Faut-il faire payer aux parents les dégradations commises par leurs enfants ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:21OuverteRéponse directe
Est-ce que finalement ce sont aux parents de payer ces dégradations des élèves ?
- 2:43OuverteRéponse partielle
Est-ce que les parents ont les moyens de couvrir ces coûts ?
- 4:24RelanceRéponse partielle
Vous semblez dire que c'est un manque de moyen de l'État ?
- 7:20RelanceRéponse directe
Ce n'est pas un prétexte à la casse ?
- 9:53OuverteRéponse directe
La justice doit-elle être plus ferme avec les policiers qu'avec les manifestants ?
- 11:41FerméeRéponse directe
Pouvez-vous donner des chiffres sur le bilan judiciaire des émeutes de 2023 ?
Temps de parole
- ?100 %
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Alors Thomas Ranou, qu'est-ce qu'on nous dit du côté des réseaux sociaux Sud Radio sur cette question que vous allez nous rappeler et que on va d'ailleurs aborder avec nos débatteurs ? Et ben on revient sur ce qui se passe dans les lycées. C'est blocus. Faut-il faire payer aux parents les dégradations commises par leurs enfants ? C'est Gérald Armanin qui a soumis cette proposition hier alors que la note commence à être assez élevée. Plusieurs millions d'euros des plus de 7 millions d'euros en Île-de-France selon la région jusqu'à 30 en Auverne Ronalp. Et ben pour l'instant, bon bah le débat est assez unanime. 89 % des internautes nous disent que oui, évidemment que les parents doivent payer. Wilf par exemple, bien sûr, ils sont responsables des actes de leurs enfants jusqu'à leur
majorité même si voilà, il y a tout de même quelques internautes qui sont pas tout à fait de cet avis. À l'image de Patrick qui nous dit que c'est encore de la démagogie. Quand les familles sont au chômage ou au minima sociau, comment peut-on les faire payer ? Donc voilà, il y a tout de même un petit peu de débat même si voilà une quasi unanimité tout de même. Vous continuez en tout cas à réagir sur nos réseaux sociaux. Vous nous appeler aussi au 0826 300300. On attend vos appels et notamment pour la libre antenne de tout à l'heure. Rodrigo Arenas, bonjour. Bonjour. Ah, votre micro n'est pas allumé visiblement. Député la France insoumise, merci d'être là pour notre débat du jour avec cette question que nous a rappelé Thomas Ranou et également Mathieu H. Bonjour. Bonjour Anthony. Bonjour.
gén du tank le millénaire messieurs, est-ce que finalement ce sont aux parents de payer ces dégradations des élèves Mathieu H ? Oui. Alors trois fois oui bien sûr puisque aujourd'hui nous avons en France inventé un nouveau contrat social c'est-à-dire que pour une partie des des Français et des casseurs, il y a un droit celui de casser en toute impunité. le à chaque fois le nombre de condamnations ne suit pas le nombre d'interpellations bien évidemment et pour une autre partie des Français on a qu'un seul droit c'est finalement le celui de payer et même je dirais de se la fermer dans la mesure où aujourd'hui vous ne pouvez même pas mettre en cause les casseurs. Vous ne pouvez pas au sous peine d'être disqualifié politiquement. Exactement. c'est ce taire parce que
effectivement vous ne pouvez pas mettre en cause le contenu des revendications ou poser des questions sur les casseur. Et donc aujourd'hui, on arrive à ce fameux paradoxe où on a un contrat social qui dysfonctionne et donc effectivement pour réparer ce contrat social, il faudra mettre en place la fameuse formule de Gabriel Natal qui effectivement qui n'est qu'un slogan "Tu casse, tu payes, mais qui doit se matérialiser dans les faits et c'est là où effectivement pour avoir un débat parce que la mise en place notamment sur le point de vue juridique est pas très complique, pas très facile." Rodrigo Anas, tu casses, tu payes. Bah, c'est déjà le cas de toute façon puisqu'il y a déjà eu des situations dans lesquelles euh des élèves euh en l'occurrence des personnes identifiées
ont commis des actes de destruction dans des établissements et dont les parents ont été condamnés. Ça existe déjà. Donc euh en revanche, regardez, Thomas Ranou rappelait à l'instant 7 millions d'euros, ça c'est déjà les coûts estimés en Île-de-France, 30 millions en région au Verne Ronalpe, c'est considérable. Est-ce que les les les ne serait-ce que les parents ont les moyens de de couvrir alors pas pas un foyer évidemment mais moi je vais pas rentrer dans ces considérations parce qu'en France il y a ce qu'on appelle la séparation des pouvoirs et c'est au juge d'estimer si les personnes sont capables de de payer ou pas les dégradations. D'ailleurs, ça se pose dans cette situation que vous évoquez mais aussi dans d'autres cas. En tout cas, ce qui est certain, c'est que
j'invite les parents d'élèves du coup à dresser la facture à l'État, par exemple pour tous les cours particuliers qui doivent prendre quand les absences d'enseignants ne sont pas remplacés, quand à tous ces enfants qui aujourd'hui euh sont victimes de maladie congénitales euh des déclaré et développé parce que absolument pas. Si vous avez été attentif à mes déclarations chez vos confrères, je condamne toutes les formes de violence. En revanche, je condamne aussi l'inaction de l'État qui d'une certaine façon à cette situation. On peut pas annuler la dette que provoquent ces dégradations d'un côté par la dette laissée par le gouvernement sur l'éducation. Bah écoutez, moi je trouve que justement c'est là la question de l'autorité. Vous avez des enfants qui par définition font
confiance aux adultes qui doivent veiller sur eux pour avoir des conditions d'étude convenables pour pouvoir avoir un avenir. On sait que parcours supénère des troubles psychiques, c'est des enfants extrêmement importants et à ce titre-là, jamais on passe la facture à l'État. Donc aujourd'hui, vous avez des enfants parce que ce sont des enfants qui prennent conscience que les adultes ne prennent pas soin d'eux. On l'a vu pendant la canicule, on a vu pendant le Covid, on a vu dans tous les cas extrêmes parce que c'est dans les cas extrêmes qu'on voit les choses se manifester et qui eux sont extrêmement résilient. Euh j'ai l'impression que c'est un peu la loi du talion. Non, vous mettez le focus sur sur les exactions qu'évidemment je condamne. Je trouve que d'ailleurs d'une certaine
fois si la classe médiatique a tendance davantage à taper sur ses enfants que sur les policiers qui font des exactions. En tout cas, c'est le discours du ministre de l'intérieur que vous défendez là. J'ai bien compris mais le fait est que je parlais je parlais de votre invité et et à ce titre-là, moi je considère que la la jeunesse de France est maltraité depuis très longtemps. D'ailleurs, en tant qu'ancien président de la FCPE, nous avions condamné l'État pour les absences non remplacées. Vous savez qu'en Sintis, c'est un an d'étude perdu pour chaque élève sur l'ensemble de la scolarité. C'est de ça dont nous parlons et c'est par exemple sur ma circonscription un lycée qui est le lycée Bachelard qui a brûlé euh parce que l'alarme incendie ne s'est pas déclenché. Donc à qui on
envoie la facture dans ces cas-là ? A priori ça a brûlé parce que à un moment il y a quelque chose qui a brûé aussi. Absolument. Et et le et le bâtiste scolaire n'était pas en condition de pouvoir se protéger et je vous parle pas des conditions d'études dans dans des établissements comme en Saint Samu au lycée BL. Voyez c'est des cas con peut-être de réponse sur le plan de l'éducation. Enfin, vous semblez dire que c'est un manque de moyen que l'État aujourd'hui n' n n' par son inaction sur les questions de de éducative parce quequ aussi les manques de moyens. En fait, moi je me je pose une question pas forcément parce qu'en fait Ouais. pas forcément parce que tout simplement quand vous prenez le budget de l'éducation nationale en France et les dépenses d'éducation par rapport au PIB
en France comparé aux autres pays de l'OCDE, on est autour de 7 % c'est dans la moyenne des pays de l'OCDE donc on dépense autant que les autres pays sur le plan de l'éducation et pourtant on a effectivement des problèmes que vous soulevez très justement de manque d'organisation avec des classes qui ne qui n'ont pas qui n'ont plus de de de professeurs. Vous avez aussi un problème sur le niveau des élèves puisque les classements PISA nous rappellent à chaque fois que les élèves français dégringolent année après année. Donc moi je pose une question où par l'argent puisqu'on dépense autant que les que les autres dans l'éducation et que nos enfants ne sont pas meilleurs et que les profs sont moins bien payés. Donc il y a un problème de d'affectation de la dépense
au sein du ministère de de l'éducation nationale de la même façon que c'est le cas aussi en urbaine en nombre non en nombre de fonctionnaires si c'est le premier. Non, je dis que la la première affectation de ressources pas l'éducation nation employeur d'Europe. C'est l'un des premiers employeurs d'Europe si on prend privé organisation privée organisation privé. Rodrigo Arenas les moyens et les ressources elles viennent quand même aussi des régions sur le bâti. Oui, vous avez raison. Donc j'ai j'ai pointé différentes responsabilités dans mon plédoyer à l'instant. Donc euh quand vous avez par exemple comme dans ma circon quand vous avez comme dans ma circonscription, je vous expliquais le cas par exemple de ces élèves qui ne vont plus aux toilettes et qui développent des maladies
physiques parce qu'ils ne vont pas y aller et que ça fait des années dans ma circonscription où les travaux ne sont pas faits et bien écoutez à un moment donné à qui on passe la facture. Donc vous voyez c'est là où je suis pas vos discours maintenant. Ce que vous ce que vous ne dites pas à la sécurité sociale c'est qui ? C'est nous c'est les cotisations. Donc à un moment donné ça suffit de d'inverser la responsabilité. Moi je dis que quand on ne crée pas les conditions pour que les enfants soient accueillis correctement et que vous avez cet élève par exemple qui m'écrit qu'elle voulait faire psychologie et qu'elle que se trouve en français langue étrangère après parcours sup et même pas en Île-de-France alors que c'est une parisienne qui se retrouve dans le nord
de la France à qui on fait passer la facture. Donc vous voyez c'est ça aujourd'hui qui convient de mettre en parallèle. D'accord mais ce n'est pas un prétexte à la casse. Notre sujet je sais je sais mais notre sujet c'est quand même celui-ci. Euh, il faut quand même rappeler qu'on est dans un contexte qu'on est dans un contexte quand même où le l'état parce qu'on dit souvent c'est l'État qui supporte les le le coût de la casse, l'État c'est nous hein, c'est l'argent du contribuable français et surtout l'argent de ceux qui de ceux qui travaillent le plus parce que c'est l'argent c'est ce sont ceux qui travaillent le plus qui financent aujourd'hui les les dépenses publiques. Et ce qu'il faut quand même dire c'est qu'on est dans un contexte en tout cas depuis 2023 où on a une accumulation de
la facture que nous transmettent eux les casseurs pour le coup 1 milliard d'euros les émeutes de 2023 directement. Vous avez ensuite après eu les émeutes de consécutives aux deux matchs de la Ligue des Champions en mai 2026, on avait publié une étude au sein du singaire en en additionnant tous les coups, ça avait coûté 104 millions d'euros de nuit seulement des meutes au à l'État en France. Et puis vous avez aujourd'hui les blocages, on parle dans les régions de 6 millions en Île-de-France, 20 millions 25 millions euh en envagine Ronalpe. Euh et sachant que ce sont des coûts qui sont sous-évalués puisque derrière eux, eux ne les régions ne font qu'un coût sur un chiffrage sur le bâti scolaire euh et sur les transports publics. Mais il y a tout le manque
d'activité qui est qui provient de la fermeture des commerçants. Vous avez les assureurs qui vont aussi devoir réparer les coûts. Et les assureurs, comment font-ils pour tenir leur modèle économique ? Il faut augmenter le prix des des des des contrats d'assurance et on on peut les comprendre parce que sinon ils arrivent pas à joindre les debouts. Et donc Infin, c'est toujours la même partie de la France qui paye. Ce sont ceux qui travaillent, ceux qui ne cassent pas, qui dev qui do qui doivent supporter les frais de ceux qui cassent. C'est évidment ce qui nous sépare. Pas bon. Moi je pense et c'est j'accepte que ça nous sépare. Je ne pense pas que ce soit aux agriculteurs de payer la facture quand ils font des mouvements et qu' fracassent des préfectures. Je ne crois
pas que ce soit aux personnes qui sont victimes d'inondation de payer la facture de leur maison non remboursable parce que des élus ont autorisé des constructions sur les traits de côte qui allai inondé. Ce sont des catastrophes naturelles. Là ça tombe pas du ciel. C'est c'est le fruit de l'impunité sont des catastrophes naturelles. Vous plaz par des inondations et les agriculteurs réponse de l'état aller au bout. Je vous ai pas interrompu. Je vous ai pas interrompu. Donc je ne pense pas que ce soit aux personnes qui manifestent un désaccord profond avec la façon dont ces 10 années de macronisme ont mis en place une véritable désespérance de payer une facture qui incombe à l'État. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, quand il y a des exactions, évidemment
que la justice doit se saisir. Quand il y a des atteintes au bien privés, au bien public, évidemment que la justice doit faire son travail. Mais je ne pense pas que le ministre aujourd'hui quand le pays est d'anciation compliquée dans laquelle nous nous trouvons doivent inverser la responsabilité comme si ce soit que ce soit quelques jeunes sporadiques qui sont responsables de la crise de la France. Ce n'est pas la situation maintenant. Oui, ces violences je les condamne. Les incendies des écoles en particulier elles sont extrêmement condamnables parce que c'est là que les enfants se coursent aux anvenir. Mais il y a aussi des pompiers qui sont des pyromanes. Et ça, je n'accepte pas ce positionnement démagogique du ministre. Attention essentialiser non plus les pompiers.
Attention ne pas essentialiser les pompiers. Monsieur, j'ai manifesté avec les pompiers. Vous croyez que quand il y a il y a du feu, des fumigènes qui sont là et qu'est-ce qu'on fait quand les policiers manifestent et que nous sommes à leur côté, qu'est-ce qu'on fait ? Donc nous nous pensons pas dire qu' a des pompiers qui incendie. On va dire surtout qu'il y a des criminels qui incendie et qui malheureusement exercent la profession de pompiers. Écoutez ce que je essaie de vous dire c'est que nous sommes solidaires de toutes celles et ceux qui d'une façon ou d'une autre expriment à mécontentement avec la façon dont ils t'ont traités. Maintenant, une fois qu'on vous dit ça, je vous l'ai dit tout à l'heure, la justice fera son travail et j'espère qu'elle aura,
laissez-moi finir et j'espère qu'elle aura la main aussi dure avec celles et ceux qui seront pris et condamnés pour avoir à incendier un lycée qu'avec les policiers qui ont défoncé la bouche d'un lycéen avec un tir de LBD à bout portant. Et je pense que malheureusement l'avenir n'ira pas. Un lycéen qui a eu l'œil arraché également. Moi je làdessus, je vous rejoins Rodrigo Arenas. C'està dire qu'il faut pas de poids de mesure en fonction de si on est lycéen ou si on est policier. Vous allez faire le coup du je suis entièement d'accord avec ça et on peut même considérer aujourd'hui mais la justice moi je considère l'inverse c'est que la justice a tendance à être plus ferme vis-à-vis des policiers que vis-à-vis des des c Non bah non pas du tout je vais prendre quelques chiffres parce que pour
l'instinstant vous avez dit vous n'avez pas donné de chiffres quand vous prenez les émeutes de 2023 le bilan des émeut 2023 avec la réponse judiciaire quelle a été-elle ? Vous vous avez eu donc 50 55 % voilà 55 % de mineurs et 45 % donc de majeurs qui sont les meutiers. sur les 45 % des meiers donc majeurs, euh la 60 % était passé en comparition immédiate. Donc c'est-à-dire qu' ont eu un un procès enfin un jugement pardon euh en 48 he donc on se dit c'est bien la justice est rapide, elle répond et cetera mais quand vous regardez dans le prononcé moyen de la peine, on est à 9 mois de prison prononcé en moyenne par les juges. À 9 mois de prison, pardonnez-moi de me dire on ne va jamais en prison. La réponse pénale n'est pas n'est pas suffisante. Non mais c'est les gérard
n'était pas ministre de la justice. Ser la fin messieur merci beaucoup Rodrigo Arenas vous êtes député la France insoumise merci d'avoir été là et d'avoir été aussi clair. Merci Mathieu Hgal également secrétaire général du F tank le millénaire. Vous revenez quand vous voulez messieurs he vous savez la porte du studio elle vous est toujours ouverte. Vous réagissez au 0826 300 300 si vous partagez l'un ou l'autre des points de vue qui a été défendu d'ailleurs autour de cette table ou si vous en avez d'autres. Ça nous intéresse sur la question qu'on vous pose. Est-ce que c'est à Gérald Armanin, enfin non pas d'ailleurs, pas à Gérald Armanin, plutôt aux parents d'élèves et c'est Gérald Armanin qui demande et bien que ce les parents payent la facture des dégradations. Vous nous appelez 0826 300
et un coup de gueule sur les taux d'intérêt dans un instant. Sud Radio.
Rodrigo Arenas