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InterviewRMC (sur YouTube)· 16 mai 2023 9 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Gestion de l'eau, pesticide, Anses... Entreiien avec le ministre de l'Agriculture

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour, vous êtes le ministre de l'Agriculture. On va parler sécheresse, trop-plein dans le Nord, prix... On commence par cette proposition de loi discutée aujourd'hui au Sénat pour rendre l'agriculture française plus compétitive. Mais à quel prix ? Les drones pour épandre les engrais, est-ce que ça vous paraît nécessaire ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que l'usage des drones est une bonne nouvelle pour l'agriculture française ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Le Sénat ouvre la porte à une augmentation de l'usage des pesticides ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    L'Anses n'aurait pas le dernier mot avec cette loi ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Vous ne soutenez pas cette proposition de loi ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    On entend que les lobbies ont pris le pouvoir dans cette histoire de rendre la ferme France plus compétitive. Qu'en dites-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00ministreFait
    « il y a un certain nombre de réponses qui sont peuvent être intéressantes faire un diagnostic sur les questions climatiques pour voir comment on fait en sorte de mieux faire face »
  • 10:00ministreFait
    « on a besoin qu'elle soit moins dépendante d'un certain nombre de produits y compris les produits phytosanitaires »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour Marc Seynod bonjour vous êtes le ministre de l'Agriculture on va parler sécheresse on va parler trop plein aussi dans le Nord on va parler prix mais je dirais qu'on commence par cette proposition de loi discuter aujourd'hui au Sénat pour rendre je cite l'agriculture française plus compétitive mais à quel prix les drones pour épandre notamment les engrais est-ce que ça vous paraît nécessaire est-ce que c'est une bonne nouvelle pour l'agriculture française alors c'était un texte qui est issu de d'un rapport sénatorial transpartisan d'ailleurs lrps et centriste qui pose un cercle de tendance de questions sur la décompétitivité de la ferme France alors il y a un certain nombre de réponses qui sont peuvent être intéressantes faire un diagnostic sur les questions climatiques pour voir comment on fait en sorte de mieux faire face on en parlera après au dérèglement climatique assez conséquences sur la question de l'épargne et du portage des capitaux pour les agriculteurs et puis ensuite il y a un certain nombre de sujets qui sont mis sur la table par exemple sur les sujets de l'utilisation des drones ou globalement du rapport aux produits phytosanitaires je cherche pas à défendre particulièrement les drones on peut avoir dans certains cas un intérêt à avoir des drones pourquoi parce que pour répondre les pesticides certains produits ça pourrait d'ailleurs valable en agriculture biologique pourquoi parce que ça permet de localiser et d'éviter qu'on en met partout et donc ça permet souvent de réduire la quantité alors il y a une part de symbolique parce que ça vole et qu'on se dit que ça ressemble ce qui se faisait auparavant dans pas marginalement en France autour des hélicoptères mais je suis pas sûr que les drones sur le sujet principal en revanche il y a un désaccord avec le Gouvernement sur ce texte par rapport à la proposition sénatoriale qui serait dans rabattre sur la question de la réduction des produits phytosanitaires on a besoin à la fois c'est-à-dire expliquez-nous le Sénat dans sa manière de l'examiner aujourd'hui ouvre la porte à une augmentation de l'usage des pesticides non c'est pas ce qu'il dit mais en gros il n'ouvre pas la porte à ce qu'est notre volonté c'est la réduction de l'usage du produit de le faire on a besoin de réduire les usages et de dire c'est ça la trajectoire on a besoin de le faire en disant aussi quels sont les alternatives qu'on trouve parce que dire on réduit sans dire les alternatives depuis 2014 c'est l'Agence française de sécurité sanitaire il y a le dernier mot c'est-à-dire c'est elle qui décide avec cette loi si elle est adoptée par le Sénat si ensuite elle aboutit l'anceste donc cette agence qui qui va d'abord les questions sanitaires n'aurait pas le dernier mot oui pour être c'est bien sûr en quoi nous sommes en désaccord avec le Sénat et ça vous dit non non parce que nous semble que que nous ayons une un organisme indépendant une agence alors elle est pas indépendante d'ailleurs les sous-titres mais une agence qui donne un avis et qui produit ce qu'on appelle les autorisations mises sur le marché d'un certain nombre de molécules ça nous paraît faire d'abord confiance à la science pour prendre des décisions qui relèvent y compris du registre agricole en revanche qu'on puisse se poser la question mais c'est pas la même chose de dire comment on met une trajectoire avec Lancet c'est à dire on sait que telle molécule peut être appelé à sortir on se dit il y a trois ou cinq ans en fait vous dit cette molécule il en faut il en faut plus où il en faut moins voilà à quelle échelle de temps quoi on a besoin c'est l'ancien dit aussi la temporalité mais je pense que sur ces produits nous sommes dans un espace commun qui est l'espace européen il y a un certain nombre de cas où il y a des décisions qui relèvent du niveau européen sur ces produits là l'idée c'est qu'on a une synchronisation européenne parce qu'il y aurait quelque chose d'assez original si je peux dire à ce que nous ayons des interdictions trois ans avant des interdictions repères donc c'est plutôt là-dessus qu'il peut y avoir le débat mais je pense qu'il ne faut pas remettre en cause l'anxess dans le fondement de sa de sa constitution qui est de donner un avis et donner des autorités sur cet aspect là vous ne soutient cette proposition de loi plus globalement est-ce qu'il y a des choses donc pour vous le véhicule c'est-à-dire disperser ensuite la question c'est qu'est-ce qu'on met dedans mais l'usage des drones pas de problème d'abord je rappelle qu'il y a une expérimentation qui est en cours sur les drones pourquoi parce que ça permet vous avez un GPS sur le drone il vous dit là il y a une mauvaise herbe j'ai besoin de traiter celle-là j'ai pas besoin de Utop il y a besoin encore de qualifier les choses et d'avoir un peu plus encore de robotique et de numérique mais c'est pas du tout utopique et c'est alors il est avéré sur ce type de choses qu'on réduit l'utilisation des produits phytosanitaires c'est valable aussi sur la robotique terrestre si je peux dire et pas aérienne après est-ce que ça va se développer partout non mais quand vous êtes sur des sols en pente quand vous êtes on va en parler tout à l'heure sur des endroits où il y a trop d'humidité vous pouvez pas passer avec un tracteur le drone n'est pas forcément écarté mais c'est pas honnêtement c'est pas un sujet central c'est un sujet plutôt qui relève du symbole je sais parfois d'éviter le en tout cas vous ne vous ne permettrait pas que l'un de cesse soit contourné de il a pu arriver vous le savez que j'ai des débats avec l'anxess mais remettre en cause dans ces fondements ce que sont les qualités de lancer dans ce qu'elle produit de la science et produit elle document de ses décisions par la science je pense que ça serait une erreur je pense pas que la question de la compétitivité française soit principalement ou uniquement liée à cela Marc fenou alerte sécheresse dans le sud et plein dans le Nord on se retrouve à avoir notamment des agriculteurs qui sont des producteurs de pommes de terre qui ne peuvent pas planter parce que les sols sont trop gorgés d'eau à avoir des vignes dans l'Ouest qui se retrouvent tellement humide qu'ils ont peur que la fleur ne pourrissent qu'il n'y ait pas de fruits qu'est-ce que c'est que comment on fait pour est-ce qu'on a trop alerté sur la sécheresse d'un côté est-ce qu'on prend aussi en compte le trop-plein d'eau dans le Nord vous et moi ne découvrons pas que la météo est instable et que on maîtrise pas la météo et les agriculteurs en particulièrement pas il y a jamais une météo parfaite qu'est-ce que c'est une mauvaise météo c'est une météo qui dure trop longtemps c'est trop de sécheresse trop longtemps trop de pluie trop longtemps trop de choses on entend et donc on a face à cette situation là moi j'ai toujours été à dire attention on est sur des phénomènes il comprend en février qu'on avait très peu d'eau ça peut se rattraper résultat des courses c'est ce qui se passe dans le Nord on a besoin en revanche donc que la météo soit arythmique ce n'est pas une nouveauté la difficulté c'est qu'on va avoir de plus en plus de phénomènes excessifs c'est-à-dire beaucoup trop d'eau et beaucoup trop de comment est-ce que vous ministre vous pouvez essayer d'accompagner au mieux et donc on a besoin ça a été voulu par le Président de la République 1 d'assurer le minimum c'est-à-dire ce qu'on a mis au travers d'un dispositif d'assurance contre les contre les les risques climatiques on a renforcé les moyens 680 millions d'euros qui sont développés fonds européens les cotisations des agriculteurs et les fonds nationaux pour faire en sorte que quand il y a un aku qui est trop violent on puisse prendre en charge par les assurances et par la solidarité nationale la difficulté climatique deuxième élément c'est qu'on est des systèmes qui soient plus résilients c'est-à-dire qu'on est des systèmes qui soient plus résistants à des chocs climatiques c'est-à-dire plus résistant à trop de sécheresses plus résistant parfois à la grêle parce qu'il y a des systèmes de protection donc on a besoin d'un territoire par territoire de penser notre système agricole avec des dérèglements climatiques ça c'est vrai que le climat varie c'est pas nouveau mais que le climat soit excessif dans notre territoire c'est pas la réponse par plus d'engrais parfois même plus de pesticides ça fait partie aussi des non non j'ai pas le sujet du tout euh non non c'est on a quand même l'impression je vais même vous que les lobbys dans cette histoire de rendre la ferme France plus compétitive quand même un peu pris le pouvoir qui ont été dénoncés par un comité déontologique qui sont assurés d'avoir assuré un chantage à l'emploi imaginaire pour faire passer leur loi qu'est-ce que vous dites de ce pardon le généralisons pas un texte c'est une proposition de loi c'est le droit d'avoir des propositions de loi le gouvernement a même le droit de ne pas être d'accord avec un certain nombre d'éléments de cette proposition là le généralisons pas je peux être en désaccord avec le Sénat je l'assume tranquillement pacifiquement c'est le débat démocratique normal donc on n'est pas d'accord avec eux ils ont une vision qui n'est pas la nôtre sur un certain nombre de sujets et qui en particulier sur cette question de la politique est-ce que vous y voyez quand même la main des lobbies chacun des fois une cause le fait de défendre une cause c'est du lobbying voilà alors après on est d'accord ou pas avec la cause qui est défendu mais arrêtons de de verre quoi faire comme si nous vivions dans un monde de naïve en revanche nous on a une trajectoire le gouvernement était voulu par le président public c'est de l'agriculture plus résiliente et si on la rend plus résiliente on a besoin qu'elle soit moins dépendante d'un certain nombre de produits y compris les produits phytosanitaires quand vous êtes dépendant des engraisses minéraux vous êtes dépendant d'engrais qui sont faits à l'extérieur de nos frontières et qui sont dépendants de quoi du cours du pétrole et donc vous mettez la situation à l'agriculture en situation de dépendance pour sa production qui est très grave donc on a aucun intérêt au-delà de l'intérêt écologique à mettre l'agriculture française en situation de dépendance on a intérêt à la mettre dans une trajectoire mais après il faut le faire avec lucidité parce qu'il suffit pas de dire il y a qu'à faux compte pour que ça soit facile l'agriculture a besoin de fertilisant c'est pas ça date pas dire 50 ans c'est de tout éternité on a besoin de faire 10 ans donc on a besoin de trouver des solutions techniques elle a besoin aussi de lutter contre les maladies donc qu'est-ce qu'on a comme produit de biocontrôle ou des produits chimiques moins néfastes qu'on puisse mettre sur les plantes j'ai bien compris donc Marc fenou que les drones pourquoi pas ça c'est au fond pas la question pour vous la vraie question c'est aucun produit ne doit contourner la vie de l'agence de sécurité sanitaire et vous continuez à soutenir l'idée que cette agence doit être écoutée et dans ce point là vous ne suivrez pas donc le Sénat Marc féno merci d'être venu dans ce merci beaucoup vous êtes le ministre de l'Agriculture il est 7h50 à suivre dans [Musique]