JULIEN ODOUL est face à une ÉCOLOGISTE sur FRANCE INFO !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:07OuverteÉludée
Le gouvernement a-t-il fait pression sur les services de renseignement pour imputer les violences du 17 octobre à la France insoumise ?
- 0:59OuverteRéponse directe
Cyrielle Châtelain, ça vous semble impensable pour reprendre les termes de Sébastien Lecornu ?
- 2:07OuverteRéponse directe
Si c'est avéré, est-ce que c'est un scandale d'État, comme le dit Manuel Bompard ?
- 2:45OuverteRéponse partielle
Julien Audoul, comment vous recevez ces accusations de Mediapart ? Est-ce que vous accordez du crédit à cette enquête ?
- 3:16RelanceÉludée
Mais je vous posais cette question parce que vous êtes beaucoup moins radical que Jean-Philippe Tanguy.
- 4:16FerméeÉludée
Est-ce que vous accordez du crédit à cette enquête de Mediapart ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Locuteur non identifiéFait
« un commissaire des services de renseignement territoriaux indique à ses collègues avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon. »
- 0:42Locuteur non identifiéFait
« C'est faux, c'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien. »
- 0:52Locuteur non identifiéFait
« il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. »
- 1:18InvitéFait
« un gouvernement aux abois qui a besoin de nourrir un récit médiatique qu'il a mis en place et une recherche de bouc émissaire. »
- 2:20InvitéFait
« Un gouvernement qui dicte à des services de renseignement ce qu'il doit écrire, c'est un scandale. »
- 2:35InvitéFait
« si on a un gouvernement qui ne cherche pas à savoir ce qui remonte, mais qui cherche à imposer sa propre lecture, eh bien après, on a une défaillance comme on a pu le connaître ce samedi. »
- 2:57Invité politiqueFait
« Certainement pas à Mediapart, qui est une officine d'extrême-gauche. »
- 3:45Invité politiqueFait
« la France insoumise a une responsabilité écrasante puisqu'elle a légitimé la violence. »
- 3:57Invité politiqueFait
« Ils ont légitimé la violence, y compris d'ailleurs vos amis d'extrême gauche, parce que je le mets, évidemment, LFI et les Verts dans le même sac. »
- 4:16Invité politiqueFait
« vos excités, dont le fichier S d'ultra-gauche, proche des soulèvements de la terre, et qui est responsable, visiblement, de l'incendie de la mairie de Limoges »
- 6:00Invité politiqueFait
« à un média qui a été fondé par un sombre antisémite, Edoui Plenel, qui se réjouissait des attentats de Munich. »
- 7:10Invité politiquePromesse
« Nous demandons l'interdiction de tous les groupuscules, quels qu'ils soient, ultra-gauche en l'occurrence ici, mais ça peut être effectivement d'extrême droite, tous les groupuscules qui font de la violence un mode d'action. »
- 7:44Invité politiqueFait
« la France insoumise, qui est véritablement la France incendiaire »
- 7:58Invité politiqueChiffre
« On a mille membres des forces de l'ordre, mille membres des forces de l'ordre qui ont été blessés. »
- 11:58Invité politiqueFait
« Vous avez dans ces violences des groupes d'extrême-gauche, des professionnels de la casse d'ultra-gauche, qui, comme à chaque manifestation depuis dix ans maintenant, depuis la loi El Khomri, sème la dévastation et la violence et s'en prenne à nos forces de l'ordre. »
- 12:10Invité politiqueFait
« Et puis vous avez aussi, effectivement, des délinquants de banlieue, des racailles de banlieue qui ont participé. »
- 13:03Invité politiqueFait
« Évidemment, il y a un lien avec l'immigration. »
- 13:05Invité politiqueFait
« il y a un problème d'assimilation, il y a un problème d'éducation et il y a un problème, effectivement, d'immigration de peuplement qui nourrit l'insécurité. »
- 15:03Invité politiqueChiffre
« si vous prenez juste l'exemple de Marseille, où le préfet des Bouches-du-Rhône parle de 30 000 pilleurs. »
Temps de parole
- Julien Odoul31 %
- Invité28 %
- ?25 %
- Présentateur14 %
- Locuteur non identifié3 %
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Présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, bonsoir Julien Audoul,
député
RN de Lyon et porte-parole du Rassemblement national. Question, le gouvernement a-t-il fait pression sur les services de renseignement pour imputer les violences du 17 octobre à la France insoumise ? C'est ce qu'affirme un article de Mediapart, aujourd'hui dans lequel un commissaire des services de renseignement territoriaux indique à ses collègues avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon. Réponse cet après-midi de Sébastien Lecornu.
Notre
renseignement a vu beaucoup de choses, mais pas tout. Ce qui vient encore créer une opprobre
et
une nouvelle infamie par les députés de la France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre à du renseignement politique. C'est faux, c'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien. Donc il n
'est
pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses informations. Et comme le ministre de l'Intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions.
Cyrielle Châtelain, ça vous semble impensable pour reprendre les termes de Sébastien Lecornu
?
Absolument pas. La première chose,
c
'est qu'effectivement cette information est une information de presse à partir d'un témoignage, mais de plusieurs témoignages dans cet article sur finalement un gouvernement aux abois qui a besoin de nourrir un récit médiatique qu'il a mis en place et une recherche de bouc émissaire. Il cherche à se défausser de sa responsabilité.
De faire diversion.
Et donc finalement, on voit dans cet article plusieurs témoignages qui démontrent que le sujet n'est pas de remonter des informations du terrain, mais finalement d'accompagner un récit. Et je rappelle, c'est le Premier ministre en premier qui s'appuie sur une note pour dire, regardez, c'est l'ultra-gauche, c
'est
la France insoumise. Donc on voit bien que c'est le Premier ministre qui utilise lui-même des informations dont aujourd'hui on peut avoir des doutes sur la fiabilité de ces informations pour nourrir un discours politique, politicien, se défausser de sa propre responsabilité et éviter de répondre aux demandes de fonds.
Si c'est avéré, est-ce que c'est un scandale d'État, comme le dit Manuel Bompard, qui va d'ailleurs saisir la Cour de justice contre Laurent Nunez ? La Cour de justice doit être saisie, oui.
Un gouvernement qui dicte à des services de renseignement ce qu'il doit écrire, c'est un scandale. Et c'est dangereux, parce qu'on le voit dans les éléments qu'il y a eu ce week-end, c'est la question des renseignements, de ce qui remonte des renseignements territoriaux. Mais si on a un gouvernement qui ne cherche pas à savoir ce qui remonte, mais qui cherche à imposer sa propre lecture, eh bien après, on a une défaillance comme on a pu le connaître ce samedi.
Julien Audoul, comment vous recevez ces accusations de Mediapart ? Est-ce que vous accordez du crédit à cette enquête
?
Certainement pas à Mediapart, qui est une officine d'extrême-gauche. Je ne suis pas l'avocat du gouvernement, mais en l'occurrence, il n
'y
a pas de récit, il n
'y
a pas de fantasme, il n
'y a
pas de mythologie. La France insoumise a encouragé à la violence, à
légitimer la violence. Vous me coupez tout de suite, je peux dérouler juste une phrase.
Je vais vous laisser développer, évidemment. Mais je vous posais cette question parce que vous êtes beaucoup moins radical que Jean-Philippe Tanguy. Ce matin, on lui a posé la question et il l'a dit, si c'est vrai, il faudra s'y intéresser. Il n'a pas remis en question immédiatement
l'enquête de Mediapart ? Qui vise non pas seulement à salir le gouvernement, mais qui vise aussi à salir les fonctionnaires de la République, les membres des services de renseignement, les policiers. Et ça, c'est insupportable. Et moi, je le dis, la France insoumise a une responsabilité écrasante puisqu'elle a légitimé la violence. Elle l'a fait plusieurs fois. Elle a récidivé par des messages extrêmement clairs de Jean-Luc Mélenchon, de Balibagayoko. Ils ont légitimé la violence, y compris d'ailleurs vos amis d'extrême gauche, parce que je le mets, évidemment, LFI et les Verts dans le même sac, puisqu'ils ont encouragé des comportements violents, des agressions, du pillage, du saccage.
À aucun moment,
il n
'y a
eu des appels au
calme
qui ont été faits. C'est vrai,
d'ailleurs, chacun. Non, c'est absolument faux. C'est vrai.
Et
j'en veux
plus preuve que vos excités, dont le fichier S d'ultra-gauche, proche des soulèvements de la terre, et qui est responsable, visiblement, de l'incendie de la mairie de Limoges, ces gens-là, encore une fois, ont été endoctrinés et ont été boostés par
vos appels
à
la haine et à la violence. C'est factuel. Non,
justement. Ce que vous venez de dire est un tissu de mensonge.
Fichier S d'ultra-gauche, proche des soulèvements de la terre. Il n'y a aucun lien. Proche des soulèvements de la terre, madame Chetan. Alors, attendez. Vous soutenez le soulèvement de la terre, qui est un groupe terroriste. Ce que j'ai lu,
parce
que j
'imagine que vous avez autant d'informations que moi, c'est-à-dire ceux de la presse. Ce que j'ai lu, c'est effectivement qu'il était, fichier S, le Premier ministre, l'a rappelé. Effectivement, d'ultra-gauche. Mais il n'a aucun lien avec nous ou avec la France insuïste. Absolument aucun. Deuxièmement, vous
n'apportez pas de crédit. Vous
n'apportez... Non, il n'a aucun lien avec nous. Et nous avons très fermement condamné l'incendie de la mairie de
Limoges. Il n'y a aucune ambiguïté. Deuxièmement, vous ne...
Deuxièmement, non. C'est un mouvement qui défend effectivement l'avenir de nos enfants. Deuxièmement, vous
n
'apportez pas
de crédit.
Un
mouvement terroriste
qui agresse, qui violente
et qui saccage.
Vous
vous rendez compte que le mot terrorisme
est
extrêmement grave. Ça a fait des centaines de morts dans notre pays. Deuxièmement, vous n'avez...
Vous ne donnez pas de crédit à Mediapart. Jamais. Parce que ce journal, qui a une éthique journalistique extrêmement forte, a donné la
vérité sur les
positions du président de votre parti. C'est-à-dire, il a révélé les écrits antisémites.
Ça a été prouvé. Ce n'est pas la vérité. L'enquête est extrêmement solide. Mais bien sûr que si. Il n'y a rien qui a été prouvé. La justice est passée, Madame Chatelain
?
La justice est passée ? Non. Alors, sur votre parti,
plusieurs fois, votre ancien président était... Je ne donnerai jamais du crédit
à un média qui a été fondé par un sombre antisémite, Edoui Plenel, qui se réjouissait des attentats de Munich. Oui, un
sombre
antisémite.
Vous savez très bien que Jean-Marie Le Pen a
été
condamné pour un situation en ligne. Vous savez très bien que Jean-Marie Le Pen a été condamné à mes universités de rentrée. Non, mais écoutez, il y a la vérité. Il y a la vérité. La vérité, c'est que Madame Chatelain, vous êtes très mal à l'aise.
Non,
je suis totalement à l'aise. Parce qu'aujourd'hui, vous
êtes alliée à des groupes
terroristes
qui sèment la dévastation
et qui ont permis, encore une fois, l'incendie de la mairie de Limoges. C'est de la désinformation. C'est factuel. Et il faudrait que vous appelliez au calme et que vous dénonciez
les
violences. Ce serait très bien. On
ne s'entend pas. Alors, chacun votre tour, s'il vous plaît. Je vais vous laisser répondre dans un instant, Seriel Chatelain. Mais vous faites le lien entre la France insoumise et ses groupes d'ultra-gauche. Vous parlez de terrorisme. Est-ce que vous dites, comme Bruno Retailleau ou comme Gérard Larcher qui a dit pourquoi pas y réfléchir, est-ce que vous
demandez l'interdiction
de la France insoumise ? Sur quel
fait vous vous fondez
? Nous demandons l'interdiction de tous les groupuscules, quels qu'ils soient, ultra-gauche en l'occurrence ici, mais ça peut être effectivement d'extrême droite, tous les groupuscules qui font de la violence un mode d'action.
Mais vous n'allez pas jusqu'à demander l'interdiction de la France insoumise comme le fait Bruno Retailleau ?
Déjà, je ne fais pas comme Bruno Retailleau. Bruno Retailleau est dans une surenchère verbale pour masquer ou pour maquiller la faiblesse de sa politique quand il était au gouvernement. Je dis que tous ceux qui, aujourd'hui, font le jeu de la France insoumise, qui est véritablement la France incendiaire, ont une responsabilité écrasante dans le niveau de violence, de tension et d'ensauvagement qui est aujourd'hui à l'œuvre dans notre pays. Il faut quand même mesurer, la situation est apocalyptique. On a des Français qui ont vu leur outil de travail dévasté en quelques heures. On a mille
membres des forces de l'ordre,
mille
membres des forces de l'ordre qui ont été blessés. Je sais que vous vous en moquez. Je sais que vous vous en moquez. Les hommes et les femmes qui portent uniforme, qui sont les ouvriers de la sécurité,
qui se font maltraités, agressés, hospitalisés, pour certains d'entre eux, hospitalisés. Ça ne choque pas et vous encouragez,
encore une fois,
la violence contre
ces
gens-là.
En fait,
vous
n'avez... Non mais la question, la situation est catastrophique. Nous avons condamné les violences. La question, c'est le lien que vous faites entre nous
et
eux. Et là, vous n'avez aucun élément. La procureure de Paris, qui à mon avis est bien mieux informée que vous, le dit elle-même sur TF1. Aujourd'hui, les personnes qui sont mises en garde à vue n'ont pas de revendication politique. Si vous regardez, il y a eu des personnes qui
sont... Est-ce que vous pouvez me laisser finir ? Vous avez chauffé à blanc.
Jamais.
Bien
sûr.
Jamais.
Vous et la France
Insomise, vous avez chauffé à blanc.
Et non, la vérité, c'est que vous n'avez aucun fait sur lequel vous reposez et donc vous inventez. Est-ce que vous pouvez
me laisser démontrer...
Non mais je vous parle des faits, monsieur. Je vous parle des personnes qui, aujourd'hui, sont devant le tribunal. Par exemple, et regardez, nous avons des premières personnes qui sont jugées. Par exemple, Thomas, 23 ans, qui a été jugé parce qu'il avait 6 paires d'écouteurs, 3 chargeurs, effectivement. Donc il a participé au pillage. Aucune revendication. Il se scie aujourd'hui. Désolé. Brian, 23 ans, qui a fait usage d'un mortier
qui, effectivement... D'accord, d'accord. Oui, il y a très, très peu d'appellation. Non,
mais
toutes
ces personnes-là ont été entendues, jugées, aujourd'hui même, dans des conditions extrêmement rapides, extrêmement
sévères. Madame
Chatelain,
vous pouvez
dire tout ce que
vous voulez.
Aucune n
'a un
lien politique. Vous pouvez dire tout ce
que vous voulez. Vous
êtes... Non, vous instrumentalisez comme
un charognard qui est en train de se passer. Non, vous avez oublié
le surf aussi. Il y a aussi du surf. Non,
non, vous êtes une charogne. C'est-à-dire que
vous nourrissez
de la malheur
des...
Vous me traitez de
charogne ? Oui,
vous nourrissez du
malheur des commerçants pour faire, finalement, votre petite communication et vos jolies
phrases
sur
la France insoumissée. Madame Chatelain, Madame Chatelain, la question, c'est comment on répond à ces personnes ? Je ne vous ai pas insulté, premièrement. Non, quand on m'insulte et quand on me traite de terroriste, je ne descends pas. Je ne vous
ai
pas traité de terroriste. Si, vous l'avez fait il y a quelques minutes. Non, non, vous mentez. Vous
êtes une
menteuse, Madame Chatelain. Non, regardez. Alors, attendez, on va rester... Pardonnez-moi, pardonnez-moi, mais on va être respectueux et on peut essayer de débattre quel moment s'il vous plaît. Madame Chatelain, bien sûr, et qu'il n'y a aucun fait sur lequel vous appuyez. Arrêtez, on ne peut
pas débattre avec vous.
Mais vous n'avez aucun fait. Alors, attendez, encore une fois, chacun votre compte. On ne peut pas
débattre avec vous.
Vous n'avez apporté aucun fait. Vous n'êtes pas une
démocrate, Madame Chatelain.
Bien sûr que si, je suis une démocrate, je vous ai écouté. Je redis mes
propos, si je peux en placer une, c'est très bien. Je redis mes propos qui ont été déformés à l'instant. J'ai dit que vous soutenez et que vous êtes proche de mouvements terroristes. Et ça, c'est vrai.
Et je ne devrais pas me sentir insulté ? Parce que les soulèvements de la terre
sont des mouvements
terroristes. Et je ne devrais pas me sentir insulté ? Donc, vous n'avez pas à me
traiter de charogne. Donc, j'attends des excuses tout de suite,
Madame. Mais aucune excuse. J'attends des excuses tout de suite. Vous venez sur ce plateau. Je n'ai pas à être traité de charogne, ni
par
vous,
ni par qui que ce soit de votre mouvance, qui, encore une fois, porte une responsabilité dans le climat de
violence. On
va sortir parce que là, c'est pas suffisamment
respectueux. Non, non, mais je veux dire, là, c'est des insultes les uns les autres. On va essayer de recadrer les choses et de restons sur
les
faits.
Mais
je ne vous laisserai pas, c'était de charogne, par cette dame. Très bien. Alors,
vous accusez. Vous dites que c'est l'ultra-gauche qui est derrière ce mouvement.
Oui.
Qui est derrière la violence, qui est derrière
la casse.
Donc, vous vous éloignez, dites-moi, des propos, vous vous dissociez des propos qui ont été tenus par Éric Zemmour et par Marion Maréchal
?
Lesquels
? Éric Zemmour. Moi, je m'intéresse aux
propos de Marine Le
Pen. Éric Zemmour,
sur le profil des casseurs et des pilleurs, a parlé sur une autre chaîne de hordes de barbares maghrébins et africains, ce qui lui a valu d'ailleurs des signalements auprès de l'ARCOM, et Marion Maréchal, des meutes ethniques. Est-ce que vous êtes à l'aise avec ces termes ? Est-ce que vous les condamnez ?
Déjà, si vous avez repris et entendu les propos de la conférence de presse Jordan Bardella, c'est extrêmement clair. Vous avez dans ces violences des groupes d'extrême-gauche,
des
professionnels de la casse d'ultra-gauche, qui, comme à chaque manifestation depuis dix ans maintenant, depuis la loi El Khomri, sème la dévastation et la violence et s'en prenne à nos forces de l'ordre. Et puis vous avez aussi, effectivement, des délinquants de banlieue, des racailles de banlieue qui ont participé. Pourquoi,
effectivement ? Parce que là, je vous ai interrogé sur les mots employés par
les mots marébins, africains et mots techniques. Vous avez deux
catégories
qui sont responsables
où chacun a pu voir les images
et chacun a arrêté, s'il vous plaît. Non, je vous demande des éléments, parce que c'est une question pour quel élément factuel ? Si
je peux aller juste au bout de mon
propos. Donc vous avez ces
miliciens d'extrême-gauche qui sont référencés, dont, effectivement, celui qui est proche des soulèvements de la terre, donc proche des écologistes, qui est visé pour avoir incendié la mairie de Limoges. Et vous avez toute une nuée de racailles et de délinquants qui sont ceux qui ont, après les matchs du PSG, après différentes manifestations sportives,
qui s'adonnent à leur passe-temps favori, l'agression, le pillage. Est-ce que vous
faites le lien avec l'immigration, comme a pu le faire Éric
Zemmour et Marion Maréchal ? Évidemment, il y a un
lien avec l'immigration.
Évidemment ?
Évidemment, il y
a
un problème d'assimilation, il y
a
un problème d'éducation et il y
a
un problème, effectivement, d'immigration de
peuplement qui nourrit l'insécurité. Évidemment. Vous vous baissez sur quoi on a posé ? On avait tout à l'heure,
factuellement,
on
avait tout à l'heure Sacha Stropkan, qui est porte-parole du ministère de la Justice. On lui a posé la question, il dit, mais pas du tout.
Ce porte-parole du ministère de la Justice, à mon avis, doit changer de lunettes. Parce qu'il y a
évidemment un lien... Et vous vous baissez sur quoi,
juste sur des images que vous avez vues ? Il
y a un lien avec l'immigration dans les dévastations et les pillages. Et quelles sont les preuves que vous avez ? Comment ça, quelles sont les preuves ? Mais il suffit de regarder, excusez
-moi. Mais
regarder quoi
?
Regarder les profils.
C'est-à-dire ? Non, mais c'est incroyable. Non, mais c'est-à-dire, allez-y, allez au bout de... Par exemple, Andy, 23
ans, par exemple, qui a
été... Regarder les profils.
Quel profil ? Bon,
donc, il n
'y
a pas de lien avec l'immigration ?
Non, il
y
en a aussi. Dans les matchs du PSG, après, il n'y a pas de lien avec l'immigration ? Je vous
pose
la question. Non, non, non, non, non, attendez. Regardez-moi.
Je vous connais, je connais vos questions.
Et
je sais ce qu'il y a derrière. Mais à un moment donné,
si
vous ne voulez pas voir la réalité, libre à vous. Moi, je vous le dis, et nous le disons, il y a ces deux populations, à la fois population de miliciens d'extrême-gauche, professionnels de la casse, d'amis de la France insoumise et des verts, et en même temps, des racailles qui se sont adonnées à leur passe-temps favori, qui est le pillage généralisé. Si vous ne voulez pas le voir, et si vous refusez de dire qu'il y
a
un lien
avec l
'immigration,
on n'est
pas
dans le même monde, effectivement, et on n'est pas
sur le même niveau de réalité.
Non,
mais vous n'avez amené aucun élément de preuve, à part du délit de faciès. Regardez les images, ça s'appelle du délit de faciès.
C'est
-à
-dire,
vous n'amenez aucun élément, que ce soit les éléments du procureur de la République de Paris, que ce soit effectivement le porte-parole de la justice, que ce soit les personnes qui, aujourd'hui même,
sont déférées. Mais vous êtes à côté de la plaque, c'est incroyable, c'est incroyable. Non, mais
donnez-moi des éléments factuels pour nourrir votre
discours. À Marseille, à Marseille. Donnez
-moi des éléments
factuels.
Les éléments factuels, c'est qu'aujourd'hui, le niveau d'interpellation, le niveau d'incarcération est dérisoire par rapport à la réalité, ce que nous avons vu ce week-end. C'est-à-dire que si vous prenez juste l'exemple de Marseille, où le préfet des Bouches-du-Rhône parle de 30 000 pilleurs.
Le maire conteste quand même largement. Oui,
on connaît le maire. Mais 30 000 pilleurs, c'est le
préfet des Bouches-du-Rhône. Je ne pense pas que ce soit le porte-parole du Rassemblement national. À part vous, qui a la vérité ? Je fais confiance
au service de la République. Je fais
confiance aux préfets
qui ne sont pas,
encore une fois, des membres du Rassemblement national. Vous avez contesté le porte-parole du ministre de la Justice. Vous
contestez les paroles de la procureure de la République. Sur quel élément factuel,
à part votre propre idéologie
? Ce qui vous fait très mal, c'est qu'aujourd'hui, ce qui vous éclabousse le visage, c'est la réalité de la politique que vous avez promue, encensée depuis des années. Ce vivre ensemble qui n'existe pas,
ce vivre ensemble
aujourd'hui qui pique, qui dégrade, qui agresse, se vivre ensemble et sur cette ouverture totale des frontières où il faut
faire venir tout et n'importe qui aujourd'hui. Je suis désolée. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, ça engendre de la violence et de
l'insécurité.
Non, ce
n'est pas la
réalité.
Je
vous ai laissé
patiemment et je vous les ai laissé débiner un certain nombre de mensonges, de caricatures.
De réalité, Mme Chaplin. De réalité. Vous n'avez aucun... La réalité, elle
se base sur des
faits.
Aujourd'hui, vous nous expliquez que tout le monde ment à part vous. Parce que je le répète,
vous utilisez... Alors, montrez-moi les
faits qu'il n'y
a
pas de lien avec l'immigration. Mais
bien évidemment,
je vous le dis,
mais premièrement,
la
question... Mais je vous l'ai dit, la procureure donne la question. Il n'y
a
pas de lien avec l'immigration. Premièrement, vous ne pouvez pas le prouver. Parce que la question, ça serait que les personnes...
Quels sont les faits ?
Vous
n'avez rien.
Alors, qu'est-ce qu'une personne immigrée ?
Il y
a
une définition
très claire de l'INSEE. Non, non, c'est une personne étrangère. Est-ce que les personnes... Non, mais vous confondez. Non, mais non. C'est incroyable que vous avez un niveau
de culture
qui est prognéant. Un étranger, un
immigré, ce n'est pas la même chose. Un étranger, un immigré, ce n'est pas la même chose.
Oui, je sais.
Il
peut
avoir été naturalisé
français, effectivement. Mais
globalement... Encore
une fois, le porte-parole du ministère de la Justice, qui était présent tout à l'heure en plateau, a balayé... J'aimerais quand même pouvoir... Vous savez, comme je suis d'abord, vous n'avez pas des supporters anglais, s'il vous plaît. Non, est-ce que je pourrais finir, s'il vous plaît. Aujourd'hui, on n'a aucun lien qui... Alors,
allez,
vous venez...
Non,
non, ce que vous voulez dire, un,
c'est que quand on est nationalisé, pour vous, on ne mérite pas d'être français. Je suis désolée. Pour moi, un français
est un français. Si, premièrement...
Deuxièmement, la question, effectivement, il n'y a aucun élément. Quand on regarde les paroles du procureur, quand on regarde le ministère de la Justice, la question de ce qu'on voit, c'est effectivement, malheureusement aussi, des vols d'opportunités. La question, c'est qu'on a une colère sociale qui
est en train d'exploser. Non, mais vous connaissez leur adresse ? Vous connaissez leur adresse ? Ils ont profité de ces
manifestations.
Est
-ce
que vous connaissez la seule chose que je sais qui est factuelle ? Vous êtes vraiment en dehors de la réalité ? Non, la seule chose que je sais, c
'est que, sur ce plateau, vous avez été condamnés par moi.
Ah, voilà, ça faisait longtemps.
Mais la réalité, c'est que le réveil
va vous faire, à mon avis, très
mal, parce que
vous êtes totalement à côté
de la réalité. Non, la réalité, vous l'avez façonné par votre... Excusez-moi,
c'est la fin, c'est la fin de ce duel. Une question rapide à vous deux, avant de finir. Samedi, il
y a
une nouvelle mobilisation à l'appel des Gilets jaunes. Sébastien Lecornu a annoncé un dispositif massif des forces de l'ordre. Julien Audoul, que dites-vous aux commerçants qui sont inquiets d'une nouvelle journée de casse
?
Est-ce que cette manifestation doit se tenir, quoi qu'il en coûte, ou est-ce qu'il faut l'interdire ?
Malheureusement, ce n
'est
pas moi qui peux l'interdire. Et effectivement, nos commerçants qui souffrent depuis beaucoup trop longtemps, de voir que chaque manifestation est polluée. Chaque manifestation est un prétexte pour la violence. Aujourd'hui, vous avez des gens, vous avez des partis politiques qui légitiment ce genre d'action. Effectivement, et Mme Châtelain, dans tous les propos...
Mais donc dans le contexte, il faudrait les interdire dans les manifestations ? Tous
les propos, il faut encore une fois s'en prendre aux casseurs, aux racailles et à tous les éléments violents. Il y a tous les moyens aujourd'hui disponibles quand on en a la volonté. Or, ce gouvernement, on le voit depuis des années, n'a aucune volonté de maintenir l'ordre et la sécurité.
Donc, il ne
faut
pas les interdire, les manifestations ?
Il faut interdire les groupes d
'ultra-gauche. D'accord, mais pas les manifestations. Il faut
permettre la sécurisation des manifestations, puisque le droit de manifester, évidemment, est contre un droit constitutionnel. Mais aujourd'hui, effectivement, un gouvernement, ce gouvernement, est incapable de maintenir l'ordre.
Une dernière question pour vous. Vous serez dans la rue samedi.
Oui,
bien sûr. Je serai, si les manifestations sont autorisées, ce que je souhaite. Parce qu'effectivement, c'est une liberté fondamentale, celle de s'exprimer. Je serai aux côtés de l'ensemble des Français et des Françaises qui demandent des moyens pour l'éducation, des moyens pour le pouvoir d'achat. Et je sais que M. Oudoul
n'est pas à l'aise, parce qu'il y
a effectivement énormément de slogans antifascistes. Et c'est la France qui vous
fera perdre dans quelques mois. C'est vous, les fascistes. Le fasciste, c'est vous. Et
là encore, les preuves
de l'histoire sont
rudes, M. Oudoul.
L'histoire du fasciste et
de
l'autre.
Et
le présent
aussi, votre ami
Trump et votre ami Poutine sont très clairement fascistes et autoritaires. Vous, à tous les deux, et elle sera de gauche.
On
va
s'arrêter là. Merci d'avoir débattu ce soir cette édition.
Julien Odoul