Meeting de la fête du NPA Révolutionnaires Lyon avec Selma Labib et Raphaëlle Mizony
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 34 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueChiffre
« Macron, il nous a annoncé l'augmentation des budgets militaires se donnant pour objectif d'atteindre 5 % du PIB. »
- 2:27Invité politiqueChiffre
« Berou, il a déjà sorti une partie de la note en janvier avec un plan de 36 milliards d'euros d'économie dont 1 milliard qu'il prend dans les universités et la recherche. »
- 3:55Invité politiqueChiffre
« plus de 17 % des moins de 25 ans sont au chômage. »
- 4:36Invité politiqueChiffre
« l'armée, elle a lancé une nouvelle campagne de recrutement avec pour objectif d'engager 16000 jeunes par an. »
- 11:02Invité politiqueChiffre
« on était 250000 manifestants dans toute la France et à Lyon presque 15000. C'est deux fois plus que l'année dernière. »
- 13:52Invité politiqueFait
« Darmanin enchaîne les différents postes de ministre sous Macron quand bien même il a échangé ses services contre des faveurs sexuelles. »
- 55:26Invité politiqueFait
« On essaie de les porter avec nos camarades d'Izard dans l'État espagnol, avec nos camarades du RSO en Allemagne, avec nos camarades de Logd Spartacos en Grèce et de Speakout Now aux États-Unis. »
- 55:40Invité politiqueFait
« face au confusionnisme qui règne autour de nous, il est important que puisse émerger une autre voie, celle qui s'oppose à l'unité nationale, celle qui dit qu'une autre société est possible »
- 55:50Invité politiqueFait
« ce sont les travailleurs et les travailleuses qui font tout tourner, qui doivent enfin décider »
- 56:00Invité politiqueFait
« les idées sont une menace lorsque les masses s'en emparent »
- 56:10Invité politiqueFait
« quand notre classe, elle surgit en fait sur la scène politique, et ben tout peut changer à ce moment-là »
- 56:20Invité politiqueFait
« une organisation révolutionnaire, le NPA révolutionnaire qu'on construit, c'est une boussole pour défendre nos intérêts de travailleurs et de travailleuse »
Temps de parole
- Selma Labib98 %
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Euh bah bonjour à tous et à toutes. Euh on est très très heureux de vous accueillir à la fête locale du NPA révolutionnaire pour discuter de manière plus conviviale des idées communistes et révolutionnaires et aussi nous rencontrer nous qui travaillons et militons dans différents secteurs face aux attaques patronales, à la misère et à la guerre qui se prépare. il y a urgence à nous organiser et à discuter. Euh donc il va y avoir quatre interventions ce soir euh donc de la tribune ici que je vais présenter au fur et à mesure.
Et donc pour commencer sans plus attendre, je vais passer la parole à Sam qui est militant à Lyon I et militant au NPA révolutionnaire et qui va nous parler des récentes mobilisations de la jeunesse.
[Applaudissements]
Salut tout le monde. Alors le mois dernier, Macron, il nous a annoncé l'augmentation des budgets militaires se donnant pour objectif d'atteindre 5 % du PIB. Il nous dit en fait que la Russie, elle serait aux portes de l'Europe, qu'il faut donc se réarmer pour se défendre. Et en bon représentant de la bourgeoisie, il nous propose de se cacher derrière lui face à la menace de Poutine, tentant aussi d'alimenter un un sentiment d'union d'union nationale. Alors, les marchands d'armes comme Talè et Tasso, ils se frottent déjà les mains de ces de ces annonces. Leurs actions en bourse, elles ont bondi après l'allocution du président. Le PDG de Talè, par exemple, il se réjouit déjà.
Il dit "20 fut une année exceptionnelle pour les prises de commande et il ajoute c'est une décennie de fortes croissance qui s'ouvre. Fine analyse du discours de Macron. Le rêve de Macron, c'est qu'on se range toutes et tous derrière le drapeau français représentant des intérêts impérialistes en échange d'une protection face à la Russie. Mais dans ce discours militariste, c'est bien une guerre sociale qu'il nous déclare parce qu'en fait c'est au travailleurs, aux travailleuses et à la jeunesse qui compte faire payer la facture. Jeudi dernier déjà, le premier ministre François Berou a envoyé une circulaire à l'ensemble des ministères pour annoncer la couleur de l'économie de guerre.
En 2026, il faudra encore baisser les dépenses de l'État. Enfin, pasel pour l'armée bien sûr hein. Comme le dit si bien le directeur général de la banque publique d'investissement en France, la dette ça sert à financer les investissements des canons et des centrales nucléaires, pas les dolipranes de ma mère. On pas sûr que sa mère ait besoin qu'on lui rembourse ses Dolipran, mais ça le mérite d'être clair. Berou, il a déjà sorti une partie de la note en janvier avec un plan de 36 milliards d'euros d'économie dont 1 milliard qu'il prend dans les universités et la recherche alors que la plupart des facs sont déjà en déficit.
Oui, le gouvernement Macron, il oublie pas la jeunesse à qui il promet un avenir radieux. Dans toutes les faces, les suppressions de place et les suppressions de poste, elles sont annoncées pour les prochains budgets. À Lyon I, la présidente, elle a même décidé d'augmenter les frais d'inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne, rendu possible par la loi raciste bienvenue en France en 2018. Donc, ces étudiants-là auront à payer presque 4000 € leur inscription à l'année, comme si c'était naturel en fait de faire payer aux étudiants étrangers le manque de moyens.
Et en fait, c'est pas nouveau quoi, ces attaques-là, ça fait des années euh que les universités, elles sont victimes d'un sous-investissement croissant. Euh, il y a pas de place pour toutes et tous pour pouvoir étudier ou en tout cas pas dans des bonnes conditions. Alors, les gouvernements successifs, ils ont renforcé la sélection en mettant en place des plateformes de triocial comme Parcours Supaster. En 2023 par exemple, c'était 30 % des jeunes inscrits sur Parcours Sup qui ont pas eu d'inscription à l'université. Et c'est bien sûr les enfants d'ouvriers et d'immigrés qui sont les plus touchés par ces politiques.
En fait, si le patronat il fait ça, c'est aussi parce qu'il a besoin d'une main d'œuvre pas cher corvéable à merci qui serait prête à accepter n'importe quel boulot ou aux conditions les plus pourries alors même que plus de 17 % des moins de 25 ans sont au chômage. C'est bien sûr une réserve de main d'œuvre qui tombe à pic pour les patrons. Non seulement ils veulent nous faire bosser donc le plus tôt possible à bas prix mais en plus le plus longtemps possible. On a déjà eu droit à l'allongement de l'âge de départ à la retraite à 64 ans. Et ben l'ancien premier ministre Édard Philippe, il parle encore de l'augmenter. Voilà, il dit c'est pas suffisant 75 ans.
Maintenant faut passer faut réfléchir à à l'étape supérieure. Mais si jamais nous les jeunes, on n'aime pas le chômage ou l'étape sous-payé, le gouvernement il a pensé à nous. Depuis la rentrée 2024, l'armée, elle a lancé une nouvelle campagne de recrutement avec pour objectif d'engager 16000 jeunes par an. C'est la campagne qui s'appelle Peux-tu le faire ? Euh voilà, on a on voit toutes et tous les publicités. On a aussi vu apparaître des partenariats avec les universités rien qu'à Lyon entre l'ENES et Dallè, le marchand d'armes ou encore entre la fac de droit de Lyon I et l'armée de terre.
dans les lycées, ils ont tenté de mettre en place aussi un un service national universel dont la campagne, elle a pas été très reluisante et ça avait été mis de côté. Mais là, ça revient maintenant sur le devant de la scène. Même dans les collèges du Valdoise, une camar disait tout à l'heure qu'il y avait des partenariats avec l'industrie aéronautique quoi. Donc voilà, dans des collèges maintenant en fait, ils veulent nous mettre dans la tête qu'on aurait les mêmes intérêts que les patrons et le gouvernement à se ranger derrière le drapeau tricolore, en fait derrière le drapeau des intérêts de la bourgeoisie.
D'ailleurs, ça les arrangerait que la jeunesse, elle se tienne au garde à vous plutôt que dans la rue. Les interventions policières, elles se multiplient contre des étudiants et des lycéens qui se mobilisent, que ce soit en solidarité avec le peuple palestinien ou encore contre les coupes budgétaires. Il y a une circulaire de borne et de retaillot qui a circulé là fin mars dans les différentes préfectures autorisant les flics maintenant à fouiller les sacs des lycéens devant leurs établissements. qui mettent en place des sortes de contrôles pour soi-disant prévenir les cas d'agression alors queon sait bien avec quelle violence la police elle réprime ses lycéens lorsqu'ils se mobilisent.
Donc c'est clair que la solution, elle viendra certainement pas d'eux. Et dans ce contexte où les coupes budgétaires elles pleuvent, en particulier dans les universités, l'extrême droite, elle préfère alimenter des polémique qui servent son agenda politique. Bien sûr, il y a de semaines, il y a une quinzaine d'étudiants, je sais pas, vous avez sans doute vu passer dans les médias, qui ont interrompu le cours d'un enseignant à Lyon 2. Cet enseignant, il s'appelle Fabrice Balanche. il a pris la parole pour dénoncer en fait enfin les étudiants ont pris la parole pour dénoncer ses prises de position notamment sur la Palestine puisque ce prof là en 2023 il avait déclaré sur ses news.
Je vous cite l'un des scénarios est l'expulsion de la population palestinienne de Gaza. Ça résoudra le problème du Hamas puisqu'il se cache et prolifère au milieu de cette population civile. Et à mon avis, c'est le seul moyen véritablement d'éradiquer le Hamas. Fin de citation. Voilà donc un brave homme qu'on voit sur une vidéo donc quitter son amphie la tête basse. Et l'extrême droite bien sûr elle a bondi sur cette affaire pour apporter tout son soutien à l'enseignant et pour condamner les violences avec Marine Le Pen qui a pourtant d'autres chats à fouetter en ce moment et Alice Cordier du groupe identitaire Nemmésis qui a carrément comparé l'enseignant à Samuel Patti.
Mais l'extrême droite, elle a aussi été suivie par des membres du gouvernement qui ont eux aussi apporté leur soutien à l'enseignant. comme ben François Berou ou Elita Bborn. En fait, ces mêmes personnes qui sont actuellement en train euh euh planter le clou dans le cercueil des universités, elles préfèrent participer à une polémique réactionnaire entretenant les divisions racistes et islamophobes. Et euh en bref, Fabrice Balanche maintenant, il fait le tour des plateaux télé pour raconter avoir été victime de l'entrisme islamiste au sein des fac. La grande surprise, c'est que ce monsieur est encarté chez les républicains.
Bon, on aura cerné le personnage encore une affaire qui est montée en épingle par l'extrême droite. Mais que ce soit face aux coupes budgétaires, au discours militaristes ou aux tentatives de division de l'extrême droite, la jeunesse, elle relève la tête notamment depuis l'annonce des coûts budgétaires. Dans des dizaines de fac, il y a des assemblées générales, des rassemblements et des manifestations qui s'organisent. La semaine dernière, par exemple, le 3 avril, il y avait un appel à la mobilisation et il y a des centaines de jeunes euh qui sont sortis dans la rue à Paris.
Euh à Lyon I aussi, on a pu débriller les cours avec le personnel et on est parti en en manifestation pour rejoindre le rassemblement intersyndical avec les grévistes de la fonction publique puisque le 3 avril c'était une date de grève dans la fonction publique. Il en faudra bien sûr bien plus he pour faire reculer la politique du gouvernement. Il faudra en fait que les différentes luttes, elles se regroupent plutôt que de se disperser dans des dates interprofessionnelles par exemple. Et nous, on restera parmi tous ces jeunes qui refusent l'avenir de guerre, de misère que nous préparent les patrons.
Et face au drapeau tricolore de l'impérialisme français, nous on dit que les intérêts de notre camp, il dépassent les frontières et qu'il faut que les jeunes et les travailleurs, les travailleuses s'organisent parce qu'on pourra compter que sur nos luttes, nos grèves et nos nos mobilisations. La jeunesse, elle se elle se mobilise aussi contre toutes les oppressions que chari la société capitaliste et d'ailleurs le récent succès de la manie féministe du 8 mars contre les violences sexistes et sexuelles dont va parler Raphaël Misoni, étudiante à Lyon 2 et porte-parole du NPA jeune révolutionnaire en témoigne.
[Applaudissements]
Et bien salut à toutes et à tous. C'est chouette de voir autant de monde à la deuxème édition de notre fête lyonnaise. Moi effectivement, je voulais parler de féminisme parce que comme l'a dit Ivenka, cette année la journée du 8 mars a été particulièrement massive. Effectivement, on était 250000 manifestants dans toute la France et à Lyon presque 15000. C'est deux fois plus que l'année dernière. Cette année, les manifestations du 8 mars étaient constituées de femmes et d'hommes qui ont décidé de dénoncer à voix haute le patriarcat et il y en a besoin parce que le sexisme se nourrit du silence.
L'actualité pardon aujourd'hui c'est plein de procès d'homme de pouvoir qui ont commis des violences sexuelles et on pourrait croire hein qu'après de longues années d'indifférence la justice se saisit enfin du problème des violences sexistes et que tout rentre dans l'ordre mais c'est complètement une illusion. Quelques condamnations spectaculaires ne règlent pas le problème de fond, surtout quand on sait que les hommes riches ont les moy ont les meilleurs avocats et tous les moyens d'éviter leur peine. Et puis aucune punition dans tous les cas ne résoudra jamais un problème social aussi profond que le patriarcat. Et donc puisque c'est l'actualité c'est procès, parlons-en.
En premier lieu, l'affaire de par Dieu. L'homme qui ne rend fier que Macron est accusé par plusieurs femmes. Pour l'instant, seulement deux plaintes sur 14 ont conduit à un procès. Et c'est aussi Et c'est aussi parce que la justice ne prend pas en compte la parole des femmes qui fait qu'elles n'osent pas dénoncer leur agresseur. C'est le résultat du fonctionnement de la justice. elle temporise, elle minimise et finalement elle acquite. Mais c'est aussi parce que dénoncer de par Dieu, c'est s'attaquer à un homme puissant et ça fait peur. Mais c'est cette peur de parler, cette loi du silence qui renforce justement le patriarcat.
Ensuite, il y a aussi eu l'affaire du chirurgien de Jonzac, le docteur Le Squarneek. Lui, il est accusé par plusieurs centaines de personnes euh d'agression sexuelle, de viol et de pédocriminalité. La majorité de ses victimes sont en plus des mineurs et il aurait d'ailleurs commis la plupart de ses agressions à l'hôpital où il exerçait. On a découvert en plus que la direction de l'hôpital était au courant et ça se savait. Il ne voulait pas faire mais il ne voulait pas faire d'histoire. Encore une fois, la posture de supériorité est permise par le système patriarcal qui maintient l'omerta sur les affaires de violence sexuelle.
Malheureusement, il y a aussi une affaire qui permet de mettre en lumière le fait que l'oppression patriarcale est subie par les femmes mais aussi par les enfants, celle de BRAM, l'institution l'institution privée catholique. Là, ce sont des religieux mais pas queux, qui sont accusés d'avoir commis des violences physiques, psychologiques et sexuelles sur des élèves de l'établissement. Et encore une fois, cette affaire a fait du bruit quand on a appris que le premier ministre François Bairou était au courant de l'affaire. Il a scolarisé ses enfants dans cet établissement et il était ministre de l'éducation nationale au moment des faits.
Évidemment, lui, il se défend en disant qu'il ne savait rien. Donc là encore, on constate le silence et cette fois-ci, c'est celui du gouvernement. Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Ce sont les trois règles du patriarcat pour couvrir les hommes puissants qui agressent, violent et tuent. De toute façon, ce n'est pas étonnant venant du gouvernement puisque Darmanin enchaîne les différents postes de ministre sous Macron quand bien même il a échangé ses services contre des faveurs sexuelles. Et puis dans ce milieu de politiciens, commettre des violences sexistes, c'est tout aussi admis que de taper dans la caisse.
Je voulais aussi évoquer un dernier cas, l'affaire de Giselle Pécelico. Effectivement, cette affaire a fait également du bruit puisqu'il y avait 51 hommes sur le banc des accusés et 51, c'est seulement ceux qui ont pu être identifiés et aucun d'eux ne s'est dit que ce n'était pas normal. Certains ont même dit lors du procès qu'ils pensaient que c'était OK parce qu'ils avaient eu l'accord du mari. Et ce n'est pas étonnant dans cette société patriarcale parce que elle leur apprend que le corps des femmes serait mis à leur disposition. Par ailleurs, ces hommes sont tout à fait ordinaires. Ils n'ont pas le profil type. Ils n'ont pas de profil type.
Ils ne ressemblent à aucun cliché comme auquel on voudrait par exemple nous faire adhérer, notamment cette extrême droite qui fait croire que les agresseurs sont des étrangers. Parce que oui, ça y est hein, les fachot aujourd'hui se disent féministes. On le voit justement avec la naissance de groupes comme Némésis dont parlé Sam tout à l'heure. Euh, il se rendique d'un féministe identitaire ou de droite, mais en réalité, ils instrumentalisent le combat pour développer une propagande raciste. Ils font porter aux immigrés en général et aux musulmans en particulier la responsabilité des violences sexuelles.
Alors que les quatre affaires dont je viens de parler mettent en cause principalement des bourgeois bien blancs. C'est la prétendue bonne société de ce pays qui est fauteuse de violence. Ses médecins, ses acteurs, ses curés et ses ministres qui se croient tout permis. Rappelons donc hein que le problème des violences sexistes et sexuelles, c'est pas tant les violences commises par un étranger inconnu que celle commise par quelqu'un du milieu proche. Parce que c'est ça le patriarcat.
Et j'ai parlé de Némésis aussi parce que depuis quelques années maintenant, ils essayent de s'incruster dans les manifestations du 8 mars, mais nous ne devons jamais accepter leur présence à nos côtés et encore moins pour une journée qui vient du mouvement ouvrier. En effet, c'est grâce à l'initiative de Clara Zkin, une révolutionnaire du début du 20e siècle que cette journée a été créée. Puis c'est le 8 mars 1917 que les ouvrières de Russie à Saint-Pétersburg ont fait grève pour revendiquer la fin de la guerre et du pain. Et c'est cette greffe des femmes qui a fait abdiquer le tsar et c'est donc ça qui a marqué le début de la révolution russe.
D'ailleurs, cette révolution prolétarienne a apporté beaucoup d'améliorations à la condition des femmes. L'URSS, est par exemple le premier pays au monde à avoir légalisé l'avortement et aujourd'hui euh ce droit est partout remis en cause. Ou bien parce que la loi est contestée comme aux États-Unis ou bien parce que les moyens pour l'appliquer n'existent pas comme en France où des dizaines de centres d'IVG fermente. Et il y a plus de 100 ans, les révolutionnaires de Russie avaient mis en place ce droit mais pas que.
Ils ont permis le droit au divorce, l'égalité politique, le congé maternité, tout en ayant la certitude de garder son emploi pendant la grossesse et ils ont commencé à socialiser les tâches domestiques pour libérer les femmes du foyer. Parce que oui, lutter contre le le patriarcat, c'est lutter contre les conditions matérielles et économiques que subissent les femmes qui sont causées par l'exploitation capitaliste. Et dans le cadre des violences sexistes et sexuelles, ce qui fait que les femmes ne peuvent pas quitter leur mari violent, c'est lorsqu'elles ont des situations économiques précair, elles occupent la majorité des temps partiels euh pour subvenir aux tâches domestiques.
Elles ont aussi souvent des carrières hachées du fait des grossesses et tout cela a un impact sur leur retraite. Le fait que les femmes se retrouvent en infériorité économique vis-à-vis des hommes est causé par la société capitaliste qui maintient la domination patriarcale pour diviser la classe ouvrière. Réciproquement, le patriarcat s'appuie sur le capitalisme pour maintenir les violences faites aux femmes. C'est pour ça que nous, on se bat contre le patriarcat qui nous opprime et contre le capitalisme qui nous exploite dans le bus dans le but de renverser tout ce système. Et il n'existera pas d'émancipation des femmes sans l'émancipation de toute la classe ouvrière.
Il y a encore beaucoup de combats euh à mener pour atteindre l'égalité entre les hommes et les femmes, mais ça passera par la lutte des classes.
[Applaudissements]
Maintenant, je vais vous demander d'accueillir Baptiste Anglade, travailleur social et militant au NPA révolutionnaire, qui va nous parler de la mobilisation en cours dans son secteur et des attaques patronales récentes. Et ben bonsoir à toutes et à tous et merci au camarades de Lyon euh pour cette belle fête qui bon s'annonce quand même comme une réussite. Donc on est une petite délégation des camarades du NPA révolutionnaire de Grenoble à avoir fait le chemin.
Et moi, je voudrais commencer cette intervention en saluant et en vous parlant de mobilisation qui ont lieu dans notre zone dans le sud de l'agglomération de Grenoble, dans le bout du couloir de la chimie et de saluer la mobilisation des salariés de Vancorex et Arquema qui continue à faire face malgré des annonces importantes et qu'on trouve scandaleuses parce que pour celles et ceux qui suivent. Hier, on a appris et c'est pas une surprise mais que le Tribunal de commerce donc validé 400 licenciements à Vancorex et aujourd'hui c'est toujours autour de 100 emplois à minima qui sont menacés quelques kilomètres plus loin sur la plateforme chimique de Jarry à Arquema.
Et pourtant, et c'est quelque chose que nous on répète de manière inlassable, euh de l'argent, il y en a des patrons, de la chimie, de l'oseille, ils en ont plein euh les fouilles. Et si on prend juste les chiffres d'Arkema, alors euh leur profit c'est seulement 1,5 milliards d'euros et leur chiffre d'affaires sur les dernières années tourne et ils ont fait un peu plus l'année dernière autour de 10 milliards 10 milliards d'euros. Donc donc on tient à saluer cette cette mobilisation tout en expliquant parce qu'on s'est lié à ces luttes qui a certaines écueils et Raf en a en a un peu parlé, Samen a parlé, je pense que Selma développera, mais dans lesquels on pense qu'il ne faut pas tomber.
La première, ce serait de croire que le problème pourrait être euh ce serait que euh les patrons seraient pas du bon du bon côté euh de la frontière. Au début de la mobilisation des vents correctes, il y avait une petite musique qui disait euh "Ah, c'est la faute des Thaïlandais. Là, ce qui vient euh d'être acté, c'est un repreneur chinois. Et on pense qu'il faut faire attention à cette petite à cette petite musique raciste. Et nous NPA révolutionnaire, on est fier de pouvoir revendiquer que la seule frontière qui existe, c'est celle entre les classes, c'est celle entre les salariés et entre les patrons.
la deuxième petite musique à laquelle il a fallu s'affronter et dans cette mobilisation contre les licenciements, cette mobilisation qui est importante, qui est actuelle et qui est encore devant nous, c'est celles et ceux qui nous parleraient de souveraineté. Alors, il y a la souveraineté de droite, ça on y était un petit peu habitué. Vous voyez les frontières, la France, c'est bien. Euh et en fait une souveraineté de gauche euh qui euh serait de plus en plus de plus en plus à la mode.
Et bien évidemment, bon ce contexte à la fois d'attaque importante contre le monde du travail et de ralliment à cette idée de souveraineté pour celles et ceux qui se présent qui se prétendent être les porte-paroles des mobilisations et ben elle permet à l'extrême droite de se sentir bien à l'aise bien dans ses petites chaussures. Nous ce qu'on dit c'est qu'on ne peut compter que sur les salariés que sur la classe qui est majoritaire.
Alors oui, on appelle ça encore la classe ouvrière et parce que c'est nous la majorité de la population mais aussi parce que dans nos mobilisations et ben on sent que quand on arrête le boulot, il y a tout qui s'arrête autour de nous et c'est sur ça que nous on met notre notre espoir. Et notre espoir de c'est pas d'aller s'enfermer dans un bureau. Et ça c'est peut-être le troisème écueil que nous on voit dans certaines mobilisations. C'est-à-dire que bon, on a eu des grands dirigeants, dirigeantes syndicaux, syndicales qui sont allés s'enfermer dans le bureau de Bairou pour discuter.
Alors, c'était un conclave, ils utilisent des grands mots et de ce conclave, ils nous ont expliqué que pourrait sortir enfin une victoire sur la réforme des retraites. Bon, nous on pense que ça c'est c'est des donner des illusions, c'est-à-dire que penser qu'on pourra esquiver cette question d'une mobilisation, d'une mobilisation qui soit qui soit majoritaire. Donc je le disais, pour nous la force c'est celle des travailleurs avec leur arme principale qui est celle qui est celle de la grève. Ivanka m'introduisait de cette manière-là.
Moi, je suis éducateur éducateur de rue dans les à Pont Clé à côté de Grenoble, dans les quartiers qui sont tout autour des usine dont je viens dont je viens de parler. Et nous euh notre boulot qui est souvent invisible euh c'est d'être confronté à la misère de cette société et à tout ce qu'elle a de plus dégueulasse. C'est-à-dire que on est payé et très mal payé pour tenter euh de limiter, tenter de s'occuper de toute la violence qui est créée par cette société capitaliste qui ne qui ne fonctionne que pour le profit.
Et en même temps, on n' pas l'illusion euh et les grèves qui a lieu en qui ont lieu en ce moment dans le social, que notre place, elle serait elle permettrait justement de euh juguler euh cette misère. Euh à Lyon hier, il y a eu une grève euh de des collègues du travail social, du secteur de l'hébergement pour dire "On a marre d'appliquer des politiques de remise à la rue. On en a marre de d'être instrumentalisé et de devoir trier qui a le droit à un logement et qui euh n'a pas n'en a pas le droit. La logique qui régit ce secteur qui est le secteur social.
Donc dans la protection de l'enfance, dans le champ du handicap, dans l'insertion, l'insertion sociale et euh dans la santé mentale, c'est de plus en plus cette logique capitaliste qui est celle des appels à projet.
C'est-à-dire que il y a euh donc nous ce qu'on appelle un financeur et après je viendrai sur l'argent privé euh un financeur public qui met en place un appel à projet et après il y a toutes les boîtes et en général bon euh c'est quand même les plus grosses qui euh réussissent à euh choper euh le marché euh qui vont se mettre en concurrence pour dire "Ah bah nous on peut appliquer ce que vous voulez faire par exemple dans le champ de la protection de l'enfance par exemple dans le champ de l'insertion et on pourrait l'appliquer à moindre coût et c'est ça qui régule euh notre de manière économique notre notre secteur.
En fait, la marge de manœuvre, elle se fait d'une part sur les gens qui sont accompagnés et d'autre part sur nous, nos conditions de travail, nos salaires et cetera.
Et euh pour autant euh dans euh la situation dans laquelle euh on est hein, que vous avez euh à laquelle vous êtes toutes et tous confronté également et qui est une une situation marquée par l'austérité, c'est-à-dire que euh ça a été euh euh toute la toute le tout le questionnement de la classe dominante, à savoir comment est-ce qu'ils allaient euh réussir à euh à nous faire payer encore plus la crise, comment est-ce qu'ils allaient réussir à faire passer les 60 milliards d'économie que que voté dans la loi de finances de Bairou et dans ce contexte économique, on a alors c'est pas des chiffres que nous-même on a inventé.
Franchement, quand on les a vu, on s'est dit "Ah ouais, en fait c'est presque encore plus chaud que ce qu'on aurait pu imaginer. C'est un donc l'organisation des employeurs de l'économie sociale et solidaire. qui expliqué que notre secteur allait subir autour de 187000 suppressions d'emplois. Et euh le schéma euh c'est euh le suivant, c'est donc l'État qui réduit euh les budgets pour les collectivités territoriales qui sont en fait l'État euh décentralisé. Et ensuite ces couples de budget, elles tombent département par département, région par région.
Et et là-dedans, nous ce qu'on dit également c'est que les directions des boîtes dans lesquelles on travaille et ben elles anticipe même cette austérité. C'est-à-dire qu'avant même que les budgets ils soient tombés et ben les embauches elles sont gelées, les budgets ils sont rabotés et cetera et cetera. et euh les mêmes directions qui euh commencent à appliquer euh cette austérité, même quand elles y sont pas contraintes, elles ont beaucoup euh euh d'imagination euh et donc elles profitent de ce petit euh contexte euh d'offensive un peu générale, budgétaire, d'austérité pour nous présenter une nouvelle convention collective.
Euh donc ils appellent ça la convention collective unique parce qu'en fait vous vous rendez compte, il y a plusieurs conventions collectives qui existent euh dans le domaine de l'action sociale et euh les patrons, bon ils arrivent plus à s'y euh retrouver. Donc ils avaient expliqué qu'il réfléchissaient à cette nouvelle convention parce que ce qui était ce qui existait actuellement, les conditions de travail des salariés du social, elles étaient trop contraignantes d'un point de vue des ressources humaines. Et donc là euh ils nous ont sorti une artillerie très importante.
Et quand on parle de guerre sociale que nous mène le patronat, quand on nous parle de guerre sociale que nous mène le gouvernement et ben on est en plein dedans. Donc le premier axe de leur nouvelle convention, ce serait une partie du salaire qui se ferait plus au diplôme et à l'ancienneté mais qui se ferait au mérite. Et là donc sur ça, on s'y préparait mais ils nous ont sorti des dernières annonces et là c'est grandchem. Donc on passerait à la semaine de 48h. Il voudrait instaurer des journées de 12h par jour. Aujourd'hui, entre le moment où tu débauches et le moment où tu embauches, tu as pas le droit de faire ça avant 12h de repos.
Il voudrait passer à 9h de repos et comme ils sont très gourmands, il voudrai euh revenir sur 12 à 18 jours de congé payés par an. Donc ça c'est ça s'annonce un peu comme un tsunami face à nous. Euh voilà, à la fois ils appliquent l'austérité de manière très importante et à la fois ils en profitent pour essayer de mettre des coups dans ce que sont et seront nos conditions nos conditions de travail. Mais quand on dit que face à ça et ben nous l'espoir on le met dans les mobilisations et que en fait ce serait possible de stopper l'offensive de la bourgeoisie dans notre secteur mais dans l'ensemble des secteurs. C'est aussi parce qu'il y a toute une série de réussites.
Le 1er avril, il y a eu une grève nationale du travail social, public et privé qui a été pour nous une véritable réussite ou à minima un point d'appui important autour de 100 rassemblements et manifestations partout en France. Toute une série d'établissements qui ont fermé et pour nous une chose qui est très précieuse, c'est des assemblées générales de grévistes dans toute une série de villes à Grenoble. On était 800 en manifestation et une centaine dans notre âgé de grève. les perspectives qui sont euh devant nous et euh je prendrai un petit peu de temps pour vous expliquer comment est-ce qu'on en est euh arrivé là. C'est euh une semaine d'action euh du 12 euh au euh au euh au 16 mai.
Et euh les discussions qu'on a euh nous euh avec nos collègues, euh c'est euh de se dire pour en préparant cette grève que et ben imaginez si personne allait au boulot ce jour-là le bordel que ça foutrait dans la société. Alors oui, nous euh les travailleurs sociaux euh on produit euh rien en terme de euh bien euh en terme de production euh marchande. Mais par contre, imaginez si euh les euh foyers de protection de l'enfance, il y avait pas euh d'éducateur pour euh les ouvrir euh euh le matin. Imaginez si euh dans les centres d'hébergement d'urgence, il y avait personne. Imaginez si dans les hôpitaux psychiatriques, il y avait plus de travailleurs.
Bon, on pense qu'on a une capacité quand même à un petit bordel en arrêtant le boulot et ces grèves qui existent dans un moment où en fait les directions syndicales, elles sont enfermées dans le dialogue social, enfermé dans alors on a Sophie Binet qui à peine sorti du conclave nous explique qu'il faudrait une cellule de crise pour la réindustrialisation en France, une cellule de crise avec bon les syndicats mais aussi avec les représentants du patronat et le gouvernement. Bon, ils sont omnibulés par ça.
Euh, mais ces grèves, elles ont été possibles parce que il y a tout un réseau euh de syndicalistes, d'équipes syndicales, euh de gens non syndiqués qui s'organisent dans des collectifs, qui sont réunis et qui ont dit "On a marre d'attendre après euh les directions syndicales, on en a marre d'attendre qu'on nous dise quand est-ce qu'il faudra y aller, quand est-ce que ce sera suffisamment grave pour qu'on puisse descendre dans la rue." Et ça en fait, ça se fait aussi avec un certain bras de fer, c'est-à-dire que pour le 1er avril, les directions syndicales euh cette idée de la grève, elle remontait tellement, elle était tellement discutée partout qu'ils ont été obligés de s'aligner.
Mais ils essayent aujourd'hui de freiner des cas de fer et de dire "Ah, est-ce que la semaine du 12 mai, ce serait le bon moment ? Est-ce que en fait, il ne faudrait pas continuer à tenter de peser dans le cadre des négociations, y compris sur la convention ? collective dégueulasse dont je vous parlais. Et donc on a cet obstacle-là auquel on s'affronte mais en fait on s'affronte en organisant des assemblées générales, en discutant euh de euh de ces perspectives de la manière la plus large possible et d'expliquer bon qu'on a plus le temps d'attendre si on veut lutter contre les licenciements, les suppressions de poste et cette convention collective.
Mais on a aussi une autre chose à laquelle on doit s'affronter. Donc je vous parlais de mes employeurs préférés. Ils ont vraiment beaucoup d'idées dans la tête. Donc en même temps qu'ils appliquent l'austérité, en même temps qu'il nous proposent cette convention collective dégueulasse et bah ils sont dit mais bon parce que eux aussi il la voi la colère, il le voi le la souffrance dans les services, le turnover, ils sont dit et bah et ben nous aussi on va appeler à la mobilisation. Alors ils ont créé un collectif qui s'appelle le collectif des 400000.
400000, je sais pas c'est 400000 employeurs, 400000 euh voilà et ils ont et ils expliquent que eux aussi vont organiser une mobilisation et là vous savez quand tu fais grève ton patron il essaie vraiment de t'expliquer à quel point c'est n'importe quoi, à quel point tu abandonnes les jeunes ou les moins jeunes dont tu t'occupes.
Et là en fait et bah ceux qui voudraient participer à leur mobilisation, ils auraient leur journées, ils pourraient prendre les véhicules de service et les pauvres personnes dont on s'accompagne, qu'on accompagne et qui sont vraiment laissés pour compte quand on fait grève et ben on aurait même le droit, alors nous on parle d'instrumentalisation mais de les ramener sur ces lieux euh décidés par nos patrons.
Et donc toute une discussion qu'on a nous avec les collègues autour de nous, c'est de continuer ses grèves parce qu'on pense qu'elles peuvent être porteuses mais que tout ça devra se faire bien évidemment en indépendance, y compris d'un patronat paternaliste qui est celui du travail social. Je vais pas faire beaucoup plus long. J'ai tenté de par un exemple d'expliquer quel pouvait être le rôle pour nous des militantes et des militants révolutionnaires. Être militant ou NPA révolutionnaire, c'est se former, c'est comprendre le monde et les différents ateliers discussions qu'on a eu aujourd'hui, elles permettent de toucher ça du doigt.
c'est de comprendre que c'est la lutte des classes qui est le moteur de l'histoire, mais c'est aussi s'organiser euh pour pouvoir réfléchir ensemble et saisir toutes les occasions. les participer aux grèves, les pousser jusqu'au bout de leur possibilités, pousser à la généralisation de ces grèves, au comité de grève, aux coordinations des comités de grève et militer au NPA révolutionnaire, c'est s'organiser avec cette idée qu'il faudra passer par une greffe générale pour renverser ce vieux monde.
[Applaudissements] [Musique]
Et pour finir, Salma Labib, conductrice de bus à la RATP et porte-parole du NPA révolutionnaire et aussi côête de liste avec Gael qui rentre postier licencié à Paris.
[Applaudissements]
Bonsoir tout le monde. Bah merci déjà pour l'invitation et merci pour l'accueil en terre lyonnaise que je connais encore peu. Donc effectivement, je m'appelle Selma, je suis conductrice de bus à Paris. Pour l'instant, je fais partie, comme certains ici présents depuis peu du groupe RATP, mais demain, je serai peut-être transférer dans le groupe Keolis d'autres camarades ici présents ou dans une filiale du groupe RATP ou dans une autre entreprise du transport. Qui sait ? Tout ce monopolie de la gestion du transport par les capitalistes, les transferts, les appels d'offre, bon bah c'est un peu une nouveauté pour nous à la RATP.
euh nos dépôts de la région parisienne, ils sont découpés et transférés euh l'eau par l'eau euh à différentes entreprises, mais pour la première fois, et c'est un peu ça la spécificité. Et ce jeudi dernier, on était en grève pour affirmer que face à la division que les capitalistes du transport nous imposent, la seule réponse qu'on a à apporter, c'est notre unité.
En fait, face à cette division, il faut pas qu'on rentre dans le jeu de nos directions à choisir quel patron, à choisir quelle entreprise va être meilleure qu'une autre, mais il faut bien qu'on se prépare à la lutte parce que en fait derrière la fin du monopole de la RATP en région parisienne, c'est la dégradation de nos conditions de travail et le gel des salaires qui se cachent. Et d'ailleurs la RATP elle-même, la belle RATP soi-disant publique euh ou publique tout court d'ailleurs, elle a déjà fait une bonne partie du travail en intégrant, c'est un exemple parmi tant d'autres, euh une deuxième grille de salaire pour tous les embauchés euh depuis 2023.
Et donc tous les embauchés depuis 2023, on gagne 300 € de moins pour le même travail et on pense bien sûr à ceux qui vont rentrer après les transferts avec encore un nouveau contrat et probablement un salaire en fait encore plus bas que celui que nous on a déjà. Alors qu'on soit embauché par une boîte française comme CAP, RATP ou Keolis, une boîte maintenant allemande, on en parlait tout à l'heure comme nos collègues du dépôt de Flandre à Transdèv. une boîte italienne comme ceux euh de Fonten dont l'eau a été récupérée par ATM hein, les transports milanais.
Notre objectif là c'est de resserrer les liens qu'on a déjà et d'en créer d'autres pour que à chaque attaque à venir, on puisse répondre par un tous ensemble. Et dans des moments comme ça, bah le NPA révolutionnaire qu'on est en train de construire, en fait, c'est un outil précieux parce que il nous permet d'échanger entre travailleurs de différents secteurs, entre travailleurs de différentes organisations syndicales et en fait de se rendre compte que les problèmes auxquels on est confronté, bah c'est les mêmes, même s'il s'expriment pas forcément toujours de la même manière.
Et ça nous permet de briser toutes les barrières que nos directions et parfois aussi nos organisations syndicales peuvent nous mettre dans la tête à nous et à nos collègues et de mettre toujours au premier plan nos intérêts à nous hein de travailleurs et de travailleuses, celles et ceux qui font tous les jours tourner cette société. cette unité des travailleurs, elle est vraie à l'intérieur des frontières nationales qu'on nous a imposé hein, mais elle est vraie bien plus encore à l'échelle international. Et en fait, c'est surtout là-dessus que je voulais intervenir parce que bah de plus en plus là, c'est directement l'actualité internationale qui nous bouscule tous les jours.
Alors, je vous rassure, je vais pas aller dans les détails d'une analyse géopolitique, mais déjà euh on peut quand même se dire qu'avec tout ce à quoi on est confronté, on a le système capitaliste et sa barbarie exposée sous nos yeux et sans filtre. Jusque-là, avant les dernières dingueries de Trump, les puissances occidentales, elles ventaient encore leur façon si diplomatique de régenter le monde et leur prétendu principe démocratique. Mais là, avec Trump, c'est quand même un peu autre chose.
Et donc mardi dernier, bon tout le monde a vu je pense, mais devant tous les bourges donateurs du parti républicain après ces annonces là sur l'explosion des droits de douane, le mec il a quand même déclaré ouvertement, "Il me lèche le cul, il meurt d'envie de passer un accord". Bon bah voilà, en fait Trump c'est ça, c'est la vérité des prix. Il y a plus vraiment d'illusion qui tiennent. C'est un peu la réédition version 2025 du film Le Parin, hein. C'est le club des des mafieux version mondiale à grande échelle et même un peu mieux parce que bon bah là, on se contente plus de baiser la main du Kaï mais on lui lèche carrément le cul.
Bon et finalement il y a eu un petit revirement de Trump et là bah même Trump qui comme je vous disais tout à l'heure illustre brutal plus brutalement que les autres la vérité de ce système. Même lui en fait il ment parce que de ce qu'il dit bah c'est la c'est la réaction de tous ces seconds couteaux qui seraient ouvert à la négociation qui aurait fait changer d'avis sur ses taxes douanières. Mais en fait, en réalité derrière les gouvernants, c'est toujours le capital qui se cache et c'est bien lui qui a dicté à Trump ce revirement de situation. Parce que suite à ces annonces d'explosion des taxes douanières, la bourse, elle a eu un petit moment de PLS quand même.
Et Elon Musk, il a quand même perdu 100 milliards de dollars dans l'affaire, ce qui doit être à peu près l'équivalent de son budget petit à la semaine. Donc, c'est pas négligeable comme affaire. Bon, ce que ça montre, c'est que même derrière le dirigeant de l'État le plus puissant du monde, c'est la grande bourgeoisie et c'est les capitaliste qui mène la danse. Alors, ils peuvent laisser le clown faire son spectacle mais si le spectacle ne menace pas la floraison de leur profit. Alors, finalement, les droits de douanes sont ajournés pour 90 jours, sauf pour la Chine qui est la seule à avoir répondu à Trump par la réciprocité.
Mais en fait même là, c'est les travailleurs en Chine et aux États-Unis qui vont payer le prix fort parce que face aux taxes douanières, les capitalistes, ils baisseront pas leurs profits. C'est bien les prix qui vont augmenter et l'exploitation des travailleurs qui vont accentuer pour compenser le manque à gagner de ces politiques protectionnistes.
Donc si on résume un peu la situation internationale dans laquelle on est, on assiste à un théâtre de guignol au bord des règlements de compte qui au passage quand même accueille le génocidaire Netaniaaho en offrant à son armée quelques 5 milliards par an pour poursuivre l'éradication du peuple palestinien et l'occupation du territoire autant côté Gaza d'ailleurs que du côté de la Sid-Jordanie. Et en fait derrière ce théâtre, ce qu'on assiste, c'est une géopolitique mondiale où s'affronte les et négocie les grands requins impérialistes et autres criminels de guerre sur le dos des peuples et des exploités.
On le voit à Gaza, on le voit en Siis-Jordanie, au Liban, au Kivu, en RDC, au Soudan, au Yéman et cetera et cetera et bien sûr en Ukraine. Donc voilà l'ambiance du monde libre comme ils disent où ils espèrent imposer une ambiance de peur, de sidération, de fatalisme ou d'inquiétude. Et ça c'est vrai aux États-Unis mais c'est vrai aussi en Europe.
Alors sur l'Europe, on le dit clairement, cette Europe de la défense, cette Europe soi-disant démocratique, leur démocratie bourgeoise en fait qu'on nous demande de défendre demain et pour laquelle on voudrait nous faire se sacrifier dès aujourd'hui, on le dit, c'est du vent, c'est du mensonge et c'est une propagande de la bourgeoisie pour nous faire marcher derrière elle parce qu'en réalité cette Europe de la défense, c'est 800 milliards de retrouver comme ça par magie après toutes les proclamations pour tailler dans l'éducation ou dans la santé. C'est 800 milliards pour la défense pendant que nous les travailleurs et les travailleuses, on se sert la ceinture.
Alors, on s'oppose à tous les programmes de remilitarisation qui soient transatlantique, qui soient européen ou qui soit hexagonal. Mais il faut quand même bien qu'on ait en tête que ces délires sur l'Europe puissante, c'est du bluff. Et il faut bien qu'on l'it en tête parce que c'est sur la base de ce bluff que les bourgeoisies elles veulent nous enrégimenter sans aucune distinction de classe derrière un seul et même projet militariste et capitaliste. Et c'est l'ensemble de ce projet d'union nationale qu'on refuse et la seule frontière oui qu'on connaît et qu'on accepte de construire bah c'est la frontière de classe entre les travailleurs et les patrons et les gouvernements à leur services.
Et franchement, pour avoir une une idée de ça, il suffit vraiment de regarder ou plutôt d'écouter les paroles de notre propre bourgeoisie. Sam le disait tout à l'heure hein, le directeur général de BPI qui trouve quand même que les faux vieux ou les vrais jeunes, c'est ceux qui ont entre 62 et 75 ans. Bon, en tout cas, la défense qu'il faut que nous on prépare, c'est celle de notre classe parce que la guerre militaire qui prépare pour un lendemain incertain pour l'instant, il nous l'amène déjà en fait socialement cette guerre.
Et tous les discours sur le réarmement ou sur l'Europe de la défense, bah il faut que nous, les travailleurs et les travailleuses, on entende ce discours comme une déclaration de guerre contre tous les services indispensables aux plus pauvres, contre nos emplois, contre nos salaires et contre nos conditions de travail. Et pour se défendre, oui, on peut compter que sur nos luttes parce que du côté de la gauche, le réarmement, ça l'échoque pas non plus plus que ça. C'est comme contre le système capitaliste, vous voyez, il cherche à le réaménager mais en mieux. Donc pour le réarmement, Mélenchon, il dit que le matériel militaire doit être réversible pour une utilisation civile.
C'est le concept du porte-avion version autant de quéchois. Mais faut pas trop le dire trop fort parce que en fait la famille Mulise qui détient Decathlon pourrait quand même aller proposer l'idée à Macron. Et oui, ben c'est encore ce que ça me disait tout à l'heure, ce que disait ce que dit le PDG de Talè, c'est c'est ça, c'est pour eux en fait le bombardement de peuple et les déclarations de nous envoyer demain au front, c'est comme dit le PDG de Talè, des opportunités de développement et comme la gauche, les directions syndicales, elle aussi elle torti un peu du derrière hein, voir elle s'aligne complètement sur l'union sacrée dans laquelle Macron veut nous embrigader.
Alors du côté de la CFE CGC, c'est sans filtre hein. Ils sont ils se félicitent du réarmement. Ils disent investir dans l'industrie de la défense va faire tourner notre économie française et européenne et améliorera les ressources financières de la protection sociale. Donc si tu veux une retraite et une séc, prépare-toi à aller au front. Et pour la responsable de la CGT Sophie Binet, en vrai, c'est pas beaucoup moins explicite quand elle dit que et là je la cite, les grands patron ont une nationalité, ils doivent jouer le jeu du made in France. Ce qu'il faut, c'est protéger nos frontières, protéger nos industries.
Mais franchement, en implorer aux patrons pour défendre les emplois des travailleurs, c'est pitoyable et c'est semer des illusions dans la tête des salariés. Et là, je vais reprendre les mots de mon camarade Ken qui est ouvrier dans l'automobile et qui est intervenu au meeting qu'on a organisé à l'occasion des rencontres nationales ouvrières à Paris fin mars. Et en fait, je tiens à reprendre ces mots parce que se battre contre le protectionnisme, bah c'est ce à quoi il est confronté tous les jours quand il s'adresse à tous les travailleurs en lutte contre les fermetures de leurs entreprises qui ont notamment lieu dans l' dans l'automobile mais pas que.
entre autres attaque du patronat et il dit que ONP oui, on pense que le protectionnisme c'est pour protéger euh les profits des patron et pas les travailleurs. Que le protectionnisme, il sert à diviser les travailleurs d'un pays vis-à-vis d'autres travailleurs d'autres pays et que c'est une division qui sert que les patrons. Et cette politique nationaliste de division des travailleurs, elle est pas surprenante de la part des bureaucrates syndicaux. La division des travailleurs en fait c'est leur spécialité.
On l'a vu face à la vague de licenciement immense qui touche le secteur automobile, je vous le disais Michelin, Forvia, Valeo et bien d'autres, mais qui touche aussi la chimie, qui touche des entreprises comme Auchamp, qui touchent d'autres entreprises ou d'autres secteurs comme le disait Baptiste tout à l'heure. Et dans ce contexte, qu'est-ce qu'il font les dirigeants syndicaux ? Et ben comme d'habitude, ils jouent leur rôle de pompiers face à l'incendie social et ils refusent d'aider les travailleurs à se coordonner voire parfois il les en empêche.
Les bureaucrates syndicaux et en particulier ceux de la CGT, il laissent les travailleurs se battre isolés boîte par boîte face à leur patron et c'est contre cet émettatement des luttes que nous les communistes révolutionnaires, on doit proposer aux travailleurs de se battre. La coordination des travailleurs, leur solidarité, c'est la seule réponse valable face aux attaques planifiées et unies, elles euh des patron et euh du gouvernement. Alors, ça doit être notre boussole dans les semaines et les mois à venir, hein, ni cher à canon, ni euh cher à patron. On est communiste, révolutionnaire, internationaliste.
Et ce que ça veut dire concrètement aujourd'hui, c'est que on choisira pas un camp impérialiste plutôt qu'un autre. On choisira pas un gouvernement d'une grande puissance plutôt qu'une autre. On choisira pas une bourgeois nationale plutôt qu'une autre. Les crimes de Poutine et son régime, il lavent pas les crime de l'impérialisme français ou américain. Dans la guerre que Poutine a engagé contre l'Ukraine, notre solidarité, elle est internationaliste. Et ce que ça veut dire, c'est qu'elle défend les intérêts d'aucune puissance. Elle défend rien d'autre que la simple fraternité entre les exploités du monde entier.
On dit que la population ukrainienne, oui, elle doit pouvoir choisir son propre sort. On dit que les troupes russes n'ont rien à faire en Ukraine et on dit que ce que met en lumière le pseudo retournement de Trump vis-à-vis de Poutine, c'est que c'est une loi de la guerre. En fait, celui qui fournit les armes et le matériel, c'est celui qui décide à la fin. Et les États-Unis et l'OTAN, ils ont prétendu se battre pour la liberté des Ukrainiens, mais en réalité, ils n'ont fait que défendre leur propre intérêt avec la peau des Ukrainiens.
Et notre solidarité internationaliste, elle va aussi aux travailleurs et aux travailleuses en Russie qui sont contrats aujourd'hui eux aussi à payer pour une guerre qui n'est pas la leure. Et on pense à ceux qui sont ukrainiens ou russes, des classes populaires qui meurent dans les tranchées pendant qu'on négocie dans leur dos et en secret pendant qu'on les envoie à la boucherie pour rien du tout parce que on l'a tous vu ici derrière le traité de paix. C'est quoi ?
C'est l'enjeu de l'exploitation des terres rares en Ukraine et leur extraction qui représente en fait une mine d'or pour les États-Unis, pour la Russie et pour les impérialistes de seconde zone d'Europe qui réclament eux aussi bien sûr leur part du Lyon. Alors oui, le capitalisme c'est la guerre et il y a pas une seconde à l'échelle de la planète qui ne se passe où le monde entier est en paix. En Syrie, au Kivu, au courdistan, en Palestine où les bombardements ont repris encore plus violemment. C'est 150000 enfants tués. C'est des hôpitaux bombardés. C'est 208 journalistes qui sont morts. C'est un blocus de l'aide humanitaire.
la prise d'otage d'un réalisateur oscarisé et que et qu'elle sort pour tous les autres anonymes. Et de l'autre côté aussi en 6 Jordanie, la colonisation est continue de plus belle et dans l'ignorance et le silence pour le coup de toutes les grandes puissances de ce monde. Il y a que nos mobilisations et nos manifestations partout dans le monde pour crier notre solidarité au peuple palestinien. L'Europe et la France qui prétendent défendre le droit international, ils disent quoi sur la Palestine ? C'est l'Union nationale encore une fois pour couvrir les crimes de Netaniaahu et continuer à lui envoyer des armes.
Le PS de Hollande et de Vas, il crache quand même que l'antisémitisme est arabo mususulman et d'extrême gauche. Ces doubles mensonges, double calonie et misérable tentative politicienne pour jeter de l'huile raciste sur le feu. Et en fait ça leur permet de salir et de réprimer les mobilisations palestines et de maintenir l'alliance stratégique avec Netaniaauou d'une part et d'autre part de dédiaboliser l'extrême droite et de la rendre respectable pour un jour bien sûr gouverner avec elle. Et on l'a d'ailleurs vu dans le procès de Le Pen, hein, ils sont ils ont tous bégayé à reconnaître le jugement parce que la corruption, elle fait partie pleine et entière de leur système.
Alors, toute cette situation internationale, elle nous révolte, mais elle nous met aussi face à la réalité de système capitaliste. Face aux guerres et aux menaces de guerre généralisée, il y a pas de raccourci. Le pacifisme, c'est pas une option qui soit sous la forme de résignation ou d'illusion. La résignation, bon ça va être l'acceptation de la paix des cimetières et de la loi du plus fort. C'est en fait une paix qui prépare pour de nouvelles guerres. Et le pacifisme, la résignation, c'est l'acceptation. Euh c'est le pseudocifisme de Trump, pardon, qui propose la paix aux Palestiniens par le nettoyage ethnique et la paix aux Ukrainiens par la vente à la découpe de leur pays.
Alors nous au NPA révolutionnaire, on croit autant au Père Noël qu'en l'efficacité de ces solutions institutionnelles. Et ce en quoi on a en confiance, c'est en la capacité de notre classe de s'opposer à ces guerres comme l'ont fait les travailleurs et les travailleuses russes en 1917. Alors, depuis les les rapports de force, ils ont évolué, mais ils sont toujours déterminés par les guerres commerciales que se font les multinationales. Et hier, comme aujourd'hui, le basculement vers des conflits militaires, il fait partie des possibilités et il faut qu'on s'y prépare.
Mais s'y préparer, c'est aussi savoir reconnaître que la menace d'un ennemi étranger pour demain, c'est avant tout une déclaration de guerre pour aujourd'hui contre notre classe, une guerre idéologique et une guerre économique. Hier, Lenine parlait de l'impérialisme, un stade suprême du capitalisme comme des alliances et des rivalités qui se font et qui se défont avant tout selon les intérêts économiques des bourgeoisies nationales et des États à leur services. Et pour chacune de ces grandes puissances impérialistes, en fait, il y a deux enjeux parallèles. Le premier, c'est s'assurer sa part du lion, hein, dans le jeu impérialiste.
se donner les moyens militaires et politiques de se renforcer et de s'étendre tout en s'assurant et c'est le deuxième enjeu que l'ordre impérialiste mondial, le pouvoir qui est aujourd'hui dans les mains de la bourgeoisie, le reste coûte que coûte est face aux possibles révoltes he des peuples qui payent le sacrifice des concurrences interimpérialistes. C'est un jeu dangereux, mais quand les travailleurs menacent cet ordre et se révolte, c'est bien l'alliance de la bourgeoisie comme classe là pour le coup consciente de ces intérêts qui prime pour réprimer de façon militaire, politique et souvent les deux la classe qui a la possibilité de renverser cet ordre.
Alors des explosions sociales, il y en a eu, il y en aura d'autres et il y en a aussi en ce moment, on le voit en Turquie hein, où les étudiants continuent de manifester dans de nombreuses villes malgré la répression. Et là-haut, les dirigeants, ils savent se reconnaître et et s'apporter une solidarité. D'ailleurs, Erdogan l'a fait avec Marine Le Pen en apportant son soutien à son homologue d'extrême droite française.
Bah nous aussi, on a conscience que nos combats, c'est les mêmes de part et d'autre des frontières et on apporte notre solidarité à toutes celles et ceux qui manifestent en ce moment en Turquie contre le régime dictatorial d'Erdogan qui emprisonne ses opposants politiques, mais pour bien plus que ça aussi contre le système qu'il défend et que ces opposants pourraient bien eux aussi défendre s'ils avaient sa place. Alors, tout ce que j'ai développé ici, tout ce que Baptiste, Raphaël et et Sam ont développé, nos idées communistes internationalistes, ben il y a que les organisations révolutionnaires pour les porter. Et nous, on essaie aussi de les porter à l'international.
On essaie de les porter avec nos camarades d'Izard dans l'État espagnol, avec nos camarades du RSO en Allemagne, avec nos camarades de Logd Spartacos en Grèce et de Speakout Now aux États-Unis. Mais on voudrait aussi le porter les porter ici avec les autres organisations révolutionnaires parce qu'on pense que face au confusionnisme qui règne autour de nous, il est important que puisse émerger une autre voie, celle qui s'oppose à l'unité nationale, celle qui dit qu'une autre société est possible et que ce sont les travailleurs et les travailleuses qui font tout tourner, qui doivent enfin décider.
Mais ces idées comportent au quotidien dans toutes nos activités militantes, dans les entreprises auprès des travailleurs et dans la jeunesse auprès de toutes celles et ceux qui veulent relever la tête. On veut que tous les travailleurs et les travailleuses s'en saisissent et les portent avec nous. Et comme disait Marx, les idées sont une menace lorsque les masses s'en emparent. Et quand on prend conscience de notre force, quand notre classe, elle surgit en fait sur la scène politique, et ben tout peut changer à ce moment-là à condition de pas se laisser entraîner dans les impasses que la bourgeoisie et tous ces relais politiques tentent de mettre sur notre chemin.
Bah une organisation révolutionnaire, le NPA révolutionnaire qu'on construit, c'est une boussole pour défendre nos intérêts de travailleurs et de travailleuse et c'est un outil pour défendre nos idées au quotidien auprès de nos collègues et de tous nos milieux. Alors on vous invite à nous
[Applaudissements]
rejoindre le fa du mystère révolutionnaire tant qu'il faudra tant qu'il le faudrait révolutionnaire quand il le faudra quand il le faudra un révolution Quand tu le faas, quand tu le faudra du système
[Applaudissements]
révolutionnaire euh et ben merci à tous et à toutes d'avoir été là. Euh je vous rappelle à la fin de ce meeting qu'il y a toujours les panneaux d'exposition euh de boîtes dans lesquelles on intervient qui sont disponibles et que vous pouvez vous procurer le dernier numéro et d'ailleurs des numéros d'avant de notre journal révolutionnaire à la table de presse. Euh et du coup avant de profiter ensemble du reste de la soirée et d'un bon repas, je vous invite à chanter l'international tous ensemble. Debout les damées de la terre debout les force de la fin la raison crate c'est l'éruption de la fin du passé faisons table rase pour l'esclav debout debout le monde monde va changer de base.
Nous ne sommes rien, soyons tout. C'est la lutte finale. Groupons-nous et demain.
[Musique]
L'international sera le genre humain. C'est la lutte finale. Groupons-nous et demain.
[Musique]
international sera le genre humain.
[Applaudissements]