Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI· 24 septembre 2023 62 min

Sandrine Rousseau, députée écologiste, est l'invitée de "L'événement", ce matin sur LCI.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 7

Avec son mobile depuis l'appli de sa banque. C'est ça quand on sort dans un monde qui bouge. C'est ici. C'est ici.

0:07
Locuteur 1

L'amélioration qui a débuté hier va se confirmer au cours des prochaines heures avec l'installation des hautes pressions sur le pays. Elles reviennent par l'Atlantique et repoussent donc les dépressions vers le nord de l'Europe. C'est donc un temps sec qui s'impose petit à petit avec de plus en plus de soleil. Ce sera le cas cet après-midi sur la majeure partie du pays. Quelques nuages supplémentaires mais totalement inoffensifs que ce soit vers le Finistère ou encore l'ouest de la Corse. Et puis vous voyez que ce vent passe au secteur sud. Il soufflera d'ailleurs assez fort sur les côtes bretonnes.

Signe que les températures vont remonter après une fraîcheur encore marquée au réveil avec parfois quelques gelées blanches. Eh bien ça y est, on dépassera les 20 degrés cet après-midi. Retour même de la chaleur dans le sud-ouest avec 27 degrés par exemple pour le midi toulousain. 26 du côté de Biarritz comme pour Marseille. Et une moyenne de 19 à 24 degrés dans les régions de la moitié nord. Cette chaleur qui va s'accentuer d'ailleurs pour cette dernière semaine de septembre. notamment dans la moitié sud avec des pointes à 30 degrés attendues à partir de lundi après-midi. Dans le nord-ouest, cela restera plus contrasté en marge des perturbations britanniques.

Lundi, mardi et mercredi a signalé sans doute quelques passages pluvieux voire venteux. On surveillera ça d'ailleurs pour la journée de mercredi. Puis la deuxième partie de semaine assez classique avec de plus en plus de soleil à mesure que l'on ira vers le sud. Et des températures qui resteront élevées pour la saison. Notamment dans ces régions méridionales avec souvent plus de 25 degrés attendus au cœur de l'après-midi.

1:27
Locuteur 7

Avec l'appli CICP, construisons dans un monde qui bouge, CIC.

1:31
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI. Ravie de vous retrouver pour cette nouvelle émission, toujours en public. Bonjour Sandrine Rousseau. Bonjour. Et merci infiniment d'avoir accepté notre invitation ce dimanche. Vous êtes députée écologiste de Paris. Une heure d'entretien où les sujets sont nombreux à aborder évidemment. Avec à mes côtés ce dimanche des figures de LCI. Bonjour Arlette Chabot. Bonjour. Éditorialiste politique. Bonjour François Langlais.

2:03
Sandrine Rousseau

Bonjour Marie.

2:04
Présentateur

Éditorialiste économique. Je le disais, une émission à retrouver également simultanément en direct sur tout nos réseaux sociaux TF1 Info. Et des sujets abordés ensemble. Ils sont nombreux. De la leçon au pape du président de la République sur les migrants. La planification écologique et son financement. L'avenir de la NUPS. Pouvez-vous continuer à travailler ensemble ? Mais d'abord, cette manifestation dans toute la France. Et notamment à Paris. Une centaine d'associations, de syndicats et de partis politiques comme la France Insoumise ou les écologistes appelés à manifester hier contre les violences policières. Vous étiez dans le cortège parisien.

Ce que l'on retient, malgré tout, c'est cette vidéo choc de ce policier qui sort une arme. Nous allons voir ces images quand des militants cagoulés s'en sont violemment pris à des agents dans une voiture. Il sort son arme, cet agent. Vous avez tweeté hier soir, ce geste est inadmissible. Est-ce aussi inadmissible selon vous que des manifestants s'en prennent violemment à une voiture de police ? Oui, c'est inadmissible qu'on fasse preuve de violence contre les personnes. C'est inadmissible qu'un policier sorte et vise la foule avec une arme. C'est vrai. Je voudrais qu'on mesure la gravité de ce geste. Alors certes, il a sans doute paniqué. Je ne nie pas cela.

Mais précisément, quelle est la formation des policiers pour ne pas en arriver là ? Et comment se fait-il que cette voiture se soit retrouvée isolée dans cette situation ? Il y a eu des évolutions, des consignes de maintien de l'ordre dans bien des pays du monde, et je pense notamment à l'Allemagne et à l'Angleterre, qui ont trouvé les manières d'apaiser les manifestations avec des stratégies de désescalade.

Moi, ce qui m'inquiète beaucoup dans la situation actuellement des forces de l'ordre, c'est déjà qu'elles sont épuisées, et qu'en plus, il y a une espèce d'habitude qui est prise de mettre en joue, que ce soit par les LBD ou là, on l'a vu avec ce policier, et un jour, ça va mal se passer. Donc là, il y a une reprise en main absolument essentielle à faire de la doctrine de maintien de l'ordre. Il faut former massivement les policiers, il faut revenir à de la désescalade et éviter que ce genre de geste arrive. Parce que ce geste est très grave. Ce n'est pas un geste anodin, c'est un geste extrêmement grave.

Le ministre de l'Intérieur a réagi, elle l'a parlé de manifestation parisienne qui a connu des violences inacceptables. On voit où mène la haine anti-police, Arlette Chabot.

4:30
Locuteur 6

Oui, alors, je note une petite chose. Vous avez dit que les policiers sont épuisés. Oui. Épuisés, ça veut dire qu'ils sont soumis, effectivement, à une pression énorme, à un rythme de travail très fort. Ils sont soumis aussi à des violences extrêmement graves. Donc, vous reconnaissez que ce métier devient aujourd'hui extrêmement difficile ?

4:48
Présentateur

Je pense que ce métier devient extrêmement difficile. Surtout qu'en plus, on envoie les policiers sur des terrains qu'ils ne connaissent pas forcément. Donc, en fait, ils sont dans une espèce de tension liée aussi au fait qu'ils ne connaissent pas le terrain. On l'a vu notamment dans les quartiers nord de Marseille ou ailleurs. Et on met comme ça des espèces de brigades qui arrivent en essayant de mettre un rapport de force, mais sans connaître le terrain.

Et donc là, je crois vraiment que si nous étions dans un pays qui regardions les libertés publiques comme quelque chose d'extrêmement important, ce qui, je pense, est un peu de côté en ce moment, et ce que je regrette beaucoup, nous regarderions la manière dont la police se comporte et surtout les consignes qu'elle a, parce que ce n'est pas les policiers en eux-mêmes. Il y a des policiers qui se comportent mal, mais il y a aussi des policiers qui subissent les consignes. Et je voudrais m'adresser à eux en leur disant « je sais que vous existez ». Mais là, la doctrine du maintien de l'ordre ne convient pas du tout.

5:43
Locuteur 6

Juste un mot sur, à nouveau, les slogans, les pancartes qu'on a vues un peu partout en France. Ben oui, on a dit, et certains ont crié « tout le monde déteste la police ». Il y en a d'autres, il y avait des pancartes avec « policiers assassins ». Ce sont ces slogans que redoutaient, par exemple, les socialistes ou les communistes, qui ont refusé de participer au défilé d'hier. Et vous, qui êtes élu de la République, on se dit « mais que fait un député dans ces cortèges où il peut y avoir effectivement ce type de slogan ? » Est-ce vraiment à votre place ? Parce qu'effectivement, quand on vous écoute, on comprend que vous ne partagez pas le contenu de ces slogans.

6:16
Présentateur

Non, je ne partage pas le contenu de ces slogans, mais c'est absolument ma place d'y aller, notamment parce que là, il était question de racisme systémique. Et on a vu la police de l'ordre... Tous les policiers sont racistes. Ah non, le racisme systémique, ça ne veut pas du tout dire que les policiers individuellement sont racistes. Ça veut dire qu'il y a des consignes, par exemple le contrôle au faciès, qui ne fait pas l'objet aujourd'hui d'un audit, qui ne fait pas l'objet d'un contrôle et qui installe l'idée que, en effet, la police a une politique d'ensemble qui est raciste. Et ça, vraiment, les contrôles au faciès, ça n'est pas un détail. Ça n'est pas un détail.

Il y a des gens qui, quand ils partent de chez eux le matin, selon le quartier où ils habitent et selon leur couleur de peau, qui sont en stress intense parce qu'ils ont, par exemple, oublié leur carte d'identité. Moi, quand je pars de chez moi le matin, je ne suis pas en stress intense quand j'ai oublié ma carte d'identité. Il n'est pas normal qu'il y ait des personnes qui se sentent en danger dans l'espace public et en vulnérabilité de contrôle de police, simplement en raison de leur couleur de peau. Donc là, vraiment, la police de Londres a fait un audit. Ça a été compliqué pour eux, mais ils ont fait cet audit.

Et ils ont regardé les biais qu'avait leur présence sur le terrain avec objectivité. Et pourquoi ne sommes-nous pas capables, nous, de le faire ? Mais vous comprenez que ces pancartes puissent forcément interpeller, voire choquer ? Mais bien sûr que je le comprends, évidemment. Et c'est pour ça que je dis bien aux policiers que, vraiment, ce ne sont pas eux individuellement qui sont visés. C'est l'institution et la manière dont c'est... Et je voudrais juste dire aussi une dernière chose, c'est qu'on a vu depuis les gilets jaunes que la police était utilisée pour affaiblir, maintenir, voire contrôler les mouvements sociaux. Ça n'est pas la mission de la police.

La police est là pour maintenir la paix. Elle n'est pas là pour faire passer de force les mesures gouvernementales. Et aujourd'hui, on voit un dévoiement de l'utilisation de cette police par le gouvernement. Et ça, je tiens à le dénoncer aussi, parce que pour moi, ça fait partie du problème.

8:20
Sandrine Rousseau

Une question sur, justement, les violences. Vous évoquiez à l'instant, vous disiez, un jour, ça se passera mal. Mais ça se passe déjà mal. Quand on voit, pour revenir sur ces refus d'obtempérer, que le 3 septembre, un piéton qui passait a été renversé, justement, par quelqu'un qui avait refusé d'obtempérer à la police, quand on voit un policier qui a été traîné par une voiture la semaine dernière à Sochaux,

8:42
Locuteur 1

là, on ne vous entend pas. Pas de manifestation, pas de slogan, pas d'émotion. C'est quand même assez choquant de voir que vous faites deux poids, deux mesures.

8:52
Présentateur

Ça n'est pas vrai, parce que j'ai dénoncé à chaque fois les violences faites aux policiers. Je les refais d'ailleurs sur ce plateau dès que je suis arrivée. Mais je voudrais dire que nous avons parmi le plus grand nombre de morts dans les refus d'obtempérer en France. Et je pense par exemple à Naël, qui a perdu la vie dans un refus d'obtempérer.

9:15
Sandrine Rousseau

Mais ce piéton, il a perdu la vie aussi, pardonnez-moi.

9:17
Présentateur

Oui, c'est inadmissible. Pas de minute de silence, pas d'émotion. C'est absolument inadmissible que ce piéton ait perdu la vie, c'est absolument inadmissible qu'un policier ait été traîné par une voiture. C'est absolument inadmissible. Il n'y a pas de doute là-dessus. Il n'y a pas de doute. Maintenant, la police a une responsabilité, qui est que quand un citoyen refuse d'obtempérer, il ne doit pas risquer sa mort à ce moment-là, ou sa vie.

9:40
Locuteur 1

Sauf s'il met en danger la vie des autres, Mme Rousseau.

9:43
Présentateur

Dans le cas de Naël...

9:44
Locuteur 1

Il peut mettre en danger la vie des autres.

9:46
Présentateur

Oui, mais il n'y a pas de peine de mort quand même. Enfin, je veux dire...

9:49
Locuteur 1

La peine de mort, elle a frappé ce piéton.

9:51
Présentateur

C'est précisément les changements de doctrine de maintien de l'ordre que nous devons regarder. C'est-à-dire comment faire en sorte que les piétons soient en sécurité, et les personnes qui refusent d'obtempérer, et les policiers. Vous demandez le retrait notamment de la loi et la disposition Cazeneuve, que certains chez vous, dans votre parti, appellent permis de tuer ? Évidemment. Évidemment. Ça serait un premier geste qui permettrait d'apaiser, à mon avis, le pays. Parce que nous sommes dans un niveau de tension avec la police qui me semble être tout à fait malsain.

Dans une démarche de tension, mais des sondages d'opinion nous disent qu'aujourd'hui, 73% des Français font confiance, ont confiance en leur police. Est-ce que vous n'avez pas peur d'être trop à contre-courant des préoccupations aujourd'hui des Français qui demandent de l'ordre, de la sécurité ? Cela fait partie de leurs premières préoccupations, et finalement une responsabilité à voir monter l'extrême droite et le Rassemblement National sur ces thématiques. Mais moi aussi, j'appelle à de la sécurité.

Mais à une sécurité faite de police de proximité, faite de désescalade, faite d'une police qui, quand il y a des morts ou quand il y a des soupçons de bavure, il y a une véritable enquête indépendante du ministère de l'Intérieur. Et ça, c'est la sécurité. C'est-à-dire qu'une police de proximité déployée sur le terrain, c'est la proximité. Je vais vous dire, l'endroit où j'habite, moi, est un des lieux, par exemple, où il y avait un commissariat de proximité qui a été supprimé. Et bien tous les habitants m'en parlent de manière constante, en me disant, mais quand il y avait cette police de proximité, nous nous sentions plus en sécurité. Qui a supprimé la police de proximité ?

C'est Nicolas Sarkozy. Donc en fait, là, c'est naturel de demander une sécurité du quotidien. Mais par contre, ça ne veut pas dire soutien à la doctrine de maintien de l'ordre qu'il y a actuellement. Et je trouve qu'il faut séparer les deux. Parce qu'il est normal et il est dans les missions de la police que d'assurer cette sécurité. Pas avec la BRAVEM, pas avec des LBD, pas en pointant un fusil sur des manifestants, mais par contre avec une reprise de confiance sur le terrain des policiers.

12:02
Locuteur 6

Juste un mot, refus d'obtempérer. Il ne faudrait pas apprendre, notamment aux plus jeunes, vous êtes, à vos enfants, que quand un policier vous demande de vous arrêter, on s'arrête.

12:12
Présentateur

Alors déjà, mes enfants s'arrêtent, je vous rassure. Et puis par ailleurs, moi j'ai entendu...

12:17
Locuteur 6

Non mais c'est un truc bête, mais on s'arrête. Quand un policier vous arrête, on s'arrête.

12:20
Présentateur

Oui, j'ai entendu Alain Finkielkraut, et j'avais lu aussi le président du Festival de Cannes, qui eux-mêmes avaient des propos qui étaient tout à fait déplacés au moment où on leur demandait d'obtempérer. Donc je veux dire, ce n'est pas le propre d'une population. Il y a des personnes qui sont rebelles au moment où les policiers interviennent. Et je le dis ici, évidemment, quand un policier vous demande de vous arrêter, vous vous arrêtez. Que vous soyez Alain Finkielkraut, que vous soyez n'importe qui.

Sandrine Rousseau, des policiers ultra mobilisés, notamment en cette semaine, riche en actualité, la venue du roi Charles III, la venue du pape, durant près de 48 heures, notamment cet étire à Marseille. Ces images qui marquent cette messe géante, notamment dans ce stade de vélodrome. Et cet appel, vibrant, du pape François, en faveur des migrants. Nous ne pouvons plus assister aux tragédies des naufrages provoqués par le fanatisme de l'indifférence, des propos, et un appel notamment prononcé dans une assistance composée du président de la République, Emmanuel Macron, mais aussi de Gérald Darmanin. On va le voir sur ces images, peut-être, qui ont applaudi un peu mollement.

Déjà, cet appel du pape était-il nécessaire ? Il était nécessaire, il était bienvenu. Après, moi, je ne suis pas pour que les autorités religieuses interviennent et fassent la leçon. Et voilà, ceci dit, je trouve qu'il est plein d'humanité et qu'il nous rappelle à quelque chose qui est essentiel, qui est qu'un humain est un humain, quel que soit le pays d'où il vient, et quelle que soit sa couleur de peau, et qu'un humain qui meurt est toujours une tragédie.

Et ça, c'est quand même important de le reposer, parce que moi, quand j'entends certains responsables politiques, notamment de l'extrême droite, j'ai quand même le sentiment que finalement, s'il meurt dans la Méditerranée, ça n'est pas si grave. Eh bien, redisons-le, un humain qui meurt en Méditerranée, c'est un drame, et c'est inadmissible, et c'est en effet une indifférence coupable. Maintenant, quand j'ai vu l'attitude frondeuse, je dirais, boudeuse, d'Emmanuel Macron et de Gérald Darmanin au moment où le pape posait ses paroles de sagesse, eh bien, je trouve que c'est irrespectueux, et je trouve que c'est irresponsable. Dans ces cas-là, il ne fallait pas aller à la messe.

S'il ne voulait pas entendre la parole du pape, il n'avait pas besoin d'aller à la messe. Vous avez trouvé le président de la République irrespectueux. Et je trouve que même cette moue boudeuse est une espèce de signe tacite, de signe un peu discret, envoyé à la droite et à l'extrême droite, et que vraiment, je trouve là qu'Emmanuel Macron devrait reprendre ce qui est normalement la fonction d'un président de la République dans toute démocratie, qui est la concorde nationale. Et vraiment, il s'en éloigne de plus en plus, ce qui m'inquiète profondément sur la crise démocratique que nous vivons. François Langlais.

15:02
Sandrine Rousseau

Une question sur le fond de vos positions, justement, sur l'immigration. L'Europe est aujourd'hui, justement, sous le coup de l'arrivée de milliers de migrants à l'île de Lampedusa, dans le sud de l'Italie. Est-ce que vous considérez que, dès lors qu'un migrant a le pied sur le sol européen, il faut l'intégrer, quoi qu'il arrive, au fond, et faire nôtre son sort, pour voir aux soins les plus élémentaires, ou pas ?

15:30
Présentateur

Mais dès qu'une personne pose le pied sur notre territoire, nous avons un devoir vis-à-vis de toute personne qui est sur notre territoire, un devoir de secours,

15:40
Sandrine Rousseau

un devoir de... Un devoir de l'accueillir.

15:42
Présentateur

Oui, un devoir d'accueil. Nous avons un devoir d'accueil.

15:45
Sandrine Rousseau

Donc on doit accueillir tous les migrants qui se présentent.

15:49
Présentateur

Sans limite. On n'est pas dans une submersion, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire passer. Je rappelle quelques chiffres, pour qu'on comprenne bien la situation. À Lampedusa, sont arrivées 8 000 personnes, pour toute l'Europe. 8 000 personnes. Les chiffres sont un peu plus élevés, on dépassait les 11 000 la semaine dernière.

16:07
Sandrine Rousseau

On était à plus de 10 000 la semaine dernière.

16:09
Présentateur

Admettons que ce soit 15 000. Quand il y a eu l'envahissement de l'Ukraine par la Russie, on a accueilli plus de 4 millions de personnes en Europe. 4 millions. Là, on parle de 10 000 et 4 millions. Donc en fait, on a la capacité de prendre. Et ce qui me choque énormément dans le discours actuel sur l'immigration, c'est qu'en fait, selon le pays d'où vous venez, selon votre couleur de peau, vous ne serez pas traité de la même manière. Et ça, ça n'est pas possible. Et je le dis parce que c'est un discours qui est xénophobe, et c'est un discours qui est raciste profondément. Et je pense qu'il faut le poser.

16:43
Sandrine Rousseau

Juste une question de principe. Est-ce que vous ne considérez pas qu'une communauté nationale, faite de Français, mais aussi d'étrangers en situation régulière, la communauté nationale française, est en droit de dire « Oui, monsieur Untel, je vous accepte. » « Non, monsieur Untel, je ne vous accepte pas, parce que vous n'avez pas les compétences pour être intégré dans l'économie, parce que vous avez un casier du judiciaire, pour telle ou telle raison, qui sont évidemment prévues par la loi et la Constitution. » Autrement dit, est-ce qu'on a le droit, comme le font certaines grandes démocraties, le Canada, de choisir les immigrés qu'on accueille ou pas ?

17:22
Présentateur

Eh bien, je ne suis pas d'accord avec ça. Moi, c'est une question que je vous pose. Oui, mais tant que nous n'aurons pas une politique nous-mêmes exemplaire, par exemple sur le réchauffement climatique, dont on sait que ça va être une des sources de déplacement de population absolument massif, puisque je rappelle qu'il y a neuf limites planétaires, que nous en avons dépassé six, et que nous sommes à la limite d'en dépasser huit sur neuf. Si nous dépassons les neuf limites planétaires, ce qu'il va se passer, et je le dis vraiment solennellement, les glaciers qui recouvrent les pôles vont fondre, ce qui pourrait augmenter le niveau de la mer de trois mètres.

Regardez la proportion de la population mondiale qui habite le long des côtes. Ces populations vont devoir se déplacer, ce qui va générer des déstabilisations majeures de certains pays, et donc des migrations. Nous ne pouvons pas à la fois émettre du carbone en quantité, et fermer nos frontières, et dire que les autres doivent s'adapter en permanence. Et en fait, nous avons un discours qui est hypocrite sur le sujet. C'est-à-dire que nous ne donnons pas, nous ne mettons pas en place les conditions pour que les personnes ne bougent pas.

Et donc, évidemment, aujourd'hui, quand ils traversent dans des conditions souvent extrêmement difficiles, les mers, les océans et les frontières pour arriver en France, le premier devoir que nous avons, c'est de les accueillir. Et ensuite, nous verrons comment...

18:48
Locuteur 6

Et de les garder.

18:49
Présentateur

Eh bien, de les garder.

18:50
Locuteur 6

Parce que si vous faisiez allusion aux Ukrainiens, ils n'ont qu'une envie, c'est d'entrer chez eux.

18:53
Présentateur

Mais plein de personnes immigrées aussi le front. Ils sont repartis pour certains, mais... Mais plein de personnes immigrées. Toutes les études des sociologues montrent, en sociologie, pardon, en recherche en sociologie, montrent que c'est à partir du moment où on complique et où on ferme le plus les frontières que les personnes ne repartent plus parce qu'elles ont peur de ne pas pouvoir revenir. Mais en fait, si vous avez une autre politique migratoire, alors les personnes reviennent à leur pays. Personne ne souhaite quitter définitivement un pays qui est avec les odeurs, les habitudes, tout le paysage d'un pays d'enfance. On sait à quel point on tient à un autre pays d'enfance.

Donc en fait, il y a quand même quelque chose de l'ordre, d'une acceptation de cette idée que nous serions submergés, ce qui n'est pas vrai. Ce qui n'est pas vrai. Sandrine Rousseau, ces questions migratoires, il sera sans doute question dans l'interview du président de la République ce soir, Emmanuel Macron, interviewé par Anne-Claire Coudray et Laurent Delahousse pour TF1 et France 2. Il sera aussi très question des questions de pouvoir d'achat. D'abord, revenir sur cette idée du gouvernement, cette semaine avancée par la Première ministre, de la vente du carburant à perte. Personne n'en a voulu.

Faut-il, selon vous, baisser les taxes sur le carburant pour améliorer le pouvoir d'achat des ménages, qui est une priorité pour de très nombreux Français ? Non. Vous n'êtes pas pour baisser les taxes ? Non, je ne suis pas pour baisser les taxes sur le carbone. Nous ne pouvons pas nous le permettre aujourd'hui. Par contre, je suis pour que les personnes qui dépendent absolument de leur voiture, qui vivent dans des endroits dans lesquels il n'y a aucune autre alternative, alors elles soient aidées.

Mais si on baisse les taxes sur les carburants, alors on favorisera aussi des personnes qui, par exemple, ont des très grosses voitures à l'intérieur des villes et qui n'ont pas besoin de les utiliser. Des aides ciblées, donc ? Donc, en fait, je veux des aides ciblées.

Je voudrais aussi que toutes les personnes dont la voiture est un outil de travail, je pense par exemple aux aides à domicile, je pense aux infirmières, je pense à plein de personnes comme ça ou les artisans, par exemple, qui ont besoin de leur voiture pour le travail, alors elles soient aidées, y compris dans les remboursements de frais, puisque aujourd'hui, par exemple, une infirmière n'a pas eu d'augmentation de ses remboursements de frais à hauteur de l'augmentation de l'essence. Donc ces personnes-là doivent être aidées. Ça, il n'y a aucun doute là-dessus. Mais par contre, ça n'est pas possible de faire des mesures pour tout le monde.

Et j'ajoute que cela n'est pas possible non plus de continuer avec une politique d'échec. C'est-à-dire que là, il y a une situation d'urgence à réaliser, mais que nous devons absolument investir pour que les personnes soient moins dépendantes de la voiture. Et on le voit, nous ne sommes pas sur cette voie. Quand, par exemple, Thomas Braille, qui était dans un arbre en grève de la faim depuis 21 jours à Paris, qui a été évacué, effectivement, face au ministère de l'Environnement. Ça fait 21 jours qu'il était en grève de la faim. Il a été descendu ce matin par la police et une partie de l'équipe est en garde à vue. C'est contre une autoroute.

C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui, en 2023, alors que toutes les prévisions climatiques s'affolent. Nous continuons à faire des autoroutes et nous continuons à faire dépendre la mobilité des personnes uniquement du bitume et du CO2. Ça, c'est criminel. Vous avez fait, effectivement, la transition toute trouvée. Vous parlez de cela. On va parler transition et planification écologique avec des annonces très attendues de la part du gouvernement. Mais d'abord, c'est le chiffre de l'anglais.

22:13
Sandrine Rousseau

Ce chiffre, c'est, Mme Brousseau, la part de marché que va atteindre cette année la Chine pour les voitures électriques vendues en Europe. 9%. C'est une augmentation de 50% d'une année sur l'autre. C'est considérable grâce à des prix très bas. Alors, cette semaine, Bruxelles a ouvert une enquête contre les constructeurs d'automobiles chinois pour concurrence déloyale. On estime qu'ils sont subventionnés par l'État. Est-ce que vous soutenez cette initiative de la Commission et que vous considérez qu'il faut taxer davantage les voitures chinoises à l'entrée en Europe ?

Ou bien, au contraire, vous pensez qu'il faut les laisser passer pour permettre aux consommateurs, français notamment, d'avoir accès aux voitures électriques les moins chères ?

22:56
Présentateur

Non, je pense que nous ne pouvons plus vivre dans un monde mondialisé, enfin, dans une économie mondialisée, où on utilise la planète comme un ensemble de ressources pour optimiser les coûts, augmenter les profits et faire en sorte que les consommateurs puissent avoir accès à une consommation de masse. Ça, c'est le...

23:14
Sandrine Rousseau

On taxe les voitures chinoises ?

23:15
Présentateur

Ça veut dire qu'on taxe les voitures chinoises, ça veut dire qu'on fait une véritable taxe carbone à la frontière européenne. Alors, il y en a une, mais qui n'est pas encore satisfaisante. Et qu'on a une véritable politique de localisation de nos productions et de nos besoins. Tant pis pour le consommateur. Il paiera plus cher. Précisément, pour changer de voiture. Aujourd'hui, c'est le rapport Jean-Pizani-Ferry et Selma Maffousse qui le dit, pour des classes moyennes, avoir une politique... Enfin, avoir des actions qui permettent de limiter le réchauffement climatique, ça a un coût, et pour les classes moyennes, ça a un coût d'un an de salaire.

Donc, il n'est pas possible de laisser les ménages seuls face à ce coût. Par contre, il n'est pas possible non plus que l'État soit totalement absent de la transition écologique à faire et de l'aide aux ménages, de l'aide aux foyers pour faire en sorte que cette transition existe. Parce que, en fait, nous ne pouvons pas négocier avec le climat. Nous ne pouvons pas négocier avec la gravité de la situation. Donc, il faut des voitures électriques, légères. Oui, mais avec des bonus écologiques, pardonnez-moi, avec des voitures exclues de ce bonus parce que fabriquées à l'étranger, mais qui excluent de fait des classes populaires qui pourraient se diriger vers ce type de...

Aujourd'hui, les classes populaires ne peuvent pas s'acheter de voitures électriques. Il ne faut pas se voiler la face. Donc, la question, c'est comment l'État, en stratège, mais aussi en encadrement de l'économie, comment l'État fait en sorte que les foyers puissent, quand ils n'ont pas d'autres solutions, puissent changer de voiture. Aujourd'hui, les constructeurs français sont partis pour des véhicules électriques qui sont de même gamme que les véhicules thermiques, ce qui est une erreur stratégique parce que nous devons aller vers des véhicules légers, mais par exemple, dans le cadre de l'augmentation comme aujourd'hui du prix de l'essence.

Il y a une mesure qui pourrait être prise aussi par le gouvernement et dont on n'entend pas parler, qui est de pousser au maximum le télétravail puisque nous sommes dans une situation qui met en danger

25:14
Locuteur 9

une partie... Beaucoup ne peuvent pas télétravailler.

25:15
Présentateur

Oui, c'est la raison pour laquelle pour ces personnes-là, il y a besoin d'aide. Mais pour les autres, il y a une autre manière de faire qui serait de diminuer les besoins de voitures et notamment le télétravail. Arlette Chabot, juste sur peut-être un plan européen.

25:27
Locuteur 6

Oui, il y a la fameuse contradiction entre fin du mois et on sait, et fin du monde, ça fait depuis les gilets jaunes où l'on en parle. On voit bien par exemple au Royaume-Uni, le Premier ministre décale de 5 ans la fin de l'autorisation de vendre des voitures à moteur thermique parce qu'ils n'y arriveront pas les Britanniques. Donc effectivement, est-ce qu'il n'y a pas en raison de l'inflation et de la situation, pour vous, ce qui est un risque de décaler un certain nombre de mesures que vous jugez indispensables ?

25:54
Présentateur

Là, on est dans une situation où la planète se réchauffe à un rythme tel que sont mises en danger nos conditions de vie sur Terre. Il faut quand même mesurer la chose.

26:03
Locuteur 6

Oui, mais très bien. Les citoyens, ils pensent à la fin du mois. Oui, c'est la raison. Comment ils bouquent ? Comment ils emmènent leurs enfants à l'école ? C'est la raison pour laquelle... C'est aussi une question à prendre en compte.

26:10
Présentateur

C'est la raison pour laquelle le grand absent dans cette affaire, c'est l'État. Et que, vraiment, là, on a besoin d'un État fort. Et quand on lit, encore une fois, ce rapport Pisani-Ferry-Selma-Mafouz qui ne sont pas réputés comme de dangereux écologistes radicaux, comme des éco-terroristes, on est d'accord. Bon, ce sont des économistes qui sont respectés dans le travail qu'ils font. Eh bien, ces économistes, plutôt tendance... Enfin, peu importe, mais ces économistes disent qu'il faut 60 milliards d'euros par an. Par an. 60 milliards d'euros par an. Et il faut que la moitié soit publique. Et on ne les met pas les moyens. Ils ont pensé à tout cela.

C'est-à-dire qu'ils pensent à un système d'équipement des ménages. 60 milliards d'euros par an. Oui, ça coûte cher. Mais ne rien faire nous coûtera bien plus cher. Bien plus cher. Et on verra d'ailleurs demain les annonces du président de la République si elles sont les fameuses que vous attendez visiblement avec impatience, avec ironie, évidemment. J'ai bien senti dans votre sourire. Restez avec nous. Après la pause, nous parlerons évidemment de cette problématique du moment, le harcèlement scolaire et des solutions proposées notamment par le ministre de l'Éducation nationale. On se retrouve tout de suite avec notre invité, Sandrine Rousseau.

27:24
Locuteur 2

Ce soir, je serai la plus belle pour aller danser. Danser. Pour mieux évancer toute seule que tu as aimée.

27:49
Locuteur 7

Qui mieux que le numéro 1 de l'électrique peut entretenir votre Renault électrique ? Renault Care Service. Je serai la plus belle

27:57
Locuteur

pour aller danser. Pour votre Renault E-Tech 100% électrique,

28:01
Locuteur 7

profitez de la révision E-Tech à partir de 55 euros.

28:28
Locuteur 3

L'aventure commence maintenant. Vivez un moment Happy Meal en tribu et défiez-vous avec l'une des 8 épreuves Koh-Lanta.

28:34
Locuteur 1

Vous connaissez sans doute Vista Prime pour ses cartes de visite. Mais saviez-vous qu'on imprime aussi ça ? Et ça ? Et ce menu ? Et ça ? Oui, bien sûr. On peut même vous aider à créer votre design. Alors, n'oubliez pas, avec Vista Prime, les possibilités sont infinies. Tout s'imprime sur vistaprime.fr et le service client de l'année 2023.

28:55
Locuteur 7

Pour 5 900 euros, équipez-vous de panneaux solaires. Installation, matériel, démarche, SAV garantie, pour 5 900 euros, tout est compris. Découvrez l'offre de notre partenaire Avison. Produisez enfin votre propre énergie et faites des économies. C'est ça, un bon plan Carrefour Énergie.

29:15
Locuteur 3

L'heure de voyager en camping-car, en van, en caravane ou en fourgon aménagé. En toute liberté, en toute sérénité, entre vous. Vous profitez à fond de vos loisirs

29:29
Sandrine Rousseau

et de la nature en étant partout chez vous. Le Salon des véhicules de loisirs, c'est du 7 au 15 octobre au Parc des expositions de Paris-Nord-Ville-Pinte. Achetez-vous billets sur salonvdl.com 7 euros au lieu de 15.

29:42
Locuteur 5

Audible, raconte-moi une histoire. Écoutez. Il n'y a plus aucune limite. Retrouvez l'imagination de votre enfance. Éveillez votre curiosité et plongez dans de nouveaux mondes. Ce qui est certain, c'est que la suite vous appartient. Audible. Écoutez des milliers de livres audio, podcasts et créations originales. Essayez Audible gratuitement

30:09
Locuteur 7

pendant 30 jours.

30:10
Locuteur 2

Renouveau canapé cuir

30:32
Locuteur 8

ou tissu est à prix exceptionnel chez Cure Selper. Profitez-en dès maintenant.

30:40
Locuteur 1

Merci docteur. Alors à quel tour. Bonjour.

30:53
Locuteur 8

Chez Groupama, nous avons déjà formé gratuitement plus de 100 000 personnes aux gestes qui sauvent. Inscrivez-vous sur groupama.fr.

31:22
Locuteur 7

Vivons sans limite.

31:23
Locuteur 1

Nouvelle génération à partir de 199 euros par mois. Réservez votre essai sur Hyundai.fr.

31:47
Locuteur 8

Vous allez adorer la vie en électrique. Citroën IC4 électrique est à partir de 199 euros par mois avec 4 ans de garantie et d'assistance offerte. Citroën IC4 et nouvelle IC4X électrique.

31:58
Présentateur

Maintenant disponible jusqu'à 420 km d'autonomie. Pour 5 900 euros, équipez-vous

32:03
Locuteur 7

de panneaux solaires. Installation, matériel, démarche, SAV et garantie pour 5 900 euros. Tout est compris. Découvrez l'offre de notre partenaire Avison. Produisez enfin votre propre énergie et faites des économies. C'est ça un bon plan Carrefour Énergie.

32:19
Locuteur 1

Vous voulez connaître la valeur de votre voiture ? Simplement et rapidement en ligne ? Sur VendezVotreVoiture.fr saisissez les détails de votre véhicule et recevez le prix de vente. Pas juste une estimation. Et après une simple vérification dans une de nos agences, vous pouvez vendre votre voiture. Obtenez un prix maintenant sur VendezVotreVoiture.fr

32:41
Locuteur 6

Avec l'électrique,

33:04
Locuteur 7

à partir de 5 euros par jour, soit 149 euros par mois.

33:13
Locuteur 5

Audible. Raconte-moi une histoire. Écoutez. Il n'y a plus aucune limite. Laissez le temps s'envoler, s'arrêter. Poussez les portes de votre imagination et vivez l'histoire. Ce qui est certain, c'est que la suite vous appartient. Audible. Écoutez des milliers de livres audio, podcasts et créations originales. Essayez Audible gratuitement

33:40
Locuteur 7

pendant 30 jours.

33:41
Présentateur

Pour dans l'événement du dimanche, toujours avec notre invitée Sandrine Rousseau, on parlait de cette contradiction. Fin du monde, fin du mois, pouvoir d'achat toujours plus préoccupant pour de nombreux Français et artisans. À partir du 15 octobre prochain, les pêcheurs se voient supprimer une ristourne fiscale sur le prêt du gazole pour leur bateau, alors qu'ils sont déjà dans une situation économique très compliquée, difficile. Parfois, il s'agit de survie. Ils sont en danger de disparition. Alors, au nom des réductions des émissions de carbone, on les laisse tomber, on les laisse sur le bas de la route ? Surtout, on les a complètement laissées tomber.

Il n'y a pas eu d'investissement massif dans les moteurs hybrides, il n'y a pas eu de recherche d'alternatives. Et en fait, c'est toujours pareil. C'est-à-dire qu'on fait une ristourne, on ne fait rien, c'est comme si ça a remplacé n'importe quelle politique et puis après, on se retrouve à la fin de la ristourne et on laisse les gens le bec dans l'eau. Et en fait, là, on est en cours de transformation écologique qui laisse les gens seuls. Et en fait, c'est ça qui crée la crispation.

Et c'est cela contre lequel je m'élève parce qu'on ne peut pas laisser les gens seuls face à la transformation écologique vu l'ampleur de ce qu'il y a à investir, vu l'ampleur des transformations qu'il y a à faire, plutôt que de donner 160 milliards d'euros par an, 160 milliards d'euros par an aux entreprises sans aucune condition, eh bien, il faut conditionner les aides aux entreprises. Tous les euros que l'État dépense aujourd'hui doivent accompagner la transformation et de l'outil de production et des modes de consommation et de l'habitation. C'est indispensable. Et par ailleurs, on a les moyens parce que les 160 milliards d'euros d'aides peuvent très bien être réorientés.

Et là, si on en avait utilisé une partie pour modifier les moteurs, eh bien, nous ne serions pas dans cette situation. Et vraiment, j'en veux à tous les gouvernants successifs d'ailleurs, pas qu'Emmanuel Macron, mais qu'ils laissent les gens seuls face à ça parce qu'on laisse les gens face à une angoisse, face à une inquiétude. Et en fait, face à cette angoisse et inquiétude, il n'y a pas 36 solutions. Soit on essaye de, tant bien que mal, faire des efforts, soit on se met en colère. Et en fait, la colère est en train de monter dans la société et l'inaction climatique fait partie des raisons de cette colère.

Et on va parler de ce financement, de cette transition écologique, mais question très courte, réponse courte, sur l'autorisation de la Commission européenne de renouveler pour 10 ans l'autorisation du glyphosate sous condition. Vous dites une nouvelle fois que les lobbies ont gagné à Bruxelles. Scandale. Vous vouliez un mot ? Scandale. Scandale absolu. Le glyphosate, on connaît sa dangerosité. On sait qu'en plus, quand il se détériore dans le sol, les produits secondaires de ce glyphosate sont eux aussi dangereux. Nous avons un problème de qualité de l'eau, de quantité de l'eau. Nous avons absolument besoin de préserver les ressources en eau potable, en eau douce.

Et là, nous faisons tout l'inverse. C'est scandaleux. Vraiment, il faut sortir de ce monde. Et pour cela, on a la possibilité de le faire, mais il manque la volonté politique. Et nous avons besoin de nous mobiliser. Là, nous ne pouvons pas laisser le glyphosate, encore une fois. Pourquoi ? Parce que les... L'Allemagne a annoncé qu'elle ne voterait pas cette prolongation. On verra si, à terme, cela est voté. Mais pour vous, c'est un scandale. C'est un scandale. Scandale. Sur le financement de la transition écologique. François Langlais.

37:04
Sandrine Rousseau

Vous l'avez évoqué à l'instant, Mme Rousseau, c'est vrai qu'il faut des investissements considérables. Ils sont évalués par ce rapport que vous évoquiez à 60 milliards par an, à peu près, dont une partie doit être prise en charge par le public. Alors, cette semaine, il y a une ONG qui s'appelle Tax Justice Network qui a proposé d'installer en Europe un impôt sur les personnes les plus fortunées, sur les entreprises et leurs profits. Il rapporterait 213 milliards en Europe, 46 milliards d'euros en France. Ma question est la suivante.

Alors qu'on est au record des prélèvements en France, 45% du PIB en 2022, il n'y a pas d'équivalent en Europe quasiment à part le Danemark, il n'y a en tout cas pas de précédent en France dans l'histoire récente. Si on augmente les impôts, fus, sur ceux qui ont le plus de possibilités de contribution, est-ce qu'on ne prend pas le risque de tuer la bête ?

37:54
Présentateur

Non mais on est le troisième pays au monde qui a le plus de millionnaires et je suis désolée de le dire, mais oui, il faut augmenter les impôts. Et je le pose avec fermeté. Oui, il faut augmenter les impôts des plus riches. Aujourd'hui, la richesse des plus riches s'envole. On ne peut pas rester dans cette... Vous mettez le fonds

38:12
Sandrine Rousseau

à quel niveau, c'est quoi un risque ?

38:14
Présentateur

Ça, c'est démocratiquement à estimer. Mais enfin, on sait aujourd'hui que le revenu médian, il est à peu près à 2 000 euros. Donc, voilà, quand on est à deux fois le revenu médian, on commence déjà à être parmi les plus riches. Et quand on est à 10 fois... Mais quand on est à 10 fois le revenu médian, c'est-à-dire 20 000 euros, là, il n'y a aucune raison de diminuer les impôts sur ces catégories-là. De même que sur les entreprises... On parle des augmenter, on ne peut diminuer. Oui, mais qu'a fait Emmanuel Macron, il les a diminués, notamment avec l'impôt... Avec la diminution de l'impôt sur la fortune.

Donc, non seulement Emmanuel Macron les a diminués, mais non, il faudrait les remettre et les réaugmenter. Mais pareil sur les entreprises. On a une diminution qui peut se comprendre sur des petites et moyennes entreprises qui, en effet, vont porter en plus la relocalisation de notre économie. Donc, sur elles, il y a un effort particulier à faire. Il n'est pas normal que les entreprises de l'agroalimentaire voient leurs profits et leurs marges augmenter de manière conséquente. Il n'est pas normal que des entreprises comme Total, Shell, etc. voient elles aussi leurs marges et leurs bénéfices augmenter. Donc, on augmente

39:18
Sandrine Rousseau

l'impôt sur les profits.

39:20
Présentateur

On augmente massivement l'impôt sur les profits. Massivement. Et on augmente aussi l'impôt sur le patrimoine. Le risque de délocalisation de ces entreprises

39:30
Sandrine Rousseau

qui transfèrent leur siège social dans des endroits où, justement, elles sont mieux traitées au plan fiscal. On a vu ça en Europe. notamment la Norvège, la Suède, ont vécu ça à un moment où elles ont augmenté les impôts fortement.

39:43
Présentateur

Joe Biden, quand il est arrivé au pouvoir aux États-Unis, avait proposé un impôt universel. Il l'avait proposé à un niveau plus élevé que ce que la France était prête à accepter. La France a fait partie des pays qui a baissé le taux d'imposition proposé par Joe Biden. Donc, nous jouons un double jeu de ce point de vue-là parce que la seule solution, c'est en effet un impôt universel. Et pour cela...

40:09
Sandrine Rousseau

Donc, ce n'est pas pour demain.

40:09
Présentateur

Il ne va falloir... Ah ben...

40:11
Sandrine Rousseau

Si on attend que tout le monde se mette à l'heure.

40:12
Présentateur

Joe Biden est d'accord. La France aurait été d'accord au sein de l'Europe. Ça passait. Ça passait. Parce que même l'Allemagne était d'accord. Arlette Chabot.

40:21
Locuteur 6

On va demander quand même, vous dites, c'est à l'État d'aider ceux qui doivent changer de chaudière, acheter une voiture parce qu'évidemment, ils n'y arrivent pas à répondre aux besoins des agriculteurs auxquels on demande effectivement fini le glyphosate. Mais on voit dans certains pays déjà des parties qui commencent à dire stop. C'est-à-dire qu'il y a non pas... Il y a une extrême droite qui est concentrée sur l'immigration. Puis il y a aussi des mouvements, des paysans, d'agriculteurs qui disent c'est plus possible.

Donc, au fond, est-ce que vous n'êtes pas en train de provoquer la montée de nouveaux partis qui peuvent demain effectivement être présents et fortement présents dans des élections en opposition à cette écologie radicale ?

41:03
Sandrine Rousseau

On le voit aux Pays-Bas, partie des paysans pour corroborer ce que dit Arlette, plutôt à l'extrême droite, enfin en tout cas pas vert, qui est devenu le premier.

41:11
Présentateur

Oui, oui. Mais je vais vous répondre en deux temps à votre question. La première chose, c'est que nous avons une gravité de situation écologique. Nous avons une gravité de situation écologique. Et ce que dénoncent les paysans du Danemark, par exemple, c'est précisément de ne pas avoir été accompagnés dans cette transition écologique. Et donc, ils défendent leur modèle qui est un modèle ancien, qui est un modèle daté. Et cette absence d'accompagnement fait qu'on se raccroche à ce que l'on connaît. Et je trouve que la situation dans laquelle nous sommes est une situation qui relève presque du deuil. C'est-à-dire, nous avons le deuil d'un monde à faire pour en créer un nouveau.

Et face au deuil, tout le monde a des réactions qui peuvent être différentes. Certains se vident les placards très vite pour passer à autre chose. D'autres, au contraire, s'accrochent au monde qu'ils ont connu. Et tout cela est normal. Tout cela est normal. Mais par contre, ce qu'il nous manque, c'est l'espèce de médiation qui nous permet de nous tendre la main et de nous dire ne vous inquiétez pas, ça va passer correctement. Et là encore, les paysans ont un rôle à jouer absolument déterminant dans la transition écologique.

42:18
Sandrine Rousseau

On vous a bien comprise là-dessus. Mais il y a un autre élément qui, parfois, peut militer pour ralentir le rythme de la transition en Europe. C'est que nous, on est relativement en avance. Et qu'on se dit, au fond, est-ce que ça vaut le coup que je ferme ma chaudière à gaz si la Chine ouvre deux centrales à charbon par semaine ? Autrement dit, c'est une goutteau dans la mer face au problème que vous évoquez que plus grand monde ne conteste. Il n'y a plus beaucoup d'opposants à la théorie du réchauffement climatique.

42:45
Locuteur 7

Je ne tirerai pas ça.

42:46
Sandrine Rousseau

Au moins, ils ne sont plus très influents. Mais ma question, c'est finalement, est-ce que ça vaut le coup d'être les élèves modèles alors que, de toute façon, nous serons pénalisés par les bêtises des autres ?

42:55
Présentateur

Alors ça, c'est un argument qui m'est souvent renvoyé et que j'entends très bien en disant, oui, évidemment, il y a la Chine, il y a l'India. Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que nous avons une responsabilité historique dans ce réchauffement climatique. Et nous avons une responsabilité historique, certes, sur le stock d'émissions de carbone que nous avons émis, mais également sur le fait que l'accord de la COP21 dit l'accord de Paris, a été signé de manière historique dans notre pays, dans notre capitale. À ce titre-là, nous avons un chemin à montrer. Nous avons une responsabilité et d'exemplarité.

Et là-dessus, les pays que vous citez ne pourront jamais suivre si nous ne commençons pas, puisque nous avons commencé à polluer, nous devons commencer à dépolluer en réalité. Et là-dessus, nous ne pouvons pas nous défausser sur les autres de manière constante. Donc, oui, j'entends cet argument. Et vous avez raison quelque part sur le fait que la diminution des émissions de carbone chez nous ne sera pas toute la solution. Mais elle sera une grande partie de la solution parce que nous montrerons l'exemple et que nous pourrons, du coup, nous regarder en face et nous dire nous l'avons fait.

Avec la crainte peut-être d'un effet boomerang, ce que décrivaient peut-être François et Arlette dans les urnes aussi, parce que d'une écologie peut-être considérée comme punitive par certains. J'entends toutes vos remarques et réticences. J'incarnais l'écologie punitive ? Non. J'entends toutes vos remarques et réticences. Mais là, ce qui est punitif, c'est ce qui s'annonce. Vous rendez-vous bien compte de ce qui est en train de s'annoncer. Le Gulf Stream, qui est un des courants dans l'Atlantique, qui stabilise le climat, est en train de s'affaiblir de manière extrêmement dangereuse. Les glaciers sont en train de fondre. Et vous évoquiez en effet la montée des eaux.

Je veux dire, c'est ça qui est punitif. Quand vous avez votre maison sur le trajet d'une coulée de boue, eh bien ça, c'est punitif. Et on l'a vu notamment... Aujourd'hui, avoir quelques taxes supplémentaires sur les plus riches, ça n'est pas punitif. Par contre, on doit le faire maintenant et on a quelques mois, au mieux quelques années pour agir, mais c'est maintenant. Sandrine Rousseau, un tout autre sujet à présent. Le harcèlement scolaire à l'école, en cette rentrée scolaire, des événements dramatiques sont intervenus.

On apprend aujourd'hui, dans une interview aux Parisiens, que la rectrice de Versailles s'excuse après cette lettre envoyée aux parents de Nicolas, un cournier menaçant, qualifié de honte par le ministre de l'Éducation nationale. Ces excuses, d'ailleurs, d'abord, sont-elles bienvenues ? Il fallait-il qu'elles s'expriment et qu'elles prononcent ces mots ? C'est largement insuffisant. C'est-à-dire que là, oui, elles s'excusent, c'est le minimum, j'ai envie de dire, parce qu'il y a quand même un enfant qui est mort. Et le système d'éducation français n'est pas à la hauteur de l'enjeu du harcèlement et, d'une manière générale, n'est pas à la hauteur de la bientraitance des élèves.

Et quand je dis ça, je ne pointe pas les professeurs qui font comme ils peuvent et souvent qui donnent des heures et on ne se rend pas compte d'ailleurs du nombre d'heures bénévoles, de nombre d'heures qui n'est pas dans leur contrat de travail qu'ils donnent pour ça. Il y a peut-être un plan d'accompagnement et de formation pour faire face. Mais aujourd'hui, l'institution, comme elle a fermé les yeux pendant longtemps sur les violences sexuelles qui avaient lieu en son sein, aujourd'hui, ferme les yeux sur le harcèlement.

Et ça n'est pas par l'intimidation qu'on gère du harcèlement, c'est par une révolution de l'éducation qui consiste à être dans la bienveillance, dans le respect des individus et aussi dans une forme d'éducation très précoce au respect de l'autre. Et là-dessus, ça n'est pas quelques paroles ministérielles qui suffiront, c'est une véritable politique de l'éducation avec des moyens, encore une fois, qui doivent être annoncées cette semaine notamment avec un couvre-feu numérique, des cellules par académie. François Langlais, une question.

46:48
Sandrine Rousseau

On a beaucoup reproché à l'éducation nationale son inaction face à ce fléau du harcèlement. Et cette semaine, un adolescent qui était soupçonné de harcèlement a été interpellé avec des menottes en plein cours. Ça vous paraît justement à la hauteur du problème ou au contraire choquant ?

47:06
Présentateur

C'est inadmissible. C'est inadmissible. On ne gère pas le harcèlement en faisant venir des policiers dans la classe et en arrêtant un gamin.

47:14
Locuteur 1

Il ne faut pas faire peur ?

47:15
Présentateur

Non. Non. On ne gère pas la violence en faisant peur. On gère la violence avec de la justice, avec des procédures et avec de la prévention. Avec de la punition aussi quand même ? Pardon ?

47:25
Locuteur 1

Avec de la punition ?

47:26
Présentateur

Et du symbole ? Non mais pas de policiers dans une classe qui viennent chercher un élève. C'est un acte

47:32
Locuteur 1

félicituel extrêmement grave que de laisser quelqu'un de mort.

47:35
Présentateur

Non mais là par exemple dans cette situation, l'élève doit, harceleur, doit faire l'objet d'une procédure disciplinaire. Mais on doit expliquer ce qui se passe. Mais bien sûr que si, il doit répondre de ses actes. Mais on doit expliquer aux autres élèves, on doit être dans un projet d'éducation à la non-violence. Comment voulez-vous être dans un projet d'éducation à la non-violence quand l'État lui-même se permet d'être violent en allant le chercher en classe ? Ça reste un mineur, ça reste un enfant. Donc on doit absolument poser des mots et des actes très forts sur ce qu'il fait parce que c'est une mise en danger d'autrui.

Nous ne pouvons pas faire des démonstrations de force avec la police à l'intérieur des établissements. L'école doit être un lieu de sécurité mais aussi d'émancipation et de bien-être. Et aujourd'hui, nous avons vraiment à réfléchir sur les conditions qui permettraient ça. Sandrine Rousseau, vous êtes membre de l'ANUPS et à l'ANUPS, ça va toujours aussi fort. L'ambiance n'est pas toujours au beau fixe, c'est le moins qu'on puisse dire et on va revenir largement.

Ces dernières attaques en date entre Fabien Roussel ou encore Jean-Luc Mélenchon, comparaison aux collaborationnistes d'Orio de Sofia Chikirou, est-il vraiment possible de continuer ensemble aujourd'hui quand on voit l'ambiance à l'intérieur même de l'ANUPS et de votre groupe ? Oui, j'espère qu'il est possible de continuer ensemble parce qu'en fait... Vous condamnez les propos de Sofia Chikirou. J'ai dit que moi je ne les aurais pas dit et que je pense que ce n'est pas comme ça qu'on parle de manière politique. Vous ne les condamnez pas. Oui, oui, je les condamne bien sûr.

Mais ce qu'il me semble vraiment très important à dire là, c'est qu'il serait impardonnable et je pose les mots il serait impardonnable pour bien des Français et Françaises que nous soyons dans une attitude de cours de récréation à gauche et que nous devons absolument absolument faire en sorte de poser une alternative au libéralisme et à l'extrême droite et qu'il est de notre responsabilité aujourd'hui de le faire.

Et quand je parle de cours de récréation je dis aussi aux journalistes politiques qui depuis le premier jour de l'ANUPS depuis le premier jour de l'ANUPS m'ont en tous les cas à moi posé la question de sa fin de est-ce qu'elle pourra survivre qu'ils alimentent cette petite musique. Non mais là vous êtes plutôt

50:09
Locuteur 6

dans l'autodestruction quand Jean-Luc Mélenchon dit je les déteste en parlant de ses partenaires

50:15
Présentateur

Non alors ça par contre je ne suis pas d'accord là-dessus parce que

50:18
Locuteur 6

C'est gentil de dire c'est la faute des journalistes mais l'insulte sur Doriot je les déteste en parlant de ses partenaires C'est pour ça que je vous dis que nous ne sommes pas Donc c'est pas nous les enfantillages

50:26
Présentateur

Non mais nous ne sommes pas complètement à la hauteur du moment là en ce moment donc je le pose Vous faites cette autocritique là ?

Oui je fais cette autocritique que je pose et reconnaissez que je la fais Absolument Sur les propos de Jean-Luc Mélenchon sur le fait que je ne les aime pas ça je sais que ça a fait l'objet de plein d'articles etc Là pour le coup enfin je veux dire on fait de la politique et on offre un changement de vie aux Français et Françaises donc on n'a pas besoin non plus de partir en vacances ensemble le truc c'est qu'il faut que nous nous entendions suffisamment pour réussir à changer Il aurait pu peut-être se passer de ce type de déclaration c'est en tout cas ce qu'on comprend dans vos propos Vous comprenez par cœur Tout de suite c'est le droit de suite justement d'Arnette Chabot

51:14
Locuteur 6

Alors il y a aussi quand même chez les insoumis une réflexion sur le fond sur la stratégie il y a notamment François Ruffin qui réfléchit au positionnement hostile à la tonalité c'était à la rentrée donc au mois de septembre au tout début il y a un François Ruffin qui s'interroge à la tribune donc les journées les universités d'été de la France insoumise sur le fond encore une fois le style le ton on l'écoute

51:42
Locuteur 3

Je pense que

51:44
Locuteur 1

poser la radicalité ça n'est plus utile Pourquoi ?

51:49
Locuteur 3

Parce que comment vous allez

51:51
Locuteur 1

convaincre les gens si vous voulez convaincre les gens du coin de Charlotte ou les gens de mon coin si vous voulez dire on est radicaux et vous les faites fuir on a des ruptures non mais attendez les gens ils veulent que leurs problèmes soient résolus

52:05
Locuteur 6

Voilà citation il continue la même réflexion c'est à dire la radicalité ça fait fuir vous êtes une désincarnation de la radicalité est-ce que vous faites fuir ou est-ce que vous ne prenez pas le risque de faire fuir par des positions trop tranchées ?

52:20
Présentateur

Je pense que tout le monde se rend compte que nous allons dans le mur d'une manière ou d'une autre tout le monde a conscience que plus rien ne va en vrai donc tout le monde a conscience qu'il nous faut un changement et qu'on habite en ruralité ou qu'on habite en ville

52:33
Locuteur 6

on a besoin de changement ce que dit François Ruffin parlons des problèmes des gens essayons de trouver des solutions plutôt que de dire moi j'ai un discours radical et d'avoir une tonalité très dure qui crispe les gens qui crispe les Français

52:47
Présentateur

Les personnes là en tous les cas une grande partie des personnes qui vivent en France aujourd'hui sont radicalement en difficulté radicalement en difficulté quand ils n'arrivent pas à manger ils sont radicalement en difficulté quand ils n'arrivent pas à avoir confiance dans l'école par exemple comme une possibilité pour leurs enfants d'avoir une meilleure position sociale et bien ils sont radicalement en difficulté quand ils sont pris à la gorge par tout un tas de diminutions des services publics où ils sont obligés de faire une heure et demie de voiture pour aller au moindre service public ils sont radicalement en difficulté donc en fait à une situation qui est encore une fois radicalement difficile et bien ils ont les réponses à la hauteur de l'enjeu et donc je ne suis pas sur l'idée qu'il faille modérer notre propos au contraire nous devons poser les solutions à la hauteur de l'enjeu et j'en ai parlé sur l'écologie nous sommes dans une difficulté d'une ampleur que l'humanité a rarement connue nous ne pouvons pas être modérés sur cette difficulté mais par contre nous devons le faire ensemble et en protection des personnes mais quel est l'avenir aujourd'hui de la NUPS de votre groupe l'avenir est radieux l'avenir de la NUPS est radieux parce que nous serons à la hauteur parce que nous allons le faire parce que nous serons capables des uns et des autres aussi violents nous serons capables de nous mettre autour de la table et de faire en sorte que nous offrions une alternative aux français et aux françaises une alternative sociale une alternative écologiste et nous le ferons en responsabilité et je tiens à rassurer les français et françaises nous le ferons et en tous les cas je mettrai tout mon poids pour que cela se fasse message entendu Sandrine Rousseau au moment d'autocritique mais en même temps vous paraissez confiante pour l'avenir merci beaucoup d'avoir été notre invitée en ce dimanche tout de suite c'est le temps de l'info avec Florence O'Kelly et puis ne ratez pas ce soir évidemment l'interview d'Emmanuel Macron le président de la république ce soir dans les JT de TF1 et France 2 bon dimanche et à dimanche prochain

54:45
Locuteur 9

c'est un nouveau rendez-vous

54:54
Locuteur 3

j'ai le plaisir de vous retrouver pour une heure de grand entretien avec les personnalités françaises et internationales qui font l'élément ensuite la confrontation

55:03
Locuteur 1

des idées c'est le débat entre Luc Ferry et Daniel Cohn-Bendit retrouvez-moi chaque dimanche à 18h sur LCI

55:10
Locuteur 2

un service

55:27
Locuteur 7

qui ne rend pas service n'est pas un service c'est pourquoi le service client Engie met tout en oeuvre pour apporter des réponses complètes à vos questions j'agis avec Engie

55:35
Sandrine Rousseau

vous voulez connaître la valeur de votre voiture simplement et rapidement en ligne

55:41
Locuteur 1

sur vendez-votre-voiture.fr saisissez les détails de votre véhicule et recevez le prix de vente pas juste une estimation et après une simple vérification dans une de nos agences vous pouvez vendre votre voiture obtenez un prix maintenant sur vendez-votre-voiture.fr

55:56
Sandrine Rousseau

après manger tu pourras la conduire

56:00
Locuteur 1

en louant la BMW iX à prix attractif chez Sixte

56:17
Locuteur 3

quand on pense qu'il y a des gens qui continuent d'aller chez le médecin avec tous leurs documents de santé alors qu'avec mon espace santé ils pourraient s'éviter ça et avoir leur dossier médical toujours accessible utilisez donc mon espace santé vous irez chez le médecin plus léger mon espace santé téléchargez dès maintenant l'application

56:36
Sandrine Rousseau

oh là là combien on va le vendre cet appart bon ça a bien monté dans le quartier ok il y a vue sur le cimetière

56:44
Locuteur 9

mais au moins c'est calme ça se paye ça mon pote non ? pour réaliser votre estimation personnalisée en ligne rendez-vous dès maintenant sur orpi.com et voici un lot de 18 pièces en porcelaine un prix si bas c'est exceptionnel

56:58
Présentateur

adjugé vendu le service de vaisselle 18 pièces à 15 euros seulement en exclusivité chez Leclerc tout l'équipement de la maison est à prix Leclerc

57:06
Locuteur 3

Leclerc qui a dit que nous avions tout vu de l'hybride qui a dit que le Nissan Juke ne pouvait pas vous procurer encore plus d'émotions Nissan Juke Hybride le crossover électrisant en ce moment profitez de la série spéciale Nissan Juke suréquipée au prix spécial de 230 euros par mois alors faites vite il n'y en aura pas pour tout le monde

57:38
Locuteur 5

pas grand chose c'est ce qui s'est passé chez Pierre et Mia pendant leur journée de travail et c'est aussi ce qu'ils payent pour protéger leur domicile Orange maison protégée alarme et télésurveillance Orange avec la poste mobile

58:02
Locuteur 8

les sourires défilent et vous aussi souriez en profitant de 4 mois offerts sur tous nos forfaits mobiles sans engagement jusqu'au 24 septembre une offre exceptionnelle pour la rentrée c'est aussi ça la poste mobile

58:14
Locuteur 1

le brossage et le fil dentaire ne suffisent pas ajoutez l'hystérine à votre routine et multipliez par 5 leur efficacité contre la plaque dentaire pour une bouche plus propre et des gencives plus saines l'hystérine complétez votre routine c'est wow

58:33
Sandrine Rousseau

vous voyez cet impact chez Carglass on ne remplace jamais un pare-brise entier juste pour ça notre engagement réparer systématiquement dès qu'on peut ça permet de sauver des milliers de pare-brise c'est plus économique et plus rapide et si chez vous vous pouvez faire pareil réparer plutôt que remplacer ça tombe bien Carglass vous offre 6 mois d'abonnement à Dartimax pour entretenir et réparer en illimité votre gros électroménager et ça peu importe vous avez acheter vous avez acheté alors un impact prenez rendez-vous sur Carglass et tapez bien et tapez bien pour fr

59:00
Locuteur 7

Carglass répare Carglass remplace

59:03
Locuteur 2

excusez-moi vous savez où est la gare

59:09
Locuteur 1

oui bien sûr bonne journée

59:12
Locuteur 7

un service qui ne rend pas service il n'est pas un service c'est pourquoi les conseillers Engie sont là pour vous accompagner à chaque étape de votre projet de rénovation énergétique j'agis avec Engie

59:33
Locuteur 3

là c'est une cuisine pour grands et là pour familles nombreuses de la place pour vos amis là là c'est le four là les topinambours et là c'est tout lui une cuisine qui vous ressemble de là à là

59:51
Locuteur 7

Cuisine est là là là là là

59:54
Sandrine Rousseau

Renoncez à la barre de pompiers misez plutôt sur le rendez-vous Meilleurs Agents pour vendre votre appart vite et bien un accompagnement gratuit pour les propriétaires de l'estimation à la vente

1:00:03
Présentateur

Meilleursagents.com Ce que vous voyez c'est l'entretien essentiel d'un moteur perfectionné dans des environnements de formation virtuelle Voilà comment les mécaniciens de Lufthansa Technique utilisent le métaverse aujourd'hui

1:00:18
Locuteur 3

Lexus NX hybride ou hybride rechargeable

1:00:46
Locuteur 7

Montez et démontez vos roues de voiture en toute simplicité avec la visseuse à choc sans fil pour voiture Parkside Pratique Grâce à sa batterie 20 volts et sa fréquence de frappe élevée ce sera l'outil indispensable Profitez en plus des 4 clés à douille incluse et de son éclairage LED intégré V16 à choc sans fil pour voiture 20 volts Parkside 79,99 € Dès lundi en exclusivité chez Lidl Lidl le vrai prix des bonnes choses Supermarché concerné sur Lidl.fr

1:01:21
Locuteur 5

Votre programme avec Groupe Verlaine Isolation Centrale photovoltaïque et pompe à chaleur Groupe Verlaine Le climat de confiance Votre programme avec Lésia Assureur d'intérêt général

1:01:40
Présentateur

Il est presque 13h sur LCI Bienvenue si vous nous rejoignez Verra-t-on dans un avenir prochain la Russie la Chine et les Etats-Unis tester à nouveau des armes nucléaires On verra comment les trois grandes puissances ont agrandi les sites sur lesquels ces essais avaient lieu jusque dans les années 90 alors que les tensions n'ont jamais été aussi grandes au niveau mondial depuis la fin de la guerre froide