Polémique autour du député Andy Kerbrat, pétition de soutien à Marine Le Pen, colère des agriculteurs... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélie Trouvé
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Bonjour Aurélie Trouvé, la présidente de l'Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet, a saisi le déontologue de l'Assemblée Nationale et n'exclut pas d'ailleurs de saisir non plus la justice si les faits sont avérés. On parle de votre collègue Andy Kerbra qui a été interpellé il y a un mois en train d'acheter de la drogue dans le métro à un mineur. Il payait, c'est ce que révèle Mediapart, cette drogue avec son avance de frais de mandat, c'est ce qu'on appelle l'AFM. Est-ce qu'il faut une enquête pour faire la transparence sur ce cas ?
Alors d'abord Andy Kerbraith reconnaît lui-même, je le cite qu'il a fait n'importe quoi, il s'en explique. Ensuite il affirme qu'il n'a pas utilisé cet argent pour l'achat de drogue, je le dis. Vous le croyez ? Donc il le dit, voilà, et je le crois effectivement. Et ensuite voilà, Yaël Braun-Pivet a saisi le déontologue, il faudra connaître les résultats. Et maintenant je le dis aussi, lui-même ne se cherche pas d'excuses, mais pour moi si on a un peu d'empathie et en tant qu'aussi responsable politique, je pense que ça doit nous interpeller. Parce qu'en l'occurrence il explique dans Mediapart sa situation de très forte addiction à l'alcool puis à la drogue.
Et c'est la situation malheureusement de trop nombreuses françaises, trop nombreux français, puisqu'il a, il le dit lui-même, excusez-moi, qu'il a subi dans son enfance des violences sexuelles répétées pendant des années. Et aujourd'hui on a un combat politique à mener de soins du lard. Comment la société prend en charge ces françaises, ces français trop nombreux, qui, voilà, qui toute leur vie portent ce fardeau-là. Et donc aujourd'hui il le dit, il se soigne, il est même interné et donc voilà, nous verrons à l'issue de ses soins ce qu'il en sera également.
Il y a un aspect humain qu'on comprend bien, mais il y a un aspect politique évident. C'est un député de la République, c'était en tout cas. Lui, il dit même dans Mediapart qu'il fait le lien avec son homosexualité. Il dit, comme beaucoup de gays de ma génération, je suis passé d'une pratique ponctuelle à une pratique addictive. Ce lien, vous en pensez quoi ?
C'est d'ailleurs aussi, là aussi, un combat politique qu'il a mené avec d'autres députés. C'est les ravages de ce qu'on appelle le chemsexe. Et là aussi, il y a des gros problèmes dans la société. Il faut porter là aussi ce combat-là d'addiction, de très forte addiction.
On va y trouver, on parle des homosexuels. Est-ce que faire le lien entre l'homosexualité et une forme de consommation de drogue, est-ce que ce n'est pas un tout petit peu maladroit ?
Écoutez, là, il s'est expliqué de manière très sincère. Oui, c'est pour ça qu'on vient de vous citer ces mots d'ailleurs. Sur les raisons, je n'ai pas...
Comme beaucoup de gays de ma génération, je suis passé beaucoup de gays de ma génération.
Je respecte un député qui a été d'une sincérité exemplaire dans l'explication de... Donc beaucoup de gays de sa génération prennent de la drogue. Et oui, aujourd'hui, il y a même eu une proposition, une initiative législative en la matière avec plusieurs députés pour justement combattre ce type d'addiction spécifique.
Si l'enquête confirme les faits, donc qu'il a utilisé son avance de frais de mandat, est-ce que LF serait solidaire financièrement ou c'est l'affaire d'handicap ?
Attendez, d'abord, je vous le dis, nous allons attendre les vérifications du déontologue de l'Assemblée nationale. La présidente de l'Assemblée nationale, d'ailleurs, propose...
Comme souvent dans les révélations de presse, on va aussi considérer qu'ils ont fait bien leur boulot et que c'est une info solidaire.
Non, excusez-moi, je souhaite la prudence. Nous attendrons d'abord ce que propose la présidente de l'Assemblée nationale elle-même, c'est-à-dire la vérification par le déontologue de l'Assemblée nationale. Et je le redis, Andy Kerbrat affirme qu'il n'a pas utilisé cet argent pour l'achat de drogue, contrairement à ce qui est dit dans un certain nombre de médias.
Donc, en revanche, s'il l'avait utilisé, là, il faudrait qu'il en tire les conséquences.
Ce n'est pas le cas. Voilà. C'est ce qu'il dit en tout cas.
Mais dans l'absolu, même malgré le fait que vous disiez qu'il doit suivre un parcours de soins, il peut continuer à être député. Ça ne pose pas de problème.
Pour l'instant, il est en arrêt maladie.
On aurait dû trouver plus de 100 000 Français, c'est ce que disait hier matin Jordan Bardella, ont signé la pétition pour soutenir Marine Le Pen. C'est ce qu'il dit sur son compte X. Jean-Luc Mélenchon l'a signé ?
Pourquoi vous me dites ça ?
Parce que Jean-Luc Mélenchon a volé au secours de Marine Le Pen dès l'annonce du réquisitoire au procès des assistants parlementaires européens. On rappelle, 5 ans d'inéligibilité requis avec effet immédiat, exécution provisoire. Et Jean-Luc Mélenchon a tweeté, une peine d'inéligibilité doit pas être appliquée avant expiration de tous les secours. Pourquoi il fait ça ? Il tient absolument en clair à ce qu'elles soient en liste en 2027.
Alors, d'abord, vous me permettrez de revenir sur les faits. C'est comme ça qui est important. Enfin, sur les faits, en tout cas, de ce qui est reproché au Rassemblement national. C'est d'avoir utilisé des assistants parlementaires européens qui sont censés travailler auprès des députés européens exclusivement au service d'un parti, de leur parti politique, le Rassemblement national. Et c'est la justice qui fait le travail.
Ce dont on parle là, et en connaissance, pour l'instant, ce qu'on sait, c'est le réquisitoire. Et ce qu'on sait, c'est qu'une partie de la classe politique, dont Jean-Luc Mélenchon, ont volé au secours de Marine Le Pen.
Ce n'est pas ce que nous disons, la France insommite, et ce que dit Jean-Luc Mélenchon. D'abord, nous disons bien que ce sera le juge qui appréciera in fine, évidemment, à partir des faits reprochés, qui appréciera la peine. Ce que rappelle Jean-Luc Mélenchon, c'est un principe général qui est que, dans la justice, on doit aller jusqu'au bout de l'examen et jusqu'en appel pour prononcer les peines. Maintenant, on le dit nous-mêmes dans le communiqué, Jean-Luc Mélenchon le dit lui-même, tout ça sera évidemment à l'appréciation du juge. Pour l'instant, vous aurez remarqué qu'il n'y a que le procureur qui s'est prononcé.
Aurélie, ça signifie que ce principe doit donc aussi s'appliquer à Marine Le Pen ?
De quoi ?
Le principe qu'il n'y ait pas de peine d'inéligibilité exécutée avant l'expiration de tous les recours. Je ne fais que citer Jean-Luc Mélenchon.
C'est un rappel du principe général de la justice. Maintenant, nous le redisons.
Non, c'est dans la loi.
C'est un rappel général, oui, bien sûr. C'est un principe général de la justice. Simplement, il peut arriver, effectivement, qu'un réquisitoire soit prononcé avant. Et ça, ce sera l'appréciation du juge.
C'est ce que nous disons tous. C'est prévu par les textes, tout ça. Y compris l'effet immédiat et y compris, notamment, l'inéligibilité automatique en cas de condamnation. Ça, c'est la loi Sapin 2. Le Front de Gauche, sauf erreur de ma part, n'avait pas voté contre, était abstenu. Bien sûr.
Et puis, c'est bien pour ça que nous disons tous, nous rappelons un principe général de justice et nous rappelons que ce sera au juge d'apprécier, in fine, s'il y a ou pas, inéligibilité. Maintenant, vous me permettrez aussi de parler du fond, de s'attaquer, parce que les faits sont suffisamment graves. Et je remarque d'ailleurs que le Rassemblement national est toujours très prompt à demander, à exiger la répression la plus féroce qui soit contre n'importe quel fait de délinquance, mais que quand il s'agit du Rassemblement national, manifestement, eh bien, il y a remise en cause de, disons, de la justice... Mais donc, vous n'êtes pas en accord
avec ce sur quoi vous vous êtes abstenu à l'Assemblée nationale lors de la loi Sapin ? Ces peines provisoires, exécutées avant l'expiration des recours, vous n'êtes pas en accord avec ça ?
Je ne suis pas en désaccord, puisque je viens de redire qu'il y a un principe général de justice, en général, la justice passe jusqu'à l'appel, mais qu'il peut effectivement aussi ne pas se passer ainsi. Et que c'est au juge... Ce qui nous importe, c'est que c'est au juge in fine de se prononcer. Donc, attendons que le juge se prononce.
Juste pour terminer là-dessus, mais quand même, le sujet, c'est de contester, de faire pression, ça s'appelle comme ça, sur la justice. C'est ça, la vraie inquiétude pour la démocratie, non ? J'ai hâte d'entendre les responsables politiques. Et il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon, il y a Gérald Darmanin qui trouverait profondément choquant qu'elle soit jugée inéligible.
À nouveau, Jean-Luc Mélenchon a rappelé un principe général de justice. Maintenant, ce qui me choque, effectivement, c'est à quel point les responsables du Rassemblement national, un par un, ou Gérald Darmanin, mais particulièrement le Rassemblement national, sont montés au créneau, d'accord, pour dire qu'ils devaient être exempts quasiment de toute peine, alors qu'effectivement, ce qui leur est reproché est très grave. Voilà, c'est-à-dire des assistants parlementaires qui n'ont jamais vu leur parlementaire européen. C'est de ça dont il est question. C'est des millions d'euros qui sont dangereux. Ça, ça n'est pas jugé, la justice. Bien sûr, mais je dis ce qui est reproché, d'accord ?
Et donc, à nouveau, je le redis, nous avons ici des responsables politiques qui, par contre, dans le moindre fait de petites délinquances, vont demander une répression extrêmement importante. Donc, il y a effectivement, de la part du Rassemblement national, deux poids, deux mesures.
Vous restez avec nous, bien sûr, Aurélie Trouvé, pour la deuxième partie de ce 8.30. C'est juste après le fil info, 8h41. Marine Klet.
Un réseau de trafic de drogue démantelé à Carnot, en Provence, dans les Bouches-du-Rhône. Neuf personnes d'une même famille ont été arrêtées. Elles ont entre 15 et 49 ans. Le réseau s'approvisionnait dans les quartiers nord de Marseille avant de revendre cannabis et cocaïne sur la commune. La jeune femme suspectée d'avoir tué l'Ola fin 2022 à Paris sera bien jugée aux assises. Il n'y a pas d'irresponsabilité pénale selon un juge d'instruction. Le corps de Lola, la jeune fille de 12 ans, avait été retrouvée dans une caisse en plastique dans la cour de son immeuble.
Aux Etats-Unis, Donald Trump a annoncé hier la création d'un Conseil national de l'énergie pour superviser le chemin vers la domination énergétique du pays. Le gouverneur Doug Burgum est nommé à sa tête. Il récupère aussi la gestion des terres fédérales, ce qui inquiète les associations de protection de l'environnement car l'homme est connu pour sa proximité avec l'industrie pétrolière et gazière. Et puis comme attendu depuis quelques semaines, le divorce est acté entre Paul Pogba et la Juventus Turin. Fin de contrat dès la fin du mois. Le footballeur français s'est adressé aux supporters du club italien. Sur les réseaux sociaux, vous resterez dans mon club à jamais.
Il est toujours suspendu pour dopage jusqu'en mars 2025. France Info
Le 8.30 France Info Bérangère Bonte Adrien Bec
Et ce matin, Aurélie Trouvé, députée insoumise de Seine-Saint-Denis, présidente de la commission des affaires économiques de l'Assemblée et aussi, on va le dire, ingénieur agronome parce que c'est à ce titre-là que je voudrais aborder le sujet suivant, la grogne agricole qui sera vive alors qu'approche la fin des travaux dans les champs pour l'hiver. Des agriculteurs ont déjà déversé du fumier hier. Vous, vous sentez quoi et vous comprenez quoi de cette grogne ?
D'abord, je comprends cette grogne et je n'aime pas dire cette grogne, cette colère tout simplement. Des agriculteurs très en colère contre le gouvernement, contre le président Macron et à juste titre, je rappelle quelques chiffres. Sur quel aspect ? Sur quoi ? Alors, les prix d'abord. Des prix qui sont beaucoup trop faibles, qui ne permettent pas aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail. Il faut savoir qu'une ferme sur quatre a disparu en dix ans que chaque année, on perd 10 000 emplois agricoles chaque année, d'accord ? Et que face à cela, rien n'est fait. Depuis, les agriculteurs se sont mobilisés un an, enfin l'année dernière. Qu'est-ce qu'il s'est passé depuis ? Rien.
La ministre de l'Agriculture a précisé hier le dispositif de prêts à moyen terme pour tous ces agriculteurs qui ont perdu au moins 20% de leur chiffre d'affaires cette année.
Des prêts, il faudra
les rembourser.
Parce qu'il y a crise sanitaire, il y a crise climatique. Des prêts, il faudra les rembourser. Ils demandent une chose, ce sont des prix rémunérateurs. Aujourd'hui, on a des multinationales, on a un marché qui font la loi. Je prends l'exemple de Lactalis, d'accord, qui est la première multinationale mondiale de lait, qui est française, et qui aujourd'hui presse les prix vers le bas, les prix des producteurs de lait, qui vient de lâcher 300 éleveurs, d'accord, le contrat de 300 éleveurs, et qui est détenu notamment par la famille Beignet, sixième fortune de France. Eh bien, cette situation est inacceptable.
C'est d'ailleurs pour ça que la France insoumise avait proposé l'année dernière, puis les écologistes, et ça a été voté à la majorité de l'Assemblée nationale, des prix planchers, des prix garantis aux agriculteurs pour revenir, comme il y avait il y a 40 ans, à une régulation à minima des prix agricoles.
Alors, ce qui effectivement met également en colère les agriculteurs, c'est le traité entre l'Union Européenne et le Mercosur. On rappelle, dans le Mercosur, il y a notamment l'Argentine et le Brésil qui sont des très importantes puissances agricoles. Emmanuel Macron, justement, il est ce soir en Amérique du Sud, en Argentine d'ailleurs, et le gouvernement s'oppose. Michel Barnier, Emmanuel Macron, Annie Gennevar, tous les jours, ils expliquent qu'ils s'opposent complètement à se traiter avec le Mercosur. Est-ce qu'au moins, vous dites, voilà, ils essaient ?
Alors, si l'accord est signé, le premier responsable sera le président Macron qui, pendant des années, des années, a laissé faire ces négociations avec le Brésil, l'Argentine, etc., qui a laissé croire qu'un bon traité serait possible, ce qui est absolument faux, et qui... Vous voulez dire qu'il ne veut pas s'y opposer clairement ? Je ne crois pas, non, parce que sinon, il n'aurait pas refusé la proposition, en tout cas, son gouvernement n'aurait pas rejeté la proposition de la France insoumise de prononcer une résolution de toute l'Assemblée nationale contre cet accord.
Qui aurait changé quoi ?
Eh bien, qui aurait changé quand même le rapport de force puisqu'on aurait eu l'Assemblée nationale française qui se serait prononcée contre l'accord... Mais une résolution, ça ne change rien
au niveau européen.
Ça crée un rapport de force supplémentaire. Il y a aussi 600 parlementaires
qui se sont exprimés contre cet accord cette semaine.
J'ai envie de vous dire pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas permis cet examen ? Et aujourd'hui, manifestement, ils le regrettent. Il fallait réfléchir. Aujourd'hui,
les insoumis redemandent
à nouveau un débat comme d'ailleurs les députés du Centre commun. Dès aujourd'hui, nous redéposons une proposition de résolution et nous demandons ce qu'on appelle un débat 50.1 dans l'hémicycle parce que nous ferons tout pour que l'Assemblée nationale puisse se prononcer contre cet accord.
Mais la seule vraie façon de faire pression sur la Commission, ce serait de trouver des alliés pour constituer une minorité de blocage. Ce n'est pas juste de faire pression. Vous avez raison. Est-ce qu'il vous semble que la France s'y emploie à trouver des alliés ?
Pas suffisamment. Et si elle s'y emploie, malheureusement, c'est depuis très peu et il aurait fallu faire ce travail bien avant. Il y a des pays comme l'Autriche, comme l'Irlande, comme les Pays-Bas qui s'opposent à ce traité. Il serait peut-être un peu temps d'organiser effectivement une minorité de blocage. Pour vous,
le gouvernement ne fait rien ?
Il le fait de manière beaucoup trop tardive et beaucoup trop peu. C'est pour ça que, heureusement... Vous, qu'est-ce que vous feriez de plus ? Qu'est-ce que vous feriez différemment dans ces négociations ? Alors, excusez-moi, nous, le jour où... D'abord, le jour où on arrive au gouvernement, nous exigerons de la part de l'Union européenne déjà un moratoire sur les accords de libre-échange. Mais ce n'est pas vous qui décidez, ça. Et si nous étions arrivés...
La preuve, ce n'est pas la France qui décide l'avenir de l'accord avec le Mercosur.
Alors, si nous étions arrivés au gouvernement... Donc ils ont pris le CETA avec... Puisque nous étions la première force de l'Assemblée et nous sommes toujours la première force de l'Assemblée nationale élue le 30 juin et le 7 juillet. Si le président Macron nous avait laissé gouverner, la première chose que nous aurions exigée, c'est de se retirer tout de suite des négociations, ce qui n'a pas été fait, toujours pas fait d'ailleurs. Et c'est tout à fait possible. Voilà, ça a été... Et je voudrais juste que... Parce que pour que les Français qui nous entendent se rendent compte de quoi il est question.
Quand même, pour qu'on se rende compte de la colère des agriculteurs, il est question de mettre en concurrence directe des petits éleveurs avec des méga-usines d'engraissement de dizaines de milliers de mètres. Et on en a parlé
sur France Info, effectivement, Aurélie Trouvé, je vous interromps, on est pris par le temps, malheureusement, mais on a beaucoup, effectivement, parlé de ce traité sur notre antenne. Merci à vous d'avoir été avec nous, députée la France Insoumise et présidente de la Commission des Affaires Économiques de l'Assemblée nationale. Et merci, Bérangère Bont. Merci à rien.
Aurélie Trouvé