Crise des carburants : Emmanuel Macron joue une partie de son bilan
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:53Chiffre
« un effort budgétaire annoncé à 54 milliards d'euros »
- 2:34Fait
« Édouard Philippe ne cesse de vanter ses 3 ans en Matignon »
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Alix, on le voit avec cette lettre d'Emmanuel Macron, il se fait de plus en plus présent le président face à cette crise du carburant. Il a bien compris qu'en fait ça pouvait vraiment lui faire beaucoup de mal cette crise, hein. Oui, parce qu'en quelque sorte, c'est une partie de son bilan qui se joue aujourd'hui parce que lui qui a vraiment connu comme beaucoup de présidents une succession de crise, les gilets jaunes, la guerre en Ukraine, en Iran, il voit bien ce qu'il guettete aujourd'hui. C'est finalement la cristallisation sur sa personne de la colère provoquée par la flambée des des carburants. Une colère dont il estime n'être absolument pas responsable. Autant en 2018, la taxe carbone qui avait mis le faux poudre avec les gilets jaunes, c'était sa
responsabilité. Autant cette fois c'est effectivement une guerre que la France n'a pas décidé. Donc il essaie de vraiment d'insister sur le lien entre les tensions géopolitique et les prix à la pompe. Et c'est pour ça qu'on voit multiplier les initiatives auprès de l'Union européenne comme vient de le dire clair à l'ONU hier pour participer à la sécurisation des sites transportant le le pétrole en mer rouge. C'est vraiment une manière pour lui aussi que la foue ne lui retombe pas dessus. H il la craint cette colère. la redoute. Oui, il la redoute et il a peut-être raison de la redouter parce que les Français voient bien ce qui se passe partout ailleurs en Europe, en Espagne, en Italie récemment, en Allemagne et bien l'État met la main à la poche pour
faire baisser le prix des carburants. En France, pas question de donner un chèque à tout le monde. Les caisses sont vides ou presque. Et et or si elles sont vides, certains disent bah c'est directement de la faute d'Emmanuel Macron. Et c'est vrai que les mêmes oublie au passage he qu'ils ont bénéficié quand même d'une protection sans précédent pendant le Covid, la suppression de la taxe d'habitation, la redevance audiovisuelle seul compte ce qui se passe et se déroule en ce moment. Et et c'est vrai que c'est bien là le problème puisque le poids de la dette réduit considérablement la capacité du gouvernement à compenser la hausse des carburants. Et c'est pour ça qu'il a voulu peser dans dans la préparation du budget de 2027. Emmanuel Macron ? Ben oui, parce
que à l'heure de l'héritage, Emmanuel Macron euh il veut aussi défendre son bilan économique. Euh et c'est lui qui en sous-main a poussé Sébastien Lecornu à présenter un un budget placé sous le signe du sérieux avec un effort budgétaire annoncé à 54 milliards d'euros. Alors le chiffre, il est un petit peu en trompleœuil parce que ça correspond pas intégralement aux économies nouvelles. Mais peu importe pour Emmanuel Macron, le signal politique là. Il faut euh il faut rassurer les marchés, rassurer les partenaires européens mais aussi les Français et montrer que finalement malgré la crise et malgré les les turbulences, bah il y a quand même un cap. Et vous parliez d'héritage, mais qui aujourd'hui veut le revendiquer cet héritage de d'Emmanuel Macron au niveau du bloc central ?
Et ben le paradoxe, c'est personne si je puis dire, chacun s'emploie plutôt à s'en dégager comme il peut. Édouard Philippe ne cesse de vanter ses 3 ans en Matignon, une manière de dire que sa solidarité avec les quinquena s'arrête vraiment là, c'est-à-dire à la à sa sortie de la rue de Varen. Gabriel Atal est encore plus cache hein, lui il hésite pas à dire que la dissolution a contribué à flinguer, je le cite, l'économie française, rien que ça. Et donc finalement Emmanuel Macron, il a beau tenté de reprendre la main sur la crise internationale, sur les carburants, sur le budget, il sait que finalement son héritage et bien il il va être le seul à le défendre.
Emmanuel Macron