Couper les aides à l'Ukraine ? "C'est une remarque immorale" de Marine Le Pen (François Reynaert)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:43OuverteRéponse partielle
Est-ce que le chiffre de 25 milliards d'aides à l'Ukraine est crédible ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Quels sont les détails du chiffre de 8 milliards d'euros d'aide bilatérale française ?
- 1:59OuverteRéponse directe
À quoi sert exactement l'aide financière à l'Ukraine ?
- 2:36OuverteRéponse directe
L'aide va-t-elle dans les poches du régime ukrainien ou aux populations ?
- 3:54OuverteRéponse directe
Pourquoi Marine Le Pen est-elle critiquée sur sa position sur l'Ukraine ?
- 4:26RelanceÉludée
Est-ce immoral de vouloir arrêter l'aide à l'Ukraine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Promesse
« À mon élection, à partir de mon élection durant 6 mois, nous maintiendrions les aides qui sont actuellement le cas pour ne prendre personne encore une fois mettre personne au pied du mur mais que après nous cesserions l'aide financière à Luuken car nous n'avons plus les moyens de le faire. »
- 0:43Chiffre
« On parle donc de 25 milliards depuis 4 ans. »
- 1:19Chiffre
« En bilatéral, nous fournissons aux alentours de 8 milliards d'euros. »
- 1:19Chiffre
« Nous avons aussi dans les armées 1 milliard et demi sur 5 ans dédié à la formation. »
- 3:54François ReynaertFait
« C'est une remarque immorale qu'elle a faite parce que c'est un pays qu'on aide, c'est un pays allié donc on doit l'aider. »
- 6:06François ReynaertFait
« Cette déclaration euh ça donne effectivement une bouffée d'oxygène à Vladimir Poutine et à cette guerre qu'il mène contre l'Ukraine. »
- 7:57Aurélie ArbebonFait
« 2 milliards par an ça change la donne budgétaire ? Non, c'est pas avec ça qu'on résout la crise financière budgétaire. »
- 9:21Fait
« L'ambition de Poutine c'est via l'Ukraine d'attaquer l'Union européenne, nos démocraties. »
- 18:57Fait
« Poutine a toujours financé et appuyé tous les partis qui sont anti-Européens. »
- 20:56Chiffre
« Il y a 212 milliards qui sont les avoirs russes bloqués à Bruxelles. »
Temps de parole
- ?100 %
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La France est au bord du défaut. J'ai donc dit que à mon élection, à partir de mon élection durant 6 mois, nous maintiendrions les aides qui sont actuellement le cas pour ne prendre personne encore une fois mettre personne au pied du mur mais que après nous cesserions l'aide financière à Luuken car nous n'avons plus les moyens de le faire. Et je pense que c'est un un discours d'honnêteté à avoir à l'égard de monsieur Zelinski que de lui dire que nous ne pouvons plus assumer cette voilà des propos au moment même où Donald Trump semble plus que jamais tenter de lâcher Kiev. On vous en parle depuis hier. Voilà donc celle qui est présentée comme la favorite de l'élection présidentielle française qui promet couper le robinet. Et dans le même temps, précisons-le, ce soir, en ce
moment même Emmanuel Macron est lui en train de rencontrer Volodimir Zelenski en marge du Conseil européen de Bruxelles. Peut-être commençons par expliquer de quoi nous parlons. Général François Chauvancy, chiffre pas si facile que ça à obtenir, mais on parle donc de 25 milliards depuis 4 ans. Est-ce que déjà c'est un chiffre crédible ? Et est-ce qu'on peut décortiquer, expliquer à quoi ça sert ? Alors moi, j'ai lu un peu d'autres chiffres quand même, mais maintenant les pareil les sources, c'est difficile à vo avoir. Moi, j'ai fait 25 26 milliards mais c'est dans le cadre européen que nous fournissons. Mais en bilatéral, nous fournissons aux alentours de 8 milliards d'euros. C'est tout à fait le chiffre que nous avons. Toujours sur 5 ans hein. Et nous avons
aussi dans les armées 1 milliard et demi sur 5 ans dédié à la formation parce que notamment ce qu'a dit Marine Le Pen, nous continuerons la France de toute façon à former les militaires ukrainiens. Alors donner ou vendre des équipements, ça c'est pas très clair. Donc il y a une aide militaire qui est donnée. Alors la question effectivement que vous pointez général, c'est de quel chiffre ? Alors moi je pense qu'on est dans un premier temps euh pour le budget français et je pense que le débat voilà 10 milliards en gros mais 50 ça fait 2 milliards par an hein ça fait 2 milliards par an et maintenant au niveau européen je pense qu'on donne beaucoup plus mais ça effectivement je suis incapable de vous dire à quoi euh cela correspond exactement mais c'est les chiffres qui courent donc l'aide est
surtout multilatérale oserai-je dire hein d'Union européenne et la France qui donne beaucoup d'argent dans ce cadre là mais au niveau bilatéral je pour moi je considère qu'on donne peu par rapport à la réalité des Allemands des Brit britannique qui donne par dizaines de milliards en gros même des pays beaucoup plus petits hein qui en proportion de leur PIB beaucoup de pays donnent beaucoup plus que nous effectivement quand je dis en et en valeur absolue hein même par rapport au pays en valeur absolue beaucoup plus peut-être verra grande S est-ce qu'on est capable aujourd'hui de d'identifier à quoi sert on parlait donc on va si on s'arrête sur le chiffre des 8 milliards qui est sans doute plutôt celui évoqué par Marine Le Pen à quoi ça sert cet argent est-ce que déjà c'est de l'argent
qui va et on voit parfois cette caricature est-ce que ça va dans les poches du régime Ukrainien dans les poches de Volodimir Zelenski, c'est ce que certains disent ou est-ce que finalement c'est de l'argent qui est utilisé immédiatement ? Ça va dans plusieurs sens. Bien évidemment, ça va dans le budgetrain ça aide à reconstruction de l'Ukraine parce qu'il faut aussi se rappeler que tous les tous les jours le la Russie bombarde l'Ukraine et ce pays est privé de l'électricité. Les gens en fait peuvent se plonger bientôt dans le froid à cause de l'év qui s'approche. Donc il y a déjà la l'aide humanitaire qu'on appelle l'aide humanitaire. à l'Ukraine, elle va pas dans les pôles de Zen qu'elle va pas aux populations ukrainiennes qui est quand même humanitaire qui alors je crois que à
l'échelle de la France c'est 100 millions. C'est quel c'est un chiffre vraiment modeste mais tous t tous les pays ensemble européens ils arrivent à aider les Ukrainiens à survivre toute cette guerre qui mène Poutine contre eux. Après, il y a effectivement le le budget militaire. Donc l'Europe, on sait aujourd'hui aussi aide à l'Ukraine à acheter les les armements. Aujourd'hui, c'est les États-Unis qui ont coupé en fait leur aide à l'Ukraine, mais c'est l'Europe qui doit maintenant soutenir euh l'Ukraine et acheter pour elle les armements. Donc il y a ce grand ce deux grands vecteurs de de l'aide, le vecteur humanitaire et le vecteur militaire qui fait que aujourd'hui le l'Ukraine résiste au régime et ne se fondre pas face aux attaques permanentes de de
Poutine. François Renart effectivement sur le l'usage de de cette aide financière. On parle pour l'instant que de ça. Alors, je voulais juste dire un mot parce que comme vous parliez de la de ce que disait madame madame Le Pen, je je voulais juste dire un mot là-dessus sur le le fait que cette dame est candidate à la présidence de la République et et elle fait une chose qui affaiblit considérablement la France en disant ça hein. Premièrement, c'est une remarque immorale qu'elle a faite parce que c'est un pays qu'on aide, c'est un pays allié donc on doit l'aider. Deuxièmement, c'est un mauvais calcul. Attendez, pardonnez-moi, je me permets de vous de questionner ce que vous dites. Il peut y avoir un choix démocratique qui consiste à dire "Nous faisons ce choix
souverainement de dire nous le nous nous choisissons de ne plus aider l'Ukraine." Mais bien sûr, mais par ailleurs, mais ça l'empêche que ce que en tout cas à mon sens ce serait immoral et et ensuite par ailleurs, c'est un mauvais calcul. C'estàd que de dire il faut économiser ça parce que les Français ont besoin de l'argent pour les hôpitaux et cetera. Il faut savoir que si on arrête de soir l'Ukraine et si Ukraine perd cette guerre, Poutine en fera une autre. Il c'est un belliciste, c'est quelqu'un dont le moteur est de faire la guerre. il y a que ça qui le fait tenir, sinon il serait écroulé, hein. Donc donc s'il arrête si si l'Ukraine perd la guerre, immédiatement il fera la guerre soit au Pays-Bal, soit à la à la Pologne ou soit éventuellement de l'autre côté en
Moldavie. Bon et et donc ça ce sont là on rentrera forcément dans la guerre, on sera nous directement dans la guerre parce que ils sont dans l'OTAN, donc ça nous protège. Et puis la troisième chose, c'est que cette remarque qui me paraît surréaliste pour quelqu'un qui prétend à être chef des armées, hein, c'est que c'est une erreur, c'est une bourde stratégique. Personne ne donne sa stratégie à 6 mois. Personne ne dit dans 6 mois, j'arrête. Hors qu'est-ce qu'on pense général Chavan ? Je dirais que c'est pas la question militaire qui a mettre en avant, c'est la question politique. Pour moi, Marine Le Pen a fait une déclaration politique qui en terme de valeur militaire n'a pas beaucoup de sens. Donc je rejoins en partie ce que vous dites, mais pas tout à fait. Nous sommes dans un débat
politique et là le débat politique est complètement décorrélé de finalement de cette réalité en Ukraine. Et n'oublions pas de toute façon que effectivement vous l'avez évoqué chef des armées pour la le prochain ou la prochain prochaine présidente qui aura aussi une politique étrangère adaptée et comme vous l'avez dit c'est aussi un choix démocratique. On ne peut pas préjuger demain de ce qui sera le président dans un premier temps parce que 30 candidats on aura du mal à savoir qui sera le président demain et d'autre part on a une déclaration qui fait partie aussi je dirais du de la campagne électorale de Marine Le Pen pour avoir des électeurs. Il y a nombre de personnes qui sont pas du tout d'accord avec le soutien à l'Ukraine et donc ils vont s'exprimer aussi comme ça. Verra grand Seva.
À mon sens quand même à part de cette cette dimension politique, il y a une dimension militaire. Pourquoi ? parce que même dès aujourd'hui dès cette déclaration euh ça donne effectivement une bouffée d'oxygène à Vladimir Poutine et à cette guerre qu'il mène contre l'Ukraine. Donc ça veut dire que dès maintenant il peut planifier que peut-être je j'auraai la possibilité de de gagner en Ukraine et ça l'aide aujourd'hui sur le terrain. Ça ça aide à ses élites aussi à le soutenir. Donc ça soutient finalement son régime et à sa sa guerre. Donc oui, ça à mon avis ça a un impact en direct militaire sur cette guerre. Très intéressant effectivement le débat qui est le qui est le vôtre et peut-être général. Vous pouvez peut-être nous éclairer. Si on enlève 8 milliards
d'aide à l'Ukraine, alors donc ça fait ça fait 2 milliards par an, qu'est-ce que ça change concrètement pour l'équipement peut-être militaire de l'Ukraine ? On fait quoi avec 2 milliards par an ? Pas grand-chose, on fait un petit quelque chose euh vu le coup d'une guerre. Euh voilà, mais on n'est pas tout à fait d'accord sur ce point-là, mais mais l'aide militaire est plutôt euh pas uniquement psychologique. Elle est euh aussi la témoignage que notre politique étrangère appuie l'Ukraine en donnant cet argent. Peu importe finalement ce qu'il en fait, hein. On lui on lui donne du matériel, on lui vend du matériel, on lui aide à gagner sa guerre ou du moins ne pas la perdre, ce qui est pas tout à fait pareil. Donc on est bien dans cette logique là. Maintenant, pour le discours concernant
la menace aux Russes, euh [grognement] qui peut croire que la Russie, vu la difficulté qu'elle a à conquérir des terres en Ukraine aujourd'hui, soit capable de nous menacer militairement ? Ensuite, si on reprend un petit peu ce qui est en train de se faire, parce que c'est une annonce qui est faite par les chefs de gouvernement, les chefs d'étatmajor depuis 3 4 ans, on demande simplement à tous les Européens de se préparer militairement pour justement être suffisamment dissuasif et crédible pour que Vladimir Poutin ne soit pas tenté de poursuivre son agression parce qu' je ne crois pas que l'Ukraine va perdre. Hm. Euh, peut-être un mot Aurélie Arbebon si on revient au l'aspect français. On entendait ce que disait euh euh Marine Le Pen au début de de l'extrait sonore qu'on a diffusé où
elle dit "On a plus d'argent" en clair. Euh est-ce que vraiment si on par si on parle là encore de ce chiffre de de 8 milliards, est-ce que 2 milliards par an ça change la donne budgétaire ? Non, c'est pas avec ça qu'on résout la crise financière budgétaire, disons qui qui impacte la France. Non, pas du tout. Mais c'est effectivement un positionnement politique mais parce qu'il y a une différence de lecture du conflit en Ukraine selon les partis politiques. En l'occurrence Marine Le Pen, ça fait des années qu'elle ne croit pas et qu'elle dit que il est c'est agité des peurs de faire croire que Vladimir Poutine voudrait s'attaquer au-delà de l'Ukraine. Souvenez-vous, c'était il y a plusieurs mois, je pourrais pas retrouver la date exacte, mais Marine Le Pen dans une interview
avait dit "Si Vladimir Poutine n'a pas n'a toujours pas réussi au bout de 2 ans à conquérir définitivement l'Ukraine, vous l'imaginez venir sur les Champs-Élysées ?" Non. Donc c'est parce qu'il y a diff il y a deux lectures dans la classe politique française. Il y a ce comme Marine Le Pen et le Rassemblement national qui considère que Vladimir Poutine jamais n'ira au-delà euh de de l'Ukraine ou vraiment proche de l'Ukraine. Donc la France en tant que telle ne serait pas menacée. Et puis une grande partie de la classe politique, que ce soit Emmanuel Macron, que ce soit Édouard Philippe, que ce soit Raphaël Luxman qui disent "Mais si si, l'ambition de Poutine c'est via l'Ukraine d'attaquer l'Union européenne, nos démocraties, le modèle que représente le le la démocratie
européenne en tant que tel et on le voit avec les attaques hybrides et cetera. Donc il y a deux lectures et c'est pour ça que Marine Le Pen considère que bah c'est pas si grave entre guillemets si jamais l'Ukraine tombait. Verra grande Seva. Je rappelle le titre de votre livre. Les Russes veulent-ils la guerre quand vous entendez cette double grille de lecture sans faire de politique, quelle est la grille la plus crédible ? Mon avis, il y a la responsabilité politique que chaque dirigeant français doit avoir quand il obtient les postes en France et quand quand il va défendre quand même la souveraineté française. Et elle doit s'appuyer pas sur les croyances. Donc c'est pas la question pour moi est-ce que quelqu'un croit dans les menacces russes ou non ? sélection
et sur l'analyse. Est-ce qu'on a des données qui peuvent nous en fait faire dire que en Russie il y a les guerres qui se préparent en Europe ? Donc ici effectivement c'est c'est là on voit que le renseignement européen et leurs renseignement américain tous disent la même chose avec les experts sur la Russie qui n'étaient pas payés par le Kremland pardon mais il y a aussi quand même certains personnes politiques en France qui ont été indirectement payé par le Kremeland. Donc ceux qui sont indépendants, ils voient que avec leur enseignement encore une fois français même qui qui dit que effectivement il y a des guerres qui se préparent en Russie. Et moi quand j'y réfléchis, je réfléchis, je comprends votre logique, il est très il est très logique votre logique mais elle est occidentale de
puss comme ça. Moi je vois pour Poutine l'idée de par exemple de ne pas gagner la guerre en Ukraine, c'est pas une motivation pour ne pas refaire une guerre. Pourquoi ? Parce que au contraire, elle se dit "Si j'ai pas gagné ici, j'ai la chance de gagner contre un petit pays balte." Combien d'habitants exactement ? Combien d'habitants il y a Naris ? quelques milliers c'est en Estonie à la frontière russe. [rires] Exactement. Oui. Ah ! Et la France, comment il vu la France en Russie ? Ça pe raconter. C'est pas très très agréable de d'entendre mais la France est présentée en Russie comme pays faible l'âge qui s'est rendu au fascistes il y a il y a 90 ans. Donc voilà c'est c'est comme ça que Poutine voit les choses. Donc oui, ces guerres sont envisageables et c'est tout à fait
dans la logique de Poutine d'aujourd'hui. Alors on continue en écoutant la réponse de Volodimir Zelenski parce que oui, le président ukrainien a directement répondu à Marine Le Pen hier soir. Il était interrogé par nos confrères du Financial Times. Madame Le Pen n'est pas totalement en phase avec certains détails. La situation c'est du gagnant gagnant. En fait, nous n'avons pas d'autres choix. Nous devons nous battre. Et pour l'Europe, la France, vous avez la possibilité de tester vos technologies dans la réalité. Peut-être un mot, général Chauvancy. De quel détail parle Volodimir Zelenski ? Des tails dont Marine Le Pen ne serait pas avec lesquels Marine Le Pen ne serait pas familière. Je pense qu'on est suffisamment informé sur ce qui se passe en Ukraine pour que
les détails soient connus. Alors donc je pense que ça doit être plutôt être ça. C'est plutôt de l'ironie. Je vois Gab rebondir sur la question de la menace hein sur les états baltes ou autres. N'oublions pas quand même que ces états font partie de l'OTAN et que toute agression contre l'un des États de l'OTAN théoriquement implique l'article 5 et donc tout le monde contre la Russie. Donc on est plus dans les attaques hybrides dont on parle beaucoup. Vous avez parlé d'ailleurs il y a quelques instants qui est beaucoup plus dangereuse à mon avis que l'attaque purement militaire. François Renart. Oui. Et ce qu'il faut dire aussi dans le dans le dans il y a un contexte, il y a un passif de Marine Le Pen par rapport à la Russie, c'était que pendant très longtemps, elle
admirait le régime de de Vimir Poutine, hein, entrait des louanges et cetera. Donc, faut il faut pas oublier cette chose-là. Essa de faire croire, c'est simplement pour protéger les Français, mais c'est aussi pour aider un régime qui était qui a un régime qui avait ses faveurs. Et il y a énormément de gens, c'est pas un mystère, à l'extrême droite et aussi d'ailleurs à l'extrême gauche qui trouvent que c'est un régime qui leur va bien parce que c'est un régime qui résiste aux États-Unis parce que c'est une dictature religieuse, nationaliste et cetera pour l'extrême droite. Donc il faut pas oublier ce ce contexte là. Évidemment, ce qui étonne aussi Aurélire Bonton, c'est que très récemment Marine Le Pen a a c'était il y a un mois a publié un communiqué très dur euh contre contre la
Russie. Alors, c'était au moment où il y avait les les voilà après le drone à Lipsich des des gros doutes sur ce qui était en train de se jouer au niveau des de ces ingérences russes disant la politique étrangère de la France donc face à ses pressions, à ses ingéris souverainement. Elle ne saurait être déterminée à Moscou. Communiqué à l'époque critiqué par l'ex-président russe Dimitri Medvedev qui est un des snipers de de Vladimir Poutine si on peut le dire comme ça. Euh il y a à la fois le côté un peu pas de deux et en même temps c'est aussi euh un des arguments ces mots de Dimitri Venedev utilisés par les proches de Marine Le Pen pour dire regardez ils nous en veulent comme [raclement de gorge] aux autres. Ce qui est intéressant, c'est le contexte extrêmement précis de ce
communiqué parce qu'effectivement, il y avait eu cet été les attaques. Mais le communiqué, ce communiqué du Rassemblement national, il intervient le lendemain de la Réunion à l'Élysée où Emmanuel Macron, souvenez-vous, avait convoqué tous les candidats à la présidentielle ou chef de parti. Marine Le Pen n'y était pas, elle était représentée par Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon non plus. C'était les deux seuls candidats qui n'étaient pas présents en en personne à l'Élysée. Et donc à la sortie de ce rendez-vous à l'Élysée où Emmanuel Macron et les services de renseignement ont présenté justement des données à tous les potentiels successeurs sur l'état de la menace russe, y compris hybride et pas que. Le rassemblement national à la sortie avait été beaucoup ciblé par Édouard
Philiipe, je me souviens, Raphaël Luxman ou Marine Tondellier en disant "Oui, le rassemblement national était là mais on sait bien qu'ils sont pas clair clairs si je devais résumer très véan Bard pouvoir d'achat à la sortie effectivement." Exactement. Et donc le lendemain, il y a ce communiqué de Marine Le Pen et Jordane Bardella pour dire "Non, non, non, euh, on a été attaqué mais euh nous nous on n'est pas du tout à à la solde de Moscou." Donc il y avait la volonté quand même de réagir politiquement à ces attaques qui avaient été faites proférées par leurs adversaires politiques vraiment à la sortie de l'Élysée. Alors on va passer à un autre candidat parce que effectivement on a donc parlé de Marine Le Pen. Il y a un autre candidat qui a pu être accusé parfois
d'être un peu peut-être un peu non pas proche mais en tout cas peu éloigné on va dire de certaines positions de certaines positions russes. C'est Jean-Luc Mélenchon. Euh, il avait parlé de Volodimir Zelenski comme d'un président de rien car son mandat est terminé. Il avait suggéré aussi, ça c'était en septembre que la Russie menaçait de plus en plus l'Europe en raison des frappes ukrainiennes. Il s'est fait plus modérer ensuite écoutez le candidat insoumis fin septembre chez Politico. Alors, il y a une guerre et tout ce qu'on aurait à faire des concours de de phrases de mouvement de menton. Mais ça c'est l'irresponsabilité. Premièrement, nous avons la situation de base. Je suis obligé de le répéter sinon on va croire des choses qui ne sont pas. Je suis pour que la Russie se retire de
l'Ukraine car nous français ne pouvons accepter d'aucune manière qu'un quelconque problème se règle par l'invasion du voisin. Verra grande SVA. Est-ce que je disais c'est ce qui s'est plus modéré ? Est-ce qu'il est plus clair ? Vous allez peut-être répondre à cette question. Et ce que je note aussi dans les propos de Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il dit accep nous ne pouvons accepter qu'un quelconque problème se règle par l'invasion du voisin. Ça laisse entendre donc que la Russie avait un problème. Oui. Euh bon à vrai dire, je suis assez perdu dans les propos de Jean Lachant sur cette guerre. Donc c'est pas facile à commenter. Donc ce que je peux dire aussi que effectivement c'est les propos qu'il a tenu avant qui étaient un peu aussi de de même genre qu'il faut
abandonner l'Ukraine qu'ils doivent régler ce conflit entre eux. Euh c'est quelque chose qui va dans le sens de Vladimir Poutine et euh et peut potentiellement aider Poutine de continuer à cette guerre, même gagner cette guerre. Donc euh ça je peux constater que dans en Russie quand j'entends le débat sur la France, l'extrême droite et l'extrême gauche sont mis dans le même le même sac euh qui qui en fait soutient indirectement Vladimir Poutine et qui peut aider. Attendez, c'est c'est passionnant ce que vous dites. C'est-à-dire que il y a une vision plutôt positive entre guillemets à la fois de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon en Russie. Tout à fait. C'est les deux c'est parti. C'est vu. C'est pourquoi je je crois que Poutine ne croit pas qu'il a qu'elle a
déjà perdu la guerre en Ukraine. Il y a il croit qu'il a encore des cartes dans ses mains. Et qu'est-ce qu' ces cartes ? C'est c'est les partis extrêmes qui peuvent arriver au pouvoir en Europe, pas qu'en France d'ailleurs dans d'autres pays aussi. Donc ils comptent sur ça. Effectivement il ils mettent extrême gauche et extrême droite dans le même paquet parce que selon eux ils vont les aider à gagner en Ukraine. François Chevanci sur ce qu'on a entendu. Bah d'abord je suis assez d'accord ce qui vient d'être dit. Oui. Il y a quand même deux extrêmes qui n'ont pas des positions et ont des positions presque homogènes pour une fois hein. Donc voilà. Euh maintenant sur ce que dit Mélenchon, c'est vrai que Mélenchon a toujours du mal un peu à le suivre. Je suis pas certain que cette
question de politique étrangère soit sa priorité. Euh il est plus, je dirais, sur une question de politique intérieure. Euh plus il arrive à se distinguer euh en terme de chaos, par exemple, plus ça l'arrange. Et alors, j'avoue, j'ai du mal à voir le lien entre Mélenchon et la Russie. Autant Marine Le Pen, je peux comprendre parce qu'il y a eu suffisamment d'affaires qui sont sorties, autant Mélenchon en tant que tel, certains certains pourraient vous dire, ah bah peut-être François Renard, vous avez une réponse, certains pourraient vous dire c'est l'opposition aux États-Unis. Mais tout à fait, c'est et c'est ça qui est qui me paraît extraordinaire chez Jean-Luc Mélenchon, c'est quelqu'un qui parfois raisonne très justement et parfois raisonne complètement à côté ce qui est le cas
là. C'est-à-dire qu'il est il est dans les années 70. Lui, il est marqué par le fait que l'impérialisme américain dans les années 70 qui a qui a fait les dictatures en Amérique latine, il est très lié à l'Amérique latine et cetera. Donc il a cette idée-là que dès que les Américains sont quelque part, enfin sont dans un camp, il faut être dans l'autre. Donc la Russie pour lui, c'est un pays formidable parce qu'il s'oppose aux États-Unis. Mais c'est évidemment absolument stupide. Sauf que sauf que ce qui n'a pas compris, c'est que les États-Unis se retirent. C'est ça qui est extraordinaire et je pense que pour aller dans le sens de ce que vous disiez madame, c'est pour Poutine, il y a aussi autre chose, un grand bénéfice à ces deux partiesl ce sont les partis
antie-Européens. Dès le départ, Poutine a toujours financé et appuyé tous les partis qui sont anti-Européens avec la vieille tradition qui est divisée pour régner, hein. Donc plus lui, ça l'intéresse d'avoir des petits pays si vous voulez voilà et mais qu'une une Europe unie de 450 millions, c'est plus compliqué. Depuis le départ, il espère que l'Europe va éclater. Pour l'instant, l'Europe n'éclate pas. Mais si ces deux parties là sont pouvoir, il y a un risque que l'Europe éclate et là évidemment ça le favorise. Un mot verrandre SV pour rebondir prèvement. Effectivement le temps avant pouvait retenir Vladimir Poutine mais la réalité d'aujourd'hui 2026 c'est que le temps ne fait plus peur. C'est en Russie le est vu c'est vu maintenant comme le temps n'existe plus.
Maintenant il y a l'Europe qui doit se débrouiller tout seul et Trump en fait qui l'a abandonné. Donc effectivement le calcul de Poutine c'est que après avoir défait défit l'OTAN parce que dans leur imaginaire c'est ça. Maintenant il faut s'attaquer à l'Europe parce que l'Europe a unie c'est le dernier rempart qui est assez fort tous ensemble pour résister à l'Union protine. Donc son calcul c'est diviser les Européens le leur mettre chacun euh dans leur leur coin et les les vancres chacun à leur tour. Donc c'est ça le calcul qui effectivement aujourd'hui est au Cremelan. Aurélibemont sur les candidats parce qu'il nous reste un tout petit peu de temps pour quand même parler des candidats qui ont des positions on va dire plus proches de celle qu'a Emmanuel
Macron aujourd'hui Édouard Philippe, Gabriel Atal, Bruno Retaillot et d'autres. Est-ce que quand même l'idée de l'aide à l'Ukraine est une question qui se pose l'idée notamment du montant de cette aide ? Non non, c'est vraiment d'ailleurs dans l'opinion publique pour l'instant le soutien à l'Ukraine reste majoritaire. Alors pas forcément avec une très très grosse avance parce que c'est vrai qu'on peut l'entendre que parfois voilà il y a des problèmes de carburant et cetera, on nous dit il faut payer pour l'Ukraine mais en tout cas sur les partis politiques qui sont vraiment hors hors du RN, il y a quand même un relatif consensus que ce soit quand on entend Raphaël Gluxman ou Édouard Philippe ou Gabriel Atal qui se mettent en France. Je vous cite pardon Édouard Philippe la
semaine dernière sur France, il dit "Je ne veux pas faire la guerre à la Russie à Poutine." Et il dit aussi et bon ça c'est une une évidence la la Russie ne va pas changer d'adresse. Bon ça non ça oui la géographiquement effectivement la Russie ne va pas déménager. Et cet après-midi Édouard Philippe tacle Marine Le Pen sur X pour dire que c'est une trahison sa déclaration sur le fait qu'au bout de 6 mois présidente elle elle supprimerait l'aide à l'Ukraine. Il y a un relative consensus des parties de l'arc modéré dirons-nous pour dire qu'il faut continuer à soutenir l'Ukraine. Ça passe des écloses jusqu'à Édouard Philippe Gabriel Atal qui ce matin disait que Marine Le Pen est prête à laisser les Ukrainiens se faire trucider par Moscou. Donc non, c'est pas vraiment un sujet
dans le reste du spectre politique. Il faut pas oublier que pour pour défendre l'Ukraine, il y a et comme vous le disiez tout à l'heure, c'est très justement l'aide française, ça n'est pas grand-chose mais il y a quelque chose de beaucoup plus considérable. On parlait de 8 et 25 milliards si j'ai bien compris ce que vous disiez. Il y a 212 milliards qui sont les avoirs russes bloqués à Bruxelles hein. Et ce sont c'est des avoirs qui des avoir russes qui ont été saisis au début de la guerre qui sont bloqués. Et là pour l'instant les banques belges bloquent toujours avec l'idée ah oui mais si on ça va si on comment dire on r on rond la le le notre crédit si vous voulez puisque c'est de l'argent qui est pas à nous et cetera alors qu'il y a la possibilité de
prendre cet argent. Il y a de plus en plus de pays européens qui sont favorables à ça. Je crois qu'on utilise les intérêts déjà. Oui, c'est ça. Mais pas le pas le capital et mais de de prendre ce capital pour le donner à l'Ukraine au titre de dédommagement, au titre de dommage de guerre. Un dernier mot quand même pour se pour se projeter puis peut-être François Chevan Séva. Si jamais la France Marine Le Pen d'ailleurs dit finalement d'autres pays pourraient prendre le relais si jamais la France n'aide plus et se contente, c'est ce qu'elle propose, on forme les soldats on continue à envoyer du matériel de défense et cetera, est-ce que fondamentalement ça change quelque chose ? Général Chavan pas militairement, je ne pense pas. En revanche politiquement oui parce que la France comme est un
élément moteur de l'Union européenne sinon même de l'OTAN quand même on est un une puissance militaire donc effectivement en terme d'impact je dirais psychologique ça serait important c'est un risque de l'effet de dominant sur lequel Poutine compte que après la France il aura d'autres pays qui vont dire mais pourquoi on doit payer pourquoi les autres veulent pas payer donc ça va effectivement nuire à l'unité de l'Union européenne et ça va effectivement causer des problèmes assez profonds pour l'Ukraine qui se batt jours contre l'invasion russe.
Marine Le Pen