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InterviewRadio France (sur Site radio)· 24 août 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Mickaël Couturier, président de l'UMIH 86

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse directe

    En termes de fréquentation, ça s'est passé comment ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a eu un impact des incendies chez nous ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Globalement, entre juillet et août, quelles sont les périodes qui ont le mieux marché ?

  • 2:19ComplaisanteRéponse directe

    Rassurez-nous, il n'y a pas que du négatif à retenir de cette saison ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Vous parlez de nouvelles habitudes de consommation. Est-ce que ça veut dire que dans la restauration, dans l'hôtellerie, on va être obligé également de repenser l'accueil du client ?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez des remontées de la part des différents établissements ? Est-ce qu'il y a une crainte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42InvitéFait
    « un climat historiquement chaud, mais aussi des arbitrages budgétaires et un segment de haut de gamme qui a été en forte augmentation de fréquentation. »
  • 1:58InvitéChiffre
    « On est sur plutôt une tendance à la baisse par rapport à 2025. Mais 2025 était un très bon cru en termes de tourisme sur la Vienne. »
  • 2:06InvitéChiffre
    « on va être plutôt sur des chiffres entre moins 5, moins 10, moins 15%. »
  • 2:46InvitéFait
    « La consommation d'alcool est en chute libre. »
  • 3:20InvitéFait
    « le critère présence ou non de climatisation, ça devient assez rédhibitoire. »
  • 3:46InvitéFait
    « Certains établissements ont été contraints de fermer. »
  • 4:37InvitéFait
    « c'est un processus qui est beaucoup plus facile à traiter pour des entreprises de taille intermédiaire, des grandes entreprises. »
  • 4:47InvitéFait
    « Les petites entreprises qui sont soumises à l'obligation de pouvoir recevoir des factures sous forme électronique, ça devient beaucoup plus difficile à envisager. »

Temps de parole

  • Invité75 %
  • Invité 222 %
  • Présentateur3 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:03
Présentateur

C'est la rentrée sur ICI Poitou, mais c'est aussi l'heure de faire le bilan de l'été, notamment dans les hôtels, les bars, les restaurants et chez les traiteurs. Et pour dresser le bilan ce matin, Christophe, nous recevons Mickaël Couturier, le président de l'UMI 86.

0:15
Invité

Oui, l'UMI, c'est l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Bonjour Mickaël Couturier. Oui, bonjour. Merci de nous rejoindre dans le studio d'ICI Poitou. On vient de vivre un été particulièrement chaud avec 5 épisodes de canicule. En termes de fréquentation, ça s'est passé comment ? Alors peut-être, effectivement, c'est un été très particulier, marqué par, je dirais, trois phénomènes. Un climat historiquement chaud, mais aussi des arbitrages budgétaires et un segment de haut de gamme qui a été en forte augmentation de fréquentation.

Donc tout ça, ça s'est traduit dans les faits par plutôt un déplacement des séjours, il n'y a pas de surprise, vers le littoral, le littoral du nord, le littoral de la Manche, qui affie des taux d'occupation assez surprenant, au-delà de 75%. 10% d'augmentation en deux ans. Et puis vraiment des pics de réservation qui sont apparus au moment des pics de chaleur et du début des incendies dans les Landes. Oui, c'est ça. Est-ce qu'il y a eu un impact des incendies chez nous ? Il y a eu un impact direct, surtout sur les personnes qui sont dans la réservation de dernière minute. C'est une tendance lourde maintenant. Et là, c'est sûr qu'à partir de...

Alors déjà, il y a eu une attente, puisque les pics de chaleur ont commencé très tôt, en juin. Donc une attente, réservation de dernière minute, et puis après, on va plutôt vers des lieux où on va retrouver un peu de fraîcheur, puisqu'on est soumis à une chaleur intenable, surtout à son domicile. Et globalement, entre juillet et août, quelles sont les périodes qui ont le mieux marché ? Donc les régions qui ont le mieux marché, j'en ai un peu parlé. Également le sud-est, avec une clientèle étrangère. Et puis donc pour nous, alors, ce n'est pas la catastrophe. On est sur plutôt une tendance à la baisse par rapport à 2025. Mais 2025 était un très bon cru en termes de tourisme sur la Vienne.

Donc on va être plutôt sur des chiffres entre moins 5, moins 10, moins 15%. Ce qui est toujours désagréable de parler de chiffres négatifs. Mais au global, je dirais qu'on s'en sort très bien. Voilà, rassurez-nous, il n'y a pas que du négatif à retenir de cette saison ? Voilà. Par contre, la tendance, effectivement, c'est que les paniers moyens sont en baisse. Toutes les dépenses non contraintes sont mises de côté. Et notamment le gros impact pour la restauration, qui vit déjà une période assez difficile depuis quelques mois, avec des nouvelles habitudes de consommation.

Et là, principalement pendant les vacances, où habituellement on peut se faire plaisir, on va peut-être prendre un dessert qu'on va partager. La consommation d'alcool est en chute libre. Et puis bien sûr, les terrasses de café étaient vides pendant tout l'été. Alors vous parlez de nouvelles habitudes de consommation. Il y a aussi, je pense de plus en plus, l'impact du climat. Est-ce que ça veut dire que dans la restauration, dans l'hôtellerie, on va être obligé également de repenser l'accueil du client ? Peut-être les promotions, les propositions faites aux clients. Je parle bien sûr de la clim, mais il y a aussi peut-être les plats à mieux adapter en fonction du temps.

Alors déjà, le critère présence ou non de climatisation, ça devient assez rédhibitoire. Tout l'été, les établissements qui n'avaient pas de clim étaient plutôt boudés. Et ça, ça va être une vraie question pour l'avenir. La proposition dans l'assiette a été adaptée, effectivement, pour les clients et également pour les équipes, puisque à certaines périodes, quand il fait 40-50 degrés en cuisine, on ne peut pas se permettre d'allumer des fours. Donc il faut proposer une cuisine un peu différente. Certains établissements ont été contraints de fermer. Ça, c'était vraiment la catastrophe. Et puis aussi, un impact fort sur la santé des collaborateurs.

Quand vous travaillez dans des conditions comme ça, c'est très difficile. Vous rentrez chez vous, il fait encore 35-40 degrés à la maison. Donc, une vraie accumulation de fatigue, des arrêts maladie, des absences. Et puis, on se pose la question du contre-coût maintenant à la rentrée. Alors, il y a une rentrée qui sera marquée par une autre nouveauté qui va toucher les entreprises, y compris celle de l'hôtellerie et de la restauration. C'est la facturation électronique. Est-ce que vous avez des remontées de la part des différents établissements ? Est-ce qu'il y a une crainte ? Si je vous réponds non, je pense que... Vous n'allez pas me croire.

Ce qui s'est passé, c'est que je pense qu'il y a eu une prise de conscience plutôt au printemps, simplement, qu'il y avait une échéance forte au 1er septembre. Et à partir de là, tout s'est accéléré. On a reçu des informations d'un peu partout, sauf qu'effectivement, c'est un processus qui est beaucoup plus facile à traiter pour des entreprises de taille intermédiaire, des grandes entreprises. Les petites entreprises qui sont soumises à l'obligation de pouvoir recevoir des factures sous forme électronique, ça devient beaucoup plus difficile à envisager. On entendait tout à l'heure, justement, quand même un reportage sur la crainte par rapport à tout ce qui est hacker, les fuites de données.

Donc ça, effectivement, c'est de l'actualité récente, mais d'un simple point de vue technique. C'est plus ce qui fait peur jusqu'à aujourd'hui aux petits établissements. Le fait que des factures se perdent dans ce méandre d'envois vers des sites que l'on maîtrise plus ou moins bien, ça c'est sûr. Et puis maintenant, la sécurité informatique. Donc effectivement, c'est une nouvelle cause de stress pour les établissements. En un mot, vous la voyez comment, cette rentrée dans l'hôtellerie-restauration ? Alors, on parle beaucoup maintenant des ailes de saison, où on compte toujours sur une saison touristique qui s'étend au-delà de juillet-août.

Donc, on va croiser les doigts pour avoir une météo qui va bien. Des événements festifs sur Poitiers, sur Grand Poitiers. Donc ça, on compte beaucoup. Une fête de la musique bientôt le premier week-end de septembre. Mais par contre, aucune visibilité sur la clientèle d'affaires qui est un segment très important pour nous. Merci Michael Couturier. Je rappelle que vous êtes le président de l'UMI 86. Bonne journée et bonne rentrée. Sous-titrage Société Radio-Canada