Blocage des lycées : "Il faut continuer à manifester et à revendiquer", pour la députée LFI Shéhérazade Bentorki
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 44 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse partielle
Les revendications des manifestants sont-elles entendues par les pouvoirs publics ?
- 0:39OuverteÉludée
Est-ce une bonne chose de fermer des lycées et d'assurer des cours distanciels ?
- 1:07RelanceRéponse partielle
Fermer des lycées ne va pas empêcher les manifestations et les dégradations ?
- 1:41OuverteÉludée
Le gouvernement prend-il acte des revendications avec les chantiers annoncés ?
- 2:56OuverteÉludée
Le gouvernement pourrait-il jouer la bonne foi et décider de financements supplémentaires ?
- 4:01FerméeRéponse directe
Est-ce que vous appelez les lycéens à aller manifester ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« La réponse qu'il a apporté aujourd'hui, elle est une fois de plus à côté de la plaque. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Néanmoins, ce qu'oublie de dire le gouvernement, c'est qu'il ne prend pas en compte l'inflation. »
- 2:31Invité politiqueChiffre
« Je prends l'inflation, en fait, de Bercy, c'est 1,8%. »
- 2:34Invité politiqueChiffre
« Donc, il faudrait 1,16 milliard pour vraiment répondre à l'inflation. »
- 2:38Invité politiqueChiffre
« Donc, bon an, mal an, on est bien sur une baisse d'approximativement 300 millions d'euros. »
- 3:21Invité politiqueChiffre
« Entre 2023 et 2025, le lycée Zola, c'est moins 40% en dotation. »
- 5:51Invité politiqueFait
« Ce budget, si je peux synthétiser là-dessus, c'est comment faire payer l'addition très salée des choix de la Macronie aux classes les plus populaires. »
- 5:59Invité politiqueFait
« C'est les fonctionnaires qui vont trinquer, avec le gel de l'indice depuis 2023. »
Temps de parole
- Shéhérazade Bentorki51 %
- Présentateur35 %
- Présentateur 211 %
- ?3 %
≈ 21,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
44,
c'est l'invité d'ici matin. Alors que le mouvement des lycéens entre dans sa deuxième semaine, les revendications des manifestants sont-elles entendues par les pouvoirs publics ? Comment éviter les dégradations ? Nous sommes en direct, Thomas, avec Sheherazade Ben-Torqui, député LFI de la 8e circonscription du Nord. Bonjour Sheherazade Ben-Torqui. Bonjour à toute l'équipe d'ici Nord. Plus d'une vingtaine de lycées seront encore fermés aujourd'hui dans le Nord et dans le Pas-de-Calais afin d'éviter les débordements qu'on a pu constater ces derniers jours en marge des manifestations de lycéens. Plusieurs de ces établissements sont à Roubaix, ville où vous êtes également conseillère municipale.
Est-ce une bonne chose, selon vous, de fermer des lycées, d'assurer des courants distanciels au vu de la situation de mesures préventives qui a été prise par les préfectures ?
Merci tout d'abord pour mon invitation. C'est la toute première sur une radio locale. La réponse qu'il a apporté aujourd'hui, elle est une fois de plus à côté de la plaque. Aujourd'hui, on ne vient pas baïonner la revendication des lycéens en fermant les lycées et en faisant les cours en visio. On a bien vu que pendant le Covid, ça ne fonctionnait pas et pourtant l'éducation nationale réitère un
peu
les mêmes erreurs.
C'est-à-dire que fermer des lycées ne va pas empêcher, selon vous, les manifestations de une et les dégradations qu'on a pu voir aussi de deux ?
On
parle beaucoup des dégradations, mais on met un peu sous le silence les revendications des lycéens. Hier, le Premier ministre Lecornu a fait un courrier, il a pris sa plus belle plume pour écrire à sept de ses ministres pour un peu une forme d'aveu. Il y a moins d'une semaine, il parlait de surenchère en termes de manifestations, il parlait même un peu d'instrumentalisation et pourtant, il le dit clairement, il le dit noir sur blanc, que les revendications des lycéens, elles sont réelles et elles sont légitimes.
Après, le ministre de l'Éducation nationale, effectivement, Édouard Geffray, dès le premier jour, je pense, a dit qu'il y avait des revendications légitimes. Là, Sébastien Lecornu demande à ses ministres de lancer plusieurs chantiers, notamment sur les professeurs qui ne sont pas remplacés, sur les postes qui sont non pourvus, une réflexion aussi sur Parcoursup pour améliorer le fonctionnement de la plateforme. Est-ce que ça ne
veut
pas dire aussi que le gouvernement prend acte des revendications et demande de travailler dessus
? Mais
on n'est ni plus ni moins face à une énième phase de communication. Il y
a
une copie du PLF qui a été déposée la semaine dernière.
Le budget, le projet de budget.
Exactement, le projet de loi de finances annonce, une fois de plus, des coupes sur l'éducation nationale. Alors, même si on annonce...
Il y a le budget
en augmentation sur
l
'éducation. Alors,
on
parle de 800 millions d'euros, en effet. Néanmoins, ce qu'oublie de dire le gouvernement, c'est qu'il ne prend pas en compte l'inflation.
Je
prends l'inflation, en fait, de Bercy, c'est 1,8%. Donc,
il
faudrait 1,16 milliard pour vraiment répondre à l'inflation. Donc, bon an, mal an, on est bien sur une baisse d'approximativement 300 millions d'euros. Donc, quand on nous parle, en fait, d'effet d'annonce de hausse du budget, c'est totalement faux.
Après, là, il va peut-être y avoir un rectificatif, pas un budget rectificatif à ce stade, mais Sébastien Lecornu demande également un calendrier, des financements. Vous ne pensez pas, vous, qu'il pourrait y avoir des... Vous ne croyez pas que le gouvernement puisse jouer la bonne foi et décider de financements supplémentaires ?
Mais on attend du gouvernement qui revoit là-dessus sa copie. Sur le courrier du ministre Sébastien Lecornu, il parlait, à titre d'exemple, notamment de l'état des bâtiments,
qui
est de la compétence de la région. La région est aussi l'un des grands sacrifiés du PLF de 2027. Je prends le cas de ma circonscription à Wattrelo. Entre 2023 et 2025, le lycée Zola, c'est moins 40% en dotation.
Comment,
aujourd'hui, on peut prétendre vouloir rénover massivement les bâtiments de nos lycées sans annoncer un seul euro supplémentaire
?
Donc, vous demandez des moyens supplémentaires à la fois au gouvernement, à la fois à la région, puisqu'il y a une séance plénière aujourd'hui où, justement, ils vont
voter la nomination. Oui, aujourd
'hui, il y a une vision, en fait, qui est organisée par le Premier ministre demain. Donc, on attend là-dessus. En fait, je pense que les jeunes, les enseignants, on en râle-bol des effets d
'annonce. Ici Nord, il est 7h48. Nous sommes en direct avec Cheherazade Ben-Torqui, députée de la France Insoumise de la 8e circonscription du Nord. Cheherazade Ben-Torqui, au vu de tout ce que vous venez de nous dire, est-ce que vous vous appelez ce matin les lycéens à aller manifester ?
Évidemment. Et je suis plutôt fière de notre jeunesse. Je l'ai évoqué, le courrier du Premier ministre Sébastien Lecornu, c'est une forme d'aveu. Là-dessus, c'est une
première victoire. C'est-à-dire que leurs revendications ont été reconnues ?
Exactement, c'est une première victoire là-dessus pour nos lycéens. Et il faut continuer là-dessus à manifester, à revendiquer. Et donc, j'appelle massivement, en fait, demain à midi, Place des Pieux, les étudiants, les lycéens à manifester.
Pour cette manifestation
régionale. Exactement, oui. Nationale également.
Se sont joints également les syndicats de l'éducation nationale. Vous dites, je suis fière de la jeunesse aujourd'hui. Est-ce que vous êtes également fière d'elle quand on casse des abribus, quand il
y
a des poubelles qui sont incendies ? On a pu voir à Roubaix également la porte du lycée Léonard de Vinci, touchée par un début d'incendie justement qui a été provoqué. Est-ce que ça va trop loin dans ces cas-là ?
On parle beaucoup de la violence des dégradations, mais on parle très peu de la violence que subit nos jeunes. On
en
parle aussi quand c'est le cas ?
On
en parle très peu. Il a fallu des manifestations et des mobilisations pour que le Premier ministre daigne en fait faire une réunion d'urgence pour donner plus de moyens pour les lycées.
Au
lycée Turgot, les salles en fait, elles sont gelées en hiver et crèvent de chaud en été. Ce n
'est
pas violent ?
Ça fait partie également des revendications qu'on a entendues.
L
'état du bâti aujourd'hui. Cette question du financement des lycées et de l'éducation nationale, on l'a évoquée, sera examinée dans le cadre de l'examen du budget 2027 qui débutera lundi prochain. Vous êtes à la commission des finances.
Que
pouvez-vous nous dire de ce budget ? On sait déjà que la France insoumise a priori est contre tout ce qui a été présenté. Ce sera une censure automatique a priori du gouvernement.
Exactement. Si je peux me permettre, la copie n'est pas bonne du tout. Ce budget, si je peux synthétiser là-dessus, c'est comment faire payer l'addition très salée des choix de la Macronie aux classes les plus populaires. C'est les fonctionnaires qui vont trinquer, avec le gel de l'indice depuis 2023. C'est les retraités.
Le
gouvernement le conduit dans ma circonscription à Ouattreolo à dire à mes retraités qu'ils soient à 1261 euros
que
leur retraite ne sera pas indexée.
Que c
'est
le palier qui a été choisi.
1260 euros. Voilà le montant
que
le gouvernement juge assez suffisant pour nos retraités.
C'est une mesure que vous vous dénoncez. Merci beaucoup, cher Azad
Ben-Torqui,
d'avoir accepté notre invitation ce matin. Je me permets de le préciser, puisque vous avez dit que c'était votre première interview,
c
'est parce que vous étiez la suppléante de David Guiraud,
qui est devenu
maire de Roubaix. Vous êtes désormais député LFI de la 8e circonscription du Nord. Merci encore et bonne journée. Merci à vous. Et vous, on vous pose cette question à la maison ce week-end. Vous avez certainement échangé avec vos ados sur les manifestations. Vous laissez vos enfants manifester ? Vous les encouragez ? Ou au contraire, vous leur interdisez tout ça ? Est-ce que vous allez les accompagner aussi ?
C
'est toutes ces questions qu'on vous pose. On vous laisse la parole, on veut. Vos témoignages, vos réactions, 030 55 89 89.
Shéhérazade Bentorki