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interviewEurope 1· 12 juillet 2025 5 min

Budget de la défense : «il faut être capable de proposer beaucoup d'économies»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

1230 13h Véronique Verdin et le budget 2026. Le premier ministre François Bairou doit en présenter les grandes lignes mardi avec cet objectif faire des économies de l'ordre de 40 milliards d'euros afin de ramener le déficit public à 4,6 % du PIB en 2026 puis à 3 % en 2029. Pour l'évoquer avec nous en studio Jean Didier Berger, député droite républicaine des Hautses, vice-président de la commission des finance à l'Assemblée nationale Jean-Didier Berger.

Bonjour. Bonjour. Alors cette idée d'une année blanche serait actuellement privilégiée.

Est-ce que c'est une bonne piste selon vous ? Et tout dépend de quoi on parle. Si c'est une année blanche qui permet à l'État de geler ses dépenses, d'arrêter de dépenser toujours plus, et bien à ce moment-là, on est d'accord.

Si en revanche c'est une année rouge, c'est-à-dire une année qui finalement se traduit par plus d'impôts, euh le gel des retraites, par euh davantage d'efforts demandés à ceux qui travaillent ou à ceux qui ont travaillé, à ce moment-là, on ne pourra pas euh soutenir ce budget. Donc c'est toute la question qui se pose, c'est qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur de cette année blanche ? Parce que si c'est un écran de fumée qui ne permet pas vraiment de baisser la dépenses publique, ça ne nous conviendra pas.

Alors, vous ne pourrez pas soutenir ce budget, c'est-à-dire ça ça sous-entend une une éventuelle censure. Non, on a dit depuis le début avec leur invqué et mes collègues de la droite républicaine, on n'est pas là pour ajouter du chaos au chaos. On n pas là pour faire comme le Rassemblement national qui s'al avec la France insoumise dès lors qu'il s'agit des questions financières et sociales.

On est là pour apporter notre pierre à l'édifice pour faire en sorte que l'État passe vraiment à l'acte. Le gouvernement de François Baou dit répète très souvent qu'il est là pour baisser la dépense publique. Je rappelle qu'on est le pays qui dépense le plus.

Euh on est le pays qui a le plus de déficit, on est aussi le pays qui a le plus d'impôts. Donc euh il faut simplement que le gouvernement arrive de à passer des paroles aux actes. Et quand on nous dit euh baissons la dépense publique, on dit chiche et on est là pour euh pour le proposer.

Et vous avez des propositions concrètes ? Absolument. On a fait avec euh nos collègues du Sénat plusieurs dizaines de milliards de propositions d'économie dans tous les domaines, en particulier dans les dépenses de l'État.

Déjà, pour commencer à à baisser la dépense publique, il faut commencer par arrêter de dépenser plus. Euh dépensons moins et arrêtons de dépenser plus, que ça soit sur le train de vie euh de l'État, mais également sur le train de vie des opérateurs et des agences euh de l'État. Les budgets de ces opérateurs ont augmenté de 50 % en quelques années seulement.

Donc reprenons l'argent à ces opérateurs qui en plus ne sont pas sous le contrôle des politiques et puis en matière sociale également on assiste à des dérives, à une explosion des arrêts maladies à des conditions trop généreuses en matière de chômage. Donc il y a des efforts à faire pour redresser le pays, pour remettre la dépense sociale en ligne avec la soutenabilité. Être généreux, c'est très bien mais il faut avoir les moyens de cette générosité.

Alors en tout cas, il y a un budget qui ne devrait pas être gelé et qui devrait même être augmenté, c'est celui de la défense, le ministère des armées qui devrait voir son budget augmenter et on devrait avoir un indice dès demain avec le discours du président Emmanuel Macron. Est-ce que vous trouvez que le ce ce discours du chef des armées qui a parlé de France menacée, les mots étaient quand même assez forts. Est-ce que c'est réaliste ou est-ce que c'est alarmiste selon vous ?

Non, je crois que c'est une réalité et on voit bien queon est dans un monde de plus en plus violent, qu'on est dans un monde où l'Occident, comme l'a dit Thierry Bora, est est est menacé dans ses dans ses valeurs et dans son intégrité, que la guerre est déjà aux portes de l'Europe, voire en Europe et que donc avec toutes les influences à la fois militaires, sur terre mais également dans les airs, dans l'espace euh du point de vue également de la puissance euh maritime voir en sous-marin. Euh on a tout un tas de menaces et puis des menaces qui passent également sur l'information. Donc il ne faut pas faire preuve de naïveté.

Et si nous voulons passer le budget de la défense de 50 milliards à 100 milliards que le le ministre des armées a dit être le poids de forme du budget de la défense, voyez bien que pour faire 50 milliards de plus alors qu'on a du mal à faire 40 milliards d'économies sur le budget et que 40 milliards c'est pas du tout assez par rapport à ce qu'il faudrait faire. Je rappelle que mécaniquement le budget de la France augmente de 60 milliards tous les ans. Donc arrêtez l'année prochaine de toute façon même si on fait 40 milliards, on va augmenter quand même de 20 milliards.

Donc si on veut faire tous ces efforts en particulier pour nos armées, et bien il faut euh être capable de proposer beaucoup d'économie. Très bien, merci beaucoup Jean-Didier Berger, député droite républicaine des Hautsenes, vice-président de la commission des finances à l'Assemblée nationale. Merci d'être venu en direct sur