2027 : Glucksmann a-t-il ses chances ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse partielle
Glucksmann a-t-il ses chances pour la présidentielle ? Peut-il rassembler la gauche ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on pouvait s'attendre à un tel score de 66% pour Glucksmann ?
- 1:20OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y aura un effet d'impulsion après cette primaire ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment se produit le leadership dans la durée après une primaire ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Comment Glucksmann passe-t-il de militant à candidat politique ?
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D'où viennent les 80 000 électeurs de Glucksmann ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Glucksmann a plié le match dès le premier tour et remporté la primaire avec 66 % des voix. »
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« Il y a ce truc-là, donc c'est à la fois sa force et sa faiblesse parce que maintenant il va falloir se coltiner Mélenchon, Le Pen et le bloc central dans les débats. »
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« Il y avait cette confiance très forte dans l'entourage de Glucksmann et en même temps, cette surprise de voir 66 % avec cet inconnu des 80 000 électeurs. »
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« Clairement ceux qui sont venus voter à cette primaire ne veulent pas de lien avec la France insoumise. »
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« Il y a une clarification idéologique qui est très importante, je pense, et qui est très claire. »
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« C'est la victoire de tous ceux qui croient qu'il faut une gauche démocratique dans notre pays, que la gauche doit rompre avec cette hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur elle. »
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« Ce qui est intéressant, c'est qu'il n'a jamais, ni lui ni son père, n'ont jamais été proche du Parti Socialiste. »
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« Raphaël Glucksmann, qui n'est pas né à gauche, qui est un libéral, disons de centre droit, commence sa mue et sa conversion vers le socialisme ou vers le Parti Socialiste. »
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« Là, c'est pas un candidat socialiste et en plus, là, il y a en effet une ligne claire pour la présidentielle qui est d'être à distance des insoumis. »
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« La dernière fois qu'il s'est confronté aux insoumis, en l'occurrence Manon Aubry, il l'a emporté assez nettement. »
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« C'est le 1er mai 2024 où il est dans ce défilé à Saint Etienne. Et il se fait exclure, Manu Militari, par des militants qui étaient des militants LFI et communistes. Et on le traite de sioniste, de génocidaire, etc. »
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« Son pari, c'est de rassembler les électeurs. Il a bien compris que ça ne va pas passer par les partis. »
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« Il a aussi un autre double trésor, les électorats présidentiels. L'électorat d'Emmanuel Macron de 2020, où il y avait beaucoup d'électeurs du centre-gauche. »
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« Jean-Luc Mélenchon n'a pas réagi aux résultats de cette primaire. »
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« Il va y avoir une bataille de légitimité entre ces deux gauches irréconciliables pour dire que l'État c'est moi. »
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« Sa stratégie pour le moment c'est surtout de s'attaquer à Edouard Philippe et à Gabriel Attal. »
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« Le point faible de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'être le meilleur candidat à gauche pour aller au second tour, mais on l'a dit et redit, le pire candidat face à Marine Le Pen. »
- 21:16Fait
« Il y a une dissociation plus faible que par le passé entre le premier tour et le second tour. »
- 23:56Fait
« Quand il doit parler des retraites, quand il doit parler du chômage, de l'emploi, etc., et ça, il va devoir prouver qu'il maîtrise ses dossiers. »
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« Je me suis préparé toute ma vie pour ce moment où les démocraties devraient affronter leurs ennemis et montrer qu'elles sont fortes. »
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« La menace Poutine, ça fait 20 ans que Raphaël Glucksmann alerte là-dessus. »
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« L'intérêt pour les Français s'agissant des questions internationales est très fort. »
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La gauche sociale-démocrate qui a donc son candidat pour la présidentielle, Raphaël Glucksmann a plié le match dès le premier tour et remporté la primaire avec 66 % des voix avec ce score. A-t-il ses chances pour la présidentielle ? Peut-il rattraper Jean-Luc Mélenchon bien avancé dans sa campagne peut-il rassembler la gauche pour en parler ? Nous sommes avec Frédéric Dhabi. Bonjour Frédéric. Bonjour Réane, bonjour à tous. Merci d'être là, directeur général opinion de l'IFOB. Steve Jourdain est avec nous. Steve, je ne vous présente pas, mais par contre, je vais présenter votre livre. Les Gluxmanes, un étrange appétit du pouvoir, c'est aux éditions de l'Observatoire. Excellent livre. Et je dis pas ça parce que c'est vous, c'est très agréable à lire, c'est super, on apprend plein de choses.
Camille Girard, ravie de vous accueillir, journaliste politique à France Info et et réalisatrice de documentaires politiques. Frédéric, vous ne pouvez pas sonder les électeurs avec un corps électoral aussi restreint, mais quand même, vous les connaissez, ces électeurs de gauche. 66 % dès le premier tour pour Raphaël Luxemann. Est-ce qu'on pouvait s attendre un tel score ? C'est difficile de vous répondre. L'IFOP, comme la plupart de ses conférences, n'ont pas fait l'enquête puisque effectivement un corps électoral trop petit. On pouvait dire que par homothésie, les sympathisants socialistes allaient se comporter comme se sont comportaient ces adhérents et ces personnes qui sont venues dans le corps électoral. Effectivement, c'est extrêmement net.
C'est un record, puisqu'il y a 20 ans, la primaire socialiste est également fermée. On avait un petit peu plus voté, 160 000 personnes, avait donné sa graine royale à 60 %. Jamais dans une primaire fermée, même ouverte, un candidat l'a emporté si nettement au premier tour. Alors la question qui se pose, est-ce qu'il va y avoir un effet d'impulsion une dynamique, disons-le, Oriane, dans le passé, ça s'est systématiquement produit. Après la primaire de 2021, Valérie Pécresse est montée à 18 % dans les enquêtes d'attention de vote. Après celle de 2017, Benoît Hamon, pourtant peu connu des Français, a été monté à 17, 18, 19 avant de, dans notre rolling, il faut être fiduciale, de perdre du terrain systématiquement.
À l'époque, Jean-Luc Mélenchon était à 9, mais il y avait des possibilités de vastes communiquants entre ces deux gauche c'est plus à la tour maintenant et le record si je puis dire les deux moments les plus forts c'était après la victoire de françois fillon il était monté jusqu'à 28 % qualifié systématiquement au second tour est également françois hollande avait connu ce phénomène d 'impulsion. La question qui se pose, c 'est est-ce que sur la durée, une fois l 'effet de désignation, élection, est-ce que le leadership se produit dans la durée ? On est toujours sur une incertitude énorme sur cette élection présidentielle, s'agissant de l'ordre d'arrivée voire des qualifiés pour le second tour. Et on va en parler puisque Raphaël Luxman le dit lui-même le plus dur. Comment Steve ?
Vous qui avez rencontré Raphaël Luxman à plusieurs reprises pour ce livre. Pour quelqu'un qui ne voulait pas faire de politique à la base, c'est ce qu'il vous dit, c'est plutôt une entrée en matière régie. Oui, c'est à la fois sa force et sa faiblesse, Raphaël Glucksmann, c'est de ce côté je reste, je demeure un militant et en même temps je me lance en politique et donc j'adopte les codes de la politique, je mets le costume, j'ai mis la cravate depuis six mois maintenant. Il a une cravate à chaque fois qu'il sort de chez lui. Il y a ce truc-là, donc c'est à la fois sa force et sa faiblesse parce que maintenant il va falloir se coltiner Mélenchon, Le Pen et le bloc central dans les débats, donc ce sera le plus dur effectivement, commence pour lui.
Juste pour rebondir sur ce que disait Frédéric, c'est une vraie surprise. C'est-à-dire que jusqu'à il y a deux semaines, dans l'entourage de Raphaël Lousman, on nous disait on va exploser tout, on va gagner au premier tour. Ensuite il y a eu un changement de communication, on s'est dit bon bah faut peut-être pas utiliser ces arguments parce que ça peut être utilisé contre nous et en fait, il y a une surprise parce qu'il y avait ces 80 000 quand même électeurs dont personne ne savait d'où ils venaient. Il y avait trois coréens pour l'EPS, Place publique et ses nouveaux électeurs. Et ces 80 000, on ne savait pas d enfin il n'y avait pas d'affiliation partisane, il fallait s'inscrire sur la plateforme, c'était changer... Choisir 2027. Choisir 2027
et on pouvait, voilà, on n'avait pas besoin de dire pour qui on penchait. Donc il y avait cette confiance très forte dans l'entourage de Glucksmann et en même temps, cette surprise de voir 66 % avec cet inconnu des 80 000 électeurs. C'est une surprise, Camille Gérard, ce score. Dès le premier tour, il y a plus de 50 points d'écart avec Olivier Faure. C'est une surprise, il a plié le match, tout le monde le dit ce matin, c'est un plébiscite pour Raphaël Glucksmann et donc en plus de l'effet qu'il y a avec la primaire en général, ce que disait Frédéric Dhabi où en effet on voit en général 10 points de plus pour le candidat qui l'emporte, là il y a une clarification très nette. Clairement ceux qui sont venus voter à cette primaire ne veulent pas de lien avec
la France insoumise parce que c'est ce qui est affiché politiquement de manière la plus claire du côté de Raphaël mais ce qui est intéressant ce matin, c'est qu'à la fois il y a une clarification, donc pour le Parti socialiste, très nettement, c'est ce candidat-là qui a été choisi et en même temps ça rajoute du trouble au reste de la campagne parce que ça rajoute un candidat dans ce qu'on pourrait appeler l'extrême-centre, même si Raphaël Glucksmann va certainement vouloir s'en départir en disant que je suis un candidat de gauche et pas du centre. Mais ça rajoute aussi de la complexité par rapport à un François Hollande qui pouvait espérer être candidat. Bah, là, avec un Raphaël s'il tient la ligne, parce qu'après, il peut perdre des points
et qu'il y ait de nouveau une possibilité pour François Hollande. Mais ça rajoute donc du trouble sur ces espaces-là et puis Jean-Luc Mélenchon, ben là, il a un vrai candidat à gauche face à à lui, claire aussi. Donc c'est un moment intéressant parce que là, la campagne part véritablement. Ce que vous dites est extrêmement intéressant, c'est vrai que c'est contre-intuitif. D'habitude, une primaire permet de clarifier l'offre électorale, c'est pour cela d'ailleurs que les électeurs LR, Horizon, Renaissance alors même qu'ils ont chacun leur candidat veulent quand on les interroge une primaire ils sont à quasiment trois Trois quarts favorables au principe du primaire parce qu'ils veulent une réduction ad candidatum, ils veulent factoriser l'offre électorale pour
avoir celui ou celle qui va leur éviter le second tour cauchemar à leurs yeux, à savoir Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen. Là c'est vrai que la victoire très nette de Rafael Glucksmann et c'est très intéressant. Quand on fait l'addition Glucksmann-Gedge, le premier et le dernier, ça fait 73%. C'est exactement à un point près le résultat d'un sondage de mes confrères de Cluster 17 je crois qui montraient que, ou plutôt des labs, qui montraient que 72 % des sympathisants PS ne voulaient pas d'alliance avec la France insurmise. Il y a une clarification très claire sur la ligne, il n'y a pas encore de clarification, loin de là, sur cette offre électorale extrêmement compliquée. – Et on va l'écouter, justement, Raphaël Luxman parler de Jean-Luc Mélenchon.
– C'est la victoire de tous ceux qui croient qu'il faut une gauche démocratique dans notre pays, que la gauche doit rompre avec cette hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur elle, qu'elle doit proposer un projet qui renforce la République, qui renforce la démocratie, qui renforce la justice sociale, qui renforce l l'impératif écologique. Vous savez, moi je suis convaincu qu'il y a des millions de Françaises et de Français qui attendent ce moment, qui attendent de pouvoir voter sans sacrifier une partie d'eux-mêmes, sans se dire que simplement ils votent contre, mais qu'ils veulent pour ce qu'ils croient, pour ce qui constitue leur identité politique. Moi, c'est à eux que je m'adresse. Votre temps est venu. Cette élection va être notre élection.
C'est aussi le message qu'il voulait faire passer, Raphaël Luxemansomé, sache que la gauche et la gauche social-démocrate étaient de retour. Oui, c'est un des thèmes de son programme, refonder la gauche. Alors pour l'instant on ne voit pas bien, c'est ce que disait aussi Frédéric, c'est qu'on ne voit pas dans quel espace et avec qui on va refonder cette gauche. Il va falloir parler aux écologistes, avec Marine Tourdelier, quand on voit les déclarations hier, c'est quand même très mal parti. Et hier, elle a pas l'air d'avoir commenté. Voilà. Quelle chose soit claire, elle parle du candidat du repli C'est compliqué. Pareil avec les communistes. Fabien Roussel, il a quand même envie d'y aller. Donc on voit pas bien pour l'instant avec qui cette refondation de la gauche est possible.
Mais il y a effectivement cette clarification de la ligne qui n'est pas accessoire. Parce qu'on a beaucoup dit pendant les trois débats, oui, ils parlent beaucoup de l'alliance ou pas avec LFI. Alors oui, ce sera juste simplement au moment des législatives que ce sera intéressant de voir s'il y a des alliances dans les circo, Mais il y a une clarification idéologique qui est très importante, je pense, et qui est très claire. Et d'un retour de la gauche, parce que vous en parlez dans votre livre, vous rappelez un écrit de Raphaël Luxman qui date de 2015, où il parle d'une gauche qui s'était trop confortablement installée au pouvoir et après la victoire de François Hollande. Est-ce que c'était ça aussi le message de Raphaël Luxman, de relancer cette gauche-là ?
Ce qui est intéressant, c'est qu'il n'a jamais, ni lui ni son père, n'ont jamais été proche du Parti Socialiste. André Glucksmann était très anti-mitterrandien. C'est pareil pour Raphaël Glucksmann, qui n'a jamais été dans la roue du Parti Socialiste, avec beaucoup de critiques, notamment contre Mitterrand, pour son rôle dans le génocide au Rwanda. Le rôle de la France dans le soutien au génocide au Rwanda. Il y avait vraiment ce rejet de Mitterrand. Et puis, Raphaël Glucksmann se construit politiquement contre François Hollande, contre la politique de l'offre de 2014, contre le CICE. C'est à partir de là, si vous voulez, d'une certaine manière que Raphaël Glucksmann, qui n'est pas né à gauche, qui est un libéral, disons de centre droit,
commence sa mue et sa conversion vers le socialisme ou vers le Parti Socialiste. Et après, cette conversion va s'accélérer au moment d'Emmanuel Macron en 2016-2017. – Mais d'ailleurs, ce qui est intéressant pour le Parti Socialiste et ce dont on ne parle pas forcément aujourd'hui parce qu'on est en train d'analyser la victoire de Raphaël Glucksmann, c'est que c'est potentiellement la fin du Parti Socialiste quand même. Pour la première fois, le candidat à l'élection présidentielle… – François Mitterrand en en 65, il n'est pas membre du PS. Je suis jusqu'au bout de ma réflexion. C'est-à-dire qu'à la fois, là, c'est pas un candidat socialiste et en plus, là, il y a en effet une ligne claire pour la présidentielle qui est d'être à distance des insoumis, sauf que le Parti socialiste,
ça ne va pas forcément le faire marrer, qu'il n'y ait pas d'accord aux législatives, parce que ça, ça peut faire disparaître aussi le parti. Donc on est dans un moment où là, il y a une unité qui est obligée d'être affichée et dont ils vont avoir besoin, pour la présidentielle, mais en fait, il y a deux élections en parallèle et même qui se rassemblent et les législatives. Ça, ça peut être très compliqué de dire aucun accord avec les insoumis à aucun moment. Donc à la fois, ça peut soit faire de la division, soit qu'il n'y ait pas d'accord, mais qu'il y ait très, très très peu d'élus socialistes. Et la division, elle a commencé parce que Nicolas Mayer-Rosignol, qui était sur ce plateau, premier secrétaire délégué du PS,
il est numéro 2 du parti, il dit l'élection d'hier, ça a clarifié la ligne, soit Olivier Faure la suit, c'est-à-dire une ligne anti-LFI, soit il devra en tirer des conséquences. Oui, c'est vrai que le score d'Olivier Faure est une vraie déception, c'est une vraie gifle pour lui. Alors, il y a un cas, il y a un précédent. Martine Aubry, première secrétaire du PS, perd la Première de 2011, et voilà On est tout à fait d'accord, le rapport de force est extrêmement serré malgré tout, même si la victoire de François Hollande est nette et avec l'effet de masse des personnes qui ont voté à la primaire d'octobre 2011, elle garde le parti, elle fait un accord avec les écologistes et on sait comment les choses se passent. Alors maintenant, il y a une sorte d'étonnement que j'ai
quand je vois les gens... Certaines personnes disent « mais Draven Glucksmann n'est pas socialiste ? Alors comment se fait-il qu'il est dans l'écosystème, dans l'univers socialiste ? C'est simplement que la direction du PS et Olivier Faure qui était déjà premier secrétaire lui offrent, lui proposent la tête de liste socialiste aux européennes de 2019. Alors le PS était dans un état catastrophique. Le PS est dans un état catastrophique après la victoire d'Emmanuel Macron. Il y a seulement 30 députés PS et il lui repropose en 2024. Donc C'est la troisième fois qu'il portera les couleurs du PS et du PS. Je rappellerai que la dernière fois qu'il s'est confronté aux insoumis, en l'occurrence Manon Aubry, il l'a emporté assez nettement.
Ce n'est pas le même scrutin mais on aura une sorte de revanche de ce rapport de force entre les deux gauches irréconciliables, PS, place publique d'un côté, les insoumis de l'autre. Donc sa présence n'est pas le fruit du hasard mais c'est vrai, François Mitterrand, je le disais, n'était pas socialiste en 1965. La direction du PS était comme Guy Mollet mais il l'était après puisqu'il a été élu par les Français à deux reprises et une autre question. Mais c'est vrai que c'est intéressant ce cheminement du centre droit vers le PS, ça rappelle un cheminement encore plus à droite en termes de point de départ s'agissant du président Mitterrand. – Ça a clarifié la ligne Steve, du coup et le rapport avec LFI, vous racontez dans votre livre de manière très très détaillé, très informé.
Bien sûr que je le dis ! Le désarroi de Raphaël Luxman en juin 2024 au soir de la dissolution, juste après sa victoire aux Européennes. Et vous racontez également les coulisses des négociations avec le nouveau Front populaire. Ça, avec la victoire de Raphaël Luxman, c'est définitivement du passé ? Je pense qu'il est aujourd'hui rassuré. Il y a beaucoup d'amertume chez Raphaël Luxman à propos de cette période. Je raconte ce moment où les négociations du NFP s'enclenchent. Dimanche, dissolution d'Emmanuel Macron. On commence à se réunir à partir du mardi. Et il y a dans toutes ces négociations un épisode qui revient,
en tout cas dans l'imaginaire de Raphaël Glucksmann. C'est le 1er mai 2024 où il est dans ce défilé à Saint Etienne. Et il se fait exclure, Manu Militari, par des militants qui étaient des militants LFI et communistes. Et on le traite de sioniste, de génocidaire, etc. Ça, ça l'a beaucoup marqué et ça a déterminé beaucoup de choses. Ensuite, au moment des négociations avec le NFP, où il se dit que ce n'est pas possible pour lui, personnellement, de donner un blanc-seing à tous ses accords avec les insoumis. Et donc, il sort quelque chose à ce moment-là, il sort une charte contre l'antisémitisme et il dit aux insoumis, aux communistes et aux oncologistes,
soit vous signez, soit ce sera sans nous. Finalement, il y a beaucoup de négociations. Il y a un moment où je raconte où Mathilde Panot arrive dans cette salle de réunion et dit pourquoi pas signer une charte sur les SIC pendant que vous y êtes, quelque chose d'absolument hallucinant. Et en tout cas, ça a cristallisé beaucoup de tensions dans ces négociations. Et je pense que Raphaël Guzman est plutôt content de voir que sa ligne anti-LFI a gagné hier. – Même si on a vu hier une espèce de bataille de partisans de Jean-Luc Mélenchon et de Raphaël Luxemann, des Mélenchons présidents face à des Raphaëls présidents. On a aussi vu, alors on ne sait pas d'où ça vient et qui est l'auteur, mais Raphaël Luxemann qui a été enfariné hier au moment de quitter l'endroit où il était
réuni avec ses partisans. Elle va être compliquée, cette campagne qui commence pour lui ? Oui, elle va être violente. Avoir les Insoumis en adversaire, ça va être difficile. Et puis en effet, il y a une manière de faire de la politique chez les Insoumis qui est d'aller au contact. Pour le moment, ils ont laissé plutôt tranquille cette primaire. Ils l'ont traité d'une manière de... Ça n'existe pas, ça ne nous intéresse pas. Moi, je pense que ce qui est intéressant aussi dans le pari de Raphaël Glucksmann, parce qu'hier, il dit, voilà, en gros, mon enjeu, c'est de rassembler. Et tout le monde le regarde en disant, bah oui, mais rassembler qui ? On ne voit pas bien. On parlait de Marine Tondelier, des écologistes. Je pense que son pari, c'est de rassembler les électeurs.
Il a bien compris que ça ne va pas passer par les partis, les représentants des candidats, des ralliements forts. Et que lui, ce qu'il a en tête, c'est les 14 % qu'il a fait aux européennes en 2024. Et que ce socle de 14%, s'il arrive à le reprendre et à gagner quelques points, le ticket d'entrée est assez bas pour le second tour. Alors pareil, on est quand même dans une élection très mouvante, c'est-à-dire que Marine Le Pen, elle est donnée très haut, mais on ne sait pas si les conséquences de la faire barder là, s'il y a un effritement au fur et à mesure, mais si elle est très haut, le ticket d'entrée est assez bas. Donc c'est 14%, là, ce trésor de Raphaël Glucksmann, s'il rajoute quelques points en plus, il peut passer, donc je pense que son pari,
il est là, il n'est pas avec les partis, il est avec les Il a aussi un autre double trésor, les électorats présidentiels. L'électorat d'Emmanuel Macron de 2020, où il y avait beaucoup d'électeurs du centre-gauche, l'effet drapeau suite à l'invasion russe en en Ukraine. Dans les enquêtes actuelles, il arrive à capter 10 à 15 % de l'électorat Macron 2022. Ça paraît peu, mais ça fait 2-3-4 points. Et puis l'électorat de Jean-Luc Mélenchon. Le score formidable de Jean-Luc Mélenchon de 2022, les 21 ,5%. Il y avait quand même beaucoup d'électeurs écologistes, d'électeurs de centre-gauche, d'électeurs socialistes qui par vote utile ont choisi Jean-Luc Mélenchon pour éviter Marine Leban. Donc il y a quand même beaucoup de potentialité.
Il y a aussi effectivement des fragilités, parce que c'est une campagne qui va être âpre, qui va être dure, mais il a quand même un atout que je trouve très intéressant. C'est le seul ou presque, avec David Disnard, qui n'est pas encore complètement candidat, le candidat nouveau. Traditionnellement, une élection présidentielle comme 2007, comme 95 de renouvellement, on attend des candidats nouveaux et là, Le Pen-Mélenchon, c'est la quatrième candidature. Il y a les candidats, ils sont à deux candidatures d'Arlète Laguillet. Il y a les... C'est vrai que dit comme ça, on ne peut pas. Ça n'est pas très moderne. Voilà, au-delà de ça, il y a les candidats du bloc centrale. Il y a tous ceux qui ont plus ou moins été dans le macronisme. Lui, il peut incarner.
C'était le cas également aux européennes de 2019. C'est pour ça qu'il a limité les dégâts. Il arrive il va faire six ou six et demi, il arrive à incarner une forme de nouveauté. Est-ce que c'est suffisant compte tenu des attentes des Français, compte tenu de la défiance jamais vue visée du personnel politique et du statut d'archive favorite au premier tour de Marine Le Pen. – Mais juste, Frédéric, parce que Jean-Luc Mélenchon n'a pas réagi aux résultats de cette primaire, c'est une bonne ou c'est une mauvaise nouvelle pour lui ? – Vous savez, il est dans sa logique, il Il est plutôt en dynamique. Il a une équipe, un cap, une campagne qui se déroule plutôt bien. Il peut surfer sur le mouvement étudiant. Voilà, C'est sa manière de dire la gauche chez moi.
Je ne parle d'aucun autre candidat à gauche. Vous êtes tout à fait raison, il va y avoir une bataille de légitimité entre ces deux gauches irréconciliables pour dire que l'Etat c'est moi, disait Louis XIV, la gauche, c'est Il ne suffit pas de dire la gauche et moi, il faut gagner l'élection présidentielle. Quand on s'étonne de l'éparpillement de la gauche, ça a été toujours le cas à une élection présidentielle. Contre exemple, 74, la gauche est complètement unie derrière Mitterrand, elle perd. 81, elle est extrêmement désunie, 5 voire 6 candidats à gauche, la gauche gagne. Donc ce n'est pas une question d'aligner des offres électorales mais de créer une véritable dynamique. – D'autant, on va juste, Steve, je vous donne la parole mais regardez les derniers résultats de la gauche aux deux
dernières présidentielles. Benoît Hamon 2017, 6 ,36%. Anne Hidalgo 2022, 1 1 ,74%. C'est parlant. Non mais c'est ça, c'est qu'il y a une question aussi de vote utile qui va se poser et la compétition entre Mélenchon et Glucksmann, elle va se jouer sur lequel des deux incarnera le plus le vote utile pour la présidentielle. Là, aujourd'hui, la gauche, c'est 32-33%. Ça fait 10 ans que la gauche aux élections nationales n'a pas dépassé 30-32%. Voilà. Donc, il y a une compétition, pas de nains, mais en tout cas, une compétition pour récupérer ce vote utile aujourd'hui. Je sais qu'il y a beaucoup d'insoumis qui disent « Ah, mais c'est très bien, c'est Raphaël Glucksmad » sur les réseaux quand on regarde,
« C'est très bien, c'est Raphaël Glucksmad », ça nous laisse un espace à gauche. En off, certains responsables insoumis sont moins affirmatifs parce que Raphaël Guzman, effectivement, il accorde cette nouveauté un peu anti-establishment politique, etc. Et ça, ça peut aussi embêter certains insoumis qui, si ça avait été Olivier Faure, Ségolène Royal la différence entre les deux voter pour la copie originale voter pour Mélenchon et pas pour un autre là ça va être un petit peu différent surtout qu'il va y avoir des tirs un peu qui vont partir vers les insoumis. Avant, Mélenchon pouvait dire « c'est la gauche, c'est moi ». Maintenant, il va devoir un peu réviser son modèle, en tout cas changer un peu sa rhétorique.
– Pas forcément une bonne nouvelle pour Jean-Luc Mélenchon non c'est pas forcément une bonne nouvelle pour Jean-Luc Mélenchon mais en effet sa stratégie pour le moment c'est surtout de s'attaquer à Edouard Philippe et à Gabriel Attal et d'ailleurs de faire en ce moment, mais de faire exister les deux pour diviser le centre.
ce qui pourrait être très problématique pour Jean-Luc Mélenchon et je ne sais pas si vous allez le tester, c'est Raphaël Glucksmann face à Marine Le Pen au second tour. Qu'est-ce que ça donne ? Parce qu'aujourd'hui, le point faible de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'être le meilleur candidat à gauche pour aller au second tour, mais on l'a dit et redit, le pire candidat face à Marine Le Pen. Et donc, le vote utile, il va se jouer là aussi pour beaucoup d'électeurs. Comment ne pas avoir Marine Le Pen présidente avec en plus un Édouard Philippe qui se fait distancer ? Il y avait un sondage de 57 % pour Marine Le Pen, 43 % pour Édouard Philippe. Bon, c'est variable, mais si Raphaël Glucksmann arrive à faire mieux que Jean-Luc Mélenchon dans des sondages de second tour, ce sera intéressant.
Non, mais c'est vrai qu'il y a une dissociation plus faible que par le passé entre le premier tour et le second tour. Et quand on interroge dans des enquêtes qualitatives des électeurs, ils sont très nombreux à dire je vote au premier tour pour éviter tel ou tel second tour. Et c'est vrai que les enquêtes de second tour qu'il faut prendre de manière très distante avec beaucoup de prudence, puisque quand on pose la question de second tour, l'IFOP n'en a pas fait au mois de septembre, c'était l'idée de... On ne connaît pas les résultats du premier tour, on ne mesure pas avec des ventes dynamiques, mais effectivement va être regardé les scores de second tour d'Edouard Philippe. On était à 52-48 dans une enquête IFOP. Ceux de Jean-Luc Mélenchon, ceux de Raphaël Glucksmann pour
savoir celui qui est auprès de cet électorat anti-RN le plus à même de battre le rassemblement. Donc il y aura un vote utile dès le premier tour, plus que jamais ? On l'a vu en 2022. Il y a eu un vote utile dont on pâtit Valérie Pécresse, dont on a pâtit Éric Zemmour et bien sûr Anne Hidalgo. Donc c'est clair que là, la question du second tour va se poser de manière très forte, y compris dans cette campagne. Raphaël Luxman l'a dit hier, son premier adversaire, c'est Marine Le Pen, c'est l'extrême droite. On va écouter justement comment réagit le Rassemblement national à sa victoire. Laurent Jacobelli, le porte-parole du RN, était l'invité de France Info ce matin. La gauche a choisi son candidat, le candidat de Saint-Germain-des-Prés. Maintenant, il va falloir proposer des choses
pour la J'entends beaucoup M. Glucksmann parler d'Europe, d'écologie punitive, de nouvelles taxes. Je n'entends pas parler de coûts de l'énergie, de pouvoir d'achat, de la vie quotidienne des Français. Tiens, la priorité du logement quand tant de Français ont du mal à se loger. Écoutez, on verra bien si ce candidat hors-sol arrive à rentrer dans la campagne. Il a encore cette étiquette qui lui colle un peu à la peau de candidat Bobo, de candidat hors-sol et que visiblement va lui étiqueter, va lui rappeler le Rassemblement Il y a plusieurs choses dans cette critique. Il y a le côté fils de grande bourgeoisie, etc. Ce n'est absolument pas le cas. Ce sont des parents de Raphaël Guzman. La famille, ce n'est pas une famille qui roule sur l'or. C'est une famille de militants très engagés.
d'une famille communiste, militante qui a un peu changé au fil du temps. Mais en tout cas, ce n'est certainement pas un grand bourgeois. Il y a une autre étiquette de personnalité détachée des problématiques des français. C'est vrai qu'il est un peu détaché et je pense qu'ils ne s'en cachaient pas à l'époque. Maintenant, il va devoir s'en cacher un peu plus sur la problématique, le quotidien, l'essence, le diesel, etc. Tout ça, c'est des sujets qu'il ne maîtrise pas forcément. Sa force, c'est les relations internationale, c'est l'Union européenne. C'est sur ça qu'il a misé pendant sa campagne à l'occasion des primaires. Mais il commence, il essaye d'apprendre effectivement à parler du quotidien des Français. On l'a vu pendant les débats, ce n'est pas forcément toujours très réussi.
Quand il doit parler des retraites, quand il doit parler du chômage, de l'emploi, etc., et ça, il va devoir prouver qu'il maîtrise ses dossiers. – Et essayez de le retourner peut-être à son avantage, il a eu cette phrase hier, il l'a répété à plusieurs reprises. « Je me suis préparé toute ma vie pour ce moment où les démocraties devraient affronter leurs ennemis et montrer qu'elles sont fortes ». C'est ça plutôt le combat de la vie de Raphaël Luxman et de la famille de Luxman Et il essaie d'en jouer en disant « de toute façon un président de la République, qu'est-ce qu'il fait ? » Il doit gérer des crises internationales, il doit s'occuper du domaine réservé qui est précisément les relations internationales et la diplomatie internationale,
mais on ne peut pas gagner une présidentielle si on ne parle pas du pouvoir d'achat des Français alors qu'on est en pleine crise des carburants. Il ne peut pas ne pas parler de la crise des – Sur la menace Poutine, ça fait 20 ans que Raphaël Glucksmann alerte là-dessus. Est-ce que ça, ça peut être mis à son avantage dans cette campagne ? – Oui, ça clairement, vous avez des candidats qui recréent un peu leur passé. La lui, clairement, depuis 15 ans, il alerte sur la menace Poutine, tel point que certains le qualifient ça d'obsession. Mais c'est vraiment quelque chose qu'il a d'ailleurs hérité de ses parents, l'obsession sur la menace russe et la menace Poutine. Ça, c'est quelque chose qu'il faut mettre à son crédit. Il a alerté depuis très longtemps la suite.
Ça peut jouer dans cette campagne où l'international, Frédéric, on le dit, va être très présent ? Ah oui, c'est très présent. C'est vrai que c'est une rupture par rapport au passé. C'est peut-être une des tendances d'opinion les plus fortes. L'intérêt pour les Français s'agissant des questions internationales est très fort, ce n'est plus cantonné comme par le passé à des personnes retraitées 4 sup à capital culturel élevé. Les Français ont pris conscience et ils ont payé pour voir que ce qui se passait dans le bureau de Donald Trump, ce qui se passait en Ukraine. Vous pouvez voir un appas sur leur vie quotidienne et c'est vrai que dans les enquêtes qualitatives quand on demande c'est quoi le président idéal, très vite sort la dimension il faut qu'il parle à Donald Trump,
il faut qu'il s oppose à Vladimir. Poutine c'est un vrai atout, ça sera quand même moins fort sans doute que la question du pouvoir d'achat mais rappelez-vous 2022 la campagne qui avait été percutée par l'affaire ukrainienne. C'est un vrai atout d'autant plus qu'on entend par exemple Jean-Luc Mélenchon qui qui, ce week-end encore, a dit qu'il serait bien qu'il y ait des nouvelles élections en Ukraine par rapport à Volodymyr Zelensky et Donald Trump, qui se fâche très fort en ce moment contre le président ukrainien, qui l'empêche un peu de faire à ses deals sur le pétrole avec la Russie. Donc, pour dire cette ligne très claire contre Vladimir Poutine, contre ces personnalités politiques qui ne respectent pas les démocraties. Oui, c'est au cœur de l'engagement de Raphaël Glucksmann.
Et par rapport à un Jean-Luc Mélenchon qui n'a quand même pas une ligne toujours très claire face à la Russie, face à l'Ukraine, c'est un point fort. En revanche, là aussi où je vous suis, c'est que c'est c'est compliqué de ne pas être aussi proche des Français et que, oui, le RN a bien compris son point faible quand il parle de candidats hors sol et d'ailleurs, il n'a pas construit une histoire. Il est eurodéputé, je veux dire, il n'est Il n'est pas député d'un territoire et ce n'est pas ancré quelque part. Et ça, c'est vraiment un point faible dans une campagne présidentielle. Merci. Merci beaucoup à tous les trois. Steve, je remonte votre livre. Les Gluxmanes, un étrange appétit de pouvoir. C'est aux éditions de l observatoire pour mieux comprendre la trajectoire
et la ligne de Raphaël Luxman. Bravo pour ce livre, Steve. Merci à tous d'être venus. Merci de nous avoir suivis. On se retrouve demain. Très bonne journée. Sous-titrage Société Radio ...
Raphaël Glucksmann