L'édito de Thomas Bonnet : «M*R*H, hymne terroriste d'une génération perdue»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est un morceau aux paroles scandaleuses qui s'invite dans dans l'actualité. Un rap à la gloire de Mohamed Mera et du Bataclan qui est devenu un desésimes de de des manifestations violentes. »
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« Un signalement phase a été effectué par le ministère de l'intérieur le 23 septembre dernier. Le titre a été retiré des plateformes de streaming. »
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« 3 mineurs en garde à vue après ce qu'on vient de voir. Il y a aussi l'église. »
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« Comment ce rappeur, auteur de ce titre, il s'appelle Bora 700, il se dissimule le visage derrière une cagoule. Comment il a pu avoir, comment il a pu échapper à ce stade à toute poursuite judiciaire ? »
Temps de parole
- ?99 %
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C'est un morceau aux paroles scandaleuses qui s'invite dans dans l'actualité. Un rap à la gloire de Mohamed Mera et du Bataclan qui est devenu un desésimes de de des manifestations violentes. Thomas Bonet qui est plus que scandaleux d'ailleurs. C'est totalement illégal. D'ailleurs, il y a des poursuites par la justice. He c'est un morceau abject devenu la bande originale d'une partie des émeutes lycéennes. Le titre s'appelle MRH pour Mera. Il a été écouté des centaines de milliers de fois et vous découvrez les paroles à part à la qui peut m'arrêter. Batlan, faisait les morts. Allongez-vous, je vais en shooter à l'œil. Je la la femme à Estros et Sioti allumer cette terrasse.
On est dans des tranchées. Voilà les paroles de ce morceau qui a donc été écouté des centaines de milliers de fois. Alors dès cet été, certains ont alerté. Paul Suji y avait consacré un édito ici même pour signaler le contenu abominable de ce morceau. Eric Sioti qui est visé directement par les paroles avait même saisi la justice. Alors finalement selon mes informations, un signalement phase a été effectué par le ministère de l'intérieur le 23 septembre dernier. Le titre a été retiré des plateformes de streaming. Il avait cumulé depuis cet été plus d'un million d'écoutes en ligne. Mais le morceau n'a pas disparu pour autant.
Ah non parce qu'il est devenu viral sur la plateforme TikTok notamment. Voici quelques-unes des dizaines de vidéos qui utilisent le morceau de rap comme fond sonore et qui sont encore accessibles au moment où je vous parle. Des jeunes qui se filment face caméra en chantant à la gloire de terroristes islamistes sans forcément comprendre la portée de ce qu'il scand. Voici un un exemple qui peut
[musique]
allumer dans les et depuis le début du mouvement lycéen, on a souvent entendu ce morceau. Alors, il y a eu cette scène dans cette église en Vendé avec des gamins de 13 ans qui ont d'ailleurs été placés en garde à vue. On l'a appris hier. Et puis on a aussi ces jeunes qui se sont mis en scène entouré de leurs camarades à chaque fois avec les propos macabres de ce rappeur. C'était lors d'un blocus d'un lycé de Voilà 3 mineurs en garde à vue après ce qu'on vient de voir. Il y a aussi l'église. Enfin bon euh Thomas Bonet, comment analyser ces scènes d'apologie du terrorisme devenu banal ? On a l'impression qu'ils comprennent pas ce qu'ils disent. Ouais.
Ben d'abord parce queil y a un sentiment d'impunité. Comment ce rappeur, auteur de ce titre, il s'appelle Bora 700, il se dissimule le visage derrière une cagoule. Comment il a pu avoir, comment il a pu échapper à ce stade à toute poursuite judiciaire ? Il y a des plaintes qui ont été déposées mais il a pas été inquiété visiblement par la justice. Une justice qui est si prompte à sanctionner le moindre écart sur un plateau de télévision reste visiblement apathique devant un cas manifeste d'apologie du terrorisme qu'on pourrait qualifier d'appel à la violence.
Voici donc son morceau devenu la bande originale d'une jeunesse en perdition totale des gamins qui dansent sur la glorification des pires salots. En 10 ans, on est passé de la génération Bataclan à laquelle j'appartiens. celle qui est sortie de l'innocence au son des Kalashnikov qui visaient les terrasses à cette génération perdue qui est tellement décérébrée qu'elle ne voit pas le mal à célébrer un terroriste qui a tiré à bout portant sur des enfants juifs. Pourquoi ? C'est une question primordiale ?
Parce que le succès de ce titre abominable en 2026 illustre parfaitement la dérive d'une partie des des adolescents dont les références culturelles s'inscrivent en opposition frontale avec ce que nous sommes en tant que pays. Des jeunes de banlieu jusqu'au bourgeois parisien en passant par les désœuvrés de la France périphérique. Le phénomène d'identification au culte de la violence et de la haine de la France est un signal qui devrait tous nous alerter collectivement. Alors, espérons que la justice soit enfin à la hauteur et puis prenons conscience que notre cohésion nationale est aujourd'hui menacée par des pseudo artistes qui font entrer le pire dans le cerveau de nos gamins.