EN DIRECT | Violences s*xuelles et sexistes : je soutiens la loi intégrale à l'Assemblée nationale.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:14Invité politiqueChiffre
« Depuis 10 ans, un effort sans précédent a été mené pour combattre les violences sexistes et sexuelles. Allongement de la prescription pour les crime sexuel sur enfant, formation de force de l'ordre, bracelet antirpprochement, téléphone grave danger, ordonnance de protection, réforme de l'autorité parentale, lutte contre les violences sexuelles en ligne, inscription du noncentement dans la définition pénale du viol. »
- 5:57Invité politiqueChiffre
« Près de 3/4 des plaintes pour violence sexiste et sexuelles sont classées sans suite. Plus de neuf plaintes pour viol sur 10 sont classées. »
- 6:41Invité politiquePromesse
« Nous avons besoin de cette proposition de loi. »
Temps de parole
- Gabriel Attal98 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [applaudissements]
Madame la présidente, madame et ministres, monsieur le président de la commission spéciale, madame la rapporteur générale, mesdames et messieurs les rapporteurs, Chers collègues, au moment même où nous parlons, il y a sans doute quelque part en France une petite fille qui a appris très tôt à avoir peur. Une petite fille qui ne sait peut-être pas mettre les mots sur ce qui lui arrive. Une petite fille qui connaît la crainte de la douleur, la solitude de l'angoisse et qui se demande si c'est normal, qui se demande si quelqu'un la croira si elle parle.
Au moment même où ce débat commence dans l'hémicycle, il y a certainement en France une femme qui attend, garée en face d'un commissariat, assise à l'intérieur de sa voiture, la main sur la poignée, tétanisée, incapable de sortir. Elle a répété 100 fois dans sa tête ce qu'elle allait dire, mais elle a peur. Peur de ne plus trouver les mots. Peur qu'on lui demande pourquoi elle est restée, pourquoi elle n'a pas parlé plus tôt. Peur qu'on relativise, peur de la suite. Et puis il y a toutes celles et tous ceux qui ont parlé, ces femmes qui ont réussi à rassembler le courage de briser les chaînes du silence. Ces enfants qui ont réussi à mettre des mots sur l'indiscible.
Aujourd'hui, tous nous entourent, nous regardent, compte sur nous. Car derrière les violences sexistes et sexuelles, derrière les articles du code pénal et derrière les statistiques, il y a d'abord des vies, des existence coupées en deux, une enfance qui ne sera plus tout à fait une enfance, une confiance qui ne sera plus jamais totalement intacte. Trop souvent, une vie entière passée à essayer de reconstruire ce qu'un autre a détruit. C'est là le drame des violences, une condamnation à vie pour la victime. Parfois, le choc devient l'émotion d'une nation toute entière.
L'affaire le Squarnec, les auditions de la Civise, l'affaire Betaram, le scandale du périscolaire parisien où l'ampleur et la monstruosité des violences sur nos enfants est apparu. Maan ! où le courage de Giselle Pélico est devenu une inspiration pour tout un pays. Liana Liana, un nom devenu comme une meurtrissure dans l'âme de notre pays, synonyme d'un échec collectif. Car ce drame effroyable, nous aurions pu l'éviter. Après chacun de ces drames vient le temps de la sidération, de l'indignation et de la colère. Mais je refuse que vienne le temps de l'oubli. Je refuse que vienne le temps plus effroyable encore de la résignation. Car au fond, une seule question doit nous guider.
Avons-nous fait tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter ces drames ? Avons-nous fait tout ce qui est possible pour les empêcher ? Non, malheureusement non. Depuis 10 ans, un effort sans précédent a été mené pour combattre les violences sexistes et sexuelles. Allongement de la prescription pour les crime sexuel sur enfant, formation de force de l'ordre, bracelet antirpprochement, téléphone grave danger, ordonnance de protection, réforme de l'autorité parentale, lutte contre les violences sexuelles en ligne, inscription du noncentement dans la définition pénale du viol. Nous avons fait des pas de géants, mais nous venions de très loin.
Il reste quelque chose d'irrespirable pour les victimes dans notre société et nous devons le reconnaître. Nous ne sommes pas encore à la hauteur. Il reste du chemin, beaucoup de chemins pour éveiller chaque conscience, pour que chaque parole puisse se libérer sans crainte, pour que chaque victime sache qu'elle ne brise pas le silence en vain. Car la réalité est là encore aujourd'hui. Près de 3/4 des plaintes pour violence sexiste et sexuelles sont classées sans suite. Plus de neuf plaintes pour viol sur 10 sont classées. Et si le nombre de plaintes pour violé depuis 2016, le nombre de condamnations n'a augmenté que d'un/ers. Ces chiffres ont un sens.
À côté de la violence, il reste trop souvent encore une souffrance, celle de ne pas être entendue, celle de ne pas être protégé ou trop peu, trop tard, trop lentement. celle de voir sa parole se heurter au mur des procédures et des lourdeurs. Et c'est précisément pour cela que nous avons besoin de cette proposition de loi. Avec ma formation politique, je la soutiens et l'appelle de mes vœux depuis plus d'un an. Et l'avoir inscrite, portée et défendue par des députés de groupes différents est une force et un soulagement. C'est la démonstration de notre capacité à nous retrouver quand l'essentiel est en jeu.
C'est la preuve que certaines causes, certains combats méritent mieux que les déchirements partisans et qu'il faut savoir s'allier quand les circonstances l'exigent. S'alier pour libérer la parole des victimes. S'alier pour qu'aucune femme, aucun enfant n'ait plus peur des violences. Je veux saluer la rapporteur générale, la députée Céline Thieba Martinez qui a déposé cette proposition de loi et œuvre avec les corpporteurs avec une volonté d'action et de respect des positions de chacun. Je veux remercier le président Christopher Weisberg qui préside la commission spéciale sur cette proposition de loi en permettant à chaque sensibilité de s'exprimer et au textes de s'améliorer.
Remercier également la présidente de la délégation aux droits des femmes, Véronique Rioton, qui porte ce combat depuis plusieurs années. Et je tiens à saluer bien sûr l'engagement de la ministre Aurore Berger et de l'ensemble des membres du gouvernement concernés par ce texte. Je sais, madame la ministre combien il vous tient à cœur et combien votre engagement est sincère. Mais je veux le dire aussi, nous ne serions pas là sans l'engagement de toutes les pionnières, sans le courage de toutes les femmes qui se sont élevées contre les inégalités, contre une société où l'on considérait qu'il pouvait y avoir des baffes acceptables ou des coûts mérités.
Sans le combat toujours et encore des associations qui aident et accompagnent les victimes, je rencontrais ce matin encore, elles sont l'aiguillon du progrès. S'ir contre les violences sexistes et sexuelles dans nos débats est important. S'ir, c'est aussi précisément ce que permet cette proposition de loi. Le constat est simple, notre réponse ne peut plus être fragmentée. La prévention, le repérage, la protection, la justice, le soin et l'accompagnement ne peuvent pas fonctionner en vase clos comme des mondes à part. Il faut penser une chaîne complète de protection depuis les premiers signaux jusqu'au jugement des auteurs et à la reconstruction des victimes.
Il faut cesser ce débat dépassé entre ceux qui voudraient seulement prévenir et ceux qui voudraient seulement sanctionner. Ce clivage, il est mortifère pour les victimes. Il ne conduit qu'à des lenteurs coupables, des défiances absurdes et des drames effroyable. La prévention, la protection et la sanction sont indissociables. Et c'est précisément le sens du mot intégral. Ne pas choisir entre prévenir et sanctionner. Ne pas opposer l'éducation et la justice, la protection et la répression, l'accompagnement des victimes et la fermeté à l'égard des auteurs. Unir nos forces et permettre à chacun d'avancer dans le même sens.
Chers collègues, aujourd'hui, nous menons un combat pour l'égalité des droits, un combat contre la violence, un combat pour les femmes et pour notre jeunesse, un combat pour un modèle de société aussi. Un modèle où chaque femme peut vivre libre, sans crainte et sans danger, où chaque enfant peut dans l'insouciance, sans risque de voir son avenir se briser. Ce combat, il me tient à cœur passionnment et probablement plus que tous les autres.
Je le mène en tant que fils, je le mène en tant que frère de trois sœurs, en tant que responsable politique engagé depuis la première heure pour l'égalité, qui a eu l'honneur en tant que premier ministre de consacrer l'inscription du droit à l'avortement dans notre Constitution. J'ai l'honneur aujourd'hui de porter le soutien de mon groupe à ce texte fondamental et nous continuerons, corps et âme à nous battre pour l'égalité, à nous battre contre les violences, à nous battre pour notre jeunesse parce que c'est notre ADN, parce que c'est la racine de notre engagement parce que nous nous battrons tant que le combat ne sera pas gagné.
Et ce texte, c'est une nouvelle étape majeure dans le combat contre les violences parce qu'il cherche à à agir avant comme après, avant par la prévention, après par la sanction. Aucune loi ne rendra une enfance volée. Aucun article du code pénal n'effacera jamais une violence commise. Nous ne rendrons jamais aux victimes les jours, les années, parfois les décennies de peur, de coups et de larmes. Mais nous pouvons décider de les écouter. Nous pouvons décider que leurs paroles ne soient jamais veines. Nous pouvons faire en sorte qu'une femme qui pousse la porte d'un commissariat rencontre quelqu'un qui saura l'entendre.
qu'un enfant qui essaie de dire sa souffrance trouve devant lui un adulte capable de comprendre. Que jamais plus une victime ne se sente obligé de demander si parler était une erreur, que jamais plus un dossier ne traîne au risque de courir vers l'irréparable. Nous ne devons plus attendre le prochain prénom, le prochain visage, le prochain drame qui bouleversera la France. Alors avec vous cet après-midi, je pense à cette femme qui hésite à aller porter plainte. Je pense à cette petite fille quelque part en France qui hésite encore à parler. Nous ne pourrons pas effacer ce qu'elles ont subi, mais nous devons pouvoir leur faire une promesse. Dès qu'elles parleront, la République sera là.
Je vous remercie.
[applaudissements] [applaudissements]
La parole est à madame Sarah Legrain pour le groupe La France insoumise nouveau fond.
[musique] [musique] [musique]
Ah. Yeah.
Gabriel Attal