Jean-Philippe Tanguy : "Le deuxième mandat de Macron, ça aura été 5 ans pour ne rien faire"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:22OuverteÉludée
Qui selon vous va s'installer à Matignon ?
- 1:26RelanceRéponse partielle
Mais d'où est-ce que vous tenez cette information ou affirmation ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Il faudra bien que quelqu'un s'installe à Matignon, vous êtes d'accord ?
- 3:20RelanceRéponse partielle
Ça vous a fait déraper, quand vous avez utilisé le sobriquet de salaud sur un plateau de télé.
- 4:38OuverteRéponse directe
Quelle sera donc votre stratégie dans les jours, les semaines qui viennent ?
- 5:54RelanceRéponse directe
Mais est-ce que vous ne craignez pas que renverser la table, une nouvelle dissolution, ce soit mettre du chaos sur le chaos ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Locuteur non identifiéFait
« Monsieur Macron se moque de nous, Monsieur Macron veut lancer une procédure budgétaire qu'on ne pourra plus arrêter et qui finira par ce qu'on appelle les ordonnances. »
- 1:04Locuteur non identifiéFait
« le général de Gaulle avait prévu dans notre Constitution que si le Parlement ne vote pas sur un budget avant la fin de l'année, dans le délai imparti, et bien le gouvernement peut faire un budget par ordonnance. »
- 4:03Locuteur non identifiéChiffre
« le projet qu'ils ont sur les barrages hydroélectriques. C'est les biens des Français, ça va coûter un milliard. »
- 4:13Locuteur non identifiéFait
« Il y a les franchises médicales qui vont doubler, deux fois doubler. »
- 5:22Locuteur non identifiéFait
« La France, malheureusement, est ruinée. Nous sommes dans une crise budgétaire extrêmement grave. »
- 5:39Locuteur non identifiéChiffre
« des nouveaux chiffres de l'INSEE qui montrent que la part d'étrangers dans notre pays est totalement hors contrôle et ne correspond absolument pas à ce que veulent nos compatriotes. »
- 7:13Locuteur non identifiéFait
« pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture française est déficitaire. »
- 7:28Locuteur non identifiéChiffre
« Écoutez, on va importer cette année 500 millions d'euros de beurre. »
- 8:24Locuteur non identifiéChiffre
« La réforme des retraites, vous verrez qu'elle ne rapporte pas 3 milliards qu'elle-même coûte beaucoup d'argent. »
- 8:53Locuteur non identifiéFait
« les personnes en situation de handicap dans notre pays sont sous-employées alors qu'elles peuvent apporter beaucoup de choses à notre pays. »
Temps de parole
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Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Jean-François Aquili, votre invité politique ce matin, c'est Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
Bonjour Monsieur Aquili. Vous avez entendu Sébastien Lecornu aux 20h de France 2, un Premier ministre dans les 48h, ça donne du demain soir. Qui selon vous va s'installer à Matignon ?
Je n'en ai aucune idée et tout ce que je peux vous dire, c'est que je doute que ce Premier ministre ait la moindre marge de manœuvre, autre que de jouer aux kamikazes, le temps de déposer un budget et de lancer, si je puis dire, une procédure parlementaire que nous ne pourrons malheureusement plus arrêter est très cynique. Parce que moi je le dis, je l'ai dit depuis maintenant 10 jours, et les informations que j'ai obtenues depuis confirment ce que je l'avais dit, Monsieur Macron se moque de nous, Monsieur Macron veut lancer une procédure budgétaire qu'on ne pourra plus arrêter et qui finira par ce qu'on appelle les ordonnances. Des ordonnances ?
Oui, ceux qui nous écoutent ne le savent peut-être pas, parce que ça n'a jamais été utilisé sous la Vème République, mais le général de Gaulle avait prévu dans notre Constitution que si le Parlement ne vote pas sur un budget avant la fin de l'année, dans le délai imparti, et bien le gouvernement peut faire un budget par ordonnance. Ce serait la première fois sous la Vème République, ce serait évidemment un déni démocratique extrêmement grave, puisque le général de Gaulle ne l'a pas prévu pour contourner le Parlement, contourner une majorité qui serait compte.
Donc pas de 49.3 selon vous, Jean-Philippe Quintanguis a été annoncé, mais des ordonnances ? Mais d'où est-ce que vous tenez cette information ou affirmation ?
Écoutez, je le tenais de Jean à Bercy qui travaille dessus, et qui depuis que j'ai révélé cette information m'ont plus confirmé les choses que me démenti. Voilà. Mais je vous dis, c'est dans la logique des choses.
Donc quel que soit le quataire de Matignon, l'Elysée préparerait une sorte de gouvernance par ordonnance, pour au fond faire passer le budget en détournant du Parlement, c'est ça l'idée ?
Oui, mais en détournant d'ailleurs aussi le principe de la Constitution, car cette procédure du général de Gaulle n'avait évidemment pas été prévue pour cela, mais ça s'inscrit. Je pense que celles et ceux qui nous écoutent ne seront pas surpris que M. Macron utilise une des dernières armes qui lui restent pour ne pas écouter les Français. Parce que M. Macron n'a jamais écouté les Français qui ont voté aux élections européennes contre sa politique fédéraliste de soumission à Bruxelles, en mettant Jordan Bardella largement en avance, qui ont mis en minorité de très loin les macronistes à l'Assemblée nationale, et ils n'écoutent pas.
Ils continuent à gouverner, seuls, et surtout isolés de la majorité de la population.
Jean-Philippe Tanguil, il faudra bien que quelqu'un s'installe à Matignon, vous êtes d'accord ? Il faudra bien que quelqu'un, au fond, prenne les rênes de Matignon. Quel profil ? Est-ce que c'est le retour ? Il a dit que sa mission a été terminée, Sébastien Lecornu. Il peut revenir à vos yeux ?
Oui, mais vous savez, en commentant aussi le casting en permanence... Mais ce n'est pas le casting, c'est la nature même de... Ces gens n'ont pas de poids politique. Moi, si vous voulez, tous ces gens... Moi, je n'ai rien contre la personne de Sébastien Lecornu, mais si vous voulez, ce n'est pas le sujet. Et en fait, Macron s'amuse. Marine Le Pen a dénoncé hier le fait qu'il envoyait des babales. Et c'est vrai que tout le personnel politique et médiatique, moi y compris, on a tendance à courir derrière les babales, à commenter le commentaire. Et la réalité, c'est que...
Ça vous a fait déraper, quand vous avez utilisé le sobriquet de salaud sur un plateau de télé.
Non, mais je n'ai pas traité M. Rotailleau de salaud, ce n'est pas vrai. Ça a été dit et redit. Oui, oui, mais ça a été dit et redit. Il y a beaucoup de choses qui sont dites. C'est totalement faux. Je parlais des pratiques politiques en général, parce qu'il y avait un journaliste qui expliquait que les politiques, c'était fait pour trahir, c'était fait pour mentir. Et moi, j'ai dit non, la politique, ce n'est pas des méthodes de salaud. Et on a cru que j'avais insulté M. Rotailleau. Je ne vois pas du tout pourquoi... Ce qui n'était pas votre cas. Mais pas du tout. Mais vous voyez, on commente... Mais c'est votre question à une bonne guerre. Mais on commente le commentaire.
Mais il y a quoi derrière ça ? Parce que pendant que M. Macron jouait la course des petits chevaux, lance des babales. Mais le monde avance, mais le macronisme avance. Il y a des décisions qui sont prises au quotidien. J'ai dénoncé il y a un mois avec Marine Le Pen, le projet qu'ils ont sur les barrages hydroélectriques. C'est les biens des Français, ça va coûter un milliard. Et personne n'en parle à part nous. Un milliard d'euros encore qu'on va piquer aux biens publics des Français. Il y a les franchises médicales qui vont doubler, deux fois doubler. Franchises médicales sur les médicaments, franchises médicales sur les consultations de médecine.
C'était il y a un mois, on n'arrive pas à en parler. Il y a des décisions graves, M. Aquilis, qui sont prises pour le quotidien des Français, pour les entrepreneurs, pour les retraités. Et pendant qu'on parle de Dupont et Dupont, les décisions sont prises et les décisions sont payées par les Françaises et les Français.
Jean-Philippe Tanguy, vous dites ce matin, un soupçon nourri par des contacts à Bercy, d'une volonté de gouverner par ordonnance, pour faire passer le budget de la part d'Emmanuel Macron. Marine Le Pen en Auvergne a dit, « Je sens surtout jusqu'à obtenir la dissolution ». C'est une blague, la plaisanterie a assez duré. Quelle sera donc votre stratégie dans les jours, les semaines qui viennent ?
Mais mettre une pression politique la plus forte possible, celle de la légitimité que nous avons des urnes, mais aussi d'une pression populaire qui veut une rupture, pour obtenir cette rupture politique que les Français veulent. Donc censurer pour obtenir une dissolution. Absolument, parce qu'il faut qu'on ait un grand débat sur les enjeux et que les Français tranchent et choisissent leur destin. La France, malheureusement, est ruinée.
Nous sommes dans une crise budgétaire extrêmement grave, dont je pense que malheureusement, 90% du personnel politique en dehors du Rassemblement National n'a pas conscience, parce que comme c'est leur dette et leur résultat, ils sont dans le déni de la situation dans laquelle ils ont mis la France. La crise migratoire, évidemment, est extrêmement grave. des nouveaux chiffres de l'INSEE qui montrent que la part d'étrangers dans notre pays est totalement hors contrôle et ne correspond absolument pas à ce que veulent nos compatriotes. La crise de l'école, évidemment, où les résultats de notre pays s'effondrent et on sacrifie des générations entières.
Mais est-ce que vous ne craignez pas que renverser la table, une nouvelle dissolution, ce soit mettre du chaos sur le chaos ? Après tout, on peut gérer les affaires courantes jusqu'à la présidentielle. Il y a 2027, ce n'est pas si loin que ça en réalité. Est-ce qu'il faut rajouter, de la panique à la panique ? Est-ce que vos électeurs ont envie de ça ? Ils ont envie de travailler, il y a des chefs d'entreprise. Vous voyez ce que je veux dire, est-ce que cette respectabilité que vous recherchez à travers votre travail à l'Assemblée nationale, elle ne serait pas mise à terre en voulant tout renverser une fois de plus ?
Les gens en ont marre. Mais renverser quoi ? Renverser la soupe ? Une mauvaise soupe qui est en train de frémir sur la 5ème République qui n'est défigurée ? Il faut prendre des décisions. Ça veut dire que, là, ils ne veulent même plus défendre leur réforme des retraites, évidemment, que je condamne. Mais ça veut dire que... La suspension, ça vous va ? La suspension, mais oui. D'ailleurs, ils n'ont même pas le courage de l'abroger, ces suspensions, donc on ne fait rien. Donc en fait, on aura 5 ans, le deuxième mandat de M. Macron, ça aura été 5 ans pour ne rien faire, ne rien décider, laisser tout pourrir, et envoyer chaque semaine une nouvelle facture aux Français qui doivent la payer.
Voilà. Donc, cette situation de faux ordres, de fausse stabilité, c'est le chaos. Parce qu'au quotidien, l'insécurité, une fois de plus, explose, les problèmes s'aggravent. Moi, je vais encore parler d'un problème concret, mais pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture française est déficitaire. Donc ils ont même réussi à mettre à terre, les macronistes ont même réussi à mettre à terre, l'agriculture française, joyeux national, qui nous nourrit. « Écoutez, on va importer cette année 500 millions d'euros de beurre.
» Donc, nous ne sommes même plus capables, enfin, on est capables, puisque nos agriculteurs, nos paysans sont capables de le faire, de faire notre propre beurre. On doit importer du beurre du Pologne et d'Europe de l'Est. On est dans le délire complet. Nous sommes dirigés par des gens qui sont gravement incompétents, gravement incapables, et qui s'accrochent au pouvoir. Donc vous dites,
il faut repasser par les urnes. Bien sûr, c'est très urgent. Jean-Philippe Tanguy, cette suspension de la réforme des retraites, c'est ce que dit Sébastien Lecornu sur France 2. Il dit, ça coûte 3 milliards, rapidement. 2030, 2027 par exemple. 2027, 2027, 3 milliards. C'est-à-dire rajouter de la dette à la dette. Pourquoi revenir en arrière ? Regardez ce qui se passe. Nous voisins européens, les Allemands, les Italiens, ils sont à 67 ans déjà, voire plus.
Oui, mais ça crée du malheur. Je ne pense pas que les Allemands soient spécialement heureux de la situation dans laquelle ils sont. La politique, c'est aussi essayer de créer du bonheur et de créer une perspective pour les gens. La réforme des retraites, vous verrez qu'elle ne rapporte pas 3 milliards qu'elle-même coûte beaucoup d'argent parce que, comme la réforme Fillon, les gens sont parfois abîmés au travail, sont fatigués. Donc, vous devez payer le chômage des aînés, vous devez payer les maladies chroniques, vous devez payer les incapacités, vous devez payer les blessures. Donc, tout ça se retrouve sur la sécurité sociale. Ce sont des fausses économies.
Et nous, on a une réforme des retraites qui incite notamment les jeunes à travailler plus tôt, qui permettent à toutes les personnes exclues du marché du travail de trouver un emploi cotisé. Je vous rappelle que, par exemple, les personnes en situation de handicap dans notre pays sont sous-employées alors qu'elles peuvent apporter beaucoup de choses à notre pays. Il y a encore des femmes sous-employées en temps partiel subi. Il y a beaucoup de gens qui veulent travailler en France plutôt que de faire travailler des personnes déjà abîmées entre 62 et 64 ans.
Que dites-vous de ce concept ? Ça parle de retour au pouvoir ou d'aller au pouvoir en ce qui vous concerne, de l'union des droites. Qu'est-ce qu'est la réalité de ça ? On entend des républicains qui disent « Jamais le Rassemblement National, on ne travaillera jamais ensemble ». Il y a toujours cette espèce de plafond de verre avec Marine Le Pen. Que dites-vous ? Est-ce qu'il faut cette union des droites ?
Ce n'est pas un plafond de verre, c'est un plafond de la lâcheté. Je ne peux pas forcer. Plafond de la lâcheté, vous dites ? Bien sûr, c'est un plafond de la lâcheté. Mais écoutez, M. Rotaillot et d'autres, ils ont eu l'occasion quatre fois de faire barrage à M. Macron, deux fois à la présidentielle, cinq fois même, et trois fois aux élections législatives, et notamment les dernières élections législatives anticipées, où M. Ciotti, avec une partie des Républicains ont le courage de faire barrage à M. Macron en soutenant Marine Le Pen et Gérardane Bardella. Qu'est-ce qu'il a fait, M. Rotaillot et les autres, M. Wauquiez, toute la SMA-là ? Ils ont soutenu M. Macron.
Parfois, ils ont même soutenu des Insoumis et la gauche. Donc ces gens, je suis désolé, pour redresser la France, il faut un programme évidemment, mais il faut aussi des valeurs morales. Et des gens qui n'ont pas eu le courage de s'opposer à M. Macron, qui ont sacrifié l'intérêt de la France pour garder leur poste, eh bien, on ne peut pas travailler avec ces gens. Voilà, on ne peut pas. Et d'ailleurs, ce n'est pas qu'ils ne veulent pas, c'est qu'en fait, ils n'ont pas la force morale de le faire.
Ça veut dire que si demain, il y a une dissolution, pardon de revenir à la mécanique des choses, mais ça raconte ça aussi, la politique, si demain, il y a une dissolution et que vous, les sondages le disent, vous êtes en dynamique, mais vous n'aurez pas d'allié, en quelque sorte, parce que vous n'arrivez pas à vous parler les uns et les autres.
Mais le principal allié, c'est le peuple français, c'est le gaullisme, et il veut gouverner pour tous les français. Parce que cette espèce d'esprit de clan, de coalition qui ne fonctionne pas en France, vous arrivez au pouvoir, vous ne gouvernez pas pour la majorité des français, voire la totalité, vous gouvernez pour votre clan, vous gouvernez pour votre petit parti. Donc, il faut arrêter de penser de façon étriquée à des partis, à des intérêts partisans, il faut penser à une majorité de françaises et de français et d'ailleurs régler ainsi beaucoup de problèmes par l'utilisation du référendum.
Ça, c'est le gaullisme, ça, c'est la vision pour notre pays et ça, ça permettra de régler les problèmes parce que tous ces gens qui n'ont que des fausses coalitions à la bouche, des petits accords de boutique, ils n'ont jamais réglé aucun problème. Aucun problème n'est réglé par ce genre de pensée minable. Vous convoquez le général de Gaulle,
nous allons terminer cet échange, mais tiens, Robert Badinter, il a sa place au Panthéon ?
Oui, bien sûr qu'il a sa place, une grande figure de la gauche. Moi, je ne suis pas sectaire, ce n'est évidemment pas mes références personnelles, mais on peut et on doit même admirer, respecter des personnes d'autres familles politiques qui ont apporté des valeurs et porté des combats pour notre pays. Jean-Philippe Tanguy, ultime question, c'est la grosse fatigue ? Non, c'est...
Je vous sens lassé.
Non, je ne suis pas du tout lassé, c'est peut-être que je suis un peu malade, mais ça, c'est pas grave. Non, non, je suis révolté, je suis indigné, parce que moi, je ne me suis pas engagé en politique pour attendre sur mon siège de député que des gouvernements d'incapables se succèdent. Je suis là pour essayer de changer les choses avec Marine Le Pen et Jordan Bardella et je trouve que fuir le peuple, contester le peuple, refuser de se soumettre au peuple, c'est une infamie, c'est indigne de nos mandats et tous ces gens qui s'arrangent pour ne pas demander la ravi aux Françaises ou Français. Vous savez, moi, je me suis engagé contre la trahison du référendum de 2005.
Et bien là, j'ai l'impression qu'on trahit la parole des Français au quotidien en refusant de leur donner la parole et de les écouter comme le fait M. Macron et surtout de laisser pourrir les problèmes des gens qui souffrent parce qu'il y a des gens dans notre pays, vous le savez, à Sud Radio, qui souffrent, qui ont du mal à s'en sortir, qui travaillent dur et qui ne voient pas le fruit de leur travail et qui sont très inquiets pour leurs enfants et l'avenir de leurs enfants. C'est ça le sens de la politique. Peut-être que j'enfonce une porte ouverte, peut-être que je suis naïf, mais moi, je ne me départirai pas de ces valeurs simples.
Merci à vous, Jean-Philippe Tanguy.
Merci.
Vous voulez un doliprane, Jean-Philippe Tanguy ? Non ? Il faut du doliprane pour faire de la politique en ce moment, non ?
Non, il faut un peu de courage. Malheureusement, ce n'est pas dans des capsules. Comme disait Jacques Chirac, vous connaissez sa formule, mais je vais encore avoir des problèmes. Non, mais allez-y, allez-y. On fait des grèves de tout dans notre pays sauf de couilles, faute de donneurs.
Ah, voilà, c'est ça. Bon, ben c'est cash, au moins. Allez, on va revenir dans un instant sur ce que vous avez dit. Je ne sais pas s'il y aura un premier ministre vendredi soir. Vous y croyez, vous ? Mais ça, ça mange, je m'en fiche.
Oui, vous en fichez ? Oui, parce qu'en fait... Ah, ben sauf si c'est quelqu'un de chez vous. Mais ce ne sera pas quelqu'un de chez nous. Non, c'est sûr, ça. Non, non, mais ce ne sera pas quelqu'un de chez nous parce que nous, on ne veut pas le poste, on veut une majorité pour porter des politiques.
Bon, vous voulez la dissolution ? Oui. Fin de la blague, comme a dit Marine Le Pen. Rend le pouvoir au peuple. Bon, on va en parler dans un instant avec Elisabeth Lévy et Françoise de Gois. Emmanuel Macron lance des babales, dit Jean-Philippe Tanguy il y a quelques instants. Qu'est-ce que vous pensez, tiens ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que c'est comme ça qu'agit Emmanuel Macron ? J'aimerais vous entendre. Et puis une union des droites. Visiblement, on y est quand même assez loin. Après ce que j'ai cru comprendre à travers les propos de Jean-Philippe Tanguy, de Retailleau aussi. Déjà, il y a un gros problème, c'est les retraites. On n'a pas du tout la même vision.
Vous pouvez nous appeler 0826 300 300. Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Jean-Philippe Tanguy