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DébatLe Figaro (sur YouTube)· 2 avril 2021 31 minContradictoireActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsEurope & international

🔮 DÉBAT - Est-ce le bon moment pour LÉGIFÉRER sur l' EUTHANASIE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRĂ©ponse directe

    Quel est le pitch de votre livre ?

  • 5:01OuverteRĂ©ponse directe

    La proposition de loi sur l'euthanasie garantit-elle le droit Ă  une fin de vie libre et choisie ?

  • 7:00RelanceRĂ©ponse partielle

    Est-ce que le consentement peut légitimer un homicide dans le cadre du suicide assisté ?

  • 10:01OuverteRĂ©ponse directe

    Les classiques comme Aristote ou Saint-Thomas d'Aquin s'opposent-ils Ă  la libre disposition de soi ?

  • 15:01RelanceRĂ©ponse directe

    Les sondages montrent une majorité favorable à l'euthanasie. Est-ce un argument valable ?

  • 20:01OuverteRĂ©ponse directe

    Édouard Philippe incarne-t-il la rĂ©forme macronienne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Marine BrenierFait
    « Nous avons une opportunitĂ© historique d'offrir l'ultime libertĂ© de choisir sa mort pour des malades en extrĂȘme souffrance. »
  • 7:00MĂ©decin dĂ©putĂ© (non identifiĂ©)Fait
    « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. On voit bien ici que la proposition de loi qui est proposée va à l'encontre du serment d'Hippocrate. »
  • 15:01Journaliste (non identifiĂ©)Fait
    « Est-ce que ce n'est pas au principal intéressé de dire je veux continuer les soins palliatifs ou je veux en finir ici ? »

ModÚle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir Ă  tous et bienvenue dans Point de vue pour terminer la semaine en beautĂ© deux invitĂ©s dont le talent est exceptionnel mais vous le savez car ils sont habituĂ©s de point de vue. Bonsoir Fergasiari. Vous ĂȘtes analyste en politique publique Ă  l'IRF qui est un signe tank libĂ©ral.

Vous ĂȘtes aussi le dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral de l'AcadĂ©mie des sciences humaines et puis comme souvent en face de vous Guillaume Bernard est lĂ . Bonsoir Guillaume. Vous ĂȘtes maĂźtre de confĂ©rence Ă  l'Institut catholique d'Ă©tudes supĂ©rieur et vous sortez un nouveau livre.

Oui, l'empereur et les brigands. C'est aux nouvelles éditions latines. Alors, en bon français, vous avez une minute pour nous faire le pitch de ce livre si vous le voulez bien.

Et ben Ă©coutez, c'est un ouvrage que j'ai coĂ©crit avec Corentin Stemler qui est un jeune auteur de spectacle et donc c'est une piĂšce de théùtre. C'est un ouvrage qui a Ă©tĂ© Ă©crit sous forme d'un dialogue entre NapolĂ©on et le lecteur. Le lecteur pouvant ĂȘtre interprĂ©tĂ© aussi bien comme la conscience de NapolĂ©on ou le jugement de l'histoire.

Et puis le titre se justifie, l'empereur et les brigands parce que les brigants, ce sont les brigands de la Vandée. On s'est interrogé sur quelle était la véritable position de de Bonaparte et de Napoléon sur la Vendée, sur la révolte Vendéenne, sur cette dissidence. Pourquoi a-t-il voulu faire la paix religieuse que personne n'avait réussi à faire avant lui ?

Donc c'est un c'est une piĂšce de théùtre mais c'est aussi un spectacle puisque tout est prĂȘt pour pouvoir faire des vidĂ©os projections, mettre de la musique Ă  vie au producteurs. VoilĂ , c'est formidable. DĂšs qu'on pourra se retrouver dans des théùtres exactement, ce sera possible.

Je vous propose de commencer cette Ă©mission avec un sujet grave. Ça n'est pas la premiĂšre loi sur le sujet, loin de lĂ  plus exactement. Ça n'est pas la premiĂšre proposition de loi sur le sujet puisqu'elle est d'origine parlementaire.

C'est Olivier Valorni, ancien député, enfin député anciennement socialiste, qui euh l'a soumet à l'Assemblée une loi légalisant l'euthanasie. Alors euh la cette proposition loi a déjà été adoptée en commission et elle sera présentée en séance publique la semaine prochaine. Que dit-elle ? et bien elle garantit à chacun le droit à une fin de vie libre et choisie et à une assistance médicalisée pour mourir par une aide active.

Et c'est évidemment ça le mot le plus important. Toute personne capable en phase avancée au terminal d'une infection grave et incurable peut demander une assistance médicalisée pour mourir par une aide active. Cette proposition de loi suscite des réactions trÚs diverses.

Regardez ce tweet de Marie de Henzel qui connaßt bien ce sujet et qui s'indigne qu'on vote l'euthanasie comme réponse à l'indignité des fins de vie. Voilà la réponse dit-elle d'en marche aux nécessaires réformes proposées par le grand ùge évidemment dit-elle pour le regretter cela coûtera moins cher. Je vous propose d'écouter maintenant deux prises de position de parlementaires en commission à l'Assemblée nationale.

D'abord celle de Marine Brenier, dĂ©putĂ© les RĂ©publicains des Alpes Maritimes. Elle est favorable Ă  cette loi. Nous avons une opportunitĂ© historique d'offrir l'ultime libertĂ© de choisir sa mort. pour des malades en extrĂȘme souffrance.

Certains diront que le moment est mal choisi. L'argument n'est pas entendable pour ceux qui malade attendent désespérément ce droit dans le pays des droits de l'homme. Et puis voici maintenant un député qui est contre cette proposition doit.

Il est député en marche, ce qui montre bien que les étiquettes politiques n'ont pas grand-chose à voir avec les convictions de chacun. En tout cas, qu'elle ne se recoupe pas. Il est député en marche de la Charante, il est aussi médecin.

J'aime pas ĂȘtre renvoyĂ© Ă  Ă  ma condition de mĂ©decin, mais pour le coup, je me souviens assez bien du serment que j'ai prononcĂ©, un serment qui a Ă©tĂ© revu par l'ordre des mĂ©decins en 2012 et qui prend en considĂ©ration la situation, l'Ă©thique, la culture de notre temps et qui dit "Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort dĂ©libĂ©rĂ©ment.

On voit bien ici que la proposition de loi qui est proposĂ©e va Ă  l'encontre du serment d'Hippocrate. Alors, ce qu'il faut prĂ©ciser, c'est que le gouvernement n'est pas du tout enthousiaste Ă  l'idĂ©e de d'adopter une loi sur ce sujet. Guillaume Bernard, il y a des oppositions euh de calendrier en disant "C'est pas le moment, en pleine pandĂ©mie oĂč l'on nous explique qu'il faut sauver des vies, mais il y a aussi les oppositions de fonds euh Ă  une telle proposition de loi." Donc qui lĂ©galiserait le suicide assistĂ©.

Quel est votre point de vue ? Alors moi, Ă©videmment, ce sont les raisons de fond qui m'intĂ©ressent le plus. mĂȘme si Ă©videmment ça peut paraĂźtre paradoxal de vouloir Ă  tout prix sauver les personnes en ÉPAD et de l'autre cĂŽtĂ© effectivement nous dire que on peut liquider et d'une certaine maniĂšre lĂ©galiser lĂ©galiser le l'homicide parce que il y a des questions de fonds qui sont quand mĂȘme extrĂȘmement importantes et je voudrais les traiter en rappelant que dans tous les sujets liĂ©s aux questions sociĂ©tales, aux questions de bioĂ©thique, aux questions de la morale, on a toujours des avancĂ©es petit pas par petit pas.

C'est-à-dire que on a bien vu que il y avait eu des lois qui avaient été votées pour limiter le supposé acharnement thérapeutique et puis ensuite on est on en est arrivé au fait que et bien on a accepté qu'on liquide véritablement Vincent Lambert. Quand vous dites des avancées, ce n'est pas une connotation favorable dans votre bouche. On est bien d'accord.

On est bien d'accord, mais c'est c'est les avancĂ©es au sens du progressisme. Alors, le fond du problĂšme, d'abord, est-ce que on dispose vĂ©ritablement de sa vie ? Fergan va naturellement dĂ©velopper cet argumentaire lĂ , mais je crois que il faut poser la question Ă  partir du moment oĂč on ne se donne pas Ă  soi-mĂȘme la vie, et bien effectivement, on dispose certes d'une capacitĂ© mais pas d'une mais pas d'un droit d'une certaine maniĂšre sur sa propre vie.

Ensuite, il y a un 2Ăš aspect des choses qui est que euh il y a la capacitĂ© euh de se suicider et on nous dit mais certaines personnes qui euh n'ont pas les forces physiques pour pouvoir le faire doivent obtenir la possibilitĂ© qu'une autre personne, qu'une tierce personne puisse effectivement euh les tuer. Ça voudrait dire que le consentement deviendrait la lĂ©gitimation et bien d'un homicide. Parce que transfĂ©rer Ă  un/ers la possibilitĂ© d'Ă©liminer une personne, c'est lĂ©galiser l'avortement.

Le quel lapsus ? C'est légaliser effectivement le l'homicide. et c'est légalisé cet homicide euh euh sous prétexte qu'il y aurait le consentement de la victime.

Non, je crois que euh c'est quelque chose qui est parfaitement euh euh discutable et en tout cas pour ma part, j'y suis euh farouchement opposé. Fergasier Guillaume Bernard a un petit peu devancé mon argumentaire. Effectivement, moi je m'inscris dans une tradition philosophique qui estime que l'homme est propriétaire de sa personne, de sa vie, de ses bien.

C'est la tradition qui nous vient de John Lock, la tradition libérale. Et euh l'homme étant propriétaire de sa vie, de sa personne, de ses biens, et bien il peut en disposer comme bon lui semble tant qu'il ne porte pas atteinte effectivement à la personne au bien ou à la vie d'autrui. Donc je ne vois pour ma part aucune objection morale à la légalisation du suicide assisté.

Ce qui ne veut pas dire qu'il faille encourager les gens Ă  se suicider. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes pas lĂ©gitimes Ă  dissuader quelqu'un qui voudrait en finir en essayant de le de le raisonner, en essayant de de convaincre que la vie mĂ©rite d'ĂȘtre vĂ©cu queles que soient les Ă©preuves. Mais je trouve qu'il est cynique, immoral et injuste de prĂ©tendre se substituer au choix des principaux intĂ©ressĂ©s et que la dĂ©cision doit en dernier ressort revenir tout simplement au patients.

Donc oui, Guillaume Bernard ce se dĂ©solait que le consentement puisse ici ĂȘtre la source d'une d'une obĂ©diation juridique ou plutĂŽt de de la possibilitĂ© de de de de d'un suicide assistĂ©. Bah moi je je m'inscris dans une tradition qui pense que le consentement doit ĂȘtre en effet la source de toute obligation tout court. Donc ça me ça me paraĂźt ĂȘtre la moindre des choses en effet qu'on reconnaisse et qu'onutorise pas mais qu'on reconnaisse ce droit antĂ©rieur Ă  la sociĂ©tĂ© de l'homme Ă  disposer de sa vie comme comme bon lui semble mĂȘme si encore une fois le suicide assistĂ© n'est pas l'obligation de mourir, n'est pas l'obligation de de de tuer quelqu'un.

Ce n'est qu'un choix qui peut-ĂȘtre actionnĂ© ou non tout simplement. Le problĂšme euh si vous voulez c'est que on met le doigt sur un un vrai problĂšme de philosophie du droit qui est la question de savoir est-ce que parce que l'on en a une facultĂ©, on dispose du droit d'exercer cette facultĂ©. Et euh les modernes dont fait partie le le la pensĂ©e libĂ©rale considĂšrent que parce que je dispose d'une facultĂ© ou parce qu'il faut que l'on me reconnaisse une facultĂ© de faire quelque chose, je dispose donc d'un droit Ă  faire cette chose-lĂ .

Et puis il y a les classiques, c'est Aristote, c'est Saint-Thomas d'Aquin qui considĂšre que pour qu'il y ait une relation juridique, pour qu'il y ait une relation de droit, il faut qu'il y ait une relation d'altĂ©ritĂ©. C'est vis-Ă -vis de l'autre qu'effectivement je suis susceptible que l'on me reconnaisse un droit. Autrement dit, ça signifie que pour les classiques, pour la pensĂ©e classique qui n'est pas nĂ©cessairement d'ailleurs une pensĂ©e chrĂ©tienne, qui peut ĂȘtre une pensĂ©e chrĂ©tienne et pas nĂ©cessairement chrĂ©tienne, et bien on ne dispose pas d'un droit sur soi-mĂȘme.

Personne Ă©videmment ne va contester le fait que une personne si elle tient Ă  tout prix Ă  se suicider, je peux le regretter moralement, mais elle va effectivement n'avoir la capacitĂ© de le faire. pour autant lui reconnaĂźtre le droit de se suicider et donc par consĂ©quent le fait de pouvoir exiger que si elle n'en a pas la capacitĂ© et bien elle doit obtenir qu'un autre la suicide. Ça en revanche c'est parfaitement euh discutable et et je fais partie de ceux qui s'y opposent.

Est-ce que je peux juste rebondir sur ce que je viens de dire Guillaume ? Parce que je trouve que l'argument est un peu pernicieux. C'est-Ă -dire que lorsque vous dites que on ne dispose pas d'un droit sur soi-mĂȘme, c'est quand mĂȘme un argument qui me pose problĂšme parce que la nature ayant horreur du vide, si je n'ai pas de droit sur moi-mĂȘme, c'est que quelqu'un d'autre a un droit sur moi.

Bien sĂ»r que si, puisque interdire interdire Ă  l'État interdire pardon quand l'État interdit Ă  quelqu'un de se suicider de fait il dĂ©lĂšgue Ă  un magistrat Ă  un policier le pouvoir de disposer de la personne de quelqu'un contre son drit ce qui revient en fait Ă  reconnaĂźtre une forme d'esclavage implicite puisque ou bien je suis propriĂ©taire de moi-mĂȘme ou bien la sociĂ©tĂ© est propriĂ©taire de moi et ce sont deux propositions qui sont irrĂ©cons parce qu'en fait vous partez du principe que toutes les relations sociales peuvent ĂȘtre juridicisĂ©es. Ça c'est un postulat de la modernitĂ© qui dit que l'homme en tant qu'il est un homme dispose de droit intrinsĂšquement. Le droit dans la pensĂ©e classique mais non c'est le droit du juste naturalisme moderne.

Le droit tel qu'il est pensé par les classiques tel que vous pouvez l'analyser ou le voir par exemple chez Aristote Saint-Thomas d'Aquin ou plus récemment chez Michel Villet. Et bien le droit c'est euh une rétribution d'un acte. C'est un pouvoir, c'est une fonction, c'est une c'est une liberté, c'est un honneur que l'on se voit attribuer en raison de du rÎle que l'on remplit.

Autrement dit, on ne autrement dit, il n'y a pas de droit sur soi-mĂȘme. On a un pouvoir de disposer de soi, mais on ne dispose pas d'un droit oppos Ă  une autre personne de d'exiger que l'on soit suicidĂ©. Si et bien c'est pas un droit crĂ©ance s'agit pas d'obliger il s'agit pas d'obliger le mĂ©decin Ă  le mĂ©decin il refuser saz mais vous savez bien que c'est ce Ă  quoi cela va aboutir et de fait le fait de revendiquer mais le fait de revendiquer le suicide assistĂ© sous prĂ©texte qu'une personne ne peut pas elle-mĂȘme se suicider et bien c'est de fait exigĂ© d'un tiers que et bien son consentement justifie l'homicide et que du coup ce serait une cause exonĂ©r opĂ©ratoire de responsabilitĂ©.

Je vous donne les points de vue de nos internautes qui eux aussi débattent avec des arguments passionnants. L'euthanasie est un sujet trÚs sensible, nous dit Micheline. Il faut vraiment y réfléchir et si cela se fait former du personnel, préparer le corps médical.

Pour beaucoup, cela peut-ĂȘtre choquant euh mais ajoute-elle quand la souffrance est insupportable, accompagner une personne Ă  franchir le pas doit ĂȘtre mur rĂ©flĂ©chi et prĂ©parĂ©. Antoine sur Twitter dit "Mais Ă  quoi euh cela sert-il d'Ă©riger la santĂ© au-dessus de tout si c'est pour autoriser un mĂ©decin Ă  tuer son patient ?" Dominique sur YouTube, "Mourir dans l'indignitĂ©, quelle horreur !

On ferait mieux de s'occuper de nos anciens plutÎt que de les assassiner. Le mot est fort. Il est immoral de laisser quelqu'un se suicider." Nous vous posons la question sur Twitter, "Est-ce le bon moment euh pour légaliser l'euthanasie ?" Et la réponse est oui à 65 %.

Ce n'est pas un sondage mais euh l'opinion française est euh favorable, semble-t-il, d'aprĂšs les enquĂȘtes Ă  une Ă©volution de la lĂ©gislation sur ce sujet. Écoutez le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint euh de l'OP, FrĂ©dĂ©ric Dab qui rĂ©agissait sur ce sujet. On a rarement dans des enquĂȘtes d'opinion autant de dĂ©calage entre ce que proposent les pouvoirs publics et ce que demandent, ce que souhaitent les Français depuis maintenant 10 15 ans depuis l'affaire Vincent Ambert.

SystĂ©matiquement, quelle que soit la maniĂšre de poser la question, quelle que soit la mĂ©thodologie, les Français dans leur trĂšs forte majoritĂ© appellent de leur vƓux une lĂ©galisation du suicide assistĂ©, la possibilitĂ© de recourir dans certains cas Ă  des euthanasies. Cette attente, elle est d'autant plus forte qu'elle est massive. Peu de clivage gĂ©nĂ©rationnel, pas de clivage de genre, trĂšs peu de clivage politique.

TrĂšs peu de clivage politique. Est-ce que Guillaume Bernard, ça n'est pas un argument, ça important s'il y a une majoritĂ© qui souhaite une Ă©volution de la loi. Alors, je vais vous dire la mĂȘme chose que ce que vous a dit ici mĂȘme mercredi dernier, JĂ©rĂŽme Sainte-Marie.

Euh Ă©mission excellente que j'ai Ă©coutĂ© trĂšs attentivement en vous disant que on peut obtenir si l'on veut des rĂ©sultats euh Ă  un sondage en posant les questions d'une certaine maniĂšre. Évidemment, si vous dites "Est-ce qu'une personne qui est trĂšs malade, qui souffre beaucoup, euh est-ce qu'il ne faudrait pas lui offrir la possibilitĂ© de mourir dans la dignitĂ© ?" DignitĂ© qui naturellement est rĂ©duite aux aspects exclusivement matĂ©riel, soit dit en passant.

Bon, Ă©videmment, vous obtenez 90 % de rĂ©ponse. Oui. Si en revanche vous posez la une question en offrant un certain nombre de possibilitĂ©s, notamment en ouvrant la possibilitĂ© des euh des soins palliatifs, et bien vous obtenez une majoritĂ© qui est beaucoup moins grande et vous obtenez grosso modo environ 50 % des Français et ces enquĂȘtes ont Ă©tĂ© faites par l'FOB d'ailleurs, 50 % des Français sont seraient plutĂŽt favorable effectivement Ă  une forme de tonalisie.

Mais l'autre moitié des Français sont avant tout favorables à ce que l'on favorise les soins palliatifs qui permettraient à une personne en fin de vie de ne pas et bien activer la mort ou faire activer la mort mais de prendre le temps effectivement de de régler ses comptes avec sa famille de partir dans la paix et pourquoi pas de préparer la vie d'aprÚs. Oui. Du patient justement les soins palliatifs.

C'est ça. Mais n'est-ce pas au patient encore une fois d'avoir le dernier mot ? Moi, je suis toujours assez sceptique quand on convoque la majorité comme si elle était légitime à statuer sur ce qui ne la regarderait sur ce qui ne la regarde pas.

Est-ce que ce n'est pas au principal intĂ©ressĂ© de dire je veux continuer les soins palliatifs ou je veux en finir ici ? Le problĂšme, pardon Fergan, le problĂšme c'est que euh qu'une personne se suicide, moi je le rĂ©prouve moralement mais je ne peux pas l'empĂȘcher de le faire, mais qu'en revanche elle exige d'obtenir un droit lui permettant de revendiquer que d'autres lĂ -dent. Ça en revanche, cette transmission d'un droit, c'est pas une crĂ©ance encore une fois, c'Ă©tait pas une crĂ©ance Ă  ça.

Mais il existe déjà une loi sur ce sujet. date de 2016, c'est la loi ClÚse Leonetti et elle autorise le médecin Fergasiari à pratiquer dans certaines conditions une sédation profonde et continue jusqu'au décÚs, c'est-à-dire en fait de de plonger la personne dans le dans le commun dans le comma mais jusqu'à la mort. C'est-à-dire que ce n'est pas une aide active.

Oui. Est-ce que vous considérez pas que on atteint avec ce type de possibilité un juste équilibre ? Pour vous, il faut aller plus loin.

Non, je pense qu'il faut ĂȘtre cohĂ©rent avec le le le principe de libre disposition de soi, mĂȘme si c'est un principe que que Guillaume Bernard rĂ©cuse. Je pense que cette loi effectivement est une forme de compromis voilĂ  Ă©lectoral pour ne pas trop titiller les susceptivitĂ©s conservatrices d'une certaine population que j'accarde. Mais en effet, sur le principe, si on est rigoureux, euh et bien il faudrait reconnaĂźtre une pleine souverainetĂ© Ă  l'individu quant au choix de sa fin de vie.

Et je le rĂ©pĂšte, encore une fois, ce n'est pas une crĂ©ance qu'on oppose Ă  un mĂ©decin puisque j'espĂšre bien et si jamais ce n'est pas le cas, on sera tous les deux d'accord pour dire que il il ne convient pas de contraindre les mĂ©decins Ă  commettre des actes qu'il rĂ©prouvent au nom de de leur moral, de leur conscience personnelle. Il s'agit pas de mettre un pistolet sous la principe et du principe mĂȘme de la mĂ©decine qui consiste Ă  soigner et pas effectivement contre pas malgrĂ© le patient. C'est-Ă -dire qu'on a beaucoup parlĂ© de pandĂ©mie de coronavirus, on a beaucoup parlĂ© de de ceux qui prennent des dĂ©cisions Ă  la place des populations et veulent faire notre bien malgrĂ© nous.

La santé oui mais dans le consentement des populations concernées. Merci pour ces points de vue trÚs argumentés qui vous aideront j'espÚre à former le vÎtre. qu'on passe à un autre sujet plus léger.

Euh coucou, le revoilĂ . Édouard Philippe, l'ancien premier ministre d'Emmanuel Macron, sort la semaine prochaine un livre euh qu'il a coĂ©crit avec un de ses conseillers qui est aussi un de ses amis proches, Gilles Boyer. Ça s'appelle Impression et ligne claire et c'est un livre qui revient sur l'expĂ©rience du pouvoir telle que l'a pratiquĂ© Édouard Philippe lorsqu'il a Ă©tĂ© nommĂ© premier ministre en 2017 par Emmanuel Macron.

Tout le monde s'interroge bien sĂ»r, pourquoi est-ce qu'Édouard Philippe sort un un livre de ce type ? A-t-il des ambitions ? Veut-il faire concurrence Ă  Emmanuel Macron ?

Veut-il ĂȘtre un recours ? Avant d'entendre votre point de vue, je vous propose de prendre connaissance de cet extrait d'un d'une interview donnĂ©e par Édouard Philippe au point de cette semaine et il a ces deux phrases intĂ©ressantes. Il dit "Si le prĂ©sident m'avait dit qu'il fallait gĂ©rer la crise tout en restant dans l'esprit rĂ©formateur de 2017, je n'aurais pas refusĂ© Ă©videmment." et il ajoute il ne me l'a pas demandĂ© c'est-Ă -dire Fergan Aziar Eddouard Philippe se pose en en gardien de la volontĂ© rĂ©formatrice d'Emmanuel Macron que celui-ci aurait peut-ĂȘtre abandonnĂ© en cours de route.

Qu'est-ce que vous pensez de cette lecture ? Écoutez, je ne sais pas si il est sincĂšre dans sa dĂ©marche rĂ©formatrice. En revanche, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui euh le le jeu politique tel qu'il existe aujourd'hui ne favorise pas la rĂ©forme.

C'est-Ă -dire que sans douter de la volontĂ© rĂ©formatrice d'Emmanuel Macron, on constate effectivement qu'il a complĂštement mise de cĂŽtĂ© au cours de son quinquena parce que la crise des gilets jaunes est passĂ©e par lĂ , parce que les mentalitĂ©s françaises ne sont pas prĂȘtes finalement Ă  une rĂ©forme de de l'État. ce qui montre que le blocage est avant tout euh culturel. Et c'est lĂ  oĂč moi je suis toujours sceptique, vous savez, par cette ce ce mercato qui consiste Ă  s'intĂ©resser Ă  la personnalitĂ© de tel ou tel homme politique.

Je ne crois pas qu'il soit judicieux de personnaliser les problĂšmes de la France. C'estĂ d que mĂȘme si demain Édouard Philippe avait la crĂ©dibilitĂ©, la stature politique pour accĂ©der au pouvoir, aprĂšs tout pourquoi pas les trĂšs apprĂ©ciĂ©s des Français. La le prĂ©cĂ©dent Emmanuel Macron montre trĂšs bien qu'on peut arriver de nulle part et en quelques annĂ©es seulement accĂ©der Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique.

Seulement, il me semble que la sociĂ©tĂ© française est caractĂ©risĂ©e par des blocages institutionnels et culturels qui sont beaucoup plus profonds et qui vont au-delĂ  de la personnalitĂ© des dirigeants. De sorte que mĂȘme celui qui aurait les meilleures volontĂ©s du monde Ă  mon avis en l'Ă©tat actuel des choses n'arriverait Ă  rien. La question est posĂ©e sur Twitter Ă  vous tous qui nous suivez.

Pensez-vous qu'Édouard Philippe soit l'homme du recours ? Et vous rĂ©pondez non Ă  65 %. Et puis voici deux commentaires.

Celui d'HervĂ© qui considĂšre que euh et Philippe c'est la mĂȘme chose que Macron mais avec un emballage diffĂ©rent. Bonnet blanc et blanc bonnet aurait-on dit au siĂšcle dernier. Alors que Karina sur Twitter nous dit pour moi Édouard Philippe est prĂ©sidentiable et c'est celui pour qui je voterai volontiers.

Et vous Guillaume Bernard, vous vous verriez bien voter pour Édouard Philippe ? Euh enfin le vote est secret donc vous n'ĂȘtes pas obligĂ© de rĂ©pondre Ă  cette question comme aux autres d'ailleurs. Vous savez que il y a de fortes chances que mon vote soit comme mon drapeau plutĂŽt blanc.

Bon mais euh non, je dirais que euh il est certain que euh il faut que le positionnement euh de la grande coalition euh macronienne pour l'instant en tout cas de la grande coalition des modérés de droite et de gauche, il faut qu'elle soit incarnée, qu'on le veuille ou non à la présidentielle. Et et dans ces conditions euh si Emmanuel Macron ne devait pas pouvoir y retourner euh parce que les Français rejettent l'idée d'un remake euh Macron Le Pen parce que il y a dégagisme qui pourrait continuer. Et dans ces conditions, il serait assez logique que ce soit le premier premier ministre de cette grande coalition qui est arrivé au pouvoir en 2017 qui puisse reprendre le flambeau et la réincarner.

Bon, donc objectivement, Édouard Philippe est parti au bon moment dans la gestion de la crise du Covid19. Euh pour ma part, je n'Ă©tais pas euh satisfait de ce qu'il a fait, mais en tout cas l'opinion publique au moment oĂč il est parti Ă©tait plutĂŽt satisfaite de ce qu'il avait fait. Euh et la grogne commence maintenant plus qu' contre Castex que contre que contre lui.

Autrement dit, il peut effectivement apparaĂźtre comme Ă©tant sur un positionnement de droite et de gauche modĂ©rĂ© de grande coalition tout en ayant euh effectivement une euh plus laissĂ© plutĂŽt un bon souvenir dans les dures pĂ©riodes. Cela dit, effectivement, il y a quand mĂȘme la crise des gilets jaunes qui peut ressortir Ă  n'importe quel moment sous une forme ou sous une autre. et ce qui pourrait peut-ĂȘtre lui euh lui pĂątir.

Mais il est certain en tout cas que euh l'option qui a Ă©tĂ© faite euh de euh ne plus avoir une droite et une gauche modĂ©rĂ©e qui alterne euh au pouvoir ou qui cohabite, mais que elles se rĂ©unissent pour gouverner ensemble, ça laisse uniquement comme possibilitĂ© si jamais et bien elle ne perdure pas, elle ne laisse ça ne laisse comme possibilitĂ© que les extrĂȘmes. Donc forcĂ©ment cette grande coalition elle devrait ĂȘtre incarnĂ©e par Macron ou par un autre. Pourquoi pas par Philippe Philippe par Édouard Philippe.

Alors Nadia sur YouTube nous dit il faut vraiment ĂȘtre dĂ©sespĂ©rĂ© pour poser cette question. DĂ©sespĂ©rĂ© de quoi ? On ne sait pas.

Macron ou en tout cas de sa capacitĂ© peut-ĂȘtre Ă  rebondir et Ă  redevenir sympathique aux français. Et puis il y a deux internautes au moins qui nous rappellent le mĂȘme Ă©pisode Chardon bleu sur le Figaro.fr.

Pour moi, Édouard Philippe restera l'homme hyper rigide qui a imposĂ© les 80 km/h et qui n'a pas Ă©tĂ© trĂšs bien avec les gilets jaunes du dĂ©but. Et puis Nicole 06 toujours sur le Figaro.fr, le 80 km/h n'est pas oubliĂ©.

On se demande toujours Fergasiari quand quand un responsable politique est associĂ© Ă  ce point Ă  une simple mesure si c'est abusif, si c'est caricatural ou bien si ça dit quelque chose. C'estĂ dire que est-ce que pour vous Édouard Philippe c'est c'est quelqu'un qui n'est pas libĂ©ral puisque il voulait Ă  tout prix empĂȘcher les Français de rouler. Pour un libĂ©ral, un autre libĂ©ral n'est jamais assez libĂ©ral de toute façon.

Pour pour moi effectivement personne sur la scÚne politique française n'est assez libéral mais c'est vrai que moi je ne pensais pas vraiment aux 80 km à l'hilippe en réalité je ne pense pas à grand-chose. C'està-dire que c'est un un personnage qui c'est encore pire. Disons qu'il n'a pas eu le temps vraiment d'imprégner sa ça sa marque.

Alors il est restĂ© trĂšs sympathique aux yeux aux yeux des Français parce que il a une forte personnalitĂ©, il parle bien, il a une Ă©loquence, il a une stature mais sur le plan idĂ©ologique ce n'est quelqu'un que je n'ai jamais vraiment rĂ©ussi Ă  cerner vĂ©ritablement. D'autant plus que la politique associe de de fĂącheux qu'elle ne rĂ©compense pas la sincĂ©ritĂ© idĂ©ologique puisque il faut toujours faire des compromis euh en fonction des des des du moment. Donc et le macronisme a toujours Ă©tĂ© un un en mĂȘme temps qui fait que l'identitĂ© politique de toute cette bande Ă  Macron, on a toujours eu du mal Ă  l'asserner.

Elle a toujours incarnĂ© une forme de consensus mou qui pour ne fĂącher personne risque de mĂ©contenter tout le monde. Et je crois que Édouard Philippe Ă  moins qu'il clarifie son discours idĂ©ologique et bien n'a n'a n'a ne ne risque pas en tout cas de d'inspirer grand-chose. D'autant plus que je je j'insiste hein parce que je ne pense pas encore une fois qu'il a faille s'arrĂȘter Ă  la personnalitĂ© des dirigeants.

Vous savez, on a beaucoup parlĂ© de cette crise du Covid-19, de cette gestion calamiteuse. On a tous cĂ©tait exaspĂ©rĂ©. Mais Ă  titre personnel, je sais mĂȘme pas si quelqu'un aurait fait mieux aujourd'hui parce que ce sont les rĂšgles du jeu qui posent problĂšme au-delĂ  de la personnalitĂ© euh de de Macron, de de d'Édouard Philippe, de Marine Le Pen ou autre, je crois vraiment que le problĂšme français est institutionnel et que si on continue comme ça Ă  fantasmer sur l'homme providentiel, on ira de dĂ©ception en dĂ©ception sans comprendre que le mal est beaucoup plus profond et qu'il ne s'agit pas comme ça de modifier le CV de ceux qui sont Ă  la tĂȘte de l'État pour espĂ©rer un changement profond. fond de la politique française.

Alors lĂ , moi je suis assez d'accord sans doute pas pour les mĂȘmes motivations, mais de maniĂšre globale effectivement sur le fait que clarifier les enjeux idĂ©ologiques pour faire des choix pour que les Français lorsqu'ils sont amenĂ©s Ă  voter lors d'un rĂ©fĂ©rendum, lors d'une Ă©lection, qu'ils aient des des choix clairs Ă  faire, ça alors lĂ  en revanche, je suis je suis parfaitement d'accord. simplement les forces politiques, c'est et de l'idĂ©ologique et du sociologique. la consĂ©quence d'une Ă©ventuelle candidature de d'Édouard Philippe Ă  la place d'Emmanuel Macron comme doublure, comme remplaçant, la consĂ©quence, me semble-t-il, ça serait que ça deviendrait plus difficile Ă  LR pour d'avoir un candidat autonome, mĂȘme si effectivement Xavier Bertrand essaie de se droitiser, mais ça deviendrait plus difficile pour d'avoir une candidature oui autonome et propre et du et par consĂ©quent et alors lĂ  pour le coup, ça m'intĂ©resse beaucoup, ça ouvrirait la possibilitĂ© Ă  une candidature de droit droite hors les murs d'une droite alternative qui pourrait faire l'unitĂ© de la droite et lĂ  et lĂ  ça deviendrait intĂ©ressant.

Donc peut-ĂȘtre qu'il faut pousser Édouard Philippe Ă  vouloir remplacer Emmanuel Macron pour que l'espace politique soit et bien renouvelĂ© et que le spectre politique fait des intĂ©rĂȘts de boutique des actuels parties explosent et que l'on ait des nouvelles personnalitĂ©s qui puissent incarner de vrais choix idĂ©ologiques. Quelques rĂ©actions d'internautes, celle de Fred sur YouTube. "L'homme du recours s'appelle vaccin", nous dit-il.

Et puis sĂ»rement ce commentaire ne sĂ»rement pas Guillaume Bernard qui n'est pas prĂȘt de se faire vacciner apparemment. Et puis cette remarque de Jean-Marc sur YouTube, qu'a-t-il fait de remarquable Ă  part changer partiellement la couleur de sa barbe ? Vous ĂȘtes sĂ©vĂšre Jean-Marc parce que ce pauvre Édouard Philippe, je pense que c'est la pression qu' a eu sur lui lors de la gestion de la crise du Covid, en tout cas dans sa premiĂšre partie qui a fait blanchir sa barbe et que celui-ci n'y ait pour rien, que ce dernier plutĂŽt n'y est pour rien.

Fergan Aziari, Guillaume Bernard soulevait l'hypothĂšse de Édouard Philippe comme un recours. Est-ce que vous croyez pas que si Emmanuel Macron n'est pas en capacitĂ© de se reprĂ©senter, c'est parce que ce qu'il incarne serait rejetĂ© Ă  un point tel que l'homme qui a gouvernĂ© avec lui la moitiĂ© du quinquena ne serait pas plus lĂ©gitime ? Regardez ce qui s'est passĂ© avec Emmanuel Macron et François Hollande.

C'estàd que aprÚs tout Emmanuel Macron a été ministre de François Hollande et malgré ça, il a réussi à se désolidariser finalement du quinquena de François Hollande à apparaßtre comme étant l'homme nouveau qui se qui s'inscrit en rupture avec l'action du gouvernement dans lequel enfin au gouvernement qu'il a auquel il a participé. Donc euh avec un petit peu d'habilet politique, Eber Philippe peut euh peut aussi récidiver, d'autant qu'il a été débarqué aussi par Emmanuel Macron. Donc il peut toujours au pire des cas revendiquer en effet c ce ce licenciement pour se faire euh pour se faire une comment on appelle ça ?

Une virginité. Une virginité. Voilà.

Tout Ă  fait. Merci. Vous y croyez aussi que maintenant il peut exister par lui-mĂȘme ?

Alors, Ă©coutez, je crois que de toute façon en politique aujourd'hui, on n'existe pas par soi-mĂȘme. Il faut une structure, il faut des rĂ©seaux, hein. Bon euh en revanche, ça je le rĂ©pĂšte et je je le crois euh sincĂšrement, euh la grande coalition des forces modĂ©rĂ©es a besoin de perdurer sans quoi euh c'est forcĂ©ment euh des forces extrĂȘmes qui arriveront au pouvoir.

Moi, j'ai Ă©tĂ©, je dois vous l'avouer, Ă©tonnĂ©, hein, que que ce risque soit pris par, j'allais dire entre guillemets, le systĂšme de de de mettre en place la cohabitation permanente parce que effectivement ça signifie que si cette cohabitation, si cette grande coalition déçoit, ça veut dire que automatiquement et bien ce sont des forces politiques qui sont sur les extrĂȘmes du spectre politique. Ça ne veut pas forcĂ©ment dire qu'elle soit extrĂ©miste, mais les forces politiques qui sont sur les extrĂȘmes du spectre politique qui serait susceptible de l'emporter. Merci beaucoup.

Il nous reste encore un peu plus d'un an, ça va aller trÚs vite pour voir si ce genre de scénario peut se concrétiser. Merci beaucoup à tous les deux. Merci à vous de nous avoir suivi.

Point de vue revient mardi prochain. Et d'ici lĂ , joyeuse fĂȘte de pĂąqu. [Musique]