« Les gens ont besoin de leur maire ! » | Paroles de maire (épisode 02)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Combien d'habitants à 4500 habitants. Combien ? 4500 habitants. 4500.
Il faut pas encore une fois je pense opposer les genre et je pense que c'est une complémentarité et chacun doit trouver sa place. Si monsieur aime bien faire les barbecue, mais qu'il fasse des barbecues. Et s'il aime bien faire le ménage et passer l'aspirateur, et ben qu'il fasse aussi.
Donc cette évolution, elle est réelle. Attention à pas complètement inverser les courants. Faut pas avoir comme objectif de se ressembler.
Une égalité salariale évidemment. Ça ça me paraît évidence mais sur sur le reste chacun dans sa complémentarité c'est comme ça qu'on fait société mais que ce soit sur le sexe ou sur la couleur de beau sur autre chose enfin voilà. Alors ce soir je reçois Adeline Roldao Martins, maire de Survilier une petite ville de 4500 habitants, situé dans l'agglomération de Roissie.
Petite Adeline rêvait déjà de devenir président de la République. [rires] Un rêve peut-être naïf mais qui esquissait déjà le la voix d'un engagement. et finalement un engagement de maire.
Le le poste dans la République qui ressemble plus au poste de président, c'est le poste de maire. Mais avant d'en arriver à l'expérience concrète, Aline, est-ce que vous pourriez nous présenter votre parcours ? Comment qu'est-ce que vous avez fait pour devenir maire ?
À vous la parole. Alors, j'ai rien fait en particulier pour devenir maire. Effectivement, j'étais passionnée de la chose politique depuis petite, je ne sais pour quelle raison.
Je l'ai appris avec le temps à travers, je pense tout simplement le le métier de mon père qui était un un portugais qui s'est engagé dans la Légion étrangère pour la France. Donc je pense que ça il y a eu quelques valeurs transmises euh à ce sujet et c'est vrai que dans mon orientation, dans mes dans mes études, bah ça ça m'a dirigé. J'ai fait Science Po Toulouse et euh une fois Science Po Toulouse, je j'ai été passionnée des avions et me dire bah j'ai envie de voir ce qu'est la vraie vie et de connaître le monde économique.
Et donc j'ai engagé un double cursus euh au sein de l'ENAC, l'école nationale civile et le SC. J'ai été diplôé de ça apprécience pot et donc j'ai commencé ma carrière dans le secteur aérien d'où ma venue et ma montée en région parisienne. Et voilà et mes premiers amours se sont un peu éloignés. et m'ont rattrapé par la suite en 2013, un peu malgré moi.
J'étais investi dans une dans une crèche associative. La première adjointe de l'époque qui me voyait en conseil d'administration est venu me dire "Ah, vous voudriez pas rejoindre l'équipe de monsieur le maire qui qui se représente et cetera ? Écoutez, je ne sais pas.
Voilà. Bon, écoutez, je veux bien vous donner un coup de main pour la com, votre com de campagne. Vous avez hésité ?
Enfin, être dans l'équipe, c'était pas euh enfin voilà, ça s'était atténué en fait ce sens- premier, mais euh aider parce que la communication politique et euh et arriver à Ouais. Ouais, ouais. Tout à fait.
Et donc de fil en aiguille, c'est ce qui s'est produit. Il m'a dit "Non non, vous venez dans ma liste." J'ai été donc dans sa liste.
En 2014, il a été réélu maire. Il m'a nommé adjointe très rapidement après en 2020. Donc je me suis présentée.
Donc lui ne se représentant plus, je me suis présentée contre son opposant de 2014 qui est toujours mon opposant aujourd'hui. D'accord. D'accord.
Donc vous avez succédé finalement à celui qui vous avez euh recruté pour la première fois. Exactement. Avec un combat bien gagné quand même he parce que j'avais un petit peu d'adversité en face mais voilà.
Donc il y a quand même une continuité mais il ils sont venus vous chercher hein. C'est pas vous qui Ouais. Sans ça vous l'auriez pas fait.
Tout à fait. Sans ça je l'aurais pas fait. Et est-ce que vous avez réussi, est-ce que c'est facile pour une femme de concilier votre activité professionnelle, votre activité politique, votre vie de famille et et tout ça vous avez réussi à le faire.
Est-ce que c'est plus compliqué pour une femme que pour un homme ? Je sais pas si c'est plus compliqué. En tout cas, moi je me suis jamais cette posé cette question.
Je me suis jamais posé cette question là. Je pense que ce soit en couple ou en famille, pour être épanoui, il faut être épanoui soi-même. Et mon épanouissement en fait, il se trouve dans mon engagement et dans mon engagement politique auprès de mes concitoyens.
Donc c'est une question c'est une question d'équilibre. À l'époque quand je suis devenue maire, j'étais chef d'entreprise. Chef d'entreise à l'époque, j'étais chef d'entreprise.
Effectivement et voilà. J'aime bien les tailles un peu agiles. Donc PME 350 400 salariés, ce qui correspond aussi à l'agilité de ma de ma commune.
J'aime bien ces tailles-là. Voilà, ça s'est fait. Et est-ce qu'il y a des points communs entre la gestion de l'entreprise et la gestion de la mairie ?
Est-ce que vous êtes servi de Oui, bien évidemment, il y a pas d'opposition entre le privé et le public. Il y a deux bonnes pratiques dans le privé dont on peut s'inspirer pour faire avancer le public. Et et c'est pour ça que je parlais de taille agile et c'est ce que je pense que j'ai fait euh du coup dans ma collectivité à Surviler.
Est-ce que vous pensez qu'il y a assez de femmes engagées en politique aujourd'hui ? Notamment dans les mairies ? Vous savez qu'il n'y a que 20 % de mères femmes.
Si elles ont envie, si les femmes ont envie, il doit pas y avoir de frein à l'accomplissement de leur envie. Mais c'est une question d'envie. Il est vrai que l'image de la politique, c'est pas forcément une image simple.
C'est une image où il y a de l'adversité. C'est très vrai, y compris au niveau local, même si c'est un petit peu différent. Ça ça peut effrayer les femmes en plus sont réticentes à au combat trop personnalisé.
Je pense effectivement que l'une de nos différences et de nos complémentarités, c'est ce rapport au rapport de force. Justement, je crois savoir dans ce que me disent les autres que moi j'ai une part de testostérone assumé. [rires] Voilà, j'ai une part de testostérone assumé qui fait que j'avance dans ce que je fais mais sans m'interroger.
Enfin, l'important c'est d'être ce que l'on est en fait. Et si on pose la question de l'autre sens, est-ce que vous pensez que les femmes ont des choses à apporter à la vie politique, à la vie des mairies qui manquent aujourd'hui ? Est-ce qu'elles peuvent justement changer un peu la situation du seul fait qu'elles sont femmes, indépendamment de de leurs propres obligés ?
Moi je pense pas. Moi moi je pense que c'est pas une question de genre en fait, je pense que c'est vraiment une question de personnalité. de personne et de ce qu'on a envie de donner pour les autres, de faire pour les autres et de sa capacité d'investissement pour la collectivité en général d'ailleurs et pour le collectif.
J'aime bien le mot collectif. Il y a des freins encore aujourd'hui dans la société et il y a des freins notamment quand les femmes sont jeunes donc quel quand elles ont des enfants en bas âge. Ça ce sont des freins naturels concilier absolument.
Il y a un rôle de la maman. C'est pas une opposition entre hommes femme, c'est une complémentarité différente. Il y a un rôle de la maman qui peut être un peu différent aussi et pas faut pas opposer les choses que le rôle du que le rôle du papa.
Et c'est vrai que le bisou de la maman le soir, voilà, il est aussi important mais c'est c'est ça se passe dans les mairies comme ça se passe dans sa carrière professionnelle. Vous êtes toujours dans l'entreprise ou pas du tout ? J'ai vu un un tournant enfin qui s'est opéré d'ailleurs en 2022 euh puisque j'ai suivi euh une formation à à l'INSP.
À l'époque, j'ai le sénat non j'ai le futur sénateur, il n'était pas sénateur qui est venu me voir, il m'a dit "Adine, j'aimerais bien que tu sois sur ma liste en tant que numéro 2 pour partir au sénatorial." Non, j'ai fait mes petits calculs, pas de chance d'être élu parce que j'aime beaucoup mon mandat de ma mère et je dis "Écoute, partons sur cette aventure." Laissé transformer, il devient sénateur et en l'occurrence derrière, il me dit "Tu viens avec moi au Sénat Et là, je lui dis, j'avais un pied dans le public et un pied dans le privé, un certain équilibre pour décider.
J'aime le l'action et le concret. Et je trouve que quand on est dans la vie économique, c'est extrêmement intéressant, extrêmement fin et ça nous enfin on a des apports intéressants et donc il me dit "Viens avec moi et cetera." Bon et puis vous l'avez compris, enfin j'ai franchi le cap puis 2023, je suis attaché par le Ah là là.
Mais vous pensiez pas 2 minutes être un jour attaché parlementaire. Pas du tout hein. Et puis demain si je retourne dans le privé, ça sera avec grand plaisir.
Voilà, il faut vivre je pense ses envies. Vu ce que vous avez fait, vos expériences, tout ce à vous avez été confronté, est-ce que vous pensez que on réduit quand même les inégalités entre les femmes et les hommes ? Est-ce que vous pensez que la société évolue dans le bon sens ou est-ce que vous pensez que bon, on progresse pas beaucoup ?
Non, si on progresse, on progresse et on a on a progressé avec un regard beaucoup plus jeune à l'époque, les quotas Ouais. où la parilité s interroge et au final forcé de constater que ça a fait évoluer la société, y compris dans les conseils d'administration des grandes entreprises. Enfin, c'est la même chose hein, ça a fait évoluer les choses et aujourd'hui quand on regarde dans le rétroviseur effectivement la femme occupe une autre place.
Après, il faut pas encore une fois je pense opposer les genres. Je parlais tout à l'heure de comme on oppose d'ailleurs la société, les minorités, enfin on tout le monde en ce moment et je pense que c'est une complémentarité et chacun doit trouver sa place. Si monsieur aime bien faire les barbecue, mais qu'il fasse des barbecues.
Et s'il aime bien faire le ménage et passer l'aspirateur et ben qu'il fasse aussi. Donc cette évolution, elle est réelle. Attention à pas complètement inverser les courants.
Faut pas avoir comme objectif de se ressembler. Une égalité salariale évidemment. Enfin ça ça me paraît les évidence mais sur le reste chacun dans sa complémentarité.
C'est comme ça qu'on fait société mais que ce soit sur le sexe ou sur la couleur de beau sur autre chose. Enfin voilà, je disais que il y a pas assez de mère femme. Est-ce que vous avez des idées sur ce qu'on pourrait faire pour améliorer la situation ?
Pour moi, c'est lié donc je dis je le disais tout à l'heure, c'est lié à l'âge et notamment à sa relation à la maternité. Et donc si c'est lié à l'âge et à la relation à sa à la maternité, sans rentrer dans une politique dans une polémique, c'est forcément lié à l'indemnité et à la rémunération. D'accord.
Forcément aujourd'hui pour concilier vie personnelle et une vie par exemple de mère M pour le coup il faut pouvoir en vivre aussi et ce qui est pas forcément ce qui est pas l'indemnité n'est pas à la hauteur de l'engagement. Ça tout le monde voilà tout le monde le sait. Et je pense que le sujet, il est peut-être plus là, plus sur la question de cet âge et de ces femmes jeunes qui s'engagent et qui ont envie de s'engager sur ça.
Mais après, il faut pouvoir vivre aussi de son activité. À moins d'être marié à un monsieur qui et ça c'est une autre [rires] c'est une autre histoire. Est-ce que vous auriez un message à à donner à des femmes ou à des filles qui hésitent encore à s'engager ?
Pas d'hésitation, faut vivre ses envies dans une vie. La vie, elle est trop courte. Faut prendre chaque jour avec grand bonheur et il faut avancer vivre ses passions.
Donc pas d'hésitation. Personne n'est plus bête qu'un autre. L'important c'est l'envie, le travail.
Le travail quand même. Ah évidemment rien n'arrive tout seul je pense dans la vie. Le travail c'est la valeur, je l'ai peut-être pas dit jusqu'à présent, fondamentale.
Aujourd'hui, il y a beaucoup de maires qui se posent des questions. Le statut déjà et la rémunération, c'est bien sûr un aspect du sujet, mais il y en a qui sont un peu dégoûtés par la fonction. C'est-à-dire que ils se font engueuler par tout le monde et souvent ils ont pas les moyens de faire de répondre aux demandes de la de leur concitoyens.
Ils sont à porté de baffe comme comme disait l'autre. Ben oui, c'est le c'est le premier qu'on voit, il prend pour tout le monde et il y a beaucoup de mères qui soit ne se représentent plus, soit démissionnent en cours de mandat qui a vraiment un une lassitude des maires surtout des maires d'ailleurs qui sont qui sont pourtant les élus préférés des Français hein. Qu'est-ce qu'on peut faire pour leur donner envie, pour leur redonner envie ?
Je trouve que c'est un sujet extrêmement complexe et qu'il nous faudrait 4 heures de dissertation. Encore, on a une société qui se durcit certes et on a une société paradoxalement qui a encore plus besoin des mères et de proximité. Il y a une perte de confiance, d'attachement par rapport, j'ai envie de dire, au niveau national, on va le résumer à Paris.
Et dans ces moments-là, il y a besoin de cette proximité avec les maires et donc effectivement, il y a des collègues qui se sentent un peu découragés. Après, faut pas mentir aussi sur ce qu'est le mandat de maire. Le mandat de maire, c'est pas un mandat qui est facile puis chaque métier a ses difficultés.
La première chose, c'est de se dire pourquoi je fais ça. Un, si j'ai peur des responsabilité, j'y vais pas. De deux, si j'aime pas les gens, j'y vais pas.
Ça c'est fondamental. Si j'aime pas les gens, j'y vais pas. Bien sûr, parce que c'est ça qui nous tient.
C'est l'intérêt général, c'est aimer les gens et c'est faire. Et c'est vrai. Et après dans notre relationnel avec nos habitants, ben on essaie de construire quelque chose d'autre.
Mais plus la société s'éloigne et se durcit, plus elle a besoin des maires et des et de la proximité. Et ces mères, autant que nous sommes, je le dis avec beaucoup de cœur, ce sont les premiers piliers de la République. Dans cette société complexe, les gens ont besoin de simplicité, pas de démagogie, de simplicité, de proximité.
Et ça, on le trouve chez les maères. Chers collègues, si vous aimez les gens, foncez, allez-y, ils ont besoin de vous. Voilà le message.
Je suis tout à fait d'accord avec vous et je crois que une des forces de ce pays, c'est d'avoir autant d'élus locaux, d'avoir autant d'élus municipaux de gens qui s'intéressent à la chose publique à la base. Je pense même que une des clés de la réforme, parce qu'on voit bien qu'on est un peu à bout de souffle, qu'il y a beaucoup de choses qui dysfonctionnent, c'est de faire faire le plus de choses possibles tant qu'on peut le faire au niveau le plus proche du problème où il se pose. Et donc les maires pour moi c'est vital pas seulement dans les collectivités mais c'est vital pour redonner un élan à la France.
Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Absolument. Je pense que je parle beaucoup depuis le début mais là je répondrai juste par absolument.
Monsieur le sénateur ce que je voulais vous demander encore quand vous avez succédé à celui qui vous avait fait venir sur la liste à mon maire à votre maire est-ce que c'est les choses se sont bien passées ? Il aucun problème de ce point de vue là ? Absolument.
Et la passation, elle s'est pas faite de manière passage de flambeau de manière aussi, j'ai envie de dire, aussi directe. Ça s'est fait de manière assez assez naturelle. Et après, j'adore l'appeler mon maire parce que ça restera toujours mon s'est retiré, moi il m'a toujours dit quand je me retire, je me retire.
Et en l'occurrence, c'est ce qui s'est passé. J'ai constitué mon équipe avec certains anciens, avec des nouveaux. Voilà, j'ai été en total en totale autonomie et ça s'est extrêmement bien passé.
Est-ce que ce que vous aviez appris euh dans le privé, est-ce que ça vous a servi de dans le public ? Ah, les techniques de marketing euh servent dans les campagnes. Ça c'est dur pour moi.
Transmettre son image qui devient publique et cetera, j'ai c'est euh c'est un peu délicat. Vous ça vous a gêné un moment cette publicité autour de vous ? Ouais, bien sûr.
Oui, oui, oui. Bien sûr. Je On dirait pas mais je suis quelqu'un de timide.
Ça vous gênait quand même ? Ou ouais. Ah, complètement.
Et en fait à un moment donné, c'est se dire je deviens un produit, un paquet de lessive. C'est très vulgaire mon truc mais pour accepter mieux le truc c'est voilà puis voilà puis quelques techniques de communication après derrière mais l'apprentissage du privé pour moi, elle vient plus dans la dans la partie gestion que ça soit en terme budgétaire ou en terme de ressources humaines. Le budget, les RH et l'urbanisme et bien sûr tout le reste important mais ouais ce sont les clés.
Après ça dépend l'état enfin dans lequel vous prenez la ville et cetera, mais le budget les RH. Alors ça pour le coup ça vient de l'entreprise. Quand vous avez repris la ville, les finances étaient en bon état. les finances étaient en bon état et ce que enfin j'ai apporté en plus c'est la vision d'un budget dynamique et cette dynamique budgétaire où on joue avec chacun des indicateurs pardon et pour le coup c'est ce qui nous a permis d'investir enfin ma commune en 6 an investi plus qu'en 30 ans auparavant avec un taux d'endettement qui a été une capacité de désendettement qui a été réduit de moitié des subventions aller chercher et des techniques à enseigner aussi à nos agents et à les former sur le sujet d'ord la clé c'est ce budget dynamique.
Voilà. Est-ce que vous avez vu au fur à mesure que le temps a passé que la fonction de maire devenait plus exigeante ? Plus de sollicitation ou les gens ont plus de demandes absolument du papier sur le papier de la demande sur la demande et cetera et une administration qui administre et qui a tendance à mériter parce que quand on vient du privé on aime l'efficacité.
Voilà, il y a un côté où on demande de plus en plus d'exigences sur nos agents. Ouais. Et c'est pas forcément simple pour eux.
Donc c'est cet accompagnement là aussi qu' il a un changement d'attitude de nos concitoyens non qui sont qui demandent plus qui c'est vrai qu'il y a plus de sollicitations aussi ils sont en besoin de proximité ils sont en besoin on peut parler de démocratie participative moi je préfère la la démocratie implicative mais mais derrière derrière ils ont besoin de quelqu'un qui décide qui tranche qui leur explique. Ils ont besoin de quelqu'un en proximité et c'est ça en fait les demandes. Ça vient de là.
Oui, c'est un peu euh les citoyens ont besoin de leur mère. Oui. Oui, bien sûr.
Ils veulent pouvoir exprimer quelque chose mais ils veulent que quelqu'un décide à un moment donné et même leur dire non. Mais expliquer pourquoi on dit non. On va dire oui et tout.
C'est comme ça. Il faut savoir dire non et c'est sain de savoir dire non. Mais par contre, il faut expliquer pourquoi.
Et ça fait tellement partie de notre système de gouvernement de toujours dire oui à tout. Ça s'appelle du courage politique. Voilà, vous avez c'est enregistré ça.
OK. Ben merci beaucoup. Avec plaisir.
Voilà. Alors, il paraitt qu'elle est timide.
Louis Vogel