Philippe de Villiers : "Loi sur la fin de vie : un renversement anthropologique majeur !"
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Philippe de VilliersFait
« Le Sénat s'est couché. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, le Sénat a repris le texte de l'Assemblée. »
- 2:00Philippe de VilliersFait
« La non assistance à personne en danger deviendra une vertu civique, familiale, médicale, légale. »
- 3:30Philippe de VilliersFait
« Le crime d'euthanasie va devenir légal. »
- 7:00Philippe de VilliersFait
« Macron restera dans l'histoire comme quelqu'un qui aura inscrit la préférence pour la mort dans la Constitution. »
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le vote va avoir lieu au Sénat dans quelques jours, dans quelques heures et qu'en fait le Sénat s'est couché. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, le Sénat a repris le texte de l'Assemblée et si je souhaite en parler, c'est parce que j'ai été impressionné par la tribune collective des 53 personnalités du monde médical qui pèsent dont les deux anciens ministres de la santé. Et j'ai pris une décision, c'est d'encourager à la signature d'une pétition de la fondation Leun pour laquelle j'ai un profond respect, une grande estime euh qui s'appelle stop euthanasie stop-utanasie.fr. Pourquoi ? Qu'est-ce que nous disent ces personnalités ? de choses.
Premièrement, nous sommes à la veille, écoutez-moi bien, chaque mot est pesé, d'un basculement éthique majeur. Et deuxièmement, c'est un mensonge ce que nous ce qu'on nous vend parce que les Français ne sont pas pour l'euthanasie et le suicide assisté, ils sont pour les soins palliatifs comme l'a montré un sondage courageux. de la fonte d'Apôle publiée par le journal de Figaro le lundi 15 décembre dernier. Les Français sont majoritairement opposé à l'euthanasie au suicide assisté et largement favorable à ce que l'ensemble des départements français soit doté de soins paliaties. Alors maintenant, allons au fond des choses parce que ce que je vais vous dire, personne ne le dit autre part.
Je me sens seul sur la crête, sur la cime de la souffrance de ceux qui se taisent parce qu'ils sont eux-mêmes dans la souffrance et qu'ils peuvent plus parler. Nous sommes devant un renversement anthropologique inoui. Et vous allez comprendre pourquoi jusqu'à présent, la non assistance à personne en danger est un crime puni par le code pénal. Demain, quand cette loi sera votée, publiée, la non assistance à personne en danger deviendra une vertu civique, familiale, médicale, légale. Deuxièmement, c'est un renversement anthropologique qui est un immense retour en arrière de 25 siècles.
C'est un retour en arrière vers l'âge préhypocratique du nom Hippocrate, du nom de ce médecin qui a défini les bases de la médecine, qui a défini l'éthique médicale en disant à peu près ceci : "Le soignant soigne, le médecin sauve, le médecin n'est pas un ce n'est pas lui qui apporte la mort." Et à aucun moment la mise à mort ne peut être le prolongement du soin. En quoi sommes-nous à la veille d'un grand retour en arrière ? Je vais dire les choses de manière précise. Il y a une alliance asymétrique, je dis bien asymétrique entre le soigner et le soignant qui repose sur un acte de confiance ineffable. Cet acte de confiance ineffable ne peut souffrir aucun soupçon.
Voilà donc que avec le Sénat puis ensuite le retour à l'Assemblée, on prépare un fait nouveau, un événement majeur pour la société française. Le crime le crime d'euthanasie va devenir légal. On pourra tuer son enfant, on pourra tuer son patient, on pourra tuer son parent. La mise à mort sera le prolongement du soin et il suffit de faire un petit voyage, l'Oregon, le Canada, la Belgique pour voir que naturellement ça s'arrête pas aux fins de vie. Et d'ailleurs, on est devant un tissu de mensonge avec l'euphémisation euh orouélienne.
On nous parle de fin de vie, mais en même temps à l'assemblée, ils ont bien expliqué que tous les incurables et handicapés, les maladies chroniques étaient concernées. Donc c'est un mensonge parler de fin vie. loi de fraternité tué n'est pas fraternelle sauf à vivre dans une société barbare tribal et puis parler de aide active à mourir c'est un mensonge et vous savez pourquoi ils osent pas parler d'euthanasie de suicide d'assister parce que ça a déjà été pratiqué ailleurs. Et voilà le cœur du problème, c'est que en fait nous sommes sur la route de le génisme. Qu'est-ce que c'est le génisme ?
C'est la sélection de l'espèce, la sélection de la race, la sélection humaine pour aller vers l'enfant parfait, vers le vieillard parfait. Et ça a été pratiqué par une loi de 14 juillet 1933 qui ainsi libé les personnes incurables auront droit à une mort miséricorie miséricordieuse. Au qu'en terme galant, ces choses-là sont dites. Et donc en fait là on ne tue plus au nom de je ne sais quelle considération médicale. On tue au nom de la compassion. on tue au nom du bien. Nous sommes devant une euh un changement de repère, c'est-à-dire en fait le sens du bien et du mal est inversé, même inverti.
Et je pense souvent à la phrase de Pernanos qui dit "La civilisation moderne n'est qu'une conspiration euh universelle contre toute forme de vie intérieure. Alors moi en cet instant, j'ai envie de lancer un appel à toutes les autorités morales, spirituelles, politique, à toutes celles et tous ceux qui ont une responsabilité dans la société, aux sénateurs qui sont les premiers concernés, à Bruno Retaillot, on s'est battu ensemble. Il a dit l'autre jour dans une émission, "Ma langue maternelle c'est l'économie." Non, sa langue maternelle c'est la vie. On s'est battu pour la vie. Et je lui dis "Continue à battre pour la vie. Tu peux pas laisser faire ça au Sénat.
Il faut pas que le Sénat se couche, il faut que le Sénat se dresse parce que pendant que nos paysans meurent, pendant qu'on euthanasie les vaches, on se prépare à euthanasier le petit homme, l'homme. Macron restera dans l'histoire comme quelqu'un qui aura inscrit la préférence pour la mort dans la Constitution et qui s'apprête, c'est son dernier geste, pour que cette année soit utile, dit-il. à euthanasier, ceux qui correspondent pas au modèle de la startup nation. C'est un scandale absolu. Vous verrez que dans 100 ans ou plus tard, cette bande là, cette bande, ce texte, ces images, ils ressortiront mais ça sera trop tard pour nous.
Mais en tout cas, je l'aurais dit et je voulais pas mourir avant de l'avoir dit. M.
Philippe de Villiers