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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 avril 2014 29 minAutoproduitMixteBudget & impôtsEurope & international

24H Sénat (07/04/14) - Invités: Jean Arthuis, David Servenay, Yves Thernon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez des commémorations du génocide rwandais?

  • 6:00FerméeÉludée

    Est-ce que la France a participé au génocide rwandais?

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de 24h Sénat voici les titres premier grand oral pour Manuel Vals demain devant les députés le nouveau locataire de matigan aura pour objectif de rassembler les différentes composantes de la gauche qui doivent voter la confiance au gouvernement quel avenir pour le centre après le retrait de la politique de Jean-Louis borlau la succession est ouverte alors que le parti doit se mettre en ordre de bataille pour les européenne on posera la question à notre invité Jean arartui sénateur uduc de la Mayenne 20 ans après le déclenchement du génocide Rwanda qui a fait 800000 morts la guerre des mémoires continue de faire rage le président randais Paul agamé continue de pointer les prétendues responsabilités de la France débat à suivre dans ce journal ce sera la première épreuve de Manuel Vals depuis sa nomination à Matignon le traditionnel discours de politique générale le Premier ministre va devoir rassembler une majorité et clarifier demain la politique économique du gouvernement un exercice à au risque que Manuel Vals a préparé aujourd'hui en recevant les représentants de la gauche Flora sauvage et Maxime thulier opé séduction pour Manuel Vals à la veille de son discours de politique générale le Premier ministre a reçu à Matignon écologiste radicaux de gauche et communistes avec un message ressouder les différentes composantes de la gauche après la défaite au municipal car manuel Vals peine à rassembler les forces pour les vers le vote de confiance au discours de politique générale de Manuel Vals n'est pas encore acquis nous saluons la méthode du Premier ministre du nouveau Premier ministre manuel Vals qui a choisi de consulter les responsables de groupes parlementaires ce que nous souhaitons évidemment voir c'est si les engagements de ce pacte majoritaire de 2012 sont maintenant tenus un certain nom n'ont pas été tenus pendant 2 ans et c'est bien un des problèmes qui nous a été posé et un des messages qui nous a été envoyés par les électeurs au moment des élection municipal et nous nous appelons de nos vœux évidemment le fait qu'un certain nombre d'engagement notamment sur la transition énergétique par exemple soit enfin tenu chez les vert la décision sur le vote de confiance sera prise demain à la réunion de groupe des députés écologistes chez les radicaux fait aussi monter les enchères rassembler toute la majorité ce serait un souhait tout à fait légitime et excellent cela dit il y a la majorité gouvernementale et il y a l'autre majorité plus large qui est la majorité présidentielle si à gauche les différents membres de la majorité présidentielle ne sont pas encore décidés à droite l'ex-secrétaire d'État Frédéric Lefèvre n'exclut pas d'apporter sa confiance au nouveau Premier ministre manuel Vals et les parlementaires Front de gauche ont annoncé qu'il ne voteraient pas la confiance au gouvernement on écoute iana Assassi c'est la présidente du groupe communiste au Sénat oui bah écoutez je crois que ça a été annoncé par André chassig le président du groupe à l'Assemblée nationale que nous ne vterons pas la confiance je crois pas que ce soit une surprise pour qui que ce soit quand même parce que nous avons quand même des exigences assez forte dont deux principales c'est quand même s'agissant du pacte de responsabilité et puis du carcan austéritaire dans lequel nous sommes enfermé après la signature du enfin après le vote du Parlement sur le traité européen France soirsen le nouveau ministre du Travail faisait lui aussi ses premiers pas pour défendre le pacte de responsabilité lors d'un colloque organisé à la Maison de la mutalité à Paris lui qui devra aussi soigner le dialogue social on l'écoute c'est un mystère qui doit tout à la fois protéger les les travailleurs les salariés dans dans leur statut et en même temps nouer ce dialogue nécessaire qui seul permettra de faire évoluer notre société vers en réhabilitant un beau mot qui est le mot de compromis le compromis social et donc c'est tout à la fois tenir compte de la nécessité de de modernisation de nos entreprises d'adaptation de nos entreprises et de défense des des intérêts des des salariés et des travailleurs et au Sénat c'est Laurent Fabius le ministre des Affaires étrangères qui viendra prononcer le discours de politique générale à 15h il sera débattu mercredi dans l'hémicycle du Sénat en présence de Manuel Vals mais les sénateurs n'auront pas à se pronon sur ce discours par un vote les explications de Quentin calm le premier rendez-vous très attendu est la Conférence des Présidents elle se tient mardi à 12idh et demi après les réunions des groupes politiques faute de nouveaux ministre des Relations avec le Parlement c'est Laurent Fabius qui a été choisi pour représenter le gouvernement c'est lors de ce rendez-vous que la feuille de route du Parlement sera fixée pour les prochaines semaines Laurent Fabius pourra ensuite à 15h lire la déclaration de politique générale reprenant mot à mot le discours de Manuel Vals qui aura lieu au même moment mais à l'Assemblée nationale pas de débat ni de vote au Sénat c'est le lendemain mercredi à 16h15 que Manuel Vals viendra présenter la déclaration du gouvernement devant la Haute Assemblée chaque président de groupe pourra alors donner son avis tour à tour enfin ce sont les derniers jours d'attente pour plusieurs sénateurs en Liss pour devenir secrétaire d'État Laurence Rossignol mais aussi Luc Carvounas l'annonce devrait intervenir mercredi matin en bref le sénateur UMP Serge d'assau a fait condamner libération pour atteinte à la présomption d'innocence pour la publication par le quotidien d'une liste de noms saisis par les juges qui enquêtent sur des soupçons d'achat de voix à corbeson ville dont il a été maire 24h Sénat tout de suite le débat il y a 20 ans l'attentat contre le Falcon du président Juvenal yarimana allait déclencher le dernier génocide du 20e siècle faisant entre 800000 et 1 million de morts en 3 mois au Rwanda des toutes si massacré par les oututou au pouvoir quel fut le rôle de la France dans ce génocide des zones d'ombre persistent sur la responsabilité de l'État français Faustine Saint-Genès des zones d'ombre et un champ de mine judiciaire planent sur les commémorations du génocide rwandais dès le début du conflit en 1994 Paul gagamé l'actuel président à l'époque chef des rebelles touts accuse la France de participer au génocide des accusations réitérées à plusieurs reprises jusqu'à ce weekend il reproche aux soldats de l'opération Turquoise d'avoir retardé le sauvetage de rescapé toutsi àisero par exemple les laissant à la mercie de leur bourreau houtou certains accusent même la France d'avoir choisi le camp des houtou bien avant le début du génocide la polémique fait toujours rage autre point de discorde l'enquête sur le crash de de l'avion présidentiel à l'origine des massacres le 6 avril 94 les conclusions de l'exjuge antiterroriste Brugère désigné les touts situé sur la colline de massaka comme auteur de l'attentat le génocide était alors lu comme des représaill des outou sur les toutsis un scénario démenti par des expertises balistiques le missile viendrait de canombé et potentiellement de outou le juge Marc trévidi qui a repris l'enquête et s'est rendu sur place refuse tout conclusions attive 20 ans après l'explosion du Falcon Marc Trévidic devrait rendre ses conclusions cet été et pu sachez que Christian tobira la garde des saau ne participera pas aux commémoration du 20e anniversaire du génocide de 1994 au Rwanda après les propos de l'actuel président Paul Kagamé qui met en cause la France dans ce massacre des propos dénoncés par Alain Jupé le maire de Bordeaux qui était à l'époque ministre des Affaires étrangères on l'écoute l'entreprise de falsification soir qui est régulièrement développée par le régime de Kigali est à la fois mensongère et insultante pour la France c'est la raison pour laquelle je me suis exprimé à ce sujet je vais pas revenir sur le fond les arguments sont sont bien connus donc je pense que vous avons eu raison aussi de prendre nos distance avec ce régime en envoyant pas un ministre sur place et pour parler de ce génocide Rwanda nos invités ce soir David servené bonsoir vous êtes journaliste vous êtes auteur de ce livre au nom de la France guerre secrète au Rwanda merci d'être avec nous et avec nous sur ce plateau également ifernon historien français vous êtes docteur en histoire à l'Université de Paris Catelin Sorbonne et vous êtes co-président de la commission d'enquête citoyenne sur l'implication de la France en Rwanda merci d'être avec nous alors David servenet et bien aujourd'hui on voit la polémique rebondi autour de la responsabilité de la France dans le génocide rwandais est-ce que ça veut dire que la mission d'information sur les génnocides qui avaient conclu à des erreurs d'appréciation et à une coopération militaire trop engagée n'a pas été assez c'est loin dans ses conclusions ah bah oui ça ça c'est assez évident alors il faut faut faut toujours saluer le travail de cette mission qui dat de 1998 parce que c'est la première fois qu'en France on a d'abord exhumé des archives tout un tas de documents extrêmement intéressants des télégrammes diplomatiques des notes militaires qui ont été déclassifiées et en même temps l'interprétation la lecture qui a été donné par la classe politique de des travaux de cette mission a été légèrement erroné c'est-à-dire que ce qu'and dit à l'époque Monsieur K qu' la préside ne correspond pas en fait au contenu alors évidemment peu de gens ont lit les 1000 pages du rapport et des annexes mais ce qu'on peut voir c'est qu'aujourd'hui ce travail reste pertinent mais il y a sans doute 20 donc plus de 10 ans après cette ce premier travail il y a sans doute encore beaucoup de choses à faire h ifternon est-ce que la commission d'enquête citoyenne à laquelle vous avez participé finalement été plus loin que la mission de Paul killess ah oui nettement parce que il y avait des témoignages qui étaient vraiment accablants pour le le rôle de la France dans la période du génocide et même avant la période du génocide il y a eu des témoignages qui ont été faits des reportages qui ont été fait en particulier par Alisson Desforges qui était vivante à ce moment-là et on a conclu de façon impérative que on ne disposait pas de tous les éléments et que tant que ne disposerait pas de toutes les archives euh on ne pourrait pas tirer des conclusions claires donc on se trouve dans une position euh euh à cheval sur le sur le négationnisme et la dissimulation de preuves donc euh ce que nous réclamons tous en ce moment nous les historiens c'est qu'on nous laisse travailler sur les véritables documents qui pour l'instant sont toujours cachés h vous aussi vous avez eu des difficultés d'accéder au documents il y a une dissimulation de preuv selon vous oui parce que par exemple l'Élysée euh par le biais de le l'Institut François mitéran présidé par Hubert Vedrine qui occupe une position un peu compliquée puisqueà l'époque qui était secrétaire général de l'Élysée et donc le véritable maître d'œuvre de la politique de François mitteran donc l'Institut François miteran a déclassifié une partie des archives de l'Élysée mais pas l'ensemble de ces archives par ailleurs on sait qu'il existe dans les fonds d'archives notamment des services de renseignement tout un tas de notes qui permettraient sans doute d'éclairer beaucoup les débats et qu' là encore n'ont pas été déclassifiés donc il y a il y a un problème d'accès aux archives qui se pose d'ailleurs aussi au Rwanda où il y a des containire entier au ministère de la Défense à Kigali qui sont pleins de documents et qui n'ont toujours pas été ouverts par l'actuelle pouvoir h IFN est-ce qu'un jour on pourra dire de manière claire quel a été le rôle exact de la France c'est ce que nous souhaitons obtenir parce que il est évident que Kagamé a été beaucoup trop loin pour en accusant la France d'avoir participé au génocide mais il est évident d'autre part que la politique suivie par la France depuis plus de 20 ans au Rwanda et d'une façon générale dans ce que l'on appelait la franceafrique à l'époque euh a été de soutenir les pouvoirs en place au nom d'une idéologie un petit peu sur anné que l'on peut appeler le syndrome de Fachoda par exemple et la manière dont les relations se sont établis surtout après le 1er octobre 90 c'est-à-dire le déclenchement de la guerre civile entre la France et le Rwanda la manière dont étit véritablement façonnée l'armée rouandaise montre que l'implication de la France est évidente et qu'il faut y voir clair là-dedans on ne peut pas forger d'accusation solide si l'on ne dispose pas d'une documentation qui permette d'assoir ses preuves David serven vous souhaite intervenir le problème c'est que dans le discours de la classe politique droite et gauche confondu d'ailleurs aujourd'hui et depuis des années il y a une une absence de référence c'estàdire que quand Nicolas Sarkozi va qui gagner en 2010 et qu'il parle d'erreur politique commises par la France pendant cette période de quoi parle-t-il quels sont les faits qui sont derrière ça il ne les énonce pas et à aucun moment et à l'in Jupé encore dans la réaction qu'on a entendu il y a un instant pareil ne ne parle jamais des faits les fait c'est quoi c'est d'abord un dispositif militaire officiel qui est doublé d'un dispositif clandestin qui est totalement secret dont le pouvoir ne parle pas sur lequel le pouvoir ne communique pas c'est d'ailleurs dit explicitement dans des notes il ne faut pas l'annoncer ce dispositif ce sont des livraisons d'armes clandestines qui sont faites en parallèle les livraisons d'armes officielles c'est un appui constant à à ce régime re qu quelle période dans la période qui va de 1990 à 1994 et pendant le génnocide par que Édouard Baladur a encore redit aujourd'hui il n'y a pas eu de livraison d'armes entre 93 9 oui alors oui Édouard Baladur nous a dit un petit peu autre chose dans quand on l'a interrogé pour le livre il nous a dit très exactement je ne pourrais pas mettre ma tête sur le billot qu'il n'y a rien eu du tout par tous les canaux de tous les trafiants d'armes de la terre et on sait queil y a eu des trafiquants d'armes qui ont opéré au Rwanda or l'armée française le savait pertinemment puisque ça passait par l'aéroport de Goma qui à ce moment-là était sous contrôle de l'armée française sur la livraison d'armes vous avez d'autres éléments qui peuvent ê ce que vient de dire spécialiste mais il y a un élément qui me paraît absolument scandaleux si vous voulez c'est la l'évidence de la proximité d'un génocide et là c'est pas seulement la France c'est l'ensemble des nations qui sont impliquées les les signaux d'alerte que nous historiens des travaux sur le génocide nous avons l'habitude de de multiplier et d'affiner les signaux d'alerte n'ont jamais été aussi nombreux et ça depuis le début de 1993 donc on peut dire que 15 mois avant le génocide il y avait des gens qui parlaient déjà de menace de génocide et on le savait manifestement dans tous les organismes politiques français ça aussi c'est une responsabilité al les on le savait et on a rien dit c'est ça com mais surtout c'est que les responsables politiques français 20 ans après sont aujourd'hui dans un dénis total mais total on l'entend encore aujourd'hui ce qui pose quand même un problème puisqu'ils sont les seuls sur cette position alors justement les relations diplomatiques sont de nouveau au point mort que peut-on attendre ben peut-être de ces commémorations qu'elle fasse à nouveau rejaillir un débat on a vu aussi dans le reportage et bien qu'on attend les conclusions hein du juge trévidique qu'est-ce que ça pourrait euh apporter comme élément nouveau dans ce débat alors pas forcément grand-chose parce que en ce qui concerne l'enquête sur l'attentat contre le Falcon du président al Yamana on a on a on a opéré une espèce de glissement sémantique c'estàdire qu'on a considéré que cet attentat était le déclencheur mais aussi la causalité du génocide al faut pas confondre les deux l'attentat était une étincelle qui ensuite a donné lieu a déclencher les les massacres effectivement mais cet attentat et en identifiant éventuellement ses tireurs ou ses commanditaires ne résoudra pas la question de la causalité du génocide qui est bien en amont puisque comme vient de le dire ichernon c'est un plan qui est préparé c'est un processus politicomitaire un géocide vous êtes d'accord sur cette analyse de l'attentat ce n'est pas forcément le point de départ c'est l'étincelle mais cet étincelle elle pouvait jaillir à n'importe quand quand vous avez un baril de poudre il suffit de faire jaillir l'étincelle pour le faire exploser ça a été celui-là celle-là mais il est évident quand même qu'il y a là une responsabilité grave du juge bruguè qui sans se rendre sur le terrain a émis une hypothèse qui se révèle sur le plan non pas du qui a tiré mais d'où a-t-on tiré complètement faux c'est ce que c'est ce qu'a invalidé le le juge trévidique donc il faut savoir que ce génocide allait éclater que le ouvoir n'avait pas d'autre solution surtout après les accords d'aroucha qui faisait rentrer le FPR à l'intérieur d'un gouvernement multipartiste que le FPR je veux dire le Power n'avait pas d'autre solution que de déclencher l'explosion c'est-à-dire la destruction des des tout du Rwanda alors Christian tobira on saignira pas au commémoration du 20e anniversaire de ce génocide à Kigali la venue de la garde des sa aurait pu peut-être permettre de faire avancer ce qui est dénoncé par Paul kagam les lenteurs de la justice française ça c'est un élément qui pourrait peut-être faire relancer le débat également ou cétait sans doute l'ortun ité de de prononcer des mots que tout le monde attendait d'ailleurs aussi bien côté français que côté handais pardon regret réconciliation ça sera pas pour cette année ça vous pensez qu'un jour la France je pense je pense que le mot que l'on attend c'est pardon si vous voulez Clinton a dit a demandé pardon l'ONU a demandé pardon la Sénat belge enfin le Premier ministre belge par l'intermédiaire de du du rapport du Sénat a demandé pardon que simplement on nous donne les dossiers que nous nous travaillons dessus et que nous puissions leur démontrer qu'il faut dire pardon h ça vous pensez que vous entendrez ces mots daviden peut-être dans 10 ans en 2024 j'en sais rien je ne fais pas la politique de la France ce qui est certain en tout cas c'est que de plus en plus dans l'opinion publique française il y a une demande de vérité voilà et la vérité elle passe sur ce genre d'événement par l'histoire on a tendance à l'oublier mais yternon pourra en parler beaucoup mieux que moi la vérité sur le génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale on l'a attendu pendant plusieurs décennies voilà et il est temps aujourd'hui qu'on rentre dans cette phase là concernant le géncide des toutti Rwanda c'est important pour sortir ce pays de la tragédie ce travailou je voudrais qu'on noublie quand même pas que un génocide c'est 1 million 800000 un million de personnes d'individus qui sont morts nous on on connaît les survivants on sait ce qu'ils ont souffert on ne doit pas éliminer s en se garant derrière des problèmes politiques cette souffrance là la souffrance que subissent les victimes d'un dénis est bien plus importante que tous les intérêts politiques en jeu je voudrais que cette dimension morale soit rétablie dans le la problématique d'aujourd'hui sur la commémoration du génocide et bien merci à tous les deux d'avoir été les invités de ce 24 he Sénat premier voyage à Berlin pour Michel Sapin et Arnaud Montebourg les ministres des finance et de l'économie sont venus vanter séparément les mérites de leur tandem tout en essayant de convaincre l'Allemagne très attaché à la maîtrise des déficits de la pertinence de leur choix budgétaire Pauline dame mission séduction à Berlin pour cette première visite officiel Michel Sapin désormais ministre des Finances n'a pas hésité à ventter les mérites du PCT de responsabilité c'est pour la France le moyen de retrouver le chemin d'une croissance plus forte et donc de plus d'emplois et en même temps de le faire en finançant par des économies qui sont indispensables face à lui un ministre des Finances allemands plutôt conciliant l'Allemagne a besoin d'une France forte et au début de l'année nous avons déjà avec François Hollande annoncer le pacte de responsabilité et le gouvernement allemand a déjà fait savoir que nous sommes convaincus que la France est sur le bon chemin pour retrouver force et succès au dérapage annoncé des finances publiques françaises l'Allemagne se montre donc bienveillante un soutien recherché par la France alors qu'elle doit solliciter auprès de Bruxelles un délai supplémentaire pour amener son déficit public à 3 % du PIB relancer l'économie sans se mettre Bruxelles à dos c'est la difficile équation que doit résoudre la France la France a toujours eu une position schizophrène en Europe d'un côté la France et notamment Arnaud Mbour disent il faut réorienter l'Europe il faut que l'Europe fasse des politiques de croissance il faut que l'Europe arrête de regarder de manière trop rigide les dettes et les déficits et plutôt qu'elle se polarise sur des objectifs en terme d'emploi et de politique industrielle ça c'est un discours que la France tient et le second discours que la France tient c'est de dire oui oui il y a aucun problème on va tenir quand même nos engagements européens de liges incarné à Bercy par deux ministres qui promettaient jeudi dernier de former un tandem de choc pour leur premier déplacement conjoint arnaau Montebourg et Michel Sapin se sont pourtant rendus séparément en Allemagne avec chacun un programme de visite bien distinct jean-loué borlot quitte la politique à 63 ans il l'a annoncé hier il abandonne son mandat de député et démissionne de la présidence de l'UDI pour des raisons de santé sans lui la démarche d'unité du centre qu'il avait entreprise va-t-elle se pour pour suivre élément de réponse avec Jérome Bonard dans une atmosphère festive comme si de rien nétait la famille des centristes a rendu hommage au grand absent de la matinée Jean-Louis borlau un moment de d'émotion de recueillement pour notre président celui qu'il est encore jusqu'à hier c'est le plus beau des messages qu'on peut envoyer ce matin à Jean-Louis auquel nous pensons tous l'ancien président de l'UDI et du Parti radical laisse donc une équipe orpheline à quelques semaines du scrutin cruciale des européennes parviendra-t-elle à surmonter cette épreuve pour certains c'est une évidence l'UDI a su prouver sa capacité à maintenir le cap sans capitaine lors des municipales la force centrale de la vie politique a montré au municipal combien elle fonctionnait alors que on nous prévoyait les pires affres elle va montrer je l'espère aux européennes combien nous sommes cohérents sur nos idées alors que nous avons en face de nous des gens qui le sont pas il n'y a pas de panne de capacité à faire il y a maintenant un choix le choix décisif pour l'avenir du parti notamment dans une éventuelle candidature centriste en 2017 ou comment remplacer Jean-Louis borlau sans éviter une guerre des chefs alors certains temporisent avec pour mot d'ordre l'Union et on joue collectif sur les décisions à prendre et chacun a bien compris d'ailleurs que s'il avait un égo il est obligé de le mettre de côté pour peu de temps peut-être car la direction du parti doit se réunir demain mardi pour décider d'une date de congrès qui devrait se tenir à l'automne et notre invité ce soir Jean artui bonsoirons uduc de la Mayenne et président de l'Alliance centriste alors on a entendu et bieng parler d'une épreuve pour le centre un coup dur pour l'UDI quelle est votre réaction au départ de Jean-Louis borlau cette cette décision Jean-Louis borlau était prévisible moi je voudrais rendre un hommage très sincère à Jean-Louis qui a permis au centristes de se rassembler après 14 années de division de cission la famille centriste n'était plus audible Jean-Louis au lendemain de l'élection présidentielle de 2012 a été le catalyseur du rassemblement il a rassemblé au sein de l'UDI il est allé plus loin avec courage avec intelligence enentendant la main à François baerou et et au modem il a donc rassemblé tous les centristes malheureusement Jean-Louis a été sévèrement atteint par la maladie au mois de janvier et il était dans une situation difficile cette maladie il va en sortir mais il a besoin de toute son énergie pour se rétablir al justement VO vous venez de parler de sa personnalité qui avait permis de rassembler les centristes parce que l'unité de la maison centriste est menacé ou garanti après son départ toutes les maisons sont sont sont menacées elles sont d'autant plus solides qu'elles sont conscientes de leur fragilité et je crois que chacun a compris aujourd'hui que ces querelles ses petits calculs ses chapelles ses courants donc une guerre des chefs comme a connu l'UMP entre Jean-François Coppé et François Fignon ça ce serait ce serait mortifère et chacun en est conscient la France est en situation difficile les Français nous ont adressé un un signal d'alarme extrêmement sévère ces petits jeux sont sont obsèes il s'agit de développer une vraie gouvernance de proposer au français un proj et avant même que de se préoccuper de l'élection du successeur de Jean-Louis borlau à la tête de l'UDI je crois qu'il faut surtout que nous fassions partager une vision de la France de l'Europe de la nécessité de mettre en cohérence notre projet pour la France et notre ambition pour l'UR justement les échéances électorales européennes et sénatoriales sont importantes pour le centre quelle est la stratégie qui va être mise en place mais la stratégie c'est l'union la stratégie c'est d'exprimer des convictions et de les faire partager semble que nous avons beaucoup travaillé il me semble je suis sûr que le travail qui s'est accompli qui ne s'est pas toujours vu nous avons un projet qui est pratiquement prêt et c'est par rapport à ce projet qu'il faudra statuer lors d'un congrès et choisir celui ou celle qui apparaîtra le plus apte à maintenir cette cette cohésion ce travail d'équipe le temps viendra pour la présidente pour reprendre le flambeau quelle personnalité puisqu'il va falloir un leader incontesté car il y a beaucoup de chantier vous l'avez dit oui mais c'est c'estes ces jeux de leaders participent à cette dérive de la gouvernance publique cette théatralisation qui fait qu'entre les discours et la réalité vécue par nos concitoyens le divorce est total et que ceci alimente l'exaspération et le désenchantement par rapport à la politique donc je crois qu'il faut d'abord travailler faut passe à un vote au sein de l'UDI lors d'un congrès pour désigner nous aviserons condition que ce soit sur la base d'un projet et d'une vision le temps de la présidentielle viendra plus tard ce qui compte d'abord et avant tout c'est le fond il faut donner aux Français l'image d'une gouvernance d'un parti politique et la qualité de cette gouvernance de partis doit être le certificat le label de qualification pour assumer des responsabilités au plan national et au plan européen alors quelles vont être les relations avec le Modem est-ce que l'alternative va continuer moi je l'espère si nous rassemblons il faut rassembler tous les centristes tous ceux qui partagent les mêmes valeurs et au fond qui ont la même histoire François baerou a bien compris que pour devenir maire de poau il faut être au centre droit et c'est le rassemblement qu'il est parvenu à à susciter à peau pour qu'il l'a plébicité pour qu'il devienne le maire de cette belle ville ce sera le candidat naturel du centre pour 2017 fr bairou ce écoutez très franchement nous n sommes pas là d'abord le projet et nous verrons ensuite il y aura sans doute des primaires à droite et au centre et bien serait tout à fait légitime que l'un d'entre nous soit candidat à l'occasion de ces primaires h alors demain on sait que le D ne votera pas la confiance au gouvernement au nouveau gouvernement ça veut dire vous n'attendez même pas le discours de Manuel Vals vous ne lui laissez aucune chance à ce nouveau Premier ministre ça ça témoigne du scepticisme moi je vais vous dire très simplement que la contradiction entre les annonce du président de la République et de Manuel Vals on va réduire pardonnez-moi la dépense publique de 50 milliards je suis président de conseil général le gouvernement vient d'édicter trois décrets qui m'oblige à inscrire 500000 € de frais de personnel supplémentaire en 2014 cette cette cette donc on l'a compris trop de dépens vous vous êtes dans une position STI on a posé la question genre tu regardz notre partenaire du nouvelops.com le départ de Jean-Louis borlau fragil style le centre et bien les internautes ont répondu oui à 65 % non à 24 % sur 241 votants merci il nous appartient de faire mentir ce sondage merci beaucoup c'est la fin de cette édition merci à vous de l'avoir suivi à 22h vous retrouvez Sonia mabrook très bonne soirée et à demain c'est moi qui vous remercie