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interviewSénat (sur YouTube)· 17 avril 2026 111 min

Femmes et industrie : du leadership à l'action

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donc madame la vice-présidente, chère Pauline, monsieur le président de CCI France, Alain Dressanzo, chers collègues, mesdames, messieurs, c'est un c'est un grand plaisir pour moi de vous accueillir au Sénat à l'occasion de cet événement organisé conjointement avec la délégation aux entreprises avec l'appui de CCI France autour d'un sujet qui nous rassemble aujourd'hui, la place des femmes dans l'industrie. Un sujet qui constitue, vous le savez, à la fois un enjeu d'égalité entre les femmes et les hommes, mais aussi un enjeu majeur de compétitivité et d'attractivité pour notre économie. Depuis plusieurs années, la délégation aux droits des femmes du Sénat se mobilise afin d'attirer l'attention sur des problématiques spécifiques au droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes.

Parmi les nombreuses thématiques sur lesquelles nous travaillons, la question du travail, de la formation et en particulier de l'accès des femmes à certains secteurs occupent une place centrale. En octobre dernier, nous avons pu nous avons publié un rapport consacré à la place des femmes dans les sciences intitulé XX = XY, féminiser les sciences, dynamiser la société. Ces travaux nous ont permis de mieux comprendre pourquoi les femmes sont encore très minoritaires dans les filières scientifiques et techniques et par conséquent en deux nombreux métiers industriels.

Nous avons constaté que ces inégalités se construisent très tôt dès l'école primaire et qu'à chaque étape du parcours des mécanismes souvent implicites contribuent à éloigner les jeunes filles de ses voix et par la suite les femmes de ses métiers. Plus récemment, notre délégation a engagé des travaux sur la place des femmes dans l'univers du jeu vidéo. Au-delà des enjeux de représentation ou de lutte contre le harcèlement, ce travail nous conduit aussi à nous interroger sur leur place dans cette industrie qui est aujourd'hui une filière économique et culturelle majeure de notre pays.

Et là encore, nous retrouvons des constats largement similaires : sous-représentation, stéréotypes, difficultés d'accès aux métiers les plus techniques et de progression vers des postes à responsabilité. Mais nos travaux ne se limitent pas à ces constats. Ils nous ont aussi permis de rencontrer de nombreuses femmes engagées.

Certaines agissent au quotidien pour favoriser la mixité. D'autres occupent des postes de direction où ont fondé leurs propres entreprises. Ces parcours sont essentiels et nous croyons beaucoup à l'importance de ces rôles modèles qui permettent d'ouvrir la voie pour les générations futures.

Nous en sommes convaincus. La mixité à tous les échelons de l'entreprise et dans tous les secteurs d'activité. n'est pas seulement une exigence d'égalité, c'est aussi un levier de performance, d'innovation et d'adaptation pour nos entreprises, en particulier dans les secteurs industriels.

C'est précisément pour éclairer ces enjeux, partager des expériences concrètes et identifier des leviers d'action que nous avons souhaité organiser cet événement aujourd'hui. Les interventions qui vont suivre permettront d'aborder ces questions sous des angles complémentaires en croisant les regards d'acteurs universitaires, économique et de terrain. Je suis donc ravie d'accueillir un panel paritaire d'intervenants et d'intervenantes expert en ce domaine et je souhaite la bienvenue à donc Alin Dy Cressanzo président de CCI France, Elias Jini professeur des universités titulaire de la chair UNESCO Paris Dauphine PSL femmes et sciences et qui est un interlocuteur régulier de la délégation au droits des femmes sur ces sujets quand c'est pas lui qui nous invite d'ailleurs pour intervenir Corine Molina ambassadrice de la French Fab, vice-présidente du groupe Meder, fabricant de peintures industrielles et Justine Lecalier, confondatrice et directrice générale de Circule EG, entreprise durable de l'économie circulaire qui valorise les coproduits industriels notamment les coquilles et membranes 2 en les transformant en ingrédients à haute valeur ajouté pour d'autres entreprises.

Je cède sans plus tarder la parole à ma collègue Pauline Martin, vice-présidente de la délégation aux entreprises. Merci madame la présidente. Deux discours de femmes pour démarrer.

Vous allez être en forme mesdames et messieurs. Alors madame la présidente, cher Dominique, monsieur le président de de CCI France, cher Alain Dicréchenzo, chers collègues, mesdames et messieurs, la place des femmes dans l'industrie, quel vaste sujet. ravi de vous accueillir ce matin dans le cadre de ce programme d'échange qui s'annonce très riche.

Je vous prie d'excuser notre excellent président Olivier Ritman qui regrette vivement de ne pouvoir nous accompagner ce matin. La délégation aux entreprises, instance unique dédiée aux entreprises au sein du Parlement, s'appuie sur les échanges de terrain qu'elle organise avec les entrepreneurs. porte de plus de 4500 rencontres avec des dirigeants ou plutôt fort de rencontre avec 4500 dirigeants depuis 11 ans.

La délégation a pu se pencher de façon très concrète sur de nombreux sujets liés à la réindustrialisation, à la décarbonisation des des industries, à la nécessaire définition d'une stratégie en matière de formation et de compétences pour défendre la compétitivité de l'économie française. Bref, nous baignons dans la vraie vie économique. Avec mes collègues, nous constatons que la place des femmes peut être un enjeu stratégique, parfois sous-estimé.

Au cœur du secteur concurrentiel de l'intelligence artificielle où la France se doit d'être présente face aux États-Unis, à la Chine et bien d'autres, Audrey Herblin Stoupe, directrice des relations institutionnelles de Mistral, nous a alerté sur la grande difficulté à recruter des femmes pour coder, définir les algorithmes et autres missions dites scientifiques. Or, il semble essentiel de maintenir un équilibre entre les genres dans la conception de l'IA, car une approche dominée par une seule perspective masculine introduit des biais qui ignorent les besoins et les réalités de la moitié de la population. Et cela vaut évidemment pour les cas inverses.

Ce témoignage fait écho à ce que vous disiez à l'instant madame la présidente sur l'orientation des femmes vers les filières scientifiques et le poids des stéréotypes. Prenez l'aéronautique, l'un des derniers joyaux de la France industrielle avec le luxe. Notre autre carre maîtresse sur les chiquers du commerce mondial.

Il y a peu, le Gifa, ce cercle de géant du ciel et de l'espace réunissait ses membres pour dessiner l'avenir de la stratégie spatiale française. Et c'est là entre deux discours sur les satellites et les fusées qu'une voix s'est élevée. Celle d'Anne Hansland, fondatrice de Trust Me.

Sa start-up née dans les laboratoires de l'École polytechnique, a inventé une propulsion devenue indispensable à l'industrie aérospatiale. Pourtant, quand elle a frappé au for aux portes des financeurs, les réponses furent silencieuses. Motif : "Elle était une femme, alors elle a tracé sa route autrement." Subvention arrachée, client séduit en tout bien tout honneur.

Un : " Comme on bâtit un empire avec des cailloux, une odyssée qui n'a rien d'exceptionnel. En 2022, le fond Cista Found voyez le jour précisément pour briser ce plafond de verre qui pèse sur les femmes qui entreprennent et les équipes paritaires. Le temps est venu le temps était déjà venu de bouger quelques lignes.

En 2022, l'INC dressait un constat aussi secant. Les femmes ne représentaient que 28,5 % des effectifs de l'industrie française et à peine 1/5e des postes de direction. Des chiffres froids mais qui cachent une réalité plus encore.

Celles qui franchissent les portes des usines et des bureaux d'études se voit bien souvent relégué aux fonctions support comme si l'on avait tracé pour elle à l'encre invisible une ligne qu'elles ne doivent pas dépasser. Mesdames et messieurs, voici donc la toile de fond de notre échange de ce matin. Comment briser ses plafonds, ses murs, ces habitudes tenaces qui entravent parfois la marche des femmes vers le leadership industriel.

Comment une fois le pouvoir conquis le transformer en action, en mouvement, en héritage ? Autant de questions qui ne demandent qu'à être exploré disséqué, peut-être même résolu et nous avons incontestablement besoin de vous messieurs. Pour éclairer ces chemins, je cède maintenant la parole à nos intervenants dont la présence parmi nous aujourd'hui est un premier pas et non des moindres vers ces réponses que nous appelons de nos vœux.

Vous avez 8 minutes chacun, c'est ça ? Non déjà normalement qui doivent s'exprimer. Oui, mais oui, vous avez 8 minutes pour un propinaire.

Nous aurons ensuite un temps d'échange par les participants. Avec les participants, nous entendrons effectivement nos collègues Annesophie Romanie, sénatrice de la Marne et président du groupe d'étude industrie du Sénat, puis Marie-Claude Lermite, sénatrice du Nord. Euh alors juste question pratico pratique, je vous veillerai vous veillerez à utiliser vos micros qui sont nécessaires à la bonne captation des échanges.

Je rappelle que cette table ronde est retransmise en direct sur le site internet du Sénat puis en vidéo à la demande. Et comme nous sommes toujours exemplaires en matière de parité et de galanterie, nous vous invitons monsieur le président Drchenzo à prendre la parole. Merci à vous.

Merci madame la vice-présidente pour la galanterie. Madame la présidente, madame la vice-présidente, mesdames et messieurs les parlementaires, sénatrices, sénateurs, chers collègues des chambres de commerce et puis mesdames, voilà que j'ai rencontré hier. Vous dire que je suis heureux d'être là.

Merci de pour votre invitation. vous dire que c'est important d'être là parce que le sujet dont vous avez traité mesdames en introduction est un sujet pas seulement de parité mais c'est un sujet économique et de souveraineté qu'il faut adresser et vous dire que nous devons aller plus loin parce que nous devons trouver des solutions parce que le temps presse. Faut dire que la coopération entre le Sénat, les chambres de commerce et d'industrie est de longue date et de qualité et simplement nous avons signé une conservation avec la délégation aux entreprises qui permettent de faire de l'immersion et de se retrouver ensemble sur le terrain.

Et aujourd'hui, on est un peu dans ce cadre là. Pourquoi je vous dis ça ? parce que il s'agit pas de d'avoir des discours très théoriques, il s'agit d'avoir beaucoup de retombé de terrain ou de retour de terrain et puis les personnes autour de moi vont faire ces remontées sur la place des femmes dans l'industrie, vous l'avez introduit mesdames, donc cette place elle est pas du tout au rendez-vous aujourd'hui.

Donc les femmes représentent 30 % des équipes industrielles, je vais l'appeler comme ça. Si maintenant on rentre dans les métiers techniques et de production, on est de 10 à 15 %. Et si vous l'avez dit madame la vice-présidente, si on regarde la les postes de direction, on est à 20 % et dans les comités exécutif, on est à 15 %.

Et si j'ajoute un point moi qui me fait mal parce que je sens qu'on doit pouvoir faire ensemble mesdames quelque chose là-dessus en tant que chef d'entreprise industrielle, c'est moins d'un %. Donc inutile de vous dire que on a un tout petit peu de progrès à faire et puis pour couronner le tout, vous l'avez pas cité mesdames mais je veux le dire, c'est que on a un écart salarial à mission identique de 14 %. ce qui est inacceptable.

Alors pourtant, il y a une belle dynamique qui a été créée et je voudrais insister sur un point positif, c'est que depuis 2017, on a recruté 100000 femmes dans l'industrie et si je regarde la part des garçons que je représente aujourd'hui, c'est 33000. Donc ça veut dire que il y a nécessité et il y a eu aussi action. Mais vous le savez, on n'est pas du tout à l'échelle parce que le problème et vous l'avez dit est avant tout un problème d'orientation.

Si nous n'avons pas le vivier, on peut être faire des incantations, on peut être incantatoire mais on n'arrivera pas à résoudre les solutions. Et donc aujourd'hui, vous le savez, seulement un/art des jeunes filles s'orientent vers les métiers scientifiques et scientifiques et technologiques et 30 % des étudiants en école ingénieur donc sont des femmes et dans l'école que je reprends qui s'appelle les arts et amitié, je crois que là aussi on a aussi beaucoup de progrès à faire. Donc c'est un enjeu qui commence tôt et je crois que c'est la première leçon qu'on doit se donner ensemble sur les derniers sur ces constats.

Il y a des réalités. Les réalités qui sont sans doute un paradoxe. C'est que d'une part donc il y a cette problématique je viens de citer et d'autre part on a des besoins extraordinaires.

Extraordinaire ça veut dire important. Donc un besoin de compétence, un besoin de recrutement que je voudrais mettre en perspective. 130000 postes sont à pouvoir dans l'industrie en 2025. 130000 postes.

On a besoin de 15000 ingénieurs par an supplémentaire d'ici 2033, même s'il y a de l'IA qui est un peu destructive en terme de talent, vous le savez. À l'horizon 2035, on aura besoin de recruter 1,3 million de personnes dans l'industrie. 1,3 million de personnes.

Et donc aujourd'hui, 11 % des entreprises industriels nous disent très clairement, très pragmatiquement, on manque de main d'œuvre. Alors euh la souveraineté, la parité ou donc ou cette équité dont on parle, c'est pas un un sujet d'égalité. Et je dis là-dessus, c'est un vrai sujet de compétitivité, de souveraineté, de grâce, employons ce mot de souveraineté parce que là, il s'incarne très très bien et bien sûr de réussite dans les transitions écologiques et numériques, fondamental bien sûr dans les métiers de l'industrie.

Alors, ne qu'est-ce qu'on peut faire là-dessus ? Alors bien sûr, je crois que le premier le premier point, c'est de communiquer, de donner envie. Le deuxième point, c'est d'aller au-delà de ce qui existe aujourd'hui.

Il faut lutter contre les stéréotypes. C'est trop facile de réutiliser les choses qu'on utilisait quand je suis né. Ça veut dire il y a 60 années.

Les stéréotypes reste les mêmes. Il faut faire évoluer les choses, faire découvrir dès le plusonnage ces métiers de l'industrie qui sont des métiers propres, qui sont des métiers intéressants, qui sont des métiers on n plus de charge lourdes apporter, qui sont des métiers à la portée de toutes et de tous. Et là-dessus, il faut vraiment que l'on communique.

Sachez que de notre côté, nous avons 66 chambres de commerce sur 121, donc il y en a que la moitié, hein. Donc ils sont engagés dans une dans les semaines de sensibilisation à l'entrepreneuriat au féminin. Il faut bien sûr qu'on accélère là-dessus.

Permettez-moi de finir et vous donner quelques exemples d'action précises. Alors, programme de mentora, boost aux entrepreneurs, aux féminins qui sont faits par la CCI de Paris Île-de-Fance. dispositif d'incubation, les décideuses, code d'Azur, des outils de financement parce que vous l'avez dit madame la vice-présidente, les financements ne sont pas présent avec équité entre femmes et hommes qui veulent entreprendre.

Ça ça s'appelle femme et challenge. Les résotages ose sans une femme entrepreneur, les meufs de l'industrie, c'est pas négatif. C'est ce qu'on fait chaque année depuis 3 ans euh donc sur euh donc les expositions que nous avons autour de l'industrie.

Euh nous avons cessayé au féminin, madame famille Ranin et donc nous avons aussi d'autres actions là-dessus. Donc tout ça pour conclure euh nous avons un problème majeur à résoudre et je voudrais pas qu'on qu'on soit heureux de ce qu'on fait même si j'ai parlé de 100000. Nous sommes pas à la côte et hier, je me suis fait un peu reprendre par des collègues féminines parce qu'ils me trouvaient un peu négatif.

Il faut reconnaître nos faiblesses parce qu'autrement ça n'avancera jamais. Nous ne sommes pas à la côte. Nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux qui sont les autres.

Alors, je dis simplement que l'égalité c'est pas une option. C'est une nécessité sociétale bien sûr, mais économique que le réseau des CCI est mobilisé. des initiatives existent mais encore une fois on n'est pas à la bonne à la bonne échelle et donc il faut que collectivement ensemble donc il y a la loi, il y a les bonnes pratiques, il y a l'exemplarité, il y a les rôles modèles, il faut qu'ensemble on arrive à faire bouger les dignes et sachez pour conclure et pour finir mais mesdames la présidente, madame la vice-présidente et mesdames et messieurs, donc on est excessivement motivé dans les chambres de commerce et d'industrie pour faire avancer les choses et j'ai la chance d'être bien entouré. chez les présidentes et présidents qui sont ici présents, des acteurs des chambres de commerce qui ont envie de faire bouger les lignes.

Merci pour l'initiative et merci pour la collaboration. J'ai fini. Bien monsieur Jouini, on vous laisse la parole après cette brillante intervention.

Merci beaucoup madame la présidente, madame la vice-présidente, monsieur le président de CCI France, mesdames messieurs, je voudrais tout d'abord vous remercier très sincèrement pour votre invitation. Je suis particulièrement heureux d'intervenir en ouverture de cette table ronde qui a Vocation à croiser, vous l'avez rappelé, des regards académiques, économiques et entrepreneurs. Je voudrais m'inscrire dans le prolongement des propos que nous venons d'entendre.

Madame la présidente, vous avez rappelé combien ces inégalités se construisent très tôt dès les choix d'orientation et combien les stéréotype, vous venez de le dire également continue de peser sur les trajectoires. Madame la vice-présidente, vous avez également souligné à travers des exemples très concrets dans l'intelligence artificielle, dans l'aéronautique, que la sous-représentation des femmes constitue aujourd'hui un enjeu stratégique pour l'économie. Je voudrais pour ma part proposer quelques éléments de cadrage issus de travaux récents qui permettent d'éclairer ces constats.

Le premier point tient à un paradoxe désormais bien documenté. D'un côté, la présence des femmes dans l'enseignement supérieur a fortement progressé. En France, elles sont aujourd'hui majoritaires parmi les diplômés.

Mais de l'autre, cette progression ne se traduit pas de manière équivalente dans les carrières industrielles, ni dans les activités d'innovation. Si l'on prend un indicateur comme les brevets, la sous-représentation des femmes est très marquée. Mais au-delà des chiffres, l'enjeu n'est pas seulement quantitatif, il concerne aussi la nature même de l'innovation, les types de problèmes traités, les approches mobilisées et la diversité des solutions produites.

Autrement dit, la sous-représentation des femmes ne se ne réduit pas seulement le volume potentiel d'innovation, elle en affecte aussi la qualité et l'orientation. Ce phénomène renvoie à ce que la littérature a longtemps désigné comme liquy pipeline ou tuyau percé, c'est-à-dire une perte progressive de talent à chaque étape du parcours. Mais cette expression est aujourd'hui discutée car elle peut laisser penser à un phénomène finalement indépendant de notre volonté.

Le tuyau est percé, on va essayer de mettre des rustines. Certains lui préfèrent le terme de filtre successif qui soulligne que ces sorties ne sont pas aléatoires mais résultent de mécanismes sociaux organisationnels parfois implicites qui orientent différemment les trajectoires. Comme cela vient d'être rappelé, en France, les femmes représentent un peu moins d'un tiers des effectifs dans l'industrie et sont très minoritaires dans les postes de direction.

Ce type d'écart est particulièrement éclairant car il montre que les inégalités ne se situent pas uniquement en amont et à l'entrée, mais qu'elles se construisent et se renforcent tout au long de la trajectoire. Dans ce cadre, la question n'est plus seulement celle de l'accès, mais celle des conditions dans lesquelles les trajectoires peuvent se maintenir et se développer dans la durée. Un deuxième point concerne les déterminants des choix individuels.

Les travaux empiriques montrent que les différences entre hommes et femmes portent moins sur les aspirations que sur les conditions qui permettent de les concrétiser. Les femmes et les hommes expriment des ambitions comparables, mais les trajectoires féminines apparaissent plus sensibles à la présence de modèles, à des dispositifs d'accompagnement et à la perception des contraintes futures. Autrement dit, il ne s'agit pas de problèmes de préférences intrinsèques, mais d'un problème d'environnement et d'anticipation des contraintes.

Ce point fait directement écho à ce que vous évoquiez à l'instant sur le rôle des rôles modèles. D'autre part, les éléments déclencheurs des choix tout au long des études puis de la carrière ne sont pas les mêmes. Plutôt de nature économique pour les hommes, plutôt en lien avec l'intérêt et l'auto-efficacité pour les femmes.

Or, les informations relatives à la dimension économique sont faciles à trouver et facilement objectivables. Les femmes se retrouvent donc dans des situations de choix intrinsèquement plus risqué. Et entendons-nous bien, je n'essentialise pas les comportements des femmes et des hommes.

Il se trouve que dans les contextes et dans les sociétés qui sont les nôtres, il en va ainsi pour l'instant. Un troisème élément particulièrement structurant concerne les conditions sociales dans lesquelles ces trajectoires se déploient. Les comparaisons internationales montrent des variations très importantes dans la participation des femmes à l'innovation qui ne s'explique pas uniquement par le niveau de développement économique ou par les politiques d'égalité formelle.

Cela suggère que des facteurs plus profonds sont à l'œuvre. La répartition des tâches domestiques, les normes sociales, les modes d'organisation du travail. Un travail conduit sur 112 pays, 80 millions de brevets, 12 millions d'inventeurs, donc sur une très large base de de données montre que en moyenne dans les pays de l'OCDE, il y a 15 % de femmes inventrices.

Elles sont près de 50 % dans les pays précédemment sous influence soviétique. Ces écarts entre pays dans la participation des femmes à l'innovation s'expliquent en grande partie par ce que les économistes appellent la home production, c'est-à-dire l'ensemble des tâches domestiques et familiales. Dans les pays où ces contraintes sont plus faibles parce qu'elles sont davantage mutualisées ou externalisées, la participation des femmes à l'innovation est beaucoup plus élevée.

Et les pays que l'ont qualifié de pays de l'Est sont ceux où les infrastructures d'accueil de la petite enfance sont les plus développées. Cela suggère que des politiques qui peuvent sembler éloignées de l'industrie comme les politiques d'accueil de la petite enfance jouent en en réalité un rôle déterminant dans la capacité d'innovation d'une économie. Sur ce point, la France représente une situation intéressante.

Elle a connu des avancées importantes en matière de gouvernance, notamment avec la loi Copéman puis plus récemment avec la loi Rixin. Mais dans le même temps, cette progression tarde à se répercuter à toutes les échelles de l'entreprise. Les les écarts qui sont observés illustrent bien l'idée que renforcer l'accès aux positions visibles est utile, et nécessaire mais ne suffit pas à transformer en profondeur les trajectoires.

Dans ce contexte, il me paraît intéressant de faire un discours par une industrie que je connais bien, l'industrie financière. La finance est un secteur intensif en compétences quantitatives et donc sur ce point assez proche de certaines activités industrielles en un sens plus classique. On y observe une situation paradoxale.

Les femmes, ils sont sous-représentées, environ 25 % des diplômés. Mais lorsqu'elles sont présentes, leurs performances sont en moyenne comparables voire supérieur notamment une fois le risque pris en compte. Cela semble li à des styles de décisions différents.

Une moindre surconfiance, une prise en compte plus large de l'information et une gestion des risques plus équilibrés. Ce point est intéressant car il invite à reconsidérer certaines interprétations. Ce qui est parfois décrit comme une aversion au risque chez les femmes peut en réalité correspondre à une meilleure intégration de l'incertitude.

Et pourtant, ces différences de performance en faveur des femmes ne se traduisent pas par des trajectoires plus favorables. Comme cela est évoqué dans les exemples que vous avez cités, les mécanismes d'accès aux opportunités qui s'agissent de financement, de réseau, de reconnaissance ne sont pas toujours neutres, loin sans fois. Il dépendent de l'appartenance à des réseaux, il dépendent des normes implicites, il dépendent de biais parfois inconscients.

Ce constat est particulièrement important dans des environnements comme l'industrie ou la finance où les carrières sont fortement structurées par des interactions sociales et organisationnelles. Enfin, et c'est peut-être la bonne nouvelle, il est important de souligner que ces dynamiques ne sont pas figées comme l'illustre les exemples évoqués. Des transformations sont possibles lorsque certaines conditions sont réunies, à savoir une forte demande de compétences, vous en parlz à l'instant, des environnements de travail plus flexibles, des politiques d'inclusion explicites et des interactions renforcées entre formation et entreprises.

Ces éléments suggèrent que les structures organisationnelles peuvent évoluer et que les inégalités observées ne sont pas irréversibles. Et c'est précisément, je l'espère, ce que permettront d'explorer les interventions qui vont suivre en croisant des perspectives complémentaires. Je conclurai donc juste en formulant trois remarques.

La première est que la question doit être pensée en terme de trajectoire complète et non simplement d'accès à l'industrie. La deuxième est que les différences observées relèvent largement de facteurs structurels et organisationnel. Et la troisième est que ces enjeux ne concerne pas seulement l'égalité qui est un élément évidemment essentiel mais aussi la qualité des processus d'innovation et de décision.

Je vous remercie. Merci. Merci à vous. une voix féminine maintenant.

Madame Molina, vous avez la parole. Pas facile de passer derrière de tels orateurs et telles oratrices. Euh madame la présidente, madame la vice-présidente, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs et mesdames et membres de de CCI.

Alors, quand la CCI m'a proposé d'intervenir aujourd'hui, c'est un peu impressionnant mais je n'ai pas hésité puisque c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Les femmes dans l'industrie, ben il y a deux choses. C'est important de rappeler que les femmes ont beaucoup à apporter à l'industrie, mais aussi que l'industrie a beaucoup à apporter aux femmes.

Et ça, c'est important de revenir là-dessus. Donc ce que je vous propose c'est de témoigner autour de mes trois casquettes. Ma casquette de cfondatrice et vice-présidente du groupe MER.

Donc le groupe Meder est maintenant une entreprise de taille internationale dont le siège est dans les Haut de France à Lille et qui est implanté à l'international puisqu'on vend plus de 75 % de nos solutions à l'international avec des solutions peinture et composites pour des secteurs exigeants tels que le ferroviaire, l'automobile, le packaging ou le piping. une entreprise qui a fait le choix de contribuer très largement à la décarbonation. Donc, j'ai eu le le plaisir de découvrir que il y a des collaborations qui sont en train de se mettre en place avec les les coquilles 2 et on est dans l'innovation, dans la décarbonation.

Alors on alors pour vous donner un exemple parce que c'est important d'illustrer MER, c'est le TG les peintures et composite du TGVM mais ça peut être aussi les peintures récomposites du métro d'Istanbul au Cé et ça peut être les petites barres très flashies de la R5 ou des peintures plus traditionnelles sur les Mercedes. Et ça peut être aussi une peinture qui protège donc je parle beaucoup de protection le bouchon de Diorge Ador de toutes les agression de la salle de bain. Voilà donc ça c'est mon premier mandat et je vous expliquerai si vous voulez bien mon parcours, comment je j'ai rejoint l'industrie, ce qui est important et peut-être ce qu'il y a à développer.

Donc on ferait le tri de ce qui a à prendre en compte ou pas. Et puis par ailleurs donc j'ai voulu rendre à l'industrie ce qu'elle m'a offert, donc ce qu'elle m'a aidé à devenir d'être et je suis maintenant ambassadrice de la French Fab. Donc c'est la raison pour laquelle je porte ce petit coq bleu qui n'est pas connu de tous les sénateurs puisque j'ai rencontré des sénateurs à Global Industrie.

Tout le monde ne connaissait pas ce coq bleu. Donc c'est important qu'on continue de prêcher au niveau de la French Fab. Et euh on a créé avec Aurélie Vermè qui est qui est là présidente de la CCI Grand Lille, la French Fabo de France pour faire travailler ensemble BPI France et CCI et on a d'autres ambitions pour parler de l'industrie et des femmes dans l'industrie puisque l'industrie a besoin des femmes aussi.

Voilà. Donc si je reviens sur mon parcours, euh je vais juste vous interrompre 2 secondes. Rapprochez-vous du micro parce qu'il semblerait qu'on vous entende pas.

Très bien. Je n'ai pas Je vais essayer de parler plus un petit peu plus fort. Donc pour mon parcours, je suis née dans ce qu'on appelle dans un territoire et dans un milieu modeste très clairement.

Donc il y a un peu plus de 60 ans comme euh je ne savais pas très bien ce que je voulais faire de ma vie. Mais j'ai pris conscience plus tard que euh quand j'étais gamine à 6 7 ans et je pense que c'est important de le garder pour la suite, j'allais retrouver mes parents sur leur lieu de travail de temps en temps et ma mère travaillait en tant que comptable comptable plus puis directeur financier dans une dans l'usine du village et j'allais la voir et donc de fait pour rejoindre son bureau ben je traversais l'usine et ce que j'ai pu sentir j'ai pris conscience après que ça avait marqué mon parcours de de femmes. J'ai pu sentir la passion dans les ateliers, la vie sociale, les odeurs.

On parlait hier avec une dame qui était là hier soir qui applique de la peinture, des odeurs, des bruits et cette vie sociale et cette passion et les produits ont fait dans l'industrie. Et donc après un parcours type de quelqu'un qui sait pas très bien ce qu'il veut faire et qui a un tout petit peu de de de capacité, j'ai fait une école de commerce. J'ai fait du conseil d'un conseil dont l'emblème enfin dont le logo était réconcilié l'économique et le social.

Donc, je travaille pour des comités d'entreprises et j'ai vu des entreprises fermées et donc pour moi, c'est une catastrophe parce que c'est une question de souveraineté du pays. Et donc un moment euh je fais ce conseil et on a eu l'opportunité de reprendre l'entreprise du village qui était destinée à la fermeture et on s'est lancé parce que je pense que aussi un des enseignements, c'est que les femmes sont très sensibles au sens et donc il y avait du sens d'éviter la fermeture du village. Donc j'ai rejoint le enfin cette aventure, j'ai cofondé avec mon mari, ma mère de fête donc il y a une histoire de femme et j'ai rejoint en tant que directeur financier.

J'ai été en plus DRH après DRH, j'ai été directeur général puis directeur de pôle puis président du directoire après plus président du directoire pour des réseaux que j'ai pas envie de détailler. et aujourd'hui, je suis vice-présidente au côté de mon fils et je suis en train de finaliser une transmission puisque le papa de Julien est décédé. Alors ce que j'ai trouvé dans l'industrie personnellement, c'est la culture du concret.

On fait et j'ai envie de citer du compte Spronville, le bonheur c'est d'être mais c'est aussi de faire. Et dans l'industrie, on fait on fabrique et on voit concrètement ce qu'on fait. Moi, je suis très fière quand je prends un avion de voir mes peintures sur les sur les moteurs d'avion ou quand je prends une voiture de me dire tiens c'est ma peinture.

Il y a une richesse humaine extraordinaire dans l'industrie. Donc ça c'est quelque chose de très important pour les hommes et pour les femmes. Et puis surtout on innove quand on parle de décarbonation.

Ben l'industrie contribue très largement à la décarbonation. Justine est un exemple, j'en suis un exemple. Donc euh l'industrie c'est pas quelque chose de polluant, c'est quelque chose qui va aider alors qui pollue encore, mais on a tous envie de moins polluer et on contribue à la décarbonation.

Donc euh mon expérience, j'ai envie de dire, démontre une chose importante. Euh les femmes n'ont pas être faites pour l'industrie, c'est pas écrit. Donc c'est à nous tous de travailler pour leur donner envie de rejoindre l'industrie.

Voilà. Donc euh et j'ai pris conscience aussi de l'importance de ce qu'on peut faire euh quand je j'ai reçu une décoration qui a été euh pour moi c'était pas ma décoration, c'était la décoration du travail de l'entreprise. Et d'ailleurs, je je j'ai enfin j'ai j'ai dédié cette décoration à l'entreprise parce qu'on contribue nous industriel et c'est important de le dire à au rayonnement de la France et à créer des emplois et donc de la sécurité.

Alors si je parle maintenant de MER après avoir parlé de moi, si je parle de MER, ben c'est un petit peu un contreexemple. Donc pour je vais le donner pour montrer que c'est possible de développer la place des femmes dans l'industrie. Alors cette cette ce matin ça été l'occasion de recueillir des statistiques de pour pour préparer une intervention et chez nous mes femmes sont à tous les niveaux et je dirais que statistiquement moins au niveau de des usines dans la production de ce qu'on appelle les opérations puisqu'elles y sont pour 25 %.

Donc ça n'est pas beaucoup parce qu'on doit travailler encore nous industriel sur les conditions de travail parce qu'il y a des portes de charge et cetera. Mais en revanche, au niveau de la direction, on est donc on est peu comme l'indique Renzo qui aime s'entourer de femme. Euh mon mari mais tu l'as dit hier et donc et aujourd'hui mon fils qui a pris la la présidence et la direction générale est entourée de femme.

La directrice de la RED est une femme, la directrice des achats est une femme et depuis peu la directrice des ventes est une femme. Donc on a des femmes. Donc c'est possible.

C'est possible. Et sur les fonctions support bien évidemment, elles sont pour moitié et sur dans la vente, il y a encore beaucoup d'hommes mais on travaille à féminiser. ce qu'on constate dans l'entreprise parce que c'est important de travailler pour les femmes mais aussi pour par pour vous madame Martin pour les entreprises c'est qu'il y a un plus pour les entreprises industrielles parce que ce que j'ai pu constater au sein de MER et au sein d'autres organisations auxquelles j'appartiens c'est que euh la nous sommes différents.

On est enfin on est enfin on se dit on dit égalité oui mais on n'est pas tout à fait pareil on n'est pas câblé de la même façon. Et en fait, c'est cette complémentarité qui est importante pour les entreprises. Comme dans mon entreprise, c'est important d'avoir des Allemands, des Suisse, des Français, des Chinois, des espagnols.

On se comprend pas tous toujours mais en même temps, c'est cette différence qui fait la richesse d'une entreprise. Et surtout ce qu'on constate c'est que nous les femmes, on a tendance à travailler plus en mode collaboratif et ça peut inspirer l'ensemble de l'entreprise et quelquefois on a des phénomènes de rejet, on y reviendra tout à l'heure parce qu'on est des animaux un petit peu différents et donc on peut inspirer de la peur et ça il faut qu'on prenne conscience que quelquefois on inspire un peu de peur parce qu'on est un peu différente. On n pas méchante mais on est un petit peu différente.

Voilà. Et puis surtout, il y a beaucoup de fiabilité. Tu disais Alain hier, euh on travaille pas de la même façon. pour moi, je vais caricaturer, ça va peut-être faire bondir certaines personnes, mais je pense qu'on a besoin des hommes dans l'entreprise parce qu'ils nous disent "On va aller sur la Lune" et mais que les hommes sont bien contents qu'il y a les femmes parce que nous on aide à aller sur la Lune.

Et donc l'ambition, je suis pas sûre que l'ambition soit toujours la même mais en tout cas on est complémentaire et je pense que c'est ça qu'il faut retenir et qu'il faut de tout dans une entreprise. Alors, une fois que une fois que j'ai dit tout ça, euh alors j'ai un dernier témoignage, c'est celui d'ambassadrice de la French Fab et d'élu CCI. Alors, on a créé donc je l'ai dit tout à l'heure une communauté dans les Haut-Frances pour justement collaborer encore plus et décloisonner et on pense aller beaucoup plus loin et mobiliser enfin et on a commencé très concrètement avec le MDF, avec l'UMM, avec les fédérations, avec le rectorat donc pour aller beaucoup plus loin puisque je pense que c'est important de décloisonner, c'est un vrai sujet, il faut qu'on travaille ensemble.

Alors, il y a un dernier sujet que vous avez évoqué tous les deux, c'est l'accès au financement puisque sur les CCI Grand Lille, Aurélie a développé un thème qui est important, c'est l'entrepreneuriat féminin et aussi dans l'industrie. Et aujourd'hui, on a encore, j'ai pu constater aussi, même si j'étais beaucoup aidée par des hommes, on a encore quand même un problème de confiance dans les femmes et ça se traduit au niveau des financements et je pense qu'il faut l'évoquer. peut témoigner euh c'est quelque chose qui existe.

Voilà. Alors, sur mes préconisations, j'ai bientôt terminé euh pour développer la la place des femmes dans l'industrie, je dirais et je pense qu'on est tous d'accord là pour le moment, c'est qu'il faut agir très en amont et dès la petite enfance. Et je reviens sur J'ai été imprégné par les odeurs de peinture, par les bruits et cetera.

Je pense qu'il est important de faire entrer ou de faire découvrir l'industrie aux enfants dès le plus jeune âge. Et on a créé aussi dans les Haut-Fran une assaut qui s'appelle Industrieland comme on va à Disneyland et d'ailleurs on a on s'est beaucoup inspiré du logo. Et ce qu'on voit c'est que les gamins qui sortent de là sont émerveillés puisqu'ils se posent même pas la question si on prend les jeunes gamins de comment les bonbons arrivent sur la table.

Et c'est important de leur dire bah ils sont fabriqués et comment on les fabrique. Et on voit que vraiment c'est important et il faut qu'on continue au-delà de des visites des enfants et de leurs parents puisqu'il faut qu'on arrête le si tu travailles pas bien tu finiras l'usine. Ça, il faut que ça s'arrête.

Et donc c'est important qu'on continue. Alors il y a déjà des initiatives. Moi je veux saluer le travail fait par BPI France avec la French Fab notamment on emmène des quarts de collégiens de lycéens dans les usines.

Ça, il faut enfin il faut continuer, il faut accentuer. L'UMM a aussi un bus qui va vers les collèges. On a eu des initiatives dans les Haut de France du type Viva Fabricat.

C'est quelque chose qui est important. Et quand on voit les gamins derrière, on voit qu'il y a des choses qui on va pas on va pas capturer tous les gamins ni toutes les gamines, mais euh on va en capter quelques-uns de tous ceux qui sont venus visiter. Donc il faut renforcer les liens entre les entreprises industrielles et le milieu de l'éducation.

Ça c'est quelque chose de très important. Il faut aussi valoriser les rôles féminins. Donc je pense que on est plusieurs à s'y mettre je crois dans la salle.

Et je pense qu'il faut continuer, il faut prêcher et il faut et il faut surtout et ça c'est important, je vais me tourner vers Chloé qui intervient après. Je pense que ce qu'il faut c'est faire témoigner nos jeunes, nos jeunes femmes parce qu'elles sont encore plus crédibles que nous pour dire dans l'industrie on peut se développer. Alors je vais souhaiter que Chloé intervienne, je vois qu'elle intervient après.

Je suis ravie. Et puis surtout montrer que l'industrie c'est pas polluant. Je pense que c'est important pour les femmes et de montrer comment justement on peut contribuer à la décarbonation et un monde meilleur.

Alors, une fois que les femmes sont rentrées dans l'industrie, mais il faut qu'elles y restent. Et euh il y a il y a des choses qui sont importantes. Il y a le sujet de la sécurité que j'ai découvert il y a pas très longtemps justement parce que j'intervenais avec une de nos jeunes collaboratrices euh auprès du ministre d'industrie l'année dernière et j'ai découvert que euh cette jeune génération et on en parlait avec monsieur Jini tout à l'heure ne se sent pas toujours en sécurité dans les entreprises parce qu'elles sont peut-être euh un peu plus tendres.

On échangeait tout à l'heure en se disant nous on a pas souffert mais peut-être que on était pas la même génération. Et donc ce que me disait cette jeune collaboratrice c'est j'aime être dans votre entreprise parce que je m'y sens en sécurité et quand j'ai eu des moments difficiles, j'ai été accompagné. Donc la notion de mentora et de dire une jeune femme qui rentre dans l'industrie lui mettre une référente ou un référent, ça peut être les deux.

Euh je pense que c'est important et puis surtout enfin vous l'avez dit tout à l'heure, ce qu'il faut c'est euh aider aussi à rendre la vie professionnelle dans l'industrie et la vie personnelle compatible. Donc euh il faut que les entreprises s'adaptent et parce que il faut queon puisse il y a la contrainte des enfants qui est de plus en plus partagé avec les messieurs mais pas encore complètement. Et donc ça c'est important de d'aider les femmes à pouvoir se consacrer au travail dans l'industrie puisque dans l'industrie, il y a du télétravail mais tout enfin on peut pas être toujours en télétravail parce que il y a soit des usines soit des laboratoires et tout n'est pas possible au niveau du télétravail.

Et là, j'ai envie de témoigner quand même pour être positive encore plus fort. On a des usines, enfin on a deux usines en Allemagne. Euh je peux dire qu'en France, on n pas à rougir.

En Allemagne, c'est beaucoup plus compliqué pour les femmes dans les entreprises et dans les entreprises industrielles. Faire garder les enfants, c'est plus compliqué, mais je dirais que cet avantage que nous avons en France, il faut le développer. Voilà.

Et puis bon enfin, je pense que ce qu'il faut faire c'est parler des entreprises et nous mesdames va nous mobiliser pour dire c'est possible, on peut prendre son pied dans l'industrie, on peut avoir des parcours fabuleux, on peut faire des choses merveilleuses. Je pense qu'on a besoin aussi des messieurs. Je trouve qu'il y en a pas beaucoup aujourd'hui.

Donc je salue ceux qui sont présents. On a besoin le le développement des femmes dans l'industrie ne se fera pas sans les hommes. On a besoin de vous aussi messieurs.

Voilà. Euh donc pour conclure euh j'ai envie de dire que la place des femmes dans l'industrie, c'est pas une question marginale, c'est une réponse structurelle aux enjeux de compétitivité. Pour moi, l'industrie a perdu de la place dans le PIB.

On doit regagner notre place. On doit être fier de notre pays. Voyageant à l'international, je peux vous dire que je peux constater euh à l'étranger qu'on a envie du de production locale.

Enfin, les les les entreprises à l'étranger sont et les collaborateurs sont beaucoup plus fiers de leur pays. Et ça, en France, il faut qu'on reprenne conscience de l'importance de l'entreprise et de l'industrie. Et puis on a besoin de tous les talents et je rappelle que les femmes, c'est quand même 50 % du réservoir, hein.

Donc au-delà de leur talent et euh enfin je suis convaincu que favoriser la place des femmes dans l'industrie, ben c'est renforcer l'industrie française et le pays. Voilà. Et je veux remercier les actions de enfin BPI France pour ces actions et tous ceux qui contribuent et les CCI bien évidemment pour tout ce qui est ce qui est fait.

Mais on a encore beaucoup à faire comme il a dit Alain. On est sur le chemin. Il faut prêcher prêcher, prêcher parce que c'est c'est important.

Merci pour ce témoignage qui vient du fond du cœur. Madame Lecah, nous vous passons la parole. Merci beaucoup.

Appuyez bien sur le micro. Je demander madame Molina si vous pouvez éteindre le vôtre et penchez-le bien parce que Ouais, vous m'entendez normalement là. C'est bon.

Euh, bonjour. Bonjour madame la présidente, madame la vice-présidente, les sénatrices, les sénateurs. Bonjour à toutes et à tous.

Euh déjà, merci beaucoup pour ces échanges. Jamais facile de passer la dernière quand tout a déjà été dit. Euh effectivement ce qui a été dit sur les stéréotypes qui se qui se construisent très tôt et sur l'importance des rôles models, ça m'a beaucoup parlé parce qu'à la différence de Corine, moi j'ai pas eu cette chance d'être imprégné dès le plus jeune âge dans le milieu de l'industrie.

J'avais des parents médecins, j'avais quatre frères, j'avais voilà, je vens vraiment d'un milieu très masculin et pas beaucoup de rôle model. Et pourtant donc du coup quand on m'avait dit quand j'étais plus petite est-ce que tu veux travailler dans l'industrie ? Franchement, j'aurais dit non.

Euh, j'aurais dit non, moi je voulais être vétérinaire, je voulais travailler un peu dans les métiers clichés, être prof des écoles vétérinaire mais j'avais jamais eu comme ambition en tout cas de cofonder une entreprise industrielle. Et pourtant bah je suis là devant vous aujourd'hui. J'ai cofondé Circuleg.

Donc on en a déjà rapidement parlé mais on effectivement une entreprise industrielle basée en Bretagne, on donne une seconde vie au coquis d'œuf pour en faire de nouveaux ingrédients décarbonés, recyclés, biosourcé pour d'autres industries. Et donc concrètement bah on a une usine, on a une équipe de production, on fait de la RED, on a des clients industriels et et ce parcours il s'est construit. J'ai quand quand j'étais étudiante déjà en école et même avant au lycée, comme je disais, on m'avait jamais parlé d'industrie.

C'est vrai que quand on parle des prescripteurs d'orientation, ça commence par les parents mais ça commence ça vient aussi avec les professeurs à l'école, au lycée. quand on oriente un peu les les études les jeunes collégiens lycéens vers des métiers. Moi, on m'a surtout orienté voilà, on m'a on parlait de marketing, on parlait de conseil, on m'a on m'a conseillé de faire une prépa parce qu'une prépa, bah voilà, c'est bien, c'est élitiste, faire une école de commerce pour ensuite faire du marketing de luxe.

Bon, voilà, un peu un peu les clichés. Euh et et pourtant et pourtant je me suis jamais dit du coup que c'était pour moi et c'est là où que le sujet se joue très tôt. En fait la question c'est même pas de savoir si les femmes sont capables euh de se faire une place dans l'industrie.

C'est déjà est-ce que comment leur permettre bah d'y rentrer d'y rentrer et et parce qu'on se projette pas concrètement. Et pourtant une fois qu'on y est, c'est incroyable. Si moi je dois prendre l'exemple de de Circule, moi ce que ça m'apporte là d'être dirigeante codirigeante de circueg comme disait Corine, c'est de l'impact concret.

Donc on a aujourd'hui on est fier d'avoir une gorie une usine et dans cette usine bah j'ai toutes les semaines je vois les milliers de coquis d'œuf qu'on traite par jour. C'est de l'impact concret. On est en train de transformer une filière toute entière, la filière avicole.

On travaille avec des acteurs d'industrie agroalimentaire. On on structure des flux. on transforme des déchets en une ressource qui a de la valeur.

Effectivement, quand maintenant je vais au roi Merlin et je vois des peintures qui coennent la coquille d'œuf, bah il y a un petit sentiment de fierté aussi. Donc c'est du concret, c'est c'est de l'impactivement. Moi, c'est ça qui m'a poussé à à cofonder circulèg hein, c'est parce que la décarbonation quand on s'y intéresse un petit peu et là on en parle de plus en plus pour le coup au collège, au lycée, ça on commence à parler de ces sujets, bah forcément c'est intime enfin c'est très très lié à l'industrie et c'est ça qui m'a poussé à à rejoindre CCULG.

Autre sujet aussi que que me permet circuler c'est créer des emplois concrets. Aujourd'hui, voilà, on n'est pas encore la taille du groupe MER, mais on a une vingtaine de salariés, des emplois très terrains qui sont difficilement remplaçables par l'I. Euh donc ça c'est aussi une fierté.

On travaille sur des problèmes concrets à résoudre tous les jours. On apprend beaucoup. Moi j'ai découvert des secteurs que j'avais jamais entendu parler.

Les casseries par exemple, je sais pas si ça vous parle. Les usines de transformation de vos produits. Euh donc c'est là où on récupère nos coquis d'œuf.

Bon ben c'est des c'est des industries qui existent depuis des milliers d'années, enfin des des centaines d'années auxquelles on parle très peu et c'est passionnant les métiers de la peinture parce que c'est effectivement on travaille beaucoup les acteurs de la peinture donc il y a aussi des métiers très terrains et c'est hyper intéressant de de s'y intéresser. Euh donc quand je pensais comme je disais quand je quand je pensais industrie quand j'étais petite et même avant de fonder circuleg j'avais un peu les clichés on en a pas trop parlé mais il y a beaucoup de clichés autour de l'industrie. masculin.

Bon, ça c'est un peu une réalité mais c'est un peu un monde vieillot. On parle beaucoup de pénibilité du travail. Alors oui, il y a encore des métiers pénibles mais c'est de moins en moins le cas.

Même si encore une fois dans beaucoup de réunions, il y a quand même des clichés qui sont encore vrais he parce que dans beaucoup de réunions aujourd'hui bah oui mes interlocuteurs dans les milieu des casseries, c'est surtout des hommes plus de 50 ans. Il y a pareil dans enfin dans les dans mes clients industriels, c'est beaucoup d'hommes. Voilà, Corine est encore une exception mais malheureusement il y a encore beaucoup d'hommes.

Et c'est justement pour ça qu'il faut y aller. Pour ça que je pousse moi les femmes à y aller. Donc à mon échelle, j'essaie d'agir de manière très concrète.

Il y a beaucoup de choses qui ont été dites mais si je peux rajouter, moi par exemple, j'interviens, j'essaie d'intervenir dans des masterclass que ce soit bah à travers l'école, j'ai j'ai fait une école de commerce pour justement donner des rôles modèles à des jeunes étudiants qui ont envie de se lancer dans l'entrepreneuriat, de montrer que l'entrepreneuriat industriel existe. Donc j'ai été marine de la de l'entre de la du master innovation de l'ESCP. J'ai été aussi, je suis intervenue dans une masterclass avec l'association qui est une association européenne qui prome l' enfin l'entrepreneuriat féminin.

Euh pareil, j'ai été marine de la promo de l'incubateur Willa. Willa, c'est le premier incubateur français d'entrepreneur féminin. Donc voilà, il y a des initiatives qui se font.

Il y a aussi, je sais qu'il y a une initiative qui a été lancée par la BPI France avec des écoles de commerce et d'ingénieurs pour promouvoir justement euh des programmes deeptech en faveur des étudiants pour pousser des étudiants d'école de commerce à se lancer euh dans des euh dans des enfin à se lancer dans l'entrepreneur à DIiptech. Donc il y a des initiatives aussi qui existent à l'échelle nationale. Il y a aussi des situations, on en a pas parlé mais comme elle bouge.

Ça c'est une association très intéressante parce que c'est une association qui justement qui a pour but de favoriser les métiers de la féminisation de dans l'industrie et qui intervient dès l'école primaire. Dès l'école primaire, ils interviennent dans les écoles justement pour bah on en parlait hein, les parents, c'est les premiers prescripteurs d'orientation, les professeurs les professeurs d'école aussi. Donc ça c'est une association aussi très intéressante.

Donc pour conclure et aussi nous ce que c'est ce qu'on fait pour aussi montrer que au plus jeune que les métiers de l'industrie sont désirables. On a pas beaucoup parlé mais de la désirabilité des métiers d'industrie mais c'est important. Et ben, on ouvre aussi nos usines.

Euh, on fait des portes ouvertes pour les collégiens, les lycéens, mais aussi euh les jeunes les les jeunes euh d'école primaire euh pour leur montrer que bah les les l'industrie c'est pas un métier vieillot, euh c'est des aspects très concrets. Et là, il y a quelque chose qui se joue, c'est qu'une visite d'usine, souvent ça vaut bien plus que 10 discours. Et on a voilà beaucoup de retours de de de jeunes qui nous disent "Ah en fait c'est moderne, c'est cool, c'estes tendances même parce que maintenant on en parle de plus en plus." Mais voilà ça c'est ça ce rôle d'influence enfin d'influencer les jeunes générations par ce bia là est aussi important.

Et enfin, très concrètement aussi, nous ce qu'on est enfin ce que j'essaie de faire à mon échelle, c'est dans les recrutements. dans les recrutements, essayer de se dire que on essaie de croiser plus les profils, de mélanger les profils business, techniques, opérationnel, de valoriser plus la capacité à apprendre à s'adapter que des parcours très stéréotypés, prépa, grande école d'ingénieur où là c'est beaucoup d'hommes he parce que même en école d'ingénieur polytechnique, car métier, on en parlait, c'est encore bah beaucoup d'hommes dans ces écoles. Donc nous on essaie plutôt de divers de valoriser ce type de de compéten et naturellement bah on diversifie les profils.

Et concrètement dans notre comité de direction bah on a 50 % de femmes donc la directrice de production c'est une femme. C'est pas que la directrice marketing qui est une femme, il y a aussi la directrice qualité RED. Ce sont des femmes.

Donc si je dois résumer très simplement pour conclure cette table ronde, passer du leadership à l'action à mon échelle ce serait de rendre visible donc montrer. Donc ce type d'événement le permet. Donc merci d'ailleurs pour l'invitation.

Euh c'est exposer, donc créer des expériences concrètes. Donc ouvrir l'usine aux plus jeunes, ça permet de qu'il se projette et qu'il y ait ce sentiment de désérabilité qui grandissent en eux. Et c'est élargir les points d'entrée.

Donc ouvrir, élargir les points d'entrée, ce que peut faire notamment la CCI, la BPI avec tous ces programmes. Donc voilà. Donc je terminerai là-dessus.

Si je suis ici devant vous aujourd'hui, ce n'est pas parce que j'étais destinée à faire l'industrie, c'est parce que j'ai été exposée qu'on m'a donné l'opportunité et je pense qu'on a tous une mission collective aujourd'hui. C'est faire en sorte que ce soit plus un hasard mais que ce soit naturel pour les femmes, jeune femmes, jeunes filles de se dire à 10 ans bah oui, moi j'ai envie de travailler dans l'usine, j'ai envie d'être directrice d'usine quand je serai plus grande. Voilà.

Merci pour ce vent d'enthousiasme. Euh Anne Sophie, on te passe la parole. Merci beaucoup.

Euh mesdames les présidentes, monsieur le président de CCI France, mesdames et messieurs, mes chers collègues, merci beaucoup euh pour ce témoignage très frais qui fait beaucoup de bien avec une belle touche féminine et cette fraîcheur qui vraiment a été un très beau témoignage. Euh je vous remercie tous pour vos témoignages extrêmement intéressants. Et avant d'en venir au fond du sujet, je souhaite d'abord remercier chaleureusement mesdames les présidentes Verrien et Pauline Martin à la délégation aux droits des femmes et à la délégation aux entreprises d'avoir bien voulu associer à cette table ronde le groupe d'étude sénatorial sur l'industrie que j'ai l'honneur de présider. que l'industrie fasse l'objet d'une réunion commune entre la délégation aux entreprises et le la délégation au droits des femmes, c'est dire combien les problématiques industrielles irriguent l'ensemble de la société.

Vous l'avez dit mesdames et messieurs, les femmes demeurent sous-représentées dans le secteur industriel à forcerie dans les métiers de la conception et de la production. Cette sous-représentation s'accentue tout au long de la carrière plus encore que dans d'autres secteurs. Malgré la loi Rix1. 42 % des grandes entreprises industrielles n'ont pas atteint le seuil de 30 % de femmes dans leur instances dirigeantes au 1er mars 2026. 10 points de plus que pour l'ensemble des grandes entreprises.

Cette situation ne relève pas d'un hasard mais bien de la persistance de pesanteur historique et des stéréotypes de genre. Je ne m'attarderai pas sur le désamour des filles pour les sciences et les mathématiques, mais plutôt sur l'image que renvoient les métiers industriels, encore trop souvent perçu comme masculin, parfois encore physiquement exigeant, vous l'avez dit, mais aussi parce que peu flexible, rendant bien évidemment plus difficile la conciliation entre vie professionnelle et vie privée, euh vie familiale. Euh nous l'avons évoqué, mais je crois que pour attirer les femmes dans l'industrie, c'est d'abord l'attractivité. de l'industrie en général qu'il faut améliorer en luttant contre les préjugés bien évidemment qui la plombe et ce dès le plus jeune âge, je vous l'avais dit, je ne m'imaginais pas être un jour dans une industrie.

Je voulais être maîtresse d'école ou vétérinaire. Voilà, je pense qu'on a encore vraiment effectivement beaucoup de chemins à faire et et dès le plus jeune âge, on doit effectivement travailler à l'école, à la faveur bien évidemment des stages de découverte. Vous l'avez dit encore, rentrer dans une usine permet aussi de casser les stéréotypes, mais aussi auprès du grand public, redorer bien évidemment le blason de l'industrie, auprès des parents, des amis, des conjoints ou futurs conjoints parce que c'est une aventure familiale évidemment, c'est aussi lever un frein à l'orientation des filles vers ses carrières.

Il faut aussi dire aux femmes et aux filles que l'industrie est un vecteur d'émancipation. vous paraissez très émancipé aussi avec des dizaines de milliers de postes à pourvoir chaque année à tout niveau de qualification et des salaires en moyenne plus élevés que dans les autres secteurs parce qu'on cherche tellement de femmes dans l'industrie que du coup le la moyenne des salaires est plus élevée. La transition écologique et numérique nous donne une formidable opportunité d'attirer davantage de femmes vers l'industrie avec l'émergence de nouveaux métiers moins physique dans des domaines de l'ingénierie, du traitement des données, de la RD.

Ces nouveaux métiers sont d'ailleurs aussi davantage porteur de sens pour les nouvelles générations face aux enjeux contemporains, notamment les enjeux de souveraineté, de soutenabilité de nos modes de vie. Le redressement du taux d'emploi féminin dans l'industrie est aussi un enjeu majeur pour l'industrie elle-même. Toutes les études économiques montrent qu'un accroissement de la mixité en entreprise est corrélé à un accroissement de la productivité, vous l'avez dit madame Molina, mais aussi et surtout de la capacité d'innovation avec des produits mieux adaptés aux besoins de l'ensemble de la population.

Selon un récent rapport de l'inspection générale de l'enseignement supérieur et de la recherche, améliorer l'accès des femmes au métier de l'innovation générait pas moins de 10 milliards d'euros de croissance supplémentaire par an. Nous ne pouvons pas faire l'économie. Euh pour toutes ces raisons, il nous faut agir à tous les niveaux pour réussir la féminisation de l'industrie dès le plus jeune âge à l'école pour susciter des vocation au moment de l'orientation dans l'enseignement supérieur pour faire tomber les préjugés de genre diversifier les profils dans les entreprises pour garantir des parcours professionnels soutenables et quitables et dans la société tout entière pour valoriser les carrières industrielles à rebour du réflexe NIMBI qui prévoit encore trop souvent chez nos conc citoyen.

Pour ma part, je tiens à ce qu'on parle plus d'équité que d'égalité. Nous avons tous nos différences, nos points forts, nos points faibles. Et déjà nous comparer aux hommes, c'est le premier recueil.

Nous sommes qui nous sommes. Qu'on soit homme, qu'on soit femme avec nos qualités, nos défauts, nos forces, nos faiblesses. Et je pense que la première des choses est déjà d'éviter cette comparaison et de se dire que je vous ai entendu dire madame Molina, les hommes nous font pas encore assez confiance.

Est-ce que nous nous faisons suffisamment confiance ? Je pense qu'on a aussi un problème de légitimité et qu'il faut bien évidemment travailler aussi sur notre capacité à prendre ses postes avec à plomb parce que effectivement avec nos forces et nos faiblesses, nous pouvons faire la différence et au-delà des métiers de l'industrie, ne serait-ce que être femme sénateur, c'est aussi déjà parce qu'on a on n pas beaucoup de 38 % de femmes au Sénat, on doit toujours et et cette capacité, cette volonté de vouloir prouver deux fois plus que les autres que nous sommes capables. Bah peut-être qu'il y a aussi un petite introspection à faire mesdames en se disant "Avons-nous vraiment besoin de nous comparer ? puisque nous sommes quand même aujourd'hui ici et c'est bien la preuve et d'ailleurs il y a plus de femmes que d'hommes.

Je remercie les hommes d'être venus sinon si peu nombreux mais quand même présent mais c'est ça vous l'avez dit on a besoin des hommes et des femmes pour créer cette société pour la faire évoluer. Nous avons parcouru du chemin. Il en reste encore beaucoup à parcourir, mais peut-être que la première des choses n'est pas de se comparer, mais de se dire que nous avons la chance effectivement d'être là dans une certaine notion d'équité et non d'égalité.

Merci beaucoup Marie-Claude. Merci madame la présidente, madame la vice-présidente de de me donner la parole ce matin. Alors ça va être un peu redondant parfois mais euh mais ce que je voulais dire c'est que les données que nous partageons dressent un constat clair que nous connaissons tous et toutes.

Les femmes restent encore largement sous-représentées dans l'industrie alors même que ce secteur est au cœur des transformations économiques, technologiques et écologique. Je serai brève sur ce diagnostic pour me concentrer davantage sur des exemples concrets issus de mon territoire dans le département du nord et plus particulièrement dans le dkerercoquis. Aujourd'hui, selon l'INC, les femmes représentent 28,5 % des effectifs industriels en France, un chiffre globalement stable depuis une dizaine d'années.

Mais cette sous-représentation s'accentue à mesure que l'on progresse dans la hiérarchie, les métiers techniques, les fonctions de direction et les instances de décision restent encore majoritairement masculin. Dans le DINERQ, cet écart est encore plus marqué. Les femmes ne représentent que 17,7 % des effectifs industriels, soit un niveau inférieur aux moyennes régionales et nationales.

Et pourtant, cette réalité, on l'a dit, ne reflète ni les compétences ni les aspirations. Les jeunes femmes sont de plus en plus diplômées, même dans les filières scientifiques, ça s'améliore mais elle s'oriente encore trop peu vers l'industrie. Cela traduit à la fois un déficit d'attractivité et des représentations encore très ancrées.

À Dinquerc notamment, on a encore les chantiers de France tous en mémoire. Ces écarts s'expliquent par plusieurs facteurs bien identifiés. Des stéréotypes persistants, une méconnaissance des métiers, on en a parlé à plusieurs reprises, des freins organisationnels notamment en matière de conciliation des temps de vie et une culture industrielle encore en transition sur ces enjeux.

Au-delà du constat, un point doit être souligné. La féminisation de l'industrie est un levier de performance, d'innovation et de souveraineté. Face à ces enjeux, les territoires sont souvent en avance et constituent de véritables laboratoires d'action.

Le DERQa, terre emblématique de la réindustrialisation et de la transition énergétique, est une illustration concrète dans le cadre de la dynamique de main d'inquerc énergie créative. Un écosystème particulièrement dynamique s'est structuré autour des grands projets industriels sur le territoire de la communauté urbaine de Derkque. L'initiative Écosystème D joue un rôle clé pour rendre ces mutations visibles, compréhensibles et accessibles à tous.

Concrètement, ces actions de vulc de vulgarisation, pardon, sont déterminantes. Elles consistent à expliquer l'industrie d'aujourd'hui et de demain à travers des formats pédagogiques, des visites de sites, vous en parliez madame Nécalier tout à l'heure, des rencontres avec les entreprises et des tempses d'échange avec les jeunes et les demandeurs d'emploi. L'objectif est clair, démystifier l'industrie, casser les clichés, notamment ce qui éloigne encore les jeunes femmes et montrer la diversité des métiers. y compris les plus qualifiés et les plus innovants.

Mais cette dynamique ne peut se produire pleinement ne peut produire pleinement ses effets sans un autre levier essentiel, la formation. Sur le territoire, un travail important est engagé pour adapter l'offre de formation aux besoins des entreprises et aux évolutions des métiers industriels, notamment dans les domaines liés à la transition énergétique et aux nouvelles technologies. Cela passe par plusieurs axes.

Le développement de formation technique plus accessible et mieux valorisé auprès des jeunes femmes, le renforcement des passerelles entre formation initiale, formation continue et reconversion, l'intégration de parcours plus flexibles permettant de sécuriser les trajectoires et une meilleure articulation entre les acteurs de la formation, les entreprises et les structures d'accompagnement. L'enjeu est double. répondre aux besoins de recrutement des entreprises tout en permettant aux femmes de s'insérer durablement dans ces métiers et d'y évoluer.

Car on ne s'oriente pas vers les métiers que l'on ne connaît pas et on ne s'y maintient pas non plus sans accompagnement ni perspective d'évolution. J'aime beaucoup la notion de métier désirable. Les territoires urbains ne sont pas seuls à agir.

En Flandre plus rural, la campagne Femme et Industrie portée depuis 2022 par la mission locale des rives de la et de la Colme vient compléter ce travail. Son objectif est triple : élargir le choix d'orientation des jeunes femmes, répondre aux besoins de recrutement des entreprises, favoriser la mixité dans un secteur en tension. et l'action repose sur des leviers concrets, des immersions en entreprise, des rencontres entre professionnels et un accompagnement individualisé pour sécuriser les parcours.

Les résultats témoignent d'une dynamique réelle. En 2025, sur cette seule mission locale, 78 femmes engagées dans la campagne avec une progression continue depuis 2023. plus de 100 entreprises et partenaires mobilisés pour en citer quelques-unes ADCO, Aluminium d'Inkerc, EDF, Arcelor Mital, LAFPI, Alliance Emploi, Université du littérorat de la Colle de PAL, Prologium et cetera, mais aussi une implication croissante des acteurs économiques.

Ce que montre l'exemple d'incarquoi est très clair lorsque l'on combine pédagogie, accompagnement, formation adaptée et mobilisation des entreprises. Les représentations évoluent et les parcours professionnels se transformment. L'orientation reste en effet fortement déterminée par les représentations que l'on se fait des métiers.

Au fond, cette réussite repose sur des facteurs clés : une mobilisation collective des acteurs économiques, des actions concrètes d'immersion et de projection, une offre de formation adaptée et accessible, un accompagnement dans la durée pour lever les freins sociaux et culturels, autrement dit de la coordination, de la sensibilisation et du temps. Le passage du leadership à l'action suppose désormais d'amplifier ces dynamiques. Mieux faire connaître les métiers industriels dès le plus jeune âge.

Renforcer, adapter l'offre de formation aux enjeux industriels de demain. Multiplier les actions de sensibilisation et de vulgarisation. Valoriser les rôles modèles féminins et adapter durablement les environnements de travail.

L'enjeu est clair. Il ne s'agit pas seulement d'ouvrir les portes de l'industrie aux femmes, mais de faire en sorte qu'elle puisse s'y projeter, s'y engager, y évoluer et réussir. Dans un contexte de tension de recrutement, la mixité n'est pas seulement un enjeu d'équité, c'est aussi un levier de compétitivité, de pérennité pour nos territoires industriels.

C'est à cette condition que nous réussirons pleinement la réindustrialisation. Bien, merci mesdames et messieurs pour vos brillantes interventions. Euh je pense que vous bouillez dans la salle.

Donc la parole est à la salle. Nous avons déjà quelques sénateurs. Alors euh les sénateurs sont très bavards.

Sénateurs et sénatrices sont toujours très bavards. Donc n'hésitez pas mesdames et messieurs, à à prendre la parole. On va peut-être lancer avec Marie-Pierre Monier, hein, peut-être.

Oui, on peut déjà donner deux. Alors, les sénatrices sont souvent moins bavardes que les sénateurs d'ailleurs. Euh, c'est petit esprit de concision.

Marie-Pierre Monier et Olivier Richard. Merci mesdames les présidentes. Bonjour à toutes et tous.

Une table ronde qui pourrait pu prinsre dans le rapport sur femme, filles et sciences et qu'il y en ait un un beau prolongement. Et bien, on est encore loin de la parité, hein. J'ai bien entendu 30 % de femmes dans l'industrie d'après l'INC et je crois que le président de la CCI a dit moins de 20 % de chef d'entreprise avec un écart salariale de 14 %.

Il y a du boulot. Va falloir que la France se retourse les manches hein. Quand j'entends que dans certains autres pays, on a plus de chercheur que ce qu'on a.

Pour moi, ça va pas le faire. Le plafond de verre est vraiment trop présent. Ceci dit, je voulais savoir parce que vous avez fait la CCI une enquête en 2025 et vous avez émis des recommandations en particulier une instauration de quota pour garantir l'égalité professionnelle dans l'industrie.

Moi, j'aimerais savoir si c'est un vœup pieu ou si vous avez commencé à faire infuser des mesures pour que ces quotas dans le recrutement soit là et savoir aussi si vous avez réfléchi à former celles et ceux qui vont recruter sur les biais de genre parce qu'on en parle beaucoup des stéréotypes mais une façon qu'ils ne se reproduisent pas c'est en effet que celles et ceux qui vont être aux manettes pour mettre les femmes dans des postes à responsabilité tout simplement dans l'industrie, c'est en effet qui ne reproduise pas ces stéréotypes. Vous avez précisé que malheureusement le home production pèse lourd sur les femmes et la vie privée. En effet, il faudrait que là aussi on arrive à être un peu plus allant sur ce sujet.

Euh est-ce que vous avez euh des exemples sur euh concrètement dans les entreprises enfin dans dans le monde industriel où on met en place par exemple des crèches ou des solutions de garde parce que malheureusement ça nous retombe parfois sur sur les épaules. Est-ce qu'il y a des choses qui existent ? Ensuite, j'étais enseignement professeur de mathématiques et et c'est vrai que le sujet pour que les filles arrivent à faire à rentrer dans des postes qui demandent une compétence scientifique importante, c'est que dès le plus jeune âge, même avant le bac, elles aient conscience de leur possibilité.

Il faut qu'on se libère un peu du syndrome de l'imposture. Nous les femmes, hein, ça on l'a très profondément encré. On va se poser beaucoup de questions dont celle qui est est-ce qu'on en est capable ?

Qu'est-ce qui est fait ? J'ai entendu que dans les Haut-Def, il y avait des visites qui étaient faites dans le et le second degré. Est-ce que ça ça a été dupliqué à l'ensemble de la France ?

Et puis je veux m'élever en faux quand j'ai entendu qu'il y avait un désamour des filles pour les sciences. C'est pas vrai, hein. On nous explique nous et on nous fait en sorte comprendre que mais il y a pas de désamour.

On aime ça aussi. On est capable en effet de s'y de s'y épanouir. Voilà.

Je ne serai pas plus longue. Merci. Olivia.

Merci madame la présidente, merci madame l'autre présidente et merci à toutes et à tous pour vos interventions. Juste pour dire que pour être membre de la délégation aux droits des femmes de cette assemblée et assister à un grand nombre d'événements, il y a un nombre particulièrement élevé d'hommes aujourd'hui. Il y en a plus que d'habitude. et pour excuser nos deux collègues qui viennent de partir et dire qu'ils n'ont pas été vexés par le propos de la présidente Verrien, ils avaient juste une autre réunion.

Donc les femmes parlent moins longtemps que les hommes. Je vais essayer d'accélérer pour souligner que en effet le rapport de la délégation sur femme et sciences et je le dis d'autant plus que je n'étais pas capporteur a été absolument remarquable et on a appris énormément de choses notamment sur l'importance de l'éducation. C'est là que ça se joue.

Je réagis à ce que vous dites madame. Euh on n'est pas câblé pareil parce qu'on n'est pas élevé de la même façon hein. Les femmes sont élevées pour prendre soin des autres.

Et les garçons pour être compétitifs à la délégation, nous pensons majoritairement que l'enjeu n'est pas d'apprendre aux petites filles à ne plus s'occuper des autres, c'est d'apprendre aux petits garçons à s'occuper des autres aussi. Euh cela étant dit, on a l'occasion de rencontrer des gens comme vous engagés et qui nous apprennent beaucoup. Je pense notamment à Marie-Christine Maeas euh qui pilote les ateliers entreprise et mixité et qui prouve que même les femmes au top qui arrivent qui parviennent au top des entreprises euh lors des réunions de ces très grosses entreprises, elles attendront si un homme prend la parole en premier que tous les autres hommes qui souhaitent le faire et parler avant de le faire elle-même.

D'où l'importance du mentorat et qui peut être également fait par les hommes, les dirigeants d'entreprise et c'est bien le but de ce sign tank, pardon pour l'accent, qui implique, qui mouille, qui embarque les les dirigeants d'entreprise pour ce programme de mentorat. Euh je suis euh très sensible en tant que sénatrice représentant les Français établieurs de France au rayonnement de la France euh et de ses entreprises à l'étranger. Nous avons un réseau qui est la CCI FI euh qui partout dans le monde c'est un statut associatif qui a pour objet de favoriser le développement économique et l'entrepreneuriat français à l'étranger. et j'espère que eux aussi ont ce genre de programme parce que force de constater que il y a beaucoup de bonnes volontés et merci pour ça.

J'espère à ce titre que vous arriverez à mettre fin à la taxe rose qui consiste à faire payer plus cher le même produit parce qu'il est rose. Je n'en doute pas. Je je j'en ai vu encore au supermarché la semaine dernière et le pire c'est que ça marche.

J'ai eu envie d'acheter le truc rose. Euh j'ai acheté le truc bleu par esprit de contradiction parce que je suis un peu éduquée. Et je termine par une anecdote parce que j'ai été frappée par l'utilisation de de certains titres et je dis ça absolument sans aucun jugement.

Chaque femme est libre de se nommer comme elle le souhaite. Néanmoins, quand j'ai été en campagne pour la sénatoriale, j'avais un mentor d'un âge un homme plus âgé que moi et qui a été absolument déterminant dans dans ma carrière et qui m'a dit "Olivia, si vous êtes élu au Sénat, je vous appellerai madame le sénateur parce que ça fait plus sérieux." Et donc je m'appelle madame la sénatrice outre Olivia.

Et donc peut-être que lorsqu'on parle de rendre visible, de valoriser, de montrer des modèles, il faudrait parler de directrice et pas de directeur mais c'est mon opinion. Merci beaucoup. J'ai l'impression que les questions s'adressaient beaucoup aux hommes comme cela dit.

Donc mais je vais vous laisser répondre maintenant. Nous allons vous laisser répondre très brièvement deux choses. Il se trouve que je participe, j'ai présidé pendant 2 ans un jury chez Litstech qui récompense les entreprises dans le secteur de la tech pour ce qu'elles font en matière de justement de facilitation de la home production pour les pour les femmes.

Donc les conditions qui sont offertes aux femmes dans l'entreprise. Donc il y a des choses qui existent, qui se font, qui sont valorisées notamment par ce type de de prix. Mais c'est vrai que c'est un un vrai sujet.

Et l'autre chose, on a beaucoup parlé des stéréotypes, mais je voudrais parler également des micro viiolences que peuvent subir les femmes au quotidien, surtout quand elles sont minoritaires dans une industrie quelle qu'elle soit ou même dans des filières d'études, c'est-à-dire des propos qui au quotidien vont leur renvoyer qu'elles ne sont pas à leur place. Alors à l'école c'est tiens tu as eu une bonne note en math mais comment ça se fait pourtant tu as une fille. Alors la première fois on en la deuxième fois on en puis la troisième fois soit on se révolte soit on finit par le l'intégrer et et s'autocensurer.

Et dans l'entreprise pareil quand on va se retrouver dans un milieu très masculin et bien on risque de subir au quotidien ce genre de de propos qui finalement font sentir qu'on n'est pas à sa place. Donc là aussi, il y a probablement des progrès à faire pour prendre en compte le bien vivre ensemble dans dans l'industrie. Monsieur le président, je crois qu'il y avait beaucoup de questions qui s'adressaient à vous.

D'ailleurs, j'en complète parce que je crois que ma collègue Marie-Pierre Monier avait oublié une petite question puisque vous avez au niveau de la consultation menée par la CCI, il y avait un paragraphe sur la sensibilisation des managers contre le sexisme, mais elle voulait savoir ce qui est mis en place pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes dans les entreprises. Ben non mais non mais sur ce dernier point, je crois qu'il y a il y a le bon sens, la loi, les lanceurs d'alerte, il y a tout ce qui existe sur le sujet et c'est pas que le sexisme hein. Donc puisque là on parle de sauf heur de ma part de délit et et donc il y a toute la loi qui est à la disposition de ce sujet-là.

Voilà. Euh nous nous euh il y a deux sujets. Alors, j'ai peut-être pas pris toutes les questions parce que je pensais pas qu'elle s' adressé à moi, mais il y a deux points par contre sur lesquels je voudrais revenir.

Euh c'est euh sur des initiatives que je n'ai pas cité et que tu as cité et qui ont été fait avec l'école des arrêts métiers dont je suis issu, c'est euh l'opération usine ouverte. Et là, j'ai besoin d'un coup de main. Euh nous avons besoin d'un coup de main parce que on a des entrepreneurs et et des chefs d'entreprise et des chefs qui mettent à disposition leur entreprise, mais il faut y amener les enfants.

Et donc pourquoi je je voudrais qu'on lance une grosse opération ? Parce que je crois que ça commence là. On prend des enfants de tout âge mais il faut les amener jusqu'aux usines.

Et donc je suis à la recherche, nous sommes à la recherche de bus de bonne volonté pour amener nos enfants. Voilà. Et si je crois que s'il y avait un élément de démocratisation qui serait magnifique de la part de la féminisation et des métiers de l'industrie, c'est celui-là depuis tout petit faire en sorte de leur faire visiter les usines.

Donc c'est une grosse opération. Moi, je peux être je sais pas un catalyseur, un porte-parole, mais là j'ai besoin d'un soutien. C'est un soutien, vous l'avez bien compris, de moyen.

Alors, communication est moyen. Donc, on n pas d'argent. On veut simplement des moyens de locomotion pour les petits.

On fait l'encadrement, on s'occupe de tout ça. Il faut nous aider là-dessus. Si on peut faire large promotion de ces sujets, ça serait extraordinaire.

Donc sur après la sensibilisation des femmes et des hommes à l'industrie et notamment des femmes. Il y a une grande opération que je n'ai pas cité mais je vais vous rappeler. Il y a donc le mois de la découverte des métiers et dans le mois de la découverte des métiers il y a les nuits de l'orientation. 150000 personnes sont venues euh nous rencontrer et donc c'est là qu'on fait la promotion des métiers et des métiers de l'industrie aussi de la féminisation. une invitation peut-être à l'ensemble des sénatrices et des sénateurs et de toutes les bonnes volontés. 150000, on n'est pas à la maille.

Une fois de plus, on n'est pas à la maille. Vous êtes toutes et tous invités, ça suffit dans vos territoires à venir participer à ces nulations et surtout aidez-nous à amener des jeunes. Communiquons là-dessus.

Si on pouvait se faire financer à l'heure des finances publiques où il y a beaucoup d'argent, mais il y a peut-être quelque chose d'utile, mes amis, c'est peut-être se faire financer une petite campagne de com sur le sujet, sur tous les médias qui sont à notre disposition. Nous, on est prêt à concevoir la campagne de com nous, chambre de commerce et d'industrie, mais avec votre aide, mais aidez-nous à la diffuser. Ça pourrait se faire justement en amont donc de ces opérations usine ouvertes et en amont de ces cette semaine, ce mois de l'orientation.

J'ai pris une autre une autre une autre action que j'ai entendu CCI madame la sénatrice vous représentez si j'ai bien compris donc nos collègues qui sont à l'extérieur de nos frontières. Non, on n'a pas d'initiative là-dessus, mais comme je suis vice-présidente de CCI et que je suis membre du conseil d'administration et que je suis le premier financeur, je crois, de l'opération, je m'engage à ce que sur tous nos territoires, c'estàdire 121 chambres de commerce, non 105 chambres de commerce à l'étranger, on a une initiative sur donc les femmes dans l'entreprise bien sûr et les femmes dans l'industrie. J'avais pas compris que tout le reste était pour moi.

Donc, j'ai peut-être oublié de noter des choses. Mais voilà, si toutefois et peut-être j'ai une recommandation, on meurt dans ce pays de l'émettement des budgets, de l'émiettement des actions, de la non priorisation, ça veut dire au fond de la non décision. Et vous voyez tout ce qui a été dit aujourd'hui, je crois qu'il y a plein d'idées et je trouve ça génial.

Si toutefois on pouvait s'en donner une, n'importe laquelle, mais qui a de l'impact et on pouvait aller jusqu'au bout, aller à fond là-dedans, ça serait magnifique. Moi, je suis à la recherche et je le dis, je dis à pas longtemps premier ministre, arrêtez de nous en mettre partout. Donnez-moi un ou deux sujets sur lesquels on va pouvoir faire de l'échelle parce qu'on souffre du non passage à l'échelle.

Et le dernier point peut-être, c'est sur le ton de l'humour. Je suis très heureux d'avoir recruté une nouvelle femme au sein des chambres de commerce et d'industrie parce que la jeune dame juste à ma gauche qui est là a été extraordinaire. Elle peut pas sortir de cette salle sans s'être engagée avec nous.

Donc on va venir te recruter. Tu peux pas échapper à ça. Voilà.

Voilà. Si j'ai pas répondu, reposez-moi d'autres questions. Bien.

Merci. Merci pour la touche d'humour. Merci pour effectivement les réponses au pieds levés sans avoir euh tout noté.

Moi, j'ai juste une question et après je je vous en supplie, prenez la parole, hein. Il n'y a pas que les élus qui ou que les parlementaires qui doivent prendre la parole. Euh on a beaucoup évoqué euh l'aspect euh éducatif, euh prendre effectivement euh les enfants assez tôt euh euh pour les initier euh à l'industrie. ce qu'on constate sur nos territoires parce qu'on a tous essayé de le faire, on s'est tous battu pour ça, c'est que quand même on a alors je je vais dire un mamouth mais prenez-le avec de l'humour qui est quand même l'éducation nationale et rentrer dans les établissements scolaires, c'est facile quand on a un chef d'établissement qui est partie prenante.

C'est quand même très très compliqué quand il y a des enfin en tout cas il y a un certain nombre de freins sur les territoires. Donc avez-vous une recette miracle ? Non.

La recette miracle c'est insister et accepter de se faire claquer la porte au nez comme ça m'est arrivé. Par contre la recette miracle, je suis désolé, je suis pas le roi de l'obligation des règlements, mais voyez pendant ce mois de l'orientation, ce mois de la semaine, ce mois des métiers, de la découverte des métiers, pardon, est-ce qu'on pourrait pas obliger entre guillemets ou envoyer une directive en disant ouvrez vos écoles parce que ça serait vachement plus efficace parce que moi je fais des témoignages comme toi tu l'as fait euh dans les écoles, mais on pourrait en profiter pour libérer un espace et dire pendant parce qu'il faut des périodes déterminées, voyez Donc on a un mois entre mi-novembre et mi-décembre donc où on fait ces soirées dans nos CCI mais aussi dans les université, dans les entreprises partout. Est-ce qu'on pourrait pas en profiter pour inciter ?

Et donc allons voir les ministres compétents sur le sujet, inciter donc les collèges, les écoles à nous ouvrir leurs portes et nous de notre côté, on trouvera la contrepartie, c'est-à-dire des chefs et chefs d'entreprise qui ront dans les écoles pour faire des présentations. Voilà. Donc on m'a plus souvent claqué la porte au nez comme l'a ouverte.

Je suis très honnête avec vous. Donc j'ai pas de solution mais peut-être qu'on pourrait inciter ensemble. Euh vous avez un pouvoir certain, le Sénat a un pouvoir certain et nous on a une grande envie d'avancer sur le sujet.

Je voudrais juste compléter par rapport à l'éducation nationale que pour dire qu'Élisabeth Borne a mis en place un plan fillé math et donc là je tenais à le saluer puisque l'idée est entre autres de mieux former les professeurs des écoles dont on sait que puisque la séparation se fait au cours préparatoire et que nos professeurs des écoles sont des femmes qui ont fait des lettres pour ensuite devenir professeurs des écoles qui en règle générale ont assez peu d'appétences pour les mathématiques et semble-t-il de ce qu'on a pu retenir de notre rapport femme et science transmettre plus facilement aux petites filles qu'aux petits garçons leur manque d'appétence. Et donc on a effectivement un vrai sujet. Donc l'éducation nationale a un vrai rôle à jouer dans la formation justement pour lutter contre les biais pour pour les professeurs, probablement avec une formation mathématique supérieure pour ces professeurs des écoles pour qu'elles se sentent elle-même plus à l'aise parce que je pense que quand on n'est pas à l'aise avec une matière, c'est plus compliqué aussi de de l'instruire.

Euh et puis après euh bah peut-être qu'elles regarderont avec des lunettes un peu différentes ce qui se passe y compris dans la cour d'école et qu'elles veilleront à ce que les espaces soient répartis de façon équitable aussi. Ce qui permettra ensuite d'emmener et filles et garçons visiter les industries et de les faire rentrer dans vos entreprises. Ensuite, monsieur Jini, juste une suggestion pour ce qui est de l'accès aux écoles.

Les entreprises ont beaucoup plus facilement accès aux universités qu'aux écoles et les universités, elles ont plus facilement accès aux écoles que les entreprises ne peuvent le faire. Et donc peut-être que des actions conjointes universités entreprises en direction des écoles pourrait mieux fonctionner que un un accueil direct des des entreprises dans les écoles. Je vais reprendre la parole parce que vous avez fait remarquer fort justement que je répondais au pied levés à des questions que je n'ai pas préparé.

Mais dans cette salle, il y a Joséphine, mesdames, qui est ici présente et qui m'a soufflé un élément sur les luttes contre les violences sexistes. Et vous dire que à l'initiative d'Aurore Berger, et j'avais oublié donc il y a un programme qui a été lancé. Qu'est-ce que nous faisons nous chambres de commerce à l'industrie ?

Donc on fait le relais de communication sur le sujet et via nos conseillers RH, on doit en avoir à peu près 400 dans le réseau plus les conseillers généralistes. On sensibilise les RH des entreprises sur le sujet. Voilà, j'avais oublié de le dire mais je cite aussi mes sources cher Josephin euh Marie-Claude l'ermite voulait faire un complément.

Oui, merci madame la vice-présidente. Je voulais faire un complément monsieur le président sur le allé vert. Je voulais alors je suis un peu chauvin effectivement sur mon carquis mais il y a aussi un programme qui s'appelle la fabuleuse factory qui a lieu une fois par an voire deux fois certaines années où les entreprises se concentrent alors sur un endroit symbolique à un kercque soit le bord de plage à Malo soit la plage en bas mais toutes les industries sont là et les scolaires viennent il y a toute une organisation pour que les collégiens les lycéens et les étudiants puissent venir et c'est à nouveau éc écosystème D dont je parlais tout à l'heure qui est chargé de la vulgarisation de de tout ce qui est industrie et décarbonation qui organise cet événement et voilà ça permet ça permet de de déjà pouvoir passer les informations et et il y a aussi quelques vidéos qui sont faites par les industries à destination des écoles.

Alors je vais prendre l'exemple de prologium qui est quand même emblématique chez nous et donc il y a une petite vidéo qui circule et qui montre aux enfants, voilà de façon très très ludique ce qu'est cette industrie. Voilà. Donc il y a déjà des choses qu'on peut engager.

Je pense que ça doit rejoindre votre un petit peu votre industrieeland. Alors il y a Industrieland et il y a eu parce que je suis un petit peu chuvine aussi madame la sénatrice sur l'île Viva Fabric et qui a été qui est dans le même esprit hein puisquil y a eu Paris, Marseille et et Lille. Et je peux vous dire que les gamins en sortant, ils avaient la banane quoi.

Et euh il testent, il y avait des expériences et ça il faut développer. C'était soutenu principalement par le DF mais pas que. Mais oui, c'est important.

C'est important. Et ce que j'ai envie d'ajouter par rapport à vos différentes interventions, c'est que nous chef d'entreprise, on doit se mobiliser mais je pense qu'on doit aussi alors je balis devant ma porte hein, je le fais pas assez parce qu'on a quand même des entreprises à gérer dans des environnements qui sont pas toujours faciles mais je pense que ce qu'il faut c'est embarquer aussi nos jeunes générations. Moi j'ai une grosse fierté.

J'ai eu des filles qui sont arrivées dans mon bureau qui sortaient d'université, monsieur Jouini qui avait fait des doctorats et qui avait intégré mes der et qui me disait "Mais Corine, vous savez maintenant on est arrivé à dire que à des universitaires que c'était bien qu'on pouvait prendre plaisir dans l'usine et enfin dans l'usine, pas dans l'usine parce que justement dans l'industrie, il y a pas que des métiers d'usine hein, j'en suis la preuve vivante mais je pense que c'est important qu'on prenne le temps aussi de communiquer sur ça, ça donne du sens à nos filles et et elles sont encore meilleures ambassadrices que nous et on gagne parce que ça piète et ça parle entre jeunes et c'est beaucoup plus puissant encore que ce qu'on peut dire de notre grand âge. Merci madame. Vous vouliez prendre la parole et puis après ça sera Lord Arcos.

Je vous laisse vous présenter. Oui, bonjour. Du coup, Mathilde Bourrion.

Alors moi, j'interviens un peu plus tard dans le programme pour la présentation de bah pour les échanges autour de mon entreprise. Donc moi, je suis directrice générale d'un groupe d'une dizaine de filial dans le grand test. Et alors effectivement, il y a plein d'initiatives autour des jeunes mais moi j'ai un vrai problème, c'est quand je vois que dans les écoles, les collèges, les lycées, on conseille aux jeunes en fait enf en fait on ne sait même pas les conseillers parce que du coup on parle OK, on parle des filles là qui ont des problèmes mais en fait les conseillers ne savent même pas expliquer ce qu'on fait dans l'industrie.

Et en fait là je vois parce que du coup dans l'industrie moi je sais qu'une grosse source de recrutement c'est quoi ? l'apprentissage. Et en fait aujourd'hui, j'ai des filiales, j'ai des filières qui ferment parce qu'en fait on se rend compte que dans les écoles, on ne sait même pas présenter nos métiers.

Donc au-delà des filles et des garçons, on ne sait même pas ce qu'on fait dans l'industrie. Et là, il y a un vrai problème. Comment voulez-vous qu'on montre l'exemple à des jeunes qui sont si jeunes et qui sont influençables et du coup qui sont influencés par des personnes qui ne savent même pas ce qui se passe et ça c'est un vrai problème.

On a fait effectivement usine ouverte, c'était il y a peu moins d'un mois et en fait on a fait complet et comme beaucoup d'usines dans les vauches parce qu'en fait ça a été prené par des professeurs qui ont été issus du monde industriel et qui connaissaient nos métiers. Sinon le reste en fait ne comme mais en fait ils savent même pas pour nous enfin on est des extraterrestres et en plus moi je suis une sous-traitante dans l'industrie donc en gros j'ai pas une belle étiquette je suis pas un safran, je suis pas un alstom donc du coup je bosse pour ces entreprises là et en fait on ne sait même pas ce que je fais et on on est incapable de dire vous avez quoi comme métier chez vous donc du coup comment on sait pas vendre mes métiers bah en fait on s'est pas proposé ni aux garçons ni aux filles et là je pense qu'il y a un vrai problème c'est sur l'accompagnement et l'encadrement en fait des personnes qui encadrent justement ces futurs jeunes enfin ces jeunes qui vont venir dans nos entreprises. Merci pour la ferveur avec laquelle vous l'exprimez.

Alors, je pense qu'il y a pas de réponse, hein. C'est une c'est un c'est un constat. Lor, oui, merci beaucoup.

Alors, moi aussi, je suis enfin je suis coapporteur de la mission femme et science, sénatrice de l'essonne et donc du plateau de sa clé. Je connais quelques-uns parmi vous bien évidemment. Moi, je bois du petit lait depuis tout à l'heure parce que je ma ma ma présidente le sait, mon combat c'est l'orientation.

Et en effet, le problème c'est que les entreprises n'arrivent pas à rentrer dans le milieu éducatif. Euh j'ai une association que je que j'aide he qui s'appelle une voix pour tous qui est un jeune homme qui euh a décidé de forcer la porte euh des collèges et notamment des conseils d'administration de collège pour qu'il y ait un membre euh du monde de l'entreprise euh ou même voire simplement d'une mission locale au sein des conseils d'administration pour que comme vous l'avez dit madame les les les CPE et les chefs d'orientation enfin d'abord l'ONICEP est nullissime enfin on a voulu leur carrément leur supprimer tous leur budget, ça n'existe plus. On avait des fiches UNICEP, aujourd'hui ça n'existe même pas.

Et donc ce monde de l'éducation est complètement au décalage par rapport au monde du travail et il faudrait et donc du coup forcément les gamins on les met en STMG ou des bois de garage et au fond c'est simplement quand ces décrocheurs en mission locale vont découvrir certains secteurs de l'entreprise disant "Ah bah j'aurais pu faire ça depuis le début, j'aurais pu faire une formation professionnalisante dès dès mon lycée et du coup j'aurais pu avoir un métier." Mais moi, je voudrais vraiment vous interroger parce que euh mes collègues reçoivent comme moi à peu près 300 mails de demande de stage de 3e et de seconde et à chaque fois je leur dis euh vous allez être extrêmement déçu parce qu'on a pas le droit de vous emmener dans toutes nos commissions et nos auditions. A priori vous allez pas forcément être tous vouloir être attachés parlementaires.

Mais ils font ça pourquoi ? Parce qu'ils ne trouvent pas forcément autour d'eux de d'entreprises qui vont les prendre. Et je l'ai dit au ministre de l'éducation nationale, mais c'est une obligation dans notre rapport.

On a vu que certaines d'entre vous, en plus de leur métier, en plus de leur famille sont dans des associations pour justement porter la bonne nouvelle entre guillemets et apprendre les métiers euh dans dans les dans les établissements. Mais si en échange il y avait des conventions avec les CCI, moi j'essayé avec les sonnes mais c'est pas encore assez dit. Mais pour que les filles soient prioritaires, les filles soient prioritaires dans les stages de 3e et de seconde dans les milieux de l'industrie ou du numérique, je pense que on arriverait à lever des vocations puisque elles seraiit juste à la charnière de devoir choisir leurs options pour la la première et la terminale.

C'est là aussi où ça se joue parce que quand elles l'ont pas dans le milieu familial, c'est aussi un moyen, un levier entre guillemets pour contourner cette obstruction systématique de l'éducation nationale. Après, je suis entièrement d'accord avec vous et je vous dis ces associations comme une voix pour tous peuvent être des solutions mais il faut en effet continuer vous et nous à dire aux directions académiques qu'il faut laisser les entreprises rentrer dans les écoles. au plateau de sa clé, on a la chance d'avoir tellement de grandes écoles que ils sont habitués et en fait on les forme dès le plus jeune âge mais c'est pas partout pareil et donc je pense que ça se fait le plus tôt possible et notamment à travers ces stages.

Alors je vais juste être la gardienne du temps parce que je crois que vous avez un impératif. Donc nous avons encore 5 minutes et un certain nombre d'interventions. Euh je vais passer donc je vais vous demander d'être extrêmement synthétique.

Je vais passer la la parole à Christelle Abatu et puis ensuite Fanny Ruin. Je crois que Marie euh tu voulais prendre la parole mesdames Fan Ruin. première VP de CCI France, c'est industriel juste pour appuyer et moi aussi je bois du petit lait.

Euh j'ai envie de vous dire appuyez-vous et appuyons-nous encore plus sur le réseau des chambres de commerce et d'industrie parce que nous organisons, comme l'a dit Alindique Rchenzo, dans toutes les chambres la nuit de l'orientation. Euh sur mon territoire à Amien, on s'était amusé à euh bousculer un petit peu les genres, c'est-à-dire que l'ingénieur chez Unitaire était une femme et une jeune. Et euh et comme ça sur euh avec une déclinaison de métier et on voit que nous-mêmes, ce que vous disiez euh madame la sénatrice, on a un regard à changer aussi sur nous-même et surtout et puis sur l'éducation nationale.

Oui, on organise les CCI pour 90 d'entre elles l'an dernier ont reçu 300 jeunes par CCI. Donc des écoles qui sont venues. Effectivement, on a besoin d'aide pour faire venir avec des des moyens pour affrêter des bus.

Mais pour vous partager une expérience que j'ai eu en fait quand on reçoit ces 300 jeunes, on a que des témoignages de femmes, chef d'entreprise et notamment d'industriel. La première question que j'ai posé à un des jeunes, c'est ben pour vous qu'est-ce qu'un chef d'entreprise ? J'ai donné l'exemple hier soir.

Le jeune m'a dit "Ah madame dame, moi je sais." Je dis "Ben vas-y, c'est un homme avec un gros cigare et une Mercedes. Donc s'il vous plaît, travaillons encore plus ensemble parce que encore aujourd'hui, on a ce genre de témoignage.

Merci de votre intervention. Oui, donc Christabatu président de la CCI des deux sèvres. Effectivement, je préfère avec Fanny qui est première vice-présidente de CCI France intervienne avant moi.

Euh donc entrepreneur mais dans le secteur des services, mais j'ai amené effectivement deux jeunes dirigeantes du territoire des de Sèvre donc qui sont au fond et qui n'ont pas osé prendre la parole et donc c'est assez révélateur. Donc Claire Rousseau cheval de l'entreprise Rousseau de Fenou et puis du coup Elsa Lucas voilà du de l'entreprise de TPL effectivement peinture. Je voulais rebondir sur les sur le sujet du financement.

Euh aujourd'hui, l'industrie de manière globale nécessite effectivement d'avoir des des fonds pour accompagner effectivement et traverser en fait les les transitions. Et il y a un certain nombre de de freins en fait qui ont été évoqués. Et moi-même, lorsque j'ai créé effectivement mon entreprise en 2008, j'ai eu un banquier qui m'a posé comme première question "Et votre conjoint, quel est le patrimoine ?" Et je lui ai dit avant même de savoir si mon conjoint du patrimoine, est-ce que vous m'avez posé la question de savoir si moi j'en avais un ?

Et donc bon, j'ai un peu de caractère, j'ai préféré couper court. Mais euh le Sénat, je voulais vous remercier pour cette initiative. Vous avez un énorme pouvoir aujourd'hui encore plus dans le contexte politique.

Euh j'ai toujours été contre les quotas toujours toujours, sauf forcer de constater que les quotas font bouger les choses. Est-ce qu'en terme de financement, il y a pas une action à mener au niveau législatif pour imposer effectivement soit des quotas, soit une proportion, un accroissement, je jette un pavier dans la mar hein, un accroissement effectivement du financement en faveur en fait des des femmes pour permettre à un plus grand nombre effectivement d'entrepreneurs d'avoir moins de difficultés effectivement de de financement. Donc évidemment, c'est jeté brut de décoffrage euh mais je pense qu'un moment donné des fois il faut au moins dans la réflexion euh avoir effectivement un peu de disruption pour pouvoir avancer.

Et je précise que j'ai toujours été contre en fait les les quotas notamment en terme de proportion de femmes dirigeants chef d'entreprise. J'ai toujours été contre sauf que effectivement c'est ces quotas qui ont fait évoluer et je rêve d'un jour où il n'y aura plus de quota parce queeffectivement on l'a dit on a besoin en fait des deux et on est absolument complémentaire. Merci.

Merci madame la présidente. Donc je partage évidemment tout un tas d'interventions qui ont été dites dans mon département. Nous avons de multiples initiatives locales mais que je salue hein.

La semaine du nucléaire, la semaine de l'industrie, la journée de la science, la fête de c, la fête de ça, la féminisation des métiers. On ne devrait plus avoir besoin de tout ça en 2026, mais on en a quand même besoin. Mais c'est comme les numéros verts, vous voyez, il y en a tellement qu'on sait même plus à quoi il ressemble.

Donc, il me semble queon a réellement un souci de lisibilité. Peut-être une fête avec une date comme la fête de la musique qui a très bien marché, il y a une date plus tout le reste localement. Mais sur le plan national, une certaine référence qui marquerait parce que évidemment que nous sommes 50 % de l'humanité, on a notre place partout.

En ce qui concerne la prévention des violences sexistes sexuelles, c'est dans tous les milieux et évidemment dans l'industrie, il y a des initiatives qui sont remarquables comme par exemple faire virer les salaires à madame, pas sur un conteint, ce genre de toute petite chose. Mais qui devrait faire tache d'huile ? Parce que ce changement de mentalité, il viendra si nous en sommes vraiment conscients et si nous le faisons.

C'est à nous de faire changer les choses par l'éducation nous de nos enfants et petits-enfants qui ensuite entraîneront une prévention qui évitera tout ça. Et je voudrais vous le dire. Oui, on se bagarre sur les noms.

L'écrivaine, j'ai jamais trouvé que c'était joli. On se bagarre sur tout ça. Il ne s'agit pas de changer le nom, mais de ce qui se passe derrière un nom et comment on se réalise.

Moi, je suis médecin, j'ai pas envie qu'on me dise "Bonjour doctoresse, quand j'ouvre mon cabinet". On me dit "Bonjour docteur" et je trouve ça très bien et je soigne autant d'hommes que de femmes et j'ai des confrères aussi hommes et femmes. Ça ne devrait plus être le sujet. le nom y a peut-être un peu participé mais quelquefois ça réduit plutôt l'impact que notre diplôme, notre formation a sur un plan général.

Merci Marie pour cette franchise. Euh je je vais être on va être obligé de voilà d'arrêter parce que Sylvie juste 3 secondes. Merci, merci.

Je j'interviens en tant que euh Merci beaucoup mesdames pour tous vos témoignages. Vraiment euh bravo. Je rebondis sur ce que disait Marie.

Euh ouais, effectivement, j'étais mère, j'étais pas maesse et on est j'avais j'exerçais une fonction et je tenais justement à témoigner par rapport à cela et ce travail que nous avions mené sur mon territoire dans l'Oise, un territoire rural et je rebondis sur votre intervention Mathilde qui était vraiment particulièrement intéressante et qui sur mon territoire était préignante, c'est-à-dire que oui, l'industrie j'en avais, j'en avais sur mon territoire, J'essayais de les valoriser mes entreprises, mes usines et en fait il n'avait personne, ce n'était pas très intéressant. Et donc faire venir les jeunes vers ces entreprises, ça a été un travail qu'on a mené avec territoire d'industrie, avec les écoles de production et grâce à ces dispositif, ça m'a permis d'entrer dans les collèges. Et c'est vraiment dans les collèges qu'il faut intervenir parce que c'est à ce moment-là que cela se joue et et j'en veux pour preuve que j'avais des jeunes avec ces écoles de production qui travaillaient donc pour trouver tout de suite du travail derrière avec cet apprentissage sur nos entreprises dans notre territoire.

J'avais des jeunes qui étaient emballés et des jeunes filles comme des des jeunes garçons. Et souvent ce qui faisait frein c'était quoi ? C'était les parents les parents parce que en fait on a vraiment encore une image à revaloriser sur nos entreprises, sur notre industrie et je pense que tout tous ces débats doivent vraiment nous conduire à donner cette autre image et à conduire les jeunes filles bien sûr, mais les jeunes vers nos industries qui sont aujourd'hui la richesse de nos territoires.

Voilà. Merci. Je vais juste prendre un peu la parole pour un mot de conclusion.

Je ne reviendrai pas sur les tigres. Je rappelle juste aller regarder euh rapport femme et science euh comment Charlotte Jacques Mot et qui a interrogé les enfants en disant les mathématiciens ou les mathématiciens et les mathématiciennes et étonnamment ça a pas donné le même chiffre de femmes dans la salle. Mais je je c'est c'est un autre sujet.

Je voulais parler effectivement des entreprises aujourd'hui et Anne Sophie Romani l'a dit, beaucoup d'études montrent que une entreprise qui laisse de la place à la mixité et à la diversité, c'estd pas tous issus du même moule, de la même école et du même milieu social, ça permet d'avoir une meilleure vision et souvent du coup une meilleure profitabilité, un moindre turnover et donc c'est efficace pour les entreprises et donc c'est dommage de s'en priver. Pour autant, on voit que ça a forcément pas tout à fait avancé et même si la loi Copéman a bien fonctionné, mais parce que pour mettre des femmes dans les conseils d'administration, on va aller les chercher à l'extérieur et donc on a réussi à en mettre plus de 40 %. Là, les comités exécutifs où il va falloir avoir 30 % de femmes prochainement euh dans les comités exécutifs, là c'est à l'intérieur.

Donc, il va bien falloir les avoir. Et c'est une des raisons pour lesquelles d'ailleurs aussi on avait fait femme et sciences parce que on sait bien que pour les comités exécutifs, on peut avoir alors la diversité de de d'emplois dont vous parliez très intéressante. C'est on peut tout à fait faire rentrer d'ailleurs dans un premier temps, c'est ce qui va se passer. beaucoup de femmes dans les RH vont rentrer dans les comités exécutifs alors qu'on ne les avait pas invités mais simplement parce que quand il va falloir le cô et qu'on aura pas d'ingénieur de toute façon va bien falloir diversifier la les membres du comité exécutif mais je pense que le fait de pouvoir avoir une diversité de tous les emplois est aussi une bonne chose à condition de de changer deux trois choses quand même. donner du sens parce que je l'ai entendu plusieurs fois mais effectivement donner du sens pour les jeunes femmes c'est ce qui fait venir vers un métier et le jour où on montre que l'industrie a du sens que oui ça peut changer la vie que oui on peut avoir on on peut aller être être performant et aider à modifier le climat aider à avoir une économie circulaire et bien vous verrez effectivement je pense plus de femmes arrivé et là aussi c'est le rapport femme et science qui nous l'a un peu appris et euh bien les accueillir, bien les accueillir et là Jinny en a parlé sur les petites Brima, les petits et le club des femmes du bâtiment auquel je suis attachée et je suis membre de longue date, fondatrice d'ailleurs, vient de faire un une table ronde sur humour et misogynie.

Est-ce que c'est de l'humour ? Est-ce que c'est de la misogénie quand on se prend des blagues ? Et alors dans le monde du bâtiment, autant vous dire que effectivement à la fin on a le cuir un peu tané mais on s'en prend quand même un certain nombre et jusqu'à quand c'est de l'humour, à partir de quand ça devient un peu désagréable quand même.

Et donc c'est important parce que voilà ça ça donne l'ambiance de l'accueil aussi et c'est aussi des remarques qui nous ont été fait par rapport aux filles qui vont pas dans les prépas parce que dans les prépas quand elles sont minoritaires, elles se sentent assez moins à l'aise et c'est là qu'on commence à apprendre cet humour pas toujours drôle. Euh et d'ailleurs euh quand je parle d'accueillir et euh c'est donner sa chance aussi et donner des projets. J'ai été euh présidente du jury de TP au féminin.

Il y avait des femmes qui avaient des parcours splendides et avec des projets extraordinaires. Je disais waouh ! Moi quand je suis sortie de l'école, jamais on m'a donné d'aussi beaux projets avec quelques années d'expérience seulement.

Et quand je regarde, c'est des entreprises étrangères qui ont donné ses chances à ces femmes. C'est des c'est des ingénieures françaises. Elles ont fait leur école à moins d'un km d'ici, l'école spéciale des travaux publics.

Mais c'est au Canada qu'elle travaille. C'est en Asie qu'elle travaille sur des super chantiers. C'est pas en France parce que justement on a encore cette retenue et qu'on donne pas leur chance.

Et là je pense qu'il y a effectivement un petit lien avec l'humour et la misogénie dont j'ai parlé avant. Et vous parliez des banques ? Mais oui, enfin moi je l'ai fait moi-même hein.

J'ai monté mon propre bureau d'études, je suis allé voir la banque, j'ai cru que le banquier se liquéfiait parce que j'avais en tout et pour tout. J'étais propriétaire. Moi, à ce moment-là, j'ai pas de patrimoine parce que j'avais le défaut en plus d'être une femme, d'être jeune.

C'est c'est terrible pour un banquier. Donc j'avais une Clio, ce qui était assez faible quand même pour pouvoir gager quoi que ce soit. Euh et donc quand je lui ai un jour demandé 10000 francs, 10000 francs 1500 € de découvert, j'ai cru que je le violait.

Et heureusement heureusement le banquier a changé, c'est devenu une banquière et étonnamment on n'a plus le même dialogue. Mais et je et je comprends que aujourd'hui les femmes ont toujours autant de mal à se faire financer. Et c'est fou parce que l'histoire que je vous raconte, elle date de 1993, pas de 2026 et qu'en 2026, on viv encore ça.

Donc il y a un vrai gros travail pour accompagner les femmes parce que je reprends ma première phrase, la profitabilité sera là. Merci. Bien, nous allons vous libérer pour laisser la place à l'organisation faite par la CCI.

Merci. infiniment à à nos brillants intervenants euh à la délégation au droits des femmes. Euh j'ai envie de dire que avec un tout petit peu d'humour, j'ai envie de vous faire un petit parallèle.

Anne Sophie l'a un petit peu fait tout à l'heure avec la politique. Euh la différence entre les hommes et les femmes, c'est qu'effectivement on se pose la question de savoir si on est capable quit de notre home production et cetera et cetera. Mais avec beaucoup d'humour, mesdames et messieurs, je ne suis pas sûr que la vision que nous renvoyons soit cool, moderne et tendance comme vous l'avez exprimé.

Euh voilà, donc merci. Cette table ronde effectivement nécessitera probablement d'autres d'autres interventions, d'autres dialogues. Vous avez tout à l'heure un cocktail au restaurant du Sénat, mais en attendant, nous laissons l'une et l'autre la place à la CCI.

Merci infiniment.