Frédérique Vidal : "Les examens se tiendront, et s’il le faut ils seront aménagés, délocalisés"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Quels sont les sujets qui préoccupaient les étudiants et enseignants en mai 68 ?
- 0:45OuverteRéponse directe
La crise actuelle est-elle comparable à celle de mai 68 ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Les examens seront-ils maintenus malgré les blocages ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Les étudiants veulent-ils vraiment passer leurs examens ?
- 2:15FerméeÉludée
La loi supprime-t-elle la compensation entre UE ?
- 2:45FerméeÉludée
La loi interdit-elle le redoublement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:45Frédérique VidalFait
« on parle de supprimer la compensation il n'en est pas question on parle d'interdire le redoublement ce qu'il en est pas question non plus »
- 2:45Frédérique VidalFait
« on parle de supprimer la compensation il n'en est pas question on parle d'interdire le redoublement ce qu'il en est pas question non plus »
- 4:15Frédérique VidalFait
« je constate comme que dans beaucoup d'universités occuper ce ne sont pas des étudiants mais ce sont des agitateurs professionnels »
- 4:45Emmanuel MacronFait
« nous sommes dans un état d'ordre et les étudiants ils doivent comprendre une chose c'est que s'ils veulent avoir leurs examens en fin d'année c'est mieux de les réviser parce qu'il n'y aura pas d'examens chocolat dans la république »
- 6:15Frédérique VidalChiffre
« en projet de loi de finances on a rajouté 25 millions d'euros sur le budget qu'on a rajouté 10 millions supplémentaires angers va revenir sur les 15 secondes devant jenny millions de plus qui ont été données aux universités »
- 6:45Frédérique VidalChiffre
« le budget de l'éducation nationale du supérieur c'est 13 4 milliards d'euros 25 millions c'est une minuscule goutte d'eau »
- 7:15Frédérique VidalFait
« les syndicats qui sont contre la loi ont d'ailleurs quitté la table »
- 8:15Frédérique VidalChiffre
« nous avons d'ores et déjà rajouté 19 mille places »
- 8:45Frédérique VidalFait
« l'été dernier au téléphone on avait des bacheliers qui nous disait finalement j'ai bien réfléchi et je ne veux pas du tout aller là où j'ai été affecté »
- 9:15Frédérique VidalChiffre
« on a déjà financé 19 mille places supplémentaires »
- 9:45JournalisteChiffre
« un maître de conf gagnait 2,4 fois le smic lorsqu'ils étaient embauchés aujourd'hui il gagne 1,6 fois le smic »
- 10:15Frédérique VidalChiffre
« j'ai rajouté encore 65 millions d'euros spécifiquement dédié à cette réforme »
- 11:15Frédérique VidalFait
« un poisson d'avril a circulé comme quoi tous les étudiants auraient 18 »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour oui c'est toujours très émouvant d'écouter ses archives où l'on voit que les préoccupations des étudiants comme des enseignants à l'époque c'était plus d'autonomie pour les universités s'étaient plus de facilités pour les filles et les garçons se rencontrer c'était repenser un modèle universitaire aujourd'hui on est en train de mettre en place une loi qui permet de supprimer le tirage au sort pour les lycéens et qui permet de mieux accompagner ces lycéens lorsqu'il rentre à l'université notamment en première année on est finalement sur des sujets qui sont totalement différents et la crise que nous traversons elle et elle similaire est ce que l'on est en train de revivre un autre mais cinquante ans plus tard mais un mais finalement tout aussi colérique tout aussi important c'est difficile de vous répondre moi j'avais 4 ans en mai 68 et je pense que la très grande majorité des étudiants non de mai 68 que quelques images ou quelques récits qu'ils ont pu lire de ci de là moi ce que j'observe c'est que aujourd'hui la très grande majorité des 1 million 600 mille étudiants inscrits à l'université souhaite passer leurs examens et et que nous sommes dans une période où effectivement il y à une tentative d'instrumentalisation de ce qui se passe dans les universités comme on a pu le voir à l'automne avec d'autres sujets d'instrumentalisation qu'est ce que ça veut dire ça veut dire que moi évidemment comme je suis un professeur des universités j'ai côtoyé des étudiants toute ma vie et donc je sais que on n'a pas besoin d'aller en tant que politique dans les amphithéâtres faire des explications texte pour les étudiants surtout lorsque ces explications textes sont fausses on parle de supprimer la compensation il n'en est pas question on parle d'interdire le redoublement ce qu'il en est pas question non plus donc il ya beaucoup de choses qui sont mises en avant qui n'ont rien à voir avec le texte de loi qui ne sont prévus nulle part mais dont on sait que ce sont effectivement des irritants pour les étudiants mais était super bonne idée de faire évacuer la sorbonne cette nuit frédéric vidal alors c'est le rectorat de paris 1 7 me qui était qui était effectivement mais votre opinion occupé par par des étudiants moi je suis toujours dans la même dans la même opinion à savoir que ce sont les responsables des lieux qui estime la dangerosité de ce qui est en train de se dérouler et qui donc normalement doivent exercer le devoir de police doit maintenir l'ordre public et lorsqu'il ne se sentent plus en capacité de le faire lorsqu'il estime qu'il peut y avoir des risques eh bien ils font appel aux forces de l'ordre je dois dire que ce qu'on a vu ces derniers temps à savoir des assemblées générales qui pouvaient dégénérer à cause de petits groupes violents dont une fois de plus je suis pas complètement persuadés que ce soit des étudiants n'incite pas à laisser les étudiants la nuit dans les amphithéâtres vous ne pensez pas que cela contribue à durcir le mouvement autrement dit à chaque fois qu'il ya des interventions policières on voit bien qu'il ya une augmentation de la colère chez les étudiants frédéric vidal est ce que c'est une bonne stratégie il faut toujours je pense réagir en fonction des circonstances et quand on voit les salles de serveurs détruite à montpellier où quand on voit des bâtiments avec des personnels qui travaillent à l'intérieur caillassé à nantes c'est vrai que la montée de la violence qui est observé sur les campus n'incite pas à les présidents d'université à la sérénité on écoute les propos d' emmanuel macron hier c'était au 13h de tf1 au sujet des étudiants c'est du débat c'est une très bonne chose je constate comme que dans beaucoup d'universités occuper ce ne sont pas des étudiants mais ce sont des agitateurs professionnels les professionnels du désordre dont parlait michel audiard donc les professionnels du désordre ils doivent comprendre que nous sommes dans un état d'ordre et les étudiants ils doivent comprendre une chose c'est que s'ils veulent avoir leurs examens en fin d'année c'est mieux de les réviser parce qu'il n'y aura pas d'examens chocolat dans la république un état d'ordre sont des propos très durs du chef de l'état à frédéric vidal oui mais quand on voit que sur ces derniers jours il ya eu d centaines de milliers d'euros de dégradations dans les établissements avec des outils de travail dégradées à la fois pour les étudiants et pour les personnels bon on annonça les serveurs de montpellier iii sont détruits mais ça veut dire que derrière il ya plus de système de paye a plus de système d'information et c'est extrêmement grave à la fois pour les étudiants et pour les personnels donc évidemment que il faut faire en sorte que le débat ait lieu mais le débat c'est un échange s'est pas uniquement des gens qui prennent la parole et puis qu'il ait ensuite casse ça c'est pas du débat et ça c'est pas l'université mais vous êtes un professeur vous avez dirigé une fan vous savez également comment on parle aux étudiants vous savez que ce type de discours a de fortes chances d'être mal reçu peut être même at il été formulée pour cela je crois que ce que le président a voulu faire c'est vraiment rassuré une fois de plus les centaines de milliers d'étudiants qui sont très inquiet sur la tenue des examens est là aussi ça se dit en une phrase mais qu'est ce qui va se passer pour les étudiants qui doivent obtenir leur licence cette année qui commence à postuler pour des masters et qui finalement n'auront pas leur examen qu'est ce qui va leur arriver ça veut dire pas de poursuite d'études pour tous ces jeunes c'est pour ça que c'est très important que les examens soient maintenus et les présidents d'université le souhaite vous parler beaucoup d étudiants mais il n'ya pas que les étudiants qui sont inquiets il ya aussi les professeurs les maîtres de conférences le personnel des universités ce qui témoigne finalement d'une inquiétude qui dépassent ces professionnels du désordre comme les appelle emmanuel macron alors effectivement vous avez raison de rappeler que les personnels les enseignants et les enseignants chercheurs avec les représentants desquels d'ailleurs toute cette réforme a été construite puisque je rappelle les plus 110 réunions qui se sont tenues cet été je rappelle que le cne serre qui réunit donc tous les représentants des organisations représentant des personnels et des étudiants a validé le texte de loi on a beaucoup travaillé dessus on a pris les amendements et qu'ensuite le débat a eu lieu au parlement donc moi j'entends ceux qui font partis de syndicats qui étaient opposés à ce texte mais je rappelle quand même que le cneser l'a voté favorablement et que une fois de plus il faut respecter la démocratie il faut respecter les avis qui sont demandées et qui sont donnés il faut respecter le vote du parlement donc j'entends tout à fait j'entends tout à fait aussi que ils disent qu'il n'y a pas de moyens je leur rappelle que en projet de loi de finances on a rajouté 25 millions d'euros sur le budget qu'on a rajouté 10 millions supplémentaires angers va revenir sur les 15 secondes devant jenny millions de plus qui ont été données aux universités 5 millions en tout oui mais il faut côté de ça les chambres du freestyle il faut contextualiser ces chiffres le budget de l'éducation nationale du supérieur c'est 13 4 milliards d'euros 25 millions c'est une minuscule goutte d'eau oui bien sûr mais dans ces 13 milliards d'euros vous avez 82% qui constitue la masse salariale donc si vous regardez ce qui reste et si vous regardez ce que ça fait 65 millions d'euros uniquement pour l'entrée à l'université vous voyez que jamais un effort identique n'a été fait peut-être qu aucun effort identique n'a été fait parce que effectivement depuis 2008 j'ai regardé précisément les chiffres l'université se paupérise mais avant de parler de chiffres et ces chiffres sont importants effectivement il faut en parler frédéric vidal il y a malgré tout des professeurs qui ont signé une pétition il ya un appel de ses professeurs pour que soit retiré aujourd'hui cette mesure qui finalement fait débat est la loi or peut-être il faudrait que vous rappeliez frédéric vidal votre vision de cette loi et que vous répondiez à cette inquiétude qui s'exprime aujourd'hui oui très volontiers donc il faut repartir de la raison de la concertation c'est l'année dernière plus de 65 mille étudiants qui ont été tirés au sort l'objectif c'était donc de faire en sorte qu'on ne tire plus au sort les étudiants et l'objectif c'était aussi qu'on n'est plus de 30 % de réussite en première année de licence et tous les gens qui ont enseigné en première année savent de quoi je parle on démarre avec des amphis plein et à partir de janvier les amphis sont vides donc c'était vraiment cet objectif là c'était de donner plus de données mieux d'accueillir plus est de faire en sorte que l'on s'inscrive à l'université et surtout qu'on y est 6 donc ça se traduit par quoi ça se traduit par le fait que nous demandons maintenant aux enseignants et aux enseignants chercheurs aux équipes pédagogiques de première année au personnel qui accueille les étudiants de regarder quel est le profil de ces étudiants de manière à ce que si c'est nécessaire il puisse avoir des cours personnalisés on puisse leur affecter un tuteur on puisse les aider à réussir après j'entends bien que l'on me dit mais il n'y a pas de places supplémentaires dans l'université donc on va être obligé de les refuser moi je dis simplement que on a déjà financé 19 mille places supplémentaires qu'on on a et je les dix neuf mille places est très peu par rapport à la masse des étudiants non mais non parce que il y a un peu plus de 25 mille bacheliers supplémentaires cette année que moins de 50% des étudiants choisissent l'université et que donc lorsque l'on met 22 mille places ce qui était le ministre allemand prévu mais j'ai dit que l'on ne pouvait évidemment en mettre autant que nécessaire ça veut dire qu'on est en capacité pour la première fois de mettre là où les étudiants le souhaitent plus de places dans les universités l'unef dit qu'il va y avoir trois cent mille étudiants sur le carreau vous parlez de 19000 place de gros on voit bien qu'on a un problème de cohérence des chiffres mais au delà de ce1 et l'idée que vous poursuivez frédéric vidal c'est de dire que finalement le tirage au sort n'est pas une manière d'orienter les étudiants dont jusque là on vous suit et ensuite on entend ces profs qui vont se retrouver avec une masse de dossiers une masse de dossiers qui ne vont pas être en mesure sur le plan humain de classer et cette inquiétude là elle va déboucher nécessairement sur un autre processus de sélection ou hasard non alors moi évidemment je tout ce que je peux vous dire c'est que les professeurs que je rencontrais les personnels que je rencontre sont au travail et me disent que pour eux tout va bien se passer et c'est ce côté là les réalités voile mais on rencontre pas les mêmes et puis ensuite ce que je voudrais rappeler par exemple c'est que lorsque au travers de campus france on reçoit 70 mille dossiers à examiner pour les entrées en master on sait les gérer lorsque au sein des universités les iut reçoivent des milliers de dossiers pour quelques centaines de places on sait le gérer alors pourquoi est ce que on ne serait pas capable de prendre en charge 2 août de s'occuper et de veiller au bon accueil des bacheliers à l'université alors qu on le fait dans tout un tas d'autres endroits et on le fait à l'université pour tout un tas d'autres étudiants où est le problème ensuite il y à un autre problème puisque on ne va pas continuer à dire que l'on n'entend pas la même chose à ce sujet frédéric vidal il ya un autre problème qui est le contenu en fait du dossier qui est fait par ces étudiants pour postuler lors par exemple il ya une lettre de motivation du coup maintenant il ya des coachs qui se sont montés qui vont être rémunérés pour écrire des lettres de motivation n'est ce pas une manière de sélectionner très injuste parce qu'il va y avoir un billet sociale là dedans alors une fois de plus il ne s'agit pas de sélectionner ensuite la lettre de motivation il faut la prendre j'allais dire non pas comme une lettre de motivation comme on pourrait l'entendre pour un emploi il s'agisse juste en quelques mots que le lycéen disent pourquoi il choisit cette filière est pourquoi on a demandé ça parce que l'été dernier au téléphone on avait des bacheliers qui nous disait finalement j'ai bien réfléchi et je ne veux pas du tout aller là où j'ai été affecté est ce que vous pouvez me changer et donc ça aussi c'est des dizaines de milliers de bacheliers qui ont été traités à la main au téléphone pour qu'on essaye de finalement leur trouver quelque chose qui leur plaisait lorsque vous devez vous poser quelques minutes pour écrire la raison pour laquelle vous voulez faire ça si rien ne vous vient c'est qu'en fait vous n'avez pas vraiment envie de le faire et je voudrais aussi rappeler quelque chose c'est que évidemment on parle de la loi mais il faut regarder le plan étudiants dans son ensemble ce plan étudiants ils prévoient une 2e phase nous avons commencé à la concertation les syndicats qui sont contre la loi ont d'ailleurs quitté la table et c'est la reconnaissance de l'engagement des enseignants chercheurs à la fois dans l'un des militaires mais aussi dans les carrières et la reconnaissance de façon générale des personnels et moi je ne comprends pas que des syndicats quitte la table des négociations au moment où on parle de ça peut-être qu'il ya également une autre question liée effectivement un mot vous ne voulez pas prononcé le mot de sélection on voit bien qu'il ya toutes sortes de périphrases dans le débat pour ne pas l'utiliser et pourtant c'est vraiment leur cube votre histoire c'est à dire que vous êtes obligé est de prendre un nombre bien inférieur d'étudiants par filière puisque les filières sont en nombre aujourd'hui trop limité pourquoi ne pas employer ce terme valérie létard que si c'était de la section jeunes guéret et cela n'en est pas aujourd'hui dans les universités ne va pas aujourd'hui à la rentrée universitaire 2010 est il resté cent mille places dans les universités donc on n'a pas de problème de place dans les universités pas là où les étudiants veulent aller c'est tout le problème et bien c'est bien pour ça que nous avons d'ores et déjà rajouté 19 mille places sur la base de ce qui s'est passé l'année dernière et si l'année dernière ces dix neuf mille places avait existé alors on n'aurait pas eu les problèmes qu'on a eus et nous sommes prêts à en rajouter encore sur la base de l'analyse des demandes qui maintenant sont faites lors concrètement où est ce que vous voudriez en rajouter puisque au manque de places en staps on manque de places en psychologie endroit et dans les filières dernier théâtre qu'est ce que vous pouvez faire à cet égard concrètement parce que 19 une place ça reste malgré tout assez abstrait et frédéric vidal sais pas qu'est-ce que je peux faire c'est qu'est ce que j'ai déjà fait en fait les recteurs ont parlé avec les présidents d'universités ils ont comparé les chiffres de l'an dernier ils ont regardé ou est ce qu'il aurait fallu 100 places de plus ici 56,6 ouvrir une antenne de staps là et ça a été fait comme ça donc les présidents d'université les doyens et les recteurs ont fait remonter au ministère un état des lieux des besoins pour que la rentrée 2018 se passe bien et nous avons financé ses besoins c'est ça c'est 19 bis place c 19 pin place si elles sont très largement insuffisante j'ai dit si on ne veut pas faire de pari sur l'avenir qu'est-ce que qu'est ce qui va se passer à la rentrée prochaine est ce que vous n'avez pas peur que il ya là aussi un monde estudiantin plus encore en colère frédéric vidal mais une fois de plus un c'est comme tout l'objectif c'est que nous mettions déplace là où il ya des demandes moi je veux bien qu'on fasse des hypothèses et qu'on démarre avec si c'est ça ferait plaisir aux économistes en tout cas ça france qui considère qu'il ment supposant que 80000 places d'étudiants ou alors je sais pas d'où l'unef sur ces chiffres effectivement pourquoi pourquoi 280000 pourquoi pas 320000 enfin bon je bon l'unef peut donner les chiffres qui fâchent le téléphone de l'unef mais voilà moi ce que ce que je constate c'est que il y a six cent cinquante mille jeunes qui se préparent à passer leur baccalauréat et le nombre de places qui sont en face de ces jeunes est suffisant maintenant ce qu'il faut faire c'est à la marge rajouter des places là où il y en a encore besoin et c'est ce que nous ferons les propos du président de la république hier qu'ils étaient assez durs je veux un état deux ordres pas d'examen en chocolat on a l'impression finalement que le maquereau nice n'aime pas les perdants que pour ceux qui n'ont pas d'énergie pour les étudiants qui se sont mal orientés il n'y a pas véritablement de seconde chance des coûts tout en tout cas de possibilité réelle frédéric vidal alors c'est intéressant que vous abordiez justement cette question de deuxième chance parce que évidemment là encore ce que j'ai pu constater mais c'est très largement partagée c'est que lorsque l'on met un étudiant face à un parcours qui est un tube effectivement il réussit où il échoue dans ce parcours est ce que permet la loi c'est maintenant de mettre un étudiant fasse un choix alors évidemment pas tout seul évidemment accompagnés par des enseignants et des enseignants chercheurs de manière à ce que justement il puisse la première année avoir plus de matière et puis se spécialiser progressivement tout au long de sa licence donc c'est exactement l'inversé c'est donner plus à ceux qui ont besoin de plus et c'est évidemment aussi reconnaître ce qui donne cela c'est à dire que concrètement si je n'ai pas l'affectation ou de monchoix la rentrée prochaine où si frédéric cei ne l'a pas après tout ça y est c'est validé j'ai regardé est ce que nous aurons une seconde chance qu'est ce qu'on va faire qu'est ce que vous nous opposerait frédéric vidal alors une fois de plus le les jeunes ont émis plusieurs choix donc maintenant notre objectif nous c'est qu' ils soient acceptés dans l'un de leurs choix et c'est vraiment l'objectif fondamental faire d'objectifs ou une obligation de toute cette réforme je je si je vous dis 100% vous trouverez toujours peut-être un étudiant pour lequel ça n'a pas fonctionné si chaque personne aura dont la mesure de l'impossible est ce que ça vous dit que dans la vie rurale apprécie donc margelisch forget s'est dit choix l'un de ces choix qui sera exaucé absolument et l'idée c'est que si il n'a fait que des choix de filières sélectives ce qui est évidemment possible ils soient contactés dans le cas où ils n'auraient pas ses choix sélectif ils soient contactés par le recteur et qu'une commission puisse travailler à lui faire des propositions qui ressemble à ce qu'il a souhaité qu'on a mis dans ses voeux par exemple on peut imaginer un un bachelier qui aurait mis des bts et dut dans le domaine des sciences informatiques il est refusé dans les bts et dans les élites et qu'il a souhaité faire soit on trouve un bts ou un dut auquel il n'a pas pensé ou qu'elle n'a pas candidaté on lui propose évidemment dans un périmètre géographique comparable soit on discute avec lui et si on se rend compte que par exemple il voulait passer par un iut pour continuer sur un diplôme d'ingénieur eh bien on lui explique que il peut intégrer une licence qui pourra lui donner les mêmes chances d'aller vers cette école d'ingénieurs et ça c'est évidemment des choses qui seront faites au cas par cas et ses commissions elles commencent à se réunir dès le 22 mai dès le début des réponses de manière à ce qu'on soit en accompagnement le plus possible on remet le jeune au centre en fait et au lieu de deux de lui dire voilà un programme de licences c'est ça tu rentres dedans tu réussis tant mieux tu échoues et bien tant pis ce qu'on dit c'est pour aller vers cette licence tu peux avoir plusieurs chemins tu peux prendre des majeurs tu peux prendre des mineurs tu peux avoir plus de stages tu peux souhaiter avoir des formations qui vont te permettre d'avoir des doubles licences donc c'est vraiment une révolution en termes de souplesse de ce premier cycle et là encore on le voit bien certains jeunes vont avoir plus de facilité à rentrer par le savoir faire d'autres vont aimer les choses beaucoup plus conceptuel beaucoup plus théorique on peut les amener chacun par leur chemin un diplôme au delà de ça on a l'impression qu'il ya une divergence de philosophie sur le but de l'université pour certains étudiants dans des discours que l'on entend le but de l'université c'est le savoir un savoir qu'ils trouvent une finalité pratiques ou pas on a l'impression que pour le gouvernement pour le ministère on est beaucoup plus dans des formations qui débouchent immédiatement sur du travail non pas que quelqu'un soit en faveur du chômage mais il est parfois compliqué de savoir lorsqu'on s'engage en histoire en sociologie dans différentes disciplines qui ne sont pas nécessairement professionnalisantes que l'on va faire ensuite calé vous votre philosophie est ce que la fac elle est là aussi pour permettre aux individus de faire leur humanité de d'apprendre oui bien sûr vous vous imaginez bien que l'université s'est créé le savoir transmettre le savoir et veiller à l'insertion professionnelle par le savoir voilà une fois que est évidemment aussi la culture scientifique et technologique plus large au sens de d'irrigation de la société ça ce sont vraiment les missions de l'université donc justement là encore il y avait une forme d'injonction paradoxale où on disait vous devez d'un côté accueillir l'ensemble des bacheliers et dans le même temps vous devez avoir des programmes qui vous permettent d'amener des étudiants vers le doctorat ça c'est très compliqué parce que évidemment tous les bacheliers qui rentre à l'université n'ont pas envie d'aller jusqu'au doctorat donc ce système de briques qui font que l'étudiant avec son enseignant va pouvoir construire son parcours ça permet à celui qui a envie de faire de l'histoire de faire de l'histoire de l'histoire est encore de l'histoire ça permet à celui qui veut faire de l'histoire mais ne souhaite pas s'engager dans un cycle long de faire de l'histoire et puis d'avoir des stages et des modules plus professionnalisant et ça permet à celui qui ne sait pas au moment où ils arrivent et bien de tester et petit à petit de construire son parcours c'est ça la personnalisation parlons un peu d'argent frédéric vidal puisqu'il est aussi question d'argent dans la crise de l'université est tout d'abord du salaire et du salaire des enseignants en 1984 un maître de conf gagnait 2,4 fois le smic lorsqu'ils étaient embauchés aujourd'hui il gagne 1,6 fois le smic et j'ai même trouvé un graphique très rigolo qui montre que si l'on continue à voir décroître le salaire des maîtres de kung fu en 2080 ils ne seront plus payés du tout est ce que cette chute parce que c'est une chute elle est sensible sur le graphique est ce que cette chute va se poursuivre qu'est ce que vous proposez ont d'abord je sais c'est intéressant cette cette courbe que vous avez bien voulu partager avec moi je serais curieuse de voir comment elle a été construite scientifiquement mais c'est un autre sujet alors on va relier les points entre eux oui il ya une nette inflexion à partir de 2001 par contre évidemment je peux vous le confirmer il y à une nette inflexion à partir de 2008 globalement et effectivement je crois que les budgets l'enseignement supérieur n'ont pas n'ont pas été à la hauteur de ce qui était nécessaire c'est bien pour ça que dans le contexte actuel sur le budget 2010 8 le budget du ministère a été augmenté de plus de 700 millions d'euros avec 234 millions d'euros spécifiquement pour l'enseignement supérieur et c'est pour ça que j'ai rajouté encore 65 millions d'euros spécifiquement dédié à cette réforme et à ce meilleur accueil dans le premier cycle donc pour financer des postes d'enseignants chercheurs parce qu'évidemment quand on dit plus de place pour les étudiants ça veut dire plus de profs face aux étudiants pour financer aussi des heures complémentaires à la hausse était nécessaire financer l'ouverture d'antennes reconnaître l'engagement et reconnaître le travail supplémentaire qui va être générée par le fait qu' il va falloir regarder les dossiers va faire discuter avec les étudiants pour mettre en place ces parcours donc voilà je sais que ce n'est jamais suffisant mais évidemment on y travaille et puis il ya un an juste vous embêter frédéric vidal l'assuré les grandes masses c'est toujours compliqué de s'y reconnaître sacha encore une fois que votre budget est énorme il est de 13 milliards d'euros c'est insuffisant mais les masses du coup sont compliquées à comprendre concrètement pour un enseignant quelle est sa perspective d'augmentation de salaire alors la perspective d'augmentation de salaire elle dépend du point d'indicé elle dépend de la fonction publique donc ses global puisque les enseignants pourtant ça décroche depuis 2008 alors oui mais ce que je veux dire c'est que ce n'est pas au niveau du ministère l'enseignement supérieur que se décident les salaires des fonctionnaires ce sont des fonctionnaires et donc là évidemment moi le budget que je peux mettre à disposition des établissements c'est un budget qui par exemple pour la première fois cette année permet de compenser le glissement vieillesse technicité c'est à dire que les universités comme elles reçoivent cet argent qui permet d'assurer la masse salariale peuvent récupérer des marges de manoeuvre pour faire autre chose voilà moi c'est tout ce que je serge est tributaire du point à 10 à quoi servent les ans nettement visionnaire à quoi sert l'autonomie des universités à l'autonomie des universités elle a pour vocation de donner aux universités la capacité de choisir leur offre de formation de choisir leurs spécificités en recherche d'organiser et de gérer le budget qui est confiée par l'état mais les enseignants chercheurs reste évidemment des fonctionnaires d'état on continue à parler d'argent un étudiant en france coûte entre 8000 et 10000 euros environ c'est du coût complet et aux états unis il coûte dix fois plus avec un problème de financement évident puisque les individus sort dette pour leur vie entière dans des proportions donc complètement absurde mais il y a un écart important entre le coup de l'étudiant en france et le coup de l'étudiant aux états unis vous le savez vous êtes une chercheuse vous avez voyagé partout dans le monde et on est frappé par la paupérisation des facs françaises là aussi qu'est ce que vous pouvez proposer même si évidemment vous n'êtes là que depuis quelques mois frédéric vidal alors je crois que enfin on ne peut pas comparer des choses qui sont qui ne sont pas comparables nous sommes en france et évidemment j'en suis extrêmement fier un pays qui a choisi d'avoir un enseignement libre et gratuit voilà et donc jamais le fait de ne pas avoir de moyens ne doit empêcher quelqu'un de faire des études ou de réussir alors quand on compare évidemment ce qui se passe en termes de droits d'inscription aux états unis quand on calcule le coût d'un étudiant en france c'est un calcul qui se fait au coût complet c'est à dire que calcule aussi la vétusté du bâtiment le fait qu'il faille faire un certain nombre de travaux ce qui fait partie des vrais problèmes puisque par exemple à toulouse mirail on a de vraies inquiétudes à paris 8 on explique que le bâtiment est extrêmement vétustes on sait qu'il ya des femmes qui ne sont pas chauffées bref c'est quand même un peu la misère oui et l'idée c'est une fois de plus que par rapport à l'argent qui a été transféré aux universités et qui j'en conviens pourrait encore augmenter ça c'est vraiment pas c'est vraiment pas un sujet on a à côté des plans campus on a à côté des contrats de plan état région on a des choses qui sont faites spécifiquement pour rénover les bâtiments et ça explique d'ailleurs une partie de la colère des personnels de toulouse qu'évidemment je j'entends complètement qui disent on avait rénover les bâtiments ont commencé à récupérer une image positive dans la population on avait de nouveau plus de jeunes qui s'intéressait à nos formations et puis là tout a été cassé tout a été détruit c'est très très dur aussi comme quand vous êtes quand vous êtes tellement impliqué dans votre travail quand vous êtes tellement au service de cette connaissance au service de ses étudiants aient compris en étant mal payés c'est tellement compliqué de voir tout ça il était évidemment le vandalisme ce une question mais est sans qu'il y ait le vandalisme frédéric vidal moi je suis toujours frappée par la pauvreté des bibliothèques universitaires et ça c'est quelque chose qui n'a rien à voir avec le vandalisme la fac est sous-doté et en sciences humaines c'est particulièrement criant et vous avez annoncé des rallonges budgétaires alors c'est compliqué de 130 millions on a parlé d'un milliard mais en fait ces chiffres retraités à l'échelle de la fac malheureusement il ne donne que des sommes qui sont bien plus modestes alors il ya un vrai travail qui est fait en tout cas au niveau des bibliothèques pour pour travailler sur l'open sky la science ouverte de manière à ce que justement on est on est plus est prise en otage par un certain nombre d'éditeurs et qu'on soit en capacité et d'avoir un accès beaucoup plus libre est beaucoup plus facile à la fois aux ouvrages et et aux ouvrages sous forme papier ou sous forme numérique les bibliothèques universitaires et se transforment elles deviennent aussi des lieux où on travaille ensemble il ya un vrai travail qui est fait par les documentalistes dans les universités de manière à adapter l'offre avec la demande des étudiants avec leur nouvelle façon de travailler avec leur envie de travailler en petits groupes en mode projet et c'est donc là aussi un jeu je suis tout à fait tout à fait consciente mais le l'idée c'est que vraiment en ce qui concerne l'ensemble de l'enseignement supérieur et de la recherche il faut que on redonne suffisamment de marge de manoeuvre pour que les gens retrouvent aussi le plaisir de travailler le président de la république a dit hier qu'il n'y aurait pas d'examen en chocolat c'est dommage notamment pour ceux qui aiment le chocolat frédéric vidal est cela signifie qu'il n'est pas possible d'aménager les examens pour les étudiants qui aujourd'hui sont dans des facs bloquées comment vous allez vous y prendre concrètement si les blocages se poursuivent alors là peut-être que là aussi il faut rappeler un certain nombre de choses les examens se tiendront sur tout cas ce que me disent les présidents d'université et évidemment s'il faut les aménager pour qu'ils se tiennent les délocaliser les faire ailleurs trouver de nouvelles formes d'évaluation ça je fais tout à fait confiance mes collègues pour trouver la façon dont ils peuvent s'organiser mais quoi qu'il en soit cette année universitaire elle doit avoir la même valeur que l'année universitaire d'avant et que l'année universitaire prochaine quand on entend déjà délocalisé des examens bien sûr oui parce que vous savez bien dans une université dans une université ya plusieurs locaux et quand vous avez des universités perturbées et où vous avez un amphi qui est bloquée ou un bâtiment qui est bloquée ou est parfaitement faire les examens à 200 mètres et en général personne ne se rend compte qu'il ya un amphi bloqué vous savez dans les grands campus on n'est pas si la voiture c'était la totalité de la zone qui était bloquée frédéric vidal est ce qu'on n'est pas possible de donner par exemple 10 à tous les étudiants comme ils le demandent alors justement il faut il faut quand même se rappeler que le dimanche 1er avril et se trouve que c'était aussi le dimanche de pâques un poisson d'avril a circulé comme quoi tous les étudiants auraient 18 et évidemment 18 c'est peut-être un peu beaucoup moi la mémé même 10 c'est un peu beaucoup on va pas à l'université pour avoir des notes on y va pour apprendre des choses et les notes ne font que vérifier le fait que vous avez acquis ou pas la connaissance de l'année dont vous allez avoir besoin pour l'année suivante donc sur la base de cette ce poisson d'avril bon qui tient d'un goût douteux à mon sens mais qui a peut-être fait rire beaucoup de monde effectivement ça s'est répandu dans différentes assemblées générales qui demandent 10 12 15 va savary ça fluctue c'est toute la créativité aujourd'hui quelles sont ces concessions que vous pouvez faire frédéric vidal parce que malgré tout les facs sont bloqués alors je vais pas faire la liste l'université de rouen à marseille saint charles à fly la fac est bloquée depuis jeudi le hss est bloqué jusqu'à vendredi etc etc est-ce que vous pouvez aujourd'hui lâché du lest pour que ces blocages cesse alors une fois de plus un je vous rappelle le calendrier nous avons commencé à discuter de cette réforme le 17 juillet dernier nous avons passé trois mois de concertation la majorité des représentants des personnels et des représentants des étudiants ont approuvé le texte qui tend qui ensuite est est donc parti au parlement donc le texte de loi en tant que tel il ne changera pas mais par contre évidemment on continue à travailler et à les arrêter de licence et donc je suppose que cette désinformation sûr on aura plus loin de redoubler et c'est de la désinformation c'est à dire qu'il n'ya pas mais enfin comment voir ou vérargues imaginer que je vais empêcher les étudiants de redoubler enfin vous voyez vous même je pense enfin si vous avez la moindre connaissance ce qui se passe dans une université imaginez qu'on empêche un étudiant de redoubler donc c'est pour ça que je dis que c'est de la désinformation parce que vraiment je vois pas d'où ça sort donc actuellement il y à des représentants des personnels des représentants des étudiants qui sont au travail qui travaille sur les arrêtés qui vont être présentés au cne sert à la fin du mois de mai on travaille sur la reconnaissance de l'engagement dans la pédagogie des enseignants chercheurs parce que ça suffit que seule la recherche a pris en compte dans les avancements de carrière on travaille sur l'indemnité à 2019 et on a des organisations qui refusent de siéger dans ces concertations s'il n'y avait pas de fake news et d'agitateurs professionnels frédéric vidal il n'y aurait pas de grève ou pas de blocage des facs écouter entre le 17 juillet et le 8 mars où la loi a été promulguée vous avez bien vu qu'on n'était pas dans cette configuration donc là le joli mois de mai approche je voulais dire que c'est un agenda politique mais c'est un agenda politique et je crois que la démonstration en est faite quand on voit que effectivement et vous l'avez rappelé tout à l'heure les étudiants à tolbiac sont rejoints par des cheminots ou que dans une manifestation de cheminots des étudiants viennent soutenir où on est en train d'essayer d'organiser à mon avis de manière c'est monsieur refrain qui a parlé de manifestations pour que françois ruffin voilà ce qu on a un buffet où ça parle de france culture donc messieurs françois ruffin qui a parlé de préparer une manifestation pot-au-feu donc voilà je pense que vous avez la réponse l'appel des 400 prof parce que ces profs là elle témoigne quand même d'une véritable inquiétude on a vu parcours sud c'était compliqué à mettre en place george valentin le président de la sorbonne était à ce même micro il ya une semaine il expliquait que trois décimales après la virgule et vous êtes une scientifique aussi c'était pas facile pour classer les étudiants là qu'est ce que vous leur répondez à ces profs alors ça effectivement ce que je la réponse est que évidemment je comprends leur inquiétude je comprends que c'est plus de travail je suis aussi persuadé que pour la très grande majorité des enseignants des enseignants chercheurs des personnels plus de travail pour mieux accompagner les étudiants c'est possible à condition que ce soit reconnu et rémunérés c'est pour ça que il y a eu alors que déjà dire on a transféré aux universités 8 millions d'euros spécifiquement dédiée à ce nouveau processus de d'accueil et d'accompagnement des bacheliers donc voilà c'est c'est vrai que c'est plus de travail c'est aussi de l'un des militaires en plus et c'est ça tout l'objet des négociations parce que je veux que au delà de l'un des militaires il puisse y avoir une reconnaissance dans les carnets là aussi est ce qu'il n'ya pas quelque chose qui peut être amendable dans cette manière de classer les étudiants au niveau de parcours sup apb avait toute une série de défauts on va pas revenir là dessus mais on voit bien quand même que là on à l'utilisation d'algorithmes locaux on voit bien qu'on a à cette fameuse lettre de motivation on en a parlé elle fait débat est-ce que vous ne pouvez pas encore une fois lâché du lest l'a nommé attendait il faut pas confondre les choses il ya ce que dit la loi est ce que dit la loi c'est très simple il faut accompagner les étudiants et il faut leur proposer des parcours personnalisés et effectivement parcours sub ce n'est jamais qu'une plate forme est sûre cette plateforme là il ya un comité scientifique et éthique si on estime que j'entendais mes 500 mo ça suffit pas pour la démotivation et ben on en mettra plus alors vraiment ça ça n'est pas un sujet et ça n'a jamais été la négociation est fait de détail oui mais ce qui est demandé c'est le retrait de la loi c'est pas qu'on travaille pour améliorer la plateforme est évidemment améliorer la plateforme on le fera en continu et ça je me suis engagé donc c'est pas un sujet pour moi non plus l'attitude des lycéens pour l'instant les lycéens semblent peu mobilisé et à l'exception de quelques établissements est ce que ça n'est pas une inquiétude supplémentaire pour le gouvernement frédéric vidal les lycéens en fait ils ont déjà vu cette première phase ils ont vu comme mais n'étaient plus accompagnés d'airs je remercie vraiment trahi des proviseurs et des profs principaux qui a été fabuleux ils ont vu qu'il avait du temps avec leur prof principal puisque il avait maintenant deux profs principaux par classe ils ont vu qu'il y avait plus d'informations sur la plateforme parcours sud que ce qu'ils avaient dans apb ceux qui avaient des frères des soeurs des cousins qui était passé par un pb se sont bien rendus compte qu'ils savaient plus d'informations que c'était de l'information donnée à tous on n'était plus obligé d'aller la chercher dans les endroits obscurs donc évidemment les lycéens ont senti cette vraie bienveillance et ce véritable accompagnement de leurs profs et ils attendent la même chose maintenant des enseignants du supérieur est évidemment moins en jambes en ce sens reste convaincu la très grande majorité les enseignants du supérieur seront là pour les lycéens comment vous voyez-vous l'avenir à court terme frédéric vidal est ce que ces différents blocages de fac qui n'ont pas l'air de cesser sauf quand la fac évacuer évidemment elle est bloquée d'une autre manière dans ces conditions comment envisagez vous les choses est-ce que vous jouez sur les vacances de pâques par exemple il n'y a pas de vacances de pâques particulièrement dans les universités on va rentrer en période de révision est en période d'examens et moi je veillerai être aux côtés des présidents d'université pour que les choses se passent le mieux possible avec le plus de sérénité possible et qu'une fois de plus les diplômes concerne leur valeur