Ingérences étrangères : peur sur les urnes | Chaque voix compte - 12/02/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonsoir à tous. Ravi de vous retrouver pour chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec pour m'accompagner ce soir Anna Cabana.
Bonsoir Anna. Mais bonsoir cher Adeline et bonsoir Laurent Guimier. Bonsoir Adeline.
Vous allez bien tous les deux ? Très bien. Quand on vous voit, on est ravi.
Alors c'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans chaque voix compte. Ingérances étrangères, peur sur les urnes. À un mois des municipales et à 1 an de la présidentielle, les autorités ne le cachent plus.
Elles s'attendent à ce que les prochaines élections soient la cible d'ingérence numériques étrangères. Et nous en parlons ce soir avec la magistrate Magalie la Fourcade. Bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes secrétaire général de la commission nationale consultative des droits de l'homme [musique] et vous allez notamment nous raconter comment vous avez vous-même été approché par deux émissaires américains il y a maintenant quelques [musique] mois. Sandro Gozi, bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes eurodéputé Rouw. On verra notamment avec vous comment la réglementation européenne permet en partie de contrer euh les vagues [musique] de désinformation à l'approche d'un scrutin.
Et bonsoir Elsa Trugilot. Bonsoir. Vous êtes journaliste à l'Express et spécialiste des questions de cybersécurité.
Vous signez cette semaine un dossier sur les les menaces d'ingérences étrangères sur les les élections municipales. Merci à tous les trois d'être là. Anna Cabana, de quoi allez-vous nous parler ce soir ? du moment créma chérine.
Et oui, parce que créma comme les bonbons et comme les bonbons créma en effet parce que hier on sait hier soir la cour d'appel a annoncé que le délibéré dans l'affaire des assistants parlementaire du FN sera rendu le 7 juillet et moi ce qui m'a intéressé c'était de [musique] savoir que l'avocate de Marine une des deux avocates de Marine Le Pen expliquait que sa cliente était [musique] une femme rose bonbon un portrait tout rose bonbon et qu'elle aimait justement se réfugier en mangeant des bonbons Crémar vous allez nous raconter ça tout à l'heure et vous Laurent Guimier quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir Moi, il y a pas de bonbon. Je parle de l'espace et de Sophie Adenau, notre spaute française qui va s'envoler dans dans quelques heures dans l'espace. Je vous raconte son plus grand défi qui est peut-être de succéder voire d'éclipser un certain Thomas Pesquet.
Dans la deuxième partie de chaque voix qu'on place à la question qui fâche, peut-on vraiment se passer des énergies fossiles ? question alors que le premier ministre a présenté [musique] aujourd'hui la feuille de route énergétique de la France, la PPE avec une ambition clairement affichée d'électrifier notre économie. Nous en parlerons tout à l'heure avec Olga GVnet, [musique] député ensemble pour la République de l'IN, Raphaël Chellenberger, député non inscrit du Hain et Henric Davi, député écologiste des bouches du Rô.
Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Vous flashz [musique] le petit QR code, hop là, il s'affiche, il va rester là pendant toute l'émission et il arrive directement sur la tablette magique de Laurent Guimier. Il est là pour nous transmettre vos messages et poser vos questions à [musique] nos invités.
On n'oublie pas non plus Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure avec Stéphanie Despierres. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement, chaque voix compte.
C'est parti. Ingér non féminin souvent pluriel, intervention non désirée dans les affaires par une tierce partie. Derrière cette définition du dictionnaire, un vertige et tant de questions.
Qui nous en veut ? Qui est la cible et dans quel intérêt ? Les ingérences étrangères sont devenues une réalité documentée dont on prend un peu plus la mesure chaque jour.
Dario Borgogn. [musique] Présentation du village olympique de Milan par cette journaliste canadienne avec des avis très personnels. Toutes les erreurs faites en France ont été prises en compte.
Cette fois, les athlètes ukrainiens ont été logés le plus loin possible des autres participants. Une fausse information issue d'un reportage trafiqué par les Russes. Comme pour les Jeux Olympiques de Paris, ces jeux d'hivers n'échappent pas aux vidéos détournées cumulant des millions de vues.
De la désinformation visant les Ukrainiens mais aussi souvent les Français. Exemple la semaine dernière, Emmanuel Macron est faussement cité dans les dossiers de l'affaire Ipstin. Le nouveau président de la France va organiser une soirée.
Je vais emmener quelques garçons, il les aiment jeunes. Une fausse citation provenant d'un article tout aussi faux fabriqué par des membres du réseau russe Storm 1516 qui souhaitent influencer nos scrutins. Mais les Russes ne sont pas les seuls avec cet objectif.
L'Europe s'inquiète aussi des ingérences provenant des États-Unis. L'été dernier, Grock, l'intelligence artificielle de X, plateforme américaine, semblait indiquer certaines préférences politiques. Pour qui conseilles-tu de voter selon ton analyse de la situation ?
Si j'avais le droit de vote en France, je voterai pour Marine Le Pen et le RN. Alors, l'État redouble de vigilance avec Viginum, un service créé en 2021 chargé de lutter contre les ingérences numériques étrangères. Depuis le milieu des années 2010, aucun rendez-vous électoral ou référendaire majeur n'a été épargné par une tentative de manipulation de l'information impliquant des acteurs étrangers.
Ce que nous observons chez Viginium, c'est que plus largement la menace informationnelle constitue désormais une menace permanente, omniprésente et croissante. À quelques semaines des municipales, une centaine de sites prorusses ont déjà été supprimés et chaque semaine, Virginium publie un état des lieux pour alerter et écarter les risques. Un décret présenté hier en conseil des ministres va aussi élargir son périmètre de surveillance jusqu'à présent limité aux plateformes ayant plus de 5 millions de visiteurs par mois.
Une action qui s'inscrit dans une politique plus large avec l'entrée en vigueur l'an dernier d'une réglementation européenne, le Digital Service Act, un arsenal juridique destiné à lutter contre la désinformation sur internet. Alors voilà, les termes de notre débat sont posés mais je voudrais d'abord avec vous éclaircir un un petit point. Est-ce que vous êtes d'accord pour dire qu'il faut distinguer fake news et ingérence étrangère ?
Je peux Oui. Alors, je pense que les deux peuvent aller ensemble, c'est-à-dire que on peut avoir des faux comptes, des fermatroles, des donc qui diffusent euh des fake news. On peut avoir aussi des sites qui ressemblent à des sites de médias traditionnels qui diffusent des des fake news et qui sont faits par des pays qui en veulent à la démocratie française ou à d'autres démocraties.
Là, on est dans l'ingérence. Après, il y a la fake news euh bête et méchante qui veulent juste faire du buzz pour pouvoir capter l'attention puisqu'on est dans une métrique de l'engagement euh sur les réseaux sociaux et qui n'a pas forcément vocation à créer du doute ou changer le résultat d'une élection. Euh voilà.
Et donc, on il faut distinguer quelle est l'intention qu'il y a derrière, mais on peut tout à fait avoir des fake news qui rentrent dans le cadre de l'ingérance. Il y a énormément de modalités d'action différentes. H alors on l'entendait dans le sujet ces 10 dernières années, pas un scrutin majeur dans un pays démocratique n'a été épargné par les ingérence numérique étrangère.
Est-ce qu'on a fini par réussir à identifier comment s'opère l'ingérance et est-ce que c'est toujours le même mode opératoire ? Mais ingérance fake news peuvent s'en convergent parce que ce sont des actions qui visent à déstabiliser une démocratie, un système, une élection. Donc du moment où il y a des actions qui visent à déstabiliser une décision démocratique électorale, on est on est dans les thème de ce soir, on est dans l'ingérance.
Quel est la quel est le problème pour nous européens double ? Le premier c'est que les ingérences ont toujours existé mais aujourd'hui on ont des moyens diffus et et on arrive à atteindre un public énorme en quelques secondes. Et c'est le deuxième problème c'est qu'on était habitué à à des inér à des ingérences de l'est ou du sud de l'Union soviétique de la Russie ou de l'Iran ou et maintenant on est en face à des ingérences de l'Ouest.
H officiellement, les États-Unis d'Amérique ont déclaré qu'ils vont euh mener des actions visant à avoir exercer une influence sur les processus électoraux d' à l'intérieur de l'Union européenne et ils ont indiqué qu'ils vont privilégier soutenir les forces des droites qui soient les rassemblés nationales alternative fruit d'Och. Vous dites les États-Unis ou est-ce qu'il faut dire la sphère maga ? Non non.
L'administration des États-Unis a adopté un document qui s'appelle document sur la sécurité nationale dans lesquels dans les chapitres dédiés à l'Union européenne, il indique carrément que l'administration américaine et de l'intérêt de l'administration Trump, c'est affaiblir l'Union européenne et que pour affaiblir l'Union européenne, il faut soutenir des Frances droite et qui sont bien indiquées. et d'ailleurs le vice-président des États-Unis à la conférence de Munique l'année dernière a ouvertement dit queil va tenir l'alternative DOH qui est parti avec des néonazies à l'intérieur. Donc ça c'est totalement nouveau pour nous les Européens et c'est une question sur lesquelles nous devons prendre et nous sommes en train de prendre des mesures évidemment pour nous défendre.
Est-ce qu'au cours des 10 dernières années, on parlait de tous ces scrutins qui ont été ciblés par des ingérences étrangères ? Est-ce qu'on a réussi à à mesurer à quel point ça avait pesé sur des résultats d'élection ? C'est tout le paradoxe avec ces tentatives d'ingérence, c'est queen général au niveau de l'État français, bon, on a on a l'exemple de campagne de manipulation de l'information qui ont été dénombrées par exemple en France en 2024 en marge des élections européennes, en marge des élections législatives anticipées, post dissolution où le chaos quand même existait déjà avant qu'on tente d'interférer un peu dans le débat public.
Euh ce qui est intéressant avec ces tentatives d'ingérence là euh c'est que ça peut paraître contreintuitif au départ que les Russes ou les sphères maga viennent influencer sur le débat public mais qu'en réalité par exemple en ce qui concerne les élections municipales, il y a tout un intérêt à à influencer sur des scrutins locaux. plus scrutin est plus facile à manipuler en théorie et euh on arrive à les dénombrer. Donc en 2024, il y en avait eu 25 mais la les répercussion sont vraiment difficiles à mesurer et justement aucun organisme de l'État ne se penche sur le sujet.
Donc il y a encore un flou quand même en matière d'ingérence sur ce volet là très précis parce que vous avez raison de le dire. Je a priori on se dit qu'on voit pas bien comment les municipales pourraient être une cible des ingérences étrangères. En quoi est-ce que c'est un scrutin vulnérable et quel est quel est l'enjeu ? l'intérêt en fait bah l'idée c'est aussi de poser des jalons pour la campagne présidentielle de 2027 de préparer le terrain idéologique.
Donc les municipales sont peut-être pas un enjeu crucial en tant que tel mais en tout cas l'exécutif va se servir de toutes les leçons tirées de cette élection là pour tirer des conclusions pour 2027 et potentiellement pouvoir être en mesure de répondre de manière plus forte. Et après par rapport à ce que vous disiez pour moi c'est pas une question et quantitative. Euh j'avais un débat avec un député conservatoire britannique dans une élection dans lesquelles il était clair qu'il y a eu des ingérence de l'étranger notamment de l'extrême droite américaine pour favoriser la victoire de certains députés.
Et à ma question je il dit mais est-ce qu'il y a eu des ingérences dans ta circonception ? Oui mais c'était pas décisif. Non mais une ingérence a une voix qui est déplacée pour des fake news l'ingérance c'est une voie des trop.
Donc vous voyez c'est pas évidemment à plus la la la question quantitative est inquiétante mais nous nous devons nous opposer au principe même qui est quelqu'un de chaque voix compte c'est le nom de l'émission et donc même une voix détournée c'est la bon émission pour les rappeler mais est-ce qu'on a déjà identifié des signaux faibles à un mois du du scrutin municipal ? Bah c'est tout le paradoxe de la situation. Sur le papier, le niveau de menace est élevé, le dispositif français était renforcé, mais après sur le terrain, aucune campagne d'envergure n'a été répertoriée pour le moment, si ce n'est la création de faux comptes, de comptes destinés à usurper l'identité des candidats ou euh des des comptes qui ont été aussi bloqués sur les réseaux sociaux, mais on est loin de voir la main d'une puissance étrangère vis-à-vis de ces opérations.
Donc la seule opération en réalité qui a été pointée du doigt jusqu'à présent, c'est l'opération dont on parlait tout à l'heure qui a été officialisée la semaine dernière par le qu d'ors qui concern Emmanuel Macron. Mais en revanche, il y a des signaux faibles qui existent qui sont pas de l'ordre des campagnes d'ingérance mais plutôt des mécanismes qui sont mis en place. C'est toute une série de réseaux d'ormand de sites de PQR presse quotidienne régionalement puisque vous en parlez Elsa.
Euh il se trouve que il y a effectivement des faux sites d'information qui reprennent mais très bien en plus les visuels de la presse régionale. Et au départ c'est l'ONG Reporter sans frontière qui a été la première à lever le lièvre ou en tout cas à donner l'alerte. Reportage le Clément Perot et Soraya là aussi.
Regardez, à première vue, ce sont des sites d'information classique sans grande originalité. Mais quand on y regarde de plus près, on voit vite sur la forme des titres incohérents et sur le fond une obsession à décrire la France comme un pays à la dérive rongé par toutes les crises imaginables. Ces sites sont en fait générés par intelligence artificielle.
En fin d'année dernière, l'ONG Reporter sans frontière en a recensé 85 via une étude américaine. Entre mars 2025 et février 2026, il y a 23000 articles qui ont été produits. On sait que la Russie, la Chine sont des puissances qui sont actives pour produire des contenus de désinformation et de propagande.
L'objectif, il est toujours de créer de la discorde au sein d'une société en amplifiant les sujets de polarisation. Phénomène notable sur la liste de ces faux sites d'actualité, de nombreux imitent la presse régionale. Souvent considéré par les lecteurs comme une source particulièrement [musique] fiable, elle est aujourd'hui une cible pour les ingérences étrangères.
Le titre West France en sait quelque chose. Au mois d'octobre, lorsque le Premier ministre annonce le nouveau gouvernement, le quotidien publie sur son site une vidéo présentant les nouveaux ministres. Peu après, voilà ce que les journalistes découvrent sur le réseau social X.
C'est une [musique] vidéo West-France qui a été détourné en reprenant la charte graphique, typiquement vous les voir le logo West-France en insérant de la désinformation et des propos qui sont trompeurs et mensongers. Laurent Nunes qui est ministre de l'intérieur est soupçonné de soutenir la criminalité parmi les migrants. Typiquement, c'est pas du tout des propos qu'on a pu mettre ni des titraill de notre vidéo d'origine.
Une procédure judiciaire est en cours sur ce cas précis. West-France est l'un des médias français les plus actifs pour lutter contre ces manœuvres. Le titre qui a quitté le réseau X essaie de monter en gamme dans sa lutte contre les faux contenus.
On a mis en place un réseau, un réseau de veille qui est fait à la fois de spécialistes des réseaux sociaux chez nous, des spécialistes du desk, de l'information numérique mais aussi de l'éducation au médias et nos spécialistes de l'IA. Dès que l'on voit des euh des campagnes de désinformation apparaître sur les réseaux sociaux ou sur le web, on alerte à la fois l'équipe journalistique, la rédaction en chef et nos services numériques pour savoir quels sont les bons réflexes à adopter par rapport à ça. Il y a des réflexes qui sont juridiques d'un côté et il y a des réflexes rédactionnels de l'autre.
Ces réflexes prennent souvent la forme de contenu pédagogique à l'attention des lecteurs en quelque sorte informés sur ce qui désinforme. Magalie la Fourcade, euh la justice elle croule en ce moment sous ce genre de signalement comme l'a fait le journal Ouest France. Alors, je ne sais pas parce que ça ce sont pas des données qui sont rendu public, mais ce qui est très bien dit dans ce reportage, c'est qu'en fait l'enjeu n'est pas forcément de peser sur le résultat, donc de manière décisive sur un scrutin, mais surtout de créer le doute sur nos institutions, sur leur solidité et de polariser la société en utilisant toutes les fractures qu'il y a dans notre société.
Ce qu'on voit bien dans le sujet, c'est qu'on est sur la logique de l'informationnel avec les médias traditionnels qui du coup vont manquer de confiance puisque ils peuvent être dupliqués par des faux comptes. Mais il y a aussi tout l'enjeu des gafames puisque l'essentiel de notre débat public en dehors des médias traditionnels et éditorialisés et soumis à des hontologies, ce sont des plateformes qui sont hébergées par les États-Unis, les Russes et les Chinois. Mais il y a aussi des ingérences physiques, c'est-à-dire quand on a eu des mains rouges, vous savez, au mémorial de la choix, ça tout de suite ça crée des angoisses existentielles dans le pays.
C'est c'est très grave. Et donc, ils utilisent, là, c'était commandité par les Russes quand on a eu les drones qui ont survolé la Belgique, la France, l'Allemagne et cetera. En Belgique, ça a créé le chaos.
Et ce qui s'est passé, c'est que c'était pile au moment où il y avait la discussion sur le gel des avoirs, enfin la le fait de saisir russes qui avait été gelé et la Commission européenne, l'Union européenne avait donné toutes les garanties pour soutenir le gouvernement belge dans sa décision puisqu'ils étaient localisés dans un établissement belge et les Belges ont tenu bon et sûrement parce que le message russe était très très bien passé. Hm hm. Euh un dernier mot sur les municipales.
Elsa. Est-ce que les candidats au municipal sont sensibles ou sensibilisés au sujet ? Alors, les candidats sont sensibilisés a priori de longues date à ces enjeux.
Il y a des partis, notamment le Parti socialiste qui avait dicté il y a quelques mois un guide de sensibilisation à destination des candidats sur les ingérences. Viginum a aussi euh voilà, en a sorti avec le gouvernement et il y a eu surtout tout un exercice de sensibilisation mené par les services du premier ministre et plus spécifiquement le SGDSN. Donc qui est pas un acronyme assez peu connu du grand public, mais c'est le secrétaire général à la sécurité, à la défense nationale euh qui était l'exambassadeur de France en Iran, Nicolas Roche, qui a un peu sorti de sa posture technocratique pour aller à la rencontre des partis politiques, des chefs de parti, d'Édouard Philippe, du président du Sénat Gérard Larcheter, mais aussi de représentants politiques du Rassemblement national et de la France insoumise pour exposer l'état de la menace en matière d'ingérence pour les municipales.
Tout le monde a bien écouté parce que par exemple quand j'ai imprimé ce guide et alors euh à la ligne sur comment se protéger euh il est notamment écrit euh ne pas répondre à une fausse information qui toucherait votre organisation. C'est étonnant de conseiller aux candidats de ne surtout pas euh reposter eux-mêmes, non ? Euh oui, mais ça peut être légitime par certains aspects.
Tout à l'heure, on parlait des des mains rouges et de la polémique qui s'en été en suivie. Euh aussi les l'histoire des étoiles de David tagué sur les murs de Paris. Euh les ministres euh des représentants politiques s'étaient emparés du sujet et eux-mêmes avaient contribué à amplifier le message des médias.
Voilà. Et aujourd'hui, une consigne de silence prévaut dans les ministères qui veut que les politiques, les ministres ne s'emparent des campagnes de manipulation d'information qu'une fois que les services compétents ont mené leur enquête. Et en l'occurrence, pour ce qui est des étoiles de David, la DGSI avait prouvé que ça avait été orchestré depuis la Russie.
Euh est-ce qu'il y a un une menace particulière sur les 60 civils qui utiliseront au municipal des machines à voter ? C'est un enjeu qui est qui est invoqué parce que l'une des quatre grandes stratégies de manipulation euh qui sont euh euh auquel les candidats au municipal ont été sensibilisés, c'est tout ce qui touche à au fait de discréditer la sincérité du scrutin. Et du coup, on peut en effet s'en prendre au machine à voter qui seront à priori utilisés au Havre notamment.
On a beaucoup par le Havre et notamment le candidat Édouard Philippe, je crois que vous le racontez très bien, qu'il a lui-même été il a suivi une formation justement pour repérer d'éventuelles ingérances étrangères qui menaceraient le le scrutin au Havre. Et l'idée aussi, c'est d'être en capacité de pouvoir signaler d'éventuelles campagnes pour que les services de l'État puissent apporter une réponse et l'aider à déjouer ses menaces. On a beaucoup parlé depuis le début de cette émission de Viginum.
Donc c'est ce service chargé de la lutte contre les les déstabilisations en ligne qui a donc été renforcé hier par un décret. Euh le le Viginum va pouvoir collecter les données issues des petites plateformes. C'est-à-dire que jusqu'à présent, Viginum ne pouvait euh se saisir que des données avec un seuil minimal de 5 millions de visiteurs uniques par mois.
Désormais, on ouvre plus grand le paraplu en quelque sorte. Euh c'est-à-dire qu'on agrandit la botte de foin, mais c'est toujours une aiguille qu'il faut chercher. Est-ce que ça va être un travail plus titanesque encore ou est-ce que ça va faciliter le travail au contraire des agents de Végénum ?
Alors c'est surtout est-ce qu'ils auront les moyens euh pour pouvoir faire ce travail-là parce que c'est toujours le problème de d'élargir l'émission. On connaît bien dans l'État mais par contre il faut que il y ait les les effectifs qui aillent avec. Mais Vivinum fait du a déjà fait du travail extraordinaire parce que là maintenant il s'agit de sensibiliser toute la population et c'est ce que vous faites ici parce que euh une population qui est sensibilisée le preventing est mieux que le debunking. plus et surtout ne faut pas croire que l'éducation au médias des informations ne concerne que les jeunes loin de là parce que ma génération et tous les seniors après sont pas des digitales natives et donc on a plus tendance à être crédule face à des contenus très séduisants qui qui accompagnent un narratif et qui sont faits pour être viralisés et donc à plus repartager et donc on on participe à cette à cet effet viral.
Donc c'est pour ça qu'il est très important de sensibiliser tout le monde et de montrer que la question du doute sur la sincérité du scrutin, elle est centrale parce qu'on a déjà un rapport de je crois que c'est l'Institut Montenne qui l'a qui l'a sorti il y a un mois euh qui montre qu'il y a un français sur deux qui a des doutes sur la sincérité du scrutin en France alors qu'on a un système qui est très très robuste et qui et qui objectivement donne des résultats très fiables. Il y a d'autres outils et notamment au niveau européen. Sindrogzi pour protéger les campagnes électorales, ça tient en trois lettres, c'est le digital service act.
Mais il y a pas que ça. Il y a aussi depuis 2024 un règlement sur les publicités politiques et il se trouve que vous en avez été le négociateur en chef. De quoi s'agit-il ?
Il s'agit tout d'abord de rendre plus transparent tout ce qui se arrive en terme de publicités politiques notamment et pas seulement pendant les campagnes électorales sur les plateformes numériques. Un labelliser. Il faut que les usagers sachent que un post, une déclaration, une vidéo, ça fait partie d'une campagne politique.
De savoir qui paye pourquoi. Donc il il y aura vous avec un clic, vous allez voir ceci est fait partie de la campagne électorale de Sandrog. il est candidat en France aux élections européennes et telle entreprise a payé 100000 € pour sa campagne.
Vous voyez transparence pleine pour le Canada mais aussi éviter ce qui s'est passé en Roumanie par exemple dans lesquels on a déstabilisé complètement on a dû annuler une élection présidentielle. Pourquoi ? Parce qu'il y a des influenceurs qui étaient payés.
Mais mais par exemple ça ça n'existait pas au moment du scrutin en Roumanie. Ça aurait changé quelque chose ? Oui.
La moitié de ce qui s'est passé n'aurait pas été possible. Ça fait 8 ans qu'en Roumanie, il y a des ingérences russes. Simplement, ils ont déclassifié des documents des renseignements pour qu'on découvre tout ça.
Oui, mais ce qui s'est passé, c'est que des influenceurs ont fait la campagne pour les candidats d'élection droite. Si un influenceur fait une campagne parce que il est payé, il a un contrat de services où il soutient, il doit être labellisé. Donc si en France un enfançais décide de soutenir Sandro Gold dit qu'il est le meilleur candidat au monde mais il a un contrat de service avec Sandro Gold, vous en tant qu'usager vous devez savoir bien sûr l'influenceur est libre de dire ce qu'il veut mais il le fait pay et on a interdit la le financement des campagnes électorales des publicités politiques dans les 3 mois avant l'élection de la part de toute entité non européenne.
Mais où commence l'ingérence étrangère ? Où s'arrête la liberté d'expression et où commence la censure ? Alors, la liberté d'expression est garantie mais la liberté d'expression n'est pas à la droit droit à la viralité de tout contenu manifestement faux ou manifestement destiné à créer du chaos, de la désinformation ou à déstabiliser une élection par exemple.
Donc ça et ça c'est clair. Deux principes avec la loi sur le service numérique. Avant c'était les phares ouest derrière la neutralité on pouvait faire ce qu'on voulait dans les plateformes.
Maintenant ce qui est illégal hors ligne est illégal en ligne et déjà on a couvert une bonne partie du problème. Et on a introduit aussi des obligations de modération quand il y a des activités qui ne sont pas à première vue illégal mais qui présent des risques systémiques pour une démocratie, pour une élection, pour les droits fondamentaux, les plateformes ont ont on ont on ont on ont ont ont l'obligation de introduire des des mesures de modération. Si un contenu c'est particulièrement violent, il a pas le droit à la vérité.
Aujourd'hui, avant la loi sur les services numériques, les modèles des business et plateformes, c'est plus tu es violent, plus tu Mais vous avez l'impression que ça fonctionne aujourd'hui. Oui. Oui, absolument.
Absolument. Et c'est la raison pour laquelle les big tech à travers l'administration Trump ont déclaré la guerre contre not notre législation numérique. Si elle était inefficace, s'il n'avait pas d'impact, il aur pas besoin d'aller voir les présidents des États-Unis pour nous attaquer sur la législation numérique.
Juste d'un mot, est-ce que le fait que par exemple la publicité politique est interdite dans un pays comme la France en tant que tel prémunit davantage notre pays des ingérences de ces de ces de ces désordres que d'autres pays ? Vous savez, il y a pas comme on diton en anglais le silver ball, c'est pas que il y a pas la solution, il y a pas la baguette magique. Donc sans doute ça va aider mais pour nous protéger de la des ingéris mesures qu'il faut avoir cybécurité, euh information formation des usagers mais aussi de nouvelles règles et nouvelles obligations pour plateformes numérique.
Et puis et puis une vigilance permanente. Magalie la Fourcade, les tentatives d'ingérence, là on parle des élections mais elle cible aussi l'institution judiciaire désormais et vous le racontez dans votre livre La justice en procès. Vous voulez bien nous raconter vous comment vous avez été approché il y a quelques mois ?
Oui. Alors, en fait, c'était euh une demande de l'ambassade des États-Unis à Paris qui euh donc j'ai des relations régulières avec des diplomates euh du fait de pas du fait de mon statut de magistrat, même s'il est bien sûr connu, mais du fait de mon mon statut de secrétaire général de la Commission nationale des droits de l'homme qui fait que euh je reçois des diplomates de pays alliés pour parler des droits humains puisque c'est du droit international he les droits de l'homme et euh ils sont donc venus me voir, sauf que euh ça n'a absolument pas concerné les sujets qui devraient nous préoccuper mais très vite on était sur ils sont venus vous voir c'est pas au téléphone c'est un contact direct vous les connaissez vous les identifiez vous savez qui ils sont bien sûr ils me donnent leurs cartes enfin enfin le rendez-vous est pris de toute façon par le l'assistante du protocole donc j'ai toutes les informations et ils avaient dans leur titre qu'ils étaient en charge au niveau du département d'état du bureau démocratie droit de l'homme et travail donc c'est pas aberrant qu'il viennent de me rencontrer et et en fait la discussion n'a pas du tout été normale. Très rapidement j'ai compris qu'on était sur complètement autre chose.
Et quand ils sont arrivés à la situation de Marine Le Pen et à la façon dont ils étaient affirmatifs sur le fait que c'était un procès purement politique euh et c'estàd ils ne vous pose pas de question vous exposent leur essay de trouver des éléments. Ils essayent de chercher auprès de moi d'abord si la mon institution alors ils le font bien de manière habile peut intervenir pour soutenir Marine Le Pen et puis surtout ils essayent de chercher des éléments pour crédibiliser ce discours qui après peut faire l'objet d'une arsenalisation comme dirait Virginum une arsenalisation d'un thème à savoir une candidature qui est purement motivée par des choix politiques visant à bannir Marine Le Pen de du scrutin présidentiel et clairement leur Leur idée, c'est d'avoir des alliés euh qui sont alignés sur les intérêts MAGAGA, mais là, c'est l'administration Trump, donc c'est l'administration des États-Unis qui fait cette démarche. Il y a une question, Laurent ?
Oui, je reviens sur en fait, il y a beaucoup de réactions sur notamment le reportage qu'on a vu tout à l'heure sur le fait de se faire avoir. C'est une question de Joseph qui habite à Ex en Provence. Comment fait-on quand on a un doute sur un site pour savoir s'il est fiable ?
C'est vraiment une question technique, j'allais dire d'éducation aux médias. Ouais. et et de et de remonter vers la source quoi.
Ouais. Oui. Euh c'est très difficile en fait.
H c'est très difficile parce que euh il il y a de plus en plus surtout en France euh la la tendance à à copier. Donc il faut il faut essayer de voir est-ce qu'il y a des informations sur un comité de rédaction ? Est-ce qu'il y a des informations sur et et sinon, il faut se méfier.
Il faut se méfier du moment où c'est pas un site officiel, vous savez que en ligne tout peut tout peut arriver et quiconque peut dire n'importe quoi. Donc il faut toujours vigilance permanente il faut être toujours vigilant. Pour finir Magalie la Fourcade avec votre histoire, l'effet remonte à mai 2025 donc on est 2 mois après la première condamnation de Marine Le Pen à une peine d'inéliggibilité avec exécution provisoire.
Vous vous et c'est une alerte, vous avertissez votre votre hiérarchie. Alors que je suis dans une institution indépendante, donc je ne communique jamais le contenu de mes rendez-vous avec qui que ce soit, mais enfin avec l'État, je veux dire, avec le gouvernement et et là j'ai fait une alerte auprès du ministère des affaires étrangères et j'ai eu tout un échange et en l'écrivant j'ai vraiment fait le le départ entre ce qui était de l'ordre du factuel, ce qui était de l'ordre de mon ressenti sur le l'ambiance. Il y avait une ambiance d'intimidation un peu corruptive aussi.
Et s'est passé quoi depuis ? Et bien et bien donc ben depuis je donc ça a été pris au sérieux donc je sais que ça a été remonté au niveau du cabinet du ministre et depuis j'ai eu d'autres échanges avec des autorités. Voilà voilà.
Mais personne n'a été convoqué pour s'expliquer sur ce rendez-vous étrange. Vos deux interlocuteurs américains sont repartis comme ils sont venus. Oui, oui, ils ont approché d'autres collègues peut-être.
Je ne sais pas s'ils ont approché d'autres collègues, mais ils ont ils ont approché ils ont approché d'autres personnes puisqu'ils étaient là sur de jours. Il y en a un qui venait d'Oslo, l'autre de Washington et donc ils ont dû aller chercher d'autres d'autres personnes. En tout cas auprès de moi, ils ont pas trouvé matière à crédibiliser leur discours puisque je suis toujours revenue à la à mon domaine de compétence, c'est-à-dire comment fonctionne le système judiciaire et et et les droits de l'homme.
Et bien merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. Merci Magalie la Fourcade, merci, merci Elsa. On vous lit dans dans l'Express où vous signez notamment cette semaine donc un dossier sur les ingérences étrangère avant les les élections municipales.
Dans un instant, ce sera quelle histoire avec Laurent Guimier ? Mais mais d'abord, c'est c'est Anna Cabana qui veut nous parler d'un détail qui en dit long. Mais non, on ne va pas se terre.
Anna, ce soir, vous vouliez nous parler de bah de la cour d'appel qui a annoncé hier soir que le délibéré dans l'affaire des assistants parlementaires du FN serait donc rendu le 7 juillet à 13h30. Mais alors vous Annaï, il y a un détail qui en dit long pour vous. C'est une histoire de bonbon Créma.
Et oui, et vous avez raison de sourire cher Adeline parce que dans la salle d'ailleurs, il y a eu un petit moment de surprise hier. C'était un peu avant 14h quand la première avocate de Marine Le Pen, maître Sandra Chirac Colaric, tout à son souci de faire le portrait le plus rose bonbon possible de sa cliente à Despain une femme qui trouve refuge, a-t-elle dit parmi, je cite, ses enfants, ses chatons et les bonbons Créma. Fin de citation.
Ce fut donc le moment créma 4 heur après, ce fut le moment bouddhiste. Et là aussi, surprise générale. Son deuxème avocat, maître Rodolphe Boslu, a en effet déclaré, je le cite, "Si j'étais moine bouddhiste, je ne voudrais pas être réincarné en Marine Le Pen.
Tout est dur dans sa vie. Je pense qu'elle a porté le nom de son père comme une croix. Cette radioactivité, elle la vit tous les jours.
Fin de citation. du rose bonbon chez les bouddhistes à Line, mais c'est bien plus que des détails. C'est la tonalité nouvelle de Marine Le Pen, c'est-à-dire elle s'est convertie au bouddhisme.
Ça m'avait échappé. C'est-à-dire qu'elle reste zen. Regardez comment elle a accueilli l'annonce de cette date du 7 juillet.
Elle aurait aimé Marine Le Pen que ce soit plutôt beaucoup plus tôt même le plus tôt possible parce que c'est à partir de cette décision de justice qu'elle-même se décidera à être ou pas candidate à la présidentielle. Elle a fait savoir qu'elle n'attendrait pas un éventuel pourvoie en cassation. Mais donc elle a accueilli la date sans s'agacer aucunement.
Elle a dit, je la cite he on fera avec. Elle s'est montré même compréhensive envers les juges. Il y a énormément de de sujets juridiques a-t-elle dit.
C'est une cour d'appel qui n'a pas le droit à l'erreur. Je comprends qu'il prennent du temps a-t-elle ajouté. On est Adeline a des années lumières de sa posture qui n'était souvenez-vous ni rose ni bouddhiste quand elle a quitté le tribunal correctionnel avant l'énoncé de sa peine.
Vous vous souvenez quand elle était foudroyée par les attendus implacables ? C'était le 31 mars. Mais même si vous vous en souvenez, je voulais qu'on regarde ces images.
Voilà, vous voyez, elle avait, je veux dire, elle avait le corps encoléré, le visage blame, elle était véritablement furieuse. Et le lendemain, Marine Le Pen dans la conférence de presse qu'elle a donné à l'Assemblée nationale, elle elle a attaqué les magistrats, ces magistrats qui venaient de la condamner à 4 ans de prison, deux enfermes et ces fameux 5 ans d'inéligibilité avec l'exécution provisoire. On écoute l'ingérence de ces magistrats dans le processus électoral suprême qui est celui de l'élection présidentielle.
Voilà où est le trouble à l'ordre public. On était à milieu de de la zénitude. C'est peu de le dire hein.
D'ailleurs, hier son avocat, maître Rodolphe Bosli a reconnu, il a dit "Il ne fait aucun doute que les prises de parole après la décision du 31 mars ont été faites avec Véman et certains excès." Bah alors aujourd'hui, il y a plus ni Vém excès que des bonbons créma. Et peut-être en avait-elle mangé un paquet entier pour faire bonne figure dès le premier jour du procès en appel, c'était le 12 janvier.
Il n'y avait donc ni yeux fureur ni corps enc en coléré. Au contraire, on était dans une forme d'aménité. Il y avait donc on était loin des indignations trumpiennes, des déclarations de guerre au magistrats.
Elle a dit que je la cite he c'est une nouvelle juridiction avec de nouveaux magistrats. L'affaire va être remise à zéro en quelque sorte. J'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence.
Et elle s'est même fondue d'une petite blague sur la pugnacité d'une journaliste femme qui était présente et qui voulait l'interroger. Elle a dit "C'est bien, je vois qu'il y a beaucoup de femmes qui se défendent et elle a ri Marine Le Pen. Alors, non seulement elle est sereine mais elle s'amuse.
Moi, je vous dis vive l'effet créma." [rires] Merci beaucoup Anna et encore merci à à tous les trois. Dans un instant, on va parler de toute autre chose.
On va parler de la programmation pluriannuelle de l'énergie avec une question ce soir. Est-ce que la France peut vraiment se passer des énergies fossiles ? On en parle avec nos trois prochains invités.
Mais avant cela, c'est Laurent Guimier. C'est quelle histoire ? Alors, c'est normal Laurent, c'est c'est sa dernière ce soir dans chaque voicon.
Donc, il a décidé de prendre de la hauteur. Mais alors, beaucoup de hauteur. Vous décryptez ce soir la communication d'une femme dont on va beaucoup entendre parler dans les prochains jours.
C'est notre spaute française Sophie Adenau qui va bientôt s'envoler. Oui, en fonction de la de la météo à Cap Canaveral. Sophie Adna a 43 ans.
Elle est née à Cô Surloire en région Bourgogne Franchecté et elle a un CV long comme une fusée militaire, pilote d'essai, ingénieur et maintenant spatonaute à l'Agence spatiale européenne. Elle est donc là nouvelle star française du cosmos. Alors star ou antistar ?
Le job de Sophie Adna est d'abord évidemment de réussir cette première mission vers l'ISS et on lui souhaite tout le succès qui se doit. Mais à mon avis, son vrai défi s'appelle Thomas Pesquet. Depuis Jean-Lou Chrétien en 1982, Adenau est la 11e spation française.
Mais succéder à Thomas Pesquier dans un monde de com, ça aussi c'est je crois une mission assez périlleuse. pesquet, qu'on le veuille ou non, c'est devenu une marque des millions de gens qui suivent sur les réseaux sociaux, des couvertures de magazines, les où il a chanté entre Bruel et Mbappé en 2022 et puis Pesqu sont les J aussi et ce fameux clip du passage de témoin entre Tokyo et Paris en 2022 où il jouait du du saxophone à 400 km au-dessus de nos têtes. Bref, pour le grand public Pesqué, c'est une rockstar, c'est l'espace version pop culture.
Sophie Adna va maintenant devoir trouver une place dans cette grande saga de l'espace. Mais pourquoi vouloir à tout prix la classer et en faire un personnage Laurent ? Mais parce que quand on arrive dans un monde postpesqué, je vais dire ça comme ça, s'envoler ne suffit plus pour un spautôtre.
Il faut inventer un récit. Et le récit de Sophie Adnu, c'est justement d'incarner cet antiockstar. Euh carrément en fait, d'être un antiomas pesqué en fait.
Alors, je suis pour la paix des spautes, hein, rassurez-vous. Mais dans la première biographie de de Sophie Adna qui paraît ces jours-ci sous la plume de notre confrère Marc Dana, je lis ceci. Regardez, elle dit "Je préfère être une ambassadrice des sciences, de la technologie, de l'exploration spatiale.
Euh je préfère être détaché du côté rockstar pour prendre à cœur ce rôle de représentante. C'est quand même clair, hein. D'accord.
Mais représentante de quoi ? ben représentante de la communauté des spautes, de la communauté scientifique mais d'abord être une femme car Adeno n'est que la 2e française à s'envoler dans l'espace. Souvenez-vous la première c'était Claudie qui avait volé avec les Russes euh en 96 et à bord de l'ISS en 2001.
Sophie Adono a décidé de construire un récit très puissant dans le sillage de Claudie Nuré. Regardez ce qu'elle disait il y a quelques jours dans une cérémonie avant son son départ en présence d'Emmanuel Macron et de madame Auré. Le décollage de Claudie Annuré, j'avais 14 ans et donc ça fait 29 ans.
Donc j'allais dire en fait c'était le déclic pour moi, c'était le décollage de Claudie et depuis je me suis dit je vais travailler en chemin vers ça. Et donc la préparation pour moi ben ça a duré 29 ans quoi. Voilà je et et voyez [rires] il y a un autoportrait qui se dessine.
Je m'envole à l'ombre de la légende la preuve que je ne suis pas une rockstar. Et tout cela finalement dans une communication euh très maîtrisée, très pro. Ouai.
Extrêmement maîtrisée. Et pour cause, Marc Dana dans son livre Truffet d'anecdote raconte les coulisse de la préparation médiatique de notre spaonaute qui relève de quelque chose de très militaire. L'agent spatiale européenne lui a fait subir de fausses interviews dans des séances de média training en la poussant à bout, en allant très fort, en lui posant toutes les questions les plus dérangeantes sur sa vie privée, sur ses peurs pour lui faire passer un sale quart d'heure comme ils disent. vraiment comme les les cosmonautes et spaonautes, voilà apprennent à à voler dans l'espace.
Ça c'est pour les mots. Pour les images, Adenau fait du du pesqué, j'allais dire aujourd'hui. Allez sur son compte Instagram sauf_astro, c'est le compte de celle que je baptise ce soir, notre antistar des [rires] étoiles.
Merci beaucoup Laurent. On passe à la question qui fage et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Olga GV. Bonsoir bonsoir.
Député ensemble pour la République de l'IN. Raphaël Chellan Berger, bonsoir. Député non inscrit du Ain et Andr Davis bonsoir député écologiste des bouches du Rôe.
Merci à tous les trois d'être là. Je voulais d'abord vous parler de l'importance du décor quand on fait une annonce. Il aurait pu choisir une centrale nucléaire ou un puit de pétrole en Sainmarne.
Bah oui, parce qu'il y en a. Mais c'est sur un barrage hydroélectrique du Jura que Sébastien Lecornu a choisi de présenter aujourd'hui la feuille de route gouvernementale sur la production de l'énergie pour les 10 prochaines années. PPE programmation pluriannuelle de l'énergie.
C'est Mafrémon qui vous pose ce soir la question qui fâche. C'était la visite la plus attendu de la journée, celle du premier ministre sur les barrages hydroélectriques du Jura. Sébastien Lecornu, dévoile enfin sa stratégie énergétique [musique] et rappelle.
Une seule vraie question, c'est comment on est capable d'électrifier plus vite. Le cap du gouvernement est clair : accélérer la transition vers l'électrique pour supplanter les énergies fossiles et décarboner davantage les usages quotidiens et l'activité économique. Une stratégie déjà martelée 2 jours avant par le chef de l'État.
C'est qu'une étape mais c'est une étape fondamentale. Casque sur la tête entouré des salariés d'harcelor Mital. Emmanuel Macron est venu à Dunkerk vanter la décarbonation du plus gros four électrique d'Europe que le combat qui est le nôtre, c'est d'être plus fort, plus productif et plus indépendant.
En France, l'électricité c'est un quart de l'énergie que nous consommons. Le reste, du pétrole et du gaz mis dans nos avions, nos voitures, nos chaudières ou encore nos industries. Et pour certains, l'hexagone a pris beaucoup de retard.
Le gros problème qu'on a en ce moment et la raison pour laquelle on a ce débat sur est-ce qu'il faut ralentir ou pas sur les ENR, c'est tout simplement qu'on a été beaucoup trop mou sur l'électrification des usages. Donc là, on se stagne là consommation d'électricité, elle stage. Oui, on s'est pas occupé suffisamment vigoureusement de passer à l'électricité, la mobilité, le chauffage et une partie des processus industriels.
Trop mou donc pour certains, complètement à côté de la plaque pour d'autres. Cette programmation pluriannelle de l'énergie est un non sens. C'est un non sens politique, c'est un non sens économique et c'est un non sens écologique.
C'est le doublement de la facture d'électricité. C'est 300 milliards d'euros d'investissement non pas sur le renouvelable, sur des énergies intermittentes. Alors en jeu de souveraineté, de compétitivité et enjeu climatique aussi.
Alors la question qui fâche ce soir, la voici. Peut-on vraiment se passer des énergies fossiles ? Olga Gner, la précédente programmation pluriannuelle de l'énergie envisageit la suppression de de 14 réacteurs nucléaires.
Et c'est vrai que si on se met à la place des gens, ils se disent "Mais qu'est-ce qui s'est passé entre-temps pour que finalement on projette de construire six nouveaux EPR ?" Comment on explique au public un tel changement de pied et une telle perte de temps aussi ? Finalement, on s'est rendu compte en fait qu'on avait besoin d'être autonome, indépendant en France pour notre consommation d'énergie et plus précisément pour l'électricité. on l'a vu avec les différentes crises euh de du prix de l'énergie notamment de produire sur notre sol déjà, je crois que c'est la première priorité.
Ensuite, nous avons un un engagement de décarbonation, c'est-à-dire qu'il faut absolument sortir de ces énergies fossiles, arrêter d'envoyer du carbone dans l'atmosphère et donc l'énergie nucléaire est un très très bon client au même titre que l'énergie renouvelable. Donc c'est il faut relancer cette électrification et il faut prendre ce contrepied. On est on peut aussi euh changer d'avis et de se dire on on n' pas pris le le bon tournant.
L'Allemagne s'est enferré eux euh à rester euh dans cette volonté de sortir. Vous avez vu que le gens allemand a reconnu il y a quelques jours que ça avait été une grave erreur et et donc nous avons pris ce tournant bien avant. Aujourd'hui nous relançons avec cette programmation plurannuelle de l'énergie euh la la cons la production et la consommation d'électricité.
Il faut absolument que nous y arrivions pour justement sortir de cette dépendance et retrouver la souveraineté comme on l'appelle. Alors Raphaël Chaberger, il se trouve que vous étiez dans dans le jura avec le Premier ministre aujourd'hui, pas parce que c'est votre circonscription, non, mais parce que vous menez en ce moment une mission sur les freins à l'électrification de de l'industrie et vous avez aussi présidé il y a 3 ans une commission d'enquête parlementaire sur la perte de souveraineté énergétique de la France. Tout ça sans brique, mais est-ce qu'il y a pas une contradiction aujourd'hui entre les ambitions qu'on affiche et la réalité, c'est-à-dire miser sur l'électrification alors que l'on sait qu'elle avance à un rythme beaucoup moins soutenu que prévu.
C'est-à-dire que à un moment, on va faire quoi dans une situation de surproduction et de sous-consommation ? Non, mais déjà ça veut dire qu'il faut agir sur la consommation. Je crois que ça a été dit par l'extrait que vous avez projeté de de Jean-Marc Jeancovici.
On a mené des politiques publiques sur la production. Elles ont produit leur effet des des effets, ont produit plus d'électricité euh que il y a quelques années. Il faut mener des politiques pour augmenter la la consommation.
C'est pas forcément des politiques qui coûtent de l'argent public. D'ailleurs, c'est la nécessité, ne serait-ce que d'afficher un cap clair. Nous voulons électrifier les usages, les usages domestiques, les usages de transport, les usages industriels.
Et il faut pas tergiverser sur ce sujet-là. C'est un sujet de maîtrise stratégique de notre souveraineté. C'est évident.
Donc oui, ça prend du temps. Il va falloir ajuster l'offre et la demande. Ça peut s'accélérer très vite.
On l'a vu sur la production. Paris, il dit que ça prend une vie en fait. Ah ben alors pour atteindre les objectifs à 2050, bien sûr, il nous reste 25 ans jusqu'en 2050, mais il faut agir dès maintenant sur l'industrie, sur le transport, sur le domestique et il y a des moyens de faire.
On a réussi sur la production, on peut réussir sur la consommation. Ensuite, qu'est-ce qu'il y a dans cette PPE ? Je suis pas forcément un fan de tous les choix.
Ce que je remarque pour autant, c'est que il y a un engagement pris par le Premier ministre, un à mieux agir sur l'électrification, c'est l'urgence et de sur la construction de moyens de production rapide, notamment toutes les ENR diffuses, de gérer en fonction de la réalité de l'évolution de la courbe de consommation et et de et de doser les moyens publics qu'on y mettra en fonction de la réalité de l'évolution de la courbe de consommation. Qu'en dit l'écologiste du plateau ce soir ? Henric Davis.
Alors, d'abord je pense qu'il faut sortir des énergies fossiles pour répondre à votre question pour deux raisons. D'abord parce que le la planète se réchauffe et ça induit des tempête, on le voit encore aujourd'hui, ça induit des inondations, ça induit des sécheresses, ça induit des des incendies qui coûtent très cher et qui sont des drames pour les citoyens et les citoyennes. Donc ça c'est la première raison.
La deuxième raison, vous l'avez dit les uns les autres, c'est qu'il y a la question de la souveraineté. et dans un monde qui vient de plus en plus euh dangereux, je pense qu'on peut pas dépendre du Kazakhstan, he c'est le cas actuellement euh ou des États-Unis voir de la Russie aussi euh pour notre approvisionnement énergétique. Donc c'est les deux bonnes raisons pour lesquelles il faut sortir des fossiles.
Là où j'ai un désaccord avec le débat tel qu'il est posé, c'est qu' on dit la solution c'est électrifier, électrifions tout et ensuite produisons suffisamment par rapport à l'électrification et donc notamment augmentons la production avec le Saf qu'on produit déjà on déjà suffisamment pos une question qui manque c'est comment on diminue en réalité la consommation énergétique la sobriété énergétique et on a des solutions par rapport à au bas carbone par exemple quand vous prenez le TGV quand vous prenez le métro en réalité vous consommez pas de de CO2 vous produisez pas de CO2 de bon et alors parce que c'est électrifié mais notamment parce que c'est des transports en commun. Donc l'idée que on électrifierait toutes les voitures et cetera, c'est pas la solution. Faut aller notamment relancer le plan vélo, aller vers des transports en commun.
Il y a le ticket climat qui qui a été notamment défendu en Allemagne et je propose quand même qu'on le mette sur la table aujourd'hui en France. Pourquoi en France quand moi je prends le TGV des fois c'est deux fois plus cher que l'avion ? C'est pas normal.
Donc il y a déjà ça et ensuite il faut prendre le problème dans sa dans son dans l'entièreté de de ses dimensions et notamment sur l'agriculture parce que si on veut tout faire tout ça c'est pour baisser nos émissions de gaz à effet de serre mais 20 % de nos émissions de gaz à effet de serre et pour retrouver notre souveraineté, vous le disiez vous-même, c'est quand même l'agriculture. Et là aussi on a un problème de souveraineté pour l'agriculture. Et l'agriculture bah c'est simple, si on veut diminuer nos émissions de gaz effet de serre, il faut manger moins de viande avec moins d'intran, moins de pesticides, moins de d'engrais ou alors là on n plus du tout dans la programmation pluriannuelle de l'énergie.
On peut pas on peut pas on peut pas résoudre le problème climatique sans s'interroger à l'ensemble des facettes parce que toute l'énergie que vous allez mettre à électrifier à construire des centrales nucléaire et après on aura le débat. Moi je pense que c'est pas la solution nucléaire et je pourrais vous expliquer pourquoi. Voilà parce que notamment on va dépendre de l'uranium et on va et on va avoir un problème pour la gestion des déchets qu'on l pas aujourd'hui.
Aujourd'hui on n pas de problème avec l'uranium. Ah bah il faut s'approvisionner. On s'approvisionnait jusqu'à maintenant au Niger et il y a eu un petit problème quand même avec Orano et la gunte militaire au Niger récemment.
Et donc on voit bien que l'approvisionnement d'uranium n'est pas si simple que ça et le et le retraitement et le retraitement des déchets et le cycle de vie des déchets. Tant qu'on débat de ça, tant qu'on débat de ça, on rate les enjeux de décarbonation. Mais la question quand même c'est le fait c'est de faire une programmation.
Nous avons besoin d'avoir de la visibilité à 5 ans à 10 ans pour commencer à planifier les futures infrastructures, les nouveaux réacteurs EPR2. J'entends j'entends Olga Gnet, mais en l'occurrence la précédente PPE, elle disait "On ferme 14 réacteurs." La nouvelle PPE dit "On on en construit si de nouvelles générations.
L'année prochaine, il y a une présidentielle." Est-ce qu' vous garantit que le le candidat ou la candidate qui sera élue suivra cette PPE ? Mais parce que il y a eu une concertation en tant que ministre de l'énergie, écoutez, on a fait ça fait 3 ans qu'on discute avec tous les acteurs.
Donc nous nous sommes d'arriver à une une programmation qui est équilibrée. Nous étions aujourd'hui au côté du premier ministre, tous les anciens ministres, tous les députés parlementaires qui continuent de travailler sur ce sur ce sujet-là et nous il y a quand même une réalité 60 % de notre énergie consommée, elle est encore fossile. milliards d'eur par et si nous voulons donc ça pose un problème sur la balance commerciale, nous importons cette énergie fossile alors que nous exportons de l'électricité propre, c'est quand même dommage.
Il faudrait que nous puissions consommer notre énergie décarbonée propre fiable sur notre sur notre sol. Et tout cela ne peut se faire que si nous programmons, que nous sachions d'abord que nous mettons pas tous nos œufs dans le dans le même panier, qu'il puisse y avoir des du nucléaire et des énergies renouvelables également puisque les énergies renouvelables vont se développer beaucoup plus rapidement. Les nouveaux réacteurs ne seront pas disponibles avant 2040 et notre parc est vieillissant, il faut en prendre en prendre conscience.
Donc tout cela c'est très technique. Donc quand moi j'entends le Rassemblement national sortir des chiffres à la va vite en pensant et en faisant peur en français en disant ça va faire exploser votre facture d'électricité ou d'énergie. Mais c'est faux.
Si nous produisons en France, c'est justement pour avoir la maîtrise. C'est justement pour ne pas être dépendant du gaz russe ou des décisions euh notamment euh des droits de douane ou autres fiscalités qui pourrait être comprenez qu'il puisse avoir dans l'opinion une méfiance à l'égard de ces discours quand les Français receivent la facture d'électricité aujourd'hui. Mais la facture d'électricité, elle a retrouvé son niveau de 2019.
Donc ça veut dire qu'en fait on reprend la main et le contrôle sur notre production. Donc ça c'est bien. Mais quand nous avons euh des ingénieurs du chaos qui viennent nous expliquer tout le contraire, excusez-moi, mais il va falloir à un moment donné reposer l'église au milieu du village.
Et nous avions tous les acteurs euh de de l'énergie qui étaient là. Ils en app ils en appellent depuis des mois à avoir cette programmation parce que derrière ce sont des emplois. C'est euh une industrie que nous installons aussi sur notre sol français et il est impossible impossible d'envisager aujourd'hui que si nous sortons la PPE, elle sera partie pour 5 ans et que de toute manière euh il faudra euh pouvoir la tenir euh ses ses programmes dans le long terme.
Raphael Chen Berget, vous disiez tout à l'heure que il y a certains éléments de la PPE dont vous étiez pas fan. Non mais ou mais je crois il y a il y a des choses qui ont été dites aujourd'hui. Moi moi je pense que compte tenu de la courbe réelle de croissance de la consommation, on va un peu trop loin dans les objectifs d'installation de moyens de production à court terme.
Vous parlez de quoi ? des éoliennes sur sur notamment je pense notamment au solaires qui a aujourd'hui un problème de rencontre entre l'offre et la demande. Maintenant, il y a des discussions intéressantes qui se sont et par ailleurs, vous parlez des panneaux photovoltaïques.
Là, on est la PPE parle d'une évolution raisonnée. Il y a des il y a des discussions très intéressantes qui se sont installées aujourd'hui et il faut pas voir je pense ce ce document ce décret comme quelque chose de définitif mais comme un support qui va vivre en fonction des réalités. Les réalités d'é à 5 ans ne sont plus celles d'aujourd'hui parce que chaque action qu'on mène sur notre système électrique a des effets et conduit à coup ce sera plus qu'est-ce qui a été dit qu'est-ce qui a été dit aujourd'hui sur le solaire c'est euh d'une part il y a un vrai sujet sur ce qu'on attend du solaire et les conditions de son soutien est-ce qu'on attend une forme de pilotabilité du solaire est-ce qu'on attend par exemple au solaire qu'il mette une fonction de stockage en plus qu'il n'a pas aujourd'hui et puis deuxième élément qui a été clairement dit par RTE à l'occasion de la présentation de cette de cette PPE, c'est et bien aujourd'hui la gestion du système, elle se fait par la modulation des centrales nucléaires.
On peut très bien Non, c'est pas dangereux, ça use plus vite que prévu les réactur secondaires, c'est-à-dire c'est-à-dire pas le réacteur, la turbine. Il faut être très précis là-dessus. Certains de vos confrères ont pu raconter de grosses anneries sur d'autres antennes.
Par contre, qu'est-ce qu'a dit RTE au-delà de cette polémique ? Et c'est très intéressant, c'est de dire peut-être que demain la modulation pour préserver un optimum économique du système, elle peut se faire sur d'autres moyens de production que le nucléaire et pourquoi pas sur le solaire. Et bien c'est une règle de de bonne de bonne tenue pour chercher les détracteurs de des panneaux photovoltaïques disent aussi on a un problème quand même avec les panneaux c'est qu' viennent de Chine.
Ben alors je vais vous dire moi ma priorité c'est pas de me dire il faut qu'on produise des panneaux en France. On a deux projets d'usine de production de panneaux solaires en France. Tant mieux.
S'ils se font si on arrive à produire. Est-ce qu'on peut parler de souveraineté quand on achète des panneaux à la Chine ? Et bien, je vais vous dire pourquoi.
Si on peut produire des panneaux de photovoltaïque compétitif en France, tant mieux, allons-y. Par contre, un panneau solaire, une fois qu'il est installé, il produit pendant 25 ans. Quel est le risque stratégique en matière de souveraineté, c'est-à-dire d'incapacité à décider si demain la Chine nous dit "On vous approvisionne plus en panneaux photovoltaïque ?" Aucun.
Les panneaux, on les a, ils sont installés pour 25 ans. Il y a absolument aucune urgence à disposer tout de suite de panneaux photovoltaïques. Olga et mais effectivement hein, quand on va regarder plutôt sur du combustible que sont le gaz et bien c'est de l'approvisionnement et ça doit être de l'approvisionnement en continu.
Euh donc il faut aller chercher d'autres moyens de produire sur notre sol. Nous avons aussi le biogaz, nous avons la chaleur. La chaleur renouvelable est un point très important et d'ailleurs quand on voit dans l'industrie que on transforme des fours qui fonctionnaient au charbon et qu'il deviennent des fours qui qui fonctionnent à l'électricité et bien on reprend la main sur sur l'arrivée.
Donc ça je pense que on pourra avoir toujours des détracteurs. On a loupé le coche sur les panneaux photovoltaïques. J'espère qu'on le ratera pas sur les véhicules électriques notamment hein.
Renault avec la Non non, c'est pas trop tard. Non non, c'est pas trop tard. Il faut pas être défestif comme ça.
On a la R5 qui fonctionne très bien. On a encore des constructeurs que Mais l'Europe en est à à relever le le la barrière de 2035 en disant bah en fait le tout électrique ce sera pas mais oui mais parce qu'on peut évoluer et d'ailleurs la PPE on parlait tout à l'heure il y aura une clause de revoyure parce que quand on fait une trajectoire il peut y avoir des aléas évidemment et donc de prendre en compte que sur cette trajectoire parfois on fait mieux on en on parle pas souvent mais parfois on fait moins bien et là il faut il faut réajuster. Donc c'est vraiment l'objectif d'avoir un travail collégial de toutes les partis politiques qui doivent se rendre compte de la nécessité de d'être souverain sur la production d'énergie.
Laurent, c'est c'est je voulais relancer monsieur Davis sur sur cette question là justement. Non mais je pense que d'abord il faut se féliciter qu'on a une programmation de l'énergie. Je pense que tout le monde tout le monde se félicite de ça.
On peut se féliciter aussi que dans le scénario qui était retenu par le gouvernement, ça soit le scénario R3 et donc il y a pas un abandon ou un un stop un moratoire au niveau des énergies renouvelables. Et ça c'est quand même la mobilisation notamment de la filière, mobilisation de l'ensemble de de ceux qui défendent les renouvelables qui a permis finalement que on ait ce scénario là. Mais le vrai problème qu'on a outre la question de la sobriété que je vous ai sur lequel j'ai insisté, c'est quand même les moyens qu'on met euh sur la table parce que fondamentalement euh là on a une programmation, mais quels sont les moyens notamment pour essayer de développer les renouvelables ?
Comment on on aide finalement au développement des renouvelables ? Et et électrification notamment parce qu'il faudra aussi quand même le leasing a été en partie abandonné. Enfin voilà, il y a eu il y a eu un manque de volonté politique quand même depuis 2022 sur l'ensemble de ces questions-là.
Donc quels sont les moyens que vous mettez sur la table ? Et moi, je pense que c'est vraiment ça aussi euh qui est qui est important. Et désolé mais sur les panneaux solaires comme sur les voitures électriques, l'État peut quand même à un moment donné décider d'aider des entreprises pour qu'elles construisent des panneaux solaires en France.
On peut pas se satisfaire de ne pas être souverain sur la construction de panneaux de panneaux photovoltaïques. La notion de souveraineté, moi ce que ce que j'ai envie de ça, c'est que la notion de souveraineté, elle a utilisé un peu n'importe comment. La souveraineté, c'est notre capacité à décider.
Alors euh est-ce que il y a un enjeu de flux euh d'incapacité à décider si certains arc si on doit poser des panneaux si si la Chine veut subventionner nos panneaux photovoltaïques, c'est pas grave, prenons l'argent chinois pour juste pour rebondir juste pour rebondir. On n plus dans le même monde que il y a 10 ans. On est dans un monde où il y a Trump où il y a Ping et il y a Poutine qui mène des guerres économiques.
L'urou l'urgence c'est sortir du du pétrole du Moyen-Orient et du gaz des États-Unis. C'est ça l'urgence. Mais qu'est-ce qui vous prouve que la Chine va pas nous dire un jour ou l'autre que ils interrompent leur approvisionnement de panneaux ?
C'est pour ça qu'il faut en construire en France. Un peu les masques pendant le Covid ou le Dolipran. Vous dites qu'il y a pas de problème.
Peut-être qu'un jour. Je dis pas qu' aujourd'hui on achète des panneaux solaires en Chine. Oui, c'est pas génial.
Un panneau solaire, une fois qu'on l'a installé pendant 25 ans, il produit sans autres approvisionnement. Par contre, il y a des risques. Moi, je préférerais qu'on investisse sur la production en France, des onduleurs de tous les matériaux de réseau qui sont sensibles, qui sont des risques en matière d'attaque cyber.
C'est beaucoup plus important d'être souverain sur ces pièces-là que sur le panneau photovoltaïque qui a peu de plus-value technologique euh qui euh est un bien de consommation courante finalement euh qui est produit aujourd'hui. Ce serait mieux si c'était produit en France, mais il y a plus urgents à réindustrialiser la France sur les zons douleurs, sur un certain nombre d'éléments de réseau, sur les les grands équipements type éolienne, type centrale nucléaire, type réseau de transport. C'est beaucoup plus urgent d'aller là-dessus que sur le photovoltaïque.
On ne peut pas tout faire en même temps. Mais c'est oui, c'est un problème en fait. Si on ne se voile la face et qu'on regarde que les panneaux photovoltaïques, effectivement, on va jamais en sortir.
En fait, le vrai combat, c'est les énergies fossiles contre l'énergie propre que nous sommes capables de produire en France. Et ces panneaux solaires, il y a des des entreprises qui s'installent en France et même des entreprises chinoises parce que il y a des mesures de protection poussées par la France. Donc, il faut être conscient que tout est fait pour garder au maximum la main.
Mais bon, la souveraineté, ça veut pas dire on ferme les frontières et on est capable d'être complètement autonome. C'est pas vrai. Donc oui, il peut y avoir des aléas, on en est tout à fait conscient.
Il faut ne pas mettre tous ses yeux dans le même panier et s'assurer en fait qu'on ait une diversité de production qui nous permettra euh de pouvoir être dans la capacité, de continuer de produire, de d'avoir de la croissance industrielle et de surtout répondre aux attentes des Français dans cette volonté de lutter contre le réchauffement climatique. Mais il y a aussi l'attente sur le prix. Moi, je reviens quand même sur le prix hein.
Et et on a un ser votre dernier mot. D'accord. dernier mot mais je pense que la question du blocage du prix d'énergie à un moment donné va être posé où en fait le fait que les premiers mur soient moins chers que le reste parce qu'on a un vrai souci sur le prix c'est vous pouvez pas faire accepter la politique énergétique si par moment à cause d'ailleurs de du fait que le prix d'électricité était indexé sur le gaz c'est bien ça le problème qu'on a eu pendant des années c'était indexé sur le gaz et donc pour des raisons qui étaient incompréhensibles pour le citoyen, on avait des augmentations de prix de l'électricité donc maintenant je pense qu'il faut quand même mais c'est important de parler du signal prix aussi parce que les téléspectateurs qui Il voit pas le panneau photovoltaïque, il en pas dans le jardin, il voit leur facture d'électricité qui arrive.
La facture d'électricité, elle elle a subi la crise de 2022 et c'est dramatique mais aujourd'hui elle a un revenu à qui arrê le radiateur aujourd'hui parce que ils peuvent pas se chauffer concrètement il refusent en hiver de se chauffer. Il coupent les radiateurs c'est un chant merci à tous les trois vous restez là parce que tout de suite c'est Bourbon Express. C'est le journal de l'Assemblée nationale avec Stéphanie Despierres. [musique] Bonsoir Stéphanie.
Bonsoir. On commence avec la la niche parlementaire des écologistes. C'était aujourd'hui dans l'hémicycle.
Et oui, c'est la journée pendant laquelle les écologistes peuvent faire débattre de leur proposition de loi. Parmi les huit textes, ils sont parvenus à en faire adopter un, celui destiné à renforcer la protection des personnes menacées par les trafiquants de drogue. Un texte directement inspiré de l'histoire d'Amine Kessassi, ce militant antidrogue marseillais qui est sous protection policière.
Mais son petit frère My, assassiné en novembre ne l'était pas. Leur maire a assisté au débat ce matin. Très ému, la député Sandra Rogol a appelé à protéger les militants et leur entourage.
C'est pour ses mères, ses sœurs, ses frères, ses pères, ses familles, ses amis, ces invisibles qui se mobilisent sans relâche et que trop souvent notre République oublie que ce texte a été écrit. Ces citoyennes et citoyens font ce choix parce qu'il est juste, mais il le il le payent au prix fort, au prix de leur sécurité, de leur emploi, de leur vie et nous ne pouvons plus les laisser seul. Même s'il partage cet objectif, le ministre de l'intérieur ne voulait pas d'une nouvelle loi.
L'État garantit déjà la protection à toute personne effectivement menacée. Si les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires, il arrive qu'elles affaiblissent aussi les dispositifs existants qui ont fait leur preuve. C'est le risque que court cette proposition de loi à mon sens.
Au cas d'espèce, c'est un risque qu'il est d'autant plus inutile de prendre que je le répète, l'objectif de ce texte est déjà satisfait. Bon, la proposition de loi a été adoptée quand même. 123 voix pour zéro contre.
L, le RN, l'UDR, le bloc central se sont abstenus parce qu'aucun député ne souhaitait voter contre un texte dont les objectifs sont unanimement partagés. Bien sûr. On continue avec la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.
Nouvelles auditions cet après-midi. Oui, cette fois c'était l'équipe de l'émission d'investigation de France de compléments d'enquête qui était face aux députés. Le président de la commission a voulu revenir de manière très solennelle sur les déclarations de la ministre de la culture ici même le 5 février.
Rachid Adati a accusé les journalistes de complément d'enquête d'avoir tenté de monayer un témoignage d'un de ses proches pour un reportage sur elle. Des accusations fermement démenties cet après-midi par le présentateur Tristan Valex et par le journaliste qui a mené l'enquête et qui apporte une preuve supplémentaire. Oui, je maintiens évidemment que c'est totalement totalement faux.
Pour être totalement transparent et parce que je suis sous, euh j'ai reçu un mail il y a quelques jours d'un proche de madame Dati euh qui a vu l'audition de la ministre de la culture et qui s'est reconnu euh dans les propos qui ont été tenus ici et il affirme clairement que complément d'enquête ne lui a jamais proposé d'argent et il m'a autorisé à en faire état ici devant la commission aujourd'hui. Le président a rappelé que s'il y a des faux témoignages des journalistes aujourd'hui ou de Rachida dat le 5 février et bien il pourra assaisir la justice. Je vous rappelle que ceux qui mentent devant une commission d'enquête risque 5 ans de prison et 75000 € d'amend.
Là il y a forcément quelqu'un qui ment là. Il y a quelqu'un qui m l'avenir d'Iraqui. Un nouveau candidat à la présidentielle.
Et oui Bruno Rotaillot l'ancien ministre de l'intérieur dans l'ombre et en chute libre dans les sondages depuis qu'il a quitté Bova en octobre. de se lancer. Le président des Républicains a officialisé cet après-midi sa candidature à la présidentielle dans un message diffusé sur les réseaux sociaux du parti des Républicains.
J'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle car seule élection présidentielle permet d'agir vraiment. Oui, agir pour ne plus subir. Mes chers compatriotes, je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir mais par sens du devoir.
Alors sur le fond, Bruno Rotaillot promet des référendums sur l'immigration ou la justice et sur la forme. Mais il n'avait pas prévenu le patron des députés de droite républicaines ici à l'Assemblée, Laurent Voquetier qui lui aussi songe souvent à la présidentielle en ceant. C'était votre groupe avant Raphaël Chellandberger.
Vous dites quoi de la candidature ce soir de Bruno Rotaillot ? C'était sûrement le moment d'y aller. [rires] C'est une belle réaction aussi.
Merci en tout cas. Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. L'émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30 et en replay sur le site lcp.fr.
Merci Anna Cabana et merci Laurent. Merci Laurent Guimier d'avoir accompagné les débuts de chaque voix compte. Je vous sais supporter du du PSG.
Donc on vous a réservé une petite musique évidemment, mais laissez-moi vous dire que puisque vous êtes là depuis le début de chaque voix compte, vous resterez à jamais le premier à avoir fait "Quelle histoire [musique] !" Sur LCP ! Vous êtes le seul aussi dont on peut dire ce soir que s'il est ici, bah c'est qu'il est ailleurs.
Donc merci en tout cas mon cher Laurent, bonne route et puisque chaque voix compte et bien on espère qu'il y en aura beaucoup qui seront à votre écoute là où vous irez. Merci infiniment. [rires] Merci et attention, on a même un cadeau de l'Assemblée nationale qui s'impose toujours [rires] passer.
Monsieur le président, monsieur le président, merci beaucoup. Un cadeau incontournable. Merci.
Merci à vous Adeline. Merci à toute l'équipe, [musique] à la chaîne qui est une formidable chaîne voilà pour faire de l'information. J'ai eu le plaisir pendant 6 mois de grâce à vous et à tout le monde au président de la chaîne Emmanuel Kessler, à Delphine, à Nicolas, enfin à tout le monde, à Servan, à toute l'équipe de de m'éclater.
Je [rires] dis comme ça. Merci Laurent et bon vent et merci à vous de nous avoir suivi ce soir. On vous dit à demain 19h30 pour chaque voix.
Très belle soirée sur la 8.
Emmanuel Macron