Face à Face : Bruno Retailleau - 19/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Bruno Retailleau Bonjour Apolline de Malherbe Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes, vous, toujours président du groupe Les Républicains au Sénat puisque le Sénat n'a pas été dissous et au fond, lorsque l'on regarde depuis l'annonce de dissolution les premières tendances, et notamment ce que disent les sondages c'est qu'il y a trois blocs, et en réalité sans doute deux blocs qui émergent l'un du côté du RN, l'autre du côté de LFIPS et du Front Nouveau Front Populaire et lorsque l'on regarde vos électeurs alors on ne sait plus très bien où ils sont si une partie est partie avec Éric Ciotti si l'autre est resté autour de vous et d'un refus d'une alliance avec le RN mais ce sont peut-être vos électeurs qui ont la clé sur la question d'une majorité pour constituer précisément une majorité On va y venir, mais d'abord justement pour savoir de quoi on parle C'est qui les Républicains aujourd'hui ?
Les Républicains c'est nous Les choses sont très très claires puisque les candidats d'Éric Ciotti en préfecture qui se sont déclarés n'ont pas utilisé ni le mot LR ils ne se sont pas rattachés à LR et ils ne sont pas rattachés non plus pour le financement à notre association de financement mais aux amis d'Éric Ciotti au micro-parti d'Éric Ciotti Donc par eux-mêmes, vous voyez ils n'ont pas revendiqué l'étiquette LR tout simplement parce qu'ils savent que la position juridique est fragile
Elle est fragile, mais elle est compliquée parce que si on en croit juridiquement Éric Ciotti est toujours, au moment où on se parle officiellement, le président du Parti des Républicains
Provisoirement, bien sûr mais heureusement, on est en démocratie et dans une démocratie, une association vous savez qu'un mouvement politique ressorti des statuts associatifs et bien un homme seul ne peut pas entraîner des milliers, des milliers, des dizaines de milliers d'adhérents, de militants là où on ne l'a pas autorisé à le faire de façon contradictoire avec la ligne qu'on a toujours affichée on n'est pas la Corée du Nord on n'est pas une dictature le principe démocratique régit à LR nos statuts, c'est notre règle
mais vous avez sans doute vu hier Éric Ciotti s'est exprimé dans une vidéo sur les réseaux sociaux et vous avez sans doute distingué que derrière lui il y avait aussi le logo des Républicains lui-même se présente et continue à se présenter comme le président des Républicains
mais c'est paradoxal je vous le disais puisqu'en même temps ces candidats n'ont pas osé afficher la couleur et se revendiquer de LR parce qu'ils savent que très vite en quelques jours la justice réglera et clarifiera les choses nous nous y attachons point final et j'observe du reste que le ministère de l'Intérieur qui fait ce qu'on appelle un nuançage vous savez que dans chaque préfecture les gens s'inscrivent les candidats s'inscrivent ils se déclarent ils se rattachent comme je le disais et ensuite il y a un nuançage où est-ce qu'ils sont rattachés
dans quelle couleur
le ministère de l'Intérieur a décidé pour son nuançage de rattacher les candidats de M. Ciotti à la catégorie UXD c'est-à-dire Union de l'extrême droite Union de l'extrême droite
c'est sous cette appellation-là que le ministère de l'Intérieur
parle de la coalition
RN et amine M. Ciotti comme vous dites
par ailleurs sur le plan politique j'obscère que Eric Ciotti a été lui-même dissous dans le bloc du Rassemblement National vous ne vous alliez pas
pardon mais j'avais l'image alors attendez donc il a été lui-même dissous il faut que vous m'expliquiez ça
je vous l'explique on ne s'allie pas avec le Rassemblement National on se soumet ça n'est pas une alliance qui a été faite entre égaux entre le RN de M. Bardella de Mme Le Pen et puis le micro-parti de M. Ciotti
il a renoncé ce que vous voulez dire c'est qu'il a renoncé à ses propres convictions bien sûr
la preuve regardez sur la réforme de la retraite sur France 2 au journal télévisé il dit non non mais je l'ai voté donc j'y tiens et on apprend que le jour même le lendemain même au matin dans le Parisien d'ailleurs que M. Bardella dit non non non après les JO nous abrogerons cette réforme que M. Ciotti pourtant avait votée donc la ligne est claire ce n'est pas M. Ciotti qui fait cette ligne là il l'a apporté comme un supplétif pourrait le faire c'est quelque chose à M. Bardella Bruno Retailleau
la question c'est aussi au-delà de ce qui se passe pour ce premier tour ce qui se passe pour le deuxième tour François-Xavier Bellamy dont vous avez toujours été très proche à la question de savoir pour qui il voterait s'il se retrouvait face à un deuxième tour avec l'alliance de gauche et le RN il a répondu qu'évidemment il voterait RN
et alors ?
il n'y a pas une incohérence chez vous ?
non mais François-Xavier a exprimé une position personnelle qui est la vôtre ? je vais vous dire cette question je l'ai à chaque fois à chaque élection et c'est un double piège c'est un double piège parce que quand vous me posez cette question avant le premier tour si j'y réponds ça veut dire que je m'enferme et que je considère que nos candidats échoueront avant même le premier tour donc je peux vous dire que j'en ai eu une petite dizaine hier pour faire le point et les choses se passent beaucoup mieux pour eux qu'ils ne le craignaient donc un premier piège celui qui est considéré par le défaitisme que nos candidats ne seraient pas au second tour or nous aurons des candidats au second tour
est-ce que François-Xavier Bellamy n'a pas juste été plus honnête que vous alors certains diront peut-être plus naïf ou plus nouveau ou plus frais dans la politique
et l'autre piège c'est de commencer une polémique c'est de commencer une polémique en répondant par telle ou telle réponse qui n'a pas lieu d'être maintenant je vais vous dire je vous propose vous me réinviterez après le 30 et je vous dirai très clairement
on vous reposera cette question et d'ailleurs moi si je vous pose cette question-là j'aimerais aussi savoir si en cas de deuxième tour LFI et majorité sortante vous laquelle des deux vous choisiriez c'est important aussi et pourquoi je vous pose cette question-là parce que précisément quand on le regarde et quand on regarde ce que donnent les sondages il y a au milieu alors vous n'êtes pas bien vous n'êtes plus aussi nombreux que vous n'étiez du temps du RPR ou du début de l'UMP mais tout de même il reste une poignée des lecteurs qui sont derrière vous et qui seront sans doute une sorte de force pivot quand vous entendez hier Jordan Bardella qui dit si je n'ai pas la majorité absolue je n'irai pas mais cette majorité absolue il pourrait éventuellement l'obtenir en s'alliant sur des programmes avec certains de vos élus est-ce que c'est envisageable ?
je vais vous dire nous sommes partis sous nos propres couleurs dans cette élection qui est difficile vous venez de le souligner parce qu'il y a l'effondrement du nouveau monde bâti par Emmanuel Macron ce nouveau monde c'est quoi ? c'est le tripartisme c'est-à-dire ces trois blocs un bloc central incarné par lui-même avec deux ailes radicales et ça c'est un poison pour la démocratie c'est un poison pour la 5ème république
et vous habitez où vous là-dedans ?
je m'explique justement nous on se bat parce qu'il va falloir relever vous savez il n'y aura vraisemblablement pas de majorité absolue dans quelques semaines et il faudra rebâtir une force politique qui soit une force politique d'alternance qui ne s'inscrive pas dans ce tripartisme voilà parce que
le tripartisme encore une fois est-ce que cette force pourrait être autour de vous ? c'est-à-dire encore une fois l'expression de parti pivot voire même de parti croupion c'est une expression de Gilles Richard dans le journal Le Monde hier qui dit que les LR qui restent pourraient être ce parti croupion c'est-à-dire qui d'un côté ou de l'autre en fonction des politiques proposées ?
moi je pense qu'on sera un bouclier on veut être un bouclier un bouclier si jamais ce que je n'espère pas parce que c'est pour moi le pire pour la France si le front populaire qui est le front de la honte pour moi allié à l'extrême gauche parvenait à être la première force du pays au niveau de l'Assemblée nationale sans avoir pour autant la majorité absolue nous devons être nous une force protectrice un bouclier contre tous les errements de l'extrême gauche en matière économique en matière d'immigration en matière de sécurité en matière d'identité et si c'est le Rassemblement National nous devons aussi être un bouclier parce que si c'est le Rassemblement National qui veut par exemple un peu d'ailleurs comme l'extrême gauche abolir les retraites c'est la ruine pour notre pays et je pense qu'on sera ce parti raisonnable du sérieux capable sur les deux fronts le régalien M.
Macron a échoué sur le régalien la réforme sur l'immigration que nous avions écrite au Sénat il a fait des tricotées par le Conseil Constitutionnel
mais précisément si on s'arrête à cette loi c'est un excellent exemple c'est une loi que vous avez proposée elle sort vraiment et quand je dis vous c'est vous personnellement c'est vous et votre groupe au Sénat vous avez écrit cette loi c'est finalement celle qui a été dans un premier temps adoptée avant d'être détricotée par le Conseil Constitutionnel et cette loi elle a été votée par le Rassemblement National qui s'est accordée aussi sur votre texte est-ce que ça veut dire que sur une question comme l'immigration vous pourriez travailler ensemble vous l'avez déjà fait au fond
on l'a déjà fait de façon paradoxale parce que figurez-vous que dans ce texte-là j'étais moi-même je m'étais inscrit c'était la première fois comme président de groupe à la commission mixte paritaire qui réunit sept députés on s'en souvient bien et je vous avais reçu à ce moment-là exactement et j'avais vu le représentant du Rassemblement National lutter pied à pied contre mes mesures contre mes propositions et ensuite se dédire changer d'avis le Rassemblement National j'avertis les Français c'est trompeur il est d'abord un parti démagogique c'est la chanson du feu et pour malheureusement de François Zardy l'opportuniste c'est-à-dire de Jacques Dutron on retourne sa veste surtout ils ont retourné leur veste donc moi je pense et vous avez un premier exemple qui est sur le régalien l'immigration où nous avons été fermes nous les LR vous avez un autre exemple que le Rassemblement National n'a pas voté la réforme des retraites sans nous au Sénat sans les LR il n'y a pas de réforme des retraites pourquoi nous l'avons voté je sais que c'était une réforme impopulaire mais je sais que pour mon pays c'était important pour donner du pouvoir d'achat aux retraités et aussi pour mettre sur la table plus de travail parce qu'en France on est en train de s'appauvrir parce que de toute l'Europe on est le pays où on met le moins de travail sur la table dans la machine économique
Bruno Retailleau vous avez employé un adjectif vous avez dit pire je crois même que c'est un adverbe vous avez parlé de pire à propos du programme du nouveau front populaire c'est aussi le mot qui a été utilisé ce matin par François Fillon dans le journal Le Figaro il parle d'un double péril mais il dit après avoir parlé de l'extrême droite il dit mais pire encore l'extrême gauche qui menace l'unité nationale doit être implacablement sanctionnée par les urnes je reste convaincu que notre pays a besoin d'une droite républicaine forte et libre pire encore l'extrême gauche encore une fois vous ne souhaitez pas à ce stade pour des raisons j'allais dire presque stratégiques électorales répondre aujourd'hui à cette question si vous êtes face à un choix entre l'alliance autour du RN et l'alliance autour du nouveau front de gauche vous ne souhaitez pas dire pour qui vous choisissez mais vous dites déjà vous dites c'est pire vous dites c'est pire
et François Fillon
dit c'est pire
j'endosse totalement la tribune qu'a écrite mon ami François Fillon hier je l'ai d'abord eu hier soir au téléphone pour le féliciter que dit-il dans cette tribune vous l'avez rappelé que le pire c'est le front de la honte c'est le front de la gauche mais que le Rassemblement National n'est pas la solution pour la France et que ce qu'il appelle lui aussi c'est le relèvement d'une droite aujourd'hui qui est très affaiblie c'est ma famille politique et dont la France a besoin elle en a eu besoin dans son histoire elle en aura besoin dans son avenir il faudra qu'on refonde tout nous-mêmes on doit se remettre en question je le pense très profondément c'est d'ailleurs le projet que j'avais voulu porter contre Éric Ciotti puisque vous étiez candidat à la présidence des Républicains
vous étiez arrivé au deuxième tour et c'était devenu un duel entre vous deux vous avez obtenu 46% des suffrages des militants 47% pardon des suffrages des militants LR mais il se trouve que c'est Éric Ciotti qui en est sorti j'ai d'ailleurs une question Éric Ciotti il a toujours dit que son candidat à lui c'était Laurent Wauquiez il est où Laurent Wauquiez là ?
je peux vous dire qu'il est en ligne il est au combat
il est en ligne il est au téléphone
il est sur le terrain pourquoi il ne s'exprime pas ?
c'est marrant quand même
mais je pense qu'il va s'exprimer il aurait très bien pu se la couler douce entre guillemets à la tête de la région d'une des grandes régions de France au Vingt-Rhône-Alpes il a choisi d'aller sur le terrain et il a choisi en réalité d'abandonner la présence de la région pour être candidat c'est un acte courageux que je salue
mais c'est à moitié assumé parce qu'en même temps il ne vient pas le dire
on n'a pas toujours été d'accord avec Laurent Wauquiez ma parole est totalement libre et je pense que le poids de cette parole aujourd'hui quand je dis qu'il a eu bien fait et qu'en montant en première ligne c'est un acte courageux je pense qu'on peut me croire quand même précisément parce que j'ai cette indépendance
vous avez souvent critiqué pas souvent mais en tout cas
il est arrivé qu'on ait un certain nombre de diligence
Bruno Bataillot dans le programme et là je voudrais je m'adresser aussi au sénateur que vous êtes dans le programme proposé par le RN notamment sur la question sur toutes les questions le volet immigration il y a notamment par exemple la question de la fin du droit du sol automatique ça ne passe que si le Sénat le vote est-ce que vous voteriez cela ?
Non ça ne passe pas que si le Sénat le vote ça passe avec une révision constitutionnelle et ils en tirent d'ailleurs la conclusion qu'avant 2027 c'est impossible puisque s'ils n'ont pas les rênes du pouvoir y compris à l'Elysée il n'y a pas de révision constitutionnelle possible d'ici là nous avons montré au Sénat
Quelle sera votre position sur des questions très précises ? L'AME je me souviens vous-même vous avez participé à ce travail sur l'AME vous avez dit il faut y mettre fin et le réduire uniquement à ce que l'on donne des soins l'AME c'est les soins pour tous universels vous avez dit on ne l'acceptera que pour l'urgence attention c'est exactement le même programme que l'ORN donc ça vous pouvez voter
mais attendez l'AME c'est les clandestins qui ont une sorte de sécurité sociale universelle et nous on voulait on avait écrit dans le texte contre l'immigration on avait écrit qu'on voulait revenir simplement aux vrais soins d'urgence c'est exactement
mot pour mot ce que dit
aujourd'hui le RN mais bien entendu c'est ce que nous on a voté mais est-ce qu'il n'y a pas
une forme d'hypocrisie je veux dire quelle hypocrisie ? vous partagez quand même un certain nombre de points de vue
mais non ce que je veux dire par là écoutez-moi bien on a besoin aujourd'hui on est au bout d'un cycle la France est au bord de l'effondrement 3000 milliards de dettes une note qui vient d'être dégradée un déficit budgétaire un déficit commercial voilà on en est là sur les questions économiques
vous n'êtes pas d'accord avec eux ce que je veux dire
c'est qu'on a besoin de hauteur on a besoin de dire quelle est la vision de la France la vision du rassemblement national de la France je ne la connais pas pourquoi ? parce qu'il chante chaque jour et on l'a vu encore hier avec M. Bardella il chante chaque jour d'avis sur pratiquement tous les sujets et on a besoin dans cette vision globale d'une vision qui concilie deux choses l'ordre l'autorité la sécurité d'un côté la liberté la prospérité sur l'économie de l'autre sur l'économie sur la prospérité nous n'avons pas les mêmes visions et je dis à M.
Bardella comme à Mme Le Pen qu'ils ne peuvent pas parler d'indépendance de souveraineté de puissance si on capitule sur le plan économique et leur programme est un programme d'affaiblissement d'appauvrissement de la France donc je ne peux pas être d'accord avec le rassemblement national et si par ailleurs sur des points particuliers sur l'immigration par exemple on peut se retrouver ça ne fait pas comme je me retrouve aujourd'hui sur un certain nombre de points d'accord avec les projets parfois portés par M.
Macron sur la retraite encore une fois je l'ai voté mais on a besoin enfin d'une vraie vision si on veut regresser demain la France on la regressera en marchant sur nos deux jambes le régalien l'autorité une révolution pénale regardez ce qui s'est encore passé avec une gamine de 12 ans qui se fait parce qu'elle était juive qui se fait violer voilà c'est chaque semaine c'est ce bruit de fond que dénonce Jérôme Fourquet chaque semaine chaque semaine on a ce genre d'abomination donc il faut le régalien mais il faut aussi l'économique et les deux sont liés il n'y a pas de liberté sans assumer l'ordre et l'autorité et pour avoir l'autorité il faut aussi une puissance économique
il y a un personnage qui est un peu entre les deux Bruno Retailleau qui est Gilles Bourdoulex Gilles Bourdoulex il est aujourd'hui avec une investiture RN mais il a longtemps été LR et il avait même dit qu'il avait pris sa carte chez LR pour vous pour vous Bruno Retailleau vous vous êtes d'ailleurs rendu en 2022 à Cholet à ses côtés le remerciant de son soutien Gilles Bourdoulex il a dit à propos des gens du voyage Hitler n'en a peut-être pas tué assez et il était votre ami
mais il a rendu compte devant la justice il a rendu compte devant la justice
il a rendu compte devant la justice et je vais être même très précis il a d'abord été condamné pour apologie de crime contre l'humanité avant ensuite que la cour de cassation ne casse ce jugement mais parce qu'il ne s'agissait pas d'apologie puisqu'il ne l'avait pas tenu publiquement sur une estrade mais la cour de cassation qui disait qu'en effet il avait bel et bien tenu ses propos il le pense donc
écoutez en tout cas ça n'est pas sous les couleurs de LR aujourd'hui qu'il concourt dans une circonscription du Maine-et-Loire
ça a mis du temps quand même Bruno Retailleau à réaliser ça parce que ses propos il les a tenus en 2013 et vous êtes réjouis de son soutien en 2022
mais en 2013 en 2013 et entre 2022 il y a des années et des années et je connais Gilles Bourdeulet et je peux vous assurer qu'il n'est pas raciste il lui arrive effectivement d'avoir des colères et il a vraiment fait une faute bien entendu et il a été sanctionné point final il m'avait soutenu depuis il est passé dans le Canciotti et nous avons un candidat notre candidat qui est Jacques Linnigot qui est le fils de l'ancien qui se présente contre effectivement Gilles Bourdeulet les choses sont très claires
mais est-ce qu'à un moment au fond vous n'avez pas forcément fait ce ménage suffisant c'est-à-dire qu'on a quand même l'impression quand on retrouve ce genre de Gilles Bourdeulet vous le dites il a eu des colères il n'est pas raciste mais enfin pardon quand on tient ce genre de propos est-ce que vous pouvez encore dire qu'il n'est pas
dans un mouvement je ne comprends pas qu'il n'est pas un malaise au minimum non mais attendez vous me prenez une histoire mais ce n'est pas n'importe quelle histoire
il est aujourd'hui il est aujourd'hui candidat
mais Gilles Bourdeulet n'était pas LR lorsqu'il était d'ailleurs il est présidé le CNIP je crois le centre national indépendant et paysan etc
il a longtemps été et encore une fois je précise
qu'il avait rendu compte devant la justice il m'avait soutenu je suis touchée par le fait
que tu prennes ta carte Gilles voilà ce que vous lui aviez dit
bien sûr bien sûr évidemment et alors qu'est-ce que ça change là on est en train de faire de la politique politicienne moi je vous parle de la France et vous me ramenez à des circonstances locales c'est précisément aussi
sur ces questions-là que ça se joue et vous le savez très bien mais non
l'important dans la vie c'est d'être droit je suis droit voilà j'ai mes convictions et vous savez mes convictions je ne les ai jamais mis dans ma poche y compris lorsque ces convictions m'amènent à tenir des positions qui ne sont pas correctes politiquement et je recevrai et je recevrai
demain Jean-Philippe Tanguy du RN et je lui poserai la question de savoir s'il maintient ou non son investiture RN Agile Bourdulex dont on connait désormais les propos merci Bruno Retailleau d'être venu dans ce studio ce matin président du groupe Les Républicains au Sénat qui alerte donc vous alertez ce matin et vous espérez être une force bouclier je vous cite
et de grâce relevons un peu l'horizon parce qu'il s'agit vraiment de l'avenir de la France et on est au bord de l'effondrement donc arrêtons de faire de la politique politicienne microscopique
il est 8h52 donc je dois couper maintenant ce micro mais cependant je trouve que vous ne pouvez pas vous dédouaner de ces questions-là qui au contraire ont souvent pollué
je ne sais pas Apolline Malher simplement moi je me bats tous les jours pour mon pays je ne l'ai pas remis en cause et on ne peut pas être tiré par le bas en permanence parce qu'il y a des enjeux qui sont tellement importants vous trouverez toujours dans toutes les familles politiques tel ou tel qui a pu faire des déclarations ça vous le trouvez
mais vous n'aviez pas besoin de moi pour les trouver vous auriez pu les trouver
bien sûr que non mais simplement ça ne nous compromet pas malgré tout et moi je me bats aux côtés de candidats qui sont vraiment courageux eux ils sont ce matin sur le terrain et ils vont porter nos couleurs nos valeurs et nos convictions c'est le plus important c'est ça qui fait la noblesse de la politique
et c'est entendu Bruno Retailleau président du groupe Les Républicains au Sénat merci à vous 8 à 53
Bruno Retailleau