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interviewBLAST· 4 octobre 2021 81 min

QUELLE POLITIQUE PUBLIQUE DU LOGEMENT EN FRANCE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] bonjour à toutes et à tous on se retrouve pour ce 2e 2e pardon une table ronde de ce congrès de des habitants qui a organisé par la cnl avec ce thème quelle politique publique du logement en france on va évidemment revenir et dresser un peu un état des lieux de la situation du notamment du logement social la question de la densité des logements mais aussi évidemment de la pénurie on reviendra aussi sur les décisions de très fortes qui ont été prises et qui ont eu des conséquences extrêmement importante sur le logement en france et puis évidemment un thème qui est aussi très important sur quand on évoque la question du logement c'est la question de la mixité du logement social de la maîtrise des loyers reviendra sur tout ça aussi sur le qui décide ça me paraissait important de voir avec nos invités de comprendre les mécanismes de décisions pour construire du logement social le rôle des acteurs privés des lobbys etc et c'est autour de cette table mathilde de panneaux bonjour quand jean matte il tuait député de la france insoumise ian brossât bonjour yan tu es adjoint à la maire de paris en charge du logement et de l'hébergement d'urgence et aussi de l'accueil et de la protection des réfugiés et du jacquemart bonjour et d'y tuer le président de la cnl il devait avoir avec nous aujourd'hui sandrine rousseau que j'excuse qu'il ya une contrainte professionnelle qui l'empêchent d'être avec nous alors pour commencer cette table ronde j'avais envie de vous poser une question on est évidemment dans une année une séquence très politique avec l arrivée de l'élection présidentielle et j'avais envie de vous demander à tous les trois pourquoi alors que le logement est le premier poste budgétaire des français des ménages qui pèse énormément dans les budgets de chacun et chacune pourquoi ce thème du logement ne s'impose pas aujourd'hui dans les thématiques principales finalement de cette élection présidentielle allait mathilde je pense que en fait c'est une bataille c'est une bataille à mener on a le même problème sur les questions sociales en général on a une explosion de la pauvreté comme on n'a pas connue depuis 1945 et pourtant ce n'est pas un thème de l'élection présidentielle non plus donc donc c'est une bataille à porter c'est pour ça que notamment ce que fait la confédération nationale du logement est importante pour porter cette question dans le débat politique parce qu'aujourd'hui pourquoi est ce que ça n'arrive pas dans le débat politique non pas parce que ce n'est pas un enjeu de la présidentielle c'est un enjeu extrêmement fort pour les français on le disait c'est le premier poste de dépenses etc il ya trois cent mille personnes quand même dans la 5ème puissance la plus riche au monde trois cent mille personnes qui vivent à la rue soit deux fois plus qu'il ya dix ans et trois fois plus qu'il ya 20 ans ce qui est un scandale absolu donc pourquoi est ce que ça n'arrive pas parce qu'on a peut-être des médias qui sont concentrés à 90% dans la main de neuf milliardaire peut-être parce que tout le monde court après l'extrême droite dans ses thèmes pour savoir comment est ce qu'on peut se détester le plus les uns les autres donc c'est c'est la bataille à mener et c'est pourquoi c'est aussi bien aux différents candidats à la présidentielle de porter des propositions qui soient fortes et qui permettent de mener le débat sur les questions qui sont des questions essentielles et qui est une des questions quand même la plus importante en france aujourd'hui viennent comment on fait pour imposer ce débat ou en tout cas que ça soit un des axes importants de cette campagne présidentielle d'abord je partage votre constat le logement c'est évidemment une préoccupation très importante pour les français et dans le même temps on en parle trop peu à l'occasion de ces élections présidentielles il faut avoir l'honnêteté de le dire ça n'a jamais été le cas et le logement n'a jamais été malheureusement un thème important des élections présidentielles jamais pourquoi je dirais pour une raison d'abord c'est que la question du logement pour être tout à fait honnête se pose de manière différente d'un territoire à l'autre et le problème du logement de se pose évidemment pas de la même manière en territoire tendue dans nos grandes métropoles et dans des territoires qui le sont moins et c'est ce qui explique peut-être qu'il est difficile de structurer le débat autour de ces questions là et puis évidemment il ya aussi ce que vient de dire mathilde et que je partage c'est que de toute façon nous sommes pour l'instant face à une élection présidentielle qui est en réalité kidnappé par l'extrême droite et dans laquelle les thématiques d'extrême droite les débats les plus ineptes les uns que les autres un jour sur les prénoms le lendemain sur sur le bilan de pétain monopolise réalité la tension mais il ya ces deux éléments additionnels à et donc il va falloir batailler comme des chiens pour faire en sorte que cette question malgré tout revienne dans le débat présidentiel en tout cas avec fabien roussel mais je crois qu'on est nombreux à gauche à le souhaiter on veut faire en sorte que ce sujet soit présent edit je disais tu es directeur président par le national de la cnl j'imagine que la confédération nationale du logement va tout faire pour essayer de mettre le logement au coeur de cette campagne parce que c'est une des préoccupations ça vient d'être dit des habitants des françaises et des français il est tout à fait en fait nous on souhaite évidemment et on va faire en sorte qu' on va se battre comme des chiens comme yann viens de le dire pour que véritablement cette cette thématique soit soit abordé lors du débat présidentiel on voit d'ailleurs aurélie j'ai donc un manifeste des habitants avec des propositions là des propositions choc parce qu'en fait je pense qu'il faut vraiment des propositions choc pour qu'on puisse répondre à cette crise du logement qui est violente et donc ça fait 40 ans en fait qu'on qu'on en parle mais maintenant je pense que ça suffit il faut qu'on trouve des solutions pour cette crise du logement alors je dois dire aussi que beaucoup de politiques s'interrogent sur le phénomène de l'abstention mais le phénomène de l'abstention je pense qu'il faut faut mesurer c'est que si on ne parle pas des thématiques et des choses qui intéressent les gens ils n'iront pas voter et c'est vrai que parler de 2 2 m de thématiques comme dymatize de de promouvoir le détester entre nous c'est pas ça qui intéresse les gens les gens vont se détourner de l'élection présidentielle et les élections législatives et je pense que ce débat du logement est très important je pense qu'il ya deux choses qui préoccupent les français dans ce pays en ce moment c'est le logement le travail m3 et le pouvoir d'achat donc si on ne parle pas de ça à l'élection présidentielle ça va être en effet quelque chose de tronquer donc je pense que on va le faire on va aussi nous à voir au bas de mars a rendez vous et on va interpeller les candidats à l'élection présidentielle lors d'assises du logement donc on est en train de rechercher la date et le lieu précis je sais que l'union sociale pour l'habitat veut également organisées une grande conférence là dessus au mois de mars et je pense que le discours notamment de la présidente de l'ue et de l' us h au congrès de bordeaux la semaine dernière moi j'ai l'impression que c'est le point de démarrage aussi pour cette fois ci lui et ça veut imposer aussi ce cette thématique du logement dans le dans le débat présidentiel et je pense que c'est une bonne chose yann je le disais tu es adjoint au logement appareils donc tu en charge la construction beaucoup de logements sociaux la ville de paris a fait beaucoup ces dix dernières années même plus parce que c'était ça a commencé je croise ou bertrand delanoë mais tu as elle fait beaucoup pour le logement social à paris j'avais envie de te demander finalement c'est quoi le bon lieu de décision pour construire une politique du logement est ce que c'est la ville est ce que c'est les communautés d'agglomération est ce que c'est les régions est ce que finalement c'est un plan national ou est ce que peut-être c'est l'europe c'est quoi le bon niveau aujourd'hui pour décider d'une bonne politique du logement c'est une question très compliquée très intéressante à la fois je me suis régulièrement posé la question en discutant par exemple avec un certain nombre de collègues d'autres grandes villes du monde qui sont confrontés comme paris à la cherté des loyers je me souviens notamment d'une discussion très intéressante avec mes collègues de barcelone j'ai été frappé par une chose à barcelone il ya une municipalité de gauche radicale il ya 4 % de logements sociaux à paris on est à 23 % de logements sociaux et on va arriver au 25 pourquoi parce que en espagne contrairement à nous ils n'ont pas d'outils étatique aussi puissant que ce qu'on a à nous pour développer le logement social ils n'ont pas une caisse des dépôts qui prête un niveau très bas pour pouvoir produire du logement social ils n'ont pas tout cet environnement là qui nous permet malgré tout en france d'avoir 4 millions de logements sociaux et 11 millions de français qui vivent en logement social donc ça ils ne l'ont pas en revanche les collectivités ont beaucoup plus de marge de manoeuvre pour réguler le parc privé par exemple l'encadrement des loyers ils se sont battus pour mettre en place un encadrement des loyers à l'échelle de leur métropole en france l'encadrement des loyers s'est entièrement dans la main de l'état donc d'un territoire à l'autre vous avez des situations très différentes - mon opinion en france c'est qu'en matière de régulation du secteur privé on aurait besoin que les collectivités locales aient davantage de moyens je vais vous prendre un exemple concret la réquisition des logements vacants aujourd'hui la réquisition des logements vacants c'est aux mains des préfets le résultat c'est que ça n'est jamais réquisitionné et à chaque fois qu'apparaît je dresse une liste de biens vide au préfet il me répond je réquisitionne si le propriétaire est d'accord le résultat c'est qu'il ne réquisitionne évidemment jamais et les seuls bâtiments qu il réquisitionne ce2 la ville qu'on lui donne donc un exemple simple on pourrait quand même imaginer que la réquisition ça relève du maire il ya des mères qui sont prêts à réquisitionner donc on nous laisse réquisitionnés je ne demande pas grand chose juste qu'on nous laisse faire qu'on nous donne cette possibilité ça veut pas dire pour autant qu'il doit plus y avoir de cadre national du tout et si on prend l'exemple du logement social heureusement qu'on a la loi sru qui impose d'avoir 25 % de logements sociaux dans chaque territoire donc pour résumer mon opinion en matière de logement social on garde un cadre national en matière de régulation du secteur privé je pense qu'une gagnerait à donner un peu de pouvoirs aux collectivités il ya les collectivités qui veulent réguler on leur donne la possibilité de le faire je posais la question à liane du périmètre quel était le meilleur périmètre pour pouvoir construire ou en tout cas élaborer une politique du logement matines j'avais envie de m'interroger sur la sur les choses qu'il faudrait changer tu es parlementaire tu vote les lois tu me proposes des lois d'ailleurs parfois que peu le législateur finalement parce que diane vient d'évoquer un certain nombre de choses le pouvoir des maires n'est pas réel aujourd'hui sur la question de la réquisition est ce que du coup il faut changer la loi est ce que c'est à une des urgences de changer la loi de peut-être durcir la loi sur ces mères qui ne pratiquent pas ou qui n'appliquent pas la loi sru par exemple et puis aussi confié peut-être de nouvelles missions en cas de nouveaux pouvoirs aux locaux est ce que ça passe par la loi bien sûr avant tout bien sûr bas d'ailleurs on voit on voit le bilan des manuels macron en fait ce qui est un vrai objectif politique et idéologique c'est à dire de casser le service public du logement et notamment les organiser hlm dont ils ont d'abord commencé leur mandat avec la baisse des apl ils ont ensuite étranglé financièrement les offices hlm avec les conséquences qu'on a on en reparlera probablement mais en tout cas de casse derrière donc en laissant tout par le marché la spéculation ce qui a formidablement bien marché on le voit la situation aujourd'hui ils ont ensuite précariser les locataires avec un ce qu'ils ont appelé le bail mobilité dont qui en fait un bail précarité donc vous êtes précaire dans votre emploi et puis en fait vous devenez précaire aussi dans votre dans votre logement et ils ont fait une grande dérégulation c'est à dire que on a arrêté avec normalement quand vous faites des constructions nouvelles 100% doivent être accessibles aux personnes en situation de handicap je rappelle que c'est juste pas juste les personnes en situation de handicap c'est aussi les parents avec des poussettes c'est aussi les personnes âgées à qui ça profite bon bah ils ont baissé sa 10% ils ont fait des de la flexibilisation sur les normes incendie et autres qui ont déjà donné des drames qu'ont qu'on connaît et qui bon déjà mené à des morts à des endroits bref donc un grand haro sur les normes pour finalement ça serait la ford est la faute des normes s'il n'y a pas assez de construction et en tout entre 2018 et 2022 ils ont enlevé ces milliards d'euros aux offices hlm et donc donc vraiment un étranglement entier donc bien sûr qu'on peut aller complètement dans l'autre sens nous dans la niche parlementaire c'est le seul jour de l'année où un groupe parlementaire à droite fixer l'ordre du jour on a présenté une proposition loi en dix ans il s'y fait pas de dire qu'il ya un droit au logement dans notre pays maintenant il faut rome ce droit au logement effectif c'est jean luc mélenchon qu'il avait présentées et on avait mis un certain nombre de choses à changer dans la loi qui bien sûr ont été refusées par les par les maquereaux nice mais je vais juste en citer quelques-uns dont il y avait évidemment la sécurité sociale du logement avec zéro expulsions sans relogement avec la garantie la bulle la garantie universelle des loyers y avait dedans aussi la question de la loi sru qui devait être renforcée est d'ailleurs renforcée dans les sanctions aussi il y avait qu'est ce qu'on avait mis d'autres dedans enfin bon on avait mis on avait mis plein de choses dedans dans cette qualité dans cette proposition de loi pour rendre vraiment effectif ce droit au logement ce qui a été refusé mais je crois que pour pour terminer sur le cadre je crois qu'il ya à la fois l'état qui dans les règles nationales et dans les moyens parce que l'aide à la pierre pour on peut aussi en parler de comment ça a disparu et ensuite évidemment la commune parce que la commune c'est la manière de veut faire un lien entre démocratie et logement public social qui est extrêmement importante et qu'il faut pas casser d'où la question aussi de renforcement du pouvoir au maire eddie o mat il viendra en parler elle a évoqué effectivement cette cette idée qui va sans doute avoir des conséquences importantes sur la question du logement c'est cette idée qui consistait à dire au moment où il est arrivé président de la république y avait trop de l'office hlm en france et que donc il fallait aller vers des verts des fusions on voit qu'aujourd'hui les petits offices sont mangés par les grands et quelles conséquences allaient sas cette décision puisque ces regroupements sont en train d'être fait je crois qu'elle décisions quelles conséquences assure la production de joie et aussi sur la politique des loyers finalement alors 7 7 7 ces décisions en fait qui ont été prises avec le quinquennat au début du quinquennat hollande ont des conséquences dramatiques sur le quotidien d'abord des habitants puisque en ayant fonctionné les trésoreries les organismes hlm et bien ça a eu des conséquences notamment sur le raid les programmes de rénovation des logements dans un premier temps donc ça veut dire que les locataires et reste habité dans des passoires thermiques et ça c'est vraiment pas une bonne idée pour les locataires ensuite on voit bien aussi que ça a freiné quand même le développement et les constructions les projets des organismes hlm puisqu'on voit que les chiffres de construction sont complètement en berne puisque on veut même pas atteindre les les 100 millions par an parle de 98 mille logements et on a la semaine dernière on a eu la démonstration que finalement on sait que c'est un petit peu arrangé dans la mesure où on parle d'agrément et on sait que il sortira pas de terre en fait c'est 98 mille logements vraiment donc ces désagréments qui ont été accordés donc c'est un des conséquences aussi pour les les demandeurs de logements sociaux je rappelle qu'il y a quand même deux millions de demandeurs logement de demandeurs de logement dans ce pays donc c'est quand même énorme et donc les conséquences de ce regroupement moi je pense que c'est une une un tremplin pour la privatisation du logement social en france faut pas se tromper là actuellement on voit le bouleversement que ça a créé dans les organismes mais aussi un recul de la démocratie des locataires puisque on a perdu nous on en avait 6 ans cinq élus au sortir des urnes en 2018 et là on en a déjà perdu presque 150 simplement par le fait des mécanismes des fusions des absorptions et en fait on voit bien aussi que quelque part le gouvernement il a aussi une idéologie c'est de retirer aussi le pouvoir au maire qui sont souvent des mères enfin il ya beaucoup de mères aussi progressiste et bâtisseur et en leur retirant aussi la possibilité de d'avoir un office public dans leur ville s'est retiré les moyens au maire pour construire moi je vois bien avec des petits organismes dans le nord deux trois quatre mille logements donc ça permettait quand même de d'être plus près des habitants et de 2,2 de répondre à des besoins de la population on voit bien que ce gouvernement en ayant retiré cet outil important au maire et aussi en retirant la taxe d'habitation qui quand même d'un fiscalité directe c'est des attaquants fait qu'on a contre des acteurs qui peuvent justement favoriser le logement le logement social dans sur leur territoire donc je pense que c'est pas étonnant non plus je reviens sur la question précédente c'est pas étonnant non plus que le débat sur le logement il vient pas dans la présidentielle parce que bien il n'y a pas eu de choses vraiment génial de fait depuis depuis quatre ans et quand nous en tout cas on tirera le bilan du quinquennat macron franchement c'est une catastrophe et je le rappelle c'est une là on assiste à une privatisation une financiarisation du logement et je dois dire que ceux qui sont gagnants ce sera pas les offices publics ce sera d'autres d'autres acteurs du logement m'a dit je viens de voir que tu avais noté avec un gros point d'exclamation le mot élan qu'est ce que c'est que cette qu'est ce que c'est que cette loi et finalement c'est le bilan toi aussi tu vas faire de petites de mails macro et puis une dernière question qui a à voir avec celle que je suis en même temps poser c'est que à la fin de l'année vous allez voter le budget de finances le pf le projet de loi de finances quelle place le logement et la danse est dans la politique de ce gouvernement finalement quel est le bilan il est catastrophique le bilan faim je disais apl donc baisse des appels dès le début du mandat 6 milliards enlever aux organismes hlm entre 2018 et 2022 en tout quand on calcule dans l'ensemble donc c'est un étranglement financier terrible et dans la loi et l'ont donc c'est une loi qu'ils ont fait sur le logement qui est exactement dans les dé l'idéologie qui vient d'être décrite à l'instant c'est que en fait qu'est ce qu'on fait on étrangle les offices hlm le service public du logement pour que en fait il n'est pas d'autre choix que de vendre une partie des logements et ça on connaît ça par coeur ils ont fait ça au royaume-uni thatcher avait fait ça ça a été continu derrière bon qu'est ce que ça a créé 130 mille enfants qui sont retrouvés sdf au royaume uni donc si on a envie d'un modèle comme ça moi j'ai certainement pas envie d'un modèle comme ça et en fait ils ont quand même mis quelque chose c'est pour ça qu'ils ont été lents en gros c'est qu'ils le mic quand même quelque chose qui est inadmissible dans cette loi alors il ya plein de choses mais notamment une des choses c'est que lorsque un bailleur public va vendre des logements et bien pendant dix ans ils seront quand même comptabilisé comme des logements hlm donc comptabilisée dans les 25 % de la loi sru ce qui permet en fait de privatiser du logement mais en continuant à les monter dedans donc vraiment on a des aberrations dans cette loi il va falloir reprendre tout de a à z et est donc j'ai tout à l'heure je parlais de la loi je recherchais ce qu'on avait mis dedans donc je disais renforcement de la loi sru nous on serait favorable à skis et 30 % de logements sociaux renforcement des sanctions parce que si vous n'avez pas de sanction bon bah ça sert à rien il vous avez quand même 56 % des communes qui sont concernés par la loi sru qui ne respectent pas et dans les communes qui ne respectent pas seulement 40 % ont des sanctions d'ailleurs plus ou moins dissuasive il y en a plein qui préfèrent payer les amendes plutôt que de construire du logement social je disais 0 expulsions sans relogement je disais la garantie universelle du loyer qui permet vraiment de rendre effectif le droit le droit au logement bon il ya d'autres choses aussi la question du du permis de louer par exemple obligatoire parce que aujourd'hui on se retrouve avec des normes alors qu'ils sont plus ou moins affaibli par l'humain connaissent mais n'empêche que d'énormes vous n'avez pas le droit de louer un bien s'il fait pas au moins neuf mètres carrés vous devez avoir des normes de sécurité incendie vous devez avoir etc etc pas de nuisibles bon avec des choses qui sont inscrits dans la loi sauf que si vous n'avez pas de contrôler ces lois elles n'existent pas et nous il va falloir que quand même on revienne fortement sur cette loi est lent et qu on réaffirme que non en fait c'est quand même incroyable d'avoir un président qui a commencé en dix ans et à trop d'offices hlm qui avait dit aussi parce que ça faut s'en rappeler qu'après un an il n'y aurait plus personne à la rue dans son quinquennat bon bah la réalité c'est que ya encore beaucoup de personnes à la rue il y avait plus de personnes à la rue qui refusent même maintenant d'avoir un moratoire sur les expulsions ce qui est quand même incroyable et on voit bien le peu de cas qu'ils en font parce que là le plf ils vont augmenter un peu pour dire qu'ils augmentent un peu mais quand dans le plan de relance ils ont mis 500 millions pour le logement je donne juste un exemple pour voir à quel point ce n'est rien du tout le portugal a mis lui 1,6 milliard pour six fois moins d'habitants donc on est vraiment en dessous de tout et en 2020 le pourcentage du pip qui était mis dans le logement c'était 1,58 pour cent bon bah je pense que l'on pourrait quand même faire beaucoup beaucoup mieux que ça commence c'est quoi la principale mesure qu'il faudrait prendre c'est finalement demain vous arriviez en responsabilité à la tête de l'état c'est quoi l'urgence la cnl dit qu'il faudrait construire entre 200 et 250 milles je crois logements par an c'est ça la priorité c'est construire construire construire et partout où est-ce qu'il faut justement avoir une politique ciblée en fonction de la wii détention d'abord ces vingt dernières années il ya eu deux avancées à mon sens importantes en matière de logement la première ministre du logement qui est cette loi qui prévoit 20% de logements sociaux dans chaque commune 20% qui ont été relevés à 25% du temps que cécile duflot et ministre c'est la première grande avancée et pour le coup il n'ya pas tant de loi dont on peut se réjouir ces vingt dernières années celle là est une grande loi qui objectivement a en partie changé le visage de notre pays parce que c'est ce qui a permis de créer du logement social dans des territoires qui n'en comptait pas du tout donc la 1re mathilde en a parlé et je rejoins ce qu'elle a dit c'est de renforcer la loi sru et c'est ce que nous portons nouveau si avec fabien roussel l'idée de relever ce seuil à 30 % 30 % de logements sociaux dans toutes les communes de plus de 3500 habitants et je le dis il faut plus de sanctions allaient jusqu'à l'inéligibilité des mères qui se comportent comme des délinquants et qui refusent d'appliquer la loi qui se pointe devant leurs électeurs en leur disant rassurez vous je n'appliquerai pas la loi évidemment que cela il faut les déclarer inéligible et il faut aussi une aide aux maires bâtisseurs parce qu'il ya quand même aussi et heureusement des maires qui sont soucieux de répondre aux besoins de logement de leurs populations qui veulent construire mais quand on construit du logement on a derrière besoin de construire des écoles et de construire des crèches et donc on a besoin de moyens de cette importance de l'aide aux maires bâtisseurs donc premièrement plus de logement social et donc renforcer la loi sru la deuxième avancée qui a eu lieu et qui n'est pas négligeable non plus ces 20 dernières années c'est l'encadrement des loyers c'est la loi allure qui a plein de défauts j'y reviendrai mais qui a permis de mettre un pied dans la porte et qui a permis enfin de deux d'en finir avec cette espèce d'idée selon laquelle je fais ce que je veux du logement qui m'appartient non il ya des limites et il ya un niveau de loyer qui ne doit pas être délirant le problème de cet encadrement des loyers et je sais que la cnl à l'époque à juste titre avait émis des réserves c'est que c'est une passoire c'est à dire que vous avez aujourd'hui un encadrement des loyers avec un niveau de loyer qui est fixé un plafond extrêmement élevé donc ça fait que finalement on lutte contre peu d'abus puis a pas de contrôle et pas de contrôle si je regarde une ville comme paris depuis un an le préfet il a prononcé six amende de 1500 euros mais mais mais mais où on va comme ça j'ai un souvenir précis je me souviens d'avoir convoqué dans mon bureau une grosse foncière norvégienne qui s'appelle à caylus je donne son nom parce que je veux vraiment qu'ils aient la honte qui rachetaient des immeubles à paris un peu partout je leur dis pourquoi est-ce que vous appliquez 50 euros du mètre carré 50 euros du mètre carré dans le 18e le 16e chez moi à paris ils me disent on a mis des machines à laver dans les appartements et ils ont échappé à toute espèce de sanction donc si on veut que l'encadrement des loyers s'applique il faut des sanctions et une grosse foncière comme ça qu'en plus une foncière cotée il faut des sanctions élevé et donc moi je pense que si on veut que l'encadrement des loyers tout particulièrement dans nos grandes métropoles là où les loyers sont très chers s'applique il faut des sanctions il faut d'ailleurs que ce soit les collectivités qui puisse prononcer ces sanctions parce qu' un certain nombre d'entre elles seraient sans doute plus motivés que ne l'est le préfet aujourd'hui 10 sur l'encadrement des loyers sur les sanctions des élus qui ne n'appliqueraient pas cet essai rue tu partages les propositions qui sont présentés et bien sûr la loi sru jeu là encore dit la semaine dernière en tribunes à l'union sociale pour l'habitat les maires bandits qui ne respectent pas la loi sru il faut les rendre inéligible il ya le permis à points pour les mères c'est ce qu'on propose la cnl un maire qui respectent pas la loi et bp redire y perdra des points et il finit finira par ne plus être éligible parce que je trouve ça scandaleux qu'il ya des mères progressiste qui construisent du logement social et d'autres mères qui de façon électoraliste refuse délibérément de construire du logement social dans leur ville sur leur territoire et il s'acquitte d'amande avec l'argent des autres puisque c'est les contribuables qui vont payer l'amendé dans le cadre du budget de la commune moi je pense également que le ce qui est important au niveau d'encadrement des loyers c'est vrai qu'il n'ya pas suffisamment de sanctions l'encadrement des loyers moi je dirais ça a été ça a été mis ça a été émis en france en plus on voit que des lobbys des lobbys enfin madame duflot à l'avait mis cet encadrement des loyers on l'avait attirée sur certaines difficultés notamment de contrôler puis deux niveaux de loyers chers qui était en place et on l'avait dit à l'épaule j'ai dit à l'époque qu'il fallait mettre en place un répertoire des loyers contrôlable notamment c'est très facile de rajouter une case dans les déclarations d'impôts pour qu'il y ait un contrôle du niveau des loyers dans le cadre de tout ce qui se passe aujourd'hui et moi je dis aujourd'hui que le meilleur encadrement des loyers qu'on peut avoir c'est la construction massive de logements sociaux parce que si on augmente la demande si on augmente l'offre excusez moi sur demande on augmente l'offre on fera baisser aussi le prix du noyer dans certaines zones alors ça c'est valable pas forcément dans les zones très tendues puisqu'il n'y a pas forcément de deux terrains pour construire mais dans des zones plus on va dire un peu moins tendue c'est quelque chose qui peut se faire et on augmente on le voit bien que les propriétaires du privé ne pratique pas le même prix sur leurs logements quand il ya une forte demande hlm en fait dans dans le dans le secteur je crois que moi je crois aussi qu'il faut qu'on réfléchisse à la progression de certaines lois donc mathilde a parlé de l'apady mais moi je pense que l'abrogation de la loi est lent si une nouvelle il ya une nouvelle nouvelle majorité qui viendrait dans ce pays il faut absolument qu'on redéfinisse qu'on refasse une noix très progressif sur sur le logement parce que vraiment cette loi est lent elle et elle est foncièrement rétrograde sociétalement et socialement les deux puisque tu as parlé notamment de l'accessibilité des personnes handicapées je pense qu'on l'a pas assez dit mais socialement sociétalement c'est quand même un quelque chose de très important il ya une autre loi sur lequel moi je voudrais aussi intervenir c'est la loi boutin c'est du temps de du président chirac et du mandat de président chirac et aucun gouvernement depuis n'est revenu dessus notamment par un boutin par un coup de baguette magique à a baissé de 10% les plafonds d'accès au logement social supprimant ainsi à bon nombre de deux demandeurs au logement social donc moi je pense qu'il faut revenir sur les plafonds d'accès aux logements sociaux si on veut véritablement une mixité sociale et je fais la proposition également que dans cette au moins on pourrait au moins et cette proposition qui n'a jamais été écoutés pas de la cnlc au moins dans les zones détendues on n'arrive pas louis du logement social et bien qu'on augmente au moins de 10% les plafonds d'accès ça permettra aux organismes sociaux dans ces villes détendu de pouvoir louer leur logement et d'éviter de passer des annonces sur des sites bien connus que je ne citerai pas ici pour louer leur logement c'est quand même assez quand même hallucinant tu voulais réagir mais comme nous on vient sans doute à cette possibilité qui a été offerte est sûre de louer ces dlc logements à des prix très cher et qui empêche justement de ce qui permet la spéculation aussi immobilière beaucoup il ya beaucoup intervenu pour sanctionner airbnb pour ne pas le citer peut-être que voulait réagir justement d'abord sur ce que disait et 10 sur la loi boutin en fait ce dont parlait 10 et la question des surloyers notamment et je trouve que ça c'est vraiment un sujet très intéressant moi je suis très attaché au modèle français du logement social qui est un modèle dit généralistes en généralistes c'est un peu excessif enfin l'idée que le logement social ne s'adresse pas qu'aux plus pauvres mais aussi aux salariés et agents qui aux gens pardon qui veulent vivre de leur travail tout simplement aux enseignants aux caissières a tous eu aussi qu'on a applaudi pendant les différents confinement or les libéraux ne veulent pas de ça rudin juste quand même pour l'information pour les gens sachent combien de personnes sont éligibles au logement social à paris 70% dans une ville comme paris dont les revenus sont l'air globalement plus élevés que les revenus médians des français moi je suis très attaché à ça parce que ce que veulent les libéraux en réalité s'est réservé le logement social aux plus pauvres des plus pauvres et confié les classes moyennes au secteur privé or les mêmes les mêmes vous disent ensuite que le logement social s'est plaint de nuisances parce que on en a fait des ghettos de pauvres c'est à dire qu'en réalité ces gens sont des pompiers pyromanes il transforme nos immeubles de logements sociaux en ghettos de pauvres est derrière et 10 bah ouais mais faut pas en faire trop parce que sinon on en fait des bombes sociales donc la réalité c'est que à mon sens si on veut que le logement social fonctionne j'aime mieux dire logement public d'ailleurs il faut que ça reste des lieux de mixité sociale dans lesquels on a évidemment les plus fragiles mais aussi des petites classes moyennes qui veulent vivre de leur travail donc ça c'est ça c'est la première chose et la deuxième c'est qu'on a besoin en france de réguler beaucoup plus le secteur privé et bien sûr il ya le droit à la propriété dans notre constitution c'est même dans la déclaration des droits de l'homme et aussi le droit au logement est la question de l' équilibre entre le droit de propriété et le droit au logement est une grande question et on a tellement sacraliser le droit à la propriété qu'on a un peu oublié le droit au logement et c'est d'ailleurs l'une des questions qui s'est posé à paris mais non beaucoup d'autres villes sur la question de la régulation d'airbnb non on n'a pas le droit de louer son logement sur airbnb au détriment du logement des habitants de cette même ville et d'ailleurs on voit que dans toutes les grandes villes touristiques du monde on met en place des politiques de régulation juge je finirai là dessus parce que c'est ce qui me paraît intéressant c'est que dans toutes les grandes métropoles d'europe aujourd'hui les politiques qui s'appliquent en matière de logement sont des politiques de régulation vous n'avez plus de gens même en grande bretagne qui vous expliquent que le marché est la solution aux problèmes de logement c'est pas vrai même à londres ils sont en train de refaire du logement social or ils sont bien en mal pour le faire parce que comme ils ont cassé tous leurs outils ses ventes dernières années c'est difficile mais ils sont en train de les recréer et ça je trouve que ça nous redonne aussi quand même un peu d'espoir et ça me fait dire que nos idées sont des idées qui ont de l'avenir j'avais envie de te faire plaisir sur le droit de propriété est ce que on voit on est en campagne pris il ya la campagne présidentielle on va entendre des candidats nous dire qu'ils veulent une france de propriétaires est ce que c'est un objectif un horizon qu'il faut atteindre il faut mener des politiques en faveur de la propriété privée bah non enfin non non enfin je pense qu'on est déjà sur des politiques tu disais les grandes villes sont tous en train de faire de la régulation évidemment parce qu'ils se rendent compte de la catastrophe dans laquelle dans lequel on arrive mais la réalité c'est que les gouvernants eux continuent de mener des politiques de casse de la politique du logement public qui est absolument dramatique c'est à l'heure tu demandais a dit jacques marcil était d'accord avec nous mais en fait c'est pas tellement est-ce qu'il est d'accord avec nous c'est nous qui avons écouté ses idées donc c'est nous qui sommes d'accord avec eux et par exemple sur la question de la propriété bon la garantie universelle des loyers c'est à dire faire une caisse dans lequel on mettrait tout le monde cotise ray un peu tous les locataires cotisera un peu pour que il ya une possibilité et bien dès qu'il ya le premier mois d'impayés d'avoir du coude et des revenus qui sont donnés aux propriétaires ce qui permettrait de faire en sorte que on abandonne par exemple le fait de demander un garant des gens parce que le nombre de gens qui n'arrivent pas à trouver le logement parce qu'on leur demande trois fois le loyer parce qu'on leur demande d'avoir un gars en physique etc etc bon bah ça c'est des choses qui permettent je crois de mettre en place le droit du logement et de respecter des propriétaires mais en fait la question la question fondamentale qui se pose c'est que à un moment il va falloir qu'on passe de la sacralisation d'un droit de propriété à une question des besoins et moi je crois que notre société elle doit être construite à partir des besoins des gens et que c'est absolument indigne dans une société comme la nôtre aussi riche que la nôtre que il ya autant de gens qui soient bons soit 100 logements du tout soit sans logement personnel en millions de personnes quand même soit les 4,2 ne sait plus deux millions de personnes qui sont en précarité par rapport au logement soit les 6 7 millions de personnes qui sont en précarité énergétique moi j'aime bien dire que la précarité énergétique c'est pas juste des gens qui ont froid dans leur logement l'hiver c'est aussi tu as ton gosse c'est son anniversaire et ben tu invites pas ses amis parce que tu as honte de ce qu'on commençait dans son logement pour son anniversaire ben c'est ça aussi en fait cette question là et quand on dit que le droit au logement c'est en fait la base de tout ensuite pour l'émancipation personnelle et individuelle eh bien je crois que c'est ça qu'on devrait sacralisé et que on arrête d'avoir des grandes déclarations c'est très bien d'avoir des grandes déclarations mais que maintenant on passe aux actes et pour le coup on a beaucoup de levier politique pour le faire on en a énormément on a des maires qui sont volontaires on peut avoir des règles extrêmement strictes avec des sanctions fortes qui font changer les situations et quand on nous parle d'argent là en ce moment d'aller pandora paper sans voix onze mille milliards bon qui sont volés en fait finalement aux gens donc donc de l'argent on en a largement et à il suffit d'avoir une volonté politique de le faire et je crois que c'est à ça qu'il faut qu'on arrive et pas à sacraliser des choses qui sont enfin en fait on est je vous retrouvez les chiffres je voulais redit juste mais sur la financiarisation du logement ou le logement finalement est une marchandise entre 2000 et 2009 la croissance du pib c'est + 14 % entre 2000 et 2009 la croissance des profits en général c +17 % et la croissance des profits immobiliers c'est plus 60% donc à un moment à quel moment on arrête qui est des gens qui se gavent parce que quand on dit propriétaire quand c'est utilisé par la droite on pense aux pauvres peu près petits propriétaires occupants ou propriétaires qui a un logement bon bah non la réalité c'est que c'est de plus en plus concentrée et par exemple vous avez à berlin en ce moment une votation qui est en train de se faire pour demander à ce que tous les offices qui ont plus de 3000 logements privés enfin les les organismes donc qui on compte plus de 3000 logements à berlin on ne parle pas des petits l'an 3000 logements et bien finalement se voir comme une reco muni l'alizé disons que c'est dur à dire en tout cas qu'on revienne que ça revienne à la commune que ça soit remis dans le domaine public bon bah ça ne sait des choses qui sont intéressantes et pour le coup on a vraiment les moyens de le faire sur pour projet la question que j'avais posé sur la question de la propriété j'avais envie de te faire réagir et 10 à cette proposition qui a émergé pas si vous avez entendu arnaud montebourg faire cette proposition sur ce fameux million il y aurait aujourd'hui en france un million de logements vacants disponibles vide d'occupation et il proposerait de le donner gratuitement à des français qui voudraient partir s'installer durablement en échange d'une activité je crois plus ou moins agricole en tout cas plutôt parce que c'est plutôt en milieu rural est ce que c'est une bonne manière de prendre les choses c'est à dire se dire finalement il ya une espèce de deux d'incohérence de contradictions de dire qu'on manque de logements là il fait l'état d'un million de logements apparemment c'est quand même une marotte un qui revient régulièrement ce million de logements mais est ce que c'est est ce que finalement aussi penser la politique de logement c'est aussi avoir une politique incitative pour sortir les gens de des zones urbaines et les ramener à la campagne c'est une idée qui pourrait être intéressante si c'est accepté par parler par les habitants je vois pas trop comment certains citadins pourrait d'un seul coup se transformer en gentil agriculteurs au fin fond de l'ain fond d'une zone où ils n'ont pas l'habitude de vivre alors je repose ma question qu'est ce qu'on fait de ce million de logements vacants alors ce million de logements vacants j'avais déjà commencé à en parler tout à l'heure je pense qu'il faut qu'on réfléchisse à avoir une adaptation notamment au niveau des plafonds hlm puisqu'on pourrait baisser souvent augmenté du moins les plafonds d'accès hlm dans ces zones là ce qui permettrait de louer les logements assez à des personnes aujourd'hui puisqu'il ya des gens qui ne sont pas éligibles au logement social dans ces zones là parce qu'ils ont des plafonds des revenus trop important je rappelle aussi puisque yann en parlais tout à l'heure c'est que au niveau du logement social actuellement une institutrice au milieu de carrière elle ne peut pas rentrer dans le logement social c'est à dire que les plafonds sont trop bas ce qui veut dire que si c'est pas une n'est pas une utopie de la part de national de dire qu'il faut absolument augmenter ces plafonds parce que ça permettrait justement de deux des catégories de deux salariés notamment très utile pour la société puisse rentrer dans ce logement social donc l'idée de monsieur montebourg c'est pas une idée qu'il faut forcément jeté au panier sauf que je veux dire dans la dans l'application c'est un peu compliqué quand même d'imaginer que il va bien il va y avoir en fait c est vite de citadins vers vers ces logements mais pourquoi pas c'est une idée qui pourrait être être intéressante moi je crois aussi puisqu'on parle de 2,2 le droit de propriété le droit de le droit de le droit au logement je crois qu'il faut qu'on n'arrête dans ce pays est temps qu'on considérera que le logement est une marchandise ça ne marchera pas et tant qu'on aura sur les présentoirs des banques des des produits de défiscalisation pour le logement ça ne marchera pas dans ce pays je vais vous donner des chiffres on a actuellement dans le budget qui va être votée là en 2001 qui a été votée pour 2021 il va y avoir un milliard deux de poids de cadeaux fiscaux à une toute petite frange de la population dans le cadre de deux dispositifs de défiscalisation sur le logement privé or l'état lui mais quasiment zéro pour l'aide à la pierre parce que la magie aussi de de ce gouvernement c'est qu'à chaque fois qu'il prend une décision il fait payer les autres donc par exemple au niveau de l'aide à la pierre il a rien trouvé de mieux que de faire payer en fait les organismes hlm eux-mêmes donc c'est de l'auto financement et donc c'est l'argent des locataires c'est l'argent des loyers parce que je rappelle quand même que les organismes hlm il ya 99% des ressources qui sont les loyers des locataires eh bien il fait payer une taxe pour alimenter ce qu'on appelle le fonds national d'aidé à la pierre et maintenant il a trouvé aussi une autre banque puisque tu parlais de la caisse des dépôts et consignations mais l'état il a trouvé une autre banque qui prête le franc le plan un peu trop facilement à mon goût c'est action logement puisque là on va ponctionner 500 bien 500 millions d'euros sur action logement je rappelle qu action logement c'est le mât % patronal qui est en fait du salaire différé donc c'est l'argent des travailleurs ça veut dire que quand on est locataires hlm en fait on se fait avoir dans tous les sens on finance avec son livret a le logement social après on finance avec sa cotisation patronale de la % hors finance le logement social et après je suis dans ce logement social parce que je paye mon loyer donc finalement quand on regarde bien c'est toujours les mêmes qui payent et c'est toujours les plus modestes de ce pays donc il faut que ça cesse et moi je le dis franchement tant qu'on considérera le logement comme une marchandise on ne pourra pas répondre à la crise du logement la preuve en est c'est que en quatre ans de libéralisme à tout vent dans ce pays on n'a rien solutionné au contraire au contraire la crise du logement s'aggrave et 40 ans de crise du logement ça suffit je pense que les les un pays riche comme la france il devrait pouvoir assurer à chaque habitant un toit pour être en sécurité et avoir un développement évidemment puisque c'est la base de tout le logement avoir un travail avoir une vie une vie ceci de société une vie collective et voilà donc je pense que c'est important de le dire martine bulard agir bien sûr pas directement sur la proposition de boer mais sur ce que ça voulait c'est sur ce que ça impliquait en fait parce que la question ce n'est pas tellement bon on a des logements vacants qui sont en zone rurale et comment est ce qu on les occupe etc en fait c'est une question beaucoup plus importante que ça et à une question d'urgence temporel comment est ce qu'on fait pour que tout le monde ait un toit sur la tête ça c'est une urgence immédiate humaine kelly l'humanitaire dans un pays aussi riche que le nôtre et après il ya une autre question qui est une question très importante et qui est beaucoup plus large que ça c'est comment est ce que on vit ensemble et comment est-ce qu'on aménage notre territoire est ce que si on arrête de penser par court terme est-ce qu'on pourrait un peu pensé comment est ce qu'on va vivre à l'avenir et notamment on sait très bien que la métropolisation des grandes métropoles c'est pas tenable à terme lorsqu'on parle d'autonomie alimentaire d'autonomie énergétique etc etc mais la question c'est pourquoi est ce que on a ces grandes métropoles qui se créent à ce point là et pourquoi est ce que des gens partent des zones rurales partent pour les classes moyennes des quartiers populaires pour moi la réponse allait aussi extrêmement simple c'est que vous n'avez plus de services publics dans ces endroits là c'est que vous avez dans les milieux ruraux une école qui a fermé chaque jour depuis dix ans vous n'avez plus une école par villa joue par petites villes comme ça se faisait avant vous avez moi j'ai travaillé à grigny qui est une ville extrêmement pauvre en france en essonne bon bah à grigny vous avez donc un quartier qui s'appelle la grande borne qui est séparée du reste de la ville par l'autoroute dans ce quartier là vous ne pouvez pas vous faire livrer un colis elle souhaite médecins ne veut plus venir depuis 1994 vous n'avez pas de distributeurs bancaires vous n'avez pas etc etc et pourtant il ya une mairie qu'essaye de faire plein de choses et qui fait plein de choses sur ce quartier là mais quand l'état recule et donc les services publics reculent bon bah forcément les gens vont là où on a les réseaux les plus simples on va dire pour faire en sorte que notre vie et matériels puissent bien se passer et ses réseaux lasser les réseaux de transports les réseaux d'éducation les réseaux de santé et je pense que c'est cette réflexion là et qu'il faut penser parce que sinon on arrive à là encore laisser le marché décider pour nous je vais donner un exemple qui décale par rapport au logement mais je crois illustre bien ça avant dans les centres villes on avait des petits commerçants et puis dans les petits villages voilà ensuite on a décidé qu'on ferait des grands supermarchés on bétonne des terres agricoles ont fait que les gens prennent leur voiture pour aller au supermarché et puis là en ce moment et des plans sociaux absolument partout dans ses supermarchés là et finalement on est en train de bétonner le nouvelles terres agricoles cette fois ci pour faire des entrepôts logistiques avec amazon qui vont amener des camions de partout pour aller livrer les gens directement chez eux donc et tout ça ça s'est fait sans que nous n'ayons jamais eu un débat politique public sur cette question là et donc la question du logement elle doit être prise aussi par ça c'est pas normal qu'ils aient des gens qu'ils faillent trois heures de transport pour aller faire du ménage et la défense tous les jours aller retour c'est pas normal donc la question de comment est-ce qu'on réintègre des lieux de vie avec des lieux de travail comment est-ce qu'on remet du service public par tout est bien tout ça c'est des questions que qu'on doit se poser et qui sont des questions extrêmement importante et qui conditionne du coup aussi là où les gens en fait vianne justement sur pour rebondir sur ce que vient de dire at il dit il ya beaucoup de logements beaucoup des logements notamment je pense aux grands ensembles qui ont été construits dans les années 60 qui répond plus nécessairement ni au mode de vie des gens aujourd'hui parce que l'évolution familial fait que peut-être il ya d'autant plus besoin de logements aujourd'hui mais aussi aux ce que tu évoquais sur les la question énergétique les ce sont des pour beaucoup d'entre eux deux ces grands ensembles des passoires énergétiques qu'est ce qu'on fait de ces de ces endroits là de ces quartiers là on sait qu'il ya eu énormément d'investissements pour rénover l'anru a fait beaucoup dans les quartiers populaires les fameux 1520 quartier dit les plus pauvres de france qu'est ce qu'on fait on rase où l'on reconstruit on rénove c'est quoi la solution mon sens il ya deux sujets quand on évoque ces grands ensembles il ya le sujet du bâti et l sujet des gens et je voudrais juste m'arrêter sur la question des gens le vrai sujet c'est qu'on a laissé ses ensembles se paupériser considérablement lorsque ces ensembles ont été investis au départ il y avait encore des classes moyennes est encore des gens qui travaillaient il y avait des gens qui étaient parfois dans des situations professionnellement tout à fait correct or à force notamment de surloyer à force de 2,2 de disparition du service public dans ces quartiers populaires ne reste parfois danser ensemble que les personnes qui n'ont pas d'autre choix que de rester là donc le premier sujet c'est comment on fait en sorte que ces ensembles retrouve une dimension de mixité sociale et on le fera à la seule condition d'y faire revenir du service public d'arrêter de soumettre les petites classes moyennes à des surloyers qui les font fuir enfin bref premièrement à mon avis c'est le sujet c'est le sujet des gens et puis deuxièmement le sujet du bâti ça suppose que les bailleurs sociaux et aussi les moyens de rénover et pour qu'ils aient les moyens de rénover il faut arrêter de les ponctionner comme on le fait aujourd'hui avec des bailleurs qui rencontre les plus grandes difficultés du monde à entretenir leur patrimoine parce que mathilde donner les chiffres tout à l'heure les fameux 6 milliards d'euros qu'on a pris dans les caisses des bailleurs afin que le gouvernement a pris dans les caisses des bailleurs sociaux depuis quatre ans ce sera du de deux manières ils construisent - et réhabilite monde et ils sont en permanence amené à arbitrer entre est ce qu'on construit ou est-ce qu'on réhabilite et c'est comme ça que vous vous retrouvez avec des ensembles qui sont dans les situations extrêmement dégradée voulais juste revenir sur un autre élément évoqué par est dit est dit tu disais tout à l'heure le logement ne doit pas être considérée comme une marchandise on le dit beaucoup ça ah bon et 10 a raison de le dire et c'est pour moi une bataille idéologique majeur mais permettez moi de prendre un exemple concret parce que je crois qu'ils m'ont marqué à vie il ya quelques années on a à paris expropriés un marchand de sommeil rue marx dormoy 40 44 rue marx dormoy savez combien ça nous a coûté 6 millions d'euros c'est à dire que le type avait fait 150 victimes des gamins une horreur on est passé devant le juge de l'expropriation il fallait lui verser une indemnisation de 6 millions d'euros on est où là et derrière il a été condamné à cinq cent mille euros d'amande et on a enfin obtenu la seule avancée qui est vu dans la loi est lent c'est un amendement qu'on a fait voter avec stéphane peu à l'assemblée nationale qui permet maintenant d'exproprier sens indemnisés c'est à dire que maintenant on peut confisquer un bien lorsqu'il est propriété d'un marchand de sommeil on devrait développer ça de la même manière alors là je parle des marchands de sommeil un propriétaire d'un immeuble qui laisse son bâtiment vacant pendant des années on devrait pouvoir l'exproprier sans indemnisation s'il l'a laissée vide pendant cinq ans ou dix ans c'est qu'il n'est pas la rue le gars donc je pense que il faut répéter le logement n'est pas une marchandise derrière il faut il mettre du contenu avec des revendications concrètes pour faire en sorte qu effectivement est logique d'intérêt général prime sur la pure logique de profit réagir à ce que vient de dire yann est dit ça rejoint mais j'ai quand même envie d'entendre comment concrètement les choses se se font en tout cas se discute c'est à dire que là aujourd'hui c'est le congrès des habitants c'est quoi la place des habitants dans tout ça c'est à dire que si on pense une politique de logement à l'échelle nationale est ce que ça veut dire qu'il faut avoir une politique parle je cherche à savoir exactement le fond de sa pensée de ce que tu disais tout à l'heure est ce que ça veut dire qu'il faut mener des politiques incitatives de déplacement de proposer aux faux gens de se déplacer de plus facilement de en france d'être plutôt que d'habiter dans des petits appartements en région parisienne d'aller ailleurs est-ce que ça passe par ça aussi et surtout quelle est la place encore une fois je parlais des besoins tout à l'heure en matière de logement et quelle est la place des habitants aujourd'hui dans la construction des politiques publiques de logements à la place des habitants à moins d'avis elle n'est pas suffisante aujourd'hui on a une revendication très forte aujourd'hui c'est dans les conseils d'administration des organismes hlm on a des représentants des locataires qui sont élus et je dois dire que c'est pas ils sont pas suffisants suffisamment écoutés dans ces organismes là et nous on revendique qu'un tiers des conseils d'administration dans les organismes hlm soit composé d'habitants parce que les premiers concernés par le logement c'est les habitants essaient serait normal qu'ils aient la voix au chapitre de façon plus importante autres autre sujet moi j'ai je vais dire un gros mot tant pis je pense qu'il faut qu'on est dans ces conseils d'administration le droit de veto un droit de veto non pas instructif mais constructif et avec des règles bien que quand j'ai parlé de ça la première fois il a qui sont tombés de leur chaise mais bon c'est pas grave depuis se sont relevés mais je veux dire que le droit de veto comme on le pense à la cnlc qu'à un moment donné c'est comme un droit d' alerte qu'on aurait nous en tant qu'habitant sur des décisions qui peuvent vous sembler trop hâtives ou dangereuses pour les habitants et qui permettrait au moins d'avoir une discussion pendant deux ans ou pendant un an de façon à ce qu'on puisse après ce droit très tôt ne pas le prolonger éternellement pour quoi que ce soit un droit de blocage c'est pas du tout l'esprit de ce que veut faire la cnl donc c'est c'est ça qu'on veut nous en termes de douala et si on veut que la démocratie d habitants l est du contenu puisque il ya un tas raison il faut qu'en mettre du contenu dans les propositions qu'on fait ça je pense qu'on que nous là dessus on a vraiment réfléchi à la question il faut qu'on est ce ce pouvoir des habitants sinon si on fait les choses sans les gens ça ne marchera jamais et hélas c'est ce qui se passe dans dans ce pays donc il ya trop de choses qui se font sens en nous et je crois que ça ne marche pas parce que justement on les fait sans les habitants sur la déplacements de populations fouette faut être clair les hlm ils sont pas sur roulettes ça veut dire que dans les zones détendues c'est le problème de ces problèmes d industrie qui est parti aussi vous prenez le creusot par exemple le creusot c'était le le fleuron de l'industrie française à un moment donné par rapport à la sidérurgie et ils ont perdu leur industrie comme dans d'autres dans d'autres dans d'autres endroits donc je pense qu'il faut peut-être réfléchir à transformer plutôt que de penser à un déplacement de populations parce que ça me semble un petit peu compliqué apprécia du volontarisme pourquoi pas mais si on réfléchissait également à transformer ces bâtiments peut-être en lieu de service public on pourrait imaginer que ce soit présente des colonies de vacances ou ou des maisons de retraite etc donc il ya peut-être un une transformation de la nature de ces logements qu'on n'arrive plus à louer qui pourrait être peut-être mon avis plus plus plus pertinents et qui crée également dansé dans ces zones en dire est détendue un dynamisme sur la création d'emplois voilà on n'a pas évoqué la manière on construit le logement moi je viens de limoges la banlieue limougeaude en haute vienne j'ai vu au cours des années en des dizaines d'heures en ligne dizaine d'années les champs entiers se transformer en lotissement dans parmi les hausses est un des co milieu desquels on mettait souvent parfois des petites tours de logements sociaux est véritablement impressionnant c'est qu'il ya plus de chance aujourd'hui à l'image aujourd'hui partout je voyais des hectares et des hectares de change je vois que des lotissements est ce que c'est une erreur yann d'abord d'avoir fait ça et surtout comment on pense la question de l'étalement urbain est ce que c'est compatible aujourd'hui compte tenu des urgences climatiques de penser un aménagement urbain et les constructions sur l'étalement ou est-ce qu'il faut privilégier la densification du logement il faut arrêter totalement l'artificialisation des terres parce qu'on voit bien qu'on peut pas continuer comme ça et de il faut loger les gens dont vous avez là quand même une forme de da port et qu'il faut être capable de résoudre on ne peut le résoudre que de deux manières premièrement mieux utiliser les logements existants et donc c'est toute la question la lutte contre la vacance des logements notamment zones tendues c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut relever très massivement la taxe sur les logements vacants elle a déjà été relevé au moment de la loi allure mais il faut aller plus loin et aller jusqu'à la réquisition pour ce qui concerne notamment les bâtiments vacants depuis parfois des années et deuxièmement on a besoin de construire et on a besoin de construire dans les territoires qui sont déjà artificialisées ce qui pose la question de la densité moi je pense que on a beaucoup plus intérêt à densifier la zone dans ce cas continue et l'étalement urbain et je sais que ça suscite parfois un certain nombre de débats mais c'est le seul moyen de résoudre l'aporie sinon ça veut dire que inévitablement on va renvoyer les gens en première voire en deuxième couronne pour ce qui concerne par exemple la métropole parisienne et qu'on va se remettre à faire des lotissements d'ailleurs c'est en train de se passer c'est ce qui est en train de se passer notamment avec les faits liés aux premiers confinement ou une forme de rejet des grandes villes et où un certain nombre de gens se sont mis à rêver d'habiter dans une maison ça conduit aujourd'hui moi j'en discute notamment avec les avec les acteurs privés à une relance de la construction de lotissements au détriment des terres agricoles or c'est justement ce qu'il faut ce qu'il faut éviter et le rôle du politique c'est précisément de mettre des règles et de et de limiter ce développement qui est un développement très néfaste pour notre environnement qui pose en plus plein de problèmes parce que derrière comme comme les emplois sont quand même encore très situés dans les centres villes ça conduit un problème dans les transports donc problèmes en cascade voilà vous dire que la densification ça veut dire on surélève les bâtiments déjà construits c'est détour c'est comment ça se passe parfois ça je dis rien je dirais pas eu tour en tout cas la surélévation oui lorsque vous avez un immeuble de deux étages entourée de deux immeubles de cinq étages je vois pas au nom de quoi on s'interdirait de construire trois étages supplémentaires d'autant qu'on artificialisés rien puisque le sol est déjà artificialisées donc bien sûr que ça fait partie des solutions qu'il faut envisager bâti de politique de logement et engagement écologique en tout cas urgence climatique c'est compatible wii alors c'est compatible à condition effectivement de mettre des règles c'est clair que 0 bétonisation de terres agricoles c'est la base ce qu'il faut de ce qu'il faut faire je pense qu'il ya une envie aussi enfin je vais je vais le prendre plus tôt d'un autre angle tout à l'heure on parlait de démocratie des locataires en fait on voit petit à petit quand on touche au logement mais en fait qu'on peut prendre ça avec plein de sujets mais notamment sur la question du logement qu'en fait on en arrive sur plein d'autres choses on en arrive sur l'emploi on en arrive sur les services publics etc et donc la la la la question c'est pas c'est pas comment est ce que quand comment est ce qu'on fait ça c'est quels choix politiques et collectifs ont fait et je pense que ça ça doit passer par une question démocratique et un débat politique extrêmement fort nous devons arrêter de bétonner les terres agricoles pas parce qu'on veut embêter des gens qui voudraient avoir une maison avec un jardin mais parce qu'on sait très bien on a vu les inondations qui ont eu lieu notamment ya pas si longtemps que ça en belgique on sait très bien que plus on bétonne plus on va avoir des phénomènes climatiques extrêmes qui vont avoir des conséquences extrêmement forte avec des gens qui vont se retrouver sous l'eau comme ça arrive régulièrement avec des gens qui vont perdre tout ce qu'ils ont dans ces événements climatiques extrêmes donc nous devons arrêter ça je vais aller un tout petit peu plus loin il faudrait penser l'éco construction y compris comment est ce qu'on fait avec les travailleurs du bâtiment qui en ce moment sont en train de se faire licencier des cimenteries pour arrêter le ciment responsable de 6 9 % des émissions de gaz à effet de serre pour aller vers des matériaux biosourcés on sait le faire on en pleurerait beaucoup plus de gens et pour le coup on serait sur quelque chose qui est écologiquement signé au niveau du confort des gens est beaucoup plus important ce que je veux dire par là c'est que à partir de cette question du logement il faut qu'on se fixe des règles communes et ses règles communes eh bien nous devons en discuter collectivement et je pense que c'est sale est le fait dire ce que ce que ce qui a été dit tout à l'heure sur le logement c'est pas une marchandise n'est c'est un droit ça nous permet justement de penser les ruptures qui sont nécessaires dans notre système de production de consommation et des changes est juste un dernier mot sur sur cette question là en fait avec cette cette question-là du logement on a aussi tout une envie dans la société qui se développe de aussi nouvelle manière collective de vivre ensemble et je pense qu'on peut aussi s'appuyer là dessus il ya plein de gens qui souffrent de l'isolément dans notre pays eh bien je crois que tout le monde ne rêve pas d'avoir une maison individuelle avec une un jardin et comme le disait le président macro tout le monde ne rêve pas et forte heureusement tous les jeunes ne rêve pas d'être milliardaire bien je crois qu'il ya aussi des questions de rêve collectif et individuel aussi à repenser entre nous et qui je crois refont société autrement que ce qu'on nous propose aujourd'hui avec la france des propriétaires et dit un dernier mot sur justement cette politique publique de logement et engagements climatiques alors déjà je pense qu'il faut qu'on parle aussi des rénovations thermiques et je dois dire que les rénovations thermiques dans l'or dans la loi il existe une possibilité de faire payer les locataires c'est ce qu'on appelle la troisième ligne donc ça c'est encore une fois un grand remerciement madame boutin puisque cela je vous parle des louboutin c'est une disposition qui a été prise par cette loi et je dois dire aujourd'hui ce qui est quand même assez hallucinant c'est que quand un locataire vie dans une passoire thermique depuis 15 20 30 ans et qu'on va faire une rénovation thermique on va on va lui appliquer pendant 15 ans une partie de son loyer on va lui appliquer une partie de l'économie potentielle qui dont il va soi disant bénéficier donc ça je pense que dans dans l'est dans les débats dans les débats sur la présidentielle faut absolument qu'on arrête si on veut que l'écologie elle fonctionne aussi dans notre pays il faut qu'on arrête de mettre à contribution les locataires eux-mêmes parce qu'un gros ils y sont pour rien et pendant des années le propriétaire qu'ils soient privés ou publics à encaisser les loyers à et puis il n'a pas fait les travaux voilà donc au niveau de l'écologie ça c'est un premier point sur l'étalement urbain évidemment on pense que c'est ça c'est l'héritage aussi de valéry giscard d'estaing qui rêvez d'une france de propriétaires ne l'oublions pas ça vient de très très loin et finalement la crise du logement elle vient de très loin et je le dis parce que nous à l'époque à la cnl on le disait c'est que l'accession à la propriété ça peut être aussi un piège pour les pour les habitants ont fait rêver les gens sur être propriétaire d'une maison finalement ils vont être propriétaires ont payé pendant 25 ans un loyer à la banque au bout de 25 ans de la fin des travaux dans l'or dans leurs maisons et repayer encore des des frais donc finalement ont ils auront contribué à l'étalement urbain qui est très néfaste pour eux pour la pour le climat et puis pour la pour la planète et sans compter que quelquefois dans ces familles là on se retrouve avec trois ou quatre voitures parce que finalement comme n'y a pas de transports collectifs je voyais des petits villages notamment engagé de lille où il n'ya pas de gare ben si vous voulez habiter dans ce village là il faut absolument avoir une voiture puisqu'en le fils ou la fille après à 18 ans qu'il faut les conduire au foot bon bah les parents qu'est ce qu'ils font il achète une petite voiture d'occasion critères 4 alors à leurs enfants et du coup tout ça ça contribue en fait à la pollution inutile en fait voilà et donc non à l'étalement urbain oui il y a les dents creuses tulle évoqué yann les en creuse quand il ya des ddd endroit on peut construire il faut construire et la densification contrairement à un petit peu à l'idée répandue que la densification c'est pas écologique et bien c'est prouver par des études que oui la densification c'est écologique merci beaucoup à tous les trois d'avoir apporté vos éclairages vous analysez vos propositions aussi sur les politiques publiques en matière de logement vous restez avec nous tout de suite c'est les lâchers bill eurodéputés de la france insoumise qui vous parlera de logements en europe et puis suivra l'intervention de barbara steen bergen de l'iut l'un social c'est une association global de international par mon deux des locataires et puis on se retrouve à 14h30 pour la troisième et dernière table ronde qui s'appelle quelle réponse aux besoins du logement pour les jeunes a très vite bonjour à tous bon jour à tout je m'appelle leila chaibi je suis députée européenne et quand j'ai été élue au parlement européen on m'a tout de suite dit laisse tomber les questions de logement ça intéresse personne à l'union européenne pourtant je me suis rapidement aperçu que l'union européenne avait toutes les raisons de s'y intéresser au logement d'abord parce que la crise du logement elle est partout en europe pour vous donner seulement quelques chiffres que je trouve assez parlant il faut savoir que plus de 25 % des locataires du privé en europe dépensent plus de 40 % de leurs revenus dans leur loyer c'est énorme et cette moyenne elle ne cesse de croître en plus la précarité énergétique c'est un fléau partout en europe on se poussant la population européenne soit environ 51 millions d'européens sont victimes de précarité énergétique par ailleurs les loyers ne cessent d'augmenter partout en europe contrairement aux revenus eux qui n'augmentent pas ensuite au parlement européen je me suis rapidement aperçu du lien très fort qui existait entre les politiques de l'union européenne et la crise du logement pendant trop longtemps l'union européenne a fait semblant de ne pas se rendre compte de ce qu'il se passait en n'agissant pas en se cachant derrière l'excusé que c'était pas sa compétence qu'elle ne pouvait rien faire pourtant il faut rappeler que la crise du logement elle est globale et elle est aussi due aux politiques européennes puisque ce sont les politiques de marché et politiques d'austérité qui ont mené à une crise du logement ce sont ces politiques qui empêchent les états membres d'investir dans le logement abordable parce que ils sont stoppés par les critères de maastricht vous savez cette fameuse règle des 3% qui considère que les dépenses dans le logement abordable ce sont des dettes au lieu de voir ça comme des investissements c'est aussi ces politiques qui réduisent drastiquement les aides d'état que les états membres peuvent diriger vers le logement abordable à cause d'une règle absurde qui empêche les états d'investir dans la construction de logements abordables sous prétexte que cela qu'on serait contraire aux règles de la fameuse concurrence libre et non faussée sous prétexte que cela ferait de la concurrence au marché immobilier privé et la récente crise du que vides elle n'a fait qu'aggraver les conséquences déjà désastreuses de ces politiques les plus précaires de nos concitoyens les personnes sans domicile fixe les mal-logés voit les difficultés sociales et économiques auxquels il était déjà confrontée avant la crise sanitaire s'intensifier d'autres qui étaient jusque là épargnés sont en train de subir la crise du logement de plein fouet la cherté des loyers déjà excessive avant la pandémie et la baisse ou la perte de revenus cela empêche des millions de foyers de payer leur loyer ou leur facture d'énergie alors la crise du logement ne pourra se résoudre avec de simples mesures superficielles il faut changer le fondement même des politiques européennes il faut changer radicalement de dogme car si les politiques actuelles sont maintenues les loyers continueront d'augmenter toujours davantage de personnes perdront leur emploi et seront donc expulsés de leur logement c'est un cercle vicieux on ne naît pas mal logés on le devient on n'éradiquera pas le sans abrisme sans mettre un terme aux politiques qui mènent au sans abrisme la destruction des services publics par exemple les politiques d'austérité qui crée toujours plus d'inégalités la spéculation immobilière qui s'empare des villes les expulsions sans relogement alors que des logements sont laissés vides et attendre que l'immobilier prennent de la valeur l'union européenne doit prendre ses responsabilités et corriger le tir l'union européenne en fait de nombreux leviers d'action sur le logement elle peut pérenniser la suspension des critères de maastricht vous savez ces fameux critères dont on pensait qu'ils étaient gravés dans le marbre et qui comme par magie soudainement pendant la pandémie crise oblige on a découvert qu on pouvait les suspendre il faut pérenniser cette suspension autorisé et même encouragé les aides d'état afin de permettre aux états membres d'investir autant que nécessaire dans le logement la bonne nouvelle c'est que la question du logement abordable et commence à se faire une petite place dans tous les bureaux à bruxelles avec mes collègues au parlement européen nous avons par exemple envoyer un rapport rempli de positions fortes en faveur du logement abordable pour tous ce rapport on l'a envoyé à la commission européenne c'était une première historique que le parlement se prononce sur ce sujet et nous avons rappelé que le droit au logement c'est un droit fondamental nous avons demandé plus d'investissements en faveur du logement abordable nous avons demandé qu'il n'y ait plus aucune expulsion sans relogement et invité les pays européens à mettre en place des mesures de contrôle des loyers nous avons aussi exigé que l'union européenne s'engage à éradiquer le sans abrisme d'ici 2030 mais à nouveau cela nécessite un changement de cap drastique des politiques européennes j'en profite d'ailleurs pour remercier à nouveau la cnl de l'étroite coopération que nous avons eu autour de ce rapport pour le l'âge logements abordables notre étroite coopération a permis de demander la mise en place d'une trêve hivernale européenne un autre sujet qui gagne toujours du terrain à bulles européenne c'est la question des locations de courte durée notamment d'airbnb airbnb retire des logements des grandes villes où le marché de la location est déjà tendue et cela entraîne la rareté des logements cela fait augmenter les prix il est indispensable que l'union européenne dans le cadre l'activité de ces plateformes qui agissent en toute impunité et qui contribue à la crise du logement alors le ciel gris de l'union européenne laisse entrevoir quelques éclaircies mais je veux pas vous donner de faux espoirs et le chemin à parcourir est encore long la bataille n'est pas terminée il faut continuer de marteler de répéter que le logement abordable doit être tous il faut sans cesse sans cesse sans cesse remettre ce sujet sur la table ici au parlement européen il faut faire pression pour que le logement abordable soit ajoutée en haut de l'agenda politique européen alors malgré ce qu'on m'avait dit en début de mandat je ne laisserai pas tomber la question du logement vous pouvez compter sur moi pour porter votre parole dans les institutions européennes pour me battre en faveur des habitants en faveur du logement abordable pour tous car j'en suis convaincu le droit au logement c'est la base la base de tous les autres droits avoir un logement c'est ce qui vous permet d'avoir un travail c'est ce qui vous permet d'offrir une scolarité à vos enfants de pouvoir prendre soin de votre santé et en cette période de crise plus que jamais logement doit être un bouclier pour toutes et pour tous alors b comme bonjour embarras la barre à cette période je pourrais je te remercie en fait devenir de participer à la craie des habitants donc je rappelle qu'aujourd'hui le capot époque c'est également la journée internationale des droits des pères et les habitants donc obama a donc tué la cheffe du bureau dit lutter à bruxelles es tu es aussi membre est très aujourd'hui et tu te poses des pianistes donc la première question et je voudrais te poser pour la cnl donc c'est de savoir aujourd'hui gréa priorités européennes pour l'iut en termes de logement alors bonjour bonjour à eddy bonjour les membres de la série je suis très heureux d'être avec nous à l'occasion de cette journée internationale du locataire alors pour commencer foncez c'est pas mon premier longue mais je vais faire une efforts de parler en français avec vous et alors on commence oui la priorité la priorité en matière de logement je pense c'est très clair c'est assurer que les choses logement social et abordable et la priorité caychac et aux membres et de la commission européenne tout à fait merci pour cette réponse et on le rassure on entrait bien ton français même si un petit accident très agréable très bien la crise du coc vide intel mis en lumière en urgence pour les pays européens à investir dans le logement social absolument absolument et nombreuses et à un email est membre mise en place des interdictions d'exclusion une est ou locataire il obtint même un gel des loyers mais la question essentielle est de savoir ce qui s'y passe quand toutes ces mesures sont supprimés c'est la question est ce qu'il ya un changement vers une politique de logement plus favorables ou locataires mettant la sécurité d'occupation au centre une politique qu'il aurait avec plafond des loyers clair pour lutter contre la spéculation et les dalots c'est une réalité une simple texte ce sont des questions très très très questions pour lesquelles lieu quais et ses membres doivent se battre qu'on est en en phase sur c'est sur ces questions alors il va se passer quelque chose avait prochaine c'est que emmanuel macron il s'apprête à prendre la présidence de l'union européenne quinton l'iut en fait d'une telle présidence la présidence française sera décisive pour l'achèvement de green deal de l'union européenne c'est très important pour les locataires nous sommes directement concernés par la moralisation énergétique si vous vivez dans le secteur locatif privé il est très probable que vous ne pouvez pas payer nouveau loyer après la rénovation nous lutter et ses membres nous demandons le principe de la neutre à venir que les augmentations de nos nuits sont entièrement compensés par les économies d'énergie nous devons intégrer ces principes dans le green deal sinon les locataires seront excusés par la rénovation nous avons besoin de fonds européens et massimo pour empêcher cela le fonds de transition juste proposé par la commission européenne doit avoir un objectif très clair maintenir les locataires dans leur logement très bien en sachant qu'en france on a la question la troisième ligne évidemment c'est une question des pateras aujourd'hui sur ce sujet alors pour faire la transition et c'est la dernière question vous est posée justement comment qu à faire cohabiter la demande sociale et écologique dans le logement aujourd'hui et demain en fait lachen je pense il faut changer le discours de la commission européenne très bien mais le marché ne fonctionne pas il n'y a jamais assez de logements sociaux et abordables réguler les marchés ne deviez pas se concentrer sur la libre concurrence et la libre circulation des capitaux mais donner la priorité du marché ou fournisseurs de logements sociaux et son but lucratif deuxième deuxièmement le plan de résilience et des relances après la pandémie doit se concentrer sur le logement et les locataires s'il ya un plan de relance pour les banques et l'industrie il doit y avoir un plan de relance pour les locataires aussi troisième notre objectif concerne la création et la cogestion la politique du logement intégratif commence par la pleine participation institutionnalisé de locataires ou conseil d'administration de leurs sociétés de logement c'est une question d'égalité de chances de rester habitus et que en 2022 justement pour les locataires en france c'est très important puisqu'on va voter pour les veaux représentants des locataires ou au sein des conseils d'administration écoute barbara en tout cas je te remercie beaucoup et réponses et cette analyse que tu nous a fait part j'ai cru comprendre aussi avec ton accent un petit peu que tu étais aussi allemandes et je crois qu'on peut aussi saluer le la manif et les manifestations qui se passe à berlin berlin c'est les habitants se sont beaucoup mobilisées sur notamment les questions vous voyez chers et aussi sur les pratiques de l'ère bienne be donc j'ai pas ce que dira un petit point aux amis berlinois peut-être quelques quelqu'un quelques phrases actuellement absolument alors chers membres de la cnl chers camarades chers activistes il ya les bonnes nouvelles nous sommes de retour dans les rues le 11 septembre nous avons une grande vraiment grande manifestation avant la mairie de militants ont manifesté pour le gel des loyers dans toute l'allemagne pas on va là tout un agneau cela me ferait mouvance fière de cette partie d'un mouvement fort et jamais fatigué jamais et je sais que vous membres relationnel marcherait avec nous la prochaine fois dans les rues du village ou ailleurs en europe pour lutter pour des loyers juste et abordable merci merci et oui à la prochaine le pouvoir des habitants se manifeste aussi dans la rue évidemment eh bien merci barbara et un très bientôt j'espère merci [Musique] [Musique]