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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 11 novembre 2019 26 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Marche contre l'islamophobie, immigration, montée de l'extrême droite en Espagne... le "8h30 franceinfo" de Nathalie Loiseau

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    13 000 personnes ont marché hier à Paris contre l'islamophobie, une manifestation très critiquée à droite et dans vos rangs. On va y revenir. D'abord, cette photo avec Esther Benbassa entourée de manifestants dont une petite fille arborant une étoile jaune. Est-ce que ça vous choque ?

  • 1:04OuverteÉludée

    Esther Benbassa précise qu'elle est de confession juive et que nos contemporains stigmatisés s'identifient à ces souffrances passées. Personne ne vole sa souffrance à personne, dit-elle.

  • 1:44RelanceRéponse directe

    Ce rappel sur le relativisme de l'histoire est ahurissant. Faut-il aller plus loin que cette interrogation forte ? Des sanctions par rapport à ce relativisme ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Vous êtes beaucoup plus mesurée que Gabriel Attal, qui a eu des mots très durs contre cette manifestation et ses organisateurs.

  • 2:51FerméeRéponse directe

    Cette manifestation est insupportable car elle incarne le communautarisme islamiste.

  • 4:12OuverteRéponse directe

    Les 13 000 personnes dans la rue disent que, à cause de leur religion, des musulmans sont victimes de discrimination. C'est dans ce sens qu'ils parlent d'islamophobie.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « Ça me choque profondément parce que faire cet amalgame entre le sort des musulmans français aujourd'hui qui sont parfois victimes de préjugés, parfois victimes de paroles, de comportements condamnables et ce qui s'est passé dans la France de Vichy sous l'influence du régime nazi contre les juifs, c'est scandaleux. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Et j'en veux à Madame Benbassa qui n'est jamais en retard pour donner une leçon de morale à l'un ou à l'autre, de s'être prêtée à cette manigance qui est absolument scandaleuse, c'est nier l'histoire, c'est nier les souffrances. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Donc elle s'enfonce, elle s'enfonce dans un espèce de relativisme scandaleux. Est-ce qu'on est dans un état nazi aujourd'hui ? Est-ce que la France d'aujourd'hui c'est la France de Vichy ? »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « Moi, c'est un terme que je n'aime pas, parce que ce que j'aime dans mon pays, c'est de pouvoir critiquer un homme ou une femme politique, mais pouvoir aussi critiquer une religion. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « La laïcité en France, elle s'est construite contre la religion catholique et les excès que certains, au nom de la religion catholique, commettaient dans l'espace public. Eh bien, c'était salutaire. La loi de 1905 était salutaire. »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « Alors, certains le font dans ce sens, et je veux aussi qu'on ramène les choses à leur juste proportion. Ça n'est pas en France parce que vous êtes musulman que vous êtes discriminé. Ça n'est pas vrai. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Mais qu'en revanche, il y ait un discours politique, en particulier d'extrême droite, mais parfois aussi dans la droite traditionnelle aujourd'hui, qui soit un discours irresponsable, c'est une réalité. »
  • 5:21Invité politiqueFait
    « Je ne partage pas cette opinion personnelle. Non pas que je trouve que le voile soit souhaitable, je pense que le voile est un recul et une régression pour les femmes partout dans le monde, et notamment en France. »
  • 5:32Invité politiqueFait
    « Donc, pour vous non plus, le voile n'est pas souhaitable dans la société française ? »
  • 5:40Invité politiqueFait
    « Moi, je suis féministe. La liberté, le libre arbitre des femmes, c'est ça qui m'intéresse. »
  • 7:06Invité politiqueFait
    « Alors, je crois qu'au contraire, le président de la République, la majorité, ont raison de traiter de la question des migrations. Trop longtemps, on a mis la question migratoire sous le tapis. »
  • 7:15Invité politiqueFait
    « Ne me dites pas qu'elle n'est pas importante aujourd'hui. Ne me dites pas qu'on peut être satisfait de voir des gens continuent à mourir en Méditerranée, de voir des trafiquants d'êtres humains faire du profit sur notre territoire. »
  • 9:46Invité politiqueFait
    « Alors d'abord, je vous rappellerai que quand ma famille politique, des progressistes, mettait en garde contre la montée des nationalistes, qu'est-ce qu'on n'a pas entendu ? On nous a dit, vous dramatisez, ça vous arrange bien. »
  • 10:13Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qui se passe en Espagne ? Qu'est-ce qui se passe ailleurs aussi ? D'abord, j'aurais envie de dire à Emmanuel Macron, avant de changer la Constitution en France et avant de mettre une plus grande part de proportionnel, à sa place, j'hésiterais. »
  • 15:12PrésentateurFait
    « Il dit que l'OTAN est en état de mort cérébrale, il va plus loin que de dire qu'il y a des problèmes. »
  • 15:15Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce que ça veut dire mort cérébrale ? C'est que c'est une organisation qui a des troupes, qui sur le plan opérationnel fonctionne, mais en termes de stratégie politique, d'objectif politique, qu'est-ce qu'on vit depuis deux ans ? »

Temps de parole

  • Nathalie Loiseau62 %
  • Présentateur14 %
  • Intervenant12 %
  • Invité8 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Bonjour Nathalie Loiseau. 13 000 personnes ont marché hier à Paris contre l'islamophobie, une manifestation qui a été très critiquée à droite et même jusque dans vos rangs. On va y revenir dans un instant. D'abord il y a eu cette photo qui a cristallisé les oppositions avec la sénatrice écologiste Esther Benbassa entourée de manifestants dont une petite fille, tous arborent une étoile jaune. Est-ce que ça vous choque ?

0:30
Nathalie Loiseau

Ça me choque profondément parce que faire cet amalgame entre le sort des musulmans français aujourd'hui qui sont parfois victimes de préjugés, parfois victimes de paroles, de comportements condamnables et ce qui s'est passé dans la France de Vichy sous l'influence du régime nazi contre les juifs, c'est scandaleux. Et j'en veux à Madame Benbassa qui n'est jamais en retard pour donner une leçon de morale à l'un ou à l'autre, de s'être prêtée à cette manigance qui est absolument scandaleuse, c'est nier l'histoire, c'est nier les souffrances.

1:04
Présentateur

Alors elle a elle-même réagi à Esther Benbassa qui précise qu'elle est elle-même de confession juive, que nos contemporains stigmatisés s'identifient à ces souffrances passées est tout à fait compréhensible. Personne ne vole ici sa souffrance à personne, c'est ce que dit Esther Benbassa.

1:16
Nathalie Loiseau

Donc elle s'enfonce, elle s'enfonce dans un espèce de relativisme scandaleux. Est-ce qu'on est dans un état nazi aujourd'hui ? Est-ce que la France d'aujourd'hui c'est la France de Vichy ? Est-ce qu'il y a des jeunes ou moins jeunes musulmans qui sont mis dans des cars, dans des bus pour être déportés ? Mais enfin quand même les mots ont un sens, les symboles ont un sens, Madame Benbassa a perdu la tête.

1:36
Intervenant

Ce rappel que vous faites effectivement sur ce relativisme de l'histoire qui paraît effectivement ahurissant, mais est-ce qu'il faut aller plus loin que cette interrogation forte que vous posez ? Est-ce qu'il faut des sanctions par rapport à ce relativisme ?

1:53
Nathalie Loiseau

Écoutez, les sanctions, la division, la détestation, vous ne trouvez pas qu'il y en a assez dans ce pays aujourd'hui ? Moi la manifestation d'hier, elle me laisse une impression de mitiger. Dans les 13 000 personnes qui sont descendues dans la rue, il y a beaucoup de gens qui sont sincères, qui sont des français, musulmans de religion ou de culture ou d'environnement familial, qui ont un sentiment parfois justifié d'être montrés du doigt aujourd'hui pour ceux qu'ils sont, et ce à quoi ils croient. Et ce sentiment sincère, je le respecte. Et je pense que dans un pays comme le nôtre, il y a eu des dérives, il y a eu des propos extrêmement malheureux à l'encontre de nos compatriotes musulmans.

2:34
Présentateur

Vous êtes donc beaucoup plus mesuré que votre ancien collègue du gouvernement, Gabriel Attal, secrétaire d'Etat, la jeunesse et l'éducation. Lui, il a eu des mots très durs à l'encontre de cette manifestation des participants et des organisateurs. Écoutez-le, c'était ce week-end sur CNews et Europe 1.

2:51
Invité

Elle est insupportable parce que vous avez dans cette manifestation, et pas uniquement dans ceux qui vont être dans la rue, dans ceux qui ont signé l'appel à manifester, vous avez des gens qui incarnent aujourd'hui ce qu'est le communautarisme islamiste. Elle est insupportable, cette manifestation ?

3:04
Nathalie Loiseau

Mais là où il a raison, c'est que, si je devais paraphraser des proches, on peut manifester sur tout, mais pas avec n'importe qui. Et pas avec des islamistes politiques revendiqués, des tenants d'un communautarisme rétrograde et obscurantiste revendiqués. Et avec ce slogan, contre l'islamophobie ? Et l'islamophobie, qu'est-ce que ça veut dire ? Moi, c'est un terme que je n'aime pas, parce que ce que j'aime dans mon pays, c'est de pouvoir critiquer un homme ou une femme politique, mais pouvoir aussi critiquer une religion. La laïcité en France, elle s'est construite contre la religion catholique et les excès que certains, au nom de la religion catholique, commettaient dans l'espace public.

Eh bien, c'était salutaire. La loi de 1905 était salutaire. La laïcité française est salutaire. J'ai le plus grand respect pour les religions qui sont représentées sur notre territoire, mais pas forcément pour l'usage politique qui en est fait, ou pour la lecture radicale qui en est faite. Donc, pouvoir critiquer l'islam comme n'importe quelle autre religion, c'est un trésor français, il faut le garder.

4:12
Présentateur

Mais ce que disaient hier les 13 000 personnes qui étaient dans les rues de Paris, c'est qu'à cause de leur religion, l'islam, ces personnes sont victimes de discrimination. Et c'est dans ce sens qu'ils parlent d'islamophobie.

4:22
Nathalie Loiseau

Alors, certains le font dans ce sens, et je veux aussi qu'on ramène les choses à leur juste proportion. Ça n'est pas en France parce que vous êtes musulman que vous êtes discriminé. Ça n'est pas vrai. C'est en tout cas le ressenti de ces personnes. Mais qu'en revanche, il y ait un discours politique, en particulier d'extrême droite, mais parfois aussi dans la droite traditionnelle aujourd'hui, qui soit un discours irresponsable, c'est une réalité. Mais il n'y a pas eu...

4:47
Intervenant

Attendez, attendez, Nathalie Loiseau, vous critiquez l'extrême droite, vous critiquez la droite, mais est-ce qu'il n'y a pas eu aussi une confusion au sein de la majorité ? On se rappelle des propos du ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, allant contre, finalement, la loi et les propres directives du ministère de l'Éducation nationale qui est estimé que le voile n'était pas souhaitable pour les mères accompagnatrices. Et puis, il y a un climat. Est-ce que, par exemple, l'interview du chef de l'État dans Valeurs Actuelles, ça ne vous a pas gêné ?

5:15
Nathalie Loiseau

Alors, revenons à Jean-Michel Blanquer. Il a donné une opinion personnelle. Je ne partage pas cette opinion personnelle. Non pas que je trouve que le voile soit souhaitable, je pense que le voile est un recul et une régression pour les femmes partout dans le monde, et notamment en France.

5:29
Présentateur

Donc, pour vous non plus, le voile n'est pas souhaitable dans la société française ?

5:32
Nathalie Loiseau

Mais ça ne me regarde pas, ce que les femmes mettent sur leur tête. Ça ne me regarde pas et je dirais même que ça ne m'intéresse pas, puisque la loi leur permet de le faire. Moi, je suis féministe. La liberté, le libre arbitre des femmes, c'est ça qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir si une femme peut sortir dans la rue aujourd'hui, dans certains quartiers, en n'étant pas voilée, sans être harcelée. Ça, c'est une vraie question et c'est la question qui doit concerner les hommes et les femmes politiques, ceux qui sont en responsabilité.

5:59
Présentateur

Et l'inverse n'est pas vrai aussi ? Une femme voilée ne peut pas être harcelée dans la rue parce qu'elle est voilée ?

6:05
Nathalie Loiseau

Et une femme voilée doit pouvoir mener sa vie comme elle souhaite la mener. Là où je me méfie, c'est quand le voile devient un outil politique, de communautarisme, de repli. Quand le voile ou la chemise floue et les pantalons courts des hommes, parce qu'on parle toujours du vestiaire féminin, mais on sait très bien qu'une forme de radicalité islamiste s'exprime aussi chez les hommes. Quand elle s'exprime contre la capacité à vivre ensemble dans la société française, cela doit être combattu. Mais il y a eu des excès, il y a eu des dérapages. Moi, je me souviens de Mme Morano nous disant il y a quelques semaines qu'il fallait interdire le voile partout dans l'espace public.

Mais c'est de la folie furieuse. C'est un déni de liberté.

6:48
Intervenant

Et encore une fois, il n'y a pas eu, de la part de l'exécutif, une instrumentalisation, par exemple, des questions d'immigration qui ont pu effectivement gêner une partie de la communauté musulmane qui s'est sentie visée.

7:03
Nathalie Loiseau

Alors, je crois qu'au contraire, le président de la République, la majorité, ont raison de traiter de la question des migrations. Trop longtemps, on a mis la question migratoire sous le tapis. Ne me dites pas qu'elle n'est pas importante aujourd'hui. Ne me dites pas qu'on peut être satisfait de voir des gens continuent à mourir en Méditerranée, de voir des trafiquants d'êtres humains faire du profit sur notre territoire, avec des femmes qui sont réduites à la prostitution, avec de la criminalité, avec des réseaux qui exploitent la misère humaine, avec ce qu'on a vu, porte de la chapelle, avec ce qu'on voit ailleurs.

On ne va pas dire que l'exécutif doit se voiler la face et se croiser les bras. Heureusement que la majorité s'empare du sujet des migrations, qu'elle ne le laisse pas avec ses outrances à l'extrême droite, qu'elle le traite avec humanité et un souci de solution. Et la première des urgences, pour moi, c'est de mieux travailler à l'intégration. Ceux qui sont sur notre sol, on ne va pas continuer à se demander comment ils sont arrivés, il faut arriver à les intégrer.

8:09
Présentateur

Nathalie Loiseau, ancienne ministre des Affaires européennes, eurodéputée En Marche, vous restez avec nous, on va parler des élections en Espagne dans quelques instants. Juste après l'info, à 8h41, Léo Téchère.

8:18
Invité

La percée historique de l'extrême droite en Espagne, Vox devient le troisième parti du pays. 16% des voix hier législatives, élections remportées par le premier ministre socialiste sortant, mais toujours sans majorité. L'imam de Bordeaux parle de dérapage après la marche contre l'islamophobie hier à Paris. Des manifestants portant une étoile jaune sur France Info, Tarek Oubrou déplore donc une méconnaissance de l'histoire des Juifs de France. Les cérémonies du 11 novembre, aujourd'hui, la flamme du soldat inconnu ravivé sous l'arc de triomphe. Emmanuel Macron inaugurera ensuite un monument pour les soldats morts en opération extérieure. La gauche d'Amérique du Sud dénonce un coup d'État.

Le président de la Bolivie a démissionné hier trois semaines de contestation et Evo Morales quitte le pouvoir. Il dit faire l'objet d'un mandat d'arrêt. Et puis Marseille remporte l'Olympico, victoire 2 buts à 1 hier soir contre Lyon, doublé de Dimitri Payet, l'OM 2e de Ligue 1 ce matin.

9:15
Présentateur

France Info. Et tout est plus clair. Nathalie Loiseau, ancienne ministre des Affaires européennes, eurodéputée En Marche, Renew, c'est le nom de votre mouvement au Parlement européen. L'Espagne votait ce week-end pour la quatrième fois en 4 ans. Le but était de dégager une majorité claire. Et c'est tout l'inverse qui s'est produit. Avec un Parlement morcelé, l'extrême droite qui fait une percée. On a l'impression que partout en Europe, c'est une vague nationaliste qui continue de déferler. Est-ce que ce n'est pas l'échec des progressistes de votre famille politique ?

9:46
Nathalie Loiseau

Alors d'abord, je vous rappellerai que quand ma famille politique, des progressistes, mettait en garde contre la montée des nationalistes, qu'est-ce qu'on n'a pas entendu ? On nous a dit, vous dramatisez, ça vous arrange bien, vous décrivez quelque chose qui n'existe pas, tout ça pour montrer que vous êtes l'alternative. Eh bien, c'est ça qu'on voit, effectivement, partout en Europe, cette montée de l'extrême droite extrêmement préoccupante. Alors, qu'est-ce qui se passe en Espagne ? Qu'est-ce qui se passe ailleurs aussi ?

D'abord, j'aurais envie de dire à Emmanuel Macron, avant de changer la Constitution en France et avant de mettre une plus grande part de proportionnel, à sa place, j'hésiterais. Parce qu'en France, nous avons la chance d'avoir une majorité stable, solide, qui permet à un gouvernement d'agir, et c'est quand vous agissez que vous pouvez avoir des résultats et revenir devant les électeurs et être comptable de vos résultats. Il ne faut pas toucher à la proportionnelle.

10:39
Intervenant

Pas de révision constitutionnelle.

10:39
Nathalie Loiseau

En tout cas, en ce qui me concerne et sur l'aspect de la proportionnelle, je dirais que mon expérience européenne me rend plus que tiède sur l'introduction d'une part importante de proportionnelle. Parce que qu'est-ce qui se passe pour Pedro Sanchez en Espagne ? C'est un bon chef du gouvernement espagnol, d'ailleurs très pro-européen, mais ça fait des mois qu'il n'arrive pas à avancer, parce qu'il n'arrive pas à avoir une majorité qui lui permet de passer des décisions en Espagne. Donc, en dehors de sortir Franco du monument qui lui était réservé en Espagne, il n'a pas pu faire grand-chose, Pedro Sanchez. Et ça devient un cercle vicieux.

C'est-à-dire que l'extrême droite a beau jeu de dire « Ah, regardez, il n'a rien fait » dans un moment où il n'a pas de majorité. Je pense qu'il faut qu'on soit très attentif à ça, mais très attentif à cette poussée populiste, mais aussi à ce recul. Regardez ce qui s'est passé en Italie. Matteo Salvini s'est cru le plus fort. Il y a eu une espèce d'hubris du chef de la Ligue. Il a déclenché lui-même un phénomène en disant « Je sors du gouvernement et comme ça, il y aura des élections ». Les Italiens, qui sont un peuple profondément politique, avec une culture politique très forte, se sont réveillés en se disant « Ah non, merci, on va faire autrement ».

11:48
Intervenant

Je reviens sur vos réserves, à l'égard de l'expérience espagnole, notamment sur la proportionnelle. Vous l'avez évoqué avec le chef de l'État ?

11:56
Nathalie Loiseau

Écoutez, il y a très longtemps maintenant, je ne suis pas ni président de la République, ni au gouvernement. Il y a très longtemps, c'est quand vous étiez au gouvernement. Bien sûr. Je dis simplement...

12:04
Intervenant

La stratégie d'Emmanuel Macron, d'un face-à-face avec le Rassemblement national, d'installer en quelque sorte le match d'ores et déjà avec Marine Le Pen, ça ne suscite pas également chez vous des réserves ?

12:16
Nathalie Loiseau

Vous êtes quand même têtue. Je suis en train de vous dire que ce n'est pas une stratégie. Il n'installe pas un face-à-face, c'est une réalité. Moi, qu'est-ce que j'ai vécu pendant la campagne des Européennes, qui était au même niveau que la République en marche ? C'était le Rassemblement national. Je n'ai pas choisi de les avoir comme principales adversaires. Mais où est-ce qu'ils étaient, les Républicains ? À 8%. Où est-ce qu'elle était, la gauche traditionnelle ? À 6%. Ce n'est pas la faute de la République en marche, c'est la réalité.

Et cette réalité, soit on se met la tête dans le sable, on dit on n'a rien vu, on fait comme si tout était comme avant et comme si nos principaux interlocuteurs étaient la gauche traditionnelle et la droite traditionnelle. On passe à côté du sujet, on passe à côté de la réalité, du combat. Ce que fait Emmanuel Macron, ce qu'on a fait pendant la campagne des Européennes, c'est affronter cette réalité, c'est la combattre, avec courage, avec le succès que l'on peut, mais sans détourner le regard.

13:08
Intervenant

Une dernière question pour reprendre, effectivement, prolonger la question de Laurent Sénéchal, c'est votre échec aussi l'Espagne. Ciudadanos qui était votre allié, ce parti centriste, se trouve presque marginalisé avec seulement 10% des voix. Donc effectivement, le progressisme en dehors de la France, le message a du mal à passer.

13:26
Nathalie Loiseau

Alors Ciudadanos, longtemps on a dit, c'est en marche espagnole. Et j'ai toujours dit, ça n'est pas vrai. Ça n'est pas vrai parce que Ciudadanos a fait des choix d'alliances, notamment au niveau régional, notamment en Andalousie, avec la droite, et une alliance qu'on peut qualifier de passive avec l'extrême droite de Vox. C'est un sujet dont on a longtemps débattu avec Ciudadanos, sur lequel on leur a dit qu'à chaque fois nous n'étions pas d'accord, que c'était une stratégie que nous n'aurions jamais épousée nous-mêmes. Et on voit aujourd'hui que cette stratégie est perdante. J'espère qu'on va retrouver avec Ciudadanos une conversation plus apaisée.

14:00
Présentateur

Alors toujours est-il que vous parlez d'apaisement, justement, pour pouvoir mettre en place des politiques, il faut des alliés. Le principal allié de la France au sein de l'Union Européenne, c'est l'Allemagne. Et l'Allemagne a été quelque peu froissée par les termes d'Emmanuel Macron dans une interview à l'hebdomadaire anglais The Economist. Il y a fustigé l'OTAN. Écoutez la réaction de la chancelière allemande, Angela Merkel.

14:22
Locuteur 2

A propos de l'interview, le président français a utilisé des termes radicaux. Ce n'est pas mon point de vue sur la coopération au sein de l'OTAN. Je ne pense pas qu'un tel jugement intempestif soit nécessaire, même si nous avons des problèmes et que nous devons nous ressaisir.

14:40
Présentateur

Elle est en colère, Angela Merkel. Elle parle quand même de jugement intempestif. Alors le ton n'est pas vraiment celui de la colère,

14:47
Nathalie Loiseau

il est celui de la résignation. Parce qu'elle est diplomate, on la connaît, Angela Merkel. Il est celui de la résignation. Et c'est ça contre quoi se bat Emmanuel Macron. Parce que ce qu'elle dit en même temps, Mme Merkel, elle dit, oui c'est vrai, il y a des problèmes, oui c'est vrai, on ne s'en sort pas. Ce que j'ai entendu dans les réactions à l'interview d'Emmanuel Macron, tout le monde dit, c'est vrai, son diagnostic est juste. Et puis vous avez un certain nombre de gens qui disent, mais il ne faut pas trop le dire, il ne faut pas dire qu'il y a des problèmes.

15:12
Présentateur

Il dit que l'OTAN est en état de mort cérébrale, il va plus loin que de dire qu'il y a des problèmes.

15:15
Nathalie Loiseau

Qu'est-ce que ça veut dire mort cérébrale ? C'est que c'est une organisation qui a des troupes, qui sur le plan opérationnel fonctionne, mais en termes de stratégie politique, d'objectif politique, qu'est-ce qu'on vit depuis deux ans ? On vit avec un partenaire américain qui n'exerce plus son leadership dans le monde, sciemment, volontairement. On a Donald Trump qui nous a dit que l'OTAN était obsolète, qui ne parle de l'OTAN qu'en termes de partage du fardeau. Donc la sécurité de l'Europe, vue de Washington, c'est un fardeau. Il faut être capable de l'entendre.

Et puis on a aujourd'hui la Turquie, membre de l'OTAN, qui lance une offensive dans le nord de la Syrie, qui fragilise notre sécurité. Et on voudrait qu'on dise, tout va très bien madame la marquise. Non, tout ne va pas très bien.

16:00
Intervenant

Mais Nathalie Loiseau, je vous ai souvent entendu dire que le couple franco-allemand, c'était le moteur essentiel de l'Europe. Vous nous dites ce matin, on a une chancelière résignée. Et puis de l'autre côté, on a un président de la République française qui se prend pour le ministre des Affaires étrangères de l'Europe. Est-ce que ce couple franco-allemand, il existe encore ?

16:19
Nathalie Loiseau

D'abord, on va revenir à l'Allemagne, deux secondes. Vous avez cité madame Merkel. Moi, je vais vous citer le président allemand, monsieur Steinmeier.

16:27
Intervenant

SPD.

16:28
Nathalie Loiseau

Samedi soir.

16:28
Présentateur

Donc social-démocrate, je traduis.

16:30
Nathalie Loiseau

Donc faisant partie de la coalition au pouvoir, au gouvernement en Allemagne. qui parle de l'Alliance Atlantique en disant qu'il exigeait du respect mutuel et la fin des égoïsmes nationaux. Ce n'est pas particulièrement de la parole diplomatique en poulet non plus. Ça veut dire qu'il y a un sujet. Ça veut dire qu'il y a un problème. Tout le monde le sait. Qu'est-ce qui se passe avec l'Allemagne ? C'est que l'Allemagne a mis sa défense exclusivement sous le parapluie de l'OTAN depuis des décennies.

Mais madame Merkel, qui est une femme intelligente, engagée et européenne, derrière les réticences qu'elle manifeste, parce qu'elle est à la tête d'une coalition qui tire à eux et à dire et qui ne va pas bien. Je vous rappelle que toutes les élections locales en Allemagne se passent mal pour la coalition. Qu'est-ce qu'elle fait derrière madame Merkel ? Elle renforce avec nous la défense européenne. Jour après jour, les choses progressent. Sur l'avion de combat commun, sur le char de combat commun, sur l'initiative européenne d'intervention. Elle est au rendez-vous parce qu'elle le sait. Il n'y a pas d'autre choix aujourd'hui que de renforcer notre défense européenne.

Elle en est convaincue et elle agit. C'est tout ce que je demande.

17:36
Présentateur

Nathalie Loiseau, la France n'a toujours pas de commissaire à la Commission européenne. On va y revenir dans un tout petit instant, juste après l'info, à 8h50. Léo Techer.

17:45
Invité

Ils sont morts pour la France en opération extérieure. 549 soldats qui n'avaient pas de mémorial. Ce sera désormais le cas. Cérémonie du 11 novembre aujourd'hui. Et inauguration donc à Paris d'un monument par Emmanuel Macron. Des drapeaux bleu-blanc-rouge, une marseillaise et une étoile jaune à la marche contre l'islamophobie hier à Paris. Étoile jaune qui fait réagir sur les réseaux sociaux. À vomir s'indigne l'ancien président de la LICRA, Alain Jakubowicz. Quatrième législative en quatre ans en Espagne. Et le Parlement en ressort encore plus fragmenté. Les socialistes en tête, mais sans majorité pour le premier ministre sortant. La droite ne pourra pas non plus gouverner seule.

L'extrême droite, elle, devient la troisième force politique du pays. Evo Morales dénonce un mandat d'arrêt illégal. La police ne confirme pas, mais les militaires seraient aux trousses du désormais ex-président bolivien qui a démissionné hier soir. Et puis l'Olympique de Marseille, vainqueur de l'Olympico. Deux buts à 1 contre l'Olympique lyonnais hier soir. L'Olympique de Marseille, deuxième de Ligue 1 ce matin grâce au doublé de Dimitri Payet. France Info.

18:53
Présentateur

Et tout est plus clair. Nathalie Loiseau, ancienne ministre des Affaires européennes et actuelle eurodéputée En Marche au Parlement européen. Il est invité de France Info ce matin. La France n'a donc toujours pas de commissaire au sein de la Commission européenne. C'est une situation assez cocasse, inédite. Sylvie Goulard, votre ancienne collègue au sein du gouvernement, a d'abord été proposée. Elle n'a manifestement pas convaincu vos collègues de sa probité. C'est Thierry Breton qui est finalement proposé. Thierry Breton dont la candidature fait également l'objet d'une polémique. Écoutez ce qu'en pense le député européen France Insoumise, Manuel Bompard.

19:30
Locuteur 4

Non, je crois que le président de la République fait à nouveau un choix complètement incohérent, inconsistant et qui va nous mettre encore, nous les Français, dans une difficulté. On s'est déjà ridiculisé la dernière fois. Entendez-moi bien, moi j'ai des désaccords avec le président de la République, mais j'aurais préféré un commissaire, même s'il n'était pas en accord politique avec moi, qui au moins était irréprochable et incontestable. Parce que je pense que ça aurait été une bonne chose pour la France.

19:49
Présentateur

Thierry Breton n'est pas irréprochable, il n'est pas incontestable. Lui qui dirige, je le précise, qui dirigeait jusqu'à ces derniers jours une grande entreprise de télécommunications, Atos.

19:58
Nathalie Loiseau

Thierry Breton a renoncé à tous ses mandats. Il a vendu toutes ses actions et il a indiqué très clairement que dans ses fonctions de commissaire, s'il avait affaire à quelque chose qui avait à voir avec l'entreprise qu'il avait dirigée précédemment, il se déporterait. Thierry Breton a une longue expérience de chef d'entreprise et aussi de membre du gouvernement en France. C'est quelqu'un qui a une carrure professionnelle dont l'Europe a besoin. C'est quelqu'un qui, sur le plan des conflits d'intérêts, a cette expérience de savoir se déporter, de savoir mettre des pare-feux, c'est la bonne personne, au bon endroit, au bon moment.

20:34
Intervenant

Pour reprendre effectivement ce que dit Manuel Bompard, pour les députés, les eurodéputés français, s'ils votent contre Thierry Breton, ils voteront contre la France ?

20:44
Nathalie Loiseau

Ah bien sûr, mais ça c'est leur choix, c'est leur responsabilité, c'est leur liberté. Mais pardonnez-moi de vous dire que vous mettez en avant Manuel Bompard, pour qui j'ai d'ailleurs beaucoup de sympathie, mais enfin la France insoumise au Parlement européen, c'est une tête d'épingle. C'est pas ça qui va faire élire ou pas élire Thierry Breton.

21:02
Intervenant

On aurait pu en mettre d'autres. Damien Carême, eurodéputé, qui était là hier sur France Info, a d'ores et déjà expliqué qu'il votait non. Pour reprendre, pour revenir...

21:09
Nathalie Loiseau

Oui, dans un groupe, le groupe des Verts, dont le patron, Philippe Lambert, a d'ores et déjà expliqué que sur le plan de la probité, il n'avait aucun doute.

21:16
Présentateur

Enfin on nous disait également que le nom de Sylvie Goulard allait être approuvé, que ça allait passer comme une lettre à la poste. Ça n'a pas été le cas.

21:23
Nathalie Loiseau

Pas moi. Ça n'était pas le bon choix, Sylvie Goulard. Le Parlement européen est passé à côté de quelqu'un de très compétent, Sylvie Goulard. Elle n'a pas réussi à convaincre, dont acte. Thierry Breton est candidat. Il va se présenter demain devant la commission qui va juger de l'absence de conflit d'intérêts. Je n'ai aucune espèce d'inquiétude là-dessus. Le 14 devant les commissions qui seront ses interlocuteurs pendant 5 ans. Et je suis convaincu qu'il sera convaincre.

21:52
Intervenant

Le Parlement européen est peut-être passé à côté effectivement d'une personne compétente comme Sylvie Goulard. Mais surtout, est-ce qu'il n'a pas manifesté par son rejet de Sylvie Goulard que maintenant il n'était plus aux ordres ? Est-ce que ces nouveaux députés européens n'ont pas affirmé leur autonomie par rapport au chef d'État et par rapport à la commission ?

22:12
Nathalie Loiseau

Je vous rappelle qu'il y a deux candidats commissaires qui n'ont même pas passé la première étape de la commission des affaires juridiques. Le commissaire hongrois et la commissaire roumaine. Et lorsque vous indiquez que la France n'a pas encore de commissaire, il y a deux autres pays qui n'ont pas encore de commissaire.

22:28
Présentateur

Mais pour la France, c'est inédit.

22:29
Nathalie Loiseau

Oui, le Parlement aujourd'hui utilise davantage le pouvoir qui est dans ses mains. Et c'est une bonne chose. Alors ce à quoi je voudrais l'encourager, c'est de l'utiliser contre mais de l'utiliser pour aussi. Ce que les électeurs nous ont demandé quand nous avons fait campagne pour les européennes, ce n'est pas de la rivalité entre les institutions européennes elles-mêmes. Ils sont contrefiches, ils n'y comprennent rien et ils ont raison. Ça n'a aucun intérêt. Ce qu'ils nous ont demandé, c'est des résultats.

C'est de faire avancer l'Europe plus vite, de manière plus efficace, pour répondre mieux à des défis qui se posent à nous, que ce soit la transition écologique, que ce soit la défense de notre continent, que ce soit le numérique. Ça n'est pas dans des petites querelles institutionnelles qu'on traduira la volonté des électeurs européens.

23:16
Intervenant

Alors l'Europe, c'est peut-être bientôt sans les Anglais. En tout cas, ça sera éventuellement le 31 janvier. Et justement, on ne sait pas, est-ce que pour vous, Nathalie Loiseau, les élections législatives britanniques qui vont se tenir le 12 décembre prochain, est-ce que pour vous, vous avez encore un espoir que les Britanniques disent non au Brexit ce jour-là ?

23:36
Nathalie Loiseau

D'abord, ces élections, elles étaient nécessaires. C'était une bonne raison pour accorder un report, puisqu'on voyait un Parlement devant lequel le Premier ministre Johnson n'avait pas de majorité et qui nous disait en permanence contre quoi il était, mais jamais en faveur de quoi il était. C'est un petit peu comparable au Parlement européen. C'est très important de représenter la voix des citoyens, mais pour construire quelque chose, pas simplement pour bloquer quelque chose. On verra le résultat des élections législatives. Si vous me demandez vers qui pencherait mon choix, je voudrais évidemment ceux qui veulent rester dans l'Union européenne, parce que le Brexit est une absurdité.

Le Brexit va affaiblir considérablement les Britanniques, mais il va aussi porter tort à l'Union européenne. Donc je soutiens sans aucune réticence mes camarades libéraux-démocrates qui sont les seuls à faire campagne pour le Remain.

24:26
Intervenant

Et quand Jeremy Corbyn, le patron des travaillistes, dit si je gagne ces élections, je renégocie un traité, je refais un référendum derrière, il a raison ? Il a tort ?

24:35
Nathalie Loiseau

Le problème du parti travailliste, c'est qu'il n'est pas clair depuis le début. On n'arrive pas à faire dire à Jeremy Corbyn s'il est pour le Remain ou s'il est pour le Leave, donc s'il est pour rester ou quitter l'Union européenne. Il était lui-même manifestement pour un départ de l'Union européenne. Il est pour un programme politique qui est quand même assez corsé, assez proche de M. Morales, qui vient de perdre le pouvoir en Bolivie. On peut comprendre que ça ne séduise pas forcément beaucoup d'électeurs au Royaume-Uni. La question, c'est d'y voir clair, c'est d'avoir demain un Parlement britannique qui peut prendre une décision.

Bien sûr que mon souhait serait que le Royaume-Uni reste dans l'Union européenne, mais si les Britanniques choisissent de quitter l'Union européenne, que la décision se prenne vite. Il y a un accord qui permet de faire de cette séparation quelque chose de pas trop douloureux. Et puis après, on a des années à négocier le futur d'une relation avec un pays extrêmement important pour nous. Et il n'y aura pas de dérive des continents. Si les Britanniques ne sont plus dans l'Union européenne, ils seront toujours en Europe.

25:37
Présentateur

Je rappelle que la date du Brexit, pour l'instant, c'est le 31 janvier. Ça a été déjà repoussé trois fois. Merci à vous, Nathalie Loiseau, ancienne ministre des Affaires européennes et eurodéputée, en marche d'être venue sur le plateau de France Info ce matin. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info. Paris, la bataille, le feuilleton des municipales.

25:55
Locuteur 4

Un nouvel épisode tous les vendredis. Un podcast à écouter sur franceinfo.fr, disponible aussi sur l'application Radio France.