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interviewLCI (sur YouTube)· 24 octobre 2024 18 min

"Nous soutenons le plan de victoire de Volodymyr Zelensky" : Benjamin Haddad|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bienvenue Benjamin hadat vous êtes ministre chargé de l'Europe délégué chargé de de l'Europe merci d'être avec nous ce matin parlons de l'actualité au prochorient avec de nouvelles frappes encore cette nuit au Sud Liban de la part d'Israël Emmanuel Macron et Benjamin netaniaou le Premier ministre israélien se parle par presse interposée par communiqué interposé parfois même assde de de part et d'autre la France joue-t-elle encore un rôle dans ce conflit tout simplement déjà je voudrais rappeler quand même que les deux dirigeants se parlent régulièrement il se parlent régulièrement au téléphone on parle aux acteurs de de la région et la France porte la voix qui a toujours été la sienne c'est-à-dire le retour du dialogue politique dans la région depuis le 7 octobre la position de la France a toujours été très claire la condamnation absolue de l'attaque barbare du Hamas contre les civils israéliens et le droit d'Israël à se défendre contre le terroriste dans le respect du droit international humanitaire aujourd'hui l'appelle au cesser le feu avec la libération des otages avec la possibilité d'acheminement de l'aide humanitaire vers les civils que ce soit à Gaza ou au Liban et la relance du dialogue politique pour aboutir notamment à une solution politique à deux états au fond la question que pose la France sur ce qui se passe aujourd'hui au ProcheOrient c'est quel est l'objectif politique pour assurer la sécurité de tous les acteurs et même la sécurité d'Israël il y a la dimension militaire mais sans solution politique sans relancer il n'y aura pas de de sécurité durable ça c'est la voix que porte la France et c'est le message qu'on fait entendre je vrais rappeler en plus qu'on parle aujourd'hui dans à une date où nous organisons une conférence majeure pour le Liban de donateurs aujourd'hui à Paris avec plus de 70 pays qui seront représentés on espère lever des centaines de millions d'euros qui iront à soutenir le gouvernement libanais à soutenir la population libanaise aussi dans cette période donc c'est le rôle que joue la France et la voie diplomatique et c'est bien sûr aussi le soutien à l'aide humitaire que porte le président de la République et le ministre des Affaires étrangères naturellement jean-iv ledriillant chez Darius rochbin hier soir disait que Israël était entré dans une forme je le cite de guerre perpétuelle vous partagez ce ce cet avis ce pro mais ça pose précisément la question que j'étais en train de de souligner face au terrorisme la réponse militaire la force elle est naturellement légitime nécessaire mais n'est pas suffisante et la question que pose le président de la République c'est comment créer un cadre de sécurité durable qui inclut les intérêts de sécurité légitime d'Israël qui inclut la nécessité de la souveraineté des Palestiniens au côté d'Israël et même le dialogue politique dans la la région vous savez que avant le 7 octobre il y avait même des efforts de normalisation en cours entre certains pays de la région notamment l'Arabie Saoudite et Israël comment réintégrer aussi ces acteurs dans un dialogue politique régional c'est aussi un message que nous portons avec nos partenaires européens mais pour cela il faut aboutir à un C feu la libération des otages et puis l'aide humanitaire c'est une fois de plus l'objet aussi de cette grande conférence internationale qui est organisée aujourd'hui à Paris pour le Liban Benjamin une petite parenthèse juste sur les rapports entre la France et Israël entre Manu Macron et Benjam néaniaahou euh vous avez trouvé la taupe qui a fait sortir la la phrase rapportée d'Emmanuel Macron sur Israël qui devait se souvenir de moi j'ai pas envie de relancer cette cette polémique et je crois là-dessus que le président a été très clair vous savez quand on est ministre euh on doit s'atteler à sa tâche avec responsabilité avec rigueur avec sérieux et donc effectivement les conseils des ministres sont des endroits de de délibération de débat où la parole précisément doit pouvoir être libre et donc notre responsabilité c'est aussi de ne pas rpporter pardon il a trop d'amateur comme dit le président de la République dans ce gouvernement mais moi encore une fois le président a été très clair sur le sujet mais effectivement c'est une tâche qu'il faut prendre avec sérieux et rigueur et je crois que le président a eu raison de rappeler l'exigence de cet engagement autre conflit celui qui oppose la Russie et l'Ukraine depuis mardi se tient à Kazane grandeville de Russie le sommet des des bricks preuve que ce sommet compte le secrétaire général de l'ONU s'y est rendu également Antonio guérz pour discuter avec Vladimir Poutine première visite depuis plus de 2 ans je crois en Russie c'est la preuve que Vladimir Poutine n'est plus si isolé que ça Benjamin Haddad plusieurs commentaires sur ce sommet des bricks le premier sorte de GV alternatif hein pour nos nos téléspectateurs oui c'est une façon de le dire euh le le premier c'est de rappeler que entre ce sommet des bricks et puis l'élection américaine je suis sûr qu'on en parlera qui se joue dans quelques semaines et qui aura des conséquences majeures sur la sécurité de l'Europe et la relation transatlantique l'Europe l'Occident doit se rendre compte qu'on a plus le monopole sur le monde et et ça exige déjà qu'on soit capable de porter ce message vis-à-vis des des pays du Sud quand on pense par exemple à la nécessité de soutenir le droit international et l'Ukraine mais aussi la capacité pour nous Européens de défendre notre vision du monde de défendre nos intérêts défendre notre sécurité notre autonomie stratégique particulier dans un monde on voit aujourd'hui des modèles alternatifs qui commencent à émerger des modèles même à la démocratie libérale le deuxième point c'est qu'on peut s'étonner de la présence tout de même du Secrétaire général des Nations unies à un sommet en Russie avec le président Vladimir Poutine qui fait l'objet tout de même d'une procédure de la part de la Cour pénale internationale qui est un organe des Nations Unies à un moment où il y a toujours une guerre d'agression depuis 2 ans et demi de la Russie contre l'Ukraine en violation flagrante là aussi du droit international on peut s'interroger sur l'opportunité de cette présence mais pourtant lorsque vlodimir Zelenski aux Nations Unies aux États-Unis en Europe partout dans les grandes capitales propose son plan pour la victoire nouvelle formulation de son ancien plan pour la paix c'est bien parce que il espère que il va y avoir un moment où il faudra de toute façon çaass soir à table et vous pensez que les Nations unies à ce moment-là devrai ne pas être autour de cette table ah mais nous soutenons le plan de victoire de Vladimir zis qu'est-ce qu'il dit il dit qu'il est ouvert à la négociation donc l'enjeu aujourd'hui c'est de créer le rapport de force le plus favorable possible sur le terrain pour les Ukrainiens notamment en continuant le soutien militaire le soutien économique qui a été le nôtre depuis 2 ans et demi pour créer les conditions d'une d'une négociation équitable et non pas d'une cap capitulation face à la Russie ça c'est la responsabilité des Européens puisque je rappelle que toujours le dire on soutient pas les Ukrainiens par altruisme certes ils se battent pour leur souveraineté pour nos valeurs de démocratie liberté mais on défend nos intérêts nos intérêts de sécurité c'est-à-dire la stabilité du flan est de l'Europe en particulier avec certains de nos partenaires de l'OTAN de l'Union européenne qui sont menacés en première ligne par la Russie et son révisionnisme et donc les Ukrainiens se battent pour notre sécurité nous avons une responsabilité de continuer à les aider de négocier au moment où ils considéront que c'est nécessaire que c'est important pour leur sécurité de continuer à les accompagner aussi sur le plan politique vers le chemin vers l'Union européenne processus d'adhésion qui prendra du temps mais qui sera nécessaire aussi pour la stabilité de notre continent et vers des garantie de sécurité durable et crédible on a beaucoup parlé cette semaine évidemment de ce qui s'est passé en Moldavie hein une victoire vraiment sur le fil pour Maya sandou sur son référendum pour l'adhésion à l'Union européenne là ça va être le tour de la geéorgie de voter ce weekend eux aussi aspirent à rejoindre l'Union européenne et en même temps jamais il n'y a eu autant d'attaqu d'ingérence de manipulation de la part de la Russie pour essayer de faire en sorte que bah ce chemin-là soit entravé comment nous la France on se situe par rapport à ça vis-à-vis par exemple de la présidente madame zourabichevilli ouais merci de mentionner la Georgie effectivement il y aura une élection capitale ce weekend après le premier tour de l'élection moldave et dans tous ces pays on voit une forte aspiration européenne qui est la promesse d'un avenir démocratique tourner vers l'Europe de la lutte contre la corruption de la préservation de l'État de droit autant de valeurs que nous voulons soutenir nous soutenons les aspirations européennes des populations geéorgienne et moldave la Géorgie aujourd'hui est candidate à l'Union européenne et donc on regarde avec beaucoup de vigilance ce qui se passe en geéorgie on a vu une dérive illibérale de la part du gouvernement rêve géorgien que ce soit assaut contre la société civile contre les minorités je pense notamment au LGBT euh avec peut-être des risques sur l'intégrité des élections on regarde de très près j'ai cossigné avec plusieurs de mes homologues européens un courrier en ce sens il y a quelques jours appelant le gouvernement geéorgien à respecter l'intégrité des élections à à procéderé à des élections libres et transparentes puisque quand on veut être candidat à l'Union européenne et bien ça exige le respect des valeurs de l'État de droit de l'Union européenne et je rappellerai aussi la dimension géopolitique puisque vous l'avez dit qu'à révéler le 24 février 2022 l'agression de la Russie contre l'Ukraine c'est qu'au fond on avait laissé sur notre continent en Europe des zones grises des conflits gelés comme on dit qui sont en fait autant d'épé de damoclass qui sont utilisés par la Russie pour empêcher certains de ses voisins de pouvoir choisir librement leur avenir politique et démocratique on doit l'Europe doit se réinvestir dans ce voisinage doit soutenir les gouvernements qui font le choix de l'Union européenne doit pouvoir accompagner les aspirations européennes de ces population c'est pour ça que encore une fois nous avons soutenu appuyer tous les efforts qui ont été fait Maya sandou notamment dans la lutte contre la corruption ces dernières années et ceux qui seront fait par la population ggne à ce propos on parlait de l'Ukraine et du plan pour la victoire de de vlodimir sénanssk qui demande l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN on sait que les États-Unis et l'Allemagne pour le moment ils sont plutôt opposés quelle est la position de la France la France soutient l'aspiration de l'Ukraine à l'OTAN et la possibilité peut-être de lancer une invitation alors de quoi parlons-nous bien sûr invitation ça pas dire ad vous avez raison de le dire c'est effectivement l'adhésion se ferait après la guerre puisque sinon on se retrouve entra dans un conflit mais la question qui se pose c'est quelle est la meilleure façon d'assurer après la guerre la stabilité la dissuision donc la paix dans cette région sur le long terme effectivement la volonté des Ukrainiens de rentrer à l'OTAN permettrait d'avoir des garanties de sécurité extrêmement robuste et durable bon il y a aujourd'hui un débat au sein de l'Alliance sur ce sujet nous la position de la France c'est de soutenir l'Ukraine en ce sens et à minima en tout cas à moyen terme de définir des garanties de sécurité extrêmement robuste et crédiible qui empêcheront la la prochaine agression parce que fondamentalement les leçons de l'attaque contre la Géorgie en 2008 ou de l'annexion de la Crimée en 2014 c'est que un cesser le feu peut juste être une pause de quelques années avant une une nouvelle agression donc l'enjeu là le jour où une négociation commencera éventuellement c'est après de créer les conditions d'une stabilité durable on attaque le volet économique et notamment Mercosur oui une question plus économique justement parce que aujourd'hui les agriculteurs français sont inquiets que finalement le traité du Mercosur soit signé entre l'Union européenne et le Brésil la France longtemps opposé est-ce que c'est pas une preuve que justement la France a moins aujourd'hui d'impact au sein de l'Union européenne elle pèse moins moins d'inffluence déjà moi je comprends et je respecte l'inquiétude des agriculteurs entendu par le gouvernement et là-dessus la position de la France est très claire en l'état cet accord n'est pas acceptable et donc nous nous y opposons il n'est pas acceptable sur le plan de l'équité des normes commerciales on peut pas imposer à nos agriculteurs à nos entreprises des normes par exemple phytosanitaires environnementales que nos partenaires commerciaux ne respectent pas et puis elle n'est pas acceptable sur le plan de la durabilité du respect des accords de Paris du soutien à la transition environnementale au fond la France n'est pas contre les accords de libre échange on a soutenu le CA on a soutenu l'accord avec la Nouvelle-Zélande mais à un moment le message que nous portons en Europe c'est d'une Europe moins naïve une Europe qui est capable de défendre ses intérêts ses intérêts commerciaux ses intérêts stratégiques et quand on regarde l'accord mercosour ça fait un petit peu penser à ces accords de libre échange sur le plan industriel qu'on signé avec la Chine autrefois en disant au fond tout accord de libre échange il est forcément bon et il bénéfiera bénéfiera forcément aux deux parties et on a vu l'impact aux États-Unis en Europe que ça a pu avoir parfois en terme de désindustrialisation à un moment il faut des accords qui sont équitables et qui respectent nos intérêts même cord attendez on verra nous on continue à porter ce message on continue à alerter nos partenaires à créer des coalition et à dire à la commission très clairement que cet accord n'est pas acceptable pour la France en l'état qu'il doit prendre en considération nos intérêts nos exigences en terme d'équité et de durabilité et la France continue de se mobiliser avec ses partenaires Benjamin Hadad on a beaucoup parlé ce matin dans la matinale de l'élection et de la campagne américaine évidemment vous avez passé 8 ans aux États-Unis vous avez travaillé pour deux fin tanks différents et notamment pendant la présidence Trump ou qu'est-ce que à quoi doit-on s'attendre si jamais il est élu le 5 novembre quel que soit d'ailleurs avec la marge de victoire qu'il aura conséquen pour nous oui c'est ça déjà je dirais que quel que soit le candidat élu il faut voir les tendances de fond aux États-Unis qui est une Amérique qui déménage de l'Europe qui se concentre sur sa rivalité stratégique avec la Chine qui se tourne vers le protectionnisme le protectionnisme c'est aussi l'administration Biden c'est l'IRA c'est les tarifs sur les véhicules électrique chinois c'est la suite de certains tarifs contre l'Europe de l'administration Trump voir cette de fond et en tirer une conclusion très claire c'est que nous ne pouvons pas dépendre des autres pour nos propres sécurité et donc nous travaillerons avec le président américains quel qu'ils soi et ce seront nos nos alliés mais il faut qu'on soit capable de peser et donc de d'assurer notre propre sécurité de réinvestir si c'est Trump je reviens là-dessus c'est parce que en l'occurrence sur l'Ukraine on change totalement de paradigme on a une administration Biden Haris qui est continue et encore très récemment encore hier de de financer l'effort de guerre ukrainien alors que Donald Trump passe son temps à dire que s'il arrive au pouvoir en 24 he c'est terminé c'est plié l'Ukraine sera neutre point barre et bien c'est pour ça queil faut rappeler l'Ukraine c'est avant tout l'intérêt des Européens c'est sur notre continent c'est une guerre d'agression à nos portes avec des conséquences mais non seulement en terme sécuritaire mais aussi en de prix de l'énergie de prix de l'alimentation qui touche directement les Européens donc donnons-nous les moyens d'assurer notre sécurité en investissant dans notre industrielle de défense mais aussi en continuant à soutenir l'Ukraine nous sommes en train de finaliser là un projet qui était vraiment poussé par la France qui est un prê G7 financé sur les intérêts générés par les avoirs gelés de la Banque centrale russe en europee 50 milliards donc 20 milliards pour les Européens 20 milliards pour les Américains 10 milliards pour les autres acteurs du G7 qui sera notamment fléché vers les besoins militaire de l'Ukraine face à la Russie voilà autant d'outils qu'il faut qu'on soit capable de développer en européen pour continuer de garantir la sécurité de l'Ukraine mais vous savez le ce que vous dites c'est vrai que moi ce qui m'a frappé quand j'étais aux États-Unis pendant 4 ans sous sous Trump c'est qu'il y a une forme de déni collectif des Européens on s'est dit c'est une parenthèse ça va passer serons les dents essayons de faire du transactionnel pour ramener Trump à l'Europe sauf que là ce sera pire et sauf que là ce sera probablement pire et d'ailleurs quand on voit certaines des propositions on parle de tarif doignier de 10 % donc sur toutes les importations donc avec le coût économique que ça représentera pour l'Europe ce sera pire sur le plan sécuritaire sur le plan des questions qui sont posées sur la fiabilité des garanties de sécurité américaines au sein de l'OTAN tironsons les conséquences ne dépendons pas des électeurs du du Michigan tous les 4 ans en tirant à pilouf notre sécurité et d'ailleurs encore une fois ça vaudra que ce soit Donald Trump ou que ce soit kamalari je rappelle que la première année de Joe Biden c'est aussi l'année de Locus c'est l'année du retrait de d'Afghanistan sans prendre en considération les alliés britanniqu ou allemand il faut voir la tendance de de long terme continuer à travailler avec le président américain quel qu'il soit parce qu'on aura aussi des intérêt commun mais il faut être capable de d'assurer notre défense de peser dans les équilibres du monde à la fois sur le plan militaire mais aussi sur le plan économique industriel c'est ce que nous rappelle le rapport dragi qui soulligne même le décrochage industriel de l'Europe depuis 30 ans les Américains ont produit deux fois plus de PIB que nous donc on voit sur l'intelligence artificielle sur le quantique sur les questions industrielles un décrochage de l'Europe par rapport à ses partenaires et ses concurrents ça demande nous d'investir massivement d'être capable de repenser la politique d'industrialisation ce sera la priorité de la France pour les prochaines années de la commion européenne une petite question politique avant de terminer avant de vous lâcher vous suivez les débats à l'Assemblée nationale vous avez vu l'état dans lequel se trouve votre majorité relative vous avez vu les oppositions internes deux questions est-ce que cette majorité peut tenir longtemps dans cet état-là et deux sur le budget est-ce qu'il faut décider d'un 493 vite alors déjà les Français attendent de nous de la stabilité de la responsabilité on parle quand même d'un moment où nous avons un déficit massif qu'il faut réduire un budget de responsabilité qui est responsabilité pour la souveraineté et l'avenir du pays hein pour notre capacité à à continuer à investir dans le service public investir dans dans l'avenir et puis notre crédibilité vis-à-vis de nos partenaires européens vis-à-vis aussi des investisseurs étrangers depuis 7 ans on a fait revenir les investisseurs étrangers on a ramené la croissance et on a fait baisser le chômage en France on a enfin donné une une trajectoire positive à notre économie mais là c'est c'est ce qui se joue aujourd'hui aussi dans notre capacité à équilibrer ce budget donc c'est un instant de de responsabilité et oui c'est vrai que jeis un aré de ce que je vois en ce moment à l'Assemblée nationale parfois je me dis c'est dommage qu'il a pas eu une épreuve de création d'impôts aux Jeux Olympiques parce que la France insommise aurait gagné les trois médailles on aurait on serait peut-être monté au classement à un moment il faut quand même faire preuve de responsabilité une fois de plus on est attendu au tournant non seulement par les Français qui voit ce qui se passe qui voit ce qui se passe mais aussi par les Européens je le vois moi quand je parle à mes partenaires européens il m'interroge sur notre trajectoire budgétaire il m'interroge sur une capacité à le faire passer donc là on a tous une responsabilité collective de de stab il faut que ce budget passe merci beaucoup benjaminad d'être venu ce matin dans la matinale dans le 69

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