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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 5 mars 2025 8 min

Guerre en Ukraine: Que faire après l'humiliation de Zelensky ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

en terme d'usage diplomatique ce qui s'est passé est absolument inacceptable les Européens croyaient que la guerre était sortie du champ des possibles l'exception c'est la paix le conflit est hélas l'ordre naturel du monde depuis 2000 ans nous avions confiance dans les États-Unis aujourd'hui cette confiance nous ne pouvons plus l'avoir donc nous devons prendre nous Français et nous Européens nos responsabilités Jean-Louis Thierot quelle a été votre réaction lors de la conférence de presse commune entre Trump zelensk et Vence vendredi soir le président ukrainien a-t-il été humilié selon vous en terme d'usage diplomatique ce qui s'est passé est absolument inacceptable on numilie pas un chef d'État on numilie pas un pays qui est agressé de cette manière-là sur le fond personne n'est vraiment surpris le désengagement américain de l'Europe il est dans les tuyaux depuis les propos d'Obama en 2018 et dans sa campagne Donald Trump avait annoncé un peu la couleur mais maintenant il faut faire face parce que nous nous avons découvert que l'Ukraine était seule seule avec ses alliés européens et que l'Europe pouvait être seule est-ce une trahison comme le prétend Édouard Philippe sur France interre ce mardi matin il faut sauver ce qui peut l'être de la relation transatlantique les Américains sont les alliés de la France ont des liens particuliers depuis l'Indépendance américaine donc gardons-nous des mots définitifs et des propos moralisateurs cela dit c'est effectivement un changement de paradigme total nous avions confiance dans les États-Unis aujourd'hui cette confiance nous ne pouvons plus l'avir donc nous devons prendre nous Français et nous Européens nos responsabilités il y avait effectivement des signes avant-coureurs pourquoi les Européens ont-ils été aussi attentistes c'est de l'aveuglement idéologique les Européens croyaaient que la guerre était sortie du champ des possibles l'exception c'est la paix le conflit est hélas l'ordre naturel du monde depuis 2000 ans donc il y a un aveuglement et une céité idéologique culturel il y a un deuxième point c'est que en terme de sécurité c'est confortable d'être à l'abri du parapluie américain nous sommes des pays infiniment plus petits ça sera toujours plus rassurant de se dire on a un pays de 350 millions d'habitants la première puissance militaire du monde qui vous protège que d'être obligé de le faire seul par ailleurs c'est toujours très agréable quand vous avez un modèle plus ou moins plus en France qu'ailleurs mais quand vous avez un modèle qui est bâti sur les transferts sociaux de se dire finalement on paye peu pour notre défense donc ces trois facteurs ont contribuer au fait que dans un monde de carnivore l'Europe est resté de toujours autant herbivore les chefs d'États européens multiplie les sommets ces derniers jours concrètement que faut-il faire devons-nous par exemple créer un Conseil de sécurité européen qu'est-ce qu'il faut construire comme outil franchement je crois que pense avant de penser aux structures pensons au moyen la défense nationale elle est de la compétence des États on meurt pour son drapeau on meurt pour son pays on mourra pas pour une construction qui n'a pas de réalité charnelle ce qu'il faut c'est renforcer la coopération entre les armées européennes c'est renforcer les armées européennes c'est-à-dire dépenser plus dépenser mieux dépenser en européen et prévoir éventuellement que le temps perde progressivement de sa substance il il serait stupide de doublonner le tempon si on constate que le tempon est de plus en plus paralysé ça voudra dire remplacer les officiers américains qui sont à le temps par des officiers européens en France le budget de la défense a été porté à 2 % du PIB doit-on monter à 3,5 % voire plus comme le souhaite Emmanuel Macron avant de réfléchir aux chiffres il faut savoir ce qu'on veut faire avec notre outil de défense et comment on estime la menace le cœur de notre outil de défense c'est la dissuasion nucléaire nous sommes le seul pays européen à disposer de la dissuasion ça évidemment un cout en terme conventionnel on doit pouvoir jouer toute notre part évidemment dans la défense du continent mais il faut faire très attention à une chose c'est ne pas se focaliser exclusivement sur la menace qui vient de l'est la menace elle est à 360° nous sommes une puissance maritime nous avons des enjeux majeurs en Méditerranée qu'est-ce qui se passe si demain des compétiteurs qui nous veulent pas du bien m le port de Marseille ou d'autres ports nous avons la liberté maritime à préserver nous avons un risque terroriste qui n'a évidemment pas disparu on s'était trop focalisé sur les opérations extérieures mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut plus pouvoir en faire donc on doit avoir cette vision plus large on doit évidemment être capable d'ouvrir d'avantage les espaces aériens donc plus d'avions les avions achetés par nos alliés les F35 Américains ne pourraient pas décoller il faut pas oublier que quand les Américains vendent des avions vous avez dedans des logiciels il a un Cloud de combat qui ne peut fonctionner qu'avec l'accord du vendeur en l'occurrence des États-Unis donc aujourd'hui notre aviation française nos rafales souverains sont absolument vitaux il nous faut plus de bateau on a 15 frégates de premier rang ça ne suffit pas il faut ouvrir les euh être capable de garantir la protection de nos espaces maritimes et de nos outresm donc oui il faut dépenser beaucoup plus pour ça sans oublier le spatial sans oublier le cver et sans oublier toutes les menaces hybrides mais Jean-Lou io la situation budgétaire française permet-elle cet effort ce dont il faut souvenir c'est que pendant la guerre froide nous avons été tout le temps entre 3 et 4 % plus près de 4 % que de 3 % ça n'a pas empêché la croissance ça y a même contribué parce que le l'industrie de défense est un formidable aiguillon technologique à ce que les dans le jargon des spécialistes on appelle un multiplicateur kinésien très fort c'estd que quand vous investissez dans la défense les retours sont plus plus important évidemment par définition que quand vous investissez dans de la consommation qui n'est que que du fonctionnement donc tous ces éléments là fait qu'on doit accélérer la mise en œuvre de la loi de programmation militaire très vite on a une elpm jusqu'à 2030 avec des objectifs à 2035 il faut compacter tout ça donc ça veut dire globalement aller probablement vers 3 et demi du PIB peut-être 4 Emmanuel Macron a envisagé la possibilité d'offrir un parapluie nucléaire à No all certains l'ont interprété comme une volonté du Président de la République de partager la dissuasion nucléaire que faut-il faire ce n'est absolument pas ce qu'a dit Emmanuel Macron c'est vraiment un sujet de démagogie politique et d'agiter les peurs les choses sont très claires la dissuasion nucléaire la décision d'employer l'arme nucléaire relève du chef de l'État en vertu de la légitimité démocratique qu'il a reçu de son élection au suffrage universel ça ne peut pas être partagé si c'est un comité Théodule qui doit décider si oui ou non on utilise le feu nucléaire la la dissuasion est paralysée c'est très clair en revanche ça n'empêche pas que cette dissuasion qui protège nos intérêts vitaux puisse offrir une protection à l'Europe car nos intérêts vitaux ne se limite pas à au territoire national et à l'Hexagone dès 1960 64 dans une instruction aux armées le général de Gaulle avait expliqué que nos intérêts vitaux pouvaient être concernés par l'Allemagne et le bénéuxe et ça a été redit par la totalité des chefs d'État qui se sont succédés vous parliez de la métaphore du parapluie quand vous êtes plusieurs sous un même parapluie dans la rue vous avez plusieurs personnes sous le parapluie mais un seul qui tient le manche c'est exactement ça la dissuasion nucléaire la France qui tient le manche et d'autres peuvent éventuellement en profiter