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interviewCNEWS· 9 juillet 2026 1 min

Aurore Bergé : «Dans notre pays, on ne joue pas avec la vérité historique»

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Aurore Bergé

Alors, déjà, ça ne vise pas le passé, c'est que pour l'avenir, et j'ose espérer que la campagne présidentielle qui s'ouvre ne verra pas des propos négationnistes ou des propos racistes ou des propos antisémites. Je pense qu'on peut tous quand même espérer qu'on ait une campagne électorale qui se passe dans un débat démocratique, certes important, dense, mais qui n'aille jamais, évidemment, jusqu'à des insultes ou des attaques à caractère raciste ou antisémite. On vise deux choses par cette mesure. Un, dans notre pays, on ne joue pas avec la vérité historique, donc on refuse, par exemple, de contester ce qu'a été un crime contre l'humanité.

On ne conteste pas l'existence de la Shoah, du génocide rwandais, du génocide arménien, malgré aussi beaucoup d'intéresses étrangères, par exemple, sur le génocide arménien, qu'on peut déjà être sanctionné. Donc là, on va ouvrir la possibilité d'une peine complémentaire d'inéligibilité pour ceux qui contesteraient l'existence de ces crimes contre l'humanité. Et puis, pour ceux qui seraient condamnés sur les faits les plus graves, qui seraient condamnés à trois ans de détention pour des actes racistes ou antisémites, là, ça pourrait ouvrir aussi la possibilité d'une peine complémentaire d'inéligibilité. Donc c'est vraiment ces deux cas précis qui sont visibles.

Aurore Bergé : «Dans notre pays, on ne joue pas avec la vérité historique» — Aurore Bergé · Pourquijevote