Des citernes d'eau ravitaillent Lanne-en-Barétous, en Béarn, une des deux sources à sec
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est du jamais vu à l'Anambaretus, des citernes d'eau pour alimenter la commune à cause de la sécheresse ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Parce que vous avez conclu un accord avec la communauté de l'agglo du Pays Basque l'année dernière ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Vous parliez des habitants qui jouaient le jeu, donc ça se passe plutôt bien à ce niveau-là ?
- 2:31OuverteRéponse directe
J'imagine que ça coûte quand même beaucoup à la commune ces citernes ?
- 3:38FerméeRéponse directe
Ce n'est plus le cas maintenant ?
- 4:31OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous pouvez faire, vous, à la mairie de l'Anne, sachant que vous avez déjà conclu un accord avec la communauté de l'agglo du Pays Basque, que vous faites venir des citernes ? Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« Est-ce que c'est du jamais vu à l'Anambaretus, des citernes d'eau pour alimenter la commune à cause de la sécheresse ? »
- 0:26PrésentateurFait
« malheureusement non, on avait eu un essai en août 2022, où on avait dû être alimenté par des citernes par la commune d'Aramitz à l'époque. »
- 0:36PrésentateurFait
« On pensait que ça allait être vraiment très exceptionnel sur la décennie et malheureusement en 2026, aujourd'hui, on est à nouveau confronté à cette sécheresse. »
- 0:51PrésentateurFait
« Non. En fait, on a sur la commune deux sources. Il y en a une qui est complètement tarie, l'autre fournie à moitié. »
- 1:29Invité politiqueFait
« parce que vous avez conclu un accord avec la communauté de l'agglo du Pays Basque l'année dernière. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Non. C'est terminé. »
- 3:47PrésentateurFait
« On avait fait un schéma directeur en 2016 qui nous disait que la Nambar et tous avaient une très très grosse capacité en eau. »
- 5:05PrésentateurFait
« On se dit que peut-être des fourrages pour capter la nappe phréatique seraient une des solutions, parce qu'a priori, on aurait un potentiel. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Lydie Althapé19 %
- ?2 %
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Ici Berne
Bigorre,
premier sur l'actu locale.
La
commune de l'Anambaretus, confrontée à la sécheresse, peut-être comme elle ne l'a jamais connue. Votre invitée, Shannon Marigny, est la maire
de
l'Anne. Bonjour Lydia Altape. Bonjour. Est-ce que c'est du jamais vu à l'Anambaretus, des citernes d'eau pour alimenter la commune à cause de la sécheresse
? Alors
malheureusement non, on avait eu un essai en août 2022, où on avait dû être alimenté par des citernes par la commune d'Aramitz à l'époque. On pensait que ça allait être vraiment très exceptionnel sur la décennie et malheureusement en 2026, aujourd'hui, on est à nouveau confronté à cette sécheresse. Et c'est combien de citernes ?
C
'est tous les jours, tous les deux jours ? Non. En fait, on a sur la commune deux sources. Il y en a une qui est complètement tarie, l'autre fournie à moitié. Et donc là, on a fait appel à la commune de Hans-Féas, qui nous a fourni des citernes.
Il
y a eu trois citernes, pardon. Et pour l'instant, on arrive à tenir avec une demi-source, mais grâce aussi à la citoyenneté et au civisme des gens qui consomment le moins possible en cette période de crise. Puisqu'on a quasiment plus d'eau, mais on arrive à tenir grâce aussi à une interconnexion qu'on a avec le Pays Basque, qui nous fournit en fait et qui complète les citernes.
Oui,
parce que vous avez conclu un accord avec la communauté de l'agglo du Pays Basque l'année dernière. Depuis dix jours,
donc
là, Nambaretus est au niveau de crise le plus haut, ce qui veut dire restrictions maximales. Vous parliez des habitants qui jouaient le jeu, donc ça se passe plutôt bien à ce niveau-là ?
Oui, ça se passe plutôt bien. On est très vigilants aussi. J'ai fermé toutes les fontaines du village. On m'a demandé à ce que les potagers soient arrosés, mais au minimum. Le dispositif de crise, on va dire, classique, malheureusement. Le lavage des surfaces aussi, ce n
'est
pas indispensable pour des questions sanitaires, etc. D'autant plus qu'on est quand même une commune très agricole et que les bêtes sont descendues ce week-end, quasiment la plupart, qui vont revenir dans les fermes et vont devoir s'abreuver.
Oui, ce qui veut dire une autre consommation d'eau en plus. J'imagine que ça coûte quand même beaucoup à la commune ces citernes.
Alors,
pour l'instant, on ne connaît pas encore le coût, puisqu'on a tout fait dans l'urgence, mais ça va avoir un coût. Donc là, on va avoir des réunions aussi pour voir si on ne peut pas avoir des prises en charge pour nous aider, puisque l'eau paye en lot. Donc, c'est les factures d
'eau
qui payent l'eau de façon à limiter l'augmentation du prix de l'eau. Et puis, de toute façon, de
ne
pas pénaliser la commune qui nous a fourni ou les communes à venir qui vont devoir nous fournir également. Après, pour ce qui est du Pays-Bas, qu'on a déjà la convention, donc on a un prix qui est prédéterminé. Il n
'y a
pas besoin de citernes puisque ça rentre directement dans le réseau. Il n
'y a
pas ce coût-là. Mais en effet, ça va avoir un surcoût. Donc, on va essayer de voir pour se faire aider aussi par l'agence de l'eau ou par l'État.
On se disait qu'avant cet été-là, qu'en Berne et en Bigorre, dans nos Pyrénées surtout, à la Nambar et tous notamment, qu'on était épargnés de tout ça. Ce n
'est
plus le cas maintenant ? Non. C'est
terminé.
On avait fait un schéma directeur en 2016 qui nous disait que la Nambar et tous avaient une très très grosse capacité en eau. On était même partis pour concurrencer, entre guillemets, au jeu, je plaisante, mais pour faire une usine d'eau, d'embouteillage en eau. Et dix ans après, on se rend compte qu'on n'a quasiment plus rien. Et la problématique est quasi identique en montagne. Donc, on s'interroge vraiment sur l'avenir et de savoir comment on va pouvoir fonctionner. Je ne suis pas la seule. Enfin, sur les communes d'à côté, arrête, commence à être en tension. Sur le côté saoul aussi, c'est vraiment en tension. Donc, il va falloir qu
'on
se pose vraiment des questions à la fois sur le captage, sur comment on consomme, qu'est-ce qu'on consomme. Donc, oui, ça présage des années de réflexion, mais aussi de
fortes tensions, à mon avis. Et qu'est-ce que vous pouvez faire, vous, à la mairie de l'Anne, sachant que vous avez déjà conclu un accord avec la communauté de l'agglo du Pays Basque, que vous faites venir des citernes ? Qu'est
-ce
qu'on peut faire de plus
?
Je ne sais
pas,
faire la danse de la pluie. Non,
je
sais. Là, pour l'instant, on peut, à part, essayer de mettre en place... Pardon, on a essayé de chercher d'autres ressources qui, a priori, données. A priori, j'ai dit bien. Et en fait, elles sont complètement taries là. On a été voir très récemment. Donc, là, on est à la recherche d'autres solutions. On se dit que peut-être des fourrages pour capter la nappe phréatique seraient une des solutions, parce qu'a priori, on aurait un potentiel. Mais là aussi, ça va demander des études. Ça va demander beaucoup de temps. Donc là, on va devoir réfléchir quand même en marche forcée pour pouvoir trouver une solution, si jamais ça devait se répéter
tous
les ans. Et en hiver, ça risque de se répéter aussi cet hiver, compte tenu du fait que s'il n
'y a
pas de neige ou s'il
y
a peu de neige, nous, on sera les premiers touchés.
Et est-ce que la piscine est toujours ouverte ? Parce que la piscine de l'Anne est la seule de la vallée.
Oui, elle
est assez importante.
Oui. Alors, elle est toujours ouverte parce qu'en fait, la consommation, enfin, l'eau, la piscine était remplie, on va dire ça comme ça. Donc, il n'y avait pas de souci à ce niveau-là. Et après, ce
n
'est pas la piscine qui consomme au final le plus. On a demandé à tous les usagers de faire attention et d'éviter les douches superfétatoires, on va dire ça comme ça. Et en fait, ce n
'est
pas ça qui nous pose problème, d'autant plus qu'on avait fait de lourds travaux pour éviter toutes les fuites, toute l'eau qui pouvait disparaître et fuite en temps. Donc, ce n
'est
pas la piscine qui nous pose problème aujourd'hui. Et la fréquentation, quand même, a largement baissé. Donc, ce n
'est
pas les douches qui nous posent problème. Mais pour l'instant, même les habitants de l'Anne qui ont des piscines, on ne peut pas interdire, d'autant plus que les systèmes sont aujourd'hui relativement bien faits et sont peu consommateurs d'eau en cours d'utilisation dans la saison. C'est plutôt au début quand il faut remplir les piscines.
Est-ce qui est le plus consommateur d'eau ? C'est nous, chez nous ? C'est ça, c'est les particuliers en fait
? C
'est les particuliers, c'est les toilettes. C'est quand on nettoie au karcheur à grands dosos. C'est le lavage des véhicules à domicile alors que c'est interdit. Les toilettes et les sanitaires sont les plus gros consommateurs. Donc, c'est vrai que c'est des choses sur lesquelles, je pense, il va falloir que tout le monde réfléchisse parce qu'on met de l'eau potable. Donc, quand on n'a plus d'eau à la source, je peux vous dire que ça fait bizarre. Ça fait bizarre parce que c'était un trésor qu'on avait et qu'on n'imaginait pas qu'il puisse disparaître comme ça quasiment du jour au lendemain.
Merci beaucoup, Lydie Altapé, maire de Lanambar et tous, d'avoir fait le point avec nous sur cette sécheresse, donc la commune qui est en situation de crise actuellement le plus haut niveau. Merci beaucoup, bonne journée. Merci, bonne journée, au revoir.
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