Science Po Paris bloqué : “Ils ont toute leur place dans cette bataille” (Thomas Portes, LFI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteRéponse directe
Pourquoi était-il important pour vous de rejoindre cette mobilisation ce matin ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Le fait que les étudiants rejoignent le mouvement lycéen vous paraît-il cohérent ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça veut dire pour ce mouvement lycéen et étudiant ?
- 3:30RelanceRéponse directe
Vous ne comptez pas arrêter le mouvement, c'est ça que vous êtes en train de dire ?
- 4:06OuverteRéponse partielle
Quel regard portez-vous sur cette mobilisation lycéenne étudiante ?
- 5:59OuverteRéponse directe
Comment faut-il prendre l'annonce de ce discours ce soir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:11Thomas PortesFait
« D'abord pour apporter notre soutien au aux étudiants, aux lycéens qui sont mobilisés depuis maintenant 15 jours qui font face à une répression policière d'ampleur »
- 1:11Thomas PortesFait
« les organisations étudiantes ont appelé à rejoindre euh le mouvement lycéen »
- 2:20Lena GuerrierChiffre
« on avait près de 90 % des centres universitaires qui étaient perturbés ou fermés administrativement »
- 2:55Lena GuerrierPromesse
« on a publié les 10 mesures d'urgence pour la jeunesse »
- 3:30Lena GuerrierFait
« les besoins enfin les moyens qui ont été annoncés par le cornus sont déjà largement insuffisants »
- 4:06Patrick VignalFait
« il y a eu quand même des incidents dramatiques, je pense un gamin qui a perdu sa main et un qui a été »
- 4:43Patrick VignalFait
« Moi j'ai été élu pendant 14 ans dans un un territoire, un département de Rou. Il y avait aussi des problématique. »
- 5:21Patrick VignalChiffre
« 80 les écoles, ça fait 80 ans certaines qu'elles ont pas été refaites. Les lycées, certains 65 ans le bâtit. »
- 6:35Ser ChiminoFait
« le premier ministre s'exprimera ce soir dans une allocution, donc une allocution, pas de questionréponse »
- 7:09Ser ChiminoFait
« le premier ministre va dans une visoconférence parler aux exécutifs régionaux »
- 8:53Mathieu LamaFait
« la réponse du gouvernement, ça a été la police et ça a été des CRS sur armé face à des enfants »
- 9:27Mathieu LamaFait
« les sous-effectifs, le manque d'investissement, les prospérité et même avant Emmanuel Macron »
- 10:47Patrick VignalChiffre
« 30 % des gamins au collège au collège sont pas capables de faire 3 minutes un courant »
- 11:30Patrick VignalChiffre
« On prélève 1560 milliards d'impôts. On a augmenté de 500000 des fonctionnaires »
Temps de parole
- ?100 %
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Direction la capitale Paris précisément ScienceP Paris où vous vous trouvez Maxime Laurent depuis ce matin il y a un blocage d'étudiants depuis Science Po Paris et la présence et vous êtes en en compagnie de l'un d'eux de de députés de la France insoumise. [acclamation] Oui, tout à fait. Alors, c'est en train de s'animer autour de nous parce que à l'instant et bien les policiers viennent de laisser passer les centaines de personnes qui attendaient de pouvoir rejoindre ce blocage autour de Science Po Paris. Et ça s'est déclenché au moment de l'arrivée de trois députés de la France insoumise Antoine Léomand, Thomas Porte et Gabriel Catala. Thomas Porte, bonjour, merci d'être avec nous. Bonjour. Euh pourquoi c'était important pour vous de rejoindre cette mobilisation ce matin
? D'abord pour apporter notre soutien au aux étudiants, aux lycéens qui sont mobilisés depuis maintenant 15 jours qui font face à une répression policière d'ampleur et on est aussi ici pour s'assurer que tout se passe bien. Et là les policiers viennent de partir donc c'est une bonne nouvelle parce que cette manifestation depuis ce matin, elle était pacifique, joyeuse. Il y avait de la musique, des chants, des danses, elles se passaient calmement. Il y avait aucune raison qu'elle s'arrête. Donc c'est une vraiment une victoire de celles et ceux qui sont mobilisées ce matin. Puis globalement le fait que les étudiants rejoignent le mouvement lycéen, ça vous paraît cohérent ? Ah ben les organisations étudiantes ont appelé à rejoindre euh le mouvement lycéen
puisqu'on connaît les revendications des étudiants, la suppression de parcours sub qui les a précarissés avant d'arriver à l'université, le manque d'enseignant. Ça fait des années que ces gens dénoncent que leur avenir est précarisé par des politiques publiques austéritaires. Aujourd'hui, ils ont évidemment toutes leur place dans leur bataille, mais vous savez, ils ont des organisations représentatives. Ils décident, ils s'organisent, ils se mobilisent et nous on est simplement là pour les soutenir et encore une fois pour assurer que tout se passe le plus tranquillement possible. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Vous voyez donc c'est en train de s'animer autour de nous. On voit ces étudiants qui sont en train de de prendre possession de la rue Saint-Gillaume qui est totalement bouché
aujourd'hui. Je vous rappelle également que donc l'entrée de Sciencep Paris, le bâtiment avec les drapeaux que vous voyez peut-être au fond de l'image et bien est totalement inaccessible depuis ce matin. Merci beaucoup Maxime Laurent, merci pour cette interview également. On va évoquer cette situation avec nos invités, nos experts que je vous présente, Serge Simot qui est à nos côtés éditorialiste politique pour France info qu'on salue. On salue également Noem Michou, ce journaliste spécialiste des questions police et de justice pour France info nos invités l'essayiste Mathieu Lama qui est avec nous. Soyez le bienvenu au côté de Lena Guerrier, porte-parole de l'Union étudiante. Bienvenue à vous. Et on salue également Patrick Vignal qui nous accompagne. Bienvenue conseiller
politique de Gabriel Atal et ancien député renaissance de l'héros. Len guerrier science pour Paris qui entre dans la mobilisation. Je crois que pour l'instant, il y avait pas encore eu de blocage, mais vous me dites si je me trompe devant Science Po Paris, qu'est-ce que ça veut dire pour ce mouvement lycéen et étudiant ? Bah pour nous, c'est une nouvelle une nouvelle fac en fait qui se mobilise aujourd'hui pour défendre en fait les droits de la jeunesse. Donc en fait, on voit que hier par exemple, on avait près de 90 % des centres universitaires qui étaient perturbés ou fermés administrativement. Donc en fait, c'est qu' on a une mobilisation qui vraiment prend de l'ampleur et parce qu'en fait on a un cri de la jeunesse aujourd'hui pour dire qu'on exige des choses pour
notre avenir, qu'on exige des moyens et donc bah on va on entend continuer cette mobilisation sur la journée de demain et les journées qui vont suivre. Donc vous ne comptez pas arrêter le mouvement, c'est ça que vous êtes en train de dire, loin de ce que demande le gouvernement qui dit bah s'il vous plaît retourner en cours finalement. Bah les réponses du gouvernement actuellement sont largement insuffisantes d'autant que les revendications, ils les connaissent. Donc là, avec l'Unionante, on a publié les 10 mesures d'urgence pour la jeunesse qu'on attend en fait que le dont le gouvernement se saisisse quoi. Euh en revanche, mais ça fait plusieurs années déjà qu'on porte ces revendications et la réponse apportée par le Cornu ce weekend était bah vraiment en dessous de ce que exige la
jeunesse. Parce que ne serait-ce que pour avoir une mesure pour faire en sorte d'avoir un prof devant chaque salle comme c'est revendiqué par les lycéens, bah les besoins enfin les moyens qui ont été annoncés par le cornus sont déjà largement insuffisants. Donc nous on ne reculera pas tant que nous aurons pas ces 10 mesures. Patrick Vigal, quel regard vous portez sur cette mobilisation lycéenne étudiante qui se poursuit au lendemain d'une mobilisation qui a quand même réuni pas mal de monde partout en France. D'abord enfin il y a eu quand même des incidents dramatiques, je pense un gamin qui a perdu sa main et un qui a été donc ça c'est c'est lamentable. Après c'est leur droit. Moi, je trouve que ça ne me dérange pas dans la mesure ça se fait dans le calme. Mais vous savez en fait
et on prend notre part le personnel politique depuis des années, on parle de retraite uniquement et on parle pas effectivement d'avenir des jeunes. On a un vrai débat mais madame disait il faudrait qu'il y ait un prof devant chaque classe, vous avez raison. Mais je pense que les politiques, faut qu'ils s'arrêtent de dire il y aura un prof à chaque rentrée parce que on a un problème de recrutement, on a un problème au jeu d'enseignant. Donc oui, il y a une jeunesse qui va pas forcément bien. Oui, on a besoin de l'écouter mais surtout de faire en sorte qu'on les mette à une réflexion que ce soit avec les parents d'élèves, avec les enseignants, c'est à eux à construire l'école, c'est pas uniquement à un ministre. Mais vous avez été, vous êtes conseiller pardon, politique de Gabriel Atal qui
lui a été ministre de l'éducation nationale pendant plusieurs mois. Qu'a-t-il fait par exemple sur cette question de des professeurs qui ne sont pas assez nombreux, qui sont absents mais pas remplacés ? Vous savez madame, j'ai toujours euh je suis un homme libre et je dis les choses. Moi j'ai été élu pendant 14 ans dans un un territoire, un département de Rou. Il y avait aussi des problématique. J'ai passé de nuits dans un collège pour avoir satisfaction. C'est pas en 8 mois que vous changez le problème de l'école. Le vrai débat c'est remettre tout à vous donne un exemple précis. 80 les écoles, ça fait 80 ans certaines qu'elles ont pas été refaites. Les lycées, certains 65 ans le bâtit. Le vrai débat c'est qu'est-ce que est-ce qu'on change le foncement de cette
société ? Est-ce que c'est normal ? que ce soit les départements qui est les collèges et les régions, les lycées, c'est tout ça qui fonctionne pas. Et donc si on veut changer, c'est avec un dialogue posé intelligent. Et ce qui me gêne, c'est qu'il me semblait que la présidentielle pouvait être le moment où on pouvait vraiment phosphorer ensemble. Et on a un pays qui est une poudrière, on a nos jeunes qui ne sont pas d'accord, on a nos agriculteurs qui crèvent la fin chez moi, on a la hausse du carburant. Est-ce qu'on peut avoir un personnel politique qui s'écoute, qui s'entend et qui veut fabriquer du commun ? Le débat est là. Alors sur le débat justement, on va y venir et puis vous avez évoqué les lycéens mais aussi d'autres secteurs et crises qui sont en cours. Ça tombe bien
puisque le premier ministre compte s'exprimer sur ces sujets justement ce soir à 18h30 et on suivra tout cela en direct sur France info. Ser Chimino, Sébastien Lecorn qui décide de prendre la parole au lendemain d'une mobilisation lycéenne alors que le mouvement Helena Guerrier nous le disait va se poursuivre. Comment il faut prendre l'annonce de de ce discours ce soir ? Alors on va parler de la forme même si on dit souvent que la forme c'est le fond qui remonte à la surface. Je crois qu'on prête cette expression à Victor Hugo. Euh quand vous dites qu'il a choisi de s'exprimer, je pense que euh l'Élysée n'y est pas pour rien. C'est-à-dire que le le président de la République a reçu un certain nombre de ministres hier après les la manifestation et que sans doute on
trouve à l'Élysée que le Premier ministre qui s'exprime beaucoup euh sur les réseaux sociaux hier, beaucoup à l'Assemblée nationale parce que il a répondu à des questions des présidents de groupe, il fallait donc apparemment qu'il reprenne la main de manière médiatique. Alors, vous l'avez dit, il y a pas que les lycées, même si ça va occuper beaucoup la place. Le communiqué qu'on a reçu ce matin était très simple, hein. Le premier ministre s'exprimera ce soir dans une allocution, donc une allocution, pas de questionréponse depuis Matinon sur les sujet suivant : situation dans les lycées, prix des carburants, crise agricole ainsi que sur la situation financière du pays puisqu'on va attaquer, même si les commissions sont déjà en train de travailler, la question budgétaire qui
est étroitement liée à une partie des réponses qui peuvent être apportées aux lycéens, aux étudiants. Alors, monsieur Vignal a raison, on peut pas tout faire d'un coup, mais il y a aussi une question d'anticipation et qui n'est pas seulement dû à ce gouvernement là, mais par exemple sur le bâti des des lycées. Certes qui est une compétence régionale. C'est aussi pour ça que le premier ministre va dans une visoconférence parler aux exécutifs régionaux. Mais ce qu'on attend tout à l'heure, c'est sans doute un peu de pédagogie. euh ce qu'il a dit à l'Assemblée, que tous les sujets sont maintenant sur la table comme il a écrit, alors vous disiez que c'était très déceptif mais en tout cas factuellement c'est ce qu'il a fait dimanche dernier, de dire à sep de ses
ministres voilà ce qu'on doit mettre en avant en particulier euh je vais parler juste des remplacements. Euh monsieur Gfre s'est engagé à apporter, je dirais pas des solutions mais une réponse à cette question des remplaçants sous 8 jours. Alors est-ce que ça ira jusqu'à la rentrée scolaire d'après tout ça ? et un problème qui se pose depuis des années a priori peut être réglé sous sous 8 jours. Donc c'est aussi tout ça que le premier ministre va mettre en avant. Et puis il y a quand même un des éléments, pardon Lucy, c'est la partie maintien de l'ordre qui [raclement de gorge] est interrogée. Je ne vais pas empiéter sur ce que pourra nous dire Noémi là-dessus, mais c'est un des éléments importants puisque apparemment le président de la République a demandé à ce que la
proportionnalité reste celle qui apparemment est celle du gouvernement mais aussi qu'il y ait un peu plus de pédagogie sur le maintien de l'ordre. Alors, si vous le voulez bien, on va en parler cette question du maintien d'ordre, mais dans un instant et notamment avec Rudy Mana qui qui patiente encore quelques instants mais qui est connecté avec nous. [grognement] Mais avant cela, je voudrais aussi avoir votre sentiment Mathieu Lama sur cette allocution ce soir du premier ministre qui intervient, on l'a dit, dans un calendrier au lendemain d'une mobilisation étudiante et lycéenne et alors qu'un mouvement se poursuit. Comment vous vous lisez cette prise de parole ce soir ? Bah, je le vois un peu comme un une tentative de faire quelque chose qui aurait dû être fait depuis
très longtemps parce que la le les lycéens ont porté des revendications qui sont les plus rationnelles qu'il soi. Enfin, honnêtement, quand on entend vos revendications, on peut pas ne pas être d'accord avec. Enf en tout cas, on on voit bien qu'il y a une énorme souffrance et la réponse du gouvernement, ça a été la police et ça a été des CRS sur armé face à des enfants. Donc évidemment que ça a cru encore plus la colère. Donc maintenant aujourd'hui, on va voir quel est le discours de de de Sébastien Lecnu. Mais le vrai sujet, c'est que et je réagis aussi à ce que vous venez de dire, c'est que ce qui est en cause quand même dans tout ce qui se passe, c'est aussi la politique des gouvernements Macron successifs et donc de votre majorité. Euh parce que tous
les problèmes qui sont décrits par les lycéens, on les connaît depuis longtemps. Euh les sous-effectifs, le manque d'investissement, les prospérité et même avant Emmanuel Macron. Mais ça s'est aggravé avec Emmanuel Macron. Quand Gabriel Atal arrive au ministère de l'éducation nationale, qu'est-ce qu'il fait ? il nous parle d'abaya et il nous parle de retour de l'autorité. Il y a un manque d'autorité et cetera, c'est-à-dire l'inverse de ce qu'il faut faire. Donc il y a aussi ce sujet qui est toutes les revendications des lycéens. Il y a eu non seulement une surdité par rapport à ces revendication, mais c'est aussi une la conséquence des politiques qui ont été menées jusque-là par tous les gouvernements Macron. Et ça, il faut quand même le dire et c'est aussi une des raisons de la colère.
Patrick Vignal puis guerrier. Je trouve que le débat politique, il est toujours la faute de l'autre. J'ai été élu en 2012 avec le gouvernement de François Hollande. Il n'y a eu aucune augmentation sur l'éducation. La seule la seule augmentation forte c'était en 1990 et Gabriel Atel est arrivé. On a fait le repas 1 € avec le soutien de tous les parlementaires. On a dédoublé les classes. Même si j'étais pas toujours d'accord avec le fonctionnement petit de Blanca. On a des doubles cas mais on part de loin. Moi ce qui me gêne en fait c'est qu'en fait on a des gens qui sont dans des dons. Oui, la jeunesse va mal. Nos jeunes ils passent 7 he par jour sur des écrans. 30 % des gamins au collège au collège sont pas capables de
faire 3 minutes un courant. Je pense que c'est tout à revoir et je pensais que la la présidiencien nous permettrait d'une manière posée de de faire un vrai débat. Vous me verrez jamais dire les filles récupèrent ou ren c'est plus mon problème. On a vraiment à changer tout dans ce pays. Quand je vous parlais du bâti en fait c'est qui fait quoi dans ce pays ? On prélève 1560 milliards d'impôts. On a augmenté de 500000 des fonctionnaires et moi j'étais enseignant STAPS. Quand je vois les enseignants qui sortent qui sont payés 2000 € chez moi de l'hérou qui sont en banlieu parisienne qui ne sont pas formés. Quand je vois des gamins et je suis désolé de le dire et j'en prends ma part. Le PS depuis 30 ans s'est trompé sur les ghetos. On a fait des ghetos de
pauvres et de riches. Quand vous êtes un gamin qui habite à Paris et que vous avez la chance de faire des études au des stages en Australie, c'est pas le gamin de la Sainte-Cain-Denis. Donc je suis désolé mais c'est tout qui est à revoir. Nous sommes tous responsables depuis longtemps. Vous espérez que la présidentielle soit un moment mais vous dites que pour l'instant ça n'est pas un moment de réflexion pour l'éducation et pour la jeunesse. Les Naguerriers par rapport à ce qui vient d'être dit ici en plateau et aussi cette allocution du du premier ministre. Est-ce que vous en attendez quelque chose ce soir du Premier ministre et plus largement de la présidentielle pour la jeunesse ? Bah nous de l'expérience qu'on a eu, on estime que la locution de ce soir va
être des ventes. Enfin, on part du principe que les 10 revendications justement qu'on porte avec la jeunesse ne vont pas être entendu parce que il s'agirait en fait de revenir sur des années de politique macroniste. Et bah clairement, on a un gouvernement qui n'a jamais apprécié entendre les revendications de la population. Donc euh nous on est bien là pour justement bah leur forcer le la main quoi, de s'assurer que euh nos revendications puissent être mises en place et on arrêtera pas tant que ce sera pas le cas. Qu'est-ce que ça veut dire s'assurer que les revendications soient mises en place ? C'est-à-dire que des paroles ça va pas suffire, il faut du concret. Euh on sait que certaines solutions peuvent mettre du temps à arriver. On parlait par exemple des
professeurs. Est-ce que vous dites bah si un certain nombre, je sais pas de d'établissements obtiennent des remplaçants, on mettra en pause le mouvement. Enfin, qu'est-ce qui peut être concret pour vous ? Pour nous, on attend un investissement général dans l'éducation et dans l'enseignement supérieur du budget du budget mais aussi un changement de certaines mesures. Par exemple, on on revendique euh la progression du plan raciste bienvenu en France qui prévoit l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers. Donc ça c'est aussi des mesures qu'on estime qui n'ont pas leur place au sein de l'enseignement supérieur parce qu'on refuse qu'il y ait un triocial et raciste qui soit mis en place bah en fait au sein de l'enseignement. Et ben je peux rejoindre aussi l'intervention
qui a été faite avant effectivement et c'est pour ça qu' on voit que le mouvement est d'abord partie euh du lycée de Créteil, c'est parce que il y a un vrai choix dans l'endroit où on met les moyens aujourd'hui en fonction du de le du lieu en fait d'étude des lycéens et des étudiants. Mais en fait, ils ont pas les mêmes moyens, ils ont pas les mêmes chances de réussite. Et ça c'est bien tout le projet de Macron aujourd'hui de faire en sorte qu'il existe cette sélection sociale et raciste. Mais donc je trouve ça aussi facile de se déresponsabiliser. De fait, il y a quand même eu des responsables qui ont mis qui ont renforcé ces politiques sur ces dernières années. Et donc bah nous c'est tout ce projet qu'on rejette aujourd'hui pour la jeunesse. Moi je pense que la première mesure que
vous devriez défendre, mais je crois que vous allez la défendre, on devait geler 1500 pauses dans l'enseignement en disant que la natalité fera qu'il y aura moins d'élèves. Je pense que et vous allez le défendre. Ce que je voudrais vous dire c'est que moi j'ai bossé sur les quartiers populaires. Je trouve que c'est injuste. En fait, je prends la vie de Montpel. Il y a 13 QPV. En fait, on a fait l'école, la salle de sport, le dojo dans le territoire, on a enfermé des gens dans l'entreoi. La vraie réflexion qu'on a mené avec vous, c'est un aménagement de territoire. Moi, j'ai vu des jeunes STAPS qui me disaient "Mais moi, j'ai arrêté les études parce que je veux pas être en sain Saint-Uen à 1800 € par mois en en coloration." C'est ça qu'il faut qu'on change ensemble. C'est
pour ça que je trouve que la présidentielle peut être un moment intéressant. Vous avez raison de manifester, c'est pas un souci mais je pense qu'aujourd'hui on doit redonner les moyens. On doit faire une vraie décentralité. Il y en a mar que ce soit toujours les ministres. Nous en plus on en a eu H. Donc je suis d'accord avec vous. Il y a jamais eu de continuité. Il est temps qu'on donne le pouvoir à la fois au couple maire, préfet, aux parents d'élèves, aux enseignants. C'est ça le vrai débat. Parce que si demain Emmanuel Macron vous trouve 7 ou 8 milliards, on réglera pas le problème des quartiers populaires, on réglera pas l'entre soin. Vous êtes d'accord au moins faut quand même dire que il faut qu'il y ait des politiques nationales d'investissement et des consignes qui
puissent être données. En fait, c'est un c'est quelque chose c'est facile en fait de dire que ce serait que aux régions ensuite de régler le problème quand il y a en fait une volonté gouvernementale de ne jamais avoir fait l'investissement et de à l'inverse avoir fait des coûts budgétaires pendant plus. Regardez, on est passé de 48 milliards à 64 milliards et dans cela heureusement, on a mis 3 milliards pour les gamères avec le handicap avec des ESH et le reste ça a été une grande partie du vieillissement des enseignants. J'ai pas de souci avec ça. Il manque de l'argent mais il manque surtout une méthode.
Thomas Portes