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Débatfranceinfo (sur YouTube)· 15 septembre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueLogementImmigration & asileÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

HLM : Les Français en faveur de la "priorité nationale" ? Ian Brossat face à Gaëtan Dussausaye

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:53FerméeRéponse directe

    Combien de personnes de nationalités étrangères sont locataires dans HLM en France ?

  • 2:13FerméeRéponse directe

    Ces personnes seront-elles mises dehors ?

  • 2:45RelanceRéponse directe

    Pensez-vous que cette mesure aura un impact limité sur la crise du logement ?

  • 3:51OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la solution apportée par le Rassemblement national ?

  • 6:12RelanceRéponse directe

    Vous parlez de priorité ou d'exclusion ?

  • 7:23FerméeRéponse directe

    Est-ce que demain, une infirmière française aura priorité sur une collègue étrangère ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:36Gaetan du SaucéChiffre
    « Et vous avez également euh une autre donnée qui estime à 15 % et qui vient de ATD Carmond qui pareil on ne peut pas les accuser d'une grande proximité avec le rassemblement. »
  • 2:45Gaetan du SaucéChiffre
    « Plus actuellement vous avez de la part des bailleurs sociaux à peu près 90000 à 100000 nouveaux logements sociaux qui sont mis à disposition. »
  • 4:24Ian BrossatChiffre
    « C'est pas 100000 attributions par an, c'est 390000 attributions par an. »
  • 6:47Gaetan du SaucéFait
    « Il y a des situations dans lesquelles évidemment il y aura des travailleurs étrangers qui pourront bénéficier des logements sociaux et des situations dans lesquelles où équivalent et bah oui, on part sur le principe que ce seront les Français qui en bénéficieront en priorité. »
  • 7:23Gaetan du SaucéFait
    « C'est les Français qui en jugeront lors de l'élection. Le RN s'empare d'une philosophie de gauche. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Place à notre duel politique du soir avec Yanne Brossa qui est à nos côtés ce soir. Bonsoir. Bonsoir. Sénateur du Parti communiste de Paris et bonsoir Getan du Saucé, député Eren Desves. Alors on va parler pouvoir d'achat, on va parler logement puisque Marine Le Pen s'est attiré les foudres de nombreux opposants politiques et des associations après avoir fait cette proposition ce weekend lors de son discours de rentrée. Aujourd'hui, 70 % des Français sont éligibles au parc social et seulement 11 % en bénéficie. Les Français, les élus locaux, le bon sens doivent reprendre la main sur le logement social. Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux français.

0:46
Non speech

[applaudissements]

0:53
Locuteur

et nous devons leur réserver le bénéfice des APL, les aides personnelles au logement. Gaetan du C'est juste pour qu'on soit bien au clair sur les chiffres parce qu'il y a eu beaucoup de débats là-dessus. Combien de personnes de nationalités étrangères sont locataires dans HLM en France ? Alors, actuellement sur les 10,4 millions à peu près de bénéficiaires de logements sociaux, vous avez euh deux chiffres. Un premier qui vient de l'Union Social pour l'habitat, euh présidé par Emmanuel Cos, une écologiste en puissance.

Donc, autant vous dire que ce ne sont pas des chiffres qui viennent du Rassemblement national et qui estime à 12 % le nombre de résidents de nationalités étrangères et uniquement de nationalités étrangères dans les HLM. Et vous avez également euh une autre donnée qui estime à 15 % et qui vient de ATD Carmond qui pareil on ne peut pas les accuser d'une grande proximité avec le rassemblement. Et vous mettez pas en question ces chiffres tout même. Ah non non absolument pas.

Et au contraire, ça dit énormément puisque sur 10,4 millions, je vous laisse faire les calculs, vous avez donc un peu plus d'un million d'étrangers de personnes de nationalité étrangère qui bénéficient d'un logement social entre 12 et 15 % vous nous dites en fonction des sources de logements sociaux qui sont occupés par des personnes de nationalité étrangère. Euh pour qu'on soit au clair aussi, avant de donner la parole à Yan Brossa, ces personnes vous allez pas les mettre dehors. Euh voilà, ça ne concerne pas les beau qui sont en cours, c'est au moment des nouvelles attributions. Oui.

Comme d'ailleurs toute nouvelle loi dans la plupart du temps lorsqu'elles sont votées, elles n'ont pas un effet rétroactif et d'ailleurs nos adversaires le savent pertinemment. Donc c'est vrai que on a quand même assisté depuis les annonces qui ont été faites par Marine Le Pen des grandes annonces sur le plan logement parce qu'on s'arrête énormément sur la priorité nationale et ça me va très bien comme les 77 % de Français qui sont favorables mais il y a tout un arsenal de propositions qui ont été faites sur la question du logement qui encore une fois est une question essentielle dans le quotidien des Français.

Mais donc vous parlez de logement donc encore une fois entre 13 et 15 % allez on va on va trancher la po en de 14 % en fonction des sources donc on va dire 14 % à peu près de ces logements qui sont occupés par des étrangers. Euh vous nous dites ça sera pas immédiat puisque ce sera sur le le renouvellement des attributions. Vous pensez pas que cet impact-là aura euh sera euh franchement euh très limité ? Vous pensez vraiment que c'est ça qui va permettre de de résoudre la crise du logement social en France avant d'évoquer le fond et le principe même de la priorité nationale avec Brossé et la faisabilité aussi.

Plus actuellement vous avez de la part des bailleurs sociaux à peu près 90000 à 100000 nouveaux logements sociaux qui sont mis à disposition. Donc en fait, comprenez que sur un mandat, c'est donc 500000 places en logements sociaux qui pourraient être attribué prioritairement, pas exclusivement, prioritairement aux Français. Je pense que c'est une question de justice sociale. Encore une fois, le logement social a été financé par nos parents, nos grands-parents, nos arrières- grands-parents et il est aujourd'hui assez incompréhensible que les Français soient un peu exclusif. Reste quand même extrêmement limité au regard des chiffres.

C'est exactement la raison pour laquelle et peut-être on aura l'occasion d'y revenir ensuite avec Yan Bruss lui laisser la possibilité d'exprimer un peu mais je voulais qu'on clarifie un peu la raison pour laquelle aussi nous avons des propositions pour relancer et libérer le chantier de la construction qui est aujourd'hui dans un état déplorable dans notre pays du fait des manionn Yan Bross vous connaissez très bien le sujet puisque vous avez été conseillé à la mairie de Paris et vous étiez en charge justement de ces ces questions de de logement que pensez-vous de cette cette solution apportée par le Rassemblement national je la trouve profondément injuste.

Vous l'avez dit, je suis élu local avant d'être parlementaire. J'ai longtemps été élu local notamment en charge des questions du logement. Je prendrai un exemple tout simple. J'habite le 18e arrondissement de Paris. C'est l'arrondissement où je suis élu. Il y a un grand hôpital qui s'appelle l'hôpital Bicha. Dans cet hôpital, vous avez des infirmières. Parmi ces infirmières, vous en avez certaines qui ont la nationalité française, qui sont donc fonctionnaires, puis vous en avez d'autres qui sont contractuelles. À quel titre on considérera que celle qui a la nationalité française doit pouvoir bénéficier d'un logement social ?

Et celle qui fait exactement le même [raclement de gorge] travail, qui se lève à la même heure le matin, qui prodigue les mêmes soins aux personnes qui sont malades, elles seraient exclu du logement social. Parce que il faut dire les choses franchement vu la tension qu'on a sur le logement social dans notre pays. D'ailleurs, c'est pas 100000 attributions par an, c'est 390000 attributions par an, c'est quand même un peu plus pour ce qui est des attributions. Si vous dites qu'il y a une priorité nationale, ça veut dire que un étranger, il sera systématiquement en dessous de la pile, donc il n'aura jamais de logement social.

Donc ça n'est pas qu'une priorité nationale, c'est une exclusion étrangère. Et une fois de plus, on parle des étrangers. La réalité c'est que dans la grande majorité des cas, un demandeur de logement social qui est étranger en situation régulière, je rappelle parce que s'il n' pas de titre de séjour, il ne peut pas déposer de demande de logement social. Ce sont d'abord et avant tout des travailleurs et je considère qu'un travailleur, qu'il soit français ou qu'il soit étranger en situation régulière, qui fait donc le même travail qu'un français, il doit avoir les mêmes droits.

D'ailleurs, l'étranger en situation régulière dont je parle, il paye des impôts, il paye des impôts locaux et donc à quel titre il payerait des impôts et n'aurait pas la possibilité de bénéficier d'un logement social à proximité de son lieu de de travail ? Donc oui, c'est une mesure qui est discriminatoire, qui est très injuste et qui ne me paraît absolument pas répondre au problème réel qu'on a en matière d'accès au logement social. Problème d'efficacité qui ne répond pas à la la crise du logement et problème de discrimination, d'injustice entre les des salariés, entre les mêmes salariés.

Il ne m'étonne absolument pas et je pense que les français qui nous écoutent non plus, que monsieur Yan Brosa qui est membre du Parti communiste soit en désaccord avec une proposition du Rassemblement national. Ça, je veux dire, ça fait pas l'ombre d'un doute. Néanmoins, je pense que vous avez pas forcément écouté et c'est peut-être un petit jeu politique et je je le comprends parfaitement, mais le le fond de ce que j'ai dit à l'instant, encore une fois, vous confondez priorité et exclusivité. Encore une fois, vous avez pris l'exemple d'une personne infirmière aujourd'hui qui travaille à l'hôtel Bichard euh pardon, à l'hôpital Bichard et qui serait de nationalité étrangère.

Si aujourd'hui elle bénéficie d'un logement social, elle continuera à bénéficier de son logement social. Vous savez que les demandes en matière parce que vous connaissez en plus le dossier assez euh vous savez pertinemment aussi euh que les les besoins et le niveau des demandes en fonction des territoires vari. Il y a des territoires dans lequels on a du foncier disponible dans lequel on peut encore construire du lancement social, d'autres territoires où il y en a moins où il y a une demande qui peut être aussi un peu moins préc pressente. Donc en fait le tout c'est du cas par cas aussi.

Il y a des situations dans lesquelles évidemment il y aura des travailleurs étrangers qui pourront bénéficier des logements sociaux et des situations dans lesquelles où équivalent et bah oui, on part sur le principe que ce seront les Français qui en bénéficieront en priorité. C'est une question de justice sociale aussi.

Ce que dit Yan Bros, ce que dit Yan Brossa, vous assumez demain sur les nouvelles attributions euh de donner un logement en priorité à une infirmière parce qu'elle est française alors que sa collègue qui est étrangère, qui fait exactement le même travail, qui paye ses impôts, qui paye ses cotisations et cetera, elle ne bénéficiera pas de ce logement sera pas principe qui est au fondement de ce qu'on appelle la solidarité nationale qui doit bénéficier bien évidemment aux citoyens français avant tout.

C'est d'ailleurs un concept qui à l'époque était même défendu par la gauche Roger Salangrot, membre du Front populaire qui en août 31 député socialiste, déposait des loi de priorité nationale notamment dans l'accès à l'emploi. Donc aujourd'hui voilà, il y a une toute une partie du personnel politique qui s'offusque à cela. Je vois qu'ils prennent donc le contrepied de 77 % des Français qui sont assez favorables. C'était un sondage de CSA, je crois, qui date de septembre 2025. Et bien, c'est les Français qui en jugeront lors de l'élection. Le RN s'empare d'une philosophie de gauche.

Non, je je ne pense vraiment pas et je pense que ceux qui nous écoutent ceux qui nous écoutent et qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche n'approuvent pas cette logique qui est une logique purement discriminatoire et qui une fois de plus conduit au fait qu'on exclut du logement social des gens qui travaillent, qui participent au services publics, qui pour une part créent des richesses lorsqu'il lorsqu'il bossent. Mais simplement, permettez-moi de le dire, qu'on parle du problème du logement me paraît très positif. Et donc, je voudrais dire quel est à mes yeux le principal problème qu'on a en matière de logement social.

Le problème c'est qu'on ne construit pas assez de logement social. Le problème c'est que dans notre pays, on a aujourd'hui 3 millions de ménages qui sont demandeurs de logement social. Ça correspond à 5 millions de personnes qui vivent parfois dans des conditions extrêmement difficiles et vous avez 400000 attributions par an. Donc vous avez un décalage qui est quasiment un rapport de 1 à 10 et donc vous avez des temps d'attente en matière de logement social qui sont monstrueuses et des souffrances qui s'accumulent. La question qu'on devrait se poser, c'est pas comment on réordonnance la pile. C'est ça que vous proposez au foncé de réordonnancer la pile. C'est pas ça le sujet.

Le sujet c'est comment on relance dans notre pays la production de logements sociaux. Comment on fait en sorte qu'on est hors ? Or dans votre programme puisque je l'ai lu, vous proposez l'abrogation de la loi SRU, c'est-à-dire la loi qui permet de produire du logement social dans les communes qui en sont aujourd'hui dépourvu. C'est complètement contradic. Alors attendez, je on va on va s'arrêter justement sur l'abrogation de la loi SRU dans dans un instant. Mais d'abord juste revenons encore une question sur la pré vous dites priorité ou préférence nationale ? Priorité plus préférence toujours été priorité nationale. Priorité nationale quand même.

Juste une interrogation sur la faisabilité de cette de cette de cette mesure parce que il faudrait pour ça revoir la constitution. Tout à fait. Pour revoir la constitution, il faudrait passer par un référendum. Exactement. Mais il vous faut la majorité au parlement. Absolument pas. C'est exactement les mêmes débats que nous avions eu d'ordre juridique constitutionnel lorsque nous avions fait la proposition d'organiser un grand référendum constitutionnel sur l'immigration et dans lequel il y a ce dispositif qui permet d'inscrire dans notre constitution la priorité nationale dans l'accès aux aides sociales, dans l'accès au logement social et dans l'accès à l'emploi.

Juste un petit mot parcez parce important pour savoir si c'est pas une mesure d'affichage ou si réellement il y a une possibilité de faudourit le 89 et l'article 119 qui nécessite le la majorité du du parlement l'initiative présidentielle mais là il y a quand même quand on entend les constitutionnalistes tout le monde enfin la plupart des constitutionnalistes disent que ça ne rentre pas dans le champ de cet article 11 la plupart ça veut dire qu'il y en a d'autres qui disent l'inverse. Vous savez, sur ce sujet-là, je vous invite à aller regarder.

En mars 2025, vous avez un sénateur socialiste qui a déposé un projet de loi constitutionnel, justement proposition de loi constitutionnelle, plus précisément pour corriger l'article 11 pour empêcher l'organisation d'un référendum sur l'immigration.

Donc si on était si on avait la certitude absolue qu'il était impossible d'organiser un référendum sur l'immigration en mobilisant l'article 11 de notre constitution, alors pourquoi aujourd'hui le groupe socialiste au Sénat s'en inquiéterait essayer de corriger en amont que vous avez dit sur la construction de logement je vous rejoins totalement d'ailleurs Emmanuel Macron et l'énorme environnemental qu'ils ont pris avec Édouard Philippe et Gabriel Atal ont totalement plombé le chantier de la construction dans notre pays mais voyez il y a une proposition par exemple à laquelle vous pourriez pas vous oppos posé, c'est la mobilisation notamment des bureaux vacants.

Il y a 9 millions de mètres carrés de bureaux vacants qui ne sont pas utilisés, qui ne servent pas l'activité économique. Il est évident que on on mobilise aujourd'hui les promoteurs, les propriétaires privés de ces bureaux pour les inciter à les transformer en logement. Voilà, des mesures qui devraient faire consensus. Et je m'étonne qu'aujourd'hui et bien sur ces sujets là, les autres candidats à la présidentielle restent particulièrement. Vous saz, c'est moi qui ai transformé les bureaux du ministère de la défense dans le 7e arrondissement à quelques mètres d'ailleurs de l'Assemblée nationale, pas très loin de vos bureaux en 254 logements sociaux.

Ce qui permet à des infirmières, à des assistantes paternelles, à des éboueurs de vivre à Paris dans l'un des plus beaux quartiers de Paris. Donc en matière de transformation d'immeubles de bureau en logement, je crois que je n'ai pas de leçon à recevoir. Mais je voudrais revenir sur la question de la loi serue. La loi serue, elle a été votée en 2000. C'est une grande loi. C'est une loi de mixité sociale, une loi qui voulait à la fois développer le logement social, mais surtout une loi qui dit dans chaque commune de plus de 3500 habitants, il doit y avoir au moins 20 ou 25 % de logements sociaux. C'est fondamental. C'est l'idée que le logement social, ça doit être dans tous les territoires.

Le logement social, ça n'a pas vocation à être uniquement dans les mêmes territoires populaire. C'est une loi qui au fond dit que la solidarité doit être portée à l'échelle nationale et doit être portée par tous les territoires de notre pays. Que la République allit partout chez elle. Et donc c'est une loi qui a permis depuis 2000 de créer 1 million de logements sociaux. S'il n'y avait pas eu la loi SRU, il n'y aurait pas eu la création de ces logements sociaux particulièrement dans des communes qui jusqu'à présent n'en comptaient que très peu. Et quand j'ai lu votre programme, franchement avec pardonnez-moi Yan Brosa, mais des résultats contrastés et c'est ce que dit la cour des comptes.

D'abord, on en a construit beaucoup mais vous avez raison de le dire. Un certain nombre de maires et c'est profondément scandaleux préfèrent payer des amendes plutôt que de faire du logement social dans leur commune. Typiquement le maire de Neï qui a 3 ou 4 % de logements sociaux. Mais c'est justement ça qui m'a surpris surpris quand j'ai lu votre programme, j'ai eu le sentiment que c'était le maire de Neil qui l'avait écrit. C'estàd que c'était vraiment la caricature de ce que la bourgeoisie de droite réactionnaire produit de plus caricatural.

Même la droite aujourd'hui même la droite aujourd'hui même la droite ne propose pas l'abrogation de la loi SRU qui est une fois de plus une loi de justice sociale et territoriale et et et une fois de plus si on ne veut pas que le logement social soit concentré systématiquement dans les mêmes territoires, bah il faut en faire partout et notamment là où il y en a très peu. Un million de logements sociaux créés effectivement grâce à la loi SRU. Quelle justification pour abroger cette loi ? Bah en fait il y a les il y a les grands discours, il y a les grandes intentions et ensuite il y a la réalité concrète.

Vous l'avez rappelé, un rapport de la cour montre que le dispositif n'est pas le plus opérant et même d'ailleurs lorsqu'il y a eu la dernière mais quand même un effet positif incontestable si la la dernière correction a été faite en janvier 2013 si je ne dis pas de bêtises par une ancienne ministre écologiste qui était membre du gouvernement sous François Hollande madame Cécile Duflot et qui a d'ailleurs augmenté la part obligatoire de logements sociaux en faisant passer le seuil de 20 à 25 %. L'objectif était évident, il était annoncé par toute la gauche française à ce moment-là. Ça nous permettra de répondre à la demande et donc de faire diminuer la demande.

Qu'est-ce qui s'est passé sur la même période ? Et ben, sur les 10 dernières années, la demande a continué d'augmenter de 50 %. Alors, je vous le dis, ce n'est pas la loi SRU qui règle le problème et qui fait diminuer de la demande. C'est la libération du marché de la construction et le fait d'inciter parce que demain, on abroche ces obligations-là, mais vous avez toujours les PLU et les PLUIH qui d'ailleurs pour un certain nombre de communes, y compris les communes qui sont sous les 3500 habitants, obligent à la mise à disposition de par exemple 25 30 % parfois même de logements sociaux dès qu'il y a une nouvelle construction.

Donc si vous relancez le marché de la construction, vous relancez aussi en parallèle le marché de la construction de logement social. Ce sera évidemment un programme mieux que vous avez dit n'est pas tout à fait juste.

Qu'est-ce qui a fait que la demande de logements sociaux a explosé politique conseill que les gens se sont appauvri et donc et par ailleurs que et par ailleurs et par ailleurs que le marché immobilier privé a continué à exploser avec des prix qui sont complètement décorrélés par rapport au revenus des ménages et donc évidemment les gens ils s'en sortent pas dans leur logement privé qui est trop petit et pas adapté à leur configuration familiale, ils font une demande de logement social. C'est ça qui alimente l'augmentation de la demande de logement social. Et aujourd'hui effectivement, on aurait besoin d'accélérer la production de logements sociaux.

Et ça passe de mon point de vue non pas par l'abandon de la loi SRU mais par une loi qui soit mieux appliquée avec des sanctions plus fortes et c'est ça qui permettra que des maires ne se mettent pas en travers de la loi comme c'est le cas aujourd'hui. En tout cas, c'est un sujet qui sera important dans cette campagne parce que je rappelle quand même que le logement, c'est 28 % du budget des des ménages français, des ménages qui tirent la langue déjà avec un pouvoir d'achat en berne et on a vu aujourd'hui toutes ces mobilisations dans différents secteurs et certains appelsent à se mobiliser le 17 octobre pour faire revivre le mouvement des gilets jaunes.

Contestation qui aura le soutien de Fabien Roussell. Écoutez, si le gouvernement n'agit pas dans les jours qui viennent, j'appelle les Français, j'appelle les Français à se mobiliser comme nous avons su le faire en 2018 avec les gilets jaunes. Je les appelle à se mobiliser sur les ronds-points, devant les sous-préfectures, devant les préfectures, devant tous les lieux de pouvoir, devant l'Élysée, devant Mathon, devant devant devant Matignon pour que enfin enfin ce gouvernement agisse. N'attendons pas les élections présidentielles. Vous avez pas peur de souffler sur les braises ? Ah, les braises, elles sont déjà là et elles sont soufflées par le gouvernement tous les jours.

Quand vous avez d'un côté un prix des carburants euh qui explose, qui atteint un niveau absolument monstrueux, vous avez des salaires qui euh n'évoluent pas au même rythme que l'inflation. Vous avez des gens qui sont pris à la gorge. Je rappelle que les carburants, c'est une dépense contrainte. C'est pas une dépense plaisir, c'est pas une dépense d'agrément. Vous vous réveillez pas un matin en vous disant tiens, j'ai envie de m'acheter du carburant. Non, vous avez besoin d'aller sur votre lieu de travail et ça suppose de faire le plein pour pour votre voiture.

Et donc oui, aujourd'hui vous avez des gens qui sont très en colère et on ne peut pas attendre les élections pour régler ce problème mais quand Fabien Rousel appelle à se mobiliser devant tous les lieux de pouvoir quand il fait référence au gilets jaunes, on a évidemment les images de l'Arc de Triomphe en tête. Est-ce que c'est est-ce que c'est responsable quand on voit les dérapages qu'il a pu avoir au moment du du mouvement des gilets jaunes ? Ce que j'ai retenu des gilets jaunes, c'est pas d'abord le dérapage, c'est la répression, c'est d'abord c'est d'abord une grande colère populaire qui a fait céder le gouvernement.

Et euh je retiens que la seule fois que le gouvernement a cédé, que le gouvernement a dû reculer, c'est parce qu'il y a eu un mouvement social puissant. Et donc et donc bah de fait oui de fait oui. L'expérience a prouvé au cours de ces dernières années qu'il n'y a que le rapport de force dans la rue qui a conduit Emmanuel Macron à reculer puisque en l'occurrence le mouvement des gilets jaunes a permis qu'on revienne sur la taxe carbone. C'est une réalité constatée par les Français. Est-ce que vous encouragez vous aussi un rapport de force dans la rue ?

Est-ce que vous soutenez les mobilisations comme le fait le font les les communistes et Olivier Fort aussi du Parti socialiste en tant en tant que député dans dans les VO ? C'est pas ma responsabilité de dire aux Français comment ils doivent se mobiliser, s'ils doivent aller dans la rue, s'ils doivent se retrouver autour des rond-points.

J'aimerais d'ailleurs préciser comme monsieur Yan Brossa que oui moi l'image que je garde et le souvenir que je garde des gilets jaunes c'est pas les exactions c'est pas les violences qui sont venu perturber les cortèges existid en plus toujours un petit peu par les mêmes ceux qui s'organisent en Black Block qui nous viennent de l'extrême gauche qui sont des anarchistes en puissance alors que les premiers weekends nous avions une mobilisation populaire conviviale enthousiaste avec des personnes qui parfois n'avaient jamais mis les pieds dans la rue et qui pour une fois et c'était immobilisé c'est vrai que on faisait encore la réfle avec les les gilets jaunes si tent que cet app.

Non, nous nous on est surtout là pour leur apporter des propositions et des solutions pour faire en sorte que demain il puisse s'assurer de vivre mieux. C'est pour ça qu'on défend depuis 5 années avec Marine Le Pen et Jordan Bardella la baisse de la TVA de 20 à 5,5 % sur l'intégr l'intégralité des énergies, pas uniquement le carburant. Parce que par exemple, on parle très peu du FU. Aujourd'hui, le FU, il y a encore 2 millions de foyers qui se chauffent au FU et qui subissent également l'explosion des prix. Mais eux, personne n'en parle et personne ne leur propose quoi que ce soit.

Et même pire que ça, c'est vous avez donc les Macronistes qui défilent sur les plateaux parisiens pour vous expliquer. C'est horrible, il faut faire quelque chose pour aider nos compatriotes face à l'explosion des prix énergétique. Et qu'est-ce qu'ils font au Parlement européen ce jour ? Au Parlement européen, il continuent d'approuver un dispositif qui s'appelle le dispositif ETS2 et qui va aboutir notamment en ce qui concerne le FiU à une augmentation de près de 250 € annuels pour les foyers qui se chauffent au FIU. Tout cela n'est absolument pas entendable. Il faudra évidemment aller chercher des comptes à ses responsables politiques.

Il Bressa pour conclure bien sûr qu'il faut baisser les taxes. Nous sommes favorables à la baisse des taxes, à la baisse de la TVA, la suppression des des des de des taxes qui aujourd'hui pèsent lourdement sur le niveau des carburants. 60 % du prix que vous payez, c'est des taxes. Et donc oui, il faut les baisser. Il faut aussi quand même se poser la question des super profits d'une entreprise comme totale.

Quand vous avez d'un côté des gens qui aujourd'hui n'en peuvent plus à cause de l'envoler des prix des carburants et vous avez monsieur Pouyané qui gagne 10 millions d'euros par an, 10 millions d'euros par an, vous voyez bien qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et donc du côté des super profits totals, il y a à l'évidence des ressources à aller chercher et on aura l'occasion de vous interroger de nouveau sur les super profits effectivement de Total et de ces grands groupes. Merci beaucoup.

Je vous propose de rester encore quelques minutes en plateau parce qu'on va accueillir Thbo Martinez Del Cairou de la cellule vrai ou faux qui scrute, qui analyse les paroles de nos hommes, de nos nos femmes politiques. Et ce soir, vous allez nous parler de votre weekend Thbo, puisque vous êtes allé accompagner Derv poso à Aras aux assises de la souveraineté organisée par Florient Philippo. Et vous vous êtes aperçu que ce rassemblement ça n'était pas seulement un congrès de patriotes, c'était aussi un rassemblement de personnalités très prusses. Alors je vais bien sûr vous parler de ce qu'on disait sur la Russie pendant ce rassemblement mais avant ça un peu de contexte pour tout comprendre.

Vous allez voir, c'est intéressant, assez subtil. Les assises de la souveraineté, c'est une journée qui est organisée par Floriant Philippo qui est connu donc pour être l'ancien numéro 2 du Front National et qui est aujourd'hui président de son parti qui s'appelle les patries. Il est il organise tous les ans ses assises de de la souveraineté à Aras. Cette année, c'était vraiment rempli. Il y avait plus de 3500 personnes quand même qui étaient venues de toute la France. Il y avait des auteurs assez proches du mouvement qui signaient des livres. Mais attention, si vous vouliez manger ou prendre un café par exemple, fallait payer en France.

C'estàd que vous payez avec votre carte bleue pour échanger 1 € contre contre un franc. Donc ça c'était pour bien rappeler le thème de la journée. Les patriotes veulent défendre la souveraineté nationale. Ils veulent sortir de l'euro, ils veulent sortir de l'OTAN, ils veulent sortir de Schengen. Bref, toutes les instances qui sont supranationales. Et pour aborder tous ces thèmes, il y avait une longue liste d'invités de tables rondes. Et c'est là que ça devient très intéressant. Parmi les invités, il y en avait un peu plus de 35. On va retrouver des noms, vous allez le voir ici sur ce graphique comme Alexis Poulin, Caroline Galacteros, Régis Le Sommier ou encore Nicolas Vidal.

Et leur point commun, qu'est-ce que c'est ? C'est qu'ils ont tous la particularité d'avoir été collaborateurs réguliers ou invités réguliers sur le médiarusse RT France. Alexis Poulin d'ailleurs a toujours son intervention en ligne. Vous le voyez sur le site de RT et voici ce qu'il y raconte. par exemple, les médias en Occident se concentrent majoritairement sur les frappes russes en Ukraine.

Il est très peu question des attaques sur les navires russes ou sur les différents ports ou sur la ville de Sochi euh parce que ça montrerait tout simplement une réalité que les les les les responsables européens ne veulent pas montrer à leur population pour continuer à demander davantage de soutien à l'Ukraine. Donc à l'écouter, on a la sensation que la guerre ne se passe même pas en Ukraine et je rappelle quand même que Russia Today est interdite de diffusion en France. Bref, cette concentration de collaborateur er, ça nous a intrigué. Donc on en a parlé directement avec Florient Philippo qui est l'organisateur de l'événement.

Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent au vu des têtes d'affiches aujourd'hui c'est un rassemblement prusse qui sont un peu bébettes en fait qu'il faut réfléchir dans la vie. Euh c'est d'abord un rassemblement Pro France libre et que les têtes d'affiches vous les aviez il y a 4 ans, il y avait pas la guerre Russie-Ukraine ou voilà. Ça c'est je sais que dès qu'on défend la position gauliste de paix, d'équilibre et de France libre, on dit c'est le narrative du Kremelin. Enfin, il faut être complètement idiot pour raconter un truc pareil. Moi, je m'en fiche du créelin. Voilà. Donc officiellement, pensez que cela loi n'a rien à voir avec le discours russe.

En quand on pense le contraire, c'est on est un petit peu bébête. Donc on a attendu le micro à tous ceux qui ont traversé la France et vraiment ça venait de partout, ça venait de Bretagne, ça venait du Var et on s'est vite aperçu qu'il y avait quand même des éléments de langage du cremelin dans leur bouche. On les écoute. Peut être amis avec le Poutine d'aujourd'hui. Mais bien sûr. Pourquoi ? Où est le problème ? C'est quoi le problème du Poutine d'aujourd'hui ? Non respect des droits de l'homme, crime contre l'humanité. Ah bon ? Ouais. Et il y a que il y a qu'en Russie il y a qu'en Russie crime contre l'humanité. Et on pourrait parler de Zelenski peut-être ? Non.

Euh moi je pense qu'il faut parler avec tout le monde, il ne faut straciser personne. Donc ce qu'on ce qu'on fait subir à la Russie est probablement excessif. La Russie est l'ami du peuple français. Même celle d'aujourd'hui. Ouais, même celle d'aujourd'hui. Alors évidemment quand je parle de crime contre l'humanité, c'est que je reprends les termes de l'ONU qui accuse la Russie d'avoir commis ces crimes contre l'humanité en déportant par la force des milliers d'enfants ukrainiens. Mais pour les gens à qui j'ai parlé, tout ça, c'est faux. Ça n'existe pas. La Russie ne représente aucun danger. Au contraire, c'est même une allie.

Et sur ce point, les les têtes d'affiches de la conférence, elles étaient tout à fait d'accord. Oui. Notamment Nicolas Dupontignan qu'on a croisé juste avant une conférence. Il est candidat à l'élection présidentielle et voici ce qu'il a dit. On peut pas continuer cette guerre folle. Il faut la paix là-bas et c'est possible la paix là-bas. Alors, comment on fait la paix avec un agresseur ? Mais il y a pas d' Il y a deux agresseurs. Les torts sont partagés. Donc on fait la paix en renvoyant chacun dans ses buts et en faisant ce que j'avais proposé dès 2022 de l'Ukraine, une zone démilitarisée neutre.

Une zone démilitarisée neutre, c'est quand même euh explicitement une demande russe pour Nicolas Duuptignan. L'agresseur n'est pas la Russie. Donc voilà, un peu ce que j'ai pu voir pendant cette journée à Aras, c'est qu'il y a une vraie porosité entre ce mouvement souverainiste français et ce discours prorusse. Même si évidemment, vous l'avez compris, ce n'est pas présenté comme ça. Eux se présentent comme des pacifistes. Merci beaucoup Thbo. Gaetan du Sauc. On se souvient que Nicolas Duponignan avait appelé à voter Marine Le Pen au second tour en 2022. Est-ce que vous accepterez son son soutien si la situation se représente en 2027 ?

Euh alors c'était en 2017 qu'il avait fait une alliance donc c'était il y a 10 ans avant la prochaine élection présidentielle ou mais en 2022 il avait appelé à soutenir Marine Le P. D'accord. Mais enfin je suis désolé mais par rapport au reportage qui vient d'être fait ni l'avocat de monsieur Dubignan ni l'avocat de monsieur FL. Vous les inviterez tous deux à venir vous donner les explications et les raisons qui les qui les chantent sur l'organisation des événements et les invités. Non, je vous demandais juste voilà si un soutien de Nicolas Dupon c'est quelque chose que vous accepterez ou non. Mais chacun fait ce qu'il veut.

Moi ce qui compte c'est surtout qu'on fasse l'élection avec les Français. C'est tout ce qui m'intéresse. Il Bross un commentaire. La Russie n'est plus communiste depuis quelques années, donc je me sens pas particulièrement [rires] concerné par des propos. Non non mais bon sur la proximité de certaines personnalités politiques avec des des prusses, bah la démonstration a été faite. Merci beaucoup Tibo. vrai ou faux, c'est tous les samedis à 13h avec Julien Pain et avec toutes ses toutes ses équipes.