Jean-Luc Mélenchon rencontre les travailleurs du cinéma au Festival de Cannes 2013
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« je suis pas je parle dans le midi donc ce que j'en connais la première affiche de quoi mon point d'entrée lors c'est vous devant marché transatlantique parce que ça fait quatre ans que j'essaye de mettre ce sujet sur la table et j'arrive à rien »
- 0:45Jean-Luc MélenchonFait
« la normalisation de fait par le marché des goûts des stocks d'essence isation des valeurs du capitalisme salon ça va de soi »
- 3:00Jean-Luc MélenchonFait
« je crois que la technique provoque des mutations on avoir numérique on a réfléchi après ce que ça donnait comme si l'objet technique était neutre »
- 4:30Jean-Luc MélenchonFait
« on a en septembre soumis à un diktat technologie qui n'améliore pas la qualité du cinéma nous tendue sur le plan esthétique »
- 7:30Jean-Luc MélenchonFait
« l'accord de libre-échange etats unis europe la position de de gurs tournée de barroso qui inclut aujourd'hui les services audiovisuels et cinématographiques »
- 8:30Jean-Luc MélenchonFait
« le rapport kert j'emprunte jean patrick gille qui est le très bon contrepoint aux la doxa ultralibérale de la cour des comptes qui a ce qui re venu dire que ce texte système devait cesser parce qu'ils coûtent trop cher »
- 9:30Jean-Luc MélenchonChiffre
« ce qui fait c'est ce qui contribue à faire exister un système qui crée de façon induites et indirects jusqu'à cinq cent mille emplois donc plus que l'automobile »
- 10:30Jean-Luc MélenchonChiffre
« à paris on double les écrans là en quelques années de tous les multiplexes ce qui fait que ça passe de 80 à 140 tracé presque doublé en deux ans »
- 11:30Jean-Luc MélenchonFait
« les producteurs qui sont contre la convention veulent le beurre l'argent du beurre et le sourire de la crémière »
- 13:30Jean-Luc MélenchonFait
« il faut des conventions collectives pour garantir slr minimum pour tous les salariés qui par ailleurs sont des intermittents technique »
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je suis pas je parle dans le midi donc ce que j'en connais la première affiche de quoi mon point d'entrée lors c'est vous devant marché transatlantique parce que ça fait quatre ans que j'essaye de mettre ce sujet sur la table et j'arrive à rien et je me suis dit bon et bien fallu six mois comme natal c'est un truc intéresse personne commence assez c'est pourtant terrifiant blanc marchés seront attentifs pas que pour le cinéma non pas le fond c'est pas de dilution de tout ce que nous connaissons mais voilà pour eux une destruction tourner l'autre aspect c'est le contenu de la création dès qu'on parle du contenu c'est fini on est immédiatement ressenti comme ses personnages dangereux normalisateurs la normalisation de fait par le marché des goûts des stocks d'essence isation des valeurs du capitalisme salon ça va de soi ce qui va pas de soi c'est qu'on critique des contenus mais je sais pas par quel bout attraper la critique des coûts j'en ai marre qu'on me faire traiter de de pro stalinien chaque fois que je pose la question de des contenus et la critique des contenus je je je suis pas d'accord pour le soi-disant 2e degré qui consiste à dire qu'on va est allé encore plus la violence pour donner à réfléchir sur la violence des gouttes on s'immerge non et mal voyants la population on vient pas me parler interminablement des mêmes sujets qui m'intéresse c'est de cet aspect là comment laborde et après midi à leur est conseillé par exemple je crois que la technique provoque des mutations on avoir numérique on a réfléchi après ce que ça donnait comme si l'objet technique était neutre alors plus long c'est dans le film de fille de 10 ans pour toujours il ya jamais eu un objet technique neutre à négative jamais jamais et c'est chez les plus intelligents les plus cultivés que précisément on fait comme si c'était notre d'allumer la lumière déjà un changement n'était qu'une bougie rien que ça c'est un changement par les que les aspects des mutations techniques et procédés techniques nous emporte et après la normalisation culturelle il n'y a pas un être humain qui se constitue autrement que dans mes rapports culture rapports sociaux ils sont quasiment je ne vais pas dire seconde veut pas choquer les martys tourner la table suis moi même mais jamais un travailleur de ces résumés à son instrument à une nation l'estomac jamais c'est toujours par la tête y compris de l'estomac et commander le bilan marque on n'a pas à se justifier de s'intéresser à la fois à ses contenus parce que c'est eux qui vont fabriquer la psyché ce que tu disais sur les ados comme ils sont redistribuées je note 10 13 c'est vrai on les amène comme des poulets d'élevage quoi vient vous fait de la violence via vos clés du robocop vient faire ça parce que c'est ça mon futur c'est à connaître c'est grave j'aime bien dire qu'il ya un seul métier quoi et en effet lice se trouvait là mais en fait pour moi cette belle quoi et je suis convaincu que la période que nous vivons une période riche très riche très qui peut être très prometteuse ou peut-être une vie et je ferai tout pour qu'elle soit prometteuse j'ai rencontré beaucoup cinéaste coréen canadien argentin et termine en espagnol et tous nous regardent avec des drôles de tous nous disent mais vous avez un foot les systèmes chez vous un truc incroyablement pensée incroyablement politiques ont pensé et c'est vrai que ce système leed est incroyablement mal un audacieux nous avons le privilège en france de pouvoir travailler dans un système était bien passer le temps et qu' un certain nombre de vertus mais qui peut aussi cap vert dans un site et politiques du moment et avec tout ce que tout ce qu'il ya de bons du trésor ont évolué en termes de production diffusion technologique on a en septembre soumis à un diktat technologie qui n'améliore pas la qualité du cinéma nous tendue sur le plan esthétique et qui contraint les seuls à des investissements lourds qu'ils ont été très grassement financés par l'état pour la première tranche la première fois sur les salles indépendantes et les à munich mais je veux dire on sait très bien que les évolutions sont extrêmement rapides que c'est un matériel qui est dans notre production c'est pour nous un mail dont l'obsolescence est programmée qui est paradoxalement beaucoup moins intéressant sur le plan technologique de l'argentique et sa bonne bouffe a vu récemment dans la qualité on peut toujours imaginer que c'est un progrès sur le plan j'allais dire de thé résultat esthétique ça n'est pas la cause animale cas ça le sera avec de 4 ko lutte là nous allumer une lampe qui va arriver mais on est passé par une part par une étape qui éternel inutile sur dimensionné pour les petites salles en termes de qualité de connexion par rapport à ça aurait pu avoir comme hâtivement beaucoup trop cher bref on est pour c'est complètement à ce sujet dix années à des contraintes économiques c'est vraiment pour moi à l'époque je me suis battu pour essayer de faire en sorte tout indique qu'on connaît qu'on réfléchisse autrement qu'en faisant simplement obtenir que l'état finance l'invitation en disant est ce que la mutation nécessaire est ce que c'est vraiment un enjeu important et mieux que j'ai pas réussi à garder chaud c'est une réflexion qui va se reposer inévitablement parce que je ne pense pas que l'état puisse continuer à engager cdh a pu en gagner pour nous il ya deux questions majeures c'est la question conventionnel dans le cinéma qui agite depuis des mois et des mois et et pourquoi pas dire des années donc je pense qu'on n'y pas plus et puis il ya une question prudent sur les enjeux exception culturelle je crois que tout le monde est au courant l'accord de libre-échange etats unis europe la position de de gurs tournée de barroso qui inclut aujourd'hui les services audiovisuels et cinématographiques ça ces deux sujets sur lesquels il faut pas lâcher intelligence du système c'est d'avoir pensé une économie régulée qui permettent de faire exister la diversité des films en live trayant de d'un marché simple l'esprit la luxueuse du cnc c'est c'est de dire donc c'est pas quels sont les films qui vont marcher mais on fait en sorte qu'ils existent tous le rapport kert j'emprunte jean patrick gille qui est le très bon contrepoint aux la doxa ultralibérale de la cour des comptes qui a ce qui re venu dire que ce texte système devait cesser parce qu'ils coûtent trop cher et qui dit exactement le contraire qui dit non seulement ils coûtent pas spécialement cher mais en plus c'est ce qui fait c'est ce qui contribue à faire exister un système qui crée de façon induites et indirects jusqu'à cinq cent mille emplois donc plus que l'automobile il ya un grand combat aujourd'hui c'est celui de la concentration qui peut y avoir et de l'arrivée massive des multiplexes comme jamais il ya eu et un constat qui était fait c'était par exemple à paris on double les écrans là en quelques années de tous les multiplexes ce qui fait que ça passe de 80 à 140 tracé presque doublé en deux ans vous savez des ans tout d'un coup de la paris va exploser et toute la couronne aussi parisienne toute la petite et grande couronnes parisiennes explose complètement en termes d'écrans et d'écrans privé appartenant à des groupes ça ça pose un problème aussi des expositions des films parce que ça va accélérer encore plus ce qui est déjà le cas c'est à dire la rotation des films qui va lire beaucoup de films qui sont produits en france mais reste très peu de temps dans les sur les écrans ils ont très peu de temps pour exister et le problème qui se pose à nous maintenant c'est que par les seuls auxquels ils sont saturés les programmateurs reçoivent 50 films sur leur bureau on passe le temps notant les appeler parce que vous l'avez vue est ce que vous l'avez jamais vu leur garde jamais six mois plus tard il est encore pas regarder où on se retrouve à programmer notre film six mois plus tard dans le cadre d'un débat où ça rend dans une semaine d'enfer 80 chats et le film n'est jamais réellement qu il a à peine sur les écrans pendant une semaine qu'on lui retire déjà parce qu'il n'a pas fait suffisamment montré ce sont les professionnels qui achètent les films pour la télévision publique pourquoi on ferait pas un petit collège on changerait tous les angles avec les jours je vais pas - et compter pendant le temps qu'il nous traite la question des contenus et la scion qu'on a sur fall une vraie diversité qui consultent pas comme monsieur schmoll et son tour après madame schmid pour débuter la même daube d'accord on est obligé de manger à tous les râteliers zac toile et la voilà tu as donné une idée là il ya des excès ça déborde de partout maraval en est un comme ça le sort à sa manière en disant des acteurs de cinéma sont trop payés on voit des fils invraisemblables comme d'ailleurs tous les autres qui conserverait toutes les 60 millions d'euros on se demande pourquoi il faut alors que le sel numéro trois dans le numéro 9 21 je prends d'astérix des trucs comme ça le lanvin par exemple gérard lanvin qui raconte le camping il délire pour faire campagne ils étaient payés bien que le film a coûté 15 millions camping 2 et il a refusé les êtres atpn mépris le film a coûté 30 mai le même camping même temps tu m'aimes barbecue dans une ère vietnam cheapos mêmes clio tous à 30 millions double budget tout le monde est payé pareil qu'est-ce qui se passe ben oui quoi est ce qu'il peut mais pognon madame c'est injuste nous on est dans un déséquilibre total on a en face de nous des gens qui sont capables d'avoir les médias pour août c'est hallucinant de voir des journalistes sont prétendument de gauche un cinéaste prétendent de gauche dont on apprécie les films comme robert guédiguian disons les choses clairement dire les conventions collectives c'est formidable je suis d'accord partout mais pas dans le cinéma pourquoi est ce que les gens qui travaillent dans le cinéma les techniciens et ouvriers l'arize acteurs les comédiens ne pourrait pas avoir des salaires minimums alors quand on est dans un système qui est totalement régulé par là par la volonté politique on l'a dit tout à l'heure que ce soit le cnc que ce soit le système d'assurance chômage ausmus qu'en plus ce sont tous des intermittents déjà à subir la précarité liée obligatoire liée à ce métier mais en plus il faut pas les payer pour nous avons dit que vraiment les producteurs qui sont contre la convention veulent le beurre l'argent du beurre et le sourire de la crémière ils ont ils se sont habitués pendant 20 ans à fonctionner avec le fait que ben on n'allait pas payer le travail et puis maintenant quand on dit maintenant c'est fini c'est c'est nous qui sommes anormaux à dire il faut payer le travail alors par contre ce qui est vrai c'est que il ya une coalition entre des producteurs qui veulent pas payer et des producteurs qui peuvent pas payer à la retraite décide comment on répartit ça peut pas être une réponse institutionnelle commence à mon avis un set comment cette négociation elle dure depuis dix ans lundi 10 au désaveu sévère de mode et art de ces négociations mais procès verbal à l'appui il ya des gens des syndicats d'employeurs qui ont déclaré que de toute façon n'en voulez pas vous voulez cette convention a été signée en 2012 le rédacteur de cette convention c'est le permanent d'un cent des employeurs la vaisselle pour ne pas le citer qui était donc le peuple porte stylo du côté employeurs qui a rédigé les termes de la convention après il a un parent des burkinabè la cgt syndicat d'abord et c'est de ce pour cet homme là le coup au moment où tout était fini c'est qu'on a on a aligné la bdg il est rentré chez lui il a convoqué son conseil d'administration il s'est fait désavouer et les revenus de la mecque un jour à perdre je suis désolé pour entrer là je n'ai plus de monde après au bout de sept ans donc ils savent pas le problème qu'on a aujourd'hui il est double 1 c'est que rond on sort l'histoire comme si c'était elle sortait du chapeau que tombé du ciel comme une averse en mars et c'est tout on voudrait faire passer les dix qu'il ya un espèce de d'uniloc un truc et tombe comme ça comme un couperet mais même là le début de l'article des cahiers du cinéma dmd sombre menace sur le cinéma plane au dessus de la croisette ça commence par la convention collective sont rohm and haas je me souviens delà du discours de lyon coule fr la campagne sera pour le premier meeting que j'ai joué et j'ai des deux mondes j'étais scotché vous avez parlé du droit et du contrat des trains et moi et je me suis dit enfin il y en a qui parlent de ça enfin un qui met le doigt là dedans il ya une convention historique qui date de 1950 danois n'est pas étendu jusqu'aux années 90 fister b avec 90 quand je m'en serve au site c'était la référence dans le monde appliquaient et de temps en temps il y avait un fils qui faisait en dessous la convention la partie des années 90 les choses se dégradent et et on commence à déranger a concédé à discuter mais on dit il et pas seulement dans ce secteur il faut des conventions collectives pour garantir slr minimum pour tous les salariés qui par ailleurs sont des intermittents technique donc c'est en bien que nos ciation en chômage on y arrive partout dans tous les secteurs sauf dans le cinéma de la dernière console collectif qui pose problème c'est celle là l'argument l'argument des créateurs qui sortit qui nous blessent qui me désole vraiment profondément et entendrait ce gaz au chocolat un usage de la forme conditionnelle face et deuxième fois comment parler de l'avenir au conditionnel passé ça s'est su tout d'un avec cette convention qui viendra je n'aurais pas pu faire pièce cassée ce bazar ça arrive c'est complètement débile hausse je veux dire des types de 10 mais moi je prends le film est ton film qui l'a déjà fait il ya deux ans de sortie et une fée et une chante la convention platine elle parle d'avenir elle veut pas de ce qui est déjà fait là on est on est d'accord sur le diagnostic personne m'a dit je racontais des histoires qu'il y avait un appauvrissement qui avait un dessèchement des représentations il était la réponse de dire c'est du côté des réalisateurs qu'on va trouver la créativité moi je dit j'aimerais savoir pourquoi ces variétés là va échapper au conditionnement dominant et à l'idéologie dominante certaine que c'est madame vous tout d'un coup qui va dire j'en sais rien ils me font l'école d'agonie c'est tous les grains la révolution culturelle qui a opéré parce que c'est pas la côte est de la question pour moi c'est le coeur
Jean-Luc Mélenchon