Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 21 mai 2026 96 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsBudget & impôtsSolidarités & famille

Le Grand Dossier du jeudi 21 mai 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 23 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les aides sur la table pour les Français ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Le doublement de la prime gros rouleur est-il suffisant ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment changer d'échelle sans abandonner personne ?

  • 10:50OuverteRéponse directe

    Est-ce que les aides existantes vont être reconduites ?

  • 13:20OuverteRéponse directe

    Quels secteurs seront élargis ?

  • 17:00RelanceRéponse partielle

    Le gouvernement a-t-il les moyens de ces aides ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Sébastien LecornuFait
    « le marché pétrolier pourrait basculer en zone rouge dès cet été »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est l'heure du grand dossier. Soyez les bienvenus sur LCI. Aujourd'hui, cet enjeu carburant.

Quels aide pour les Français ? Alors qu'on apprend que le marché pétrolier pourrait basculer en zone rouge dès cet été parce que [musique] la sortie de la crise des carburants s'éloigne, le détroit d'Ormouse est toujours plus verrouillé et bien Sébastien Lecnu dégaine une conférence de presse. C'est à suivre dans quelques instants avec nous bien sûr en direct sur LCI.

Déjà trois annonces dans un instant que nous pouvons vous révéler, notamment une aide kilométrique élargie de [musique] 300 à 600 €. D'autres pistes sont sur la table, vous le verrez. Allons-nous vers un doublement de la prime gros rouleur.

En tout cas, est-ce à la hauteur ? C'est la question. Comment changer d'échelle dans les aides sans abandonner personne ?

Parce que c'est tout le défi du premier ministre, c'est même sa [musique] promesse. Alors, sera-t-elle tenue une conférence aussi pour expliquer aux Français que le choc pétrolier va durer ? Pour en parler sans tarder, prenons la direction de Matignon pour vous retrouver.

Catherine André, Mathieu Desmoulin. Vous êtes sur place avec Camiso. Alors chers tous depuis Matignon, je le disais Sébastien Lecornu est là pour dire ça va pas s'arranger.

Mais quelles sont les aides sur la table ? Quels sont les secteurs concernés ? Bien écoutez Amélie, on nous promet de continuer dans la même philosophie que ce qui a guidé l'action du gouvernement depuis plusieurs mois, à savoir des aides d'abord temporaire, mais surtout des aides sectorielles, c'est-à-dire à destination des secteurs de l'économie qui souffrent le plus de la hausse des prix des des carburants.

Première information que l'on peut vous livrer ici depuis Matignon, les aides qui avaient été débloquées pour les mois d'avril et mai vont être reconduites pour les pêcheurs, pour les transporteurs également pour les agriculteurs qui sont confrontés encore plus ces dernières semaines à la question des engrais. Et puis il y a aussi ces aides pour les travailleurs pour soutenir l'activité, ces employés qui ne peuvent pas se passer de leur véhicule. Catherine, un dispositif de prime carburant va être annoncé tout à l'heure par Sébastien Lecnu.

Oui. Alors cette prime carburant, Mathieu, elle existe déjà dans certaines entreprise. Finalement un dispositif qui est assez méconnu.

C'est une prime qui est défiscalisée dans un maximum de 300 €. Le but, en tout cas ce que devrait annoncer le gouvernement, c'est un doublement de ce plafond jusqu'à 600 € prime qui pourrait être donc défiscalisé. Ça veut dire moins de recettes dans les caisses de l'État.

Mais évidemment, le fardeau est partagé avec les entreprises. C'est l'effort qui repose he notamment sur ces entreprises et ça illustre bien toute la difficulté hein aujourd'hui du gouvernement qui est pris en tenaille avec son son déficit budgétaire qui est aujourd'hui à Bissal et qui doit donc partager l'effort soit avec les patrons, soit avec des mesures ciblées. Depuis le début de la crise, nous avons enregistré, on est à 470 millions d'euros de mesures ciblées.

On est beaucoup moins soutenu que dans d'autres pays européens mais tout simplement parce que l'État n'en a plus les moyens. Sébastien Lecnu parle d'une nouvelle échelle dans ces mesures d'aide ciblée mais c'est surtout de la rhtorique hein parce qu'aujourd'hui les marges de manœuvre sont extrêmement restreintes. Merci beaucoup à tous les deux.

Merci Mathieu Desmoulins. Merci beaucoup Catherine André, merci Camisou derrière la caméra. Et donc pour parler de cette conférence de presse du premier ministre, la première de ce genre depuis qu'il est à Matignon, c'est pour vous dire à quel point l'heure est grave.

Et bien je suis ravie d'accueillir sur ce plateau Pascal Péry. Bonjour éditorialiste économique TF1 LCI. Bonjour Guillaume Roquet.

Merci également d'être là directeur de la rédaction du Figaro Magazine. Bonjour Damien Florau. Vous êtes rédacteur en chef adjoint du service politique de TF1 LCI et ravi de vous retrouver Megalie Bartes.

Merci d'être avec nous. Éditorialiste international LCI parce que oui on le sait tout est lié. internationale et notre situation actuelle aujourd'hui.

Mais d'abord les annonces les annonces de Sébastien gouverne de Lecorn et de son gouvernement dans quelques instants. On va plus loin avec vous Pascal Perry pour tout expliquer à nos téléspectateurs et révéler également Pascal il y a trois annonces, il y a trois certitudes que nous pouvons annoncer à nos téléspectateurs. D'abord donc le doublement de la prime carburant employeur.

Expliquez-nous. Alors, d'abord, on fait reposer l'effort sur les entreprises. Euh, encore faut-il qu'elles le puissent, c'est-à-dire que toutes les entreprises ne seront pas capables de doubler la prime carburant employeur.

Ça signifie que l'employeur va verser une prime au maximum de 600 € à chaque salarié qui se déplace en voiture. Alors, on sait pas quelles sont les conditions d'éligibilité. Est-ce que celui qui vient en métro par exemple est éligible ?

Certainement pas. Donc, j'attends quand même quelques éléments de détail. Je veux simplement vous faire une remarque très rapide sur ce sujet-là.

À chaque fois qu'on désocialise et qu'on défiscalise, on renonce à des recettes d'abord pour la protection sociale. On a de vraies difficultés à la financer aujourd'hui. Et la multiplication de ces mesures est inquiétante tout à la fois pour le budget de la sécurité sociale et pour le budget de l'État.

Voilà déjà le point de vue de Pascal Perry qui s'imprime sur l'annonce. Deuxième certitude Pascal, les aides existantes vont être reconduites. C'est important.

Alors, il faudrait d'abord Améli qu'elle soit libérée dans trois dans ces trois secteurs transport, pêche, agriculture. Toutes les aides ne sont pas arrivées dans les cours de ferme euh chez les marieurs, chez les transporteurs. Donc c'est très bien qu'elle soit reconduite.

Ce qui serait absolument indispensable, c'est que les lourdeurs administratives soient vaincu. Il y a encore des des nœuds gordiens à à dénouer en réalité et toutes ces aides ne sont pas arrivées dans les entreprises. Qu'elles soient reconduite est une bonne nouvelle mais commençons par les libérer avant de les reconduire.

Et là encore l'imprime, il imprime sa marque Pascal Péry. On peut aussi donc vous révéler que ces aides vont être élargies à d'autres secteurs. On sait que ce sera le cas de l'industrie ou encore de la chimie.

Alors, on a des secteurs qui sont très dépendants des hydrocarbures. La chimie en particulier, elle est dépendante du pétrole, mais elle est aussi surtout dépendante du gaz. Vous saz, on a parlé des pannes d'engrais.

Alors, on fait de la monitra en France, mais on en fait malgré tout. On fait des engrais azotés ou phosphatés. On a besoin de gaz.

C'est le secteur de la chimie qui est un secteur d'excellence française. Donc, toutes ces tous ces secteurs qui sont énergivor seront probablement aidés. Est-ce que ça se limitera à la chimie ?

Il y a aussi d'autres industries, la sidérurgie notamment qui sont très dépendantes du gaz et du pétrole, en particulier du pétrole. Il est parfait. Pascal Perry, merci beaucoup.

Guillaume Roquet, on avait entendu la promesse, je le disais en introduction du premier ministre. On va revenir sur n'abandonner personne, mais d'abord il avait promis un changement d'échelle. C'est à la hauteur.

Oui, c'est à la hauteur parce que c'est une augmentation qui est raisonnée. Le truc il faut surtout pas refaire, c'est les folies de des années 2021. Au au total, entre l'échec, les boucliers, les aides et la baisse de recette fiscale pour l'État qui avait baissé l'assise sur l'électricité, ça avait coûté plus de 80 milliards d'euros. 80 milliards d'euros, ça doit être quelque chose comme une fois et demi le budget d'éducation nationale.

C'était monstrueux. le tout sur 3 ans de 2021 à à 2023. Donc ce qu'il faut c'est éviter le quoi qu'il en coûte énergétique et il faut faire des aides qui soient quand même suffisamment substantielles pour éviter un nouveau mouvement des gilets jaunes pour faire cours.

Et là je trouve que c'est pas mal parce que comme le disait Pascal c'est ciblé sur des professions qui en ont le plus besoin et on narrose pas trop large parce que si on narrose pas trop large, pardonnez-moi l'expression, si on arrose trop large, ça coûte un rein aux finances publiques. Alors des aides suffisamment substantielles, dites-vous. Je prends l'annonce peut-être la plus importante pour vos téléspectateurs.

Pour la plupart d'entre eux, la prime carburant passera de 300 à 600 €. C'est une mesurette ? Alors non, pour celles et ceux qui euh vont en bénéficier, euh c'est une aide très concrète euh qui a le mérite d'être lisible, euh qui passe par le biais des des entreprises et qui est une une mesure ciblée.

Euh donc ça c'est effectivement euh sans doute dans dans les choix euh opérés par l'exécutif. une façon et bien effectivement de s'inscrire dans cette ligne, de tenir je dirais cette ligne depuis le début de la crise parce qu'en fait il tient Sébastien lecornu, il faut se rendre compte qu'il est poussé par des oppositions notamment par exemple je pense au Rassemblement national qui demande tout simplement une baisse des taxes mais pour 100 % de ceux qui se rendent à la pompe. Par définition, c'est une aide qui n'est plus fiblée.

Je reviens à la à l'autre promesse du Premier ministre en en amont il y a quelques jours, sans abandonner personne avec les mesures, celles que l'on peut vous révéler, celles dont on sait qu'elles sont quand même sur la table assez sérieusement pour les prochaines minutes. Est-ce que personne n'est abandonné ? Écoutez, il faut faire des choix dans la situation qui est la nôtre, celle de de finances publiques qui sont en grande difficulté, en grande tension.

Aujourd'hui, nous empruntons à des taux qui sont très élevés, qui sont proches de 4 %. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, la charge de la dette va être cette année le premier poste de dépense de l'État. Nous avons plus rien donc à distribuer et on est obligé de faire de l'homéopathie.

Donc il faut cibler les professions qui sont vraiment en difficulté, les Français qui ont absolument besoin de leur voiture pour se déplacer, pour aller travailler. On en est, Catherine André nous le disait tout à l'heure, on en est à 470 millions d'euros d'aide. Imaginons qu'on en ajoute 150 ou 200.

Oui, il faut pas qu'on dépasse le milliard grosso modo. Les suggestions, les propositions qui sont faites, celle du rassemblement qu'évoquait Damien à l'instant, ramener la TVA sur le le les carburants de 20 à 55 et supprimer momentanément les certificats d'économie d'énergie à 17 centimes par litre, ça coûte 16 milliards d'euros. Donc vous avez d'un côté une enveloppe à 470 millions, de l'autre côté une dépense à 16 milliards.

Euh on ne peut pas se permettre cette cette dépense aujourd'hui, même si il y a des Français qui vont devoir faire appel à leur réserves. Alors l'autre enjeu, je vous l'ai dit, de cette conférence de presse, c'est pour la part de la part de Sébastien Lecnu de vous dire à vous téléspectateurs que la situation va durer et qu'elle ne devrait pas s'arranger. D'ailleurs, il y a eu une alerte très forte qui a raisonné cet après-midi.

Le marché pétrolier pourrait basculer en zone rouge cet été sans solution du Moyen-Orient. C'est ce que vient de déclarer le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie. Je reprends la direction de Matignon pour vous retrouver Mathieu Desmoulin avec Catherine André.

Les perspectives de sortie de crise rendent le premier ministre plutôt pessimiste ? Oui. Et l'ensemble des renseignements notamment des renseignements militaires qui parviennent aux oreilles des autorités françaises.

Le Premier ministre en tête les remontées euh qui indique que comme Sébastien Lecornu a martelé plusieurs fois ces derniers jours, ce conflit va durer. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles Sébastien Lecornu dans quelques minutes va selon plusieurs sources au fait des annonces donner de la visibilité. Là où les aides sectorielles, là où les primes pour les gros rouleurs étaient se faisait mois par mois, Sébastien Lecnu va avoir à cœur de donner de la visibilité au moins jusqu'à l'été.

C'est ce que demandent les entreprises d'ailleurs. Catherine. Oui, l'idée ce serait de de reconduire hein ces être ciblés notamment sur les professions qui sont les plus impactées.

On pense aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux transports routiers puis à certains secteurs également. de nouveaux secteurs pourraient être associés à ses aides. Par exemple, le secteur de la chimie, donner un petit peu de visibilité, accompagner ceux qui sont le plus durement touchés mais avec des marges de manœuvre extrêmement étroites parce que le gouvernement n'a pas les moyens d'aide d'importance, d'aide d'aide générale.

Et donc l'idée c'est de rassurer, de dire on change d'ampleur dans ces aides, on change d'échelle mais c'est surtout aujourd'hui de la rhtorique parce que les marges de manœuvre budgétaires sont extrêmement contraintes. Merci à tous les deux, à tous les trois puisqu'il y a Camisso que je n'oublie pas derrière la caméra. Magalie Bartz effectivement il a raison d'être pessimiste, de d'aller devant les Français pour dire écoutez ça ne peut potentiellement que durer voir s'aggraver.

Oui, parce que quand on voit toutes les dernières mesures qui sont prises par les gardiens de la révolution iranien, en fait, tout ça va vers une prise de contrôle durable sur le long terme. On sent bien qu'ils ont découvert une carte maîtresse dans leur jeu. Ils ne vont pas la lâcher comme ça.

Donc ça, ils imposent un passage selon un corridor imposé. Les Américains, d'après ce que l'on comprend quand même découvert, c'est ce que disait CBS cette semaine, que en effet, il y avait bien quelques mines dans le D3 à Dormous. Donc la menace, elle est bien là. il commence même à mettre en place une police d'assurance iranienne pour que les que les vraquers que les pétroliers devraient euh bah devrai devrai payer pour avoir le droit de sortir.

Donc tout ça va va s'enquister. Tout ça se met s'impose sur maintenant sur la durée et donc on ne voit pas qui va pouvoir aller débloquer ce détroit d'ormous. Et donc face à ce à ce mur qui se confirme un peu plus chaque jour, est-ce que vous estimez que certains en sortent en sortiront laisés au regard de ce que l'on sait ? de ce qui va être annoncé.

Je parle de personne, je parle de secteur. Alors, je pense que le gouvernement est suffisamment attentif au climat politique pour ne pas oublier ceux qui ont été laissés de côté jusqu'à présent. Il y a des il y a des professions comme celles des infirmiers et infirmières, les libéraux qui qui roulent beaucoup, qui se plaignent de pas avoir été suffisamment bien traité.

Il y a les auto-écoles aussi. Donc ça, le gouvernement peut y répondre. Je veux dire, c'est dès lors qu'il y a un un une analyse suffisamment fine.

En revanche, qui est-ce qui va payer cette cette crise en dormous ? C'est l'économie française en général. C'estàd que notre notre euh euh même si on dépend moins du pétrole qu'au siècle dernier, il y en il y en a dans tous les objets de la vie quotidienne.

Et donc dès lors que le prix des introns, l'intr énergétique est plus cher, et bien forcément les il y a il va y avoir une tension sur l'inflation et puis il y a aussi les les anticipations négatives de l'économie parce que l'économie comme dirait Pascal Perry, ça repose sur la confiance et quand vous avez une guerre, une guerre qui dure et qui nous touche concrètement, la confiance n'est pas là. Voilà, on est entré là, vous le voyez dans dans la salle de presse de cet hôtel de Matignon pour cette conférence de presse puisqu'on en est à évaluer le coût de la crise sur notre économie et qui va payer. Je lis, j'entends beaucoup Pascal Perry que les entreprises sont très sollicitées.

Le sont-elles trop ? Alors, la question est compliquée. La réponse demanderait du temps.

Moi, je pense qu'elles le sont trop, mais elles le sont de façon constante. Vous saz les impôts de production, les impôts qui frappent l'industrie sont très élevés en France. Ajouter une couche de fiscalité à une fiscalité qui est déjà assez dissuasive, c'est prendre un risque économique, c'est prendre le risque d'enrayer la croissance.

C'est qu'il y a des il y a des mesures qui sont récessives et ça en fait partie. Mais mais nous ne sommes peut-être pas à l'abri que le Premier ministre nous annonce aujourd'hui, peut-être cet après-midi ou dans les jours qui viennent, une surtaxe sur les super profits. Alors dans certains secteurs, pour certaines entreprises, il y a des entreprises qui ont bénéficié des faits d'OBen.

Elles n'ont volé personne, hein, soyons très clair. Dans le secteur du gaz et du pétrole, l'augmentation mécanique du prix de la matière première, adopter les marges, adopter le chiffre d'affaires, les bénéfices de ces de ces entreprises. On peut calculer sur 4 ou 5 ans avec un taux moyen pondéré ce qu'est le profit et ce que serait un super profit.

Il faut peut-être pas l'exclure. Ça ça fait je sais pas si ça fait partie des pistes mais dans ça tourne dans ma tête en tout cas. Allez-y.

Oui. Oui. Non, je voulais qu'on qu'on s'arrête aussi une minute sur cette image que l'on voit.

On est à l'intérieur de l'hôtel de de Matignon, donc euh là où aura lieu la conférence de presse, de pupitre, un pour le premier ministre et un derrière lequel les différents membres du gouvernement concernés par cette crise s'exprimeront. Le ministre des transports, le ministre du budget euh notamment, il y en aura la ministre de l'énergie, il y en aura d'autres. C'est la première fois Amélie he que le premier ministre répond à des questions.

On voit les journalistes là qui sont au premier plan. Euh, on prévoit du côté de Matignon à peu près une heure hein de d'explication de pédagogie parce que effectivement Pascal Perry demandait du temps tout à l'heure. Cette crise, elle n'est pas simple, elle nous concerne nous directement mais elle concerne le monde entier.

Le FMI viendrait évaluer à la baisse le niveau de croissance pour l'économie française, nationale. Donc c'est on le voit bien, le Sébastien Lecornu a choisi un exercice inédit pour lui de prendre du temps et de répondre aux questions des journalistes des journalistes en effet. Et avec cette équation extrêmement compliquée encore une fois, comment aider davantage les métiers touchés les personnes touchées sans creuser le déficit ou contraindre les dépenses ?

Et alors, comment peut-il marcher sur ce fil là dans quelques instants ? Le Premier ministre d'abord en en ayant des aides qui soient le plus ciblé possible et donc ne pas donner à tous les Français indifféremment ou à tous les automobilistes, vous savez qu'il y en a il y en a 40 millions en France de des aides y compris pour ceux qui n'auraient pas un besoin vital de le de leur véhicule. Et là, puis la seconde solution, bah c'est de faire payer les entreprises en en emp en empochant le profit politique parce que c'est la première mesure euh que que dont vous parliez tout à l'heure, passer de 300 à 600 € la prime de l'employeur.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est l'entreprise, c'est le patron qui donne cette prime. Alors certes, il la donne dans des conditions fiscales avantageuses puis qu'il y a pas les charges qu'il y a sur un salaire, mais l'argent vient quand même de de de l'entreprise elle-même.

Vous êtes d'accord ? Vous êtes de ceux qui disent qu'il faut pas creuser plus les déficits. Alors, comment on fait ?

Ben, je pense, pardon, ça va être un peu brutal, mais je pense qu'il faut que les les les Français apprennent ou réapprenne à souffrir. C'est-à-dire que il y a une conjoncture qui est dégradée avec des finances publiques qui sont exang et donc oui, ça va coûter de l'argent. Pas tout le monde dans la même situation.

Un un français normal entre guillemets, ça roule 10500 km par an. Ça veut dire que depuis le début de cette crise, si vous roulez avec un diesel, ça vous a coûté 60 €. Si vous roulez avec de l'essence, ça vous a coûté 30 €.

C'est le surcoût de votre plein si vous faites 10000 km par an. C'est honnêtement c'est supportable pour beaucoup de gens. Vous le savez beaucoup peut-être vous regardent en hurlant en disant et pardon, je vais être très direct, mais c'est peut-être possible pour lui euh de recevoir l'impact et de souffrir un peu plus.

Mais pour moi, moi chez moi, avec mes petits moyens, ça n'est pas pour moi. Mais le le devoir des le devoir des politiques et j'intermine par là, le devoir des politiques, c'est de dire tout n'est pas possible. c'est c'est de de euh désenniv la France du quoi qu'il en coûte.

Donc c'est c'est de dire cet argent que vous voudriez qu'on vous distribue, nous ne l'avons pas. Nous, comment est-ce que nous allons faire pour l'avoir en endettant une fois de plus nos enfants et nos petits-enfants. Donc euh bien sûr que c'est difficile, surtout quand vous n'avez pas de majorité à l'assemblée et et Sébastien Lecnu aura besoin de toute son intelligence politique et de ce qu'il en a pour trouver le chemin.

Mais je pense que dire aux Français, vous n'allez pas souffrir de cette crise parce que nous allons vous protéger à la hauteur de de du coût financier, ça n'est pas raisonnable. Mais ne pas aider certains français, est-ce que ce n'est pas faire souffrir l'économie quand même ? parce que certains secteurs, certaines professions ont besoin de la voiture pour aller travailler, donc pour faire tourner l'économie.

Très bien. C'est ces professions là qu'il faut aider aujourd'hui, mais il faut cesser de distribuer l'argent que nous n'avons pas de façon indifférenciée. Il y a en France Amélie 6500 milliards d'euros d'épargne liquide.

Alors, je prends votre question, vous dites "Oui, mais certains ne peuvent pas." C'est ceux-là qu'il faut aider. Ceux qui ne peuvent pas, ceux qui ont des petits revenus.

Vous avez 2 millions de personnes qui sont au SMIC. Vous en avez en tout entre 4 et 5 qui sont autour du SMIC, dans le haau du SMIC qui ont besoin de leur voiture. Sortons de Paris, quand on vit à Monteauan et qu'on travaille à Toulouse, on a besoin de sa voiture.

Euh donc c'est cela qu'il faut aider en réalité. Et et donc les aides doivent être ciblées pour les autres. Moi, je partage la vie de Guillaume.

Ce sera douloureux. C'est-à-dire qu'il faut arrêter de raconter des histoires aux Français en leur disant que la crime la la crise la la crise passera d'elle-même et que ce ce sera sans douleur. Non, ceux qui ont les moyens devront puiser dans leurs réserve.

On s'est endetté, on a financé euh un modèle social très coûteux avec de la dette. Nous sommes aujourd'hui au bout de la seringue. On dire les choses simplement.

Damien que ce soit clair pour tout le monde, si je comprends bien, non, l'État ne dispose plus d'une cagnotte. Voilà. Non. [grognement] C'est vrai que oui, il y a eu ce ce débat alors enfin ce débat est revenu, on s'en souvient alors à une autre époque, c'était Lionel Jospin qui était aux commande effectivement la croissance de la France, l'activité permettait effectivement d'avoir des des réserves.

Là, il y a eu au début de cette crise cette idée que l'État pouvait s'enrichir avec la fiscalité liée au carburant sans entrer dans le détail. Et ensuite au bout de quelques jours, quelques semaines, Sébastien Lecnus, ses ministres ont réussi à amener un un autre argumentaire, à gagner un petit peu ce débat. l'État avec notamment des aides, même si elles sont ciblées, et bien euh perd de l'argent avec cette crise euh et parce que l'État aussi collecte un peu moins de recettes par ailleurs parce que la consommation baisse.

Donc non, l'État ne s'enrichit pas euh et euh et donc l'exécutif tente de de le démontrer semaine après semaine. Ce qui est intéressant, c'est de voir comment réagissent nos voisins européens parce qu'on est évidemment pas les seuls touchés et que nous alors on fait le choix de ces aides ciblés. Hm.

Euh vous regardez l'Espagne par exemple, ils font le choix d'une baisse des taxes sur les carburants, baisse de 10 % de la TVA sur les carburants. L'Espagne aussi a baissé, l'Allemagne aussi a baissé une taxe sur les produits pétroliers. Donc certains font ce choix-là mais évidemment tout dépend des marges de manœuvre budgétaires qu'on c pay.

Or, on voit bien que nous on ne peut pas faire le même choix que nos voisins. Et à combien s'élève déjà d'ailleurs le la facture de la guerre en Iran ? Pascal, je voyais quelques quelques chiffres ce matin. 7 milliards d'euros lié à la hausse de charge de la dette, du SMIC, des dépenses militaires, 300 millions de pertes sur les taxes carburant, 500 millions déjà distribués en aide avant les annonces même qui vont être fait dans les prochaines il y a deux choses.

Il y a il y a des dépenses additionnelles et puis il y a des recettes en moins. Donc effectivement, les courbes se croisent, ça fait autour de 7 milliards. Si cette crise se se poursuit, on sera confronté à une équation budgétaire compliquée.

On peut très bien imaginer le cas de figure. Imaginons que la crise se poursuive même de façon larvée jusqu'à la fin de l'année. On peut se retrouver dans une situation avec zéro de croissance. zéro de croissance, ça ça veut dire qu'on a beaucoup moins de rentrée fiscale, qu'on a probablement des dépenses sociales additionnelles et donc là on rentre dans un un nouveau monde.

C'est c'estàd que on on a on n plus les marges de manœuvre que nous avions. On ne peut pas emprunter plus que les 315 milliards d'euros que nous empruntons chaque année. On on démarre l'année avec un déficit primaire de 150 milliards d'euros.

Vous rendez compte ? 150 milliards d'euros. Et je ne vous parle pas des intérêts de de d'emprunt là, c'est en plus donc ça amènera le pays.

Ce sera un moment d'ailleurs un peu tendu dans dans la vie politique française parce que sera près une campagne présidentielle et donc on va voir probablement la foire au proposition les plus démago qu'il soit sur payer les riches, augmenter la fiscalité des entreprises sans doute sur le la question des retraites de son modèle social que que la campagne se se fera pour justement et bien sortir de cette spirale du déficit. Oui, parce que il y a un budget à présenter cet automne pour Sébastien le Cornu, mais on est en campagne électorale, campagne présidentielle. Alors, il pourrait peut-être même y avoir deux budgets ou plutôt un budget rectificatif.

En tous les cas, une partie de la classe politique le demande, compte tenu de ce que l'on vit actuellement de de de cette crise qui percute nos finances publiques. Et bien si on avait un fonctionnement politique, je dirais classique qu'on a connu ces dernières années, l'exécutif présenterait un collectif budgétaire, une rectification de la copie parce que bah la crise fait nous oblige. compte tenu de l'instabilité politique, de la majorité toute relative ou quasiment de l'absence de majorité pour Sébastien Lecnu, il ne veut pas en passer par un vote.

Donc il va tout faire pour tenter de de de corriger cette copie et puis le budget, le prochain budget, vous avez raison mais il sera très difficile à à établir compte tenu de la conjoncture économique et de la pression de l'élection présidentielle, nous serons nous sommes déjà en campagne. Et donc, est-ce que par exemple le pacte qui a été passé avec les socialistes cet hiver possible avec les tensions liées à l'enjeu de la présidentielle ? Rien n'est moins sûr à cette heure.

Oui. Alors, soutenir l'activité sans plomber le budget, c'est le le castet immense qui attend Sébastien Lecnu qui doit se présenter devant les journalistes et donc devant vous également dans quelques instants dans cette salle de presse, je rappelle, de Matignon, première conférence de presse de ce type pour Sébastien Lecnu depuis qu'il est à Matignon. Oui, l'heure est grave.

On peut le dire sans détour alors que on apprend que la zone rouge question pétrole pourrait être atteinte dès cet été. Des informations qui sont très concrètes. Je cite là le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie.

Donc ça ça c'est une réalité. Soutenir l'activité sans plomber le budget. Hm.

Guillaume Roquet, on voit déjà euh les partis prêts à dégainer les réactions dans quelques instants une fois que la conférence sera à peine terminé. Le RN certainement demandant à nouveau une baisse de la TVA sur l'énergie qui serait compensée par des mesures d'équité fiscale. Oui, il y a rien de bon.

Il va y avoir de tout ça. Bah c'estàd que d'abord l'éléphant dans le couloir, c'est que à chaque fois qu'on achète 1 L de carburant, il y en a la moitié qui va dans la poche de l'État. Donc c'estàdire 50 % à peu près la la fiscalité.

Donc 1 1 € par litre. Mais c'est à ça que l'État veut pas toucher. Rien que le ce qu'on appelle l'assise sur le le sur le carburant, ça rapporte, je crois 15 milliards d'euros par an à l'État.

Donc la première chose à faire si on était dans un dans un dans un pays raisonnable, ce serait dire bon bah OK, on on déjà on prend la moitié du prix du carburant, donc plutôt que de distribuer des aides par-ci par là qui satisfaont personne, on baisse la fiscalité et ça le gouvernement ne le veut pas. Donc moi je trouve même si effectivement ils vont trop loin que le le la proposition de certains partis politiques de dire il faut d'abord commencer par baisser la fiscalité, c'est quelque chose d'assez raisonnable. Il est là le premier ministre, il va s'installer, il va s'exprimer.

Plusieurs ministres autour de lui, ils vont d'ailleurs prendre la parole. Damien Florau, on peut dire voilà bah c'est Roland l'Escure, le premier qui va s'exprimer au côté du premier ministre. On va tendre l'oreille.

On y va. de vous être rendu disponible pour un format, il est vrai, un peu inhabituel, mais on vient de tenir un comité de pilotage suivi de l'impact de cette guerre au Moyen-Orient sur notre économie, nos finances publiques, évidemment sur la vie des Françaises et des Français. Un certain nombre de décisions évidemment étaient à prendre.

Nous les avons prises et nous tenions à vous en rendre compte sur la base aussi de ce que nous savons et de ce que nous savons pas sur le géopolitique puisque la situation est est plus que trouble. J'en dirai un mot dans un instant et vous décliner, revenir aussi avec méthode sur la stratégie du gouvernement qui est la nôtre depuis le début pour traiter évidemment les différents effets de cette guerre sans oublier le reste des effets de la guerre également en Ukraine. Peut-être le premier élément pour bien traiter les effets d'une guerre, c'est de ne pas se tromper sur l'analyse de celle-ci.

Au fond, nous n'avons jamais pensé au regard des éléments notre diplomatie, les éléments de notre renseignement militaire, les nombreux échange que le président de la République pouvait avoir avec ces différents homologues, n'a jamais considéré que cette guerre pouvait être courte. On a eu la guerre des 12 jours euh et dès le début du conflit, au regard parfois peut-être de l'irrationalité de certains acteurs, des effets finaux recherchés, le fait aussi que la question nucléaire du programme iranien plus les enjeux de circulation maritime laissait entrevoir que de toutes les évidences ça pouvait durer. C'est parce que ça pouvait durer que les négociations telles qu'elles ont été menées depuis maintenant plusieurs semaines auraient pu aussi aboutir. force constaté que d'une manière ou d'une autre, cette guerre sous une forme ou sous une autre, cette guerre va durer soit de manière froide comme on l'a actuellement, on peut le constater, soit malheureusement aussi avec une reprise des conflits et des frappes, ce qui est un scénario évidemment possible.

Et au fond, on le voit aussi, le temps devient une arme en tant que telle des béérants et singulièrement des gardiens de la révolution puisque ils le savent, la pression exercée sur Ormous est une pression sur l'ensemble de l'économie mondiale, y compris d'ailleurs en Asie. Et donc si ce temps devient une arme, il faut également pour nous en tirer des conclusions. Alors il est difficile de donner des scénarios auquel nous pourrions nous raccrocher sans effrayer personne et sans être trop optimiste.

Au fond, le scénario désormais le plus optimiste, c'est pas forcément celui que je retiens d'ailleurs, c'est au fond une forme de retour à la normale entre l'été et l'automne. Donc on parle déjà de plusieurs semaines et plusieurs mois potentiels. Sachant qu'une fois de plus la guerre peut prendre différentes formes et vous avez des scénarios noirs qui nous feraient plonger dans d'autres gestions de de crise, c'est-à-dire reprise non seulement des conflits, des frappes, destruction des sites de production d'hydrocarmure au Moyen-Orient, voire même non seulement la fermeture d'Ormous, mais aussi la fermeture de Babel Mandelle.

Ça c'est pas non plus le scénario qu'on retient, de toute façon, nul ne le sait. Mais entre un scénario très optimiste qui nous emmène quand même à plusieurs semaines, plusieurs mois et les scénarios les plus noirs et catastrophistes, on voit bien qu'on change de dimension dans la manière de gérer cette guerre. Pour autant, une fois que je vous ai dit ça en faisant une prospective peut-être malheureuse, j'espère être démenti puisque par définition, si tout allait mieux bientôt, c'est un problème plus facile à gérer que si les choses s'aggrafent.

Pour autant, au moment où nous nous parlons, nous n'avons pas du tout les mêmes effets à gérer que la guerre en Ukraine. Je l'ai dit à de nombreuses reprises, mais c'est utile de le redire. La guerre nous avait tout de suite placé dans une guerre de en tout cas dans des effets de difficultés d'accessibilité à l'approvisionnement notamment du gaz parce qu'il venait de Russie et avec évidemment une guerre qui au fond était assez lisible, assez rapide.

Nous-même nos propres vulnérabilités étaient identifiées notamment ce qu'on appelle les problèmes de corrosion sur nos centrales nucléaires qui faisaient que le parc nucléaire français était loin d'être à plein régime en 2022-2023. Donc on est au moment où nous parlons pas dans une crise des volumes de pénurie mais bel et bien une crise de prix d'inflation à quelle raison aussi ? C'est pas toujours intuitif, mais il trouve que assez historiquement, en tout cas depuis maintenant plusieurs moments, l'approvisionnement en hydrocarbure en France est un approvisionnement sur la façade atlantique, Afrique du Nord, Amérique du Nord, Amérique du Sud et qui au fond ne crée pas effectivement d'entrave à la liberté de circulation pour ce qui nous concerne.

Évidemment, le sujet c'est la spéculation, évidemment le sujet ce sont les marchés et évidemment ce sont la répercussion. Pardon de le dire, mais si on se trompe, comme malheureusement parfois dans le débat politique français, si on se trompe sur le diagnostic de cette guerre, par définition, on finit par se tromper aussi sur les mesures qu'il faut prendre. Deuxème élément de la stratégie du gouvernement que j'arbitraai dès le début, hein, avec l'ensemble des collègues ici présents, c'est évidemment le soutien à l'activité et au travail.

Alors pour une raison simple, c'est que à la différence du Covid pour le coup pays était à l'arrêt et fallait le soutenir par des transferts financiers important. Là on a une économie qui fonctionne et qui tourne. Pas pour autant qu'elle est pas impactée.

Le ministre va y revenir. Et donc au fond notre obsession pour ne pas dire plus d'ailleurs depuis le début c'est que le pays doit tourner et pour certains secteurs mise de la pêche est ici. C'est assez référendaire et binaire.

Soit il y a un intérêt à prendre la mer pour nos pêcheurs et à sortir et à pêcher et ça calcule coup avantage. Soit bah ça vaut pas le coup de sortir pêcher. Par définition les bateaux restent àqués.

Ce raisonnement-là, c'est facile à expliquer pour la pêche. On a essayé de le déplier sur beaucoup de filières sur lequelles on va revenir dans un instant et on va les compléter parce que bah au fond, il y a des filières économiques qui tiennent notre croissance, qui tiennent notre activité, qui parfois ont des adhérences avec nos services publics et sur lequel il faut évidemment qu'elle puisse tenir dans la durée sur cette crise. C'est vrai de filière économique, agriculture, BDP, transporteur, le ministre de transport, le mise de la santé, mise de travail sont ici aussi au premier rang.

C'est vrai aussi des particuliers travailleurs parce que par définition euh aussi on connaît aussi l'organisation de notre pays. La voiture occupe une place importante. Je suis moyen élu d'un département rural et donc il est évident qu'il faut faire attention à ça.

On va pas changer de stratégie. C'est un choix que nous faisons euh qui est de de de garder un ciblage important sur celles et ceux qui travaillent, celles et ceux qui tiennent l'activité du pays et d'ailleurs celles et ceux qui ne travaillent pas en profitent. Parce que en tenant l'activité du pays, par définition, on essaie de s'accrocher à notre croissance. on essaie de s'accrocher à la production de richesse, laquelle finance le modèle social et finance les retraites.

Donc tout ça se tient, c'est aussi une réalité aussi simple, mais enfin encore faut-il le réexplique. Ensuite, euh si on ne change pas de philosophie, on va changer d'échelle et vous allez l'entendre dans un instant, soit dans ce que nous mettons sur la table quantitativement, soit aussi parce que nous étions plutôt partis pour annoncer des aides pour le mois de juin. Mais c'est pas ce que nous allons faire.

Je peux pas vous dire que sur le terrain géopolitique, les perspectives de voir le conflit duré sont en train de s'installer et vous expliquer qu'on va continuer d'avoir une stratégie mois par mois. C'était bon au début de gestion de crise là désormais il faut commencer à donner des perspectives à des pas entiers de l'économie des perspectives aux françaises au français qui travaillent et donc c'est non seulement une réflexion pour juin pour juillet pour août et pour certains secteurs jusqu'à l'automne. Je le dis parce que dans les cas les plus difficiles, il faudra continuer à être adaptable, à s'adapter, à être évolutif, à ne pas être têtu en quelque sorte.

Il y a pas de baguette magique. Bon, enfin, il est clair que ça reste de la gestion de crise et donc par définition, il faut être mobile, euh créatif en tout cas et le plus le plus à l'écoute possible. Le troisème élément de la stratégie, je l'assume même si parfois on me l'a reproché, c'est il faut qu'on marche nos deux jambes entre le court terme et le long terme.

Euh un peu taquin, je dirais c'est le moment d'être gauliste. Alors, je trouve que le choc pétrolier 1974, le gouvernement Mesmer avait eu une réponse de long terme, le parc électronucléaire français. Autre temps, autre période, il y avait pas eu d'aide de court terme.

C'est pas ce que nous faisons, c'est pas ce que nous allons vous dire, mais enfin, on voit bien que euh on n' pas fini de subir et et donc à la fois, on va déployer des moyens pour le soutien de court terme, mais on n pas d'autre choix que d'accélérer l'électrification du pays. Les hydrocarbures, c'est une laisse. C'est une laisse.

C'est une laisse étrangle, on peut pas dire autre chose. L'électrification, l'électricité, c'est notre liberté. Et ça, on le doit aux grands anciens.

On le doit aussi aux décisions qu'on a pris récemment. Heureusement qu'on a signé ce décret sur la programmationelle pour l'énergie parce que c'est ce qui va venir rénover notre parc nucléaire français et donner des perspectives sur les énergies renouvelables. Mais c'est pas pour faire bien.

C'est pas parce que c'est bon pour la planète, même si c'est bon pour la planète. C'est pas parce que c'est bon pour le climat même si c'est bon pour le climat. Il y a une réalité, c'est qu'on vit désormais dans un modèle dans lequel nous sommes capables de produire beaucoup beaucoup d'énergie. chez nous de manière souveraine, décarbonée et au fond c'est pas forcément cette consommation-là qui est le plus stimulée.

Au fond, le plan Mesmer un peu nouvelle version, c'est aussi d'aller sur les différents usages d'électrification. On pourra y revenir et c'est aussi pour cela sans esprit polémique parce que c'est pas l'esprit l'état d'esprit du gouvernement, c'est pour cela que nous refusons toute baisse générale indiscriminée de la fiscalité sur le carburant. Parce que déjà, pardon, j'ai appartenu à un gouvernement qui l'a fait en 2022 2023, ça coûte très cher pour les finances publiques.

Peut pas faire semblant de dire il y a un déficit, d'où est-ce qu'il vient ? Bah, il vient de là. Bouclier énergétique en grande partie.

Il avait un impact très très lourd sur les finances publiques. On en finit pas de le rembourser. Et puis surtout, c'est un contresens. baisser de la fiscalité sur de l'énergie produite en Algérie, aux États-Unis, au Brésil ou ailleurs, c'est franchement circulé sur l'autoroute à contresens.

Là où d'ailleurs et les ministres ont reçu mandat d'y réfléchir, de travailler, de faire des propositions, c'est une une si une fiscalité devait diminuer dans les temps à venir, compris les années à venir, ça serait la fiscalité sur les énergies produites en France, électricité en tête. Donc prenons le sujet de la fiscalité par le bon sens et c'est une ouverture aussi que je fais évidemment sur la question de la fiscalité sur l'électricité dans le respect aussi de nos déficits, nos finances publiques. Enfin, s'il faut raisonner fiscalité par les fiscalités, ne le faisons pas à contresens.

Le dernier élément de la stratégie et pour bien connaître aussi un peu la la vie du pays et le caractère aussi des des Françaises et des Français, c'est la transparence totale sur ce qui se passe. Euh les marges des distributeurs de carburant, ça occupé pas mal la vie médiatique. Les ministres vont y revenir.

Transparence, résultat. les fameuses cagnottes fiscales. Vous promettez des milliards, le ministre Amiel va vous donner le dernier chiffre dans quelques instants.

Vous allez voir qu'on en est bien loin. Euh la transparence sur l'approvisionnement. Eu des moments en se disant "Mais est-ce qu'on aurait suffisamment de pétrole ?" Là aussi, on va vous documenter ça avec beaucoup de précision.

Quels sont les appros sur lequels on n'est absolument pas inquiet et on est objectivement absolument pas inquiet ? Quels sont les quelques éléments sur lequels on peut avoir de l'inquiétude ? Et puis le dernier élément de transparence, c'est évidemment sur l'économie de manière globale.

Al ça fait 2 mois qu'on s'est gozi avec les ministres à dire attention cette guerre va avoir un impact sur l'économie. Tu assez seul à le dire et puis visiblement depuis quelques jours, tout le monde découvre qu'il peut y avoir un impact sur l'économie. Et là pour le coup en prenant un virage complètement inverse, certains nous parlent de 3 ou 4 % d'inflation, certains nous parlent de récession.

Donc là aussi, on va faire ça très sérieusement en vous disant très clairement quels sont les scénarios que nous redoutons et quels sont les scénarios au fond que nous repoussons parce que nous considérons que ça ne correspond pas à la situation économique que nous constatons après que les ministres d'ailleurs aient eu des échanges importants avec Commission européenne, FMI, enfin un travail important, le G7, un travail très important a été fait en amont et qui est autrement plus sérieux que certains faux experts qu'on peut voir ici ou là en train de vouloir faire peur inutilement aux gens. Dernier point, se dire la vérité sur les finances publiques avec la part d'incertitude évidemment qui est la nôtre au moment où nous nous trouvons. Nous n'abandonnerons personne, je l'ai dit, dans le soutien à l'activité.

Tout ça va avoir un coût. On vous donnera les chiffres dans un instant. Faudra donc évidemment gager tout ça, faire un certain nombre d'économies.

Et je le dis aussi peut-être pour donner un peu de perspective et dire aussi comment le gouvernement travaille à la construction d'un budget pour 2027, d'un projet de loi de financement pour la sécurité sociale pour 2027, c'est que la position du gouvernement et que les textes que nous proposerons au conseil des ministres de mi-octobre seront des textes dans lequels il n'y aura pas de proposition d'augmentation d'impôts. Et donc je le dis parce que tous les choix aussi que nous faisons en ce moment, y compris en faisant attention à nos finances publiques, en faisant attention à la juste proportion des aides, alors on aimerait en faire plus pour beaucoup de gens, une dimension aussi humaine et et empathique. Il faut pas nier, je le vois bien chez moi Vernon dans l'heure.

Mais en tout cas euh des cadeaux bizarres au mois de mai qui se transforment en augmentation d'impôts à l'automne, c'est pas ce que le gouvernement propose. Et donc je donne aussi cette perspective y compris au monde économique puisque certaines annonces peuvent les concerner dans un instant. Pardon d'avoir été long mais je voulais aussi refaire la mise en perspective de la stratégie du gouvernement laquelle peut évoluer à n'importe quel moment en fonction évidemment de la situation géopolitique.

C'est pas une crise domestique que l'on gère hein, c'est une crise mondiale peut-être encore plus mondiale que la guerre en Ukraine. Et pour cause les interdépendances sont nombreuses avec le golf. Les pays d'Asie souffrent énormément parce que eux ont une dépendance énergétique très forte avec les les approvisionnements et les productions dans la région.

Et comme tout cela peut durer d'une manière ou d'une autre, sous une forme ou sous une autre, il faut désormais évidemment le traiter avec beaucoup de calme euh le calme des vieilles troupes en quelque sorte, mais enfin il faut le faire en disant la vérité aux françaises et aux Français et ne rien leur cacher, y compris d'ailleurs parce que une grande échéance démocratique va intervenir l'année prochaine et que par définition tous ces éléments aussi concernent l'ensemble des acteurs. Monsieur le ministre, merci. Merci monsieur le premier ministre.

Vous l'avez dit, le le scénit serait d'extrême courte durée, il est désormais derrière nous. Nous le savons et nous adaptons nos propositions évidemment à cette situation. Les entreprises françaises le savent aussi.

Elles regardent l'actualité internationale comme vous et comme nous. Et donc elles sont conscientes et c'est ce qui explique d'ailleurs le retournement du climat des affaires qu'on observe ici ou là dans des enquêtes y compris une qui est sortie ce matin qui montre que les industriels vont eux aussi adapter évidemment leur leur scénario à cette situation nouvelle. ce scénario de de de conflit plus durable, c'est celui qui a été partagé à l'occasion du G7 de finance que j'ai eu le plaisir et l'honneur de présider lundi et mardi.

C'est le scénario sous-jacent aux prévisions des institutions internationales. Vous avez vu la Commission européenne qui prévoit à 0,8 % de croissance ce matin pour la France, très proche de la nôtre et le FMI à 07. On est évidemment dans des dans des chiffres extrêmement proches les uns des autres.

Euh pour autant, j'entends depuis plusieurs jours des prophètes de malheur se multiplier, y compris chez certains de vos plateaux, pour nous annoncer le pire à la fois en croissance et en inflation, la récession ici, l'hyperinflation là. Je vais être très clair, nous ne serons ni des prophètes de malheur ni des marchands de bonheur. Nous, on va s'appuyer sur des faits.

Aujourd'hui, il y a des facteurs d'inquiétude, il y a des facteurs de préoccupation et on les connaît. La croissance, vous le savez, a marqué une pause au premier trimestre de cette année. Une partie de cette pause est liée à des facteurs exceptionnels.

La clémence de l'hiver qui fait qu'on a moins consommé d'énergie, les exportations d'Airbus un peu en dessous de la tendance habituelle, la construction un peu en retrait du fait du cycle électoral. la croissance était à l'arrêt. L'inflation, elle est en hausse indéiablement.

On est à 2,2 % de d'inflation sur les derniers chiffres, essentiellement lié à une hausse des tarifs de l'énergie. On est bien en dessous de ce qu'on observe partout ailleurs en Europe et dans le monde. La zone euro est à 3 %.

L'Espagne qui a baissé de manière importante à coût de milliards d'euros le prix à la pompe est à 3,5 % d'inflation. Une fois prise en compte ces mesures, on est aux alentours de deux, un peu au-dessus. Je rappelle, vous parliez, monsieur le premier ministre de la guerre en Ukraine, à l'époque, on avait dépensé 80 milliards d'euros et l'inflation après tout ça était à 5,5 %.

Donc on est dans une phase où évidemment la croissance ralentit, une phase où l'inflation augmente un peu, un peu au-dessus de deux, mais on n'est évidemment pas dans un scénario tel que nous les présentent les prophètes de malheur qui font florest ces derniers jours. Euh, on a surtout, je tiens à insister là-dessus, des facteurs un peu spécifiques à la France qui font qu'on est plus résilient. Donc on a des facteurs d'inquiétude.

La hausse de l'inflation, le marché du travail vous l'avez vu, qui marque un peu le pas en début d'année. On est un peu au-dessus du 8 %, on était pas loin de 7 il y a maintenant 5 trimestres. Vous savez qu'une partie de cette EOS, c'est lié à des alléas statistiques, mais quand même le marché de l'emploi se se dégrade un peu.

Mais un, nous avons des stabilisateurs liés au modèle social dont il faut être fier et qui fonctionne. La hausse de l'inflation, ça veut dire une hausse mécanique du SMIC. Le ministre du travail l'occasion de la de l'annoncer.

La prime d'activité qui a été votée dans le budget, elle entre en vigueur dans les jours qui viennent. Euh le chèque énergie qu'on a élargi, tous ces facteurs qui sont des facteurs inhérents à la France font qu'on a des facteurs de résilience de court terme, notamment du côté de la consommation. Le mix énergétique qui fait qu'on est bien mieux protégé, moins exposé au choc énergétique.

C'est un impact sur l'inflation évidemment moins important. C'est surtout la ministre viendra, aucun enjeu d'approvisionnement. Et puis c'est sorti ce matin, la France reste le pays le plus attractif d'Europe.

On a des investisseurs internationaux qui s'intéressent à la France et qui souhaitent y investir. Toutes ces raisons nous mettent face à une situation dans lequelle on a des facteurs d'inquiétude, vous l'avez dit monsieur le premier ministre, qu'on va suivre de très près, mais des facteurs de résilience qu'on a souvent tendance à oublier et qu'il faut évidemment tous ensemble garder à l'esprit. La ville, merci beaucoup.

Bonjour à toutes et à tous. Effectivement, ça a été rappelé à l'instant par le Premier ministre et par le ministre de l'économie et des finances. On vit désormais dans un monde où les chocs extérieurs, les guerres en l'occurrence comme celle qui a été déclenchée dans le D3 DO interviennent à intervalle de plus en plus régulier.

On avait eu l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022-2023 dans un contexte économique, énergétique et financier différent de celui d'aujourd'hui. Il y a d'ailleurs 1 an, nous avions eu une offensive commerciale internationale aussi qui avait frappé le monde entier. C'était d'ailleurs à peu près à la même époque au début de l'année 2025 et nous avons depuis la fin du mois de février cette guerre qui a été déclenchée dans le D3 d'Ormouse.

Et donc notre devoir dans cette situation, c'est de permettre à la France d'être préparé à tout. préparé à tout sur le plan militaire et c'est la raison pour laquelle on a engagé les investissements nécessaires pour la loi de programmation militaire et pour son actualisation. préparer à tout sur le plan énergétique et il vient d'y être fait référence et préparer à tout sur le plan des finances publiques pour que quels que soient les scénarios qui euh se matérialisent dans les prochains mois et il a été évoqué par le premier ministre les différentes possibilités que nos finances publiques nous permettent toujours de faire l'essentiel c'est-à-dire de pouvoir protéger les Français des classes populaires, les Français des classes moyennes, les entreprises les plus vulnérables et donc notre tissu économique et c'est la raison pour laquelle depuis le début de cette guerre, gouvernement a édicté un principe cardinal.

Les aides doivent être ciblées vers les travailleurs et vers les entreprises qui en ont le plus besoin. Elles doivent être temporaires et elles doivent être financées. J'insiste sur ce point parce que contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là, la guerre ne crée aucun surplus pour l'État.

Quand on regarde ce qui s'est passé depuis le déclenchement de la guerre, on a deux mouvements inverses du point de vue des finances publiques. On a évidemment une augmentation des prix et donc ça crée notamment pour la TVA des augmentations de recettes de TVA, mais de l'autre on a une baisse de la consommation de carburant et donc ça fait baisser à la fois la TVA elle-même sur les recettes de carburant et ça fait baisser aussi l'excis qui est l'autre impôt perçu sur les recettes de carburant qui elle ne dépend que des volumes et donc qui ne fait que baisser. puisque la hausse des prix n'augmente pas les recettes de l'excise.

Alors, où est-ce qu'on en est quand on prend tout cela ensemble ? On fait le point, vous le savez, tous les 10 jours depuis le début de cette guerre parce que ne pas laisser prospérer ça et là de fausses idées ou de mauvaise rumeurs. Aujourd'hui, quand on compare entre 1er mars et le 20 mai, c'est-à-dire les dernières remontées dont nous disposons 2026 par rapport à la même période sur l'année 2025, on a une augmentation de 10 millions d'euros des recettes liées au carburant. 10 millions d'euros et cela varie de semaine en semaine parce que message essentiel c'est que l'effet d'augmentation sur les prix est compensé par la baisse des volumes.

Et vous savez, on a entendu des propositions parfois qui venaient nous dire il y a une mane cachée, il faut la restituer au français. C'est ça la réponse à la crise. Bah heureusement, heureusement qu'on s'est organisé autrement parce que si on avait compté dessus pour pouvoir financer les aides d'ors et déjà engagé au Français comme beaucoup dans l'opposition nous y appelaient, il y aurait pas grand-chose aujourd'hui qu'on pourrait faire pour aider les entreprises et les travailleurs des classes populaires et les classes moyennes. puisque d'ors et déjà et sans préjuger des annonces qui seront faites dans un instant, mais d'ors et déjà les aides qui ont déjà été apportées s'élèvent à 470 millions d'euros et depuis le début, le gouvernement s'est organisé pour pouvoir les financer.

Donc, vous le voyez, nous avons des recettes de carburants qui se comptent en quelques millions d'euros, là où nous avons un coût de la guerre qui se compte en milliards. Pourquoi en milliard ? parce qu'il y a évidemment le coût des aides et des soutiens supplémentaires pour je disais les travailleurs des classes populaires et les classes moyennes, c'est l'indemnité grand rouleur et les aides pour les entreprises, c'est l'ensemble des aides qui sont apportées au secteurs les plus exposés.

Les ministres auront l'occasion de revenir sur le détail des dispositifs, mais pour fixer les grands chiffres, nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'un mliard 200 millions d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin. 470 millions d'euros d'aides qui ont d'ors et déjà été annoncé et 710 millions d'euros d'aides nouvelles qui seront à l'instant détaillé par les ministres. À tout cela s'ajoutera évidemment le coût de la guerre pour nos finances publiques.

L'impact sur l'économie. Roland l'Escur a évoqué l'impact sur la croissance, l'impact sur l'inflation, l'impact aussi sur les taux d'intérêt qui n'est pas propre à la France. J'insiste dessus parce qu'on a une hausse des taux d'intérêt qu'on observe dans l'ensemble du monde.

On l'observe d'ailleurs aux États-Unis, on l'observe au Royaume-Uni, on l'observe en Allemagne, on l'observe dans l'ensemble des pays européens. Évidemment, tout cela a un effet sur notre charge de la dette dans un contexte où l'argent public est non seulement rare, mais il est cher. Et c'est la raison pour laquelle nous avons cette approche d'aide ciblé, d'aide financée pour ne pas nous retrouver un jour dépourvu de marge de manœuvre.

Parce que certes ceux qui aujourd'hui appellent à déverser des milliards et des milliards d'euros à faire des chèqus sans provision pour alimenter telle ou telle campagne électorale mettrait notre pays en grand danger dans cet environnement aussi incertain. On avait eu l'occasion de faire la transparence également sur l'impact macroéconomique au mois d'avril dernier, chiffrant déjà le coût euh de cette guerre à hauteur de 6 milliards d'euros pour les finances publiques dans un contexte où je le rappelle à l'époque beaucoup disaient que le gouvernement exagérait euh l'impact de la guerre et qu'il y avait cette fameuse cagnotte. Selon les différents scénarios, le coût de la guerre sera évidemment supérieur à ces 6 milliards d'euros. puisque premier ministre a eu l'occasion de le dire, on voit l'évolution de la situation dans le D3 d'Ormous et donc nous continuerons à adopter cette même méthode faite de transparence à chaque étape avec le Parlement, avec les partenaires sociaux, avec les organisations professionnelles évidemment avec l'ensemble des Français et nous aurons d'ici la fin du mois de juin un nouveau comité tour des finances publiques pour actualiser nos prévisions macroéconomiques, la croissance, l'inflation, évidemment l'impact sur les finances publiques et prendre les mesures qui s'imposeront en matière de dépense pour conserver ce cap qui est de permettre à notre pays d'être préparé en tout état de cause.

Je vous remercie. Je donne la parole à Maud Brot. Merci monsieur le premier ministre.

Chers collègues, mesdames et messieurs, un point sur les approvisionnements avec un message principal qu'il faut retenir. Il y a des tensions, elles sont réelles mais elles sont maîtrisées. Les raffineries, vous le savez, ont augmenté leur production.

C'est vrai en France, c'est vrai à l'échelle de l'Union européenne, c'est vrai aux États-Unis, notamment sur les produits raffinés sur lesquels il y avait le plus de tension. Je pense au gazoil, je pense au carburéeur et le bon exemple c'est la raffinerie totale en Normandie qui a notamment augmenté sa production de carburéeur de 10 %. Et donc ça permet, comme chacun le comprend de détendre la tension euh qui reste réelle mais qui malgré tout est moins importante sur les volumes.

Ça se voit dans les stations services et nos Français le constatent tous les jours. Euh il y a une augmentation euh durant les longs weekends sur certaines zones de tension mais dans l'ensemble on est à la quasi normalité. En sortie du weekend dernier, 5 % des stations connaissaient au moins une difficulté sur un carburant.

Euh c'est la situation quasi normal et j'ajoute que l'ensemble des dérogations sont données au transporteurs pour que les ravitaillements puissent se faire y compris les dimanches, y compris les jours fériers pour parier à toute difficulté logistique. Un point sur les carburéeurs, on a entendu beaucoup de choses. Il y a eu beaucoup de questionnements qui ont été relayés et on le comprend tout à fait.

Là encore, la situation, elle est sous contrôle. Les questionnements sont légitimes. La France importe près de 40 % de sa consommation et les marchés mondiaux sont par nature en déficit.

Euh mais euh euh les inquiétudes sont euh mesurées euh pour les semaines qui arrivent, étant donné les marges d'augmentation dans les raffineries, j'en ai parlé tout à l'heure, étant donné le fait que des dérogations ont été attribuées, des autorisations ont été attribuées notamment par la Commission européenne pour permettre en France et en Europe d'utiliser du Jet A1, donc du carburéeur utilisé aux États-Unis. C'est pas encore le cas à l'heure où on se parle parce que le besoin ne se fait pas ressentir. Mais là encore, c'est des éléments qui permettent euh de détendre les tensions qu'on pourrait observer ici euh ou là.

Un point enfin sur les prix. Là encore, vous l'avez vu et les français le constat tous les jours, on a d'abord une légère baisse sur le gasoil qui se stabilise depuis plusieurs jours à une moyenne qui situe autour de 2,15 € 2,16 € lre alors qu'il a atteint que cette moyenne avait atteint 2,40 € le litre lors du pic début avril. C'est notamment dû au fait qu'on a augmenté nos capacités de raffinage.

On observe en revanche une légère augmentation sur l'essence euh qui s'explique là encore par une priorisation de la production dans les raffineries et par le fait que la saison estivale euh est commencée aux États-Unis et que donc leur propre consommation euh est largement augmentée. On suit ça évidemment avec la plus grande vigilance et je le redis les tensions que l'on peut connaître aujourd'hui sont sous contrôle. Je vais laisser la parole à Serge Papin pour un point sur les marges et notamment les marges et distributeurs, sujet qui l'ont encore à fait beaucoup parler.

Merci monsieur le premier ministre, mes chers collègues, mesdames messieurs, s'agissant des marges brutes sur le carburant, comme nous l'avions annoncé, nous publions désormais chaque semaine l'évolution de la marge brute de transportdistribution donc sur le site prix-carburant.gouff.fr FR qui est très consulté toujours pour l'heure nos études montrent qu'au global malgré des variations selon les types de réseaux de distribution ça soit les MJOR GMS ou indépendant le niveau de marge brute depuis le 1er mars est inférieur à celui observé avant crise sur une période de référence donc qui va du 1er janvier au 28 février.

On a constaté une marge brute de 28,1 sur le gazol du 1er janvier au 28 février et 27 centimes à partir du 1er mars au 17 mai et de 29 centimes sur les 100,6 précisément du 1er janvier au 28 février et 1er mars du 1er mars au 17 mai 27,5 centimes. Ce qui prouve bien, monsieur le premier ministre que notre méthode de transparence et de suivi et de surveillance a donc bien fonctionné de ce point de vue-là. S'agissant des coûts des matériaux maintenant qui est un sujet aussi, on va mettre en place un dispositif de surveillance avec trois volets.

D'abord, le médiateur des entreprises qui réunit d'ors et déjà tous les acteurs de la filière tous les 15 jours. On met en place une adresse mail unique sur la DGCCRF permettant de signaler les anomalies dans la formation des prix. Ces signalements pourront donner lieu à une enquête si l'abus est caractérisé.

Ça avait été le cas en 2022. et Bercy engage des travaux pour analyser la décomposition des coûts des matériaux afin de mieux comprendre le marché et les évolutions de prix répercutées sur les matières premières en fonction des critères de composition dans ces matériaux. S'agissant maintenant des négociations commerciales.

On a réuni l'ensemble des parties prenantes agriculteurs, fournisseurs, distributeur la semaine dernière avec ma collègue Annie Jeunev afin d'échanger sur les hausses de certains coûts GNR, engrais, logistique. Pour l'heure, nous n'appelons pas à rouvrir les négociations commerciales, mais à ce que dialogue constructif puisse s'établir entre la filière pour procéder aux ajustements nécessaires pour prendre en considération la hausse de certains coûts. Il y a d'ailleurs dans les contrats ce qu'on appelle des clauses de revoyure et voilà qui suffisent actuellement et on fera le point formel avant le la fin juin.

On a déjà pris date et on s'assure évidemment que personne ne profite de la crise. Voilà monsieur le premier ministre. Vous êtes demandé au ministre des transports.

Pas de problème. Chers collègues, monsieur le premier ministre, chers collègues, mesdames et messieurs. s'agissant du secteur des transports et notamment du transport routier, je voudrais tout d'abord rappeler comme vous le savez que c'est un secteur particulièrement important et à marche très faible et je vous annonce aujourd'hui en accord bien sûr avec le premier ministre et les membres du gouvernement la reconduction du dispositif d'aide forfaitaire pour 3 mois supplémentaires.

Je rappelle que ce guichet est désormais ouvert depuis le 12 mai. Je rappelle également que nous sommes à date à 2000 demandes d'aide déposées, des aides qui seront versées tout au début du mois de juin et puis que nous travaillons avec les organisations du secteur sur des ajustements pour simplifier encore l'accès pour le mois de mai. Par ailleurs, nous avons décidé de mettre en place le même mécanisme d'aide pour un autre secteur, le secteur du transport fluvial avec une aide forfaitaire également en fonction du type de barge.

Concernant la question des taxis, monsieur le premier ministre, vous m'aviez confié une mission de consultation le 21 avril dernier. J'ai annoncé la semaine dernière une première mesure supplémentaire demandée par les organisations du secteur pour soulager leur trésorerie. Je pense au remboursement anticipé dès ce mois de juin de la TICPE qui était une attente euh à plus long terme et bien sûr dans l'idée de réduire la vulnérabilité du secteur au hauses du prix des carburants notamment pour réduire la dépendance aux énergies fossiles et donc augmenter le nombre de taxis électriques en circulation nous allons mettre en place et cela pour la première fois un un bonus éc écologique spécifiquement dédié aux chauffeurs de taxi adapté à leurs besoins spécifiques et notamment en matière de taille de véhicule à partir du 1er octobre prochain et pour une durée d'au moins 3 mois, ils pourront bénéficier d'une aide à l'achat allant jusqu'à 5500 € pour un véhicule électrique s'il est assemblé au sein de l'espace économique européen et dont la batterie bien sûr serait fabriquée dans de ces pays.

Le prix d'achat des véhicules éligibles pourra aller désormais jusqu'à 65000 €. L'objectif est notamment, vous l'imaginez, d'équiper les chauffeurs de taxi en zone rurale pour lequel le parc de véhicules électriques n'est que de 4 % et où il y a une véritable attente des représentants de la profession. Enfin euh et je le dis de manière assez insistante, j'invite les plateformes de VTC à faire un geste et je dirais un geste significatif pour une meilleure prise en compte de la hausse actuelle des prix du carburant dans le prix des courses qu'elles fixent à leur chauffeur.

Voilà mesdames et messieurs les mesures que je vous propose sur le secteur des transports et je passe la parole à monsieur Roland l'escu. J'ai créé une intervention pardon. Je vais poser passer la parole à Mode Bréon.

Avec plaisir. Merci beaucoup chers collègues, vous l'avez compris, on est rentré dans le détail [raclement de gorge] de tout ce que nous avons fait et tout ce que nous allons continuer à faire en matière d'aide sectorielle avec une logique qui au fond, monsieur le premier ministre reste inchangé, être au côté des activités, des secteurs d'activité les plus exposés et donc derrière eux les Français qui travaillent. Euh, j'embr euh euh cruciale des pêcheurs et des agriculteurs.

Euh, je salue madame la ministre de la pêche et j'excuse madame la ministre de l'agriculture qui est en ce moment même à l'Assemblée nationale pour le projet de loi d'urgence agricole. Euh vous dire d'abord que pour un pêcheur, le carburant, ça représente jusqu'à 40 % des coûts d'exploitation d'un navire. Euh et donc quand le prix du gasol pêche double comme ça a été le cas, certaines sorties en mer ne sont tout simplement plus soutenables sur le plan économique.

Le Premier ministre en a parlé tout à l'heure. Et lorsque les navires restent à quais, c'est des équipages qui perdent leurs revenus et c'est toute une économie littorale qui est touchée. C'est en ça où euh on explique bien que quand on aide les secteurs d'activité, on n pas l'économie de façon gazeuse.

On aide derrière extrêmement concrètement des Français qui touchent leur salair et qui peuvent aller travailler. Et donc c'est pour ça que nous avons choisi pour les pêcheurs de reconduire le soutien déjà mis en place soutien de 30 à 35 centimes par litre de gasol qui sera donc reconduit je dis 30 à 35 centimes puisque c'est en fonction du cadre défini par la Commission européenne et ce pour une durée de 3 mois. C'est un dispositif qui a largement fait ses preuvres ces dernières semaines puisque là encore c'est un secteur qui a pu continuer à fonctionner normalement.

J'en viens ensuite aux agriculteurs. Euh la situation, on le sait, est tout aussi sensible et la ministre de l'agriculture est évidemment en lien direct et étroit avec l'ensemble de cette profession. Le carburant, donc le GNR est indispensable pour les tracteurs, les moissonneuses, l'irrigation, le transport, euh les récoltes et à cela s'ajoute, on en parlera tout à l'heure, l'augmentation du prix des engrais et de l'alimentation animale.

Euh là encore, on reste dans cette même logique. Le soutien de 15 centimes par litre de GNR pour les agriculteurs sera pérénisé pour les 3 prochains mois. Euh on on c'est là encore un dispositif qui euh euh est nécessaire, qui est demandé par la filière et donc pêcheur comme agriculteur, on restera euh naturellement pour les 3 mois à venir mais je pense pouvoir le dire autant qu'il le faudra à leur côté.

Et je vais céder la parole à Serge Papin. Merci. Merci Maude.

Alors moi je vais vous parler maintenant des aides au secteur du BTP. Premier point, nous reconduisons les aides GNR BTP, donc pour 3 mois, monsieur le premier ministre, 3 mois supplémentaires et le montant reste toujours fixé à 20 centimes par litre du GNR. Donc c'est une aide directe, lisible, efficace.

Deuxème point et là c'était une grosse attente des acteurs du BTP et je pense particulièrement aux travaux publics. On élargit le dispositif aux entreprises de moins de 50 salariés. Jusqu'à maintenant c'était 20 salariés et là on ouvre à 50 salariés.

Cette extension donc sera valable pour la consommation à partir du mois de juin et pour 3 mois. Et donc pour l'aide GNR du mois de mai, elle sera disponible par le même guichet opérationnel le 8 juin sur le site de la DGFIP. Ça concerne 30000 entreprises M paria.

Voilà. Et donc je passe la parole à monsieur McC. Merci.

Deux secteurs évidemment extrêmement importants pour l'industrie française, les engrais et la chimie. Les engrais d'abord, ça a été dit par la ministre de l'énergie, c'est un enjeu crucial pour nos agriculteurs. D'abord, vous savez que les prix des engrais ont augmenté.

Vous savez aussi qu'ils avaient été prévoyants et donc que les stocks d'engrais étaient importants. Mais maintenant que la la fertilisation est lancée, il va falloir reconstituer des stocks et donc nous souhaitons les aider sur les achats d'engrais. La ministre est absente au banc.

Elle a été très présente notamment à la Commission européenne pour obtenir de l'Europe une aide qui va permettre de d'alléger la facture, si je puis dire, d'achat d'engrais par les agriculteurs. Elle aura l'occasion euh d'échanger évidemment avec les filières pour en présenter le détail et de s'assurer que le dispositif est bien affiné. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on a insisté aussi pour que quand vous achetez des engrais fait en France fait en Europe, ben vous êtes un peu plus aidé que quand vous les achetez au bout du monde.

Il faut, j'allais dire profiter de cette crise pour renforcer l'industrialisation française. Et c'est ce qu'on fait notamment dans les engrais avec un appui à court terme et on va le faire aussi pour la chimie. On va utiliser ce qu'on appelle la compensation carbone, c'est très technique, peu importe, qui va permettre de les aider à passer les surcouts de court terme qui sont évidemment très présents dans la chimie, du fait de la plasturgie et dans l'industrie des engrais, du fait de la hausse du prix de l'ammoniaque notamment.

On va aussi s'assurer qu'on euh fasse tous les efforts disponibles à Bruxelles pour s'assurer qu'un certain nombre de mesures qui étaient en place et qu'allait se traduire directement par des coûts importants pour la chimie et les engrais soient repoussé. Ça fait partie des représentations que Sébastien Martin fera évidemment à Bruxelles. Donc on est à la fois dans le moyen terme, s'assurer que l'Europe puisse continuer à à accompagner ces secteurs.

On va continuer à décarboner l'industrie des engrais, on va continuer à décarboner l'industrie de la chimie. Mais à court terme évidemment à la fois du côté de la demande des agriculteurs et du côté de l'offre la production, on va aider ces secteurs essentiels. Stéphanie de la santé pour un nouveau secteur accompagné. attendu par beaucoup de personnes.

Merci monsieur le président. Je vais vous parler de plus de 600000 professionnels dans notre pays que sont les aides à domicile. Ces aides à domicile sont majoritairement des femmes.

Elles travaillent à temps partiel subiis le plus souvent avec un salaire moyen à 700 € par mois. La dépense de carburant habituellement est de 20 % de leur revenus avec l'augmentation du prix du carburant. Euh c'est une charge considérable pour ces professionnels qui sont des professionnels indispensables et qui permettent aux personnes les plus vulnérables de rester de pouvoir être pris en charge chez elle.

En plus de l'aide au grand rouleur au grand rouleur qui avait été qui est mis en place, nous allons mettre leur proposer deux dispositifs. Le premier c'est une revalorisation pérenne des indemnités kilométriques pour ces aides à domicile qui représentent environ 20 centimes par litre d'essence. concrètement pour une aide à domicile qui ferait euh 10000 km par an euh et c'est très fréquent dans nos campagnes, cela représente un gain annuel de à peu près 200 € par an.

Pour les plus modestes, en fait, ça double euh l'aide gros rouleur. Dans toutes nos familles, nous les connaissons. Ces professionnels s'occupent de nos parents, de nos enfants qui sont fragiles.

Et c'est pourquoi nous créons une deuxième disposition. 2e dispositif qui est une création d'un programme de leasing automobile social qui sera dédié aux aides à domicile. l'idée et d'accéder pour ces professionnels aux voitures électriques.

Pour être très concrète, pour un coût mensuel entre 50 € pour l'équivalent d'une voiture type Zoé à 100 € par mois, l'équivalent d'une Peugeot 208, d'une Fiat 500 par exemple et sans apport. ces aides à domicile pourront euh accéder à la voiture électrique et notre objectif c'est de créer une flotte de 30000 véhicules. Au-delà de ces aides euh que je viens de vous décrire, nous pr procéderons aussi à une hausse des rémunérations minimales.

Enfin, je voudrais conclure et mentionner les transporteurs sanitaires. Donc on sait que c'est des acteurs indispensables à l'accès aux soins et notamment dans les territoires ruraux. Ils ont aujourd'hui droit aux aides grands rouleurs de 70 € par véhicule et nous procéderons à une réévaluation du guichet dans les semaines qu'il viennent.

Merci beaucoup. En ce qui concerne les agents publics, bien évidemment travailleurs du service public, les agents publics sont éligibles au dispositif en faveur des grands rouleurs comme l'ensemble des travailleurs qui respectent les conditions à la fois de distance et et de niveau de revenu. Donc ça concerne tous les agents publics qui utilisent leur voiture pour aller travailler et qui sont en dessous des seuils de revenus précisés.

Ce portail pour les grands rouleurs, vous le savez, ouvrira le 27 mai. J'en profite d'ailleurs pour remercier les agents de la Direction générale des finances publiques qui ont établi cette plateforme dans avec une vitesse record par rapport à ce qu'on avait connu notamment en 2022 et surtout avec un niveau de cybersécurité renforcé parce que il était crucial dans la période de pouvoir nous assurer que les données personnelles des Français qui seront amenés à solliciter cette aide qui mettront à la fois leur niveau de revenus, leur numéro fiscal, leur carte grise, bah évidemment que tout ça soit au plus haut niveau de sécurité. dans un contexte où on le voit les cyber menacent et on a vu toute la mobilisation qui a été d'ailleurs déployée ces dernières semaines autour de l'ENCI mais enfin à quel point tout cela est devenu une préoccupation éminente pour le gouvernement et c'est la raison pour laquelle cette date du 27 mai a été retenue.

Mais au-delà de cela, il y a aussi tous les travailleurs du service public qui utilisent leurs véhicules personnels dans le cadre même de leur services pas seulement pour se rendre sur leur lieu de travail. Je pense aux enseignants remplaçants, je pense aux AESH, aux accompagnants et en réalité surtout aux accompagnatrices d'élèves en situation de handicap qui peuvent être amenés à intervenir dans plusieurs établissements. Je pense aux agents hospitaliers qui sont amenés à se déplacer dans le cadre de leur mission.

Bref, je pense à l'ensemble de ces agents publics dont les fonctions supposent déplacements réguliers sur le terrain pour des tournées, pour des contrôles, pour des aides, pour des inspections qu'elles réalisent avec leur véhicule personnel. Et donc, nous allons augmenter les frais de déplacement à ce titre entre le 1er juin et le 31 décembre avec une majoration qui représentera l'équivalent d'environ 20 centimes par litre de carburant. La mise en œuvre sera simple.

Il y aura pas de dossier supplémentaires à déposer. Les agents publics n'auront qu'à continuer à déclarer dans les circuits habituel avec des nouveaux montants qui seront appliqués automatiquement au déplacement éligible réalisé à compté du 1er juin 2026. Je donne maintenant la parole à Serge Pepin.

Merci. Alors dans la même veine, il s'agit là de la prime carburant. On a souhaité donner la liberté aux entreprises de soutenir leur salariés et c'est pourquoi nous renforçons la prime carburant et nous la simplifions.

Concrètement donc le plafond va passer de 300 € à 600 €. Les critères d'attribution seront supprimés. Par exemple, il n'est plus question de contrainte sur le cumul avec les autres primes ou de contrainte sur le lieu de résidence, ni de fournir des justificatifs.

Nous faisons confiance aux entreprises volontaires pour savoir qui parmi leurs salariés a besoin de ce coup de pouce. Cette prime reste défiscalisée et désocialisée pour les salariés. Donc c'est une prime de liberté et de soutien au salariés grand rouleur donc pour venir au travail. et je passe la parole de nouveau à Merci et je poursuis sur ma part sur l'évolution de l'aide grand rouleur.

Vous le savez, il y a un mois, le premier ministre a annoncé la mise en place d'une aide pour les Français qui travaillent, qui sont dans une situation particulièrement modeste et qui roulent beaucoup. C'est des milliers de Français qui n'ont d'autre choix que de prendre leur voiture chaque jour. Ça concernait, vous en rappelez, 3 millions de français.

Le choix que nous faisons aujourd'hui, c'est de prolonger cette aide de 3 mois et cela donc représente un doublement de l'aide. Cette aide passera de 50 à 100 €. C'est une aide qui continuera à cibler 3 millions de français et qui représente un soutien en moyenne de 20 centimes par litre.

Les le public, si je puis dire ciblé reste donc inchangé. Celles et ceux qui exercent [raclement de gorge] une activité professionnelle, pardon, qui gagne jusqu'à 1500 € nets par mois pour une personne seule, donc dit en langage très techno des déciles 1 à 5 et qui effectue un trajet quotidien domicile travail supérieur à 30 km. C'est donc la même population que les 3 millions de personnes qui étaient déjà bénéficiaires de cette aide.

Et cette aide étant prolongée de 3 mois, elle passera donc de 50 à 100 €. Le guifier ouvrira le 27 mai prochain, donc dans quelques jours et les versements interviendront dans la foulée quelques jours plus tard. Voilà.

Et monsieur le premier ministre, je vous laisse la parole. Pardon pour l'exercice qui est un peu un peu fastidieux. Enfin, c'est dense.

Nous souhaitions que ça soit sérieux. Par ailleurs à titre personnel, je souhaitais aussi que les ministres puissent parler parce que c'est un travail d'équipe. Je pense que vous comprenez bien ce que je vous disais en propos introductif.

à la fois, on change d'échelle parce qu'on commence à donner des perspectives aussi pour des raisons de vie normale du pays, hein. Les Français se pose des questions aussi pour pour leurs vacances. On change pas stratégie sur le soutien d'activité, le soutien aux travailleuses et et aux travailleurs.

Euh on va répondre évidemment à vos questions dans un instant. J'imagine aussi des questions sur le le coût de tout cela. Cela va s'en dire, on l'a pas on l'a pas mentionné mais on va faire la transparence de tout cela. et surtout on cherche à donner des perspectives en marchant toujours sur nos deux jambes et je crois que ce qui a été annoncé par la ministre de la santé et est pour moi très central pour les aides de domicile. solution d'urgence pour terme abandonne personne et en même temps c'est un public travailleur remarquable admirable au quin du pays souvent en milieu urbain ou rural mais avec évidemment le facteur voiture en milieu rural qui intensifie la pression sur ces métiers qui sont importants.

Bon bah il est évident que si on a une stratégie d'électrification si on a des quotas de réservation de voiture électrique c'est pour ces métiers qu'il faut l'avoir il faut le faire vite. Et ça pour le coup, ce sont aussi des annonces qui sont à la à la à l'ône et en tout cas à la mesure du temps qui est devant nous, c'està-dire les prochaines semaines et les prochains mois. Dernier point aussi dans la philosophie, ça a été dit par Serge Papin notamment sur la prime carburant.

Il faut que ça aille vite. Donc on passe aussi par des tuyoteries qui existent déjà, mais surtout on fait confiance et on libéralise. Et la prime carburant, c'est un outil que les patrons connaissent bien, que les organisations patronales connaissent bien, que les organisations salariales connaissent bien, que les DRH des entreprises connaissent bien quelle que soit la taille des entreprises.

Et au fond, en faisant en enlevant et en faisant sauter tous les critères, toutes les rigidités des fiscalisation, désocialisation, ça permet aussi pour les entreprises qui le peuvent, qui le souhaitent d'avoir un outil à leur main à différencier en fonction aussi évidemment des travailleurs des travailleurs et qui peut en plus s'étaler soit sur la paix du mois de juin, soit sur la paix du mois de juillet, soit sur la paye du mois d'août, soit sur la paye du mois de septembre. Enfin, en tout cas, quelque chose qui soit le plus libre possible parce qu'on comprend bien et on considère bien aussi que faire confiance et ne pas mettre trop de contrainte dans l'ensemble de ces aides est quelque chose de clé. Pareil pour dimité grand rouleur.

Nous sommes avec les collègues à votre disposition pour répondre à vos questions. Bonjour monsieur le premier ministre. Loï Besson BFM TV.

On a bien compris le message. La crise va durer. Quel que que soit la la situation géopolitique, vous dites "On n'oubliera personne" et vous parlez au travailleurs.

Que répondez-vous du coup à ceux qui ne travaillent pas, soit parce qu'ils sont en recherche d'emploi ou parce qu'ils sont à la retraite et qui ne sont pas concernés par ces mesures et qui disent "Et nous, notre pouvoir d'achat aussi, il est en baisse." Ouais, je l'entends très clairement et compris, je vous l'ai dit tout à l'heure chez moi Vernon. Au regard de nos difficultés, je pense qu'il faut qu'on on fasse bien la gestion de crise en deux temps.

Tant que nous sommes sur une crise d'importation, d'inflation importé sur les prix avec des scénarios qui peuvent être très diverses, l'urgence, c'est que l'activité économique tienne. Et c'est un message aussi de solidarité que je fais passer hein. Il y a des crises dans le passé dans lequel on a géré les choses de manière indifférenciée. et pour cause le Covid enfin derrière on a eu beaucoup de gens qui ont dit bah d'accord mais enfin cette gestion de crise elle s'est quand même fait beaucoup détriment de ceux qui travaillaient des gens plus jeunes voà on tire aussi des conclusions de ce qui s'est passé et je l'ai dit tout à l'heure pour que le système redistributif pour que la solidarité fonctionne dans le pays y compris notre sécurité sociale faut qu'on garde quand même une assiette d'activité économique suffisamment importante pour avoir un système de redistribution c'est une urgence ensuite et on n'est pas là pour documenter tous les scénarios on aura bien l'occasion de revenir devant vous Si nous devions basculer dans une autre intensité de crise, soit sur les prix pire sur une crise de volume, mil du travail, les solidariés est ici, j'en perfendu, d'autres collègues sont ici, il est évident que d'autres mesures seraient à prendre mais une fois de plus, il faut les phaser et il faut évidemment qu'elle correspondent à la situation géopolitique.

Après, je suis pas déconnecté. C'est très dur mais je vais vous dire aussi parce que c'est très dur qu'on a souhaité aussi accélérer sur l'électrification parce qu'on a pas fini de d'avoir cette dépendance. On la paye cash en ce moment.

Ça fait des années qu'on le sait. On a déjà fait des choses mais de toutes les évidences pas suffisamment vite et pas à l'échelle. Et ça veut dire aussi que en revanche des annonces seront encore à venir sur le plan d'électrification, le mal à la racine.

Parce qu'il est clair que les population de concitoyennes et de concitoyens les plus fragiles, celles et ceux qui sont les plus vulnérables vont devoir aussi passer en quelque sorte en priorité sur le plan d'électrification. Faut qu'on arrive à marcher évidemment sur ces deux gens. Puis la dernière raison qui nous empêche pas de ne rien faire, je pense que longueur de la conférence de presse le témoigne.

On fait très attention aussi évidemment au finance publique parce que les mesures générales, on les a prises déjà dans le passé. C'est ce qui fait aussi qu'aujourd'hui il y a un déficit public important et comme il s'agit pas d'augmenter la pression fiscale et de casser le moteur de croissance qui est le nôtre, il nous faut évidemment avancer prudemment. Une fois de plus, nous mesurons, je mesure la la grande fatigue, la pression que cela exerce sur nos concitoyens et nos concitoyen, mais nous faisons évidemment du mieux que nous pouvons pour gérer cela aussi dans la défense de l'intérêt général et ne pas non plus repousser la contrainte sur les générations futures.

Bonjour monsieur le premier ministre, Martin Baumer pour pour France Télévision. Euh on comprend à travers vos propos que vous refusez toujours les aides généralisées. Euh on comprend que euh ces aides généraliser euh il n'y en aura pas, notamment avec des baisses qui pourraient être des baisses euh de prix euh de prix à la pompe.

Euh on comprend aussi à travers vos propos que c'est un choix qui est plutôt un choix subi, autrement dit parce que les caisses de l'État sont vides ou serait vides. Pourtant, vous parlez de cette prime carburant, prime carburant qui passerait de 300 à 600 € qui pourrait concerner une majorité, une grande majorité de salariés, n'est-ce pas de fait le retour du net aide généralisé et surtout n'êtes-vous pas en train de faire peser l'effort sur des entreprises qui n'auraient pas forcément les moyens de cet effort ? Mais il faut qu'on soit Merci beaucoup.

Faut qu'on soit précis parce que être généralisé, ça veut dire quoi ? Est-ce que la prime carburant que nous annonçons est une aide généralisée ? La réponse est oui.

Elle est universelle. Mieux que ça, désocialiser, défiscaliser euh les critères levés et on pas catégorie d'entreprise dans lequel on dirait euh vous vous avez le droit, vous avez pas le droit. C'est une aide générale.

Si votre question plus précise c'est une baisse de la fiscalité à l'aveugle générale massif sur le carburant, j'ai appartenu à un gouvernement qui l'a déjà fait. Alors, c'est parfois la spécialité de la classe politique française de deux fois de faire deux fois la même connerie, hein. Ce serait pas la première fois dans notre histoire que ça arrive.

Mais enfin, nous nous nous continuons de tirer ce fardeau en matière de déficit. Pardon, je veux pas polémiquer, mais bien souvent en plus l'effet à la pompe reste pas toujours si évident que ça puisque au milieu de la chaîne de partage de la valeur, certains en profitent pour récupérer une baisse de la fiscalité. C'est ce qui s'est passé très clairement sur la baisse de la TVA en Pologne hein où dans lequel entre le moment où l'annonce s'est faite et le moment où ça s'est vu à la pompe, il s'est pas vu grand-chose.

Et c'est bien pour ça que le gouvernement polonais dans son temps a dû revenir à l'aveugle. Donc j'ai envie de vous dire on a plutôt une longueur d'avance sur ce sujet parce qu'on l'a déjà fait et je le dis en plus que je suis solidaire du gouvernement auquel j'ai appartenu qui l'a fait. Voilà.

Donc je pense que maintenant on est dans un moment de vérité, ça va durer et je veux vous dire quelque chose sont créés d'incident diplomatique. Les pays qui nous entouré à des mesures générales de base de fiscalité si ça dure, elles vont avoir un sacré dilemme sur l'endurance de ce genre de mesure. Donc nous, il faut qu'on joue sur notre atout.

Une fois plus, on a un peu le droit d'être goliste et de penser aussi à l'intérêt général et de faire un aller-retour entre le temps court et le temps long. On a de l'électricité et on va bientôt en avoir de plus en plus à foison. C'est la stratégie qu'on a retenu produire, produire produire soit par les ENR, soit par et donc aussi notre hydroélectricité parce que on est un pays de barrage, soit évidemment pour notre nucléaire.

Enfin, on va arrêter quand même de baser notre stratégie de consommation sur un truc qu'on produit pas qui en plus parfois est produit dans des pays dans lequels il y a quand même des sujets politiques et géopolitiques de toutes les évidences alors que nous-même on a un atout historique que nos voisins européens n'ont pas du reste. Donc là, il y a un moment de vérité. Soit on est miope et on continue la fuite en avant, soit on investit sur l'avenir.

Moi, je vous le redis, ce gouvernement, il a pas d'agenda politique au sens électoral du terme. Ça rend au fond assez libre. Ça veut pas dire qu'il faut faire des choses impopulaires pour qu'elles soit impopulaire.

Ça veut pas dire qu'il faut être sourd. Ça veut pas dire que C'est pas ça que je dis. Jusqu'à un moment donné, il y a quand même une prime la vérité.

Cette dépendance aux hydrocarbures est une laisse étrangleuse et c'est un enjeu de souveraineté. Ce qui pendant longtemps a été un enjeu de climat devient des enjeux un enjeu de souveraineté. C'est pas la peine de mettre autant d'argent dans notre défense pour qu'on ait notre propre autonomie stratégique.

C'est pas la peine d'avoir notre propre dissuasion nucléaire qu'on est capable de mettre en œuvre de A à Z si on est à ce point dépendant les hydrocarbures. Et je veux dire au travers la crise aussi, mais c'est un bon sujet pour le débat électoral de l'année prochaine he est-ce qu'on veut encore être un grand pays ou pas et peser dans le monde ? Bah, il y aura pas de grands pays qui seront dépendants d'hydrocarbure qui viennent de loin et certaines grandes puissances asiatiques sont en train de s'en rendre compte en ce moment.

Et vous le verrez, dans la compétition mondiale, l'électrification à marche forcée va se faire. Est-ce qu'on commence trop tard ? Non, on a déjà commencé, heureusement.

Est-ce qu'il faut accélérer ? On le fait déjà. Est-ce qu'on a encore une année pour accélérer davantage ?

J'en suis absolument persuadé. Et je le disais, moi j'étais cégéiste, donc j'ai c'est une une fibre sociale et en plus faut démarrer par les plus fragiles. Et je pense que c'est ça qu'il faut qu'on réussisse dans les temps qui viendront.

Les personnes, les concitoyennes et les concitoyens les plus fragiles, les plus exposés qui ont le plus de difficultés doivent être les premières désormais à bénéficier ça. Et je termine mon dernier point. N'attendons pas de constater que des filières de production de voitures électriques qui sont actuellement provises en France partent à l'étranger au moment où au contraire faut les fixer sur le territoire durablement et donc par définition il faut que ces voitures trouvent aussi un marché et donc un aboutissement.

Je pense vraiment là, il faut qu'on soit capable de de raisonner court terme long terme. C'est le seul moyen de défendre l'intérêt général mais aussi de protéger les Français et les Français. Bonjour monsieur le premier ministre.

Anne Renault de la FP. Euh vous avez déjà prévu 6 milliards de gels dans sur le budget 2026 et vous pensez donc les les revoir. Qu'est-ce que ça signifie ?

Parce que cette guerre, vous l'avez dit tout de suite, a un coût. Le FMI trouve que le le redressement va pas assez vite du pays. Donc qu'est-ce que vous pensez faire dans ce domaine ?

Comment vous où vont aller les économies et de quel montant ? et d'autre part, vous incitez les Français à prendre davantage leur voiture, donc consommer davantage de pétrole à ce stade majoritairement. Est-ce que vous songez à des mesures de sobriété ou de télétravail pour moins consommer de carburant ?

Merci beaucoup. Je pense pas qu'on incite les Français à à rouler plus. En je vais être très direct.

Je j'assume depuis le début et les ministres le savent. On va pas faire la leçon au français, leur expliquer comment faut vivre. Voilà, je peux pas être plus direct.

Et d'ailleurs le volume le carburant globalement diminue parce que tout simplement les gens s'organise et la perspective que le gouvernement ou la classe politique arrive à des plans de sobriété en expliquant comment il faudrait rouler et cetera à titre personnel, ça m'insupporte. Et je le dis, il faut arrêter d'emmerder les Français parce que comme disait George Pompidou, parce qu'au fond, je je fais bien des mesures me sont pas revenues au début en disant on va on va baisser la vitesse sur l'autoroute. Mais les gens le font d'eux-même s'ils veulent le faire.

Des gens sont venus me voir en disant faut interdire les courses de côte ou les rassemblements sportifs automobiles parce que ça envoie un signal qui n'est pas un signal de sobriété. Mais si les gens serent la ceinture tout le mois et que c'est leur plaisir d'aller voir une course de côte d'y participer, pourquoi le gouvernement les en empêcherait ? Donc c'est aussi un rapport aussi au pays, c'est que je crois la responsabilité individuelle aussi.

Je crois donc à la liberté et je pense que c'est bien de pas emmerder les Français aussi dans un moment comme celui-ci. Il faut qu'on soit là à leur porter, faut les aider, faut faut Mais je pense qu'il faut faire attention à ça. Deux, je présiderai moi-même un un comité d'aller des finances publiques avec les ministres au mois de juin.

Le sujet, il faut pas le je vois bien, le sujet des similards prend une tournure un peu un peu médiatique. C'est assez compliqué parce que il y a des sujets de non recette éventuelles, il y a des sujets de dépenses vraiment imprévues d'ailleurs. Pardon, mais l'activité de nos forces, je le redis he l'activité des forces armées au Moyen-Orient produit un surcoup qui est très important, que nous assumons complètement, mais qui était par définition pas possible de connaître ou de savoir au moment où nous avons voté le budget.

Euh par ailleurs euh on a évidemment les mesures que nous venons de de d'annoncer, mais laisser la parole au ministre peut-être pour qu'il puisse en dire un mot et je partage peut-être pas complètement votre retour sur le FMI et donc je vais laisser le ministre de l'économie et des finances qui a travaillé patiemment avec l'ensemble des équipes pour peut-être vous dire exactement ce qu'il en est en grande transparence. Monsieur le ministre, non mais rapidement sur le FMI effectivement je bouillais de vous répondre. Merci le premier ministre monsieur le premier ministre de me donner la parole.

Le FMI dit trois choses aujourd'hui. Il [raclement de gorge] dit, on révise à la baisse la croissance 07, je le disais tout à l'heure, 07 08 09, c'est aujourd'hui le l'ordre de de de grandeur des prévisions des grandes organisations internationales et des économistes privés. Il une deuxième chose, c'est que la stratégie d'aide ciblée temporaire et qui se concentre sur les plus vulnérables, c'est exactement ce qu'il faut faire.

Je parlais avec un ancien ministre de l'économie des finances récemment. C'est pas tous les jours que la FMI donne des satisfaces sites à la France sur la manière dédiée à l'économie de manière efficace. Et le troisème point qui disent sur les finances publiques, c'est que on peut arriver en dessous de 3 % avec des prévisions de croissance très proches des nôtres à condition de faire un certain nombre d'efforts.

Et ça ça fait partie des défis auxquels on sait qu'on est exposé que le FMI nous rappelle. Je dire c'est un rappel bienvenu et on y travaille. Monsieur le Premier ministre, pardon.

Non, simplement pour compléter ce qui vient d'être dit par le ministre de l'économie et des finances concernant la situation des finances publiques. Effectivement, le fond monétaire international mais comme très nombreux observateurs remarquent que la meilleure manière de tenir nos finances publiques dans la période, c'est d'abord d'avoir des aides ciblées, ça a été beaucoup évoqué, et des aides financées. Et donc oui, ça veut dire que par définition, à chaque fois qu'il y a des aides qui sont enclenchées, il y a des dépenses qui doivent être stoppées, reprogrammées, repriorisées. du travail qui est en cours qui mobilise l'ensemble des ministères.

On aura l'occasion lors du comité d'alerte que le premier ministre présidera à la fin du mois de juin de continuer à déployer cela. Première salve de dépenses seront stoppées très prochainement et c'est très important parce que nous sommes dans un contexte de guerre déclenchée à nouveau dans le D3 Odormus qui par nature n'était pas prévu au moment de la construction budgétaire. n'était pas présent dans les débats parlementaires et pour cause et si on veut être capable d'aider les Français qui en ont besoin, les entreprises qui en ont besoin sans parce que ce serait évidemment la facilité de laisser exploser la dette publique, le premier ministre l'a rappelé, il y a une élection présidentielle l'année prochaine.

Ah, sans doute. Ensuite, un nouveau parlement. ce serait facile pour le gouvernement de mettre la poussière sous le tapis et de laisser la facture à nos successeurs.

Et quand on dit facture, ça veut dire et impôt. Ce serait facile, mais ce serait contraire à notre devoir. Et donc, c'est la raison pour laquelle particulièrement dans un monde où je le dis, on a des chocs internationaux qui arrivent désormais à intervalle très régulier.

Et moi, je ne sais pas vous dire ce qui arrivera dans le monde en 2027, ce qui pourrait arriver en 2028. Et donc, il faut qu'en tout état de cause, la France puisse toujours être capable d'apporter les réponses qui sont nécessaires. Et c'est la raison pour laquelle ces aides doivent être non seulement ciblé, mais elles doivent être financées.

C'est la raison aussi pour laquelle il fallait un budget parce que si nous étions en loi spéciale, on aurait un déficit qui dériverait encore plus, on aurait pas de pilotage et tout ce qu'on vient de vous raconter cet après-midi n'aurait pas été possible. Je le dis aussi pour l'avenir. Je vous en prie.

Donc monsieur le premier ministre, madames et messieurs ministres Alison Tassin pour le parisien aujourd'hui en France pour compléter la question de ma conseur. Vous avez évoqué donc un un coût de la guerre qui sera supérieur aux 6 milliards annoncés. Est-ce que vous avez déjà un ordre de grandeur ? 8 milliards 10 milliards et est-ce que au-delà de des annonces que vous ferez certainement en juin est-ce que vous avez déjà des pistes ?

Vous aviez annoncé certaines annonces qui pourraient avoir lieu au mois de à la mi-mai. On y est. Est-ce que vous pouvez déjà nous donner quelques billes là-dessus et est-ce que les parlementaires seront associés à ces économies que vous allez annoncer plus tard ?

Merci. D'abord, c'est c'est le propre même précisément des comités d'alerte que de pouvoir associer très largement associer les parlementaires qui sont représentés parlementaires de tous les groupes politiques de l'Assemblée nationale comme du Sénat et les organisations syndicales, les organisations professionnelles, les représentants des élus locaux font aussi partie de ces comités d'alerte des finances publiques et depuis le début, on procède avec la plus grande transparence d'ailleurs lors du dernier comité d'alerte Pour établir nos prévisions de croissance et d'inflation, on a sollicité des institutions indépendantes, en l'occurrence le Haut Conseil aux finances publiques. Rien ne nous y obligeait dans la loi, mais était très important précisément pour pouvoir être totalement transparent que prévision économique que l'on transmettait à cette occasion aux parlementaires, aux élus locaux, aux forces syndicales et professionnelles puisse avoir été en quelque sorte contrexpertisé par des experts indépendants.

Ça a été le cas par le Conseil des finances publiques qui d'ailleurs a lui-même été ensuite auditionné à l'Assemblée nationale pour que toutes les données soient sur la table. Donc bien sûr à chaque étape, on fait la plus grande la plus grande transparence et c'est la raison pour laquelle au vu de l'évolution du conflit, Premier ministre a évoqué le comité d'alerte qu'il présidera lui-même d'ici la fin du mois de juin. Ce sera bien sûr en présence des parlementaires qui sont représentés.

J'ajouterai un point. [raclement de gorge] Faut pas non plus confondre vitesse et précipitation. On peut être très rigoureux dans la gestion de l'argent public sans faire n'importe quoi.

Bon, déjà le budget a été voté très tard, j'y reviens pas. Fin février, publié au journal officiel, on est fin mai. Certes, tous les facteurs qu'on indique sont en train de perturber la copie.

La réalité, c'est contrairement à ce que beaucoup de personnes ont bien voulu raconter et toutes ces et ceux qui l'ont relayé, le PLF de cette année est un PLF qui fait déjà beaucoup d'économie. Si on est honnête, beaucoup d'économie sur l'État, moins sur la sphère sociale, moins sur les collectivités locales. Ça c'est l'ensemble des agrégats.

Je ne veux pas non plus qu'on fasse du rabot à l'aveugle. On gouverne pas non plus le pays par un rabau à l'aveugle. Ou alors il y a pas besoin de ministre, il y a pas besoin de parlement, pas besoin de s'en parler pendant des heures.

On fait ça à l'aveugle. Bon, donc c'est aussi pour ça que je veux un tout petit peu de temps parce que figurez-vous qu'on va essayer d'être cohérent, c'est mieux quand même. C'est que les décision qu'on va prendre entre maintenant et mi-juin de nouvelles économies pour 2026 doivent évidemment être en cohérence avec la copie qu'on va mettre sur la table pour 2027.

Enfin, on peut pas avoir du stop and go. Vous pouvez pas dire, je sais pas moi, je ralentis tel ou tel type d'investissement euh pour je sais pas moi, les commissariats en 26 puis expliquer tiens, on va faire un budget dans lequel on va augmenter pour les commissariats l'année prochaine. Enfin, dans la vraie vie, ça ne se passe pas comme ça.

Et donc aussi ce qu'on va essayer de faire parce que je pense que c'est notre devoir comme ça a été dit, c'est de présenter aussi une trajectoire non seulement de finances publiques, de déficit et cetera, mais enfin aussi qui montre bien quelles sont les politiques publiques du pays, services publics, les investissements pour l'avenir. Qu'est-ce qu'on va protéger le mieux que l'on peut jusqu'à la fin potentielle de nos fonctions ? Sachant que nous sommes évidemment toujours à la mercie d'une motion de censure au parlement hein, mais en tout cas de dire jusqu'à la fin du quinquenaat du président de la République comment la trajectoire se bâtit pour qu'on ait aussi quelque chose d'intelligent.

Voilà. Et je pense que ça c'est important parce que beaucoup d'acteurs aussi attendent de la visibilité. Donc on va pas non plus confondre vitesse et précipitation.

Après à la question est-ce que est-ce que tout ce qu'on annonce par définition sera gagé ? La réponse est oui, on l'a dit depuis le début, on ne fera pas n'importe quoi.