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InterviewRFI — Le grand invité international (sur Site radio)· 3 octobre 2026 10 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleSécuritéTravail & emploi

Marius Mesnil (Union syndicale lycéenne): «Il faut aujourd'hui un grand plan de rénovation des lycées»

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça va dans le sens de ce que vous attendiez ?

  • 1:53OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les zones géographiques qui souffrent le plus ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Parmi les revendications urgentes, il y a les rythmes scolaires, l'absence de professeurs et des bâtiments vétustes ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Est-ce que Parcoursup est au cœur de vos revendications ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous sentez que les professeurs sont à vos côtés ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous les débordements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, dans 53% des lycées, il y a au moins un professeur absent. »
  • 2:28Invité politiqueFait
    « il y avait des rats dans les couloirs, il y a des plafonds qui s'effondrent, il y a beaucoup plus de professeurs absents. »
  • 3:30Invité politiqueChiffre
    « il y a 20 à 30% des bâtiments qui ne sont pas du tout adaptés aux enjeux climatiques. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « l'été, on a eu un épisode caniculaire en juillet, des épisodes caniculaires qui vont se multiplier les prochaines années. »
  • 4:24Invité politiqueFait
    « Parcoursup, le principal problème, c'est qu'il n'y a pas assez de place dans les universités pour accueillir toutes les personnes qui ont le bac. »
  • 4:36Invité politiqueChiffre
    « l'année dernière, il y a des dizaines de milliers de personnes qui ont obtenu leur bac et qui ensuite n'ont pas pu aller continuer leurs études. »
  • 6:25Invité politiqueFait
    « il y a eu des lycéens qui ont été éborgnés. »
  • 6:27Invité politiqueFait
    « Il y a une lycéenne qui a été étranglée sur plusieurs mètres. »
  • 5:45PrésentateurChiffre
    « 5 000 interpellations depuis lundi. »
  • 8:33Invité politiqueChiffre
    « Il y avait une pétition qui a recensé plus de 300 000 signatures pour réduire les emplois du temps. »

Temps de parole

  • Invité politique61 %
  • Présentateur37 %

≈ 7,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

En

0:03
Présentateur

deux semaines, le ras-le-bol parti de région parisienne a gagné toute la France. La colère lycéenne s'est répandue comme une traînée de poudre. Des centaines d'établissements sont bloqués chaque jour. Depuis, par les élèves,

0:15
Locuteur

c

0:15
Présentateur

'était encore plus de 700. Hier, lycéens et étudiants également réclament plus de moyens pour mener à bien leur apprentissage. Sauf que par endroits, le mouvement dégénère lors d'affrontements entre les jeunes et les forces de l'ordre. Hier et fin matin, reçoit un acteur qui est au cœur de ces mobilisations lycéennes. Bonjour Marie-Hussménil. Bonjour. Vous êtes co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. Vous avez participé hier à la rencontre organisée avec le ministre de l'Éducation nationale.

Édouard Geffray a indiqué, juste après cette rencontre, qu'un plan pour accélérer le remplacement des professeurs absents allait être lancé et que la question des rythmes scolaires allait être étudiée. Est-ce que ça va dans le sens de ce que vous attendiez

0:55
Locuteur

?

0:56
Invité politique

Alors d'abord, nous, on est content d'avoir été reçus. Enfin, après dix jours de mobilisation dans lesquels on n'avait pas de réponse, pas de réponse sur nos revendications. Donc pour ça, on était content. Cependant, on a été assez déçus de cette rencontre parce qu'il y avait très peu de mesures concrètes que nous a annoncées le ministre. Il nous écoutait. Cependant, comme je disais, on a eu très peu de réponses. Il y a ce plan de remplacement des professeurs qui est essentiel. Aujourd'hui, dans 53% des lycées, il

1:23
Locuteur

y a

1:23
Invité politique

au moins un professeur absent. Et notamment, c'est très inégalitaire en fonction des lycées. Et il y a des lycéens qui nous racontent que pendant six mois, par exemple, ils n

1:31
Locuteur

'ont

1:31
Invité politique

pas de professeur de français, l'année du bac de français. Cependant, on est très vigilants parce qu'on veut que ce plan soit réellement appliqué et qui réponde réellement aux besoins des lycées.

1:40
Présentateur

Vous avez commencé à le dire. Il y

1:43
Locuteur

a

1:43
Présentateur

des différences en fonction des zones. Jeudi,

1:46
Locuteur

il

1:46
Présentateur

y avait plus de 1000 lycées qui étaient mobilisés. C'est un quart à peu près du total en France. Hier, c'était 700. On ne sait pas partout que ça fonctionne mal. Marius Médil, quelles sont les zones géographiques justement qui souffrent le plus

1:57
Locuteur

? Oui,

1:59
Invité politique

d'abord, je crois que tous les lycéens, toutes les lycéennes souffrent aujourd'hui. Par exemple, la question des emplois du temps, elle est partagée sur l'ensemble du territoire. Le 8h, 18h30, c'est tout le monde qui le fait. Alors bien sûr, il peut être accentué. Par exemple, à la campagne où il y a très peu de transport, mais tout le monde est touché par cela.

2:13
Locuteur

À la campagne

2:13
Invité politique

où

2:13
Locuteur

il

2:13
Invité politique

y a très

2:13
Locuteur

peu

2:14
Invité politique

de transport, où donc les temps de transport viennent s'ajouter au

2:17
Locuteur

temps à l

2:18
Invité politique

'école. Il peut y avoir des gens qui partent à 6h le matin, qui rentrent à 20h30. On ne

2:21
Locuteur

peut

2:21
Invité politique

pas avoir de vie sociale ni d'activité extrascolaire dans ces conditions. Cependant, vous avez raison de le souligner, il

2:25
Locuteur

y a

2:25
Invité politique

énormément d'inégalités territoriales. Je pense par exemple au lycée Paul-Éluard, où il y avait des

2:30
Locuteur

rats. Le lycée

2:30
Présentateur

Paul-Éluard, qu'on précise où c'est, à Saint-Denis, en banlieue parisienne, dans le nord de Paris, pour les auditeurs qui sont avec nous.

2:37
Invité politique

Donc, il y avait des rats dans les couloirs, il y

2:40
Locuteur

a

2:40
Invité politique

des plafonds qui s'effondrent, il y a beaucoup plus de professeurs absents. Mais nous, ce qu'on observe, c'est qu'il

2:45
Locuteur

y

2:45
Invité politique

a une convergence des luttes et qu'il

2:46
Locuteur

y a

2:46
Invité politique

une solidarité entre les lycées. Jeudi, j'étais à un blocus au lycée Henri IV, et les gens disaient... À Paris, non ? À Paris, exactement, dans le centre de Paris, qui

2:54
Locuteur

est

2:54
Invité politique

un lycée assez privilégié, on peut le dire. Et les lycéens disaient, on est privilégié, on veut partager. Solidarité de Paris à Saint-Denis. Donc, effectivement, tous les lycées, on a une solidarité d'ensemble, et on est tous face au gouvernement qui ne nous écoute pas.

3:13
Présentateur

Parmi les revendications les plus urgentes que vous avez mentionnées, il y a la question des rythmes scolaires, il y

3:20
Locuteur

a

3:20
Présentateur

la question de l'absence de professeurs régulièrement, des bâtiments qui sont trop vétustes aussi ?

3:29
Invité politique

Oui, tout à fait. Aujourd'hui, il y a 20 à 30% des bâtiments qui ne sont pas du tout adaptés aux enjeux climatiques. C'est-à-dire que l'hiver, il fait beaucoup trop froid, c'est des passeurs thermiques. Il y

3:38
Locuteur

a

3:38
Invité politique

des lycéens et lycéennes qui sont obligés d'apprendre avec des manteaux, et même avec ça, ils ont froid. Et l'été, on a eu un épisode caniculaire en juillet, des épisodes caniculaires qui vont se multiplier les prochaines années. Et donc, il fait plus de 30 degrés, parfois plus de 35 degrés dans les classes. On ne

3:50
Locuteur

peut

3:50
Invité politique

pas apprendre dans ces conditions, ce n

3:51
Locuteur

'est

3:51
Invité politique

pas possible. Donc, il faut un grand plan de rénovation des lycées.

3:54
Présentateur

Pour les élèves qui sont au lycée et justement en fin de lycée, on se projette aussi sur les études. Il y

4:02
Locuteur

a

4:02
Présentateur

un système en France qui s'appelle Parcoursup, qui permet de sélectionner, de répartir les élèves ensuite dans les différentes formations. Est-ce que ça aussi, c'est au cœur de vos revendications, ce système-là de

4:15
Locuteur

sélection ? Bien sûr, on

4:16
Invité politique

l'a abordé hier à La Réunion, c

4:17
Locuteur

'est même le

4:18
Invité politique

premier point dont on voulait discuter avec le ministre, sur lequel on n

4:21
Locuteur

'a

4:21
Invité politique

pas eu de réponse claire. Rien n

4:23
Locuteur

'est

4:23
Invité politique

ressorti sur ce point-là ? Sur ce point-là, non. Parcoursup, le principal problème, c'est qu'il n'y a pas assez de place dans les universités pour accueillir toutes les personnes qui ont le bac. Normalement, en France, quand vous avez le bac, vous avez une place garantie à l'université. Aujourd'hui, ce n

4:36
Locuteur

'est

4:36
Invité politique

pas le cas. Et l'année dernière, il y a des dizaines de milliers de personnes qui ont obtenu leur bac et qui ensuite n'ont pas pu aller continuer leurs études, ont été obligés d'aller travailler. Et parfois, ils sont obligés d'aller dans des emplois précaires. Et puis Parcoursup, c'est aussi une plateforme qui sélectionne, qui fait un tri social, qui est aussi très peu clair dans les algorithmes et donc qui fait du stress toute l'année.

4:56
Présentateur

Plusieurs syndicats d'enseignants soutiennent désormais aussi le mouvement lycéen. Est-ce que vous sentez que les professeurs sont à vos côtés, sont d'accord avec vos

5:06
Invité politique

revendications

5:06
Locuteur

?

5:07
Invité politique

Oui, oui, tout à fait. Et nous, on essaie de créer cette convergence des luttes entre les professeurs et les lycéens et les lycéennes. Parce que finalement, on a les mêmes problématiques. C'est-à

5:14
Locuteur

-dire

5:14
Invité politique

qu'on n'a pas assez de moyens, qu'on est méprisé par le gouvernement. Et donc, effectivement, on veut s'allier. Et il y a plusieurs lycées où il y a

5:20
Locuteur

eu

5:20
Invité politique

même des chaînes de professeurs pour protéger les lycéens et les lycéennes qui manifestaient des violences policières, qu'on pourra peut-être aborder tout à l'heure. Et donc, effectivement, on essaie de créer cette convergence des luttes au maximum pour devenir encore plus fort.

5:32
Présentateur

Justement, Marius Menil, ce n

5:33
Locuteur

'est

5:33
Présentateur

pas le cas partout en France. Il ne

5:34
Locuteur

faut

5:34
Présentateur

pas faire de généralité. Et je reprends là les mots du gouvernement qui, hier, parle encore une fois de violences urbaines devant 158 établissements. C'est les chiffres du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. 5 000 interpellations depuis lundi. Il y a des débordements parfois. Comment est-ce que vous les expliquez

5:50
Locuteur

?

5:51
Invité politique

Eh bien, ces débordements, je pense qu'il y a plusieurs causes. Et c'est très bien de s'interroger sur les causes parce qu'on ne le fait pas assez. D'abord, il y a cette violence institutionnelle dont on ne

5:59
Locuteur

parle

5:59
Invité politique

presque jamais. C'est-à-dire que quand on vous promet une école républicaine d'égalité des chances, d'émancipation sociale, que vous arrivez et que vous voyez des rares dans les couloirs, que vous n'avez pas de professeurs, qu'il n

6:09
Locuteur

'y a

6:09
Invité politique

pas de moyens, ça, c'est très, très violent. Ça peut être très violent. Et donc, forcément, ça crée de la colère. Ensuite, il y a cette non-réponse du gouvernement qui a eu lieu pendant plus de 10 jours. C'est-à

6:17
Locuteur

-dire

6:17
Invité politique

qu

6:17
Locuteur

'il

6:17
Invité politique

y

6:17
Locuteur

avait

6:17
Invité politique

des centaines de lycées bloqués. On n'avait aucune réponse. On avait juste des policiers armés jusqu'aux dents qui venaient frapper des lycéens et des lycéennes. Donc, il y

6:25
Locuteur

a

6:25
Invité politique

eu des lycéens qui ont été éborgnés. Il

6:27
Locuteur

y a

6:27
Invité politique

une lycéenne qui a été étranglée sur plusieurs mètres. C'est des cas qui se multiplient ces derniers jours. Et donc, effectivement, il

6:32
Locuteur

y a

6:32
Invité politique

une colère qui est montée, qui est montée. Et il y a eu des débordements. Cependant, il faut bien parler de toutes les violences. Nous, on condamne ces violences. On ne croit pas que c'est comme ça qu'on va parvenir à faire écouter nos revendications. Mais, il faut le rappeler, dans la majorité des lycées, ça se déroule de manière pacifique.

6:47
Présentateur

Justement, je reviens juste sur les propos que vous teniez par rapport à la réponse policière. Pour l'instant, il y a trois enquêtes qui ont été ouvertes par l'IGPN, la police des polices. Est-ce que vous avez eu l'impression d'être débordé par endroits, en tant qu'organisation lycéenne, par ces faits de violences

7:05
Locuteur

? De

7:06
Présentateur

violences policières, vous voulez dire ? De violences de la part de ces affrontements, de manière générale. Ou est-ce que vos organisations auraient peut-être dû, vous avez peut-être dit, on aurait dû mieux cadrer les mobilisations et les blocus ?

7:17
Invité politique

Alors, nous, déjà, on n

7:18
Locuteur

'est

7:18
Invité politique

pas présents sur tous les lycées de France. Il y a plusieurs lycées qui ont été bloqués, dans lesquels l'organisation n'était pas portée par l'Union syndicale lycéenne. Donc, on ne

7:26
Locuteur

peut

7:26
Invité politique

pas assurer la sécurité d'une organisation claire et stable partout. Donc, évidemment, il

7:32
Locuteur

y a

7:32
Invité politique

des endroits où

7:32
Locuteur

ça

7:32
Invité politique

débordait. Et

7:34
Locuteur

souvent,

7:34
Invité politique

lorsque c

7:34
Locuteur

'est

7:34
Invité politique

le cas, ça ne vient pas de lycéens et de lycéennes qui, eux-mêmes, condamnent ces violences et les déplorent. Voilà ce que je peux vous répondre.

7:42
Présentateur

Est-ce qu'il n'y a que le blocus qui peut permettre de se faire entendre ? Ou est-ce qu'il y a d'autres formes d'action possibles, Marius Ménil, que vous et votre organisation prônez et qui peuvent peut-être exclure la violence ? Est-ce qu'il y a d'autres formes de dialogue, peut-être, qui peuvent être mis en place ?

7:59
Invité politique

Alors, nous, si on en arrive là, c'est parce qu'on a essayé beaucoup de choses. Nous, on s'est présenté aux élections CVL, CAVL, CSE. Des élections CSE qui, depuis, ont été annulées.

8:08
Locuteur

CSE,

8:09
Invité politique

précisément. CSE,

8:10
Locuteur

c

8:10
Invité politique

'est le Conseil supérieur de l'éducation, qui est donc une instance qui n'est que consultative, d'ailleurs. Donc, finalement, on n

8:14
Locuteur

'a

8:14
Invité politique

pas un réel pouvoir d'action. On avait aussi beaucoup d'élus dans les CVL, les Conseils académiques de la vie lycéenne, dans lesquels, en fait, il y

8:20
Locuteur

a

8:20
Invité politique

toujours un consensus sur les problématiques lycéennes. Tout le monde est pour changer le parcours sup, voire l'abolir. Tout le monde est pour réduire les emplois du temps. Et finalement, on a très peu de moyens d'action, et donc, il

8:29
Locuteur

n'y a

8:29
Invité politique

rien qui change. Il y a aussi des pétitions qui

8:31
Locuteur

ont

8:31
Invité politique

été signées il y

8:31
Locuteur

a

8:31
Invité politique

quelques années, je crois qu'il

8:32
Locuteur

y

8:32
Invité politique

a deux ans. Il y avait une pétition qui a recensé plus de 300 000 signatures pour réduire les emplois du temps. Finalement, qu'est-ce qui s'est passé ? Rien. À chaque fois, on n

8:39
Locuteur

'est

8:39
Invité politique

pas écouté. Donc, aujourd'hui, on en arrive au blocus. Et là,

8:42
Locuteur

on

8:42
Invité politique

voit qu'effectivement, on est reçu par le gouvernement. Donc, on en est content. Et on voit que le blocus,

8:46
Locuteur

c

8:46
Invité politique

'est une forme qui marche.

8:47
Présentateur

Pour terminer rapidement, Marie-Husse Menil, qu'est-ce qui est prévu dans les prochains jours pour votre organisation ? Vous devez

8:53
Invité politique

notamment rencontrer de nouveau le ministre ? Oui, on va poursuivre les discussions en début de semaine. Donc, ce qu

8:59
Locuteur

'on

8:59
Invité politique

fait, c'est qu'on appelle à la mobilisation le 6 octobre. Il faut maintenir la pression.

9:04
Locuteur

6

9:04
Invité politique

octobre, c'est mardi ? C'est mardi, exactement. Conjointement avec l'Union étudiante et avec d'autres syndicats, par exemple la CGT. Et donc, ce qu

9:11
Locuteur

'on

9:11
Invité politique

dit, c'est que le gouvernement nous promet des choses. Mais il faut être sûr que ce soit appliqué et que ce ne soient pas juste des promesses en l'air pour que le mouvement, finalement, se taise, s'essouffle. Donc, on maintient la pression le 6 octobre, tous dans la rue.

9:21
Présentateur

D'accord. Donc, vous allez effectivement surveiller la mise en place de ces mesures. Qui,

9:27
Locuteur

pour l'instant, ne sont pas

9:27
Invité politique

suffisantes, d'ailleurs.

9:28
Présentateur

Merci beaucoup, Marius Menil, d'être intervenu dans RFI Matin quelques minutes. Je rappelle que vous êtes co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. Merci à vous.