour vos propos que je partage globalement. Nous savons que et c'est toute la difficulté de cette mission, nous savons que nous sommes dans un budget qui va être contraint.

Contraint, ça veut dire que probablement on ne pourra pas et pendant un certain nombre d'années la avoir la possibilité d'augmenter les budgets, le budget public et la dépense publique de façon importante, de l'augmenter tout simplement. Et donc la question qui se pose, c'est comment euh améliorer le service public dans ce budget contraint et comment faire en sorte que nos concitoyens se réconcilie dans certains endroits parce que c'est pas partout le cas avec les services qui leur sont accompagnés. Euh moi je trouve que le baromètre des services publics est un outil extrêmement extrêmement utile.

Euh en plus effectivement il est l'ampleur du nombre d'usagers consultés permet d'avoir de de réelles statistiques. 25000 25000 personnes. Après, la difficulté de ce genre d'outil, c'est la la pérennité, c'està-dire comment comment on le maintient en vie et pardon mais avec la succession des gouvernements, ça fait partie de la du jeu démocratique. comment est-ce qu'on peut continuer à utiliser cette source d'information pour pour améliorer les choses ?

Et à partir de là, donc j'avais j'avais deux questions. Comment accompagnez-vous localement les services publics dans l'analyse des de leur des résultats et dans la mise en place des plans d'action ? C'est-à-dire que ces plans d'action, est-ce qu'ils sont évalués ?

Est-ce qu'ils sont contrôlés ? Est-ce qu'il y a des objectifs qui sont fixés et ensuite déclinés jusqu'au jusqu'à l'usager ? C'est ma première question et puis je crois que dans les 25000 usagers, il y en avait 500 en situation d'électronisme.

Euh comment comptez-vous rapprocher les démarches numériques des publics fragiles ou peu familiers des outils qui aujourd'hui se répandent ? Et j'avais une interrogation également il y a un certain nombre d'années, mais on en parle plus, où on parlait d'une d'une sorte de carte universelle, une carte Vitale Plus que chacun aurait avec l'ensemble de ses droits dans une logique de dites-le une seule fois, ce qui permettait à la fois de simplifier grandement les démarches de l'usager et en même temps me semble-t-il de d'améliorer les contrôles qui sont qui sont nécessaires. Donc voilà, c'était le mes questions.

Est-ce que ce que vous pouvez nous dire si cette notamment cette carte est encore au goût du jour ou si le projet a été abandonné ? Alors le le baromètre, l'idée c'était un baromètre annuel euh et donc c'est que l'année prochaine à peu près la même période, vous ayez un nouveau baromètre. Alors je je je pense le panel est un bon panel de 25000 hein, puisque ça permet effectivement d'avoir une vision assez fine des choses.

Posera-t-il les mêmes questions ? Sera-t-il immuable ? Certainement pas.

Je pense pas que ce soit souhaitable. parce que il y a des services publics qui sont pas forcément se testés. Euh bon, après, c'est vrai que les 19 qu'on a testé euh ce sont des services publics qui parlent à tout le monde.

Euh euh par euh euh tant de crise pour répondre à votre première question, euh il faut il faut pouvoir j'espère qu'on on va être en capacité de pouvoir être plus agile et saisir les opportunités euh qui peuvent néanmoins s'offrir à nous. D'abord, la méthode pour les territoires, je l'ai un peu dessiné en répondant à madame la sénatrice. L'idée c'est quand même, vous voyez même à travers le dispositif franc simplification, la bonne maille, c'est le département, c'est le préfet de département.

Moi, j'en ai la conviction cheviller au corps depuis des années. D'ailleurs, pour celles et ceux et j'en fais partie qui considèrent que d'autres axes de décentralisation sont souhaitable pour notre pays. Ils ne pourront pas être efficients s'ils ne s'accompagnent pas d'une belle et bonne politique de déconcentration des services de l'État.

C'est tous les enjeux qu'on va avoir d'ailleurs sur la simplification, c'est-à-dire remettre tout de même le préfet de département au cœur du dispositif pour être l'opérationnel de l'État en lien notamment avec la représentativité du territoire associatif culturelle élective naturellement euh euh et d'avoir la boîte à outils pour pouvoir organiser territorialement euh l'efficience euh des services publics. d'état sur les territoires donnés. Mais il y a également, je vous l'ai dit dans mon propos introductif, la nécessaire modernisation notamment numérique de nos services publics sur le terrain et sur le territoire.

Vous savez que j'ai annoncé euh euh il y a 2 semaines euh au salon euh Vivateek euh que euh le gouvernement avait signé un contrat avec l'entreprise Mistral pour faire en sorte qu'un agent conversationnel soit mise à disposition de 10000 agents publics dans le pays. L'idée c'est pas qu'il ne soit que disponible dans les ministères à Paris. L'idée, c'est également que dans nos territoires, dans nos départements, nous ayons ces progrès qui permettent de faciliter la vie de notre agent et surtout de lui permettre par cette facilitation de faciliter également celle de nos usagers, de nos compatriotes.

Je crois aujourd'hui que nous avons un certain nombre de d'évolutions qui peuvent offrir un boulevard si si on si on prend bien les choses, si on fait les choses intelligemment, si on on met une intelligence artificielle de confiance souveraine française ou européenne. C'est le but aussi que nous nous sommes fixés à article 15 de la loi de simplification de la vie économique avec notamment la possibilité de réduire un certain nombre de démarches en vue de créer les fameux data center encore un anglicisme donc je vais dire centre de données parce que je déteste m'exprimer dans la langue de Shakespeare même si je belle langue aussi euh je je je pense qu'on a on a on a ces outils. Et parmi la question que vous posez, je sais que vous vous faites référence à à ces cartes euh vital mais qui sont en même temps euh biométrique.

Je sais que le premier ministre Barnier était très attaché à à ça quand j'étais président de groupe à l'Assemblée nationale tous les mardis matin nous réunissions à Matignon, il avait à à de nombreuses reprises exprimé cela. Il y a des difficultés techniques pour mettre en réalité cela en œuvre. Euh il y a même un débat euh un débat euh euh technique assez apre.

Euh par exemple le prédécesseur de monsieur Barnier qui est devenu aussi président de groupe à l'Assemblée nationale, Gabriel Atal pour ne pas le citer, lui euh disait euh euh que techniquement il avait essayé de voir si cette possibilité était euh envisageable et que il y avait quand même pas mal de d'obstacles sur sur la route technique. Donc moi, je suis pas suffisamment bien informé. Peut-être que Catherine Vrin ou Yannick Neder le le sont bien davantage que moi.

Mais en réalité on a aussi une parade si d'aventure techniquement et aussi financièrement si vous pouvez permettre l'insert puisque sur des N + 2 3 4 5 ça produira des effets très certainement d'économie mais en N + 1 si demain on dote tous nos compatriotes de ce nouvel outil ça va quand même coûter un peu d'argent et on est aussi sur cette question budgétaire. Le dites-le-nous une fois. aussi est une réponse.

Vous savez qu'il existe quand même depuis quelques années. Le principe dit nous une fois. problème, c'est que on doit en reparler continuellement parce que on n pas dit qu'une fois, dites-nous une fois et ça et ça prend du temps.

Et ce qu'a défendu le Premier ministre, notamment lorsque je me suis rendu à ses côtés dans des déplacements euh à Nanterre il y a quelques semaines, quelques mois maintenant, c'est l'idée est aussi moment d'inverser la charge, d'avoir le concitoyen, le compatriote qui pose lui-même les questions à l'administration et qui n'a plus besoin. Je parlais tout de dossier MDPH. Vous savez quand vous êtes handicapé euh euh que c'est irréversible tous les ans de devoir aller redire euh euh ma situation n'a pas changé.

Quand vous avez des déficiences mentales, par exemple des trisomis 21, justement dans le chair, il y avait un monsieur qui me parlait d'une d'une électrice puisque c'était un élu du département qui me disait qu'elle en avait marre parce qu'elle avait sa sœur à charge qui avait plus de 50 ans et qui était atteinte d'une trisomie 21 handicapante. Que à chaque fois qu'il fallait dire non, elle est encore atteinte de trisomie 21. C'était un peu fatiguant.

Donc l'idée, dites-le nous une fois, c'est celle-là. C'est à un moment épargné à nos compatriotes un certain nombre de choses. Et dans cet élan de simplification sur les territoires et au niveau national, au niveau de toutes les démarches que nous avons essayé d'entreprendre, je pense que c'est une réponse importante.

Attention, il a des résistances, elles existent pour en avoir conscience. Mais euh je pense que si on empreinte ce cheminlà, on est plutôt sur une pente qui est favorable et sur Oui, l'électronisme l'îélectronisme euh il il faut il faut accompagner. C'est-à-dire que l'idée c'est former aussi les agents à pouvoir aller vers pour justement accompagner les gens et leur permettre d'essayer de rattraper leur retard.

Euh j'aime bien citer mes déplacements. Euh les maisons France Service souvent sont aussi une belle porte d'entrée pour les personnes qui euh ont des difficultés ou même encore vous avez des actions locales. acheté à un Ang euh euh dans un quartier populaire d'Anger qui est un quartier politique de la ville euh la Roserie euh c'est un grand quartier hein d'Anger et vous aviez une maison de quartier un grand bâtiment assez imposant d'ailleurs qui appartenait à la mairie d'Anger avec notamment un agent qui était là pour permettre aux gens qui avaient un problème d'électronisme de le régler et de pouvoir pouvoir les accompagner peut-être même pouvoir les former à au moins avoir la possibilité de je vous parle à des maisons France service à Jacio.

Le premier truc qu'on a fait avant d'avoir la maison France service avait une médiathèque une très belle médiathèque. J'avais mis beaucoup de de de moyens dans ce quartier qui manquait beaucoup de de de points de service public parce que je me disais c'était peut-être mieux de mettre une médiathèque avec des livres et une ouverture sur le monde qu'une salle de sport. Non pas que j'aime pas le sport, j'adore j' j'adore ça, mais souvent la réponse qu'on a fait dans les quartiers prioritaires politiques de la ville, c'est mettre des stades de foot, des city stades ou des stades de basket.

Et pendant ce temps-là, on nouvrait pas forcément les les portes et les fenêtres des esprits des jeunes, mais pas que des jeunes. Je parle du quartier des jardins de l'empereur où 70 % de la population est issue de l'immigration maghrébine, où vous avez des femmes qui étaient pas très impliquées dans la vie de la cité et cetera. Et bien, on a mis des des ordinateurs, on a mis internet, on a formé des femmes à utiliser internet.

Euh euh et je crois en ça. Euh al après, il y aura toujours une masse critique. Malheureusement euh euh c'est cela.

Donc et puis en plus en même temps, vous voyez bien qu'aujourd'hui vous avez aussi un débat sur le temps d'écran dès le plus jeune âge qui pose un certain nombre de questions, à mon avis civilisationnelle comme je le dis puisque votre serviteur a également été le rapporteur d'une loi visant à interdire l'accès des mineurs de moins de 15 ans aux réseaux sociaux. dont tout le monde se saisit aujourd'hui et je m'en réjouis. Mais aussi, il y a une marche du monde aujourd'hui, il faut quand même faire attention et et vous le voyez même dans les études, il y a quand même pas mal de français et de Français qui continuent de vouloir avoir le coup de téléphone et qui continuent de vouloir avoir et c'est tant mieux je le pense, la femme ou l'homme en cher et en os en face de lui ou d'elle pour les formalités administratives.

C'est d'ailleurs tout le principe de France Service. Mais nous sommes naturellement mobilisés ces questions là. Le dernier kilomètre euh Oui.

La déclinaison amélioration peut apporter réponses à la suite. Ah bien, c'est tout l'objectif de l'étude que nous faisons aujourd'hui de ce baromètre. C'est-à-dire qu'en réalité, on va être euh une méthode particulière pour décliner donc les orientations et avec des objets.

Est-ce que les objectifs qui sont fixés euh service par service jusqu'au bureau euh jusqu'à la et est-ce que ça ? Voilà. Alors ça, ce que vous êtes en train de me dire, c'est des conclusions de euh du mouvement de refondation de l'action publique que nous avons lancé au mois de février.

Vous le savez, euh normalement normalement le premier ministre devait nous réunir euh pour faire les conclusions de la remontée de d'informations que nous avons demandé à l'ensemble des services de l'État au mois de février là maintenant. Bon, la situation internationale et les annonces qu'il aura à faire en matière budgétaire qui sont quand même principales et primordiales font que cette réunion est décalée à la rentrée prochaine. Là, on aura une vision la plus affinée possible des fonctions mais également des territoires.

Parce que quand le quand le premier ministre demande ça, c'est pour savoir au plus près où il y a les défaillances et et de ce constat qui est lieu plus qu'un baromètre parce que là vraiment on aura la remontée de de d'information, on aura le plan d'action qui sera issu de cela. C'est comme quand on parle parce que dans votre belle maison, il y a beaucoup de de travail qui est effectué. Euh j'ai été auditionné il y a quelques semaines concernant notamment euh les agences et opérateurs par une commission d'enquête parlementaire qui rendra ses travaux prochainement.

Euh euh la la la mission de refondation de l'action publique, c'est elle qui va en su commission d'enquête sur laquelle nous comptons bien nous appuyer nous permettre d'avoir les bons outils de mesure pouvoir agir ce que nous ferons dans le cadre de la préparation notamment du débat budgétaire. Je pourrais vous donner un exemple de ce qui marche très bien et que j'ai pu visiter. Excusez-moi, vous allez dire le ministre est très attaché à France Service, il l' mais c'est les France Services itinérants.

Voilà, par exemple, vous avez les bus France Service que j'ai pu visiter dans le nord de la France mais également d'autres départements. Je crois que sur le dernier kilomètre comme vous le disiez tout à l'heure, il va peut-être falloir être sur ces initiatives là pour faire pénétrer les les Frances Services qui sont les management services publics de l'ensemble des territoires, y compris dans les zones les plus reculées. Il faut dire les choses comme elles le sont.

Moi, je suis élu d'un d'un territoire qui compte 49 communes, donc certaines de montagnes qui sont loin. Comme disait quelqu'un que j'aime beaucoup, c'est loin mais c'est beau. Mais mais euh c'est c'est euh c'est loin et parfois c'est bien d'avoir un bus qui passe pour pour permettre aux habitants de ces communes euh de pouvoir avoir accès. et la refondation de l'action publique.

Ce que nous avons demandé à l'ensemble de nos services et puis tout à l'heure, je vais vous cacher, je j'ai un rendez-vous cet après-midi avec les secrétaires généraux des ministères et la secrétaire générale du gouvernement. L'idée, c'est aussi que le gouvernement demande un certain nombre d'informations et les obtiennent. Quand on les aura compilés, là il y aura un plan d'action et le dernier kilomètre auquel vous faites référence.

D'autres questions ? Juste deux éléments. Votre collègue Françoise Gatel qu'on recevait hier prône le fait que les dans les 200 maisons France Service qui qu'il faudra ouvrir d'ici 2026, il y a un maximum de de maisons étinérantes.

Vous parliez tout à l'heure de des agents France Service auxquels on pourra pas demander plus et ce qui est normal. Il y a déjà 12 opérateurs avec 12 process différents qui au fur et à mesure qu'on vote des lois remettent des choses aussi en œuvre. Donc il faut qu' qui puisse être réactualisé dans leur formation.

Est-ce que dans le déploiement de services qui n'y sont pas aujourd'hui, on pourrait pas imaginer un deuxième niveau en fait qui serait d'avoir des permanences régulières dans les agences France Service au lieu de reformer en fait les agents France Service à tous leur process. Euh voilà. Après euh selon la taille du département et le nombre de maisons France service, il pourrait y avoir des difficultés, mais peut-être que ça pourrait être euh euh ça pourrait euh être une piste.

Et euh une dernière question, vous avez parlé des aidents connect qu'on a découvert avec euh une de vos de vos collègues ou avec madame petit, je sais plus. Euh comment est-ce qu'on les trouve et qui sont-ils réellement ? puisque on nous en a parlé deux deux fois mais en fait voilà on a on n pas trouvé l'info.

Alors sur France sur France Service déjà c'est déjà le cas, vous avez des permanences. par exemple, je suis allé dans l'Indre au tout début de mon exercice gouvernemental euh dans une ville sous-préfecture et d'ailleurs la sous-préfecture accueillait la maison France Service. Vous aviez des permanences, des permanences donc les tout ne reposait pas sur les épaules de nos conseillers France Services.

Moi encore une fois, je vis dire je crois en l'expérimentation, la preuve enné, j'ai faut faut qu'on se permette de faire certaines choses, mais surtout faut pas trop charger nos conseillers, nos conseillères. Faut que donc les missions de service public soient présentes dans les fr service, c'est pas une chasse gardée. Il faut qu'il y ait des permanences aussi.

Donc ça ça se travaille au niveau local avec les directions départementales des services publics concernés. Alors, connect [Musique] aid d'accompagner les usagers en toute sécurité dans leur démarche en ligne. Alors, comment ça fonctionne concrètement ?

L'usager éprouvant le besoin d'être accompagné se rend dans un lieu d'accompagnement. La première étape avant d'enclencher toute démarche, c'est de créer un compte France Connect. Vous savez ce fameux compte France Connect ?

Les dents et la personne aidée définissent les démarches à effectuer ensemble. L'id valide ensuite un mandat d'accompagnement avec l'usager. Ce mandat dématérialisé mandat matérialisé via un document papier signé.

Avec la réalisation des démarches en ligne, l'ensemble des connexions effectuées sont tracées ou stockées. Qui sont ces aidants ? Les aidants professionnels sont des personnes morales de droit public ou privé intervenant dans le cadre d'une mission de service public.

Leur habilitation en tant qu'aident connect est régie par un cadre légal bien établi. Les aidants familiaux, les bénévoles, les services civiques et les élus ne sont pas éligibles. Euh le service, il a coûté 7,6 millions d'euros depuis son lancement en 2019, modeste sur 6 exercices budgétaires.

Et il a accompagné 51636 usagers dans 344268 démarches, c'est précis, hein. Euh et 7302 aidents sont habilités dans 2993 structures. Voilà.

Merci beaucoup pour les précisions. Ah là ça peut pas faire plus précis. Dernière question peut-être monsieur le ministre.

Je sais que entre ceux qui posent des questions au Qag et ceux qui doivent y répondre on va être un peu un peu pressé. Euh vous avez parlé de statut, vous avez parlé d'attractivité. Euh il y a une enquête qui est qui date un peu maintenant, qui a 4 ou 5 ans et qui montrait le le sentiment de perte de sens des agents de la fonction publique.

Euh c'est perte de sens qui augmentait en fonction de l'âge. Euh à votre avis, quelles en sont les causes ? Euh ce phénomène a-t-il selon vous des conséquences sur l'attractivité de la fonction publique ?

Et puis deuxème question, le fait qu'il y a plus de contractuel et moins de statutaire, c'est aussi le déséquilibre des régimes de retraite puisqu'on voit qu'on est obligé d'augmenter les cotisations SN raccel à un moment. C'est est-ce qu'il y a pas un lien justement entre les deux et comment vous voyez les choses à l'avenir ? Oui, c'est vrai cette enquête, cette enquête, je l'ai en tête, elle était assez elle était assez pessimiste.

Euh je pense que pendant plusieurs années, on s'est pas posé la question de la gestion des hommes et des femmes dans la fonction publique. On se l'it mal posé, le fameux management à un moment euh c'est pas que pour l'entreprise. Euh je vous prends un exemple simple.

J'ai déjeuné tout à l'heure avec deux généraux, une de gendarmerie et un de l'armée pour parler de la réserve nationale. Pourquoi ? lorsque j'ai voulu lancer un plan de sensibilisation de nos agentes publiques à la résilience et qu'il et qu'il existait un certain nombre de réserves euh permettant d'être formé pas for et aller faire la guerre parce que certains ont mal compris mes propos mais pour assurer la continuité du service public en cas de cyberattaque en cas de catastrophe naturelle et vous savez que malheureusement aussi bien l'une que l'autre vont devenir assez régulières puis elles le sont déjà quand on voit les inondations, quand on voit les attaques que subissent nos hôpitaux de manière de manière assez régulière en matière cyber et je crois qu'en réalité il faut emporter avec nous les agents dans un récit qui est pas un récit fictif mais qui est un récit réaliste.

Tu es agent public, tu es utile et en cas de crise demain, tu trouveras ta place dans un dispositif pour assurer cette continuité. C'est peut-être pas la réponse. En tout cas, moi c'est celle que j'essaie d'apporter aujourd'hui.

C'est-à-dire essayer d'accompagner nos nos compatriotes qui ont choisi le service public sur une certaine idée de leur mission en fonction des configurations dans lesquelles le pays peut se trouver à un moment ou un autre. Pas pour être anxiogène et dire ça ça va tirer dans tous les sens et on va vous prendre vous et vos enfants, on va vous mettre au front. C'est pas comme ça que ça va se passer.

Tous tous ceux qui connaissent la situation savent que ce sera hybride, que ça sera de la désinformation, ça sera donc de la taxe cyber, ça sera ça sera pas ce qu'on a connu en 141 ou en ou en 39 40. Euh donc il y a ça et après bon sur les régimes de retraite, je partage votre inquiétude notamment sur celui de la CNRACL. Euh vous savez, je je reste un conseiller municipal et un conseiller d'agglomération qui suit les budgets de ces deux institutions.

Et j'ai vu ce que provoquait notamment les décisions prises. Je ne suis pas en charge du dossier. Euh il s'avère que des réponses seront apportées prochainement puisque la ministre de la santé de du travail et de l'action sociale Catherine Vautrin avec François Ribsamen et avec Améline Monchalin pilote les réflexions sur ce sujet.

Euh mais il doit évidemment attirer toute notre attention parce qu'il y a un déséquilibre structurel qui devient de plus en plus fort avec un un rapport cotisant retraité qui devient de plus en plus proche. On est à du 1,1 pour 1 à horizon 2050 ou 2045. C'est ce que la mission flash de la la Cour des comptes laissé entendre.

Et euh et je crois bien effectivement que la réponse constituant à augmenter la cotisation uniquement peut pas être la seule, elle peut pas être envisageable à vitam parce que tout ça va devenir intenable et ingérable pour notamment nos élus locaux et les hôpitaux qui en souffrent énormément. Merci monsieur le ministre. Je crois qu'on arrive à à la fin de de cette audition.

Merci pour les réponses apportées, merci pour vos différents propos, vos différentes interventions. Ces propos sont bien sûr annexé au rapport qui sera rendu fin septembre. Voilà, en tous les cas merci encore et bonne séance de Qag.

Accessibilité des services publics : Laurent Marcangeli — Laurent Marcangeli · Pourquijevote