Laurent Nuñez : «Quand il n'y a pas de dégradation, il n'y a pas d'intervention»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Fait
« Quand le blocage est partiel, il n'y a jamais d'intervention des forces de sécurité intérieure. »
- 2:03Fait
« Quand il n'y a pas de dégradation, ben il y a pas d'intervention. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Très bien. Donc je donc je vais présenter effectivement ce les le le la gestion du maintien de l'ordre qui est mis en place depuis quelques jours maintenant depuis plusieurs jours sur la gestion du mouvement dit des lycéens. Euh d'abord vous dire que euh traditionnellement donc nous avons eu et nous avrons eu dans ce dans notre pays des mouvements de de lycéen qui en général euh en général se euh déroulent devant les établissements euh scolaires et qui de manière assez traditionnelle se traduisent par des blocages euh tauxu ou partiel et en général le mouvement reste cantonné à l'établissement en fonction des thématiques he on avait évidemment en fonction des thématiques ont plus varié pour ces mouvements de
lycéen, mais c'est quelque chose que nous avons évidemment l'habitude de gérer en lien très étroit comme toujours avec les responsables des communautés éducatives et notamment les responsables d'abord les préfets en lien très direct évidemment avec les directeurs des services académiques ou avec les recteurs et puis au plan local chaque responsable de police ou de gendarmerie avec les chefs d'établissement. Euh les choses traditionnellement se passent bien, que les choses soient dites, hein, les choses se passent bien dans la gestion des mouvements euh lycéens. En général, il y a des blocages. Quand le blocage est partiel, il n'y a jamais d'intervention des forces de sécurité intérieure. Il est possible que les forces se prépositionnent pour éviter des incidents. Les accès se font en
général par des accès dit secondaires. Et puis quand il y a des blocages totaux et que d'autres élèves, les enseignants sont empêchés d'entrer dans les établissements, il peut y avoir il peut y avoir en lien, toujours en lien avec le chef d'établissement, des interventions des forces de l'ordre pour procéder à ce qu'on appelle un déblocage, c'est-à-dire faire en sorte que l'ensemble des élèves puissent qui souhaitent accéder au sein de l'établissement scolaires puisse y accéder. Et ça fait partie d'ailleurs des instructions régulières que nous adressons euh au préfet et c'est d'ailleurs les instructions qui avaient été adressées au préfet au début euh au début de notre mouvement. Traditionnellement d'ailleurs à à en milieu de matinée euh ces blocages se
terminent. Il arrive parfois que euh les élèves partent en déambulation sauvage dans le centre-ville ou sur l'espace public. En général d'ailleurs et je tiens à le dire, les forces de sécurité intérieure les encadrent et quand il n'y a pas de dégradation, ben il y a pas d'intervention. Voilà, c'est comme ça que ça se passe. Il y a pas d'intervention dans les mouvements lycéens. Euh et donc c'est la première vérité évidemment la première la première vérité à rétablir hein, c'est que il n'y a pas de d'intervention des forces de sécurité intérieure face à des lycéens qui manifestent pacifiquement que les choses soient dites. Il y a pas d'intervention systématique et même il y en a pas quand il les choses se passent pacifiquement. Et donc je trouve qu'il est excessif de parler comme ça a pu
l'être, mais on je pense que la question reviendra de répression policière d'un mouvement. Ça n'est pas le cas. Euh évidemment traditionnellement dans les mouvements lycéens, quand il y a des violences, les choses peuvent être il peut y avoir évidemment des interventions. Il faut entendre par violence des prises à partie des forces de l'ordre, des violences entre les élèves et cetera et dégradation contre les les matériels, les biens et cetera et cetera. Le ça c'est le premier point. Deuxième point, le mouvement lycéen auquel nous sommes confrontés, il est il est un peu il est un peu différent. Il est assez inédit d'abord par le nombre d'établissement qu'il touche. Je crois que le ministre de l'éducation nationale a communiqué très régulièrement he sur le nombre
d'établissements qui sont concernés par les participants aussi qui sont plus nombreux que les mouvements que nous avons d'habitude à voir que nous avons à constater d'habitude. Euh mais il est aussi inédit. Il est aussi inédit parce qu'il a basculé assez rapidement dans des violences qui sont graves. Dans des violences graves. Euh je le dis euh à dessin et il ne faut pas euh l'oublier, il a basculé dans des violences qui sont euh très graves et euh dont je tiens d'ailleurs évidemment à disposition de la commission la liste de l'ensemble des faits qui ont été constatés partout sur le territoire national. On a vu que euh le mouvement ne s'est pas cantonné seulement aux abords des établissements ou quand il s'est cantonné aux abords des établissements, il a souvent, pas
partout, mais il a souvent été accompagné de violences graves. Parmi ces violences, je voudrais en citer quelques-unes, pardon, mais je je je vais quand même documenter ce que je vous dis puisque quand avec le gouvernement et comme ministre de l'intérieur, je vous dis que parfois on a basculé dans euh des scènes qui ressemblent plus à des scènes de violence urbaines que des scènes de manifestation. Je pèse évidemment mes mots et je je sais de quoi je parle.
Laurent Nuñez